Via quelques itinéraires, Sebald nous raconte sa maladie de la littérature (et les vertiges qu'elle lui occasionne) tandis qu'il reparcoure les chemins italiens que Kafka a traversé et dont il nous fait d'ailleurs un compte rendu détaillé. La dernière partie de ce livre apparemment décousu et dont j'ai fini par perdre le fil en raison de ma difficile avancée dans ses méandres est une réminiscence de l'univers de l'enfance de l'auteur, dont je n'ai pas saisi vraiment les rapports avec ce qui précédait.

En fait, je suis déçu d'avoir été déçu par ce Sebald, de n'avoir pas su mobiliser mon attention sur le sinueux chemin littéraire où voulait me guider l'auteur, de n'être pas entré dans ce livre comme j'étais entré dans les précédents. Je n'ai pas retrouvé l'alchimie mystérieuse qui faisait la beauté des autres livres que j'ai lu de lui. Je n'ai pas pris de plaisir à entrer dans ce labyrinthe littéraire extrêmement raffiné, je m'en suis éloigné au fur et à mesure de ma progression dans les récits. Bref, je suis resté étranger à ce livre, et je ne puis dire si la faute en revient au livre ou à moi, quoique je penche pour la seconde réponse. C'est toujours dommage de passer un côté d'un livre, surtout quand l'auteur est quelqu'un que l'on apprécie.