Le disque du mois #4 – Casseurs Flowters – Le rap des faux branleurs

Le disque du mois de décembre 2013 avec Casseurs Flowters

Depuis la création du site en octobre, on avait encore pas donné dans le rap français alors que pourtant ça nous botte comme un drop de « Titou » Lamaison à la grande époque du XV de France.
On va donc remédier à ce manquement en vous présentant le dernier album d’Orelsan et de Gringe, alias les Casseurs Flowters.  L’appellation qui caractérise le projet de ces deux potes qui ont décidé de raconter leur journée type, celle de deux rappeurs un peu oisifs qui essayent de trouver l’inspiration. On doute que dans la vraie vie Orelsan soit un vrai branleur, notamment depuis qu’il a raflé sa victoire de la musique l’année dernière pour son excellent album « le chant des sirènes ». En dénonçant les vices de la société française notamment dans suicide sociale il a su  laver son image de rappeur violent et misogyne qui lui collait à la peau depuis la réponse un peu violente qu’il avait fait à son ex-copine dans « sale pute » en 2009.


Quoi qu’il en soit, il  faut bien avouer qu’avec cette nouvelle galette, il s’éloigne un peu de son rap corrosif et dénonciateur qui lui avait donné le succès en 2012.
Car le projet Casseurs Flowters est avant tout un disque humoristique, presque un two man show qui racontent les galères de deux potes un peu perdus, mais complètement authentiques, ce qui les rend très attachants. L’histoire commence doucement, à 15h  pour se finir après une grosse soirée à 6h du matin. Entre temps, les deux potes cultivent l’autodérision pour aborder des sujets de la vie de tous les jours. Oscillant entre la musique c’est vrai, c’est tout de même le gagne-pain des rappeurs, mais aussi la picole et les filles  ou les galères des transports en commun. Ils abordent aussi des sujets qui ont fait l’actualité de ces derniers mois et notamment la prostitution, une réponse est d’ailleurs donnée aux fameux manifestes des 343 salauds dans les « putes et moi ». Façon Orelsan, on vous laisse imaginer comment ça envoie au niveau des punchlines. Même constat,  avec « regarde comme il fait beau » ou  « la mort du disque »,  qui pique comme du citron sur une plaie à vif.

Concernant les paroles donc, il n’y a vraiment rien à dire, c’est parfois un peu cru  mais c’est franchement drôle. En revanche les beats sont fades, voire faibles, et c’est bien dommage. On ne va pas se mentir, avec une instru digne de ce nom les Casseurs Flowters auraient vraiment cassé la baraque. Mais finalement, c’est pas là où les deux compères voulaient aller. Ils ne sont pas sur le terrain du rap classique et c’est tout l’intérêt de leur projet. Ce qu’ils voulaient faire, c’est mettre en abime le public dans leur vies passées. Celles de deux mecs, qui ont passé pas mal de temps à faire des rap-contact entre potes et  à  gratter les culs de joints devant la console avant que le succès ne frappent à leurs portes.

Orelsan et Grime sont les Casseurs Flowters

Alors c’est sûr que ça change des grosses pointures du rap français, celles qui étalent l’argent et les filles aux yeux du monde. Celles qui font briller les gros diamants et autres voitures de luxe, en donnant des leçons à la terre entière et en inventant des petites rivalités de gangsters façon Notorious Big et 2 Pac alors qu’ils n’ont jamais touché autre chose que des fusils à air comprimé. On ne va pas faire un procès à ces types maintenant, c’est bientôt les fêtes de fin d’année et on ne veut pas être médisant. Mais c’est vrai que ça fait du bien d’écouter des gars qui se prennent pas au sérieux. D’autant plus que travailler à passer pour un branleur n’est pas une mince affaire. En effet, ces Casseurs Flowters ne jouent pas sur le seul registre de l’amusement. Rappeurs chevronnés, ils tiennent surtout à faire de cette épopée  passée un bon disque de rap, soit le cœur de leur sujet, fut-il saupoudré d’humour. Raconter une histoire sérieuse mais drôle, c’est la recette du duo, qui rappelle un peu la plume de 20syl, le MC d’Hocus Pocus, et dont on est particulièrement fan.
On vous laisse juger par vous même.

Casseurs Flowters – Le rap des faux branleurs

est donc un très bon disque de divertissement, drôle et plein d’autodérision, qui, dans son genre, est parmi ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle, voilà pourquoi on vous le recommande chaudement en ce mois de décembre .

Casseurs Flowters – Le rap des faux branleurs

 

Notre dernier disque du mois est à consulter ici avec Cascadeur

Cinéma – Dans l’oeil de la finance

Comme le veut la tradition, pour Noël on s’offre des cadeaux. Ce mercredi 25 décembre, le réalisateur américain Martin Scorsese  a livré le sien ; son dernier film : « Le loup de Wall Street » (avec la sulfureuse Margot Robbie). Un bio pic de 3h sur l’ascension fulgurante de Jordan Belfort (interprété par Di Caprio), petit courtier chez LF Rothschild en 1987, star de Wall Street et de tous ses excès fin 1993. Entre-temps, en 1989, il aura créé Stratton Oakmont, une firme de courtage qui lui valut, moyennant des méthodes moralement douteuses, d’amasser en très peu de temps une fortune considérable. On y retrouve les thèmes favoris du réalisateur, l’argent, le sexe et la drogue, mais non pas au milieu des gangsters et autres mafieux comme à son habitude, mais dans le milieu très fermé de la finance.

Un monde qui fascine autant qu’il terrifie ; point d’orgue de la campagne de François Hollande en 2012, il continue pourtant  d’attirer bon nombre d’étudiants  français qui voit dans ce mode de vie un eldorado. L’objectif ultime pour celui qui veut toucher du doigt la consommation sans limites. Car finalement ce que l’on connaît du monde de la finance, outre les faits divers tragiques,  c’est le cinéma qui nous l’a appris.

Petit tour d’horizon des films consacrés au monde impitoyable des requins en col blanc.

Le + authentique : Wall Street 


Impossible de parler de films sur la finance, sans mentionner Gordon Gekko, le personnage culte incarné par le grand Michael Douglas dans Wall Street sortie en 87 ce qui lui vaudra l’oscar du meilleur acteur l’année suivante. Histoire d’un jeune gars interprété par Charlie Sheen tout fraichement sortie de l’université qui va se confronter à la dure réalité du monde de la finance. Pour la première fois, le spectateur est plongé face à la rudesse des marchés financés où les relations humaines sont régies par les profits et les pertes.

 

Le + réaliste : Capitalism, a love story  


Lorsque la crise des supbrimes a frappé l’Amérique puis le monde en 2008, le héros moderne de la veuve et de l’orphelin, Michael Moore se devait d’agir pour dénoncer les malversations des banques américaines. Ce qu’il fit très bien avec ce documentaire-choc qui alterne questions économiques et notamment celle de savoir comment la cupidité a été la cause d’une crise financière sans précédent qui a causé à des milliers de foyers américains de se faire exproprier de leurs logements familiaux. Mais qui pose aussi une question bien plus politique qui est de savoir si l’on peut être catholique et capitaliste à la fois, et qui est conclue non sans une certaine dérision que « l’on ne peut pas être à la fois un capitaliste et un chrétien, parce qu’on ne peut pas en même temps aimer son argent et aimer son prochain ». Un film à regarder avec un certain recul lorsque l’on connaît les penchants quelques peu extrémistes de Moore, mais qui tout de même a le mérite de taper là où ça fait mal, dans le porte-monnaie de l’Amérique : à Wall Street..

Le + français : Krash

Romance fantaisiste d’un banquier d’affaires à New-York qui invente une recette magique pour contrôler la bourse, à la clef beaucoup d’argent, des femmes et du succès. Une ascension fulgurante emmenée par un Gilles Lellouche quasiment bilingue qui se plait à se prendre pour le maitre du Monde avant que celui-ci ne le ramène à la réalité. Pour dire vrai, ce film n’a rien de légendaire, mais parce qu’il est français on se devait de vous en parler.  Pas une grande œuvre, mais qui a le mérite de divertir un lendemain de fête trop arrosée.

Le + drôle : Un fauteuil  pour deux 


Eddie Murphy et Dan Aykroyd au sommet de leur gloire pour une comédie n’hésitant pas à surfer sur les clichés. Un jeune cadre chargé des investissements dans une banque d’affaires de Philadelphie et un afro-américain débrouillard, mais fauché, vont échanger leurs rôles pour les besoins d’un pari. La recette est déjà vue, mais le résultat est là: on se bidonne bien !

http://www.youtube.com/watch?v=ZjDbJQKDXCY

Le + « Kerviel » : Trader

La banqueroute de la banque Barings par les agissements d’un certain Nick Leeson. Cette histoire vraie,  portée par un très bon Ewan MC Gregor est le triste destin  d’un trader qui a eu plus grands yeux que grand ventre et qui finie par faire couler sa compagnie, par des mises spéculatives trop importantes. Cette mésaventure n’est pas sans rappeler le revers de manche qu’a essuyé un certain Jerome Kerviel ancien trader pour la Société Général qui a été condamnée en appel en 2012 a 5 ans de prison et au remboursement des pertes subies par son employeur soit 4,91 milliards d’euros. Comme au Tour de France, tout le monde triche, c’est un fait et tout le monde le sait, seulement parfois on se sent obligé d’en prendre un pour faire l’exemple. Kerviel est à la finance ce qu’Armstrong est au cyclisme : la goutte de trop qui fait déborder le vase, et Trader en est son illustration.

Le + crapuleux : Les initiés 

En Droit,  le délit d’initié consiste à obtenir une information confidentielle sur une société pour faire des opérations à son profit, sur les titres ou actifs concernés, avant que l’information ne devienne publique, entraînant alors une baisse ou une hausse des cours de bourse. Un délit pénal répréhensible de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 1 500 000 euros en droit français. Dans le film, Giovanni Ribisi et Vin Diesel   donnent la réplique à Ben Affleck dans un voyage aux limites de la légalité.  Histoire assez simple de jeunes gars qui sont payés pour vendre des parts de sociétés imaginaires avant qu’ils ne se rendent compte qu’ils œuvrent pour une entreprise aussi immorale que rentable. Un choix devra se faire chez nos jeunes protagonistes. Entre quête de la richesse et idéal de vie, les Initiés pose la question que tous les jeunes devraient se poser lorsqu’ils rentrent sur le marché du travail : suis-je prêt à gagner beaucoup d’argent au détriment de toutes mes valeurs ?

http://www.youtube.com/watch?v=4N3vcLeX3bg

Le + dramatique : Arbitrage 

Derrière les manias de la finance, il y a avant  des Hommes. C’est ce que montre Arbitrage un film avec dans le rôle principal Richard Gere, un business man de la finance qui doit vendre la société familiale dont il a truqué les comptes tout en échappant à la police, qui veut l’inculper du meurtre accidentel de sa maîtresse. Un drame quasiment Cornélien, qui montre l’humanité d’un homme que la finance a abêtie.


Le + futuriste : Cosmopolis 

Eric Packer a réussi dans la vie : courtier reconnu, il se pavane en voiture de luxe en plein New-York. Pour lui, la vie du commun des mortels ne s’apprécie que de loin. Pourtant, lors d’une visite présidentielle, il se retrouve, comme tout le monde, bloqué dans les embouteillages, contraint de traverser la ville à vitesse réduite. Peu à peu, autour de lui, le chaos s’installe. Le golden boy, qui présente des traits paranoïaques et égocentriques, commence à croire que son univers s’effondre. Pire, il est maintenant persuadé que quelqu’un est là, dans la population, prêt à l’assassiner. Il se méfie de tout le monde et perd de plus en plus le contact avec la réalité… Rôle taillé pour Paterson, Eric Packer est l’illustration même de ce gamin qui a été coupé du monde par l’argent et la réussite. Vivant dans un paradis ultra protégé, il se retrouve le temps d’une nuit confronté à la misère de la vie réelle. Un film sur la finance un peu spécial, mais qui ne manque pas de piquant !

Le + réaliste : Inside a Job

La dépression mondiale, dont le coût s’élève à plus de 20 000 milliards de dollars, a engendré pour des millions de personnes la perte de leur emploi et leur maison. Au travers d’enquêtes approfondies et d’entretiens avec des acteurs majeurs de la finance, des hommes politiques et des journalistes, le film retrace l’émergence d’une industrie scélérate et dévoile les relations nocives qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire. Narré par l’acteur oscarisé Matt Damon, le film a été tourné entre les Etats-Unis, l’Islande, l’Angleterre, la France, Singapour et la Chine. Oscar 2011 du Meilleur Documentaire que la rédaction vous recommande vivement.

Le + juridique : Cleveland contre Wall Street 

Le 11 janvier 2008, Josh Cohen et ses associés, avocats de la ville de Cleveland, assignent en justice les 21 banques qu’ils jugent responsables des saisies immobilières qui dévastent leur ville. Mais les banques de Wall Street qu’ils attaquent s’opposent par tous les moyens à l’ouverture d’une procédure. Finalement le procès n’aura jamais lieu, mais le cinéaste suisse  Jean-Stéphane Bron décide de refaire en huit clos, l’acte manqué. Résultat il plonge le spectateur dans l’histoire d’une crise mondiale et de ces conséquences locales.

Avec ça vous êtes désormais fin prêt pour affronter le monde de la finance avec un œil nouveau.

Quelle est la meilleure tablette du marché?

Alors que vous-vous remettez péniblement des festivités de Noël, vous allez bientôt passer à une nouvelle année et décider de prendre, comme tous les ans, de nouvelles résolutions, que vous ne tiendrez pas comme tous les ans…
La première d’entre elles devrait être d’arrêter de fumer ou de vous remettre au sport. Nous, on vous conseille plutôt de vous acheter une tablette tactile, pour lire Hulubberlu avant de vous coucher, ou pour matcher sur Tinder au calme.

Tout le monde se souvient des assistants personnels plus communément appelés PDA, cet énorme bordel qui allait de pair avec son stylet sans lequel il était inutilisable. Pour connecter cet appareil à ta WIFI il fallait poser une semaine de congé, il était ainsi possible de faire des trucs relativement cool comme connecter l’agenda de ton ordinateur à cette « boitelle » : 472h de travail ou enfin synchroniser ta boite mail : 234h de travail.

Steve Jobs est l’inventeur de la tablette tactile, alors que pourtant au début  il ne croyait pas au projet

Puis un beau jour du 27 janvier 2010 à San Francisco, Mr Jobs nous a posé en énonçant « ceci est une révolution » la première vraie tablette que nous pouvons croiser aujourd’hui dans le métro.

Pendant une petite année, Apple a régné en maitre sur ce nouveau marché qu’il avait créé à la façon d’un parfait entrepreneur innovateur Shumpeterien.

Toutefois, ce marché juteux a attiré un tas de rapaces et oui c’est ça la concurrence… Ces fabricants proposent aujourd’hui des tablettes vraiment belle et compétitive alors à l’heure du choix ça en laisse plus d’un dans le flou artistique: entre la question du processeur, de la résolution de l’écran, des GHz ou de l’UMTS.

Ton ami Hurluberlu intervient et vient te donner les clefs du choix et le bon gros dégraissage de ce joli bordel qu’est le marché de la tablette tactile.

D’abord, nous tenterons de faire le tri entre les différents systèmes d’exploitation, puis nous nous pencherons sur le choix de la taille de cette tablette et enfin nous proposerons le top de la rédaction.

I – Le choix du système d’exploitation :

Pour ce choix l’enseignement sera qu’un système d’exploitation c’est comme une femme, nous n’en changeons qu’après grosse déception. Autrement dit, si vous avez l’habitude d’être sous Android et que cela vous convient restez-y. En effet la synchronisation avec votre smartphone et votre ordinateur se fera en un instant, vous récupérerez vos applications, vos photos et toute votre petite vie numérique.

Si vous voulez changer, la rédaction vous demandera de rester sur les sentiers battus pour ne pas retomber sur le système d’exploitation de ce bon vieux PDA et ce même si votre magazine préféré vous propose sa tablette Mickey pour 1€ supplémentaire.

La  rédaction vous offre donc sa garantie sur iOS, Android et sous réserve Windows.

Windows arrive, mais nous pensons qu’il a un léger retard à combler alors ne vous laissez pas tenter trop vite par cette jolie voie petite interne qui vous dit qu’elle a besoin d’une tablette optimale pour travailler avec intensité comme elle et aussi pour décompresser, car ce système d’exploitation vous réservera quelques surprises. Ce sera l’arroseur arrosé et cet engin jouera avec vous, il n’hésitera pas à vous envoyer à la manière de Angry Bird vous frapper la tête contre le bureau . Nous illustrerons cette réaction vive par le fait que Windows 7 n’aura été qu’une éclipse aussitôt remplacée par Windows 8…
Toutefois après entretien avec ce bon vieux Bill Gates il nous promet d’améliorer son système pour être à terme un sérieux adversaire à nos amis cités précédemment. Nous le croirons au regard de la machine de guerre qu’est Microsoft…
Concernant Android et iOS nous pouvons vous dire que ce sont les deux références, vous pouvez leur faire confiance.
Nous ne rentrerons pas dans le débat de savoir si nous sommes plutôt Android ou iOS ? Cela reviendrait à ce bon vieux débat « t’es plutôt MAC ou PC ? ». Nous dirons seulement qu’ Android de Google semble être en avance face à iOS d’Apple, par ces innovations que la marque à la pomme a souvent du mal à consentir.
De plus pour les plus Geek d’entres nous, Android vous permettra de faire le pirate 2.0.
En effet vous parviendrez plus facilement a pirater le WiFi de votre voisin. Tandis que vous réussirez à faire envoyer un mail par votre grand-mère avec iOS.
Le choix vous appartient, le mieux reste encore de tester le système qui vous correspond le mieux.

II – La taille de la tablette :

Nous les distinguerons en différentes catégories, les tablettes de 9 ou 10’’, les tablettes de 8’’ ou moins et nous finirons sur les phablettes écran de 5,5 à 6,5’’.

  • Les tablettes de 9 ou 10’’

Elles sont les plus répandues, nous vous conseillerons ce format si vous souhaitez disposer d’un usage peu mobile, elles seront parfaites si vous souhaitez surfer sur internet confortablement effondré sur votre canapé, ou si vous souhaitez regarder un bon film solidement arrimé à votre tête de lit… Bien que mes propos deviennent de plus en plus erronés par le fait que les constructeurs semblent favoriser la légèreté et la mobilité, croyez nous sur paroles, si vous êtes du genre nomade, vous préférez la tablette de 8’’ ou <

  • Les tablettes de 8’’ ou <

Voilà ces nouvelles tablettes, un marché à nouveau crée par Apple avec son iPad mini. Vous pourrez la tenir au bout de votre main, ce petit format aura quasiment tout d’une grande, ce sera un format hybride entre le Smartphone et la tablette classique. Par ce choix vous gagnerez en terme de cout du produit et de la mobilité, vous perdrez toutefois en agrément et en confort…

  • Les phablettes

Voilà ici la petite tablette, mais le gros smartphone, c’est Samsung qui nous propose cette alternative. Elle combinera les deux avec des qualités techniques impressionnantes. Vous aurez entre les mains un appareil de près de 15cm de diagonale.
Ce modèle de tablette semble tant à s’imposer sur le marché. Nous comprendrons votre choix de partir sur cette alternative, car le smartphone et la tablette ne feront plus qu’un et on appelle ça le progrès. Vous aurez entre les mains une très belle machine qui sait presque tout faire comme ses grandes soeurs. Toutefois, l’achat d’une phablette comprendra le fait que vous ne puissiez plus porter de slim, et que vous utilisiez exclusivement votre kit mains libres pour ne pas trop attirer l’attention dans les lieux publics.
Nous avons fait le tour, nous avons évincé de cette partie volontairement les tablettes avec dock clavier, en effet, quasiment toutes tablettes sortant actuellement auront la possibilité de se voire ajouter un clavier que vous choisirez par vos soins et qui pourra servir par la même occasion de housse. Nous vous présenterons toutefois cette catégorie de tablettes dans notre petite sélection.

III – Le top de la rédaction :

Maintenant que vous en savez plus sur les tablettes et que nous ne pouvons plus vous la jouer à l’envers nous avons sélectionné pour vous quelques modèles qui pourraient faire votre bonheur :

  • La catégorie 9 ou 10″

Ici, nous trouverons dans le top iOS : l’Ipad air et son prédécesseur l’Ipad retina qui reste peu dépassé et plus abordable.
Concernant Android, nous ferons confiance largement à la Galaxy Note 10.1, la Samsung Galaxy Tab 3.10.1,  la dernière de chez Asus, la Transformer Pad T701T ou encore la Google Nexus 10.
Pour Windows 8, si vous souhaitez évoluer sur un système perfectible (on vous aura prévenu) la meilleure est la Microsoft Surface RT, vous pourrez aussi vous laisser tenter par l’ Asus Vivo Tab RT.

  • La catégorie  9″ ou <

Nous conseillerons sur iOS : l’Apple iPad Mini Retina, nous vous déconseillerons sa version précédente qui s’est vu mettre à mal par la petite dernière.
Sur Android, il apparait que la Google Nexus 7 édition 2013 s’impose comme la référence.
Vous pouvez aussi vous laisser tenter par la Amazon Kindle Fire HD, sans mettre le feu à votre portefeuille elle fera bien son travail et ne devrait pas vous décevoir. Dans un registre similaire nous aurons la Asus MeMo Pad HD7, la Fnac Kobo Arc, la Asus FonePad, ou encore la Samsung Galaxy Tab 3 8.0.
Concernant Microsoft, il parait qu’ils sont sur le coup mais actuellement nous n’avons rien à nous mettre sous la dent, affaire à suivre…


Voila, l’article est terminé, j’espère que nous avons répondu à vos plus grandes interrogations, que nous avons débroussailler ensemble ce terrain de demain, ces grandes innovations et ses loupés.
Nous avons omis beaucoup de modèles, car vous le savez c’est comme dans la vie on trouve de tout. Toutefois sur les modèles énoncés vous ne risquerez que peu : la mauvaise surprise.

La compilation de Noël / 100 musiques gratuites!

Plus de 100 musiques à télécharger gratuitement pour Noël!

Jour de Noël oblige, on ne pouvait pas laisser passer le 25 décembre sans vous offrir un petit quelque chose à mettre sous votre sapin.

On s’est dit que le mieux c’était encore de vous filer un peu de musique pour votre iPod et de faire une petite compilation de Noël.

 

La compilation de Noël

Mieux que la grande tante qui te file une carte Itunes de 10 euros, on a sélectionné pour vous la crème de la crème de la musique électronique. Plus de neuf heures de musique, l’équivalent d’un vol Lyon / New-York à danser, ou  d’un aller/retour de  Lille à Marseille, à vous de choisir.

On ne sait pas encore vraiment ce que donneront les cuvées vinicoles, mais en matière de sonorités électroniques, 2013 fut une très belle année. On vous propose les artistes qui ont fait l’actualité de cette année tel que Diplo, Flight-Facilities ou Flume mais aussi quelques petits jeunes un peu moins connus, mais tout aussi talentueux.

Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les couleurs, de l’acid house pour te réveiller, de la minimale pour aller faire du sport et de la deep house pour te faire danser.

On vous laisse parcourir les morceaux, et prendre ce qui vous plait. On avoue, parfois il faut aller farfouiller sur les pages Facebook, mais c’est aussi ça le plaisir d’écouter de la musique sur Internet.

On espère en tout cas que ça vous plaira, la compilation de Noël : C’est par ici ! 

https://soundcloud.com/hurluberlu-fr/sets/lann-e-de-lhulubberlu

 

Joyeux Noël

 

Et enfaite les loulous, vous avez déjà écouté nos mixtapes comme celles avec The Lizzies ?

Photographie – Tom Ryaboi, le gars qui n’a pas peur du vide

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Dans le vide avec Tom Ryaboi

On vous annonce tout de suite si vous êtes sujet au vertige, il ne faut surtout pas que vous rencontriez Tom Ryaboi, il risque de vous donner des sueurs froides. En effet, le jeune canadien originaire de Toronto est passionné de  rooftoppingdiscipline photographique qui consiste à prendre des photos à partir du haut des gratte-ciels, bâtiments et autres structures surélevées type Skyscraper.

Aujourd’hui, la communauté des rooftoppers s’est propagée dans de grosses villes comme Toronto, Chicago, Londres, Melbourne, Hong Kong, Dubaï, et Moscou où les jeunes rooftoppers ont déjà fait parler d’eux. En gros Ryaboi est à la photographie urbaine du haut des immeubles ce que les Yamakasis sont au parcours, autant dire un pionnier d’une discipline encore très peu pratiqué qui utilise l’architecture des bâtiments modernes comme moyens d’expression   et dont la créativité et la la qualité artistique laissent à penser qu’elle va se populariser dans les années à venir. C’est très original et le moins que l’on puisse dire c’est que le résultat est plus que bluffant, on vous laisse apprécier par vous même.

 

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Le mondain est-il faux-cul?

Citation

Que penser des mondains?

Dans une université américaine, il aurait été capitaine de l’équipe de football, reine du bal de promo ou pom-pom girl à succès…
Nous l’avons tous, ce pote aux 1826 amis Facebook, qui connait la moitié de la terre et qui semble en plus être aimé de tous sans pour autant rendre à chacun l’affection qu’il lui confie. Envers nous même, cet ami a déjà été douteux, mais, « il faut lui pardonner, il est très occupé, à sans cesse plein de choses à faire ou à penser, à sa place, je ne suis pas sur de ma réaction… » tant d’excuses qui lui sont régulièrement prêtées sans pour autant qu’il les demande.

Mais comment fait-il pour assoir si facilement un ascendant par un regard, par une parole, voir même un silence? Comment tient-il un tel cortège sans jamais faire un faux pas? Cette autorité est-elle basée sur une hypocrisie récurrente ou est-elle légitime?

Le couple idéal et populaire

Dans « L’amour dure 3 ans« , Frédéric Beigbeder (qui parle certainement en connaissance de cause) écrit: « Les mondains sont des êtres solitaires, perdus dans une abondance de connaissances floues. Ils se rassurent à coups de poignées de mains. Chaque nouvelle bise est un trophée« .

Cette citation souligne la superficialité d’une attitude mondaine, l’égarement de ces « urbains à outrance » ainsi que leur ennui profond dans leur solitude.
C’est en effet l’une des facettes de ce pote qui vit toujours dans le sens du vent, qui suit la vague, pour qui le relationnel, le nombre de followers, et de pote Facebook prime.

Plutôt instable, il va toujours avoir un truc à faire à droite ou à gauche, il passe toujours des soirées d’enfer avec machin, bidule ainsi que truc, mais oui, tu sais, le cousin de muche! Et pour se remettre de toutes ces émotions harassantes, il va régulièrement s’offrir des week-ends ou semaines off afin de se recentrer sur ses priorités que sont le tweet et le partage de photos Instagram!
Car oui, tout mondain prend des vacances et, comme tout, le fait savoir!
Mais vous l’aimez bien quand même, il est sympa, ne crache sur l’autre que posté au pied du mur, généralement cultivé et intelligent, il manie toujours le verbe parfaitement, et en cas de faute, son naturel et son détachement vous feront penser que l’erreur serait de le reprendre.
Et il ne faut pas se mentir, un jour, il a liké un de vos statut et régulièrement vous l’apercevez comme l’un des derniers visiteurs de votre profile LinkedIn!

Le mondain se pose!

Mais, ce mondain néglige-t-il forcément la qualité au prix de la quantité?

En claire, le mondain a-t-il de vrais potes ou ne vit-il que dans un genre de triste paraitre?
Et bien aussi surprenant que cela puisse vous paraitre, oui, le mec ultra-populaire à de vrais amis, c’est ce qui lui permet d’ailleurs d’être mondain!

De fait, si vous n’inviteriez pas un inconnu, rencontré par hasard sur le pas de votre porte, à un apéro chez vous, vous n’inviteriez pas plus un mec que vous connaissez mais que vous n’avez jamais pu encadrer! Cette réalité prouve que notre mondain préféré à commencé sa longue carrière sans fin grâce à ses amis et à leurs relations (sans jamais leur avoir demandé, ce qui serait d’un goût douteux).

De plus, même s’il possède un atroce besoin d’être entouré (et pas forcément d’être le centre de toute les attentions) le mondain est un mec sympathique, ayant toujours le mot pour rire et qui n’aurait jamais pu arriver jusque là s’il n’était qu’un vieux con frustré par la vie. Il s’intéresse beaucoup aux autres, ce qui est un moyen de s’en attirer les faveurs, mais aussi de savoir ce qu’ils font et de pouvoir échanger sur des sujets communs. N’est-ce pas là la base de toute amitié?

Malgré tout assez égocentrique, le mondain fonctionne par la théorie des cercles avec différents cercles pour différents types de relations, un peu comme les cercles d’entrainement du Masque de Zorro!

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=VnikM8vA52c[/youtube]

 

Oui je sais, mais j’avais pas mieux comme image! Mais bref, le fait est que sans son cercle principal d’ami, le mondain ne peut vivre! Ces élus sont comme une ancre, une bouée de sauvetage, les seuls, parmi ses nombreuses connaissances, auxquels il va pouvoir se confier et qui pourront le comprendre.

Enfin comme nous l’a patiemment appris notre prof de philo, tout homme aspire au bonheur et cette quête passe par différentes étapes et différents besoins à assouvir. Ainsi, le besoin social arrive en 3ème position après les besoins physiologiques et le besoin de sécurité (cf Pyramide de Maslow).

 

La fameuse Pyramide de Maslow

Étant un homme comme tout le monde ou presque, le mondain éprouve donc ces différents besoins, dans le même ordre que cités ci-dessus. Or, on peut penser que le besoin de relations à outrance est en effet un besoin d’estime, qu’il ne peut combler sans avoir assouvi auparavant ses besoins sociaux, c’est à dire un besoin d’amitié vraie!

En bref, même s’il paraissent hautains, je m’en foutistes et parfois imblérables: Les mondains sont nos amis, il faut les aimer aussi!

Dernier conseil d’Hurluberlu pour les adeptes du bottin mondain: Avant de se fier à la particule, vérifier que la partie tête fonctionne!

Parfum – Petit guide pour ne pas puer des pieds à Noël!

Un parfum pour Noël

Bien chers hommes,

Vous qui avez compris il y a des décennies le subterfuge du parfum appliqué aux hommes laissez-moi vous donner quelques conseils. Croyez-en un nez en herbe, il y a certaines choses que vous ne pourrez plus vous permettre après lecture de cet article. Le parfum, un mot bien court, bien commun, qui a pourtant le chic de vous faire voyager, frissonner (quand il est bien porté au cou d’une jolie demoiselle)  …….et vomir quand il est porté avec excès, ou dégouter quand il est le parfum de TOUS les hommes qu’on peut croiser dans la rue.

Il vous manquait un parfum pour Noël ?

Lâchez les parfums qui font les têtes des classements, les têtes de linéaires chez Sephora, et plongez-vous dans les vrais parfums masculins de notre siècle, ceux qui passent partout avec élégance et raffinement, qui ont du charisme et qui vous donnent de la contenance en toute circonstance. Cherchez l’originalité les gars ! Et cherchez les notes qu’on ne sent plus ou presque et qui sont sexuelles et animales de nature !

Non, Black XS et ses  150 déclinaisons olfactives n’ont rien de sexy. Et pourquoi ? Parce que ce n’est pas subtil. Osons le dire, c’est carrément beauf.

Alors entre Noël  et  les résolutions de la nouvelle année, pensez à vous faire offrir une jolie fragrance, bien construite, qui ne fait pas de bruit, mais qui en dira long sur votre finesse d’esprit (ou qui du moins vous y fera croire) !


D’abord, on se rue sur Bel Ami, de Hermès avant que les stocks ne soient épuisés et qu’il ne disparaisse ! Remarquez, sa nouvelle version, Bel Ami Vétiver est canon aussi, elle est juste plus légère. C’est un parfum des plus chics, qu’on apprécie surtout pour sa franchise cuirée. A sa sortie, il était si différent de ce qu’on avait l’habitude de sentir, la pub était si provoquante qu’il n’a jamais eu le succès qui lui est dû. Mais olfactivement parlant, chaud devant !
Pour étaler sa science : on a remplacé le patchouli par un bois plus propre, moins terreux : le Vétiver.


On vous encourage mille fois, nous jeunes demoiselles en pamoison devant vos jolis yeux, à vous parfumer du beau du grand du génialissime Antaeus de Chanel. Nom bizarrement prononçable mais qui laisse rêveur, suscite l’intérêt et les baisers dans le cou.
Pour étaler sa science : « Antaeus ? Oui il est clairement cuir, mais c’est un Chanel, tu remarqueras son cœur jasmin rosé… »


Pour les amateurs d’orientaux sulfureux, il faudra s’en remettre à la qualité intemporelle de DIOR: Fahrenheit Parfum.  Il recouvre tout un tas d’aspects dont on se délecte infiniment : épicé, boisé, oriental, vert.. Pour les amateurs de belles choses, tout de même prévoir le budget et attendre le mois de janvier…

Pour étaler sa science : en version parfum, pas besoin d’en faire des tonnes un pshit vous fera la journée, et vous le verrez 20 fois plus évoluer que dans ses autres concentrations.


Bottega Veneta, après son succès chez les parfums féminins, défonce la porte des « lancements 2013 » et nous offre une petite  pépite simplissime et légère. Bottega Veneta est un parfum boisé, aromatique et hespéridé. Il évoque plusieurs  styles et ce, toujours dans la tendresse.

Pour étaler sa science : « ce qui fait la subtilité de ce parfum ? Le fir balsam, cuiré, résineux, gourmand…tu le sens ?! »


Pour ceux qui n’exigent que la fraîcheur, je vous propose inévitablement mon dernier coup de cœur. Un parfum d’une marque française en plein BOOM, Aqua Vitae . Lumière, fraîcheur par temps chaud, simplicité d’une formule composée d’une petite dizaine de matières premières. On ne peut pas s’en lasser et je donnerais n’importe quoi pour le sentir sur un homme.
Pour étaler sa science : RAS, quand on porte Aqua Vitae, pas besoin de se la jouer.


Le beau, le grand, l’élégant, le fin, le subtile, LE parfum magique qu’il faut être sûr de mériter avant de le porter, c’est Cacharel pour l’Homme. Fleuri par l’ylang, épicé finement, voilà un parfum qui, sans prétention, impose le respect ! Un réel accroche cœur !
Pour étaler sa science : Par rapport aux lancements de la même décennie (1980) qui présentait beaucoup de fougères, ce parfum se noie dans les épices, d’où son originalité.

Comme on n’est pas rat, on peut vous donner un dernier conseil pour la fin.. ..


En effet, si maintenant vous souhaitez offrir un parfum subtil à votre chère et tendre, je ne vous conseillerais que trop bien de choisir un des seuls parfums féminins du marché sélectif qui s’en sort vraiment bien, j’ai nommé, Le Parfum d’Aubade. Une vraie leçon de charme, tout en rondeur, du flacon jusqu’au jus composé : des courbes, de la chaleur et des évocations coquines. On dit du flacon qu’il représente un sein (what? what ? what ?), le noir pour le mystère et l’envoutement, des notes fleuries, musquées, poudrées, hautement féminines. Un parfum de peau dont la femme fait son nouveau complice. Un parfum de peau dont elle pourra faire son nouveau complice.
Pour étaler sa science : Y a rien à étaler ici. Il saura largement l’à surprendre.
J’espère que ça vous aidera à trouver votre odeur, si toutefois vous voulez en savoir plus, je vous invite fortement à consulter un notre article pour ne pas puer des pieds !
Bonne chance pour la suite,
Clémence

Publicité – Amnesty International – Superheroes Don’t Exist

Superheroes Don’t Exist

Comme vous avez déjà pu vous en rendre compte avec les expos sur Andreas Englund ou encore PEZ, il y a une vraie tendance à détourner l’image des icônes pop et des super-héros dans l’art moderne.
Cette fois-ci, c’est au tour d’Amnesty International de s’attaquer à nos « imposteurs de super-héros ». Son message ? « SUPERHEROES DON’T EXIST. Only you have the power to protect human rights. Buy a candle« . (« Les super-héros n’existent pas. Vous êtes le seul à pouvoir protéger les droits humains. Achetez une bougie »
On n’est pas à l’abri de voir une pub « Le père Noël n’existe pas » prochainement.

Sport – Paris ville bénie du football

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Paris jouera donc son huitième de finale de ligue des champions contre le Bayer Leverkusen. Un soulagement pour les Parisiens qui souhaitaient à tout prix éviter les grosses cylindrées que sont le Bayern Munich, Arsenal et Manchester City.
Un tirage au sort plutôt clément, en tout cas sur le papier car il ne faut pas sous-estimer l’équipe de Leverkusen actuellement solide deuxième du championnat allemand avec 5 points d’avance sur le Borussia Dortmund et 7 de retard sur le Bayern Munich.

Une équipe compacte, très homogène mais sans véritable joueur vedette. Une équipe qui est sortie sans difficultés d’un groupe plutôt relevé composé de Manchester United, du Shakhtar Donetsk et des Espagnols de la Real Sociedad preuve qu’elle n’est pas arrivée en huitième de finale par hasard.
Pourtant force est de constater que cette équipe ne soulève pas les foules, la faute à la médiatisation limitée du championnat allemand.

Tout l’inverse de son concurrent pour les quarts de finale, le Paris Saint-Germain et sa pléiade de stars. Solide leader de la ligue 1 le PSG impressionne les observateurs par sa qualité technique et son aisance collective. Sur la scène européenne, on ne peut pas dire que les parisiens soient considérés comme des favoris au titre final. Sorti très facilement d’un groupe composé des Belges d’Anderlecht, du Benfica Lisbonne et de l’Olympiakos, les coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic ont cependant marqué les esprits avec notamment un 5-0 infligé sur la pelouse d’Anderlecht grace à un quadruplé du géant suédois.
Paris est invaincu à domicile en coupe d’Europe depuis 2006 et à la chance de recevoir au match retour, un véritable atout en cas de contre-performance en Allemagne même si les Parisiens partent logiquement avec une longueur d’avance.

Vous pouvez aussi consulter nos autres articles sport sur :

James Bond l’agent double est alcoolique!

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92 unités d’alcool en moyenne par semaine, la décision est sans appel pour James Bond

Ce sont 3 médecins britanniques qui se sont amusés à compter les verres commandés par l’ agent secret. D’après eux, si James Bond boit sa « vodka Martini, secoué, pas mélangé», c’est parce que d’après eux, Ian Fleming ferait référence aux tremblements de mains produits par l’alcool.

Les 3 médecins ont décortiqués 12 bouquins afin de se donner une idée précise de la consommation de l’agent 007. 1150, c’est le nombre d’unités savourés par Bond. (a savoir, en Grande-Bretagne, une unité d’alcool équivaut à 10 ml soit 8 grammes d’alcool)

Pour l’organisme de la santé, la limite est à hauteur de 210 grammes par semaine, la consommation est dite à risque au dessus de 280 grammes et novice au-delà de 420 grammes.
D’après les calculs de l’enquête, James Bond lui, boirait en moyenne 92 unités d’alcool par semaine soit 736 grammes.

Si je peux vous donner un bon conseil, n’allez pas vous amuser à jouer au Neknominate avec cet alcoolo de  James Bond ! S’il continue comme ça, il risque de bientôt rendre sa plaque parce qu’il aura développer une maladie du foie avec quelques problèmes érectiles pour couronner le tout. Et d’ailleurs James, tu sais toi quelle bouteille il faut ramener en soirée ?

 

Le court métrage de Guillaume Canet: « Ivresse »

« Amuse-toi mais reste en vie » Patrick Chesnais

Guillaume Canet, en partenariat avec la Fondation VINCI et l’association Ferdinand a réalisé « Ivresse », un court métrage sur la première cause de mortalité des 18-24.

Patrick Chesnais, le président de l’association « Ferdinand » fondée après avoir perdu son fils dans un accident de la route en 2006 en est à son huitième court métrage. Guillaume Canet quant à lui aurait accepté sans réfléchir ayant lui même perdu un proche dans un accident. Alors n’essayez pas de faire le Paul Walker ou le James Bond au volant. La vie on en a qu’une

Ivresse raconte les ivresses d’un jeune couple, on vous laisse découvrir ..

« Amusez-vous mais restez en vie »

Making Of Ivresse

Publicité – Nike fait danser le Brésil

Nike au Brésil

L’équipementier américain Nike est habitué à régaler avec ses publicités footballistiques toujours très réussies notamment à l’approche des grandes compétitions. La clé de leur succès réside dans le fait qu’il se permet toujours le luxe de se payer les meilleures stars de la planète pour ses publicités, et le résultat est toujours au rendez-vous.

À quelques mois de la coupe du monde, il nous présente un spot promotionnel en faveur du pays organisateur, le grand Brésil, emmené par son capitaine emblématique Thiago Silva et les perles qui composent actuellement la seleçao  avec notamment par une génération de petits génies du ballon tels que Neymar, Lucas, Bernard, ou Oscar. On vous laisse trouver par vous même les autres guest que Nike a invités pour l’occasion, en tout cas c’est samba

La fille du mois #1 – Behati Prinsloo

Décembre 2013 la fille du mois est Behati Prinsloo

Couverture Vogue juin 2008

Behati Prinsloo (Mannequin Namibien) à été découverte à 16 ans dans une épicerie alors qu’elle faisait des courses avec sa grand mère. Sarah Doukas, la fondatrice de l’agence Storm l’invite 3 mois plus tard à Londres pour son premier contrat !

 

A’FOUR novembre 2008

Photographiée pour les plus grands magazines tels que Vogue, Velvet, Telegraph ou encore Elle. La super-model pose pour les campagnes de Adore, Aquascutum, Chanel, H&M, Hugo Boss, Kurt Geiger, Marc by Marc Jacobs, Max Studio, Nina Ricci, Tommy Hilfiger, Gap, DKNY Jeans and Nine.

Couverture Elle Mars 2010

 

i-D magazine été 2011

Behati est aussi connue pour représenter la célèbre marque de lingerie Victoria’s Secret et était l’égérie de la sous marque « Pink », à noter aussi qu’elle est fiancée à Adam Levigne : chanteur et guitariste du groupe Maroon 5.

 

Victorias Secret Lingerie June 2012

 

Couverture Vogue Mexique novembre 2013

 

 

 

Envie de connaitre La fille du mois #2 ?

Cinéma – La suite de 300, film de l’année 2014?

300 – Rise of an Empire

On se souvient tous du film 300 réalisé par Zack Snyder, de ces incroyables effets spéciaux, de ces pluies de flèches, de ces combats en slow motion à couper le souffle  et des ces  300 joyeuses brutes qui ont affronté l’armée Perse et leur chef multi-percé. Un film qui avait émerveillé au point de vous donner l’envie de vous mettre à la muscu de manière intensive, pour vous aussi, être stock comme un guerrier grec.

Si ce film fait aussi partie des grands classiques de votre vidéothèque, sachez qu’une suite est prévue pour le mois de mars 2014 et qu’un trailer est désormais à disposition sur Internet. On retrouve donc à peu près la même recette que dans le premier opus, c’est à dire des gars épais comme des frigos qui se mettent sur la tronche pour un morceau de terre dont on ne voudrait même pas gratuitement au XXIe siècle et qui s’appelle la Grèce. Bref, ça envoie grave et ça s’annonce comme un des gros succès de l’année 2014, on vous laisse juger par vous-même..

Plus d’articles cinéma ? Viens voir par ici !

A la recherche de l’homme moderne ?

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La définition de l’homme moderne nous échappe, perdu entre rêves de grandeur et simplicité.

Qui un jour ne s’est pas trouvé médiocre? Vraiment médiocre? L’homme moderne triomphe dans l’art de planter ses adversaires. Il l’ait détruit, les laisse tomber. Il lâche sa copine sans lui dire mot, sur Facebook, ou part texto. La plupart du temps, il ne prend pas la peine de la prévenir s’il est en retard. Il s’en fiche. Il préfère aller faire un resto avec sa bande d’amis qui comme lui ont planté leur copine ce soir-là. Bref, l’homme moderne est un peu pommé. Déchiré entre l’envie de passer la soirée sur Facebook à regarder le profil de filles plus ou moins canons et celle de se faire un petit bistrot en amoureux avec sa douce, il penchera finalement pour la seconde option. Pourquoi, direz-vous? Parce que l’homme moderne est humain, avant tout. Son attrait pour Twitter ou Youtube n’est que passager. Au fond, il sait bien que les réseaux sociaux ne font sens que tard le soir ou en plein milieu d’après-midi un dimanche, lorsqu’il pleut. Cette médiocrité naturelle, elle se retrouve un peu partout. Elle s’appelle résurgence de symptômes modernes, critique de l’informatique, passage devant l’ordinateur, besoin d’évasion face à  l’être aimé.
La société fonctionne ainsi, le concept d’amour est dépassé. Pour le faire ressusciter, il faudrait détruire l’ordinateur, l’enfermer dans le placard et partir faire un tour du monde. Impossible. Métro,boulot,dodo. Tel est le rythme de vie de l’homme moderne, condamné à écouter sur son Iphone les dernières musiques téléchargées. Drôle de monde, drôle de société.
C’est la réplique infinie de la fille qui drague son mec un verre de vin blanc à la main à la terrasse d’un café rue de Bucci. Elle aime son sourire de beau gosse, sa peau mal rasée, son jean légèrement délavé, ses chaussures de tueur en daim bleuté, et sa chemise à carreaux qui lui rappelle les cow-boys de films qu’elle n’a jamais vu. Parfois, elle sort une cigarette pour faire genre, mais lui s’en fiche. Il ne fume pas. L’homme moderne ne fume que très rarement. (cf notre article là) Sa dignité l’en empêche. Il se retient de tout. Même de plaire. Drôle de comportement. Son atout principal: le sourire. Un sourire de dingue. Des dents parfaites. Il sait sourire, l’homme moderne. On ne lui pas appris à l’école, ni sur internet. Il lui ait venu naturellement, avec le temps et l’expérience. C’est un sourire naturel, qui n’a rien à voir avec celui des pubs pour dentifrices. Un sourire parfait qui dit tout haut: « moi homme moderne, j’ai conscience de ma médiocrité, et avoir fait une bonne école ne me rends guère plus intelligent. »

Au contraire, cela le rabaisse au statut d’intellectuel subissant de plein fouet l’éducation de parents avisés qui lui ont prescrit les bonnes méthodes pour surmonter le périlleux exercice de la dissertation. L’homme moderne préfère nier son diplôme pour s’élever au rang de celui qui n’a pas réussi. Il l’aurait rendu médiocre. D’une médiocrité excellente, lui permettant d’atteindre la crème des cabinets de conseil ou des plus grandes entreprises. Il ne dort plus, mange des sushis. Derrière son ordinateur, il n’en peut plus. Pourtant, il tient le coup. Il faut bien. La pression du genre humain l’empêche de fuir dans les montagnes pour aller renforcer ses ressources spirituelles. Cynique, lassé, il s’enivre de travail vêtu d’un costard parfaitement taillé qui lui sied comme un gant. Cette médiocrité, l’homme moderne en est fier. Profondément. Elle le sauve de son existence. Pas marié, il enchaîne les petites histoires sans lendemain jusqu’au jour où il rencontrera la bonne. Celle avec qui il pourra construire un foyer, avoir des enfants, et savourer sa réussite professionnelle à quarante ans. L’homme moderne est infiniment cultivé. Il a lu tout Platon et maîtrise l’anglais sur le bout des doigts. Une troisième langue vient compléter son palmarès. Il est capable de réciter Baudelaire au bureau.
L’homme moderne paraît complet et heureux: diplômes, culture, argent, amis, famille, tout lui réussit. Il excelle. Sa photo de profil Linkedin est parfaite: un mannequin d’une beauté infinie sans une ride. D’où vient donc cette médiocrité qu’on lui prête? D’un manque de liberté. Perdu entre le désir de réussite sociale et l’envie de dominer l’autre à tout prix sans en avoir forcément conscience, l’homme moderne est malheureux. Incapable d’être médiocre dans un domaine parce qu’excellant dans tous, désabusé, il ne sait plus s’il est artiste ou trader. Sans forcer le trait, on rencontre cette problématique au quotidien: l’homme moderne sait tout faire et peut tout faire. Tant mieux. La difficulté, c’est qu’à force de savoir tout faire, l’homme moderne atteint la perfection et donc par là même, une certaine forme de médiocrité. Perdu entre rêve et réalité, l’homme moderne aurait besoin d’une bonne leçon de morale de la part de ses prédécesseurs: Socrate, Platon, Parménide, Lucrèce, eux savaient raisonner. Il manque à l’homme moderne la persévérance et la sagesse. L’acceptation de sa solitude et de l’idée qu’il va mourir. De cela il ne faut pas déduire qu’un bon verre de vin n’est pas de rigueur pour sortir de cette mascarade. Dans “Nuit Rhénane” Apollinaire écrit: « Le Rhin, le Rhin est ivre où les vignes se mirent ». Si le fleuve peut être saoul, alors c’est dans la boisson éternelle que l’homme moderne retrouvera son identité. Claret, crémants, grands vins, buvons, Messieurs, buvons!
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La promotion canapé, un privilège purement féminin?

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Le « coucher pour réussir » est-il réservé aux femmes ?

Film de Didier Kaminka sorti en 1990, « Promotion Canapé » relate l’histoire de deux femmes qui, entrées dans le service public, se rendent compte que leurs carrières risquent d’être sacrément dopées si elles acceptent de céder aux avances de leurs patrons. Catherine et Françoise décident donc d’entrer dans le « jeu » et d’en obtenir un maximum d’avantages jusqu’à en inverser les règles.

Mais aussi pointée du doigt qu’elle soit, cette pratique du coucher pour réussir est-elle aussi répandue qu’on le prétend et est-elle surtout réservée aux dames?

Séduction et promotion…

Une étude de l’université de Berkeley démontre que les femmes réussissant le mieux font preuve de gentillesse, de flatterie et d’une bonne dose de charme. N’en déplaise aux féministes les plus virulentes, cette étude, élaborée sur une centaine d’étudiantes en MBA,  montre par exemple qu’un homme vendra une voiture 15,9% moins cher à une femme entreprenante.
Nous ne sommes pas encore dans la promotion-canapé proprement dit, mais on peut ramener cette étude au monde du travail, lors par exemple d’une négociation de salaire entre un homme et une femme.
La seule limite de cette « working-drague », selon les femmes sondées, est qu’une utilisation trop régulière de charme sur le lieu de travail risque de casser l’image de la femme prête à tout, pour la transformer en simple fille facile.

Certaines ont plus d’états d’âme que d’autres…

Cependant, avec une différence de près de 20% de salaire entre hommes et femmes à poste équivalant, les chiffre français ne confirment pas cette étude. Messieurs, serions nous ingrats, ou la promotion-canapé n’est pas monnaie courante en France?

En février dernier, 20minutes publiait un rapport interne issu de la Communauté de Commune de Bordeaux, dans lequel il était écrit noir sur blanc qu’un quart des femmes travaillant pour cette administration avait été victime d’actes sexistes au cours de sa carrière. Et au sein de ce panel, une femme sur cinq déclare avoir été victime de harcèlement; «On entend par là des avances lourdes, des gestes déplacés, voire des agressions», précise Yves Rebaud directeur de cette étude.
Cependant, même si l’étude y fait référence, aucun chiffre ne sort sur la promotion-canapé. En effet ce sujet ne peut être chiffré car il n’est jamais abordé par les protagonistes concernés, à savoir: supérieurs hiérarchiques et promus pratiquant.

Considérons donc que la pratique est présente en France, mais laissons le bénéfice du doute aux douceurs de ce monde en admettant que, messieurs, nous ne sommes que des ingrats!

Monica Lewinsky, la reine du canapé!

Passer sous le bureau », au masculin ça donne quoi?
Qui n’a jamais utilisé cette expression au cours de ses études pour parler de la boutonneuse du premier rang dont les larmes coulaient lorsque ses notes chutaient dangereusement vers 15; cette conne incapable de comprendre pourquoi l’EPS est une matière ayant le même coefficient que l’ECJS mais qui pourtant nous mettait tous une claque phénoménale en calculs et en chimie!
En posant la même question aux quelques cancres de la gente féminine, on peut penser que le pourcentage de réponses positives serait minime.
Pourtant, la promotion canapé chez les hommes a toujours existé. Certains même, sans doute 11 tordus, la revendiquent…
Prenons aussi l’exemple de Bel-Ami! Qui est George Duroy sinon un éternel promu-canapé?!
Et que penser par ailleurs des mariages arrangés qui jusqu’au siècle dernier étaient coutumiers… Ne disait-on pas que généralement, la femme achetait un nom, et l’homme une situation?
En outre, de plus en plus de femmes décident de ne pas répéter les choix de leurs mères, mais de vivre libérées; privilégiant leur carrière à leur vie privée, n’ayant pas forcément d’avoir le temps, ni l’envie d’entretenir une relation sentimentale stable et voulant profiter de ce changement de rapports pour s’affirmer en femmes fortes, libres et maitrisant leurs destins. Or, le pouvoir et l’affirmation sont deux des plus importants facteurs d’attirance pour l’homme. Il est donc normal que le taux d’homme promus par le canapé soit en augmentation…

Pourquoi ne ferions nous pas quelques heures supplémentaires?

Bref, vous ne nous en tiendrez surement pas rigueur mesdemoiselles, mais en effet, la promotion-canapé ne vous est entièrement réservée. Je vous avoue que personnellement je n’irait pas m’en faire une fierté, mais bon si on m’en parle, au moins je dirait que je sais!

Le conseil carrière d’Hurluberlu.fr : « No zob in job » reste la devise la moins risquée!

Non, le Rock and Roll n’est pas mort, je l’ai rencontré

Rencontre avec le Rock and Roll

Ces derniers temps, la musique Rock and Roll s’est réjouie du retour sur le devant de la scène des groupes catégorisés comme « les grands groupes de rocks des années 2000 » : Strokes, Franz Ferdinand, Phoenix, Vampire Weekend… chacun y est allé de son album tant attendu par les fans et la presse, après trois voire cinq ans de dur labeur, de recherche artistique, de travail personnel, de projets ambitieux, de dépassement de soi, pour en arriver le plus souvent à un album qui, outre de sentir les pieds, se retrouve être un peu mou du flanc, sans personnalité, cachant le plus souvent un manque d’inspiration flagrant derrière une production qui en fait trop et une communication bien rôdée. Et bien sûr, en toute logique, ça marche. Le public (c’est-à-dire nous) fait semblant d’aimer, se persuade qu’au fond il écoute du Rock and Roll (bah oui il y a des guitares) comme papa en son temps, qu’il assiste en quelque sorte à un truc qu’il pourra raconter à ses enfants. Bref, le public ne bronche pas car on ne lui offre pas tellement le choix.
Ce que l’on sait moins par contre, c’est que, caché derrière les prix verts Fnac et autres  concerts au Zénith, se trouvent des jeunes (et vieux) groupes, talentueux, qui vendent des disques (Ah bon ?), partent en tournée tous les six mois, et sortent au minimum deux albums par an (si on ne compte pas les singles), le tout sur un support physique écoutable (et non pas perdu dans l’immensité internet et du big data), le vinyle.

Puisque je vous le dit.

Symbole de cette vitalité propre au Rock and Roll, de cet art de vivre qui a fait de cette musique une mentalité qui ne se prend pas au sérieux, la scène Rock and Roll Garage US est un vrai rayon de soleil dans notre paysage musical morose. Plonger en son sein, c’est un peu prendre le sentier broussailleux bordant la route goudronné, on ne sait pas trop sur quoi on va tomber mais on le fait car on souhaite tourner le dos à la grisaille qu’on nous impose.
Quand on y arrive, on découvre un véritable monde parallèle, un univers avec ses codes, ses groupes, ses cultures, ses histoires, ses anecdotes… Si l’Angleterre avait été la reine des années 2000 en matière de Rock and Roll (Libertines et Arctic Monkeys en tête), l’Amérique en est le prince déshérité des années 2010.

Il va bien falloir travailler méthodologiquement : ça sera géographiquement. Oui. Coup de projecteur sur cette scène alternative US qui mériterait qu’on s’y attarde, définitivement.

CALIFORNIA DREAMIN’

Haut lieu historique de rêverie Rock and Roll et autre vérités connues (Jefferson Airplane, Grateful Dead, Creedences, Doors…), la Californie est toujours, à l’image de la fille qu’on veut se taper le premier jour de rentrée, la plus belle, la plus intelligente, et la plus géniale à la fois. Elle est divisée autour de ses deux pôles, à savoir San Francisco et sa sœur rebelle, Los Angeles.

A « Frisco », c’est l’histoire d’une grande bande de potes réunis autour du véritable gourou de la ville, John DYWER. Ce gars-là, c’est le vieux briscard de l’underground qui a sorti pas moins de 20 albums depuis le début des années 2000, le tout sous plusieurs noms (le plus connu étant Thee Oh Sees), et qui a fondé le label CASLTE FACE Record qui lança de nombreux groupes de la bay arena.

Thee Oh Sees

C’est le groupe de Rock and Roll emblématique de la ville (et des US au sens large). Emmenés par le fameux John Dywer, ils ont sorti depuis 2007 dix albums (quand par exemple les Strokes en publient 5 en 12 ans). Leur discographie est articulé autour des albums du « vrai » groupe, et les projets solos de Dywer qui portent aussi le nom de Thee Oh Sees. Depuis 2011 et la sortie du fabuleux « Carrion Crawler / The Dream » et avec en 2013 « Floatin’ Coffin », les Oh Sees ont trouvé leur recette miracle, à savoir un Krautrock psychédélique ramassant absolument tout sur son passage et qui a doté le groupe d’une réputation en concert absolument remarquable (voir la photo de l’article). Les albums solos de Dywer, eux, sont plus une sorte de folk-rock un peu déglingué. Bref, un groupe mythique.

(Dywer en solo)

Ty Segall

Ty Segall, où l’image du kid blond surfer californien à chemise de bûcheron. Avant d’entreprendre une carrière solo (le plus souvent accompagné de side-kick), il a fait ses preuves en tant que batteur dans quelques groupes de Rock and roll lycéens (notamment les très bon Epsilon) et fait des concerts en one-man-band (assis derrière sa batterie avec sa guitare) pour cause de membres absents. Nouvelle coqueluche de l’Amérique, étoile confirmée de la scène garage rock US, s’est même fendu d’une couverture de ROCK & FOLK chez nous (Novembre), Ty Segall possède une discographie impressionnante faite d’albums solo (Melted, Goodbye Bread, Twins…), de collaboration avec ses nombreux potes (Hair, Reverse Shark Attack…) et autres projets de groupe (Slaughterhouse, Fuzz…). En 2012, le bonhomme n’a sorti pas moins de 3 albums dont nous vous proposons un extrait du psychédélique-folk « Hair » (en collaboration avec White Fence) ainsi qu’un live issue de « Twins ». Il est revenu en 2013 avec son album folk et intimiste « Sleeper » et un projet de groupe un peu lourdingue, FUZZ.
Extrait de l’album « Hair » (2012) avec White Fence

Ty Segall avec son band (dont Mikal Cronin à la basse) chez Letterman pour la présentation de son troisième album en 2012 « Twins ». Ca swingue ! 

 

 

The Fresh & Onlys

Autre groupe lancé par le label CASTLE FACE de Dywer, les Fresh & Onlys sont 4 potes assez éloignés de l’imagerie contemporaine californienne, emmenés par leur chanteur barbu et non moins énigmatique, Tim Cohen. Leur premier album éponyme sorti en 2009 reste un classique garage bouillonnant et vaporeux mais extrêmement talentueux. Les Fresh & Onlys ont su évolué au fil de leur 4 albums (et 2 EPs) pour aboutir avec « Long Slow Dance » en 2012 à un album très mélodique et pop, loin du Rock and Roll psychédélique garage de leur début. Fin mélodistes, chacune de leurs sorties est d’une qualité que peu de groupes peuvent revendiquer. Un aperçu de l’évolution du groupe avec trois chansons ci-dessous :
Peacok & Wing sur leur premier album psychédélique et nerveux sortie en 2009


Waterfall sur le très Hippie et Garage « Play It Strange » en 2010 

La chanson-titre Long Slow Dance sortie en 2012. [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=jHoT9pK8wFc[/youtube]

Sonny & The Sunsets

Sonny Smith est un personnage un peu à part, comme un oncle du Rock and Roll bienveillant, sortant des disques d’une haute précision et d’une régularité sans faille avec son groupe des « Sunsets » depuis maintenant 4 ans. Sa musique se résume à celle d’une pop simple et joyeuse, sans artifices inutiles, doté d’une mélodie sympathique qui donne généralement le sourire. En 2013, le quatrième album du groupe Sonny & The Sunsets donc, fait part aux mélodies contemporaines avec un aspect folk toujours présent, et une qualité d’écoute irréprochable. Un artiste facile d’accès et sans prétention, à mille lieux de ce que l’on peut trouver aujourd’hui. Un extrait de son dernier album.

White Fence

Nom d’emprunt, White Fence est le projet Folk-Rock d’un artiste un tant soi peu solitaire nommé Tim Presley. D’abord installé à Los Angeles, le chanteur-guitarise rejoint San Francisco et toute sa clique de groupes tant pour l’ambiance et l’enthousiasme de la ville que pour le charme. Bricolo-débrouillard, l’artiste sort en 2009 un album solo fait maison (littéralement) qui eût un bon écho dans le cercle Garage Rock. Artiste prolifique, il sortira le très bon « Is Growing Faith » en 2011 pour s’associer avec Ty Segall sur « Hair » en 2012, mais aussi sortir ses deux albums « Family Perfume (Volume I & II) », et plus récemment en 2013 « Cyclops Reap ». On aime le côté simple et mélodique quoique bancal de son Garage Rock qui revêt un certain charme quant à sa simplicité d’élaboration.
Premier album en 2009

Outre ces artistes, on retrouve à San Francisco les défunts moustachus glamoureux Bare Wires (auteur du très Rock and Roll et Punk « Seeking Love » en 2010), pas mal d’artistes solos ayant participé de près ou de loin à des albums des groupes cités plus haut. Bref, une mine d’or de talents et de joie.
A Los Angeles, c’est un peu différent : moins de cohésion, moins de groupes, mais tout autant de qualité.

Fidlar

Jeunes, fougueux, rigolards, talentueux… De nombreux qualificatifs pourraient correspondre à ce jeune groupe (1er album en 2013) très prometteur qui a déjà fait parler de lui chez nous (disque du mois dans ROCK & FOLK, passage sur « L’album de la semaine » chez Canal +). Leur premier album est une pépite Garage-Punk mais, à la différence de nombreux groupes s’essayant dans ce domaine, il ne suffit pas de brailler fort et de dire des gros mots : Fidlar le fait, mais dans une évidence mélodique de haute volée, alternant urgences punks aux morceaux plus sympathiques et plus relax. Le tout saupoudré d’une savoureuse touche d’humour et d’autodérision dont on ne pourrait surtout pas imaginer que certains groupes en fasse preuve aujourd’hui. Un modèle du genre.
http://www.youtube.com/watch?v=BYbJmQj5VkE
Clip de « Gimme Something » où FIDLAR se prennent pour les CCR.

The Allah-Las

A l’inverse de Fidlar, les impeccables Allah-Las ont une allure plus bourgeoise et moins pittoresques. La bière et la sueur ont laissé place aux vestes en daim, moustaches taillés, et guitares carillonnantes. Outre ces petites remarques gentilles qu’on peut leur faire sur leur pose « bobo » et leurs filtres Instagram, il n’empêche que le groupe a livré un très bon premier album (éponyme, en 2012) et se pose comme admirateur des sixties oubliées. Leurs chansons talentueuses (Busman’s Holidays, Déjà Vue, Catamaran…) font tout de suite références aux Byrds et à la Californie ensoleillée. On ne boude pas notre plaisir.

The Growlers

Surfeurs branleurs, les Growlers ont (ré)inventé un style de musique qu’ils ont affectueusement nommé « Beach Goth » (héritage de Rock and Roll, Surf Music, Psychédélisme ayant pour ancêtres des groupes comme West Coast Pop Art Experimental Band…). En fait, le groupe a enregistré plusieurs EPs vers 2008 et, devant le succès du genre musical, ont décidé de réenregistrer leurs chansons pour sortir deux albums en 2009 et 2010. En 2013, ils publié le savoureux « Hung At Heart » fait de mélodies perchées, complaintes du chanteur accompagné par des arrangements simples et subtils (guitares claires, orgue pointilleux, rythmique entrainante). Alors que les gentils Allah-Las s’étaient approprié ce genre du « Beach Goth », les crados  Growlers nous rappellent que ce sont eux à l’origine du truc.

Foxygen

Le duo rock and roll plus ou moins californien de Foxygen jouit d’une belle réputation en devenir. Auteur d’un très bon album en 2012 qui fut notamment remarqué dans la presse « spécialisée » et la blogosphère française, les deux comparses ont sorti une petite merveille cette année avec « We Are The 21st Century Ambassador Of Peace & Magic » (tout un programme). Révélateur de leur popularité en devenir, on trouve le vinyle à la Fnac. Le disque est un savoureux mélange de psychédélisme à l’ancienne, douceur pop innocente, rock and roll enjoué, où les rythmes s’enchaînent et se défont selon les incantations très Jaeggerienne du chanteur. Leur chanson « San Francisco », est surement l’une des plus belle réussite de l’année.

LOOKIN’ FOR DETROIT

Outre la Californie, la ville de Détroit peut se targuer d’une scène prolifique et historique (White Stripes au hasard). Décryptage de deux groupes à l’image de leur citée, « Rust Belt » du rock Garage.

The Dirtbombs

Les Dirtbombs, c’est deux basses, deux batteries, 40 ans de moyenne d’âge, 6 albums, et une quantité incalculable de 45 tours. Le groupe qui publia son premier « opus » (quel vilain mot) en 1998, vient de sortir son nouvel « LP » en 2013 (bien mieux). Outre des prestations live à déboucher les tympans, l’image d’indépendance que représentent les Dirtbombs, et l’authenticité dont ils font preuve, font que le groupe possède une grande notoriété sur la scène alternative américaine. Bref, 15 ans après leur premier album, ils continuent de faire des concerts, sortir des disques, envoyer la sauce sur différents concepts (reprises de titres techno de Détroit version Rock and Roll sur « Party Store », adaptation de succès Motown façon Stooges sur « Ultraglide in Black »), et de régaler leur public à chaque apparition. Respect.

The Go

The Go est un groupe caractérisant bien l’injustice musicale qui peut frapper le talent et ne plus le lâcher pour toujours. Quand on voit certaines « choses » qui remplissent les stades à n’en plus pouvoir et qu’on remarque que The Go n’est jamais sorti de l’ombre en 15 ans de carrière, ça fait réfléchir. Comme les Dirtbombs, les Go ont sorti leur premier album en 98 et comptait dans leur rang un guitariste nommé Jack White, futur fondateur d’un groupe nommé White Stripes. « Watcha Doin’ », « Hawl The Haunted Beat You Ride », et plus récemment en 2013 « Fiesta », The Go sortent des albums d’anthologies qui ne trouvent écho ni dans la presse, et encore moins au sein de la population. Pourtant, certaines bonnes âmes militent corps et âmes pour la reconnaissance du groupe de rock and roll comme  le label français « Mauvaise Foi Record » qui a pris l’initiative d’éditer chez nous l’édition vinyle du nouvel album « Fiesta ». Franchement, allez-y, ça vaut le coup. Un extrait ci-dessous.


Plus au Sud, à Atlanta, se trouvent les chefs de file du mouvement garage américain, les célèbres et grands déconneurs de The Black Lips.

The Black Lips

Les Black Lips, c’est la grande classe. Fondé au milieu des années 2000, le groupe aux reconnaissables références sixties a su capter l’air de son temps pour proposer un Rock and Roll terrible, bordélique à souhait, plaisant, et indéniablement génial. Leurs albums s’enchainent et le succès ne se dément pas, tournant au quatre coins de la planète et faisant à chaque fois salle comble. D’une simplicité déconnante, leur musique représentent parfaitement ce qu’on appelle (souvent à tort et à travers) le « Garage Rock » : une batterie, deux guitares, une basses, des chœurs, de la bière, de la fuzz, et du talent. Leur dernier album en date, « Arabia Mountain » sorti en 2011 contient de nombreuses pépites et s’écoute d’une seule traite malgré ses 14 titres. On ne peut que conseiller l’autre chef d’œuvre du groupe, « Good Bad Not Evil » publié en 2008 et l’hilarant titre Bad Kids. En concert, c’est tout autant jouissif (crétinerie sans fin, envahissement de scène quotidien, canettes de bières volantes…). Pour vous dire à quel point ces groupes de rock and roll marquent une rupture avec ce que l’on veut bien nous faire écouter à la radio et voir à la télévision, leur concert à Lyon en juin dernier s’est passé dans la banlieue-usine de Feyzin, dans un gymnase que l’on avait séparé en deux d’un grand draps blanc, et d’une soirée inoubliable pour les 100 personnes présentes. Pourvu que ça dure.

http://www.youtube.com/watch?v=lrNSjItTfes
Pour finir notre tour d’horizon, direction Miami et ses joyeux lurons des Jacuzzi Boys, qui viennent de sortir leur troisième album.

Jacuzzi Boys

Dans la même veine Californienne, les Floridiens de Jacuzzi Boys sont un groupe plutôt pop qui signe un parcours sans faille depuis la sortie de leur premier album « No Seasons » en 2010. Par la suite, ils sont sorti un des meilleurs albums en 2011, le très apprécié « Glazin’ » : une production épuré, un style minimaliste et direct, des mélodies qui reste en tête, que demander de plus ? Après avoir gagné leurs galons de groupe plus que recommandable notamment sur scène, les Jacuzzi Boys viennent de sortir leur troisième album, plus pop, toujours aussi évident, et qui ensoleille un peu notre automne.

Extrait du nouvel album éponyme

Automatic Jail sur l’album « Glazin' » publié fin 2011

MORALE

On aurait pu en citer d’autres, (les New Yorkais de Woods et Crocodiles, les Night Beats, les Cosmonauts…), parler plus longuement du rôle des labels indépendants (In The Red, Castle Face, Woodist…), mais ça serait trop en demander au pauvre lecteur qui a déjà du mal à ingurgiter tout ça.
Tant mieux, il vaut mieux prendre son temps, ne pas faire le choix de la course effréné à la découverte, en gros plutôt que d’enchaîner des shots de Vodka en continue, savourez une bière chez vous tranquillement.
Mais par contre, il serait dommage de parler de tout cela sans évoquer le vinyle. Oui, le vinyle. Car il faut savoir que lorsque qu’on vous parle d’albums, de singles, d’EPs, ce n’est pas un mythe : ces disques sortent vraiment, ces disques sont achetés, ces disques sont en ruptures de stock messieurs (et on ne parle pas de trois exemplaires). Il y a des gens chez eux qui possèdent vraiment ces chansons, qui les écoutent sur leur platine, des jeunes, des vieux.

Oh Sees Vinyk

« Castle Mania » des Oh Sees sortie en 2011. C’est quand même autre chose qu’un onglet Bandcamp
Aller chez le disquaire, c’est un sentiment que notre jeune génération avait oublié. Trouver la perle rare, demander conseil, toucher son disque, le sentir, l’écouter tranquillement en suivant le débat de passionnés se déroulant à côté de nous, tant de chose qui font que nous conseillons au moins, si l’idée d’acheter des disques vous refroidi vous et votre budget, de pénétrer dans ces haut-lieux de musiques et de culture, juste pour voir (et écouter). Ca vous changera de Deezer, radicalement ! (Bien sur on peut faire les deux).

Dangerhouse, à Lyon, surement le meilleur disquaire hexagonal.
Quoi qu’on en dise, la transmission musicale et la popularité ne se mesurent pas en visionnage Youtube ou en écoute sur Bandcamp, non. Quelle prétention de s’estimer artiste de renom quand personne chez soi ne possède sa musique, quand on n’est pas capable de donner, si on le demande, le moindre disque publié en son nom.

L’EP « Secret Walls » des Fresh & Onlys sortie en 2011. Généralement, les labels insèrent un coupon de téléchargement gratuit de l’album.

Il est aussi important de parler des concerts : ici, point de stades, de salles géantes où vous passez la plupart de votre temps à regarder l’écran géant à défaut de véritablement voir le groupe jouer. Les groupes cités ici jouent généralement dans des salles accueillant de 150 à 700 personnes, ce qui créer une véritable ambiance où l’on est en réelle communication avec les artistes qui sont littéralement à deux pas de nous. Faut savoir aussi qu’ils ne chôment pas. Lorsqu’ils partent en tournée européenne, les groupes font ce qu’on appelle le one night one show, à savoir un concert par soir dans une ville différente, et cela sans interruption, une vrai vie d’artiste. C’est quand même toujours sympa de pouvoir fumer une clope avec eux au début du concert et de les voir derrière leur comptoir pour vendre leurs propres disques et autres badges & T-shirts…  En plus, quand le prix d’une place se situe aux alentours de 15€, on est toujours gagnant.

Les Jacuzzi Boys au Point Ephémère à Paris fin Novembre. 200 personnes à tout péter.
Dans cet article, les groupes dont on vous parle ne sont pas des musiciens underground enregistrant de la musique à l’aide de logiciel plus ou moins obscurs et dont la sphère d’écoute et leurs trois vinyles ne dépassent pas la cour de récré ou la complaisance des amis. Non, ces musiciens ont du succès, tentent de vivre de leur musique (et de toute façon s’en foutent), sortent des disques (que l’on trouve à peu près partout) car ça leur plait, ne se foutent pas de la gueule de leur public en annulant des concerts pour cause de maux de gorges (sachant qu’en plus ils en font un par soir généralement), s’amusent, nous régalent, et rendent vie à cette musique appelé Rock and Roll vouée à ne jamais disparaître.
Pour vous aider à vous y retrouver au milieu de cette sélection (non exhaustive) d’artistes plus talentueux les uns que les autres, on vous a fait une petite playlist à écouter au coin du feu:

A choisir entre la route goudronnée ou le chemin broussailleux, on a vite fait notre choix chez Hurluberlu.fr !

Sport – Le Ballon d’Or est-il devenu un trophée en chocolat ?

Le 21 janvier prochain le magazine France Football élira le meilleur joueur de la planète, alors que notre Kaiser Franck national est en lice pour remporter le gros lot, bon nombre de spécialistes du ballon rond  viennent à remettre en cause l’existence de ce dernier. Alors véritable consécration ou simple engouement médiatique, le Ballon d’Or a-t-il encore un sens? 

Créé en 56 par France Football, le ballon d’or récompensait à la base le meilleur joueur disposant d’une nationalité européenne, évoluant dans un championnat européen. C’est la raison pour laquelle sont exclus du palmarès certains grands pontes du siècle dernier, tels que Diego Maradona ou le roi Pelé et c’est déjà une aberration.

Conscients que le football ne se jouait pas que dans les préaux du vieux continent, les organisateurs ont décidé d’ouvrir la compétition à tous les joueurs sans distinction de nationalité permettant ainsi aux Africains et aux Sud-Américains d’être pris en compte dans l’élection.

George Weah est à ce jour le seul joueur d’origine africaine à avoir remporté un ballon d’or et c’était en 95..

Finalement depuis 2007, le ballon d’or consacre le meilleur joueur du monde, sans distinction de championnat ou de nationalité. Décerné à un joueur, il vient indirectement saluer le parcours d’une équipe dans une compétition majeure, que ce soit un Euro, une Coupe du Monde ou une Champions League. On peut y voir un paradoxe ou une contradiction, mais il n’en demeure pas moins qu’un grand joueur doit avant tout faire gagner son équipe et contribuer à élever le niveau de jeu collectif en rendant les autres meilleurs. Un cador digne du prestigieux trophée ne doit pas phagocyter le jeu de son équipe et bouffer du ballon en vue de faire gonfler ses statistiques, mais mettre de l’huile dans les rouages et savoir  faire la différence sans tirer la couverture à lui. Dans l’idéal, si l’on s’en tient aux critères mis en avant chaque année à l’occasion du vote, le lauréat devrait être un exact équivalent du Most Valuable Players dans la NBA: le lauréat doit non seulement briller individuellement, mais aussi et peut-être surtout tirer tout le monde vers le haut, à l’image d’un Michael Jordan d’un Lebron James ou d’un Kareem Abdul-Jabbar, le genre de barons dont la simple présence sur le terrain change le visage de l’équipe.

Kareem Abdul Jabbar est un joueur américain qui a outrageusement dominé la NBA entre 1970 et 1980, faisant de lui le joueur ayant gagné le plus de MPV.

Quand on jette un œil au palmarès du Ballon d’Or, on constate avec regret, que la récompense n’a été qu’exceptionnellement attribuée à des joueurs altruistes, polyvalents et indispensables par leur rayonnement et leur leadership. Sacré en 2003, un joueur comme Pavel Nedved fait figure d’exception comme Lothar Matthäus, tandis qu’un Zidane ne doit sa balle dorée qu’à ses deux buts en finale de Coupe du Monde. Des milieux de terrain de grande envergure comme Gerrard, Pirlo ou Sneijder n’ont eu droit qu’aux places d’honneur, au même titre que Xavi et Iniesta, extraordinaires de régularité et multititrés avec le Barça et la Roja.

En 2002, Michael Ballack, qui avait littéralement porté le Bayer Leverkusen et la Mannschaft sur ses épaules, s’était fait devancer par Ronaldo et ses huit pions en Asie, alors que le Brésilien n’avait pas joué de la saison.  Un exemple qui en dit long et met en lumière une forme d’incohérence, pour ne pas dire d’injustice. Négligeant superbement l’influence qu’un joueur peut exercer sur son équipe, les votants s’obstinent à récompenser des solistes (Owen, Rivaldo, Chevchenko, Ronaldinho, Kaka, les deux Ronaldo, Papin) avant tout capables de marquer et de frapper les esprits par leurs exploits personnels.

Parfois, on en arrive à des décisions complètement absurdes même, notamment en 2006, où l’on attribua le ballon d’or à Cannavaro pour son simple statut de capitaine de la Squadra Azzura  alors que le français Thierry Henry avait emmené les Gunners d’Arsenal en finale de ligue des champions perdue contre  le FC Barcelone et largement contribué au parcours tricolore en coupe du Monde.

Au risque de surprendre certains, le football est avant tout un sport collectif.

Alors c’est vrai que c’est bien joli de mettre quatre pions par match ou de passer en revue toutes les défenses d’Espagne et d’Europe avec une incroyable facilité. Mais seul, tu as beau être le meilleur, tu ne gagnes pas un match. Pourtant, depuis quatre ans, un petit Argentin marche sur le monde du football, devenant ainsi le recordman des ballons d’ors et  par la même occasion, selon une logique purement comptable, le meilleur joueur de tous les temps.

Mais que récompense-t-on exactement, un nombre de buts dans une année, le rendement pour le rendement, en faisant abstraction de tout le reste et notamment des coéquipiers qui s’emploient chaque match à distribuer caviars sur caviars pour que finalement le plus grand attaquant du XXI siècle pousse le ballon dans des buts parfois vides. Le problème c’est que ce même attaquant entouré de joueurs différents, notamment en équipe nationale,  a des statistiques beaucoup moins impressionnantes. S’il n’a personne pour le faire jouer, Léo Messi, pour ne pas le citer, ne joue pas, il demeure un bon joueur, mais n’a pas les épaules pour emmener son équipe sur le toit du monde, comme un certain Zinédine Zidane a pu le faire en 2006 ou comme Johan Cruijff a su le faire  en 1978.

http://www.youtube.com/watch?v=1eU_pW93iCU

Car le problème actuel du ballon d’or c’est de se focaliser sur des statistiques individuelles en oubliant de prendre en compte le reste. Cette année, depuis bien longtemps la donne peut être changée si les grands décideurs du ballon doré se penchent sur le cas Franck Ribéry. Ce gamin de Boulogne devenu Kaiser de l’Allianz Arena, meneur de jeu de cette redoutable machine qu’est le Bayern de Munich, qui a tout gagné cette saison sans pour autant   que ne se dégage réellement  une quelconque individualité, mais avec une pléiade de grands joueurs se donnant pour un collectif: Robben/Lahm/Schweinsteiger autant de joueurs talentueux. Au milieu de tout ça, Ribery fait jouer; aussi content de marquer que de faire marquer, son équipe ne jouant pas pour lui, jouant pour son équipe et c’est là une sacrée grande différence.

Dernier point et à mon avis le plus important, le football est fait de telle sorte que chacun de nous puisse trouver sur cette terre un joueur qu’il met au-dessus du lot pour des considérations qui lui sont propres.

L’emblématique capitaine de la Roma est une légende qui n’a jamais touché  le podium du Ballon d’Or…

Car oui les cacahuètes de Francesco Totti aux 35 mètres auraient mérité leurs lots de trophées au même titre que les coups francs de David Beckam et de Juninho ou la classe internationale d’un certain Steven Gerrard lorsqu’un soir de juin 2005 alors que Liverpool était menés 3 à 0 contre le grand Milan AC à la mi-temps, il s’est décidé à renverser la vapeur d’un coup de tête rageur pour finalement voir son équipe l’emporter aux tirs aux buts.

Décidément non, le talent d’un joueur ne se mesure pas à de simples considérations comptables, et à des effets de manches médiatiques. Il serrait de bon augure que les grands électeurs  du ballon d’or en prennent conscience, dans le cas contraire ce trophée est voué a disparaitre

N’oublions pas que les statistiques se perdent, et les looks changent (cf notre article) mais les légendes demeurent!

Le disque du mois #3 – L’innocence retrouvé d’Etienne Daho

Etienne Daho – Disque du mois de Novembre 2013

Déjà. Le mois de novembre touche à sa fin et bientôt les premiers flocons viendront cristalliser notre pensée dans le brouillard hivernal. Cette fois-ci encore, la tâche de dégager un album parmi la pléiade de bonnes galettes qui sont sorties ce mois-ci, ne fut pas aisée.
On aurait pu rendre hommage aux rappeurs Marseillais d’IAM, à leur lyrisme, à leur extraordinaire carrière qui s’achève plus ou moins avec la sortie de la deuxième partie d’Art Martial, dernier disque enregistré avec la maison  Universal Music. C’est tout un pan du rap français qui tire plus ou moins sa révérence, ça ne laisse pas indifférent…
On aurait pu aussi décider de vous parler du deuxième album de Discodeine, une vraie petite bombe pour les amateurs de techno froide et compulsive. Duo breton atypique sur lequel on vous conseille vraiment de vous pencher si vous êtes restés bloqués à Détroit dans les années 80. En effet si vous rêvez encore à la gloire passée de Juan Atkins et de Derrick May, alors l’album Swimmer est fait pour vous.
Finalement, notre naturelle  mélancolie automnale a été définitivement plus sensible à la douce poésie que nous a chanté Etienne Daho en ce mois de novembre 2013.
Un seizième album, et c’est presque comme un gamin que l’on retrouve l’ami Étienne,  le titre « les chansons de l’innocence retrouvée », mais l’a-t’il déjà perdu ?

Pochette de l’album Mythomane, première album de Daho, sortie en 81.

Depuis son premier album « Mythomane » en 1981, le Rennais surprend son auditoire, et met de la fraîcheur dans ses notes. Il le fait voyager au gré des vents et tempêtes, au gré des villes et pays. C’est comme une histoire qu’il vous souffle au creux de l’oreille avant de vous endormir. Il nous parle d’amour, il nous parle de soleil, de voyage en Italie et de filles. Voilà pourquoi on aime Daho, pour ses sons chauds et dansants qui vous glissent dans les oreilles comme une cuillère de miel vous ravie les papilles et vous soulage un mal de gorge.


Mais résumer Daho à un simple pique-nique champêtre serait une insulte à celui qui est considéré par beaucoup, nous y compris, comme l’inventeur de la pop française. Le papa de toute une génération d’artistes qui se considèrent comme ses enfants. De Saint-Michel à Aline en passant par Lescop ou Baden Baden  ils ont été influencés par Daho et ils ont largement bien fait, car en matière de pop, personne n’a jamais fait mieux. Le véritable génie de Daho c’est d’avoir réussi à faire de la chanson française un air qui se fredonne. La mélodie devient alors une première langue maîtrisée, sans accent, sans manière.  Daho, c’est aussi une image cultivée avec soin, celle d’un dandy intemporel, un Bryan Ferry à la française comme le prouve son dernier clip « la peau dure », histoire d’amour perdu puis retrouvé, finalement assez classique pour une chanson pop.

Etienne Daho est à la pop ce que Bashung est à la chanson française, là où le second cultivait la poésie de ses textes, le premier cultive ses mélodies. Ce nouvel opus est encore une fois une réussite musicale incontestable, un modèle du genre. Aidé par son complice et ami Jean-Louis Pierot, il a sûrement produit l’un de ses meilleurs albums, de la justesse des notes à la beauté du texte. C’est un album automnal, un peu paradoxal, qui se veut froid et majestueux, mais qui n’inspire pourtant que la joie et la danse.  C’est sûrement par amour pour le cinéma que Daho a toujours eu tendance à vouloir tailler ses morceaux pour le grand écran. À l’image de l’excellent « premier jour du reste de ta vie », bande originale du film éponyme, on retrouve quelques perles conçus clairement pour le 7e art et notamment « l’homme qui marche » et « onze mille vierges » deux petites histoires à première vue banales mais qui, tissées par la grandeur des violons, deviennent l’apothéose d’une aventure qui prend tout son sens lorsque la musique s’arrête.
http://www.youtube.com/watch?v=zozond-gKdQ
Puis il y a le reste de l’album, mêlant sexualité malsaine, dance ivre, et pop suave. C’est beau et coloré, avec quelques grands moments de chanson française, notamment dans « les torrents défendus » balade légère et musicalité des mots ; des rimes riches qui donnent l’impression d’écouter un poème d’Apollinaire avec les lignes de basses de Sting à la grande époque de Police, alors forcément ça ne laisse pas indifférent.

On peut aussi vous citer « l’étrangère »,  grand moment musical, qui remet au goût du jour ce trip-hop troublé et extrêmement flou que maîtrisait parfaitement Massive Attack à leurs débuts. Mais avec une mélodie made in Daho  en plus qui rend le morceau parfaitement addictif.

Album bilan et sans bile,  Les Chansons de l’innocence retrouvée, renoue parfois curieusement avec l’esprit débridé de Mythomane, le soulagement d’être devenu un homme en plus – tout en s’offrant de purs fantasmes post-ado, comme inviter Debbie Harry pour un duo chaud ou convier la guitare adorée de Nile Rodgers, là où il accueillait autrefois l’idole Jacno.

De 1981 à 2013, finalement il n’y a qu’un trait d’union dans la carrière du grand Etienne Daho, une vie pour certains, une journée pour d’autres. Assurément l’innocence il ne l’a jamais perdu et c’est pour ça qu’on l’aime.
Si vous voulez voir Daho sur scène, ce qu’on vous conseille vivement, il y a 54 dates programmées en France qui ont été décalées pour des raisons de santé, qui commenceront donc à partir du mois de janvier. Au milieu de cette abondance vous trouverez forcément chaussure à votre pied, en tout cas on vous le souhaite.

Notre dernier disque du mois ?