Art – Les illustrations 3D de Teodoru Badiu

Teodoru Badiu – Dead Wood

Vous vous souvenez de notre article sur la série « Distroy » de PEZ ? L’on pouvait voir la typo de Disney reprise pour le titre de la série d’illustrations qui défigurait totalement des icônes de la culture pop. Homer Simpson était représenté avec une canette de la bière duff dans la tête pendant que son fils Bart s’arrachait la tête. Donald Duck avait ses yeux rentrés dans ses orbites l’empêchant de voir Mario digérer ses champignons. Mickey n’avait d’ailleurs pas été épargner non plus tout comme Dark Vador, Kenny ou encore les Daft Punk.

deadwood_no3 Dead Wood de Teodoru Badiu

Aujourd’hui, c’est Theodoru ou Teodoru Badiu (sans le h) qui reprend la typo Disney pour sa série « Dead Wood » en refaisant  au passage le portrait de Mickey, mais aussi celui de Pinocchio, Mighty Mouse, Felix le Chat ou notre copain d’enfance Bugs Bunny. Je ne connaissais  pas cet artiste Autrichien qui fait des illustration 3D ainsi que du vectoriel mais je dois dire que je ne suis pas déçu d’être allé voir son boulot bourré de références sur son site internet !

 

skull_bunny bugs bunny Teodoru Badiu

Médias – Jen Selter ou l’art « d’Asstagram »

On connaît tous Instagram, cette application pour smart phone qui permet de rendre alléchante une choucroute en conserve et plus généralement n’importe quelle photo grâce à des filtres rétros. Jen Selter, une jeune Américaine dotée d’un postérieur supérieurement qualitatif,  a eu l’idée de « s’Instagramer » le boule. Résultat plus de 2 millions de followers sur le site en question, 600 000 fans sur Facebook et la naissance d’un mythe : « asstagram ».

// lire notre article pour devenir un mec stylé sur les réseaux sociaux ? //

Jen Selter ou l’art d’asstagram

L’histoire peu banale d’une jeune étudiante de 20 ans qui a vite compris qu’elle avait plus de succès en postant des photos de ses fesses qu’en mettant son chien ou sa grand-mère. Du coup, la fitness-girl n’ a pas arrêté de poster des photos du fameux postérieur, dans une logique de course aux followers.

Indéniablement d’un point de vu strictement physique, on peut comprendre l’engouement, non? (Crédit photo @JenSelter)

Dans l’ascenseur, à la salle de gym, au resto, dans la salle de bain, toutes les occasions sont bonnes pour poster des images de son corps. Le tarif syndical pour chaque photo, c’est 150 000 likes. Sans compter les clichés sempiternelles deux mille commentaires à base de « wesh t’es trop mignonne », « t’es mon idole Jen », « Jen, ton corps est incroyable », « hey fais péter ton numéro de téléphone » ou encore « ouhlalala je kiffe trop ton boule ». (Cette traduction de l’anglais vers le français est peut-être légèrement approximative). Ce qui est sur c’est que les mecs deviennent fous comme le prouve cette vidéo.

A la conquête des followers?

Manifestement, Jen Selter s’est donné un mal fou pour en arriver là. Après s’être inscrite sur Instagram en mars 2012, elle s’est rendue compte que poster des images de son corps marchait plutôt pas mal, et qu’en plus, d’autres comptes republiaient régulièrement lesdits clichés. Dès lors, elle s’est appliquée à demander systématiquement qu’on la crédite. Technique gagnante. Son nombre de followers n’a pas tardé à exploser.  Et puis, selon une logique marketing infaillible, quand elle a atteint les 300 000 followers, des sponsors comme Nike n’ont pas tardé à rappliquer, sentant bien le bon filon. À tel point qu’aujourd’hui, Jen (ou Jennifer) vit essentiellement de ses sponsors et fait même office de porte-parole pour des marques d’eau et de compléments alimentaires.

(Crédit photo @JenSelter)

Après, on ne va pas se mentir, c’est un peu répétitif  à la longue son truc. Parce que concrètement, une fois qu’on a fait asstagram au gymnase, dans l’ascenseur, après le jogging, avant l’entrainement, devant sa fenêtre, etc. On a beau avoir un derrière magnifique, on finit par tourner en rond.

« Asstagram » est-ce vraiment utile?

Alors d’accord, un tel dévouement, c’est impressionnant, elle a un fessier incroyable, mais bon, si on arrête de penser avec un pénis à la place du cerveau et/ou un anneau gastrique en guise d’estomac, on finit par en arriver à la conclusion inévitable que l’engouement autour d’elle est débile.

Même si Jen Selter a réussie son but « Trouver la motivation nécessaire pour se dépasser et vivre de sa passion du fitness ». Au delà l’ennuie certain que doit avoir la jeune fille à la longue, de donner de la chair fraîche à des vautours. Cette histoire n’est autre que l’incroyable démonstration qui montre qu’au XXIe siècle, Internet permet de vivre de tout et surtout de n‘importe quoi.

En permettant à Mme Michue et à M. Dugnot d’afficher leurs vies à des milliers d’internautes, la société s’est transformée en une vaste plate-forme pour narcissiques et au milieu de vaste salon de l’égocentrisme, certains s’en sortent mieux que d’autres. Si la nature vous a gâté, il est de bon ton d’en profiter, et internet est sans doute le meilleur moyen d’y parvenir.
PS : Nous avons maintenant un compte Instagram ! Soyez cool, même si on ne met pas des photos de nos culs sexy, suivez-nous quand même ! http://instagram.com/hulubberlu#

Entrepreneuriat – L’aventure OhMySocks

Le monde de l’entrepreneuriat fascine autant qu’il terrifie, c’est la raison pour laquelle on a décidé de partir à la recherche des jeunes entrepreneurs français d’aujourd’hui, pour savoir ce qui se passe dans ce microcosme. Pour la première édition, on est partie à la découverte de l’aventure OhMySocks.

OhMySock, la chaussette « made in france »

« Les chaussettes, ce n’est pas uniquement fait pour chausser les pieds »
C’est en tout cas ce que pense Alexis Frerejean, le créateur de la marque française OhMySocks. En effet, en 2010 le jeune homme décide de faire de la chaussette un accessoire de mode à part entière, au même titre qu’une chemise ou qu’une paire de chaussures (produis qu’il fabriquera par la suite). Grâce notamment à une communication habile, l’aventure OhMySocks a porté ses fruits, puisque la marque est aujourd’hui distribuée dans 175 points de vente notamment en France, mais aussi en Belgique et aux États-Unis , et vend plus de 300 000 paires de chaussettes par an. Une success-story made in France, qui nous a poussé à interroger  son créateur afin d’en savoir plus sur ses motivations et son parcours.

Hurluberlu : Déjà, commençons par le commencement, peux-tu présenter brièvement à nos lecteurs ton parcours professionnel. Tu as plus le profil de l’étudiant modèle en école de commerce ou du malin qui a su trouver son chemin (malgré quelques détours) ?

Je suis diplômé de Dauphine en gestion et d’un master de finance à l‘EM Lyon, ni élève modèle ni tire au flanc, j’ai fait des études correctes. Une fois diplômé après un stage en fusion & acquisition, j’ai travaillé pendant deux ans dans un fond infrastructure. En septembre 2009, nous avons commencé à réfléchir à un projet d’entreprise de chaussettes et nous nous sommes lancés en mai 2010, travaillant tous les deux à côté. Ce n’est qu’en septembre que j’ai quitté mon travail pour travailler à plein temps sur le projet. Je pense que ce cheminent graduel vers l’entrepreneuriat à plein temps est la bonne solution pour évaluer les risques et les difficultés du marché sans trop s’exposer

 

Hurluberlu : Avant même que Montebourg vêtisse sa marinière, tu avais déjà eu l’idée de remettre le made in France, et surtout l’élégance à la française, au gout du jour. Tu as senti le vent tourner ou l’idée OhMySocks est née indépendamment ?  

OhMySocks est une jeune marque de chaussettes élégante et ludique. Nous sommes partis d’un constat assez simple, il n’y a pas de réelle marque de chaussettes. La seule variable existant sur le marché est le prix en fonction de la qualité. Nous avons donc décidé de révolutionner le petit monde de la chaussette sur le prix, mais surtout sur le packaging, l’image et la communication pour passer d’un achat pratique à un achat plaisir. Le côté entrepreneur français est évidemment un plus, et correspond à une tendance forte d’une migration de la demande vers la qualité et la traçabilité.

 

Hurluberlu : À l’heure actuelle, on à l’impression que faire du business en France c’est quelque chose de très compliquée notamment à cause de la législation fiscale pas forcément très favorable et d’un système éducatif qui n’encourage pas assez l’entrepreneuriat. Toi qui es au cœur du sujet, qu’en penses-tu?

À mon sens, et contrairement aux idées reçues, l’entrepreneuriat early stage ( le fait de se faire aider financièrement avant même d’avoir un produit à lancer sur le marché)  n’est pas si compliqué en France, il existe pas mal de structures de conseils publiques ou semi-privées, des subventions, les démarches de création sont assez simples. Ce qui manque réellement en France, c’est un accompagnement sur la durée, notamment en terme de charges, pour favoriser la croissance de l’entreprise. Au bout de deux ans, il n’existe quasiment plus rien pour aider l’entrepreneur alors que c’est une période charnière dans la vie de l’entreprise.

 

Hurluberlu : On dit que les « business angels », grands pourvoyeurs de fonds pour les jeunes entrepreneurs, sont en voie de disparition en France. Et toi, tout au long de ton aventure entrepreneuriale, as-tu pu compter sur des soutiens de poids (famille, « business angels », banques, collaborateurs) qui ont été décisifs dans la réussite du projet ?

Il existe pour moi deux types de soutiens essentiels pour les entrepreneurs. Le soutien financier qui, est évidemment essentiel, même si je pense qu’il faut d’abord valider le modèle avant de se lancer dans une levé de fonds. Nous avions lancé OhMySocks avec trois mille euros, et ce n’est qu’au bout d’un an et demi que nous avons ouvert 10% du capital à un business angel. Nous avons eu de la chance, car c’est notre business angel, client chez nous, qui nous a directement contactés. L’autre soutien aussi capital est celui de ces proches. On a trop souvent tendance à sous-estimer la psychologie dans l’entrepreneuriat, mais à la création d’un projet il faut se préparer à traverser des moments très durs et il faut pouvoir compter sur sa famille est ses amis.

 

Hurluberlu : Peu de gens osent encore se lancer, tu l’as fait, félicitations ! Mais… quels ont été les sacrifices que tu as dû faire pour te lancer ? En fais-tu toujours actuellement ?

Le premier sacrifice étonnant le plus simple à faire est financier. Il faut accepter de gagner peu ou pas d’argent pendant un certain temps. Le vrai sacrifice est celui de la stabilité. Une fois lancé on ne dort jamais plus de la même manière. Ces sacrifices existent donc, mais ne sont rien comparés aux avantages. Entreprendre c’est vivre de sa passion, apprendre tous les jours et plus rapidement, avoir des interlocuteurs à hautes responsabilités très vite! Ces sacrifices sont donc un juste prix à payer.

 

Alexis et son kit de survie OhMySocks

 

Hurluberlu : Beaucoup de gens disent que la principale qualité d’un entrepreneur à l’heure actuelle, c’est d’être capable de créer un réseau et de savoir l’exploiter, est-tu d’accord avec ça et si oui de quelle façon ça à concerné OhMySocks ?

Effectivement le réseau est capital pour entreprendre. Il intervient à tous les niveaux. À la création, pour une levée de fonds, ou dans le commercial. Globalement il faut rapidement dépasser le réseau de ses proches, très utile au départ, et se construire son propre réseau. Rester ouvert à toutes les opportunités et surtout réfléchir d’abord à ce qu’on peut apporter avant de réfléchir à ce qu’on peut gagner dans une relation.

 

Hurluberlu : À ton avis quelles sont les qualités principales que doit avoir un jeune gars s’il veut tenter l’aventure entrepreneuriale ?

D’abord je pense que le gars peut-être une femme….

Il ou elle doit avoir une tête bien faite, mais surtout de la persévérance et une forte capacité de travail et d’organisation.

 

Hurluberlu : 2013 était une bonne année pour OhMySocks, quels sont vos projets pour 2014 ?

En 2014 nous souhaitons creuser notre cœur de métier, la chaussette en lançant deux nouvelles gammes pour hommes et deux gammes pour femmes. Nous accentuons par ailleurs la communication sur des supports assez inédits avec quelques surprises pour le lancement de la collection printemps. Enfin on espère intensifier encore notre réseau commercial avec l’embauche d’un nouveau commercial en CDI.

On a hâte d’en découdre !

 

Hurluberlu : Qu’est ce que la création d’ OhMySocks t’a apporté sur le plan personnel ? Plutôt du plaisir et de l’indépendance, ou alors des contraintes et du stress ?

Les deux mais surtout beaucoup de plaisir

 

Hurluberlu : Si tu avais un seul conseil à donner à ceux qui se sentent entrepreneurs dans l’âme, ce serait… ?

Allez-y vous ne risquez rien… qu’un peu d’argent et votre carrière

 

 

Notre dernier Hurlu Entrepreneuriat

Littérature – Yann Moix et sa deuxième Naissance

Sept heures de vol de jusqu’à Montréal. Il me fallait un bon bouquin. J’avais repéré le prix Renaudot 2013, un pavé de mille deux cent pages dont le titre m’intriguait : Naissance. Je connaissais peu de choses sur l’auteur.
Yann Moix, diplômé de l’Ecole supérieure de commerce de Reims et de Sciences Po avait à mes yeux le profil de l’écrivain parfait. Il avait publié de nombreux romans dont l’un d’eux avait remporté le prix Goncourt du premier roman en 1996, Jubilations vers le ciel.

Yann Moix, un expert en matière d’écriture, j’étais sûr de ne pas être déçu.

Selon le résumé de l’ouvrage, le livre traitait principalement de la filiation au travers du rapport de l’auteur avec ses parents et de son émancipation du microcosme de la ville d’Orléans d’où il est originaire. Il s’agit d’un livre poétique au sein duquel l’auteur nous donne ses réflexions sur le monde postmoderne d’aujourd’hui.
J’ai aimé le style de Yann Moix, les images qu’il créé sont amusantes, parfois folles, parfois tristes, parfois curieuses. Les multiples successions de termes projettent le lecteur dans un monde imaginaire qu’est celui de l’enfant tout en dénonçant le totalitarisme. Tout y passe : des « exclamations » aux « gazouillis » en passant par « fascisme » et le « nazisme. » Il y a au cours du livre des expressions fascinantes: « C’étaient les ouistitis du néant. » La phrase sonne bien. Elle associe des images incongrues qui forment d’autres sonorités, plus étonnantes encore. Le style de Yann Moix est beau;  il mêle souvent une tonalité plutôt grave à une poésie fraîche et parfois lyrique.
Au-delà du style, l’auteur fait se croiser au cours du roman de multiples thèmes. La religion en est un des principaux.

« Pourquoi le fruit défendu n’avait-il point été une banane, un abricot ? »

Né circoncis dans une famille catholique, l’écrivain présente le narrateur comme un être hors-norme, pas à sa place dès le début de l’histoire. Cette incongruité de naître circoncis dans une famille catholique permet à Moix d’introduire une réflexion intéressante mais parfois confuse sur le sens que peuvent donner les religions à la société actuelle. Notamment sur le lien entre le Judaïsme et le Christianisme. L’écrivain interroge la portée des symboles en faisant usage de tournures rhétoriques qui interpellent le lecteur, à l’instar de celle-ci : « Pourquoi le fruit défendu n’avait-il point été une banane, un abricot ? »
Cette question à première vue banale et simpliste fait réfléchir le lecteur sur le relativisme ambiant de notre époque postmoderne, mais également une remise en cause permanente des principes spirituels à laquelle se prête l’écrivain.
Le rapport au corps est également un des sujets majeurs du roman. Ambiguë, sale, provocateur, Yann Moix présente le corps des femmes et des hommes de manière vulgaire. Le corps est décrit négativement et relié à la problématique de la sexualité. Moix fait dire des phrases violentes au personnage principal de l’œuvre : « je m’en vais soumettre mon squelette aux gymnastiques de l’Hadès. » L’usage du terme « squelette » en lien avec l’Enfer prend dans ce contexte une connotation morbide, tout comme la violence avec laquelle l’écrivain dépeint les scènes de relations sexuelles qu’il entretient et qui peinent à apporter au roman la force qu’elles auraient pu lui conférer si celles-ci avaient été plus simplement et poétiquement exposées.

L’objet d’art sublime son maître, pour devenir autonome.

Quant au thème majeur de l’œuvre, ce qui fait son suc, son identité littéraire, c’est la quête du « Moi » intime à laquelle l’écrivain se lance. En ce sens, Yann Moix confirme la portée universelle du dicton de Montaigne qui professe : « Chaque homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition. » Naissance incarne la volonté de l’auteur de découvrir la nature de son soi, ce qui le constitue. Thème majeur de la littérature depuis Saint Augustin dans ses Confessions, l’écrivain tente de mettre à nu les entrailles de son moi profond à travers la poursuite de l’exercice littéraire. Cette quête du « Je » littéraire dépasse l’écrivain, alors que celui-ci écrit : « Lorsque je griffe une phrase, ma fulgurance m’épate. » L’auteur est alors dépassé par son entreprise, thème classique de la littérature ; l’objet d’art sublime son maître, pour devenir autonome.
Il m’aura finalement fallu plus de sept heures de vol pour venir à bout de la lecture du livre. Naissance est à lire si on prend le temps de s’y plonger, de revenir sur certaines phrases que l’on pourrait prononcer dans sa tête à l’infini. La fin du roman est superbe. Elle revient aux prémices de la réflexion sur la littérature conçue comme créatrice d’une nouvelle parole qui viendrait construire une langue neutre, celle du silence. Moix l’affirme lui-même : « Il s’agira de le recommencer (le monde), de trouver un Verbe neuf pour tout redire de zéro. » Mission accomplie.

Yann Moix – Naissance

 

Voir notre article sur 50 Nuances de Houellebecq

Economie – Le « french bashing » est-il vraiment justifié ?

Citation

Le french bashing ou le dénigrement Français

C’est un sport national outre-Manche, depuis quelques mois, que de se moquer des français et surtout de la santé économique du pays.
Sans vraiment savoir pourquoi le pays des droits de l’homme  est devenu la risée des Anglo-Saxon, c’est le « french bashing ». Essuyant les moqueries douteuses  tantôt du  quotidien britannique The Economist  qui taclait la France à coup de Unes sanglantes (« La France dans le déni » publié en mars 2012, et « La bombe à retardement au cœur de l’Europe » en novembre de la même année). Tantôt par des  dossiers incriminants la politique économique du pays publiés par Netweeks au début du mois de janvier et qui sonne aussi bien qu’un plaquage haut lors d’un traditionnel crunch.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=JsH-NrXCuwY[/youtube]
Rajouté à cela, qu’aucun arbitre français n’a été sélectionné pour aller à la Coupe du Monde au  Brésil et que les agences de notation ne font que dégrader la note de la France (notamment Standard & Poor’s qui est passée de AA+ à AA en novembre dernier). On peut légitimement en déduire, que les Anglo-Saxons n’ont pas l’Hexagone en odeur de sainteté en ce moment.

Une politique de taxation maximum

Dans la sinistrose ambiante, la France n’est pas si mal lotie. Certes, elle reste à la traîne derrière l’Allemagne, qui a été portée par son redoutable secteur de l’exportation. Mais la France fait de meilleurs résultats que la plupart des autres pays européens. Et on ne parle pas seulement des pays frappés par la crise de la dette. La croissance française a dépassé celle de piliers de l’UE comme la Finlande et les Pays-Bas.
Cependant le virage adopté par François Hollande depuis  le début son quinquennat fut radicalement socialiste dans une tradition bien française ; qui est de dépenser sans compter et de taxer au maximum. En se complaisant à surtaxer les entreprises et les particuliers pour combler la dette, il n’a obtenu que l’effet inverse.  En effet fin novembre, le couperet est tombé; le produit des recettes fiscales s’établissait à 284 milliards au lieu des 287,5 milliards prévus, il  a donc une moins-value de 3,5 milliards d’euros d’enregistrée.  Paradoxalement le gouvernement a continué de créer de nouveaux postes de fonctionnaire, notamment dans le secteur de l’éducation, ne faisant qu’aggraver un peu plus la charge des dépenses publiques dans un pays qui compte déjà deux fois plus de fonctionnaires que son concurrent direct, l’Allemagne.
Les Anglo-Saxons ont  donc raison d’avoir des inquiétudes, car la politique économique de la France est désastreuse. Alors, on est, pour l’instant, encore loin du prix du litre de lait à 4$ comme l’affirmait la journaliste américaine, mais on est certainement sur la pente de la « déflation programmée« .

De quoi se mêlent-t-ils?

La vrai question n’est pas finalement de savoir s’ ils ont raison ou pas. Mais plus de savoir pourquoi les journalistes Anglo-Saxons  s’immiscent dans la politique économique du pays.
Est-ce que des éditorialistes du Monde vont demander à David Cameron pourquoi il a entrepris une croisade contre la pornographie sur Internet ou vont-ils s’indigner devant l’espionnage à grande échelle du NSA aux Etats-Unis?
La réponse est indéniablement oui, ils le font chaque année.
Les grands quotidiens français ne se ménagent pas envers la population et les moeurs américaines ou certaines politiques menées au Royaume-Unis. Pour s’en convaincre, il y a qu’à voir l’accueil qu’à réserver la presse française à la mort de Margaret Thatcher en avril dernier, c’est à peine si elle en a parlé. Lorsqu’elle a eu la courtoisie de lui consacrer un papier s’était pour l’affubler de tous les maux, à la manière du grand Renaud. Comble de l’arrogance française, François Hollande n’a même pas eu la décence  d’envoyer un ministre le représenter à l’enterrement.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=MJcUMKGCdrY#t=38[/youtube]
Deuxième raison de l’intérêt que peut avoir les anglais pour la politique économique français. C’est qu’ils sont directement concernés par la santé du pays. Tous les deux étant membres  actifs de l’Union Européenne, il est normal que les journalistes se posent quelques questions sur la mentalité ambiante qui règne en  Hexagone. La Rose a donc des raisons de piquer au vif le petit Coq, elle est même dans son bon droit.

Les politiciens  français en guise de seul réponse devrait faire profil bas et remobiliser l’économie du pays plutôt que de tenir des propos médisants (l’ambassadeur français à Londres a publié une lettre ouverte au Royaume-Unis pour défendre la France qui a bien faillie dégénérer en incident diplomatique). Comme au Rugby, rien ne sert de parler avec les Anglais, la meilleure des réponses se fait sur le terrain.. 

Vers un renouveau économique qui fera taire la critique?

Mais 2014 pourrait être une année charnière  pour la France qui redorerait son blason, si François Hollande se décidait, comme Mitterrand avant lui, d’opérer un virage économique de sociaux démocrate, c’est  à dire moins d’interventionnisme étatique pour privilégier le marché. Lors de ses vœux, le président a prophétisé que 2014 serait « une année des décisions fortes ». Il a dénoncé une fiscalité « trop lourde », mise en garde contre « les excès et les abus » qui plombent la sécurité sociale, proposé aux entreprises un « pacte de responsabilité » : une baisse des charges et du coût du travail en échange de créations d’emplois. En s’éloignant de la vieille gauche orthodoxe, il pourrait remettre le pays sur les railles comme on su le faire certains de ces anciens collègues notamment Tony Blair au Royaume-Uni et Gerhard Schröder en Allemagne, mais en est-il vraiment capable, là, est toute la question.

(Photo : The Economist)

 

Lire notre article sur le MADE IN FRANCE

Hurluberlu MixTape #1 – The Lizzies

Hurluberlu – Hulubberlu MixTape #1 w/ The Lizzies

En train de chiller avec quelques notes de musiques sur internet, pour trouver de nouveaux partenaires sur Hurluberlu, petite notif facebook, on m’invite à un event, je check un peu la prog et lance le soundcloud de « The Lizzies » …

Aouch ! Mais qui sont ces 2 nanas ? Un mélange de Rebecca & Fiona, mais avec un côté un peu plus dark comme celui de Uffie à l’époque de First Love ou encore Make It Hotttt avec les Crystal Castles tout en gardant le côté hyper frais de la deep avec un mélange d’acid techno et de minimal !

Quoiqu’il en soit, je check leur facebook, un peu plus de 1 600 fans, j’essaye alors d’en savoir plus en faisant défiler les photos : elles ont l’air de me sourire .. « Allez viens danser avec nous !« 

Et comme une cerise sur le gâteau, elles nous ont même préparé une MixTape !

En tout cas, gros coup de cœur pour :

Read Between The Lines

If You

Superflash

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The Lizzies – Hulubberlu mixTape #1

Publicité – Equinox Made Me Do It I 2014

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Equinox Made Me Do It

La chaine de fitness very haut de gamme, leader nord-américain, fait encore parlée d’elle avec une nouvelle campagne de pub provocante. Ici, il n’est plus question de « It’s not fitness it’s life » (ce n’est pas du fitness, mais un style de vie) où Terry Richardson présentait des mannequins anorexiques et sexuée. Equinox invite à présent ses clients à se dédouaner de tous les codes et de laisser libre cours à leurs pulsions, car le confort nuit à l’athlète et à sa progression physique.
http://www.youtube.com/watch?v=UbMRaJI7KNU
Par cette nouvelle campagne, « Equinox made me do it » , l’enseigne de fitness insinue que la qualité physique de ces clients pourrait justifier quelques écarts de conduite de leurs parts, enfreindre les conventions sociales pour pimenter sa vie, suivre sa folie, sortir de sa zone de confort, rejeter la bienséance pour ainsi se sentir (re)vivre.

Equinox made me do it

Lancée depuis le 1er janvier 2014, cette nouvelle campagne s’affiche aux Etats-Unis, au Canada, à Londres, dans les 60 et quelques salles que la chaine possède sur ces territoires. Une campagne ambitieuse vous l’aurez compris, qui cherche avant tout à réveiller la bête qui sommeille en vous, tout ça sans  vous pressentez une seule seconde une salle de fitness, c’est tout de même beau non ?

Equinox made me do it

Equinox made me do it

 

Equinox made me do it

 

 

Mode – Speedometer, le bracelet inspiré des montres de plongée

La jeune marque italienne Speedometer vient d’investir le marché de la bijouterie avec une idée intéressante; produire des bracelets à l’image des cadrans de montre de plongée

Speedometer, le bracelet du cadran des plongeurs !

Il sera donc bientôt possible de chausser le cadran d’une montre de plongée à votre poignet. En effet, ces montres de plus en plus nombreuses se ressemblent de plus en plus. Speedometer a alors pris le parti de se démarquer … « et si les aiguilles étaient votre main directement ? Le cadran ne serait t-il pas votre bracelet ? »

Les bracelets sont disponibles en acier, ou en acier noir sur ce lien

 

 

Tous nos articles MODE !

Le vin est-il un placement financier intéressant?

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Le vin est-il en passe de devenir un placement financier comme les actions, obligations ou autres assurances vies ?

C’est en tout cas une tendance qui se développe depuis quelques années. Le mécanisme est simple ; acheter de bonnes bouteilles et attendre qu’elles prennent de la valeur pour les revendre avec parfois une plus-value impressionnante. Mais cette spéculation fait monter les prix et rend certains grands crus totalement inaccessibles aux communs des mortels.  Continuer la lecture

Sport – 2014, le retour du roi Federer ?

Quels sont les vœux de Federer pour 2014 ?

Actuel 6eme au classement ATP, Roger Federer paie sa piètre année 2013.
Un seul titre gagné (tournoi de Halle), le Suisse a enchaîné les déceptions et totalisait 17 défaites à la fin de la saison.

Pourtant, on ne peut imaginer Federer être sur le déclin, même si les statistiques disent le contraire, même si avec ses 32 ans la répétition des efforts n’est plus aussi facile, il est inconcevable de penser qu’il puisse régresser, tout simplement parce que Roger Federer respire le tennis, il incarne le tennis. L’intéressé lui-même déclare avoir bon espoir de jouer à son meilleur niveau dès l’Open d’Australie qui aura lieu du 13 au 26 janvier.
La semaine dernière il a cependant perdu la finale de l’ATP Brisbane contre Lleyton Hewitt (6-1 4-6 6-3) un duel entre deux anciens numéros 1 mondiaux ou le suisse a semblé sans repères notamment lors du 1er set qu’il a laissé échapper en 27 minutes. Voilà toute la complexité du personnage, si la finale a été mauvaise le reste du tournoi été plutôt convaincant. Une sorte de syndrome docteur Jekyll et Mister Hyde qui nous empêche de croire à un retour au sommet de l’Helvète.


Le trio de tête Djokovic, Nadal, Murray semble pour l’instant intouchable mais attention, Federer n’est pas cuit, si ses problèmes physiques le laissent en paix et qu’il se remet dans le rythme, alors l’homme aux 17 grands chelems aura des arguments pour récupérer son trône et sa couronne de roi du tennis mondial.
2014 s’annonce comme une année charnière dans la carrière de Roger Federer, l’open d’Australie nous donnera nos premiers indices sur sa véritable forme. On pourra alors déterminer si cette année est celle de la fin du tout-puissant Federer ou celle qui annonce le retour du roi. Dans tous les cas, par son palmarès impressionnant, sa technique infaillible et sa classe inimitable le Suisse restera gravé dans l’histoire du tennis.
https://www.youtube.com/watch?v=ZIMx7Zx_Oh0&feature=youtu.be

Nos autres articles sports

Sapes – Adidas dévoile sa Stan Smith collection 2014

Alors qu’Adidas avait stoppé  la production et la commercialisation de la  Stan Smith en 2012, la marque allemande a dévoilé  la réédition de la  mythique chaussure pour sa collection  printemps/été 2014.

C’est le retour de la Stan Smith

Stan Smith était un joueur de tennis américain des années 60

Stan Smith, la chaussure de légende

Initialement destinée à être une chaussure de tennis, la Stan Smith fut la première chaussure de sport à être portée en dehors des terrains.  En effet, dans les années 1980, elle devient la chaussure à la mode auprès des jeunes dans le milieu reggae puis surtout du hip-hop. Le groupe de Rap, Run–D.M.C. en fera d’ailleurs l’apologie dans la chanson « my Adidas ».

Au final, la Stan Smith est l’un des plus grands succès de l’industrie du vêtement de sport. En 1990, elle entre d’ailleurs dans le Guinness des records pour s’être vendue à 22 millions d’exemplaires dans le monde.

Pour la petite bio du joueur numéro 1 mondial en 72, vous pouvez la retrouver en cliquant ICI.

Si vous voulez vous acheter le modèle de chaussure en blanc, il faudra attendre le 14 janvier 2014, alors qu’il faudra attendre le mois de mars si vous voulez avoir les versions colorées de la Stan Smith.

 

D’ailleurs voici notre top 10 des meilleures sneakers !

La fille du mois #2 – Margot Robbie

Souvenez-vous, avant d’énumérer bien imbibés les raisons d’être optimiste en 2014. Nous vous avions fait un petit récap des films sur la finances à l’occasion de la sortie du film « Le Loup de Wall Street« . Si vous l’avez vue, vous n’avez pas pu rester indifférent à Naomi Belfort la belle blonde jouée par Margot Robbie. Dans le cas contraire, vous aurez une raison d’augmenter un peu plus le nombre d’entrées du film détenant le record du nombre de « fuck ». (506 selon Slashfilm). Le précédent record était celui de Summer of Slam avec 435 fuck.

 

La fille du mois de Janvier avec Margot Robbie la louve de Wall Street

Née le 2 Juillet 1990, Margot Robbie est une actrice Australienne. Sa carrière a commencé avec le réalisateur Aash Aaron et apparaît dans deux de ses films : Vigilante en 2008 et ICU en 2009. Elle tourne ensuite sous le nom de Donna Freedman dans le feuilleton Neighbours en 2008. Même si ce rôle s’est transformé en un caractère régulier avec le temps, il ne devait être qu’à court terme lorsqu’elle le prit.

margot robbie jeune dans ICU (2009)

 

Robbie Margot dans Neighbours à 20 ans

Elle quitta Neighbours en 2010 pour interpréter ensuite le rôle de Laura Cameron dans le drame « Pan Am » (ABC). Elle réalisa également plusieurs publicités télévisées et décroche le rôle d’hôte de Caitlin Brentford dans la deuxième saison de City Homicide .

Margot Robbie dans une publicité pour Nivea Young

 

Margot Robbie dans le film Pan Am

http://www.youtube.com/watch?v=PuQgJCyIm88

 

Margot Robbie est Laura Cameron dans Pan Am

 

On peut dire que la carrière de Margot Robbie est maintenant réellement lancée après avoir tourné avec Di Caprio sous les projos de Scorsese. Un autre film arrive avec Will Smith : Focus.
Et attention, la belle Margot Robbie sera une Française : Céline dans le film « Suite Française » une adaptation du livre d’Irène Némirovsky morte en déportation en 1942… (sortie prévue en 2014)

 

Les commandements du parfait montagnard

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Pour ceux d’entre vous qui ont encore les moyens de se payer des vacances à la montagne pour s’adonner aux sports d’hiver, il est indispensable de connaître quelques règles de savoir-vivre du parfait montagnard qui vous éviterons de passer pour des rustres ou pire d’être carrément relou avec vos congénères.

La nature, tu respecteras

Que ce soit dans les Pyrénées, dans les Alpes ou même à Mica au Canada, la montagne est belle, surtout en hiver.  Rien n’est comparable à la beauté d’une forêt enneigée au petit matin, la neige recouvrant chaque arbre d’un manteau  blanc immaculé aux reflets argentés par les premiers rayons du Soleil. C’est presque poétique, donc par pitié, amis fumeurs ne jetez pas vos mégots par terre,  c’est pêché. Il y a même des risques d’accident ; certaines personnes ayant l’habitude de revêtir des perruques de clowns sur les pistes de ski, le jet de cigarettes incandescentes du haut des télésièges  peut provoquer  des descentes en flambeaux, humaines… (Cf notre article : Cigarette : Tendance ou hasbeen)

Ton temps, tu prendras

Déjà que vous faites partie des 10% de la population française qui ont les moyens financiers de partir à la montagne, prenez le temps d’apprécier votre moment et notamment lorsque vous faites la queue aux remontées mécaniques. Rien de plus pénible, lorsque vous avez organisé votre positionnement au départ du télésiège pour le prendre avec votre copine, histoire de partager un petit moment romantique à très basse température et qu’un type se faufile au dernier moment pour finalement s’asseoir entre vous, tout ça pour gagner quelques minutes de temps. Même incompréhension lorsqu’un énergumène qui a, au demeurant, la même dégaine qu’un prof de chimie de collège se précipite dans la première télécabine venue bousculant tout le monde sur son passage pour gagner là encore deux minutes sur sa journée. Minutes qu’il reperdra quelques heures plus tard, en essayant de rechausser ses patinettes après une chute.
Bref, être pressé à la montagne, c’est comme si un footballeur du PSG allait chercher sa bouffe au Resto du Cœur, c’est franchement ridicule et surtout incompréhensible

De narguer tes camarades sur les réseaux sociaux, tu arrêteras 

Le 26 décembre au matin, Martin,  un  pauvre étudiant est resté enfermé dans son appartement pour réviser ses partiels qui sont programmés début janvier, pendant que tous ses potes de lycée sont partis quelques jours à la montagne. Le pauvre homme va être harcelé, photos sur Facebook, Snapchat, MMS, appel nocturne.  Les mecs ont décidé de lui mettre l’enfer pour bien lui faire regretter de ne  pas être venu avec eux.  Résultat des courses le mec craque, rejoint ses potes, oublie de réviser, loupe ses partiels, et redouble. Petite cause, grande conséquence.
La morale de l’histoire : arrêter de traumatiser vos amis lorsque vous êtes à la montagne en mettant des photos 15 fois par jours sur les réseaux sociaux.

Ta vitesse, tu maîtriseras

Une piste de ski, c’est un peu comme une autoroute, il faut adapter son comportement pour pouvoir l’utiliser à plusieurs, et de facto lorsqu’on ne maîtrise pas trop, on est prudent sinon on est dangereux surtout pour les autres. Si les campagnes pour la sécurité routière et les limitations de vitesse aident à maintenir une certaine cohérence sur les voies rapides, absolument rien ne vous protège sur les pistes de ski. Donc  le gars déguisé en poulet qui descend en patinette les bras écartés en criant « Akkounamattata », il est légalement en règle. Par contre, on sait tous que si il y a le moindre obstacle en face de lui, un sapin, une petite fille ou vous, il sera totalement incapable de vous éviter. Au mieux vous aurez une ITT de 6 jours, au pire vous finirez comme Schumacher.

Une tenue adaptée tu revêtiras 

 Revenons à notre ami déguisé en poulet, légalement parlant, il a le droit de s’habiller comme ça, mais « stylistiquement » parlant c’est une erreur grossière. Chaque année on voit cette bande de potes encore un peu saouls de la veille qui se tapent le trip de se déguiser en Télétubbies  pour une journée, ils ont l’air ridicule, mais qui peut condamner l’amusement de la jeunesse ?
Ce ne sera surement pas nous – par contre, vêtir délibérément et systématiquement la tenue de Jim Carrey dans The Mask pour skier, c’est un peu  plus délicat. L’ensemble bonnet Marsupilami, maillot de hockeys des Mighty Ducks d’Anaheim et bas de costume d’ours, ça ne vous donne pas l’apparence de Bode Miller, mais plus du gars qui veut se faire remarquer.

L’inverse est d’ailleurs vrai, ne vous habillez pas en « gros rider de la montagne » si vous ne pratiquez pas le ski freeride parce que les Parisiens que l’on voit habillés de la tête au pieds par tous les derniers produits des marques les plus pointues nous font kiffer … surtout quand ils se prennent une boite en descendant en chasse neige du télésiège !
Sobriété est gage de qualité, sur les pistes comme ailleurs la devise prédomine.


Voilà pour les premiers commandements, on attend les vacances de février pour vous délivrer les suivants. En attendant, ne vous cassez rien, soyez prudents et soyez fidèles amis !
Et pour ceux que ça intéresse, vous pouvez également profiter d’
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Comprendre le phénomène de la Quenelle

« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit » Article 19 – Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948).

Vaste est le débat qui naît aujourd’hui de l’interprétation du geste de la quenelle, geste créé – repris ? – par l’humoriste Dieudonné il y a une dizaine d’années. Le développement qui va suivre n’a pas pour objectif de subodorer l’interprétation exacte de ce geste mais plutôt de comprendre pourquoi il est actuellement un sujet national.

On peut trouver sur le net des vidéos de quenelles antérieures au début de la carrière humoristique de Dieudonné. Sont-elles aussi ambigües que les quenelles de Dieudonné? Vont-elles faire l’objet d’une fatwa nationale? La réponse sera bien évidemment négative car elles n’intéressent personne.
En outre, la quenelle « made by Dieudo » existe depuis une dizaine d’années. Dix années où les quenelliers, certes moins nombreux qu’aujourd’hui, ont pu s’adonner à leur pratique en toute sérénité loin des attaques haineuses et discriminatoires dont ils font l’objet aujourd’hui. Que s’est-il donc passé pour qu’en l’espace de quelques mois l’existence de la quenelle passe du calme à la tempête? Avez-vous vu en 2012 ne serait-ce qu’une simple attaque sur ce geste? Vous n’en trouverez pas car l’élément déclencheur de cette médiatisation diffamatoire se situe en 2013.
La première attaque officielle a été lancée par Alain Jakubowicz, Président de la LICRA, dans un courrier adressé au Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en date du 9 septembre 2013 ; courrier publié et relayé dans les médias par la suite. M. Jakubowicz déplore à cet endroit la quenelle effectuée par deux chasseurs alpins devant une synagogue. Il qualifie ainsi la quenelle de « salut nazi inversé signifiant la sodomisation des victimes de la Shoah ». Ce sont ses mots.
La boîte de Pandore est pour ainsi dire ouverte. L’huile est jetée sur le feu. La reprise médiatique de la quenelle va aller dans le sens du Président de la LICRA et non dans celui de l’humoriste. Depuis cette date, nous assistons donc à une montée en puissance des attaques à l’encontre de ce geste auparavant inconnu du grand public. Que de publicité pour l’humoriste Dieudonné me direz-vous ! Oui et non. Si le succès de l’humoriste est grandissant auprès de toutes les classes sociales et tranches d’âge de la population, le gouvernement ne le voit toutefois pas d’un bon œil : Manuel Valls en est venu à envisager par des moyens juridiques l’interdiction des spectacles de l’intéressé. Mais comme l’explique très bien Maître Gardères sur France 24, l’annonce faite par le Ministre de l’Intérieur montre bien son impuissance à trouver ces fameux moyens juridiques, sous-entendant par là que ceux-ci seraient déjà mis en place s’il y avait matière.

Ces faits permettent de constater l’opportunité de l’interprétation du geste de la quenelle faite par l’ensemble des grands médias. Dieudonné fait l’objet depuis plusieurs années d’un boycott médiatique pour certains de ses sketchs considérés comme racistes ou antisémites. Or, le succès grandissant de l’humoriste passant de moins en moins inaperçu, il devenait difficile de le camoufler. La communauté médiatique, le gouvernement et les associations antiracistes ne pouvaient, à leur sens, laisser cette situation ainsi. La surmédiatisation diffamatoire du comique est alors apparue via la quenelle.
Cette affaire, ce phénomène, conduit à une vraie réflexion sur la liberté d’expression et la pratique de la censure. Les sketchs de Dieudonné et la quenelle entrent-ils dans les dispositions de l’article 19 de la DUDH ou même des articles 10 et 11 de la DDHC ? Mais la démarche de questionnement juridique doit-elle intervenir aussi tôt ? Qui peut juger de ce qui est drôle ou de ce qui est raciste ? A l’instar de Pierre Desproges, ne devrions-nous pas plutôt nous demander si l’on peut rire de tout ? Sa réponse était certainement salutaire : oui, mais pas avec n’importe qui. Oblige-t-on les indiens à assister aux sketchs sur les indiens, aux arabes sur les arabes, aux juifs sur les juifs ?
Avant de lancer toutes sortes d’attaques verbales, physiques ou judiciaires, les intéressés devraient adopter une démarche montaignienne et se demander si ce qu’il se dit d’un côté se confirme également de l’autre. Le doute n’est pas lâche ni la prise de position obligatoire. Seule la réflexion sur ce qui nous entoure compte. Personne n’a l’apanage de la raison ni du rire. Ces quelques lignes apparemment logiques et ne pouvant être contredites par toute personne de bon sens, il est probable que certains aient des intérêts dans la fin de carrière de l’humoriste Dieudonné. Qui ? Pourquoi ? On déborde sur un autre débat qui sort du sujet traité par cet article…

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Art – les expositions les plus attendues de 2014

Si la première de vos résolutions pour 2014 était d’aller au musée plus souvent, il vous faudrait un petit guide pour vous y retrouver.  Voilà donc une sélection non exhaustive et totalement subjective des meilleures expositions de 2014. De Marcel Duchamp à Jeff Koons, en passant par David Lynch ou Cartier-Bresson. Tour d’horizon des expositions les plus attendues pour 2014.

2013 fut une spectaculaire année culturelle, 2014 fera-t-elle encore mieux ?


David Lynch – la Maison Européenne de la Photographie – du 15 janvier au 16 mars

Cinéaste de renom, David Lynch est aussi artiste plasticien, designer et musicien. Pour la Maison Européenne de la Photographie, qui lui a donné carte blanche, il a imaginé « Small Stories ».
De petites histoires, autour d’une quarantaine de ses photographies en noir et blanc, créées spécialement pour l’exposition. Des images oniriques, troublantes, habitées… dans lesquelles le visiteur retrouve les motifs récurrents de l’univers de David Lynch.


Marcel Duchamp – Centre Pompidou – du 24 septembre 2014 au 15 janvier 2015


À travers une centaine d’oeuvres, le Centre Pompidou consacre une exposition monographique exceptionnelle à l’oeuvre pictural de Marcel Duchamp, au centre duquel sa peinture et les dessins qui l’ont mené à la réalisation du Grand Verre, « La mariée mise à nu par ses célibataires, même », de 1910 à 1923.
Approche inédite, volontairement paradoxale, l’exposition entend montrer les tableaux de celui qui, selon la doxa moderniste, a tué la peinture. Marcel Duchamp, « anartiste » iconoclaste à partir des années 1920, a pourtant consciencieusement regroupé ses peintures antérieures entre les mains d’un petit cercle de collectionneurs, les a répliquées dans sa Boîte-en-Valise, afin de placer, pour la postérité, son grand oeuvre – le Grand Verre – dans la cohérence d’une genèse lente et complexe.
Peu connues en Europe, ses peintures sont ainsi exceptionnellement réunies, entourées des sources de Duchamp.


Monumenta – Grand Palais – du 10 mai au 22 juin (finalement annulé)

En 2010, c’était le textile usagé de Charles Boltanski qui avait investie le Grand Palais

Confrontation artistique sans équivalent dans le monde, Monumenta invite chaque année un artiste contemporain de renommée internationale à investir les 13 500 m2 de la Nef du Grand Palais avec une oeuvre spécialement conçue pour l’occasion. En 2013, les artistes russes Ilya et Emilia Kabakov imaginent une installation spectaculaire et mystérieuse : à travers une cité utopique, ils proposent aux visiteurs, sous la verrière monumentale, un parcours initiatique et une réflexion sur la condition humaine.


 Jeff Koons – Centre Pompidou – du 26 novembre 2014 au 27 avril 2015

Une oeuvre de Koons sur le toit du MOMA à New-York

Le Centre Pompidou présente la première rétrospective majeure consacrée, en Europe, à l’oeuvre de Jeff Koons prenant pour la première fois la mesure complète de l’oeuvre de l’artiste américain, de 1979 à nos jours.
Sculptures et peintures, venues du monde entier, composent cette rétrospective dont le parcours chronologique met en évidence les différents cycles du travail de l’artiste, depuis les premières oeuvres conçues dans une veine héritée du Pop art, aux oeuvres actuelles dialoguant avec l’histoire de l’art.
Jeff Koons est devenu l’un des artistes contemporains les plus importants tout en demeurant parmi les plus controversés. Depuis 35 ans, il explore de nouvelles approches du « readymade » et de l’appropriation, jouant de la lisière entre culture des élites et culture de masse, poussant les limites de la fabrication industrielle et changeant le rapport des artistes au culte de la célébrité comme aux règles du marché.


Garry Winogrand – salle du jeu de Paume – du 14 octobre 2014 au 25 janvier 2015

Le Jeu de Paume présente la première rétrospective, depuis vingt-cinq ans, du grand photographe américain Garry Winogrand (1928-1984).
Chroniqueur célèbre de l’Amérique de l’après-guerre, Winogrand est encore mal connu, tant il a laissé de travail à accomplir dans l’archivage, le développement et le tirage de ses photographies. Il est cependant sans conteste l’un des maîtres de la photographie de rues américaines, au même titre qu’Evans, Frank, Friedlander ou Klein. Près de la moitié des photographies de cette exposition sont totalement inédites.
Célèbre pour ses photographies de New York et de la vie aux états-unis depuis les années 1950 jusqu’au début de la décennie 1980, Winogrand cherche à savoir « à quoi ressemblent les choses quand elles sont photographiées « .


Jérôme Zonder – Le lieu unique – du 7 mars au 11 mai

Jérôme Zonder privilégie dans ses dessins la mine de plomb et le grand format. D’un œil critique, il a observé les multiples potentialités du médium, ses techniques existantes comme son imagerie. En téléscopant des styles et des modes de représentation extrêmement variés, ses compositions veulent rendre compte de différentes échelles de sensations.
Pour cette exposition, il a choisi la figure de l’enfant, habituellement teintée d’innocence, pour évoquer la cruauté et la violence du monde (meurtre, torture, cruauté, sexe). Ses dessins ont la capacité d’embarquer le spectateur dans des fictions qui ont tout l’air de la réalité. En télescopant plusieurs styles, du plus populaire au plus sophistiqué, ils réussissent à interroger notre rapport aux différents modes de l’image.


Lucio Fontana – musée d’Art moderne de la ville de Paris – du 25 avril au 24 avril 


Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente l’une des plus importantes rétrospectives de Lucio Fontana (1899-1968). Considéré comme un des grands visionnaires du vingtième siècle, son œuvre a marqué plusieurs générations d’artistes, d’Yves Klein à aujourd’hui. Pour la première fois en France depuis 1987, plus de 200 sculptures, toiles, céramiques et environnements permettent d’offrir une vision globale de son parcours atypique et de ses changements de styles.
Le parcours chronologique de l’exposition couvre l’ensemble de sa production, de la fin des années 1920 à sa mort en 1968, à travers tous ses grands cycles : sculptures primitives et abstraites, dessins, céramiques polychromes, œuvres spatialistes, toiles perforées, œuvres informelles, environnements, Tagli (Fentes), Natura, Fine di Dio, Venezia, Metalli, Teatrini, etc, oscillant entre geste conceptuel épuré et profusion de matières et de couleurs jouant avec le décoratif.


Henri Cartier-Bresson – Centre Pompidou – du 12 février au 9 juin


Dix ans après la disparition de l’artiste, le Centre Pompidou consacre au photographe français Henri Cartier-Bresson, figure emblématique de l’art moderne, la première grande rétrospective présentée en Europe, événement particulièrement attendu dans le monde de la photographie.
En réunissant plus de trois cent cinquante tirages, films, documents et archives, cette exposition inédite propose une relecture des grands événements du XXe siècle à travers le regard de celui que l’on surnomme « l’oeil du siècle » : du Surréalisme à la Guerre froide, en passant par la guerre d’Espagne, la Seconde Guerre Mondiale et la décolonisation.
Si la plupart des chefs-d’oeuvre du photographe sont présentés dans l’exposition, celle-ci se propose également de mettre en lumière des aspects moins connus de son oeuvre : l’engagement politique de Cartier-Bresson, son travail de fond sur quelques-unes des grandes questions de société de la seconde moitié du XXe siècle, mais aussi un regard plus intimiste et sa passion pour la peinture et le dessin.


Vincent Van Gogh – Musée d’Orsay – du 11 mars au 15 juin 


Quelques jours avant l’ouverture d’une rétrospective Van Gogh à Paris en 1947, le galeriste Pierre Loeb suggéra à Antonin Artaud (1896-1948) d’écrire un texte sur le peintre. Prenant le contrepied de la thèse de l’aliénation, Artaud s’attacha à démontrer comment la lucidité supérieure de Van Gogh gênait les consciences ordinaires. En voulant l’empêcher d’émettre « d’insupportables vérités », ceux que sa peinture dérangeait le poussèrent au suicide.

En s’appuyant sur les catégories ou les désignations singulières mises en avant par Artaud dans Van Gogh le suicidé de la société, le parcours de l’exposition se déroule à travers une trentaine de tableaux, un choix de dessins et de lettres de Van Gogh ainsi qu’une sélection d’oeuvres graphiques du poète-dessinateur.


Les impressionnistes – Musée Marmottan Monet – du 13 février au 6 juillet


Le Musée Marmottan Monet présente une exposition réunissant exclusivement des œuvres en provenance de collections particulières. Cinquante prêteurs se sont associés avec enthousiasme à ce projet et ont accordé des prêts en provenance du monde entier. Cette exposition offre l’opportunité unique au public de découvrir des tableaux pour la plupart jamais vus. Une centaine de chefs-d’œuvre impressionnistes constituent un ensemble d’exception. Quatre-vingt peintures et une vingtaine d’œuvres graphiques par Jean-Baptiste-Camille Corot, Eugène Boudin, Johan Barthold Jongkind, Édouard Manet, Frédéric Bazille, Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Edgar Degas, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Gustave Caillebotte, Berthe Morisot, Armand Guillaumin, Paul Cézanne, Mary Cassatt, Eva Gonzalès et Auguste Rodin permettent de retracer une histoire de l’impressionnisme à travers des œuvres inédites.


De Watteau à Fragonard – Musée Jacquemart-André – du 14 mars au 21 juillet 

Le terme poétique de la fête galante désigne un genre pictural nouveau qui éclot au début du XVIIIe siècle, pendant la Régence (1715-1723), autour de la figure emblématique de Jean-Antoine Watteau (1684-1721). Dans le sillage des représentations de fêtes champêtres initiées par les artistes flamands, Watteau et ses suiveurs donnent vie à un univers auquel ils communiquent une tonalité plus subtile et nuancée, comme intemporelle.
Dans des décors à la végétation luxuriante, réels ou imaginaires, ils mettent en scène le sentiment amoureux; danseurs, belles dames ou bergers idéalisés s’adonnent à des divertissements de société ou à des confidences. La poésie et la fantaisie qui se dégagent de ces œuvres s’accompagnent d’une recherche d’élégance et de raffinement propres à l’esprit rococo qui s’épanouit au siècle des Lumières, maniant avec brio les lignes courbes et les couleurs claires. L’exposition propose de redécouvrir l’œuvre précurseur de Watteau, d’une grande créativité, autour de ses plus belles toiles et de ses plus beaux dessins de scènes de plein air. À la suite du maître, Nicolas Lancret (1690-1743) et Jean-Baptiste Pater (1695-1725) s’approprient les codes de la fête galante, qu’ils font évoluer. Ils ancrent ces scènes imaginaires dans la réalité en y reproduisant des lieux, des œuvres d’art ou des détails aisément reconnaissables par leurs contemporains.
Par sa souplesse, la fête galante invite à l’expérimentation et à l’innovation : ce genre va inspirer plusieurs générations de peintres et occuper une place majeure dans l’art français tout au long du XVIIIe siècle. Les artistes les plus créatifs, comme François Boucher (1703-1770) et Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), donneront à leur tour une vision très personnelle des plaisirs de la fête galante initiés par Watteau.


Moi, Auguste empereur de Rome – Le Grand Palais – du 19 mars au 13 juillet 

Pour commémorer le bimillénaire de sa mort, le Grand Palais fait revivre les grandes heures de l’empereur Auguste et l’effervescence artistique de son règne. L’image de l’empereur est alors omniprésente à Rome et dans les provinces. Une sélection de statues,reliefs sculptés, fresques, pièces de mobilier ou d’argenterie mais aussi la reconstitution d’une villa des pentes du Vésuve ou de tombes découvertes en Gaule révèlent les transformations du cadre de vie des Romains.


Gustave Doré – Musée d’Orsay – du 11 Février au 11 mai

Gustave Doré est sans doute l’un des plus prodigieux artistes du XIXe siècle. A quinze ans à peine, il entame une carrière de caricaturiste puis d’illustrateur professionnel avant d’embrasser tous les domaines de la création : dessin, peinture, aquarelle, gravure, sculpture. L’immense talent de Doré s’investit aussi dans les différents genres, de la satire à l’histoire, livrant tour à tour des tableaux gigantesques et des toiles plus intimes, des aquarelles flamboyantes, des lavis virtuoses, des plumes incisives, des gravures, des illustrations fantasques, ou encore des sculptures baroques, cocasses, monumentales, énigmatiques…
En tant qu’illustrateur, Doré s’est mesuré aux plus grands textes, faisant de lui un véritable passeur de la culture européenne. Il occupe ainsi une place cruciale dans l’imaginaire contemporain, sans compter son influence certaine sur la bande-dessinée ; autant d’aspects que cette première rétrospective depuis trente ans souhaite explorer.


Robert Mapplethorpe – Le Grand Palais – du 26 mars au 14 juillet

Robert Mapplethorpe est l’un des plus grands maîtres de la photographie d’art. C’est avec un noir et blanc extrêmement stylisé qu’il réalise portraits, nus, et natures mortes. Au-delà de la puissance érotique qui fait la célébrité de l’oeuvre de Mapplethorpe, l’exposition présente la dimension classique du travail de l’artiste et sa recherche de la perfection esthétique, à travers plus de 200 images qui couvrent toute sa carrière du début des années 1970 à sa mort précoce en 1989.

 

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10 raisons d’être optimiste pour 2014

L’affaire est dans le sac, l’année 2013 a touché  à sa fin il y a quelques heures et avec elle vous avez entériné tous vos lots de souvenirs en vous gavant de champagne et de petits fours implorant les astres pour que 2014 vous donne enfin un peu de  bonheur.

 Soyez optimiste, il y a des raisons  pour qu’on se marre en 2014…

1) Sport – l’équipe de France va faire rêver, Rolland Garros va enfin revenir à un tennisman français.

En renversant la vapeur face à l’Ukraine et ainsi se qualifier au grand carnaval de cet été, l’équipe de France a renoué avec son public. Cela peut paraître anodin, mais après la tragédie sud-africaine, cela relève de l’exploit que cette équipe soit remontée dans le cœur des Français. Pour vous la faire courte, on pronostique une qualification houleuse  en poule, avant  de vraiment se la donner jusqu’en finale. Malheureusement, le jour J, Ribéry et ses potes se seront pas remis de leur cuite après la demi-finale remportée face à la Roja et vont s’incliner contre le Brésil, pays organisateurs que rien ni personne ne pourra  arrêter.  C’est sûr que finalement on sera triste, mais on va y croire un petit moment c’est déjà ça.

Le 5 Juin 1983, Yannick Noah remportait Roland Garros.

Pour Roland Garros, c’est une autre histoire, 31 ans qu’un Français ne s’est pas imposé à Paris. Donc c’est vrai qu’au premier abord annoncé du bleu/blanc/rouge sur terre battue, c’est comme prédire Hollande prix Nobel d’Économie  : c’est ambitieux.  Cependant on a des raisons d’y croire, déjà parce que l’ami  Roger va se retirer de la compétition et que forcément ça va faire un adversaire en moins, ensuite parce que le cyborg  Nadal va déclarer forfait pour avoir égaré son slip porte bonheur, dans ces conditions ça va être easy pour un Gasquet, un Tsonga ou pourquoi pas un Monfils de ramener le trophée à la maison.

2 ) Santé – On va guérir le SIDA

Il est incontestable que l’épidémie de VIH demeure le cas sans précédent de l’histoire médicale du XXe siècle. Sans précédent à plus d’un égard : par ses morts (36 millions), par le nombre de personnes vivant aujourd’hui avec le VIH (35 millions dans le monde ) —, par le nombre d’enfants ayant perdu un ou deux parents (17,8 millions), par le nombre de nouvelles infections chez les jeunes femmes (50 par heures). Soigner le SIDA, c’est un peu la vieille histoire de Pierre et le Loup ; chaque année on s’en approche, on se dit qu’enfin, on va définitivement éradiquer cette horreur, mais finalement, la science n’y arrive pas et cela fait 25 ans que ça dure. Alors c’est vrai, la médecine a fait des progrès incroyables en permettant notamment de stopper la progression du virus,  transformant ainsi une maladie mortelle, en une condition chronique. Il est aussi possible d’éradiquer le virus pour un patient qui vient d’être contaminé par le biais des programmes de prophylaxie post-exposition. On est à peu près sur à 93% de vous guérir si vous prenez le traitement dans la semaine qui suie l’acte de contamination. Enfin une étude  menée au Gladstone Institute aux États-Unis décrit, pas à pas, les mécanismes moléculaires qui s’enchaînent dans le corps humain, de l’infection à VIH au développement du sida. On peut donc espérer qu’avec cette avancée les chercheurs seront à même de trouver une piste pour détruire le virus. Après il faudra le distribuer dans le monde entier, ce qui n’est pas mince affaire avec les lobbies  pharmaceutiques, mais ce serait clairement une avancée décisive contre ce fléau.

3) Contraception – Le préservatif du futur


Comme disait Marla Singer dans Fight Club : « La capote c’est le soulier de verre de notre génération, on l’enfile quand on rencontre une inconnue, on « danse » toute la nuit, et puis on la balance ». Une belle invention donc qui évite comme des centaines de grands hommes avant vous de mourir d’une maladie sexuellement transmissible. Demander à Baudelaire ou Vincent Van Gogh que même le génie n’épargna pas de la Syphilis, ce qu’ils en pensent. Par contre, c’est vrai que pour beaucoup d’hommes, le préservatif reste un fardeau. C’est la raison pour laquelle la fondation Gates, de Bill et Melinda, a lancé un appel pour une bourse de 100 000 dollars à qui fabriquera le préso du futur, celui que les mecs ne refuseront pas d’enfiler sous prétexte qu’ils n’aiment pas en porter. Les lauréats, au nombre de 11, recevront la bourse et permettront à nos pénis de fourrer pépouze sans perdre la tendre chaleur et l’agréable frottement du vagin de nos douces. On  ne va pas commencer à détailler tous les programmes, mais on espère que la capote du futur rentrera au patrimoine mondial de l’UNESCO dès 2014…

4 ) Musique – Les Daft-Punk en tournée européenne


Si comme nous vous étiez trop jeunes pour apprécier les bienfaits de la musique électronique lors de la dernière tournée du duo casqué le plus célèbre de la planète en 2007, vous comprendrez assurément l’impatience qui nous envahit à l’annonce d’une éventuelle  future tournée mondiale des  Daft-Punk.  Revenu sur le devant de la scène avec Random Access Memories, l’album le plus vendu de 2013, nous laisse espérer une tournée pour 2014. Rien de sûr bien évidemment, en tout cas rien d’officiel, la seule certitude c’est qu’ils seront scène le 29 janvier prochain pour la cérémonie des Grammy Awards. Il faut donc se tenir prêt à toutes éventualités et surtout à être réactif, car on vous l’assure si une telle tournée est programmée, il va y avoir du monde au balcon. Donc  il faut donc se préparer au camping sauvage devant la FNAC et autre cassage de tirelires qui vont de pair avec ce genre d’évènements et l’on comprend pourquoi lorsqu’on sait comment les deux robots ont l’habitude d’exécuter leurs shows. Pas vraiment de mots pour qualifier leurs concerts, alors un conseil: soyez sur vos gardes !
https://www.youtube.com/watch?v=y2fHQs_HG6Y

 

5) Humour – Le grand retour des Inconnus

On a tous leurs « Best of » qui trône dans un coin de la bibliothèque de notre salon, on connaît les répliques par cœur, pourtant là encore, histoire de génération oblige, on n’a jamais vu Pascal Légitimus, Dider Bourdon et Bernard Campan sur scène. Un manque qui va surement être possible de combler en 2014, car les Inconnus ont décidé de se reformer. Vu la communication qu’ils ont déployé ces derniers jours, il est difficile d’être passé à côté de la nouvelle. Mais pour ceux qui vivent dans une grotte, on vous laisse les trois objets de leurs retours, une vidéo avec Norman, une vidéo avec le grandiose Palmashow et la bande-annonce de la suite des Trois frères.  Le trio légendaire des années 90 s’apprête donc à attaquer 2014 d’un pied déterminé et ça fait bien plaisir.

 

6) Série – Game of Thrones, ça continue

Emma Watson dans Game of Thrones

Si on est de plus en plus nombreux à mater des séries, c’est que celles-ci sont de mieux en mieux, il y a rien qu’à regarder la dernière saison de Breaking Bad pour s’en convaincre. Si l’histoire de Walter White vous a fait rêver, c’est que vous devez suivre ardemment Game of Thrones (lire ici notre lettre ouverte aux scénaristes) et que comme nous vous attendez impatiemment la suite de la saison 3. La prochaine saison couvrira la deuxième partie du troisième roman de George RR Martin, « A Song of Ice and Fire ». En effet, si la première et la seconde saison adaptaient respectivement le premier et le deuxième livre de la saga, le troisième était trop long pour être traité en une seule saison. Ce qui est sûr, c’est que pour remplacer les personnages disparus, de nouveau vont faire leur apparition et certains auront une influence considérable sur le déroulement de l’intrigue.

Un nouveau membre de la famille Tyrell viendra donc mettre son grain de sel dans les affaires de Westeros, et il s’agit de Mace Tyrell, le père de Maergery. S’il est décrit comme pas très intelligent et pas tacticien pour un sou, il fera tout pour protéger sa fille adorée. Mais un autre personnage bien plus dangereux fera son apparition : Oberyn Martell. Surnommé la Vipère Rouge, il fait partie de la famille éloignée de Daenerys Targaryen. Et il y a une bonne nouvelle pour ceux que l’extermination des Stark scandalise : ce personnage devrait mobiliser toutes ses forces contre l’un des Lannister. L’heure de la vengeance aurait-elle sonné ?

C’est ce que vous serez en regardant la nouvelle saison de the Game of Thrones prévu pour le printemps 2014 sur la chaîne américaine HBO.

 

7) Économie – la relance

Alors c’est vrai que l’économie française est actuellement un peu vérolée, et que si l’on est encore loin du marasme dans lequel certains de nos voisins de l’Union européenne sont empêtrés (Espagne et Grèce en tête), on s’approche doucement du point de non-retour. Mais on  n’est  pas dans une situation irréversible, et il est encore possible de croire en une amélioration pour 2014. Hollande ne cesse de cumuler les bourdes certes, pariant sur une augmentation des taxes pour éponger les dettes, alors que cela à tout bonnement l’effet inverse. Mais  il y a des raisons d’être optimisme, et même s’il n’ y en a pas, il faut s’en convaincre, car la France a besoin de croire en elle même si elle veut s’en sortir. Il faut donc arrêter de pleurer sur son sort, de se diviser et de se quereller. La société française doit apprendre à faire front ensemble contre l’adversité plutôt que de s’éparpiller sur des problèmes sociétaux qui n’en sont pas. Pour 2014, on croit à la relance, pour le bien de notre pays, tout simplement.

Au pire, si ça ne va pas mieux, on peut d’hores et déjà sortir le Pop-Corn car c’est la Grèce qui prend la présidence du Conseil Européen, pour rappel l’organe qui donne l’impulsion politique à l’UE  et la Russie qui prend les commandes du G8. Avec ça on se dit que l’année politique s’annonce tout de même marrante, non?

 

8) Société – Justin Bieber arrête sa carrière

Depuis qu’il a 12 ans, ce petit moustique se pavane en compagnie des plus grandes stars de la planète et gagne en un mois, ce que tu ne pourras jamais espérer gagner en une vie (même si on vous le souhaite!).  Il pense qu’il peut tout se permettre grâce à sa popularité sur les réseaux sociaux, (60 millions de fans sur Facebook, presque autant que toute la population française) le mec nargue la terre entière avec son air prétentieux et arrive à créer une embrouille sur embrouille à chacun de ses déplacements. Alors oui, il essaye de se racheter en faisant régulièrement des dons plus que généreux à des associations, mais prenez garde, ce n’est qu’un « budget communication », un loup habillé en agneau. De plus, vue comme il a l’air d’aimer son prochain, son manager doit vraiment lui trouer le cul lorsqu’il lui demande des chèques pour le racheter de : se bagarrer avec des paparazzi; taper le tourmanager de Michael Woods ou encore  menacer de mort et cracher sur son voisin.


Bien, sachez que 2014 va peut-être sonner la retraite pour Justin Bieber qui a récemment déclaré sur son  compte Twitter qu’il voulait arrêter la musique. L’annonce a été faite le 25 décembre, comme un cadeau de Noël que le destin a voulu nous envoyer, la providence est parfois de bon augure. Affaire à suivre…

 

9) Sexe – Miley Cyrus va sortir une sextape

Si Harry Potter a sa cape d’invisibilité, Miley Cyrus a ses maillots de bain..

Là encore on l’annonce directement, on spécule grave. Mais il faut bien avouer que l’ex-star de Disney Channel est capable de battre mademoiselle West (Kim Karadashian)  au jeu de l’exhibitionnisme. En ce moment, la règle de Miley c’est « toujours plus », plus dans la coupe de ses maillots de bains, plus dans la suggestion de ses danses, plus dans ses photos Instagram, plus dans ses apparitions médiatiques, et plus aussi dans le ridicule. Alors à ce rythme-là on se dit qu’elle peut nous sortir une petite sexe tape histoire de finir en beauté sa carrière d’objet sexuel médiatique. Ce n’est pas vraiment une raison d’être optimiste, mais en même temps ce n’est pas non plus une raison pour nous rendre tristes.

 

10) Hurluberlu vous prépare plein de surprises

On a décidé de se faire un peu de pub en ce premier jour de 2014, car beaucoup de choses sont dans les tuyaux. À commencer par des nouvelles rubriques, d’autres cadeaux (et pas qu’à Noël) et bien sûr, on va continuer à vous filer quelques bons plans, des conseils et vous écrire plein de petits articles alors vous savez ce qu’il vous reste à faire: être optimiste pour 2014!

 

En attendant, on vous souhaite une  excellente année 2014.