Propos d'un hurluberlu

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dimanche 11 janvier 2009

Ripley Bogle

Ripley BogleRipley Bogle est le premier roman de Robert McLiam Wilson, un auteur que je connais bien, puisque de lui j'ai déjà lu Les dépossédés (magnifique reportage sur les laissés-pour-compte de l'Angleterre thatchérienne) et Eureka Street qui m'avait fortement réjoui. J'ai donc comblé à rebours mon ignorance de l'oeuvre de l'auteur avec cette dernière lecture qui fut pourtant sa première œuvre. Et j'ai éprouvé une vraie jubilation à la lecture, tant l'auteur joue avec brio avec la langue, jongle de mot en phrase et du présent au passé avec une verve envoûtante (et bravo à Brice Matthieussent, qui est aussi le traducteur talentueux du non moins intéressant Jim Harrison, et qui rend parfaitement en français le style et le rythme endiablés du roman). C'est un plaisir de lecture et j'ai donc dévoré le livre avide de découvrir quelles nouvelles facettes de l'histoire et du caractère du personnage éponyme allaient apparaître à chaque page tournée.

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samedi 20 décembre 2008

Pinocchio (de Winshluss)

PinocchioLe Pinocchio de Winshluss est certainement la meilleure bande dessinée que j'aie lue cette année, un chef-d'oeuvre qui dépasse en qualité les précédents ouvrages de l'auteur (en vrac: Smart Monkey, Pat Boon et Welcome to the Death Club), lesquels mettaient pourtant déjà la barre très haut. Contrairement à ce que laisse supposer son titre, il ne s'agit pas vraiment d'une adaptation dessinée du roman de Collodi. Ou plutôt, c'est une adaptation tellement libre que le récit initial sert plutôt de trame très lâche qui permet à l'auteur d'y broder son propre univers sarcastique et délirant. Et puis, plutôt que du récit de Collodi, Winshluss s'est surtout inspiré de Disney: moins le film Pinocchio que l'univers disneyen étendu, de Blanche Neige à Bambi (explicitement cités, d'ailleurs). Sauf que Winshluss entend pervertir le monde enchanté de Disney par l'introduction des éléments sordides tirés de notre triste présent: ainsi, l'île enchanté n'est pas le disneyland merveilleux que les publicités promettent, mais un enclos puant et sordide où les enfants sont vite déçus; Mangefeu est un immonde capitaliste exploiteur d'enfant martyrisés... D'ailleurs, la perversion des codes du cartoon et de l'enchantement gagne tout le conte: Pinocchio lui-même n'est pas un pantin de bois, mais un robot tueur surperfectionné; sa conscience n'est pas incarnée par un criquet, mais par un cafard égocentrique et paresseux; les sept nains de blanche neige sont des salopards nécrophiles et sadomasochistes, etc.

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mardi 16 décembre 2008

Que notre règne arrive

QuenotreregnearriveDe Ballard, je n'avais lu avant ce livre que son précédent roman, Millennium People, qui m'avait fort intéressé par son approche clinique des manques dont se nourrit la société de consommation, et par la force de la conséquente démonstration romanesque, qui imaginait une révolte violente des classes moyennes contre le vide et les vanités de la vie moderne. Avant cette première approche, j'avais rencontré l'univers de l'auteur par le biais du Crash de David Cronenberg (adaptation d'un roman de Ballard), qui ne m'avait guère séduit, mais qu'il me faudrait peut-être revoir (l'ai-je vu trop jeune?)... Et quand j'ai vu que son dernier roman traduit en français venait enfin de sortir en poche, je l'ai aussitôt acheté. Bien m'en a pris.

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dimanche 30 novembre 2008

Alice dans les villes

Alice dans le villesJe me souviens qu'il y a de nombreuses années maintenant, je m'étais rendu au Forum des Images pour assister à une projection d'Alice dans les villes, de Wim Wenders —cinéaste alors inconnu de moi. Et bien qu'aujourd'hui j'aie vu quelques uns de ses films, je dois avouer que je n'ai pas une très bonne connaissance de son oeuvre, toute intéressante qu'elle m'apparaisse par ailleurs. J'étais donc fort avide de découvrir ce cinéaste... mais, hélas, pour de complexes raisons juridiques, la copie, par ailleurs en mauvais état, n'avait pu être projetée —mais cela m'avait permis de découvrir Dodes'kaden de Kurozawa, que je n'avais pas vu et qui fut projeté à la place de la bobine manquante. Aussi, dès que je vis que le film était enfin ressorti en DVD, me suis-je empressé de l'acheter pour combler cette regrettable lacune de ma culture cinéphilique.

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mardi 28 octobre 2008

Zayni Barakat

Zayni BarakatJe ne sais trop que penser de ce premier roman de Gamal Ghitany, auteur qui avant la lecture du livre m'était complètement inconnu (comme d'ailleurs une grande partie de la littérature égyptienne). Zayni Barakat est très bien écrit —ou, en tout cas, très bien traduit. Le roman a donc une voix, et même plusieurs, puisqu'il est polyphonique: ce style est magnifique, imagé, ne perd jamais le lecteur sans pourtant se priver d'arabesques stylistiques, d'allers et retours temporels, de constructions complexes. Et si j'ai lu jusqu'au bout ce roman, c'est bien que ces voix m'emportaient, me captivaient même, m'invitant à prolonger ma lecture. Et pourtant...

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mercredi 22 octobre 2008

L'Institut Benjamenta

L'institut BenjamentaEtrange roman, L'Institut Benjamenta. Plus qu'un récit, c'est la description d'une atmosphère, à mi-chemin entre le conte de fées et le roman d'initation. Plus qu'un roman, c'est un délire contenu et malade. Plus qu'un histoire, c'est une succession de saynètes oniriques et métaporiques, un ensemble plutôt ardu et crypté qu'il est difficile de saisir pleinement. Plusieurs fois au cours de ma lecture, je suis revenu sur les passages que j'avais pourtant tout juste lu, car l'écriture demande une attention forte et constante et ne permet pas de rapide survol.Je crois surtout que je suis passé à côté; non que je n'ai pas aimé, mais j'ai eu l'impression de parcourir un monde dont les clés me manquaient pour que j'y pénètre vraiment: je suis donc resté à la marge, observant attentif ce qui s'y tramait tout en étant bien conscient que je n'y comprenais pas grand chose.

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mardi 21 octobre 2008

1984

1984Je n'avais pas encore lu 1984 jusqu'à hier. C'est désormais une lacune de moins dans la vaste liste de mes errances et manquements, puisque je viens de terminer ce magnifique roman d'anticipation. Orwell raconte comment Winston Smith, terne fonctionnaire membre du Parti extérieur, prend progressivement conscience de son opposition au système dont il est pourtant l'un des nombreux minuscules rouages; chargé de la tâche subalterne de réécrire le passé, il prend conscience de l'absurde kafkaïen et de l'idéologie folle qui dominent son univers régi par le Parti et son chef suprême adulé, Big Brother. Découvrant l'amour, proscrit par les directives du régime, il comprend aussi qu'il a raison contre tous, qu'il sait penser bien mieux que les slogans contradictoires et paradoxaux du Parti; il comprend qu'il vit dans un monde régi par le mensonge, l'erreur, voire le délire irrationnel, et que l'homme est tout sauf libre d'exprimer pleinement la richesse de ses potentialités. Il décide alors d'entrer en réisistance, tout d'abord en tenant un journal où il s'efforce de mettre au clair ses pensées interdites.

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vendredi 17 octobre 2008

Tabou

TabouIl m'arrive parfois de faire des classements personnels à la con (mes chansons préférées, les meilleurs albums de ma discothèque, etc.); j'ai cependant très vite arrêté de faire mon classement des films préférés, car depuis plus de dix ans Tabou de Friedrich Wilhelm Murnau reste pour moi l'indétrônable Meilleur Film du Monde, tout innombrables que soient les concurrents sérieux à cette place de Numéro 1 (Les fleurs de Shanghai, Psychose, Lolita, etc. ). Je viens encore de revoir cette merveille, et décidément tout me paraît parfait dans ce film; la grâce, l'épure, la beauté caractérisent le moindre plan; l'actrice—non professionnelle comme tous les acteurs du film— qui joue le rôle de Reri est d'une photogénie parfaite, son sourire comme ses pleurs crèvent l'écran et me touchent à chaque fois en plein cœur; le récit, qui mêle au documentarisme de Flaherty la magnificence du style de Murnau, est d'une simplicité émouvante et tragique. C'est le chant du cygne aussi bien du cinéaste, dont c'est la dernière œuvre car il mourra peu avant la première du film, que du cinéma muet (le film est réalisé en 1931), et l'auteur atteint là le sommet de son art.

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mardi 14 octobre 2008

La fille sans qualités

La fille sans qualitésLa fille sans qualités est un roman glacial voire glaçant racontant comment Ada, lycéenne dotée d’une rare intelligence, incarne jusqu’à l’effroi le cynisme, la froideur, l’absence totale d’émotion, de regrets ou de remords; comment, avec son camarade Alev, elle en vient à considérer son rapport à l'humanité et à la vie sous le seul angle scientifique et implacable du pragmatisme tel qu'il fut analysé par la théorie des jeux. Comment s'ensuit dans le lycée un jeu dangereux entre ces deux élèves et un de leurs professeurs, pris dans leurs rets démoniaques et qui ne s'en dépêtra qu'aux prix de violences dont l'auteur ne nous épargnera aucun détail glauque (mais ce n'est qu'un bref passage à la fin.

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samedi 30 août 2008

Blog en repos pour une durée indéterminée

Ce blog entre en période d'inactivité pour des raisons complexes et néanmoins impérieuses qui me poussent à m'éloigner de ma vie virtuelle (mais je ne pars pas en vacances). Pour faire patienter les foules avides de mises à jour qui se pressent toujours plus nombreuses aux portes d'hurluberlu.fr —on peut toujours rêver, hein—, je propose The Bloody Olive, court métrage néerlandais belge de langue flamande adaptant la brève et géniale bande dessinée Imbroglio de Lewis Trondheim (Dieu vivant).

Jeune fille

Jeune filleMa cinéphilie a vraiment commencé par la découverte de Bresson; le premier film que je vis à la cinémathèque était Le Procès de Jeanne d’Arc, et je poursuivis cette initiation de spectateur averti via les mystères bressoniens, en allant voir la quasi-totalité des films du cinéaste de la rétrospective à lui consacrée. Mon intérêt pour Bresson n’a depuis pas faibli, et ma copieuse dévédéthèque comporte donc quelques uns de ses films. Et c’est d’abord mû par l’envie de découvrir le témoignage à quarante ans de distance d’Anne Wiazemsky sur le tournage d’Au hasard Balthazar, premier film de l’actrice alors débutante, que j’achetais Jeune fille. Cette raison n’est cependant guère satisfaisante pour décrire ce que contient le roman, car il ne s’agit pas complètement du récit d’une actrice racontant ses débuts à l’écran, ni d’une compilation d’anecdotes de plateau, ni d’une analyse du cinéma de Bresson. En fait, Jeune fille est un roman d’apprentissage, dans lequel l’auteur narre comment de petite fille rangée on devient jeune fille changée, comment une femme encore hésitante éclôt de sa chrysalide d’adolescente timorée. Et cette naissance se déploie à travers l’expérience singulière du cinéma de Bresson, qui permet à la jeune fille de s’émanciper des règles strictes de son milieu bourgeois catholique (pour ceux qui l'ignoreraient, Anne Wiazemsky est la petite fille de François Mauriac).

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jeudi 28 août 2008

Les Figures

Les FiguresJ’ai choisi Les Figures complètement au pif sur l’étal de la librairie présentant aux clients les livres de la rentrée littéraire, mû sans doute par la nécessité impérieuse et absurde d’accomplir un achat compulsif. Pourquoi avoir choisi Les Figures plutôt qu’un autre roman? Le nom de l’éditeur, d’abord, m’attirait puisque je n’avais encore lu aucun livre publié par José Corti —oui, je sais, c’est une grosse lacune de ne pas avoir encore lu Le Rivage des Syrtes, et ce n’est certainement pas la seule grosse lacune de ma culture littéraire. La couverture fut sans doute une autre raison expliquant que mon choix rapide et hasardeux se porta sur le livre de Robert Alexis: cette représentation du cauchemar (titre de l’œuvre: The Nightmare de Nicolai Albigaard) m’évoqua la dernière partie de Bardìn le super-réaliste de Max, étrange et intéressante bande dessinée publiée en français chez l’Association, dans laquelle l’auteur raconte un surprenant, angoissant et inquiétant cauchemar de Bardìn, loufoque personnage naviguant entre l’univers surréel et le notre. Enfin, et surtout, la quatrième de couverture me semblait décrire une histoire suffisamment trouble pour m’intéresser: “Au XVIIIe siècle, Étienne de Creyst, l’un des premiers médecins aliénistes, découvre chez les fous les multiples possibilités de l’humain. Il commencera à leur exemple une exploration confinant à la destruction de l’identité. Les “Figures” révèlent les territoires où il est surpris de se reconnaître, ceux du minéral, du végétal, celui de la bête avec laquelle il communie dans l’universel. Trente ans après, le mémoire qu’il a rédigé est lu à sa nièce. La jeune femme traversera, de la même façon, les expériences ultimes où se croisent le crime et la sexualité.... Quatre lectures, comme autant de clés libératrices ou de cercles d’enfer.”

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mardi 26 août 2008

Histoire secrète du sire de Musashi

Tanizaki, Œuvres, tome 1Retour à la littérature japonaise avec un nouveau Tanizaki, Histoire secrète du sire de Musashi, l'un des nombreux romans et nouvelles qui composent le premier volume de la Pléiade consacré à l'auteur. Roman étrange car cette fois-ci Tanizaki ne relate pas une histoire de son temps, mais imagine la vie secrète et tourmentée d'un guerrier du trouble seizième siècle japonais, marqué par les guerres innombrables et intestines que se livrent les seigneurs. Le récit se présente comme une reconstitution d'historien des secrets d'une vie marquée par la perversion, à partir de deux textes-sources fictifs qui auraient été composés par des membres de l'entourage du seigneur de Musashi.

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vendredi 22 août 2008

La Maison des feuilles

La Maison des feuillesJe ne suis peut-être pas un bon lecteur d'œuvres expérimentales. Du moins quand elles sont romanesques, puisque, par exemple, il m'arrive d'apprécier quelques spécimens du genre en bande dessinée. Mais La Maison des feuilles de Mark Z. Danielewski me passe décidément au-dessus de la tête, et l'exercice m'est apparu plutôt vain une fois le livre refermé. Je l'ai pourtant lu en entier, par volonté acharnée d'aller jusqu'au bout nonobstant mes réticences plus que par désir impatient de voir comment tout cela se terminait: une sorte de snobisme me poussant à avoir lu en totalité le livre pour pouvoir me dire, l'ayant vraiment lu, que je ne le trouvais pas vraiment terrible. Et pourtant, je dois dire que j'étais au départ animé des meilleures intentions envers l'ouvrage, sa mise en page audacieuse, déconcertante aussi, m'intriguant, son sujet, apparemment angoissant, m'attirant.

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samedi 16 août 2008

Gomorra (le film)

Gomorra, le filmAyant récemment lu (en langue italienne, s'il vous plaît) Gomorra de Roberto Saviano, je ne pouvais manquer d'aller voir son adaptation cinématographique (site officiel), dernier Grand Prix du Jury à Cannes. Je dois dire que j'étais de prime abord fort curieux de savoir à quoi pouvait bien ressembler le film, sachant que le livre dont il s'inspire ne contient ni personnage récurrent, ni les habituels ressorts scénaristiques que l'on retrouve dans les romans: il s'agissait d'un texte à mi-chemin entre le reportage journalistique et le roman social. D'ailleurs, le succès de l'ouvrage doit beaucoup non à ce qu'il révèle (déjà en partie connu et reconnu), mais à son style enflammé, emporté, aux descriptions sèches, dures et froides de ce monde sans pitié expliquant ce que Camorra veut vraiment dire: ce n'est plus l'énième article de journal consacré aux meurtres et trafics mafieux de Campanie, mais une bombe littéraire lancée à la gueule des Italiens, montrant au pays et à l'Europe la face cachée de l'économie: celle de la criminalité écologique, du trafic de drogue, de la misère, des taux de chômage explosifs, des trafics d'armes où le prix de la Kalashnikov est le seul vrai indicateur du niveau des Droits de l'Homme. Roberto Saviano est menacé de mort, et vit donc aujourd'hui sous protection policière; dans un continent où certains nous annoncent que la seule menace à la liberté d'expression viendrait de l'Islam, il est bon de rappeler qu'il existe au coeur de l'Europe quelqu'un qui risque sa vie pour le seul fait d'avoir exercé son droit à la libre expression, et que cette menace vient non pas de barbus fanatiques, mais d'européens "de souche" froidement criminels.

Comment donc adapter un texte comme Gomorra? Matteo Garrone, le réalisateur, et ses scénaristes ont pioché cinq histoires du roman et ont choisi de les scénariser à partir des éléments donnés par Saviano (qui d'ailleurs a participé à l'écriture du scénario); les cinq récits se chevauchent et se recoupent en partie. Avant de continuer plus avant, voici ce qu'en retranscrit la bande annonce (partielle, forcément partielle):

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jeudi 14 août 2008

L'Homme-dé

L'homme déLuke Rhinehart est un brillant psychanalyste et psychiatre new-yorkais, marié à une femme admirable dont il a eu deux enfants. Luke Rhinehart mène une vie paisible d'américain upper-middle-class. Mais Luke Rhinehart va changer: il deviendra le premier Homme-Dé. Car, un jour, sur le coup d'une lubie qui semble passagère, il décide de laisser le Dé dé-cider ce qu'il devra faire. Si le Dé choisit le Un, il descendra de deux étages violer sa voisine. Le Dé choisit le Un. Et, au lieu de renoncer à ce projet absurde en se disant que tout ça est une énorme connerie, Luke Rhinehart dé-cide de faire ce que le Dé a choisi. Mieux encore, il dé-cide de de suivre à partir de ce moment toute voie que lui indiquera le Dé. Car le Dé est le Dieu, le Dé est la thérapie, le Dé est le messianisme: un nouvel homme peut naître sur la base du Dé, et Luke Rhinehart est le premier à suivre cette voie.

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mercredi 13 août 2008

Rapidement

Ô joie, ô bonheur, Le blog de Philippe Val est de retour...

samedi 9 août 2008

Ma première chaîne de blog

Ô joie, je peux désormais dire que je suis entré pleinement dans le monde merveilleux des blogueurs, puisque j'ai reçu hier soir une chaîne qui m'a été transmise par Rimbus. Avant de continuer, je dois dire que derrière l'apparente simplicité de la consigne, ce fut un casse-tête pour moi, car il me fallait trouver un livre dont la page 123 pouvait présenter à mon sens un minimum d'intérêt, quand bien même cette contrainte ne fût pas précisée dans la consigne.

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dimanche 3 août 2008

Le blog de Philippe est mort, vive le blog de Philippe!

Bon, il se trouve que récemment, via un vite-dit d'arrêt sur images, j'étais tombé sur un faux blog de Philippe Val, qui faisait à mon humble avis partie des ohnis (objet html non identifié) les plus drôles que j'avais vu sur le net: une de ces fulgurances satiriques et de ces gratuites et plaisantes saillies qui de temps en temps éclosent parmi les nombreux talents du net et viennent à ma faible connaissance des arcanes mystérieux du ouaibe. Malheureusement, à peine le blog fut-il découvert par @si, puis relayé par rezo que le silencieux et talentueux auteur anonyme de ce blog hilarant le supprima : il n'en reste rien aujourd'hui. Pourquoi ce brusque revirement, alors que le blog n'en était qu'à ses débuts, d'ailleurs fort brillants? Mystère insondable... Mais en reste-t-il vraiment rien du tout? Vraiment?

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mercredi 30 juillet 2008

Battle Royale

Batle RoyaleSeigneur, j'avoue, j'ai cédé à une infâme tentation. Par ta faute. Pourquoi, alors que la liste des ouvrages que j'achète et que je tarde à lire ne cesse d'augmenter près de mon chevet, pourquoi, alors que je maintiens un ordre de parution des billets de mon blog pour le moins lent, pourquoi, alors que j'ai dans la liste sus-mentionnée pléthore de titres alléchants venus de contrées pleines d'exotismes envoûtants, POURQUOI diable ai-je donc cédé à la tentation de la facilité? Pourquoi, alors que j'avais encore choisi deux séduisants ouvrages pour grossir la masse des livres-achetés-qui-me-restent-encore-à-lire, me suis-je subitement rué, dans la folie d'un achat compulsif, dans un geste débile de frénésie consommatrice, vers ce dernier livre de poche à la couverture minable venu de l'étal consacré à la littérature japonaise? Pourquoi, Dieu, as-tu mis face à mon regard précédemment absorbé par le rayon des littératures arabes cet opus monstrueux à la couverture putassière ? Pourquoi, Dieu, as-tu instillé en moi cette curieuse envie de prendre cette lourde japoniaiserie pour la lire aussitôt rentré chez moi?

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