Propos d'un hurluberlu

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jeudi 6 mars 2008

Le mal de Montano

Le mal de MontanoLe mal de Montano, c'est très bon livre de Enrique Vila-Matas. Le mal de Montano c'est la maladie de la littérature, une obsession monomaniaque qui vous empêche de voir les choses autrement que par des citations ou des personnages littéraires. Le mal de Montano, c'est une fiction, mais aussi un essai sur les journaux des écrivains et un (faux) journal. Une structure baroque faite de fictions dans la fiction, de fausses confidences et de vraies réflexions sur ce que veut dire écrire, charpente le tout.

Le mal de Montano, c'est ce dont souffre Rosario Girondo, cette maladie obsessionnelle de la littérature qu'il définit ainsi en lui donnant le nom de son fils purement fictif et fictionnel —un personnage de fiction au carré, ce Montano, fils inventé dans une fiction par l'écrivain fictionnel Rosario Girondo, dont le nom même est un pseudonyme, un nom fictionnel. Et le roman est donc une patiente, savante et brillante enquête à travers l'écriture des journaux de grands écrivains (Walser, Pessoa, Kafka, Musil, Valéry, etc. ) pour essayer de saisir au plus près ce mal. Le mal de Montano, c'est aussi une lente plongée dans cette folie littéraire dont souffre le personnage principal. Le mal de Montano, c'est une brillante relecture de la pensée littéraire du vingtième siècle. Le mal de Montano, c'est souvent drôle, parfois tragique, toujours surprenant.

dimanche 2 mars 2008

Ludologie

LudologieLudologie de Ludovic Debeurme (2003), paru chez l’indispensable éditeur Cornélius, je ne l’ai découvert que maintenant parce que j’avais acheté, lu et été au finale fort intrigué par son monumental dernier livre, Le Grand Autre. J’ai donc décidé d’aller plus loin dans la découverte de cet auteur, et intrigué par le titre, je me suis décidé pour Ludologie, croyant lire dans le titre obscur l’annonce d’un traité en bande dessiné relatif aux jeux. Ce qu’il est, d’ailleurs. Mais le livre n’est pas qu’un discours sur les jeux, c’est aussi un discours sur Ludovic, l’auteur et narrateur, une sorte d’introspection presque psychanalystique. En une série de courts récits relatifs à lui-même, Debeurme nous explique ses croyances enfantines, les jeux morbides auxquels il se livrait enfant et les jeux sexuels de son adolescence, ses obsessions et ses angoisses. Pour faire bref, son cheminement personnel. Tortueux, voire torturé. La matière même d’où provient l’univers dessiné qu’il livre aux lecteurs dans ses albums.

Les échos que j’ai cru trouver entre Ludologie et Le Grand Autre me semblent importants, mais j’y reviendrai sans doute quand j’aurai relu ce dernier. Cette forme d’autobiographie dessinée, fragmentée et plus descriptive que véritablement narrative, me fait penser de mémoire aux passages où dans Approximativement Lewis Trondheim converse avec ses doubles représentant chacun un aspect des obsessions du personnages. On est la dans de l’auto-psy sauvage et radicale , où l’auteur met en scène son rapport au matériau premier de sa création: ses tourments intérieurs qui envahissent de façon souterraine chaque œuvre, même la moins autobiographique.

Je constate d’ailleurs que, tandis que j’ai un fort a priori négatif sur l’autobiographie en littérature, et sur une certaine forme d’autofiction qui domine dans le marché actuel du livre sans images, je suis au contraire preneur de l’autobiographie en bande dessinée. Peut-être parce que je fais partie de ces gens qui ont commencé à lire de la bande dessinée adulte grâce au Persépolis de Marjane Satrapi —il y a cinq ans, hein, j’ai pas attendu le film que je n’ai d’ailleurs pas vu pour découvrir Persépolis. Ce qui a fait que j’ai aussi associé mon intérêt pour la bande dessinée à celui pour l’autobiographie dessinée. Intérêt non exclusif, car il ne m’empêche d’ailleurs pas d’apprécier également les œuvres de pure fiction. Mais je reviendrai prochainement sur l’écriture de soi, car je suis en train de lire un intéressant récit sur ce sujet.

jeudi 28 février 2008

Goodbye South, Goodbye

Je viens tout juste de revoir en DVD Goodbye South, Goodbye d'un des cinéastes contemporains que j'adule le plus, Hou Hsiao Hsien. Comme pour beaucoup de ses films, j'ai dû le voir en salle et en DVD un nombre incalculable de fois, mais cela faisait sans doute plus d'un an que je ne l'avais pas revu. Réalisé après Good Men Good Women et avant Les Fleurs de Shanghai, le film m'apparaît aujourd'hui plutôt comme un film de transition après la trilogie précédente sur l'histoire de Taïwan; d'une certaine façon, Goodbye South, Goodbye annonce Millennium Mambo, dans lequel l'auteur réussit à mon sens bien mieux à saisir le temps présent. Mais c'est une sorte d'essai volontairement inachevé, long trip halluciné qui tient compte de son échec à retranscrire des personnages contemporains aux avenirs incertains et s'agitant sans cesse dans un temps présent obscur et hésitant. D'une certaine façon, Hou Hsiao Hsien, qui jusqu'alors —si on excepte les premières comédies mièvres réalisées à ses débuts et La Fille du Nil qu'il a, je crois, un peu désavoué— n'avait filmé que le passé, le sien ou celui de son pays, cherche à saisir le présent dans son immédiateté, mais n'a pas encore trouvé le moyen d'adapter son style, fait de longs plans séquences presque fixes, à un temps présent qui lui paraît difficilement saisissable. Quand il filmait le temps présent dans Good Men, Good Women, il entrecoupait le film de splendides séquences noir et blanc reconstituant dans le film joué par le personnage principal le parcours passé d'une militante communiste taïwanaise, puis utilisait l'artifice des fax envoyés par un interlocuteur mystérieux renvoyant au passé plus récent et douloureux du personnage principal, que l'on revoyait à travers flash-backs. D'une certaine façon, Good Men Good Women était un mille-feuille temporel, où les séquences relatant le présent étaient narrés par la voix off du personnage nous relatant son rapport avec les pages qu'elle recevait quasiment depuis l'au-delà sur son fax. Le présent renvoyait sans cesse au passé: celui de l'histoire douloureuse de Taïwan, celui de l'amour malheureux de l'héroïne. Ainsi l'auteur avait encore le biais du passé pour filmer le présent.

Millennium Mambo se passe, lui, au présent, mais nous est à nouveau narré par une voix off, qui dix ans plus tard reviendrait sur son passé en parlant d'elle à la troisième personne: double distance (dans le temps et dans la phrase) pour mieux saisir le présent fugace d'une jeunesse déboussoulée. C'est là à mon sens le film où l'auteur a enfin saisi comment filmer le présent: à la distance de son style correspond la distance narrative difficile à trouver pour approcher une histoire fragmentaire. Quant à la séquence au présent de Three Times, je la mettrais de côté car je considère le film comme un film-somme où Hou Hsiao Hsien revisite son long parcours cinématographique: aussi analyser le film n'est possible pleinement que si l'on a bien en mémoire tous ses précédents films.

Dans Goodbye, South Goodbye, il n'y a pas de voix off narrant depuis l'extérieur les événements, il n'y a qu'une suite —certes magnifiquement filmée— de séquences où évoluent des personnages imprécis, et où finalement le spectateur est vraiment déboussoulé: longue errance des personnages, longue errance de la caméra qui n'hésite pas à filmer longtemps des événements insignifiants, comme si d'une certaine façon on planait dans un univers incertain, flou, éphémère. N'ayant pas trouvé la distance narrative pour nous montrer le temps présent, Hou Hsiao Hsien est complètement immergé dans un présent que ni lui ni ses personnages ne semblent pleinement saisir: d'où l'impression de long trip halluciné, qui n'est pas déplaisante, loin de là, mais qui en même temps est aussi la limite du film. C'est une expérience intéressante pour le spectateur que de voir un film ne pas savoir où il va, mais où le réalisateur montre qu'il a quand même une pleine maîtrise de ses artifices stylistiques. Hou Hsiao Hsien sait filmer, mais ne sait pas comment filmer le présent: il s'y essaie, et le film est le récit de cette expérimentation: on ne sait pas où on va et comment on y va, mais on y va quand même. L'auteur met ainsi sans cesse en danger son film. L'histoire donc? Elle importe peu, finalement. Ce qui compte, c'est de voir la mise en scène d'un présent sans cesse hésitant, incertain; du plan peut surgir la plus grande agitation comme peut lui succéder un apaisement soudain: on ne sait pas où on va, mais on prend plaisir à se laisser embarquer dans ce monde planant.

lundi 25 février 2008

Eureka Street

C’est avec un énorme plaisir de lecture que j’ai dévoré Eureka Street, de Robert Mc Liam Wilson. C’était le genre de livre qui me faisait de l’œil en librairie, mais que j’avais longtemps renoncé à acheter, de peur de ne pas pouvoir le finir en raison de son impressionnant nombre de pages. Ce n’est d’ailleurs pas le nombre de pages en soi qui me rebute, mais la crainte de ne pas terminer le livre parce que je pourrais laisser trop longtemps en jachère la lecture du pavé et que l’idée de recommencer au début me ferait ensuite renoncer à en reprendre la lecture. C’est une crainte assez irrationnelle mais qui m'incite à ne pas entreprendre des lectures qui me sembleraient trop ambitieuses pour mon emploi du temps et pour ma gestion bizarre de mes lectures.

Toujours est-il que j’ai choisi ce livre un jour d’achats compulsifs en librairie et que cette susdite frénésie acheteuse a sans doute dissipé ma crainte habituelle de ne pouvoir raisonnablement finir le livre, tout comme elle a effacé un commandement farfelu que j’essaie depuis peu d’appliquer à mes lectures —celui de proscrire les auteurs anglo-saxons afin de découvrir des littératures moins présentes sur les étals des libraires. Et bien m’en a pris, car dès que j’entamai la lecture, je sentis que je ne pourrais la lâcher de sitôt.

Dans un Belfast marqué par les luttes religieuses, les attentats terroristes et les émeutes provoquées par les innombrables groupuscules guerriers d’Irlande du Nord, Jake cherche l’amour, et son grand ami Chuckie le trouve, en même temps qu’en bon protestant il déploie un très lucratif esprit d’entreprise. Voici comment pourrait se résumer l’intrigue — “toutes les histoires sont des histoires d’amour” annonce d'emblée la première phrase. Mais cela ne rendrait pas compte du déploiement hilarant de trouvailles narratives et stlylistiques, d’une série de personnage secondaires bien campés, de dialogues drôles, d’histoires folles et d’un ensemble romanesque aussi varié que captivant. Robert McLiam Wilson a un style que Brice Matthieussent, son traducteur (c’est aussi le traducteur de Jim Harrison, et sans doute d’autres auteurs des éditions Christian Bourgois) réussit à restituer dans un français jouissif à lire. Je conseille donc ce livre aux non-lecteurs de ce pseudo-blog.

vendredi 22 février 2008

La nuit nous appartient

J'ai vu hier soir La nuit nous appartient de James Gray. C'est sans doute un des rares cinéastes dont j'ai suivi l'œuvre, car j'avais déjà vu ses deux précédents films, Little Odessa et The Yards. On retrouve dans son dernier film Mark Wahlberg et Joaquin Phoenix, deux frères dont les parcours opposés finiront par se rejoindre, deux fils d'un Robert Duvall exceptionnel. Le film est intéressant et Gray est un excellent directeur d'acteurs (Joaquin Phoenix est époustouflant). C'est du film noir classique, peut-être d'ailleurs un peu trop, mais à l'ère des héros ironiques de Tarantino et des frères Coen, le choix du classicisme est peut-être plus courageux que l'habituel post-modernisme qui baigne la relecture des codes du polar par les nouveaux auteurs hollywoodiens. Le film n'est pas un chef-d'oeuvre, mais reste plaisant, réussissant à maintenir la tension tout du long sans chercher l'effet spécial (une seule vraie scène sanguinolente, mais sinon des dialogues ciselés).

mardi 19 février 2008

Lectures en vrac

Je viens de finir en peu de temps trois livres, dont je vais essayer de rendre compte. Ce sont tous trois mes premières lectures de ces auteurs. Tout d’abord, Les Variations Goldberg, de Nancy Huston. Le livre relate une soirée dans un appartement parisien où une femme livre aux amis qu’elle a invités une interprétation l’oeuvre sus citée de Bach. Autant d’invités que de variations, autant de chapitres que d’invités, et à chaque chapitre le monologue intérieur d’un invité. Le lecteur pénètre dans les pensées qui habitent les personnages le temps du concert, et apparaissent ainsi les tensions, amitiés, désirs et dégoûts sous-jacents à la musique qu’ils écoutent. Je suis très amateur des livres reposant sur une contrainte —Georges Perec est en bonne place dans mon panthéon personnel— et ici la structure contraignante du récit —Nancy Huston définit le livre comme une “romance”— est en apparence séduisante. Hélas, j’ai trouvé que le défi était au finale un peu vain, ressassant les assertions souvent peu captivantes des membres de la bourgeoisie intellectuelle et parisienne en un soir assemblée mais ne parvenant pas à faire de ces monologues intérieurs autre chose qu’un exercice littéraire sans doute virtuose mais tournant souvent à vide. Il y a pourtant une justesse de ton, un grande force de style, une certaine finesse; mais je me suis vite désintéressé des destins, des préoccupations banales de ces personnages.

À l’inverse, le court Face aux ténèbres de William Styron m’a captivé: c’est la “chronique d’une folie”, le récit distancé de l’atroce dépression qui a frappé l’auteur, la description minutieuse des différentes étapes de cette plongée lente et inexorable vers les ténèbres intérieurs. L’auteur ne s’auto-apitoie jamais, ni ne cherche à susciter la pitié du lecteur: c’est le diagnostic froid des symptômes de la maladie mentale, souvent trop honteuse pour être acceptée et reconnue comme telle.

Enfin, j’ai découvert avec plaisir Enrique Vila Matas, avec Paris ne finit jamais. Dans cette autofiction, le narrateur que l’on suppose être l’auteur raconte l’apprentissage drôle du métier d’écrivain dans une chambre de bonne louée à Marguerite Duras, au milieu d’un Paris Bohème et d’un désespoir juvénile, le tout ironiquement narré dans un texte à mi chemin entre l’essai et le récit. Une succession de saynètes de taille différentes, qui sont autant de méditations sur le travail littéraire. Un livre étrange et qui m’a fasciné.

vendredi 15 février 2008

Les roseaux sauvages

lesroseauxsauvages.jpgJ’ai revu hier soir Les Roseaux sauvages, d’André Téchiné. Le titre renvoie à la fable de La Fontaine, Le Chêne et le Roseau, et ces roseaux sauvages sont quatre jeunes adolescents pendant l’année du bac, François, Maïté, Henri, et Serge. Sauvages, car ils possèdent la liberté, l’insouciance et la grâce de la jeunesse. Roseaux, car contrairement au chêne, ils plient et ne rompent pas: ce qu’ils prenaient pour des certitudes et de grandes vérités s’effrite face au monde adulte auquel ils commencent à se confronter, et c’est justement ce qui leur donne la force de grandir. Ce monde étranger qu’ils apprennent à connaître apparaît sous deux formes: la découverte de leur sexualité, et l’affrontement politique —le film se déroule en 1962 et la guerre d’Algérie se répercute sur leurs vies. Téchiné est un grand metteur en scène en ce sens qu’il donne sa chance à chaque personnage, et qu’il ne juge jamais; il fait sienne l’attitude du professeur Morelli: “vous pouvez dire “il a raison”, “il a tort”, “c’est bien”, “c’est mal”, moi je n’y arrive pas” (je cite de mémoire). Après tout, le grand drame de ce monde, c’est que tout le monde a ses raisons, et qu’il faut l’accepter. Comme il faut accepter que le corps, que le coeur n’obéissent pas à des logiques rationnelles , mais à des sentiments, des sensations, voire des pulsions. C’est cela devenir adulte: accepter l’autre, le découvrir, en comprendre les raisons sans s’enfermer en soi-même. La mise en scène solaire et faussement simple de Téchiné nous plonge ainsi dans ces doutes et ces grandeurs de l’âme adolescente, à la recherche d’elle-même et à la découverte de l’autre. En faisant entrer la grande Histoire, celle avec un grand H et de grandes tensions, dans la petite, celle avec des petites gens et d’infimes détails, l’auteur propose —plus qu’une reconstitution historique— une écriture proche du récit autobiographique (“ça sent le vécu”, comme dirait l’autre), où le parcours des individus est aussi tributaire des bouleversements du monde. Ne pas juger, telle est la leçon du metteur en scène. Et qu’est-ce que c’est beau...

ça commence aujourd'hui

Voilà, comme beaucoup de gens, je me lance dans le blogage. Même s'il y a certainement de vieux relents égocentriques dans ce passage à l'acte, je ne parlerais pas directement de moi dans ce blog, que je veux essayer de maintenir le plus anonyme possible. Aussi, je compte surtout voir dans cette exercice que je dois m'imposer régulièrement (car il n'y a rien de pire qu'un blog non entretenu) un moyen de me pousser à écrire sur des sujets divers et variés, concernant principalement les livres lus et les films vus. Je ne compte pas parler de ma petite personne, du moins pas pour l'instant. Peut-être que dans une ivresse narcissique je me livrerai à quelques traits d'autobiographie, mais à vrai dire cela me semble aujourd'hui fort improbable. Je me regarde suffisamment le nombril dans la vie réelle pour que je n'aie pas à le faire dans la vie virtuelle. 

C'est pourquoi je ferai ce blog dans l'anonymat le plus total. Le pseudonymat est à mon sens un des plaisirs d'internet, quand cependant il est utilisé à bon escient et ne sert pas à troller, à atteindre le point Godwin et à manier l'injure et l'invective. J'espère ne jamais être démasqué, mais de toutes façons les risques sont minimes qu'une telle chose se produise, étant donné que je ne compte pas diffuser outre mesure ma prose sur la toile. Le fait de tenir un blog n'est pour moi qu'un moyen de m'exercer à écrire, en aucun cas ce n'est destiné à d'autres qu'à moi. Pourquoi publier alors? Parce que le simple fait de rendre publique mon écriture me semble me motiver à écrire. Quitte à écrire, autant publier! Savoir qu'il y a un ou deux lecteurs potentiels suffit à satisfaire l'envie de continuer à écrire. 

Je changerai peut-être de philosophie et d'orientation, après tout c'est le propre du web d'être en constante évolution. Mais voici en tous cas les premières motivations qui m'ont fait n'être plus seulement un internaute, mais aussi un blogueur. 

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