Savoir-utile : Non, l’être humain n’utilise pas que 10% de son cerveau

D’entrée de jeu, excusez-moi pour celles et ceux qui rêvaient de faire exploser des pastèques à distance par la force mentale ou qui souhaitaient utiliser la « force » pour se faire monter leurs petits déjeuners aux lits les dimanches matins. L’idée selon laquelle l’Homme n’utiliserait que 10% des capacités de son cerveau n’est qu’une légende urbaine. Explications.

Cette légende viendrait d’Albert Einstein qui aurait émis l’idée que nous aurions un potentiel 10 fois supérieur à notre intelligence actuelle. En exploitant ce potentiel, nous pourrions devenir des dieux, voire des Jedis. Pourquoi pas.  Le seul problème dans cette théorie, c’est qu’elle est complètement fausse et qu’elle ne vient pas d’Einstein.

 L’origine de la supercherie

La légende a probablement démarré avec la théorie de la “réserve d’énergie” des psychologues de Harvard, William James et Boris Sidis dans les années 1890. Pour vérifier leur théorie, les deux psychologues ont élevé un enfant prodige, William Sidis, réputé pour posséder un QI de 250-300, alors que la moyenne est à 100 (exception faite des supporters de foots). C’est vrai qu’il avait l’air pas trop con, le William : il est entré à Harvard à 11 ans, parlait 40 langues et s’est improvisé grand professeur en « toutologie », publiant de nombreuses recherches en cosmologie, en histoire des populations américaines, en mécanique… Il a même déposé un brevet pour un calendrier perpétuel prenant en compte les années bissextiles. Et il avait ses petites obsessions, le garçon… Il était fasciné par les tramways… Bref. Personnage plutôt marrant. Mais bon, il se trouve qu’en fait, une bonne partie de sa réputation relevait également du mythe.

Cela n’a pas empêché l’auteur américain Dale Carnegie d’utiliser la réserve d’énergie comme méthode psychologique pour exploiter les « petites gens ». En effet dans son best-seller planétaire:  How to Win Friends and Influence People, le vieux Dale, se sert de cette théorie pour expliquer que chaque homme est un génie capable de dominer son voisin dans toutes situations s’il parvient à découvrir les fameux 90% de cerveau non exploités.

De cette ode au charlatanisme naîtra cette fameuse idée qui, durant des siècles, va permettre aux gourous et autres sectes chelous de se remplir les poches. Et ça en enseignant aux êtres crédules que pour 10 plaques ils peuvent devenir des génies.  C’est d’ailleurs, encore actuellement, l’une des idées majeures de la très puissante église de scientologie.

Mais à la fin du XXIe siècle, des scientifiques ont commencé à émettre des doutes sur cette théorie, c’est alors que comme l’étudiant en droit qui veut rassurer son correcteur sur la véracité de ses propos, les petits galopins ont décidé d’attribuer cette fausse idée à ce cher Albert à qui l’on prête bien des citations. L’un des hommes les plus intelligents du siècle dernier ne peut pas dire de bêtises, c’est évident.

photo prise en 1930 dans un laboratoire allemand (version originale)

Quoi qu’il en soit, on sait aujourd’hui, qu’il existe de nombreuses aires plus ou moins spécialisées dans le cerveau. Et cela semble donc tout à fait logique qu’elles ne s’activent pas toutes à fond en même temps. Le mythe viendrait-il du fait que seuls 10% de nos cellules cérébrales sont actives à un instant « t », les autres s’activant plus tôt ou plus tard. En gros, le cerveau serait un gros ordinateur dans lequel se trouveraient plusieurs parties spécialisées qui s’activeraient en fonction des taches que le corps demande. L’idée serait que plusieurs parties ne pouvant s’activer en même temps, l’être humain utiliserait son cerveau parti par parti.

Mais alors, on utilise 10% à la fois ? 

Pour le Dr Barry Gordon, neurologue, nous utilisons pratiquement toutes les parties du cerveau, et cela, la plupart du temps. Dans une interview pour le Scientific American, il précise ”Le cerveau compte pour 3% du poids du corps… Et il consomme 20% de son énergie!”

Dans un épisode d’octobre 2010, les Mythbusters ont voulu en avoir le coeur net. Ils ont passé en revue le cerveau d’un de leur membre avec plusieurs techniques. La magnétoencéphalographie  indiquait une activité moyenne de 35% du cerveau, quelles que soient les activités.  L’IRM fonctionnelle indiquait 15% d’activité cérébrale au repos, et 30% lorsqu’il racontait une histoire avec l’intention d’activer autant d’aires cérébrales que possible. Forts de ces résultats, ils ont fièrement déclaré le mythe “busted”. En effet, un organe qui consommerait 200% de notre énergie ne nous emmènerait pas bien loin, si ce n’est direct à la morgue…

Alors tant pis pour les rêves de super intelligence, de superpouvoirs, ou d’explosion mentale de pastèques. Si on veut vraiment faire preuve d’intelligence, le plus sage consiste sans doute à accepter la réalité telle qu’elle est et de bosser encore et encore pour arriver là où l’on souhaite, sans dépenser des fortunes à chercher la technique miracle qui nous permettrait de nous dépasser.

Sans doute le plus grand génie des génies est d’être travailleur…

Pourquoi Internet anesthésie la génération Y ?

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Checkpoint Charly : Les questions existentielles ou presque.

POURQUOI INTERNET ANESTHÉSIE (DANGEREUSEMENT) LA GÉNÉRATION Y ?

Le réveil sonne. Vous ouvrez les yeux mais vous ne voulez pas vous lever. Ça pique. Vous vous êtes encore couché trop tard. Il va falloir aller travailler et d’ici une minute, vous allez soulever votre couverture, avoir froid et courir pour atteindre la douche, ultime moyen de vous réveiller vraiment. Car jusqu’à présent vous ne l’êtes pas. Du moins pas complètement. Vous êtes plutôt un genre de zombie qui reprend soudain conscience de son existence (et oui, ce n’est pas toujours beau à voir). Mais la douche est encore loin et le réveil de votre smartphone probablement de type iPhone sonne toujours. Cette même sonnerie qui vous réveille tous les matins de la même manière résonne dans votre tête. Cela vous irrite, alors vous tendez le bras et atteignez votre téléphone chargé à 100%. Votre pouce glisse sur l’écran LCD et la musique s’arrête. Vous regardez péniblement l’heure, aveuglé par votre écran et vous imaginez une seconde le plaisir d’une grasse matinée défendue. « Et si ce matin, exceptionnellement, je ne me levais pas ? » Vous pourriez inventer une excuse formidable et vous replonger dans vos draps chauds, façon fajitas Old El Paso. Votre cocon adoré. Mais finalement non. La raison l’emporte. La grasse mat’ attendra… vivement le week-end prochain!

Alors c’est décidé, vous allez vous lever. Mais une petite chose vous retient encore. Un nouveau rituel qui rythme désormais vos matins. Votre iRéveil est encore dans votre main et vos yeux sont braqués sur la lumière de l’écran. Ils ont repérés un petit carré bleu avec des bords arrondis et un « f » blanc dessus. Ce carré vous le connaissez  par cœur. D’ailleurs il vous nargue toute la journée. Il titille votre cerveau ce carré bleu. Vous lui accordez toute votre attention, il est incontournable. Non, vous ne l’éviterez pas. Vous ne pourrez pas l’éviter. Sa force d’attraction est plus forte que vous. Le « quoi de neuf » qui n’engage à rien s’est métamorphosé en habitude. « Trop de mystères se cachent derrière cet icône ». Il devient alors impossible de ne pas cliquer dessus. Et évidemment vous ne faites pas la seule chose qui aurait pu contredire cette introduction avec panache, à savoir : jeter avec violence votre smartphone contre le mur en criant « JE T’EMMERDEEE FACEBOOK ! ». Raison numéro une : un iPhone ça coûte cher. Raison numéro deux : vous êtes addict. Bon, le « jeté de smartphone » est un peu radical, mais d’un côté une désinscription totale du réseau social à ce moment-là semble presque aussi surréaliste.  Alors non, vous ne faites pas ça. En fait, vous faites exactement l’inverse. Car à cet instant-là de manière quasi-instinctive, comme ça, sans réfléchir, la seule chose que vous faites, c’est cliquer. Votre doigt touche le coin de l’écran, espace où se trouve précisément notre fameux carré bleu. L’application s’ouvre. Vous voilà connecté au monde. La journée peut commencer. Le chargement s’effectue et vous scrollez votre page d’actualités. Ce que vous faites est vide de sens mais c’est devenu naturel. D’ailleurs vous vous en fichez pas mal de savoir si cela a un sens. Vous attendez la surprise. Vous espérez.  Peut-être qu’un message de séduction inattendu de la personne que vous convoitez secrètement va apparaître ? Ou alors la publication des photos de samedi soir que vous attendez toujours ? Ou peut-être 20 likes de plus sur votre nouvelle photo de profil ? (Ou même juste un ?)  Ou peut-être simplement voir si le monde tourne toujours rond ? Alors il y a des matins où vous êtes gâté. Vous avez votre lot de surprises et c’est une raison suffisante  pour commencer la journée du bon pied. Mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas. Parfois vous n’avez pas votre surprise. À vrai dire souvent.  C’est comme si la petite souris avait oublié de passer. En réalité, c’est juste le clic de cette dernière. Mais enfin, pour vous c’est pareil. Cela vous fait un drôle d’effet. L’effet d’un manque. Vos paupières sont lourdes. Rien ne se passe. Vous avez satisfait votre envie de cliquer, mais réalisez que cela ne vous suffit pas. Vous vouliez plus. Le pire étant de réaliser que vous ne savez pas quoi. Vous ne vous êtes pas levé que vous êtes déjà frustré. Le monde vous a parfaitement ignoré et le matin a un goût amer. En fait non. C’est plus flippant que ça, car le matin n’a pas de goût. Vous reposez votre téléphone. Un zombie se lève. Ce zombie c’est vous. Et c’est moi aussi.

Salut génération Y ! Le mois dernier, mon article portait sur les Geeks. Il inaugurait cette rubrique philosophico-sociologique-cool-new-wave en posant la question suivante : « Pourquoi les geeks changent le monde ? »  À travers ce questionnement existentiel ou presque, on parlait d’évolutions humaines, de technologies qui révolutionnaient nos vies et d’internet. Mais au-delà des machines, cet article était avant tout un hymne à l’imagination. Une ode à la créativité au service de l’Homme. Car c’est toujours ça la grande question : Nous. Mais quand l’article fut posté, j’ai réalisé que je n’avais pas tout dit. Et comme tout n’est pas blanc, j’ai eu envie d’explorer les zones d’ombres de notre génération Y, le côté obscur de l’Internet. C’est pour cette raison que j’ai envie de poser la question de notre relation à Internet. Après la force des Geeks, les failles d’un monde 2.0 et la boucle sera bouclée !  Alors si toi aussi tu penses que tu deviens un zombie moderne tape ZOMBIE au 8 32 32 et lis la suite, ça pourrait t’intéresser.

AVANT INTERNET.

Au commencement le Big-Bang. Le choc des matières. Une puissante lumière se propage dans le néant et laisse derrière elle une trainée de poussières cosmiques. Parmi elles, une planète peuplée de dinosaures : la Terre. Un astéroïde plus tard, grosse explosion, fin du délire Jurassic Park (à l’exception d’un certain Denver, le dernier dinosaure) et arrivée des mollusques. Théorie de l’évolution : les méduses se tapent les têtards qui se tapent des lézards et PAF ça fait des bébés singes. Enfin débarquement des extra-terrestre (les geeks ?) sur la Terre, qui finissent par s’enfiler les singes et REPAF ça fait des hommes de Cro-Magnon (des singes plus intelligents en gros… nos ancêtres). L’Homme est donc un animal faible mais plus clairvoyant que les autres. Il se sert de son cerveau pour devenir meilleur. Il découvre le feu, se sert de ses mains pour créer des outils et pour construire. Ainsi il fait l’amour et la guerre. Ainsi il fait l’Histoire. Il invente tout plein de trucs formidables tels que l’agriculture et les machines à vapeur. Il invente aussi des trucs inutiles (tels que la peinture, la poésie, la musique… bref l’Art) mais qui lui donnent un sentiment justifié d’intelligence et d’évolution. L’Histoire de l’Homme est fameuse, pleine de rebondissement et de profondeur. On voit passer des révolutions et des démocraties. Des crises économiques et des crises de colères. Du sexe et du Rock’n’Roll. Autant de choses qui donnent à la vie une putain de saveur. L’Homme est dans l’action et se sent plus vivant que jamais.

Vous l’aurez compris, il faut que j’arrête d’écrire bourré. Plus sérieusement,  il est évident que ce « résumé » de l’Histoire de l’humanité ne dit pas tout (et dit aussi beaucoup de conneries). Mais il a toutefois le mérite de guider ma pensée vers l’idée suivante : « le sentiment d’existence ». En fait l’idée qu’à travers son évolution périlleuse, le genre humain dans sa globalité et malgré ses nombreux défauts, avait une aspiration à la grandeur. Et comme sa quête de bonheur est longue et laborieuse, parsemée de pièges et de malheurs, quand il arrive au bout, l’Homme a vécu un vrai truc. Comme le dit l’adage « Ce n’est pas la destination qui compte, c’est la route ». En gros la vie est une montagne russe avec des hauts et des bas, mais où l’émotion prime sur tout. D’où ce « sentiment d’exister ». Mais ça c’était avant. Avant Internet.

Il y a eu un avant internet et il y a eu un après. Le « Avant-Internet » c’est la préhistoire de l’Homme moderne. Car quand l’Homme a découvert Internet, l’Homme à découvert le feu.

APRÈS INTERNET.

« Si Dieu a crée l’Homme, L’Homme s’est émancipé en créant Internet. »

Comme à la découverte de n’importe quel trésor, au début c’est l’effervescence. Comme un gamin qui déballe son paquet à Noël et découvre que le cadeau est encore mieux que prévu. Comme quand on trouve une idée géniale. Car c’était le cas : une idée géniale au potentiel énorme. Alors évidemment on s’emballe et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. On fonce tête baissée dans le futur, joueur et insouciant, avec l’espoir que ce trésor nous apportera une vie meilleure. Dans mon article précédent, j’avais défini Internet comme tel : « La connaissance absolue. L’information immédiate. (…) En un clic, l’information fait le tour du monde, voyageant à la vitesse de la lumière. »  Formidable n’est-ce pas ? Mais cela sous-entend qu’Internet a une fonction bien précise de partage d’informations. Voilà ce qu’aurait dû être Internet : un outil pour l’Homme. Et j’insiste sur cette notion : un outil UTILE à la vie. J’emploie du conditionnel pour le définir mais la vérité c’est qu’Internet EST utile. Utile pour s’informer, écouter, voir, partager  ou encore communiquer. Aussi utile pour créer, pour entreprendre, pour troquer, pour voyager, pour se faire connaître, pour devenir trader et gagner de l’argent facilement ce qui permettrait ensuite d’augmenter la taille de son sexe et de baiser des filles moches, pour faire des rencontres, regarder des films en streaming, se faire un p’tit porno, apprendre la cuisine, réparer un téléphone… utile parce que tout est moins cher, j’en passe et des meilleurs. Bref UTILE.

Mais si j’ai employé le conditionnel pour le définir tout à l’heure, c’est parce qu’il y a un « mais ». Ou plutôt un « SAUF QUE ». Quand je dis « ce qu’Internet aurait dû être » sous-entend pour moi qu’Internet a désormais dépassé ce statut d’outil qui devait le définir. Internet est devenu plus qu’un outil, il est devenu un monde à part entière. Internet est génial MAIS nous en sommes devenus dépendants. Internet est utile SAUF QUE c’est devenu une addiction. En entrant dans nos vies, Internet est devenu notre vie. Sur la pyramide de Maslow, il y a les besoins fondamentaux (manger, dormir, respirer…) et juste après il y a Internet. Nous ne pouvons plus nous en passer car nous faisons partie de la définition : nous sommes des êtres connectés. Nous vouons désormais un culte total à notre smartphone connecté.  Notre nouveau Dieu s’appelle Internet et son premier prophète est Facebook. Le feu que l’on a découvert brûle les livres et nous consume tout doucement.

Et si en découvrant Internet nous avions ouvert la boîte de Pandore ? Et si Internet était notre fruit défendu ? Notre pomme empoisonnée ?

Un constat en quelques chiffres :

Nous sommes désormais plus d’1 milliard d’êtres humains connectés sur Facebook. 600 millions de membres accèdent au site depuis un appareil mobile. Chaque jour, les Américains de plus de 18 ans passent en moyenne 5 h 09 sur Internet, contre 4 h 31 en moyenne devant leur poste de télévision. Le temps passé sur Internet est en nette augmentation (15,8 %). En France nous passons en moyenne 1 heure par jour devant Facebook (un chiffre déjà énorme et qui a pourtant vocation à augmenter encore).

Un constat qui peut donc faire peur car en seulement une année le temps passé devant notre téléphone a littéralement explosé. Au bout du compte nous passerions 36 heures par semaine devant un écran ! On serait tenté de se demander si avec tout ça on prend le temps de se parler ? Les réseaux sociaux qui aurait dû nous rapprocher n’auraient-ils pas eu l’effet inverse ?

J’aimerais partager avec vous cette publicité Apple nommée « l’incompris », que vous avez peut-être vue au moment de Noël :

https://www.youtube.com/watch?v=v76f6KPSJ2w

Photo : pub Apple « l’incompris »

Le pitch est simple : Un adolescent passe toutes ses vacances de Noël sur son iPhone. Alors que sa famille pense qu’il s’ennuie et préfère sa vie virtuelle, il les filme. Le matin de Noël, il montre les moments d’émotions qu’il a captés, réussissant à émouvoir sa famille. Évidemment cela fonctionne à merveille. C’est plein d’émotions, on s’identifie et cela nous rassure. Mais la vérité c’est qu’avec ce spot, Apple tente de dédramatiser les jeunes passant leur temps sur leur iPhone et iPad. Je sais que les marketeurs et les publicitaires sont des malins (à vrai dire je les connais bien, j’en suis moi-même un), mais là ils ont fait très fort. Ils ont pris un coup d’avance sur ce qui est en train de devenir le sujet qui fait mal au business. Et c’est tellement bien utilisé, tellement au bon moment. Combien parmi vous on eu l’impression que ce Noël 2013 était encore plus connecté que les précédents ? Combien on eu le sentiment que cette année le téléphone était trop présent ? Notre famille est là et nous, nous sommes sur notre téléphone. C’est quand j’ai réalisé qu’il était temps de proposer un bon vieux jeu de société type Monopoly, pour que tout le monde (moi y compris) se déconnecte, que j’ai commencé à flipper. Cette pub Apple se sert de cette réalité (que l’on appelle « Insight » en publicité) pour nous faire déculpabiliser. Mais moi, j’ai peur. Alors pourquoi faisons-nous ça ? La réponse est simple : nous cherchons à fuir l’ennui. Sauf qu’en cherchant à fuir l’ennui, nous fuyons la réalité. Nous devenons malgré nous des No-Life (la version dark du geek).

Finalement nous nous centrons sur nous-mêmes et sur notre e-réputation. Sans nous en rendre compte, nous sommes devenus des zombies égocentriques (d’ailleurs « SELFIE » est devenu le mot de l’année au Canada). Bombardés par un surplus d’informations nous sommes au bord de l’overdose. Nous perdons notre temps en nous abrutissant devant de la « junk information » (les fameux articles du type « Les 10 trucs les plus cons que vous avez jamais vus »). D’ailleurs nous ne prenons plus le temps de lire. Nous préférons les tweets de 140 caractères aux livres qui racontent des histoires. Mais le pire du pire (« Pire2Pire ») c’est que la journée se finit exactement comme elle a commencé : devant son écran. Alors qu’il est 1 heure du matin, que vous êtes fatigué, la dernière chose que vous faites c’est checker une dernière fois Facebook avant de dormir. Votre quête de surprises s’achèvera ici dans votre lit. Vous branchez votre téléphone pour le recharger et là, enfin vous fermez les yeux. Les 6 ou 7 heures qui vont suivre vous dormirez. 6 ou 7 heures consécutives où vous ne serez pas devant votre écran. 6 ou 7 heures où vous pourrez enfin rêver. Je dis « vous », mais en fait je dis « nous ». Anesthésiés par notre téléphone nous avons oublié qu’Internet était un outil. Nous avons oublié de vivre.

Alors quelles solutions ? Pas évident. Mais commencer par une prise de conscience collective autour de notre consommation du web serait un bon point de départ. Tout ce que je viens d’écrire est un peu badant et j’exagère volontairement les traits de notre génération pour faire passer les grandes idées. Je ne suis pas un anti-internet, au contraire, je suis un geek dans l’âme et je penses que nous avons irrémédiablement besoin d’Internet pour faire évoluer le monde. D’ailleurs je suis persuadé que le web a encore de belles choses à offrir au monde. Acceptons le futur, mais n’oublions pas qu’Internet est avant tout et surtout un outil.  Et pour finir sur une note positive, régalez-vous devant cette campagne de pub’ géniale pour Le Mouv’, qui nous rappelle aussi que « Tout n’était pas mieux avant ».

Alors sortez de chez vous, faites la bringue, soûlez-vous la gueule avec vos amis ou des inconnus, faites l’amour, voyagez et vivez. Le Checkpoint Charly c’est fini pour aujourd’hui, mais on se retrouve dans un mois pour plein de nouvelles questions existentielles ou presque. Allez ciao bonsoir !

Je dédie cet article à la génération Y et à Hélène pour son aide précieuse. « TMTC Babydoll ».

 

La fille du mois #3 – Gal Gadot

Après la sulfureuse louve de wall-street : Margot Robbie, nous avons choisi Gal Gadot ce mois-ci pour être la fille du mois de février 2014. En effet, nous apprenions fin 2013 que l’ancienne miss a été choisie pour incarné Wonder Woman dans Man of Steel 2 de Zack Snyder qui sortira en 2015.

La fille du mois de Février avec Gal Gadot la future Wonder Woman !

Née le 30 avril 1985 à Israël, Gal Gadot est élue « Miss Israël » à ses 18 ans. Elle représente alors son pays au fameux concours Miss Univers . Son passage lui permet de se faire remarquer par des agences israélienne et européennes ce qui lance sa carrière en tant que mannequin tout en étant entraîneur sportif dans l’armée israélienne pendant 2 ans.

http://www.youtube.com/watch?v=1eSmQkCyFQU#t=182

En revanche, 2007, après un shooting pour le magazine américain Maxim. Gal Gadot provoque la controverse, ce qui l’amène à la première du New York Post.

Gal Gadot pour Maxim

Côté cinéma, les réactions sont assez mitigées sur son rôle de Wonder Woman. En effet, son CV est un peu léger, hormis bien sûr son rôle de Gisele Harabo aux côtés de Vin Diesel et Paul Walker dans Fast and Furious, elle n’a eu que des petits rôles. Le premier dans le film Knight and Day et le second dans Date Night en 2010.

C’est vrai qu’on aurait préféré voir la Française Elodie Yung qui était aussi pré sélectionnée pour le rôle. Mais on est sûr que Gal portera aussi très bien le maillot de Wonder Woman !

 

La dernière fille du mois ?

Savoir–vivre : Comment attirer l’attention du barman dans les bars branchés ?

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Un samedi soir comme tous les autres,  vous avez l’habitude  de sortir  vous enfilez quelques menus breuvages alcoolisés pour vous détendre le « coquillart » après une semaine compliquée. Sauf que cette fois, au lieu de siroter les bières de l’happy hour  de  votre bar de quartier,  vous avez suivi vos potes dans un club branché  du centre-ville,  le plus chic, en l’occurrence le Silencio, l’établissement ouvert par David Lynch à Paris.

Après avoir piétiné  devant la porte pendant deux heures puis fait des papouilles  aux videurs pour qu’il  vous laisse entrer en prétextant que vous étiez le neveu de Fredéric Beigbeder. Vous arrivez enfin dans l’entre du dragon, but ultime d’une nuit, qui s’annonce pure folie. Mauvaise surprise, au moment d’arriver au bar, le barman semble préparer ses Mojitos comme s’il allait cherchait le Rhum directement à La Havane.

Il s’agite  dans tous les sens comme le Bipbip pris en chasse par ce diable de Coyote, et semble délibérément faire passer tous les clients du comptoir avant vous.

Car c’est toujours un peu le problème dans ce genre d’établissement qui se veut «chicos», il y a toujours un type, qui semble être le neveu du barman, qui se débrouille pour  passer ostensiblement  devant tout le monde, vous flanquant par la même un grand coup de coude dans les cotes que votre politesse de gentlemans remerciera d’un petit sourire amical.

Le genre de type travaillant dans la Com ou dans la Publicité qui semble entretenir des relations privilégiées avec tout le staff du bar et qui parle fort en tendant ses billets de 50 euros comme s’il était dans un bar à strip-tease.

Pour remédier à ces problèmes de gorge sèche dans les endroits sophistiqués, on a quelques petites techniques qui pourront, peut être, combler, votre manque de boops ou votre trop-plein de politesse.

Se positionner et regarder droit dans les yeux le barman

Si vous aviez l’habitude de vous enfermer dans les toilettes pour compter les carreaux de faïence en attendant que votre whisky  surgisse comme par magie, il va falloir changer de stratégie, parce que clairement ça ne marche pas.

On vous conseille plutôt de vous positionner au milieu du comptoir, ni au niveau du géranium de la droite, ni de la machine à café de la gauche, et de regarder le bartender  droit  dans les yeux calmement, façon James Bond, et lui faire un léger signe de tête –qu’il va vous renvoyer. Cela veut dire: «j’ai les plans de la fusée nucléaire, on peut procéder à l’échange du microfilm, je t’ai calculé c’est bon, dès que j’ai cinq minutes je m’occupe de toi.» L’affaire est dans le sac.

Ne pas claquer des doigts

Avoir de l’assurance est indéniablement le gage de se faire servir plus vite, mais il faut se méfier du trop plein de confiance, façon sifflement à la Zoro pour appeler Tornado, ou du claquement de doigts à la John Wayne. Geste qui risque, s’il est mal interprété, que vous preniez un steak de doigt dans la face par  le Cerbère de l’entrée pour vous rappeler les bonnes manières.

Ne pas papoter avec vos potes

L’éclairage  d’une boite est plus tamisé qu’une nuit sans lune sous une cagoule. Donc, si vous êtes occupés à «mettre des paris» sur l’étudiante qui est à votre à votre droite, le barman n’aura aucune chance de vous voir et vous attendrez comme ça jusqu’à que la jeune ingénue se fasse servir, et  aille rejoigne son petit ami, pendant que vous serez toujours en train d’essayer de vous faufiler parmi les clients.

Toujours être respectueux de la hiérarchie

Dans ce genre d’endroit un peu luxueux, il y a toujours des darons qui ont très certainement des moyens financiers bien supérieurs aux vôtres et une gâche dans la société que vous bataillez pour avoir.

Dans la vie, il y a deux règles d’or: ne jamais faire de paris sportifs combinés et respecter la hiérarchie (ce n’est pas être  fan d’Al Pacino que de se le dire). Malgré la fougue de notre jeunesse, on ne doit pas trop se la raconter avec les anciens, tels qu’ils soient (même si c’est Gilbert le pilier de bar). Je sais, par expérience, qu’un ancien boxeur amateur de 60 ans demeure avant tout un boxeur et peut vous envoyer un « bourre-pif » façon Lino Ventura avant que vous ayez eu le temps de lui faire une blague sur son embonpoint.

« are you talking to me? »

Bluffer un maximum

Le monde de la nuit est celui des strass et des paillettes, personne ne sait vraiment « qui est qui » et « qui fait quoi »; au milieu de ce paraître ambiant vous pouvez jouer la comédie l’espace de quelques instants pour vous faire passer pour ce que vous n’êtes pas.  Fils de millionnaire russe, cousin du DJ, ou même carrément barman, pour directement aller vous servir à la source. La seule règle réellement importante c’est de ne pas être pris, pour le reste, on vous laisse carte blanche.

Tipser !

Hé oui, si vous laissez la monnaie au barman, vous aurez peut-être du mal à attirer son attention la première fois, mais vous pouvez être sûr qu’il ne vous ratera pas quand vous repasserez dans le coin. Non seulement vous lui faîtes gagner un peu d’argents, mais en plus il sera reconnaître en vous, le client fidèle que vous êtes.

Et si après tout ces conseils, vous n’y arrivez toujours pas, il ne vous reste plus qu’une chose à faire :

Demander à votre copine la plus « fraiche » de faire la commande.

Tous les barmans pensent qu’à une seule chose quand ils bossent : Avec quelle(s) nana(s) vont-ils pouvoir finir leurs soirées ? – Voire la commencer …

Oui, en général, sachez-le mesdames, les barmans aiment bien garder quelques poules dans le bar en fin de soirée après leurs services, pour raconter deux ou trois blagues, leur payer un verre et plus si affinités …

C’est pour cela qu’ils sont souvent aux aguets toute la soirée. Donc s’ils voient une nana les fixer avec un regard sensuel, il y a de fortes chances qu’elles  soient plus vite servies qu’à McDo !

Bonne chance!

 

Mode – Carvil x Artcurial : La vente aux enchères

(article sponsorisé)

Carvil, la marque de chaussures qui a du style

Bien que l’image de la France se ternisse à l’étranger, il y a certains domaines qui continuent de faire la renommée de l’Hexagone. Le luxe est l’un d’entre eux. La marque Carvil demeure à cet égard depuis des années une référence en matière  de chaussure pour homme. De son unique magasin parisien, rue Pierre Charon, elle a chaussé les plus talentueux artistes du siècle dernier, de Jacques Dutronc, à Coluche en passant pas le grand Alain Delon.
Les modèles de ces derniers sont d’ailleurs mises en vente le 26 février prochain avec Artcurial. Pour cette occasion, on a décidé de revenir pour vous sur cette saga « made in France » qui fait rêver.

Carvil, une histoire authentique

En 1952, Henri Ledermann fonde la maison Carvil  qui devient rapidement l’incarnation de l’élégance masculine à la Française. En effet dans une France, en pleine reconstruction de l’après-guerre, Carvil, invente, Carvil innove, et surtout Carvil sait exactement satisfaire les besoins de ses clients. Entre luxe et qualité, la maison Carvil a parfaitement su associer le savoir-faire français à l’élégance italienne, c’est ainsi que depuis des générations, elle produit ses chaussures en Italie, avec une sélection de cuir Hexagonale.  Une alliance parfaite entre qualité, confort et style qui lui vaudront très vite les grâces de bon nombre de personnalités publiques, faisant de la marque une référence en la matière.

 

 Carvil et la légende

Dans l’ébullition permanente des années  60,  les hommes croquent la vie à pleines dents comme si les horreurs de la dernière guerre mondiale pouvaient resurgir à tout moment. L’économie se porte bien, et un peu partout la révolution culturelle s’amorce.  Les mœurs et la musique changent, mais la mode demeure immuable. Alors pendant que les Beatles faisaient la première partie de Sylvie Vartan à l’Olympia en 1964, le magasin de la rue Pierre Charon voyait les plus éminents personnages de l’époque se bousculer sur son palier pour se faire chausser.

C’est à cette époque-là que le shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, achète par dizaine des chaussures de chez Carvil, tout comme le  grand  Michel Audiard et toute la troupe de gouailleurs des « Tontons Flingueurs » notamment Lino Ventura. Mais le plus grand client de cette époque dorée n’était autre qu’Alain Delon qui  appréciait particulièrement les mocassins à mors.

Ainsi, si la légende associe la Repetto à Serge Gainsbourg, elle associe la Carvil à Jacques Dutronc. En effet en 1966, Dutronc sort son premier album intitulé les « plays boys »,  dans lequel il vante les mérites et la classe de Carvil. La réputation de la marque n’est plus à faire puisque les « playboys de profession sont habillés par Cardin et chaussés par Carvil ».

 

En 70 ans, Carvil a chaussé les plus grandes personnalités faisant de la marque française l’accessoire indispensable de tous gentleman qui se respecte.

C’est sans doute  ce passé glorieux de bottier  des stars qui a poussé  Carvil en association avec la maison de vente aux enchères Artcurial de lancer une vente le 26 février prochain à l’Hotel Drouot sur quatre modèles phares liés à quatre grandes icônes françaises.

–  « Le Dylan » : Ce modèle de bottines fut fait sur mesure en vernis blanc pour Claude François
– ­ « L’Opéra » : Ce modèle fut fait sur mesure en velours rouge pour Coluche afin d’être assorti au tapis du Festival de Cannes (1986)
– ­ « Le Triumphe » : Du temps de Michel Audiard et Les Tontons Flingueurs
– Et enfin, le fameux mocassin « Le Carvil » modèle de prédilection d’Alain Delon très présent dans son film Plein Soleil

Le Dylan à gauche et l’Opéra à droite

Le Triumphe à gauche et le Carvil à droite

 

 

Sport – Le PSG est-il un grand d’Europe ?

Dominateur d’une ligue 1 bien trop étroite pour lui, le PSG retrouvait hier son amour de Ligue des Champions .
Opposé au Bayer Leverkusen, les joueurs de la capitale n’ont laissé aucune chance aux Allemands et se sont imposés 4-0.
Un performance impressionnante d’autant plus que le match se déroulait en Allemagne, pour autant faut-il considérer le PSG comme un candidat à la victoire finale en C1 ?

Football – Le PSG est-il un grand d’Europe ?

En coller quatre au second de Bundesliga avec une possession de balle d’environ 60% ça marque les esprits. A titre de comparaison, l’année dernière au même stade de la compétition le PSG remportait le match aller contre Valence 2-1 et finissait à 10 après l’exclusion de Zlatan Ibrahimovitch. A l’image de son attaquant suédois, le PSG se bonifie avec le temps . Désormais cette équipe est un collectif redoutable avec en son cœur un milieu à trois têtes qui semble ne jamais paniquer . Thiago Motta, Blaise Matuidi et Marco Verratti sont les maîtres du jeu parisien et l’importance de ces trois joueurs montre la volonté qu’à Laurent Blanc de faire de son équipe un monstre de conservation de balle .

Pour autant, Paris manque cruellement de réalisme offensif . Il peut paraître osé de dire ça d’une équipe qui vient de marquer sept buts en deux matchs mais c’est un fait ! La blessure de Cavani a fait ressurgir une certaine Zlatan dépendance . Les compères du suédois sur le front de l’attaque francilienne n’ont pas cet esprit de tueur devant le but . Lavezzi est un joueur entier qui se dépense sans compter ce qui explique ses difficultés à concrétiser les occasions qu’il se procure, quant à Lucas il a plus un profil passeur que buteur . Zlatan porte donc l’attaque parisienne sur ses larges épaules et c’est pour l’instant un succès( 10 buts en en 6 matchs de C1 ).

Le PSG est donc une équipe qui sait garder le ballon et qui a dans ses rangs des joueurs de classe mondiale. Pourtant cette équipe ne semble pas (pour le moment) pouvoir tenir la comparaison avec des équipes comme le Bayern Munich ou le Real Madrid. La faute à un banc des remplaçants pas très garni, l’arrivée de Cabaye pendant l’intersaison est une preuve que le staff parisien à conscience de son effectif limité. Quand le Real peut se permettre de mettre sur la touche des joueurs comme Isco ou Xabi Alonso tout en restant compétitif le PSG ne peut pas faire de même .

Cet effectif un peu court est à l’heure actuelle la seule différence majeure que l’on peut souligner lorsque l’on compare Paris et d’autres grands clubs européens . Alors oui, le PSG est dans la cours des grands, oui le PSG joue un beau football mais sauf incroyable exploit le PSG ne semble pas assez armé pour prétendre au titre de meilleur équipe d’Europe… cette année .

Art – Etienne Cail, le peintre Lyonnais qui monte qui monte !

Ayant grand soif, (comme souvent), la rédaction de l’Hurluberlu a décidé de poser son pack à Moras-en-Valloire dans l’atelier d’Etienne Cail afin de lui proposer une petite bière et de pouvoir échanger avec lui sur ses œuvres en vidéo.

A la rencontre d’ Etienne Cail

 

En effet, actuellement exposé au sein de la galerie lyonnaise le Twenty Two, sa patte, et ses gueules comme il aime les appeler, nous avaient particulièrement impressionné lors du vernissage. Son concept: insérer des visages asiatiques sur des toiles classiques occidentales. A 22 ans, il semblerait que le lien entre classicisme et modernité soit au bout de son pinceau.

Retrouvez notre interview ici :

Etienne Cail – Hiro 200×300

La belle vidéo de Benoit Durrande

 

Retrouvez Etienne Cail sur
Son site internet
Sa page facebook

Ukraine: jusqu’où va-t-on aller ?

Pour ceux qui ne le savent pas encore, l’Ukraine vit actuellement une crise profonde qui dépasse les simples politiques internes. Cette crise d’une rare violence s’inscrit dans un contexte de politique internationale qui dépasse les dissensions nationales. 

Tout a commencé le 21 novembre 2013 date à laquelle l’ancien Président Viktor Ianoukovitch a rejeté l’accord d’association proposé par l’Union Européenne. Il réitèrera sa décision une semaine plus tard au sommet de l’UE à Vilnius. Entre temps, l’opposante Ioulia Timochenko a lancé un appel à la manifestation en suggérant à la population de descendre dans les rues. Cette décision du 21 novembre suivie de la volonté du Président de se rapprocher de la Russie affirmée quelques semaines plus tard a plongé le pays dans des troubles sans précédents. Trois mois après le début des manifestations pro-européennes, on compte des centaines de blessés et d’interpellations ainsi que des morts. La récente démission du gouvernement n’a pas semblé calmer l’ampleur du mouvement. Mais pourquoi?

Les événements internationaux de l’année 2013 ont montré toute l’essence de la rivalité actuelle entre la Russie et le monde occidental. Le Président russe Vladimir Poutine a affiché une politique neutre, consensuelle voire même pacifiste mais il n’en a pas moins conservé sa fermeté et sa rigueur à l’égard de ceux qui souhaitent étendre leur influence sur sa « chasse gardée ». L’Ukraine, nation cosaque et berceau de la civilisation slave, présente une histoire et des intérêts communs avec l’ancien pays des tsars. Un lien spirituel et religieux unit les deux pays autour d’une même cause, la cause slave. En outre, l’Ukraine représente un partenaire économique sérieux et un atout géopolitique important. La présence de la flotte militaire russe dans le port de Sébastopol en est la meilleure preuve.

Ces manifestations pro-occidentales se heurtent depuis plusieurs mois à cette alliance et l’acharnement des manifestants ne fait que révéler un peu plus chaque jour la volonté géopolitique de l’UE d’accueillir l’Ukraine en son sein. L’UE fait fi de l’apport économique de la Russie dans la vie des ukrainiens et ne se préoccupe que de ses propres intérêts stratégiques et économiques. Or, la situation actuelle montre que l’UE a connu des jours meilleurs et qu’elle devrait se concentrer sur l’amélioration de la situation de chacun de ses membres avant d’en intégrer de nouveaux. Pour arriver à ses fins, l’UE joue sur les différentes composantes de la population ukrainienne. Si l’Est du pays est russophone et orthodoxe, l’Ouest est en revanche catholique et très tourné vers la Pologne et le reste de l’Europe. Malgré tout, ces peuples font partie d’une seule et même nation et possèdent la même histoire. La division serait une ineptie.

Photo: francetvinfo (GLEB GARANICH : REUTERS)

Mais l’UE a prouvé avec la guerre des Balkans qu’elle n’avait que faire de l’Histoire. Elle ne voit en l’Ukraine que le moyen de reprendre du terrain sur la Russie et déstabiliser la zone frontalière à ces deux dernières. L’immixtion des Etats-Unis dans le différend est riche d’enseignements. Les visites de John McCain et Victoria Nuland (conseillère de John Kerry, Secrétaire d’Etat américain aux affaires étrangères) à Kiev pour soutenir les manifestants montrent l’intérêt que portent également les Etats-Unis à ce conflit. Si certains soutiennent publiquement ces manifestants, on devine le soutien d’autres par des financements privés. Dès lors, on ne peut plus nier la primauté des intérêts politiques et géopolitiques occidentaux sur ceux des ukrainiens. Les américains et les européens s’appuient ainsi sur la tranche de la population pro-européenne pour tenter de renverser le pays et mettre l’Ukraine sur la voie d’une future adhésion à l’Union européenne plutôt que sur celle d’un partenariat renforcé avec le grand frère russe, accueilli par la majorité de la population.

Face à cet imbroglio, il est légitime de se demander où est l’intérêt de l’Ukraine mais n’est cependant pas déraisonnable de constater que la langue, l’histoire et la culture constituent des paramètres importants pour répondre à ce type de problématique. Face à l’ingérence des pays occidentaux, l’avenir de la nation bleue et jaune est incertain…

Technologie – L’impression tridimensionnelle : nouvelle révolution industrielle ?

L’imprimante 3D d’un point de vue théorique

Barack Obama dans son discours sur l’État de l’Union déclara que la technologie de l’impression 3D a : « le potentiel de révolutionner la façon dont nous fabriquons presque tout ».
L’imprimante 3D permet de réaliser un objet couche par couche directement depuis un fichier informatique.

Une fois de plus c’est Tintin qui était le plus visionnaire, car l’on retrouve dans le dessin animé « Tintin et le Lac aux requins », de 1972, le professeur Tournesol invente une photocopieuse tridimensionnelle immédiatement convoitée par Rastapopoulos pour fabriquer des faux en dupliquant des œuvres d’art volées dans de grands musées.

« Tintin et le lac des requins » est un des rares films mettant en scène le héros de Hergé

Elle est réellement née entre 1983 et 1984 sous la paternité de Charles Hull et officiellement commercialisée en 1986. On utilisait cette technologie pour concevoir des prototypes dans l’industrie.
Mais souvenez-vous l’année dernière de ce Texan qui avait mis sur la toile un fichier informatique permettant la création d’une arme à feu « home made » grâce à une imprimante 3D. En effet, le fichier avait été téléchargé plus de 100 000 fois avant d’être supprimé par les autorités.

L’opinion publique avait ainsi pris conscience du pouvoir de cette technologie.
Je vous propose de voire quels pourraient être les apports de l’impression tridimensionnelle :

Le secteur industriel général :

Nous devions commencer par celui-là, car même si ce n’est pas celui qui fait le plus rêver, c’est bien celui qui pèse le plus lourd dans l’économie.
Il apparait donc actuellement que dans des domaines où la productivité est reine, l’impression 3D n’est pas encore envisageable, car elle ne permet pas encore de fabriquer aussi vite que les moyens de production traditionnelle.
On remarque toutefois que des parts du budget de certains grands noms industrielles consacrent une part importante de leur budget de recherche à cette technologie, l’affaire est donc à suivre.

 

Aéronautique :

Nos amis de la NASA ou de Airbus se sont engouffrés dans la brèche de l’impression tridimensionnelle. Par exemple, le dernier Rover de la NASA a été fabriqué avec des pièces issues de cette technologie. Pour des pièces peu fabriquées et ayant besoin d’être d’une qualité irréprochable, il semble que l’on puisse croire en cette avancée technologique d’autre part, ils travaillent sur la fabrication de nourriture dans le cadre des opérations spatiales, une bonne alternative à la nourriture lyophilisée. Pour Airbus, EADS (centre de recherche) aurait prévu à court terme de produire quasiment toutes les parties de l’avion, grâce aux procédés tridimensionnels.

Médecine & Recherche :

Ce sont bien eux les plus innovants, car ils travailleraient sur l’impression d’organe, tout simplement en remplaçant l’encre traditionnelle par des cellules souches.
En effet, il paraitrait que des scientifiques de l’Heriot Watt University d’Édimbourg (Écosse) ont réussi ce petit tour de passe-passe.
Vous comprendrez que de pouvoir imprimer un coeur à la demande serait un apport incroyable et que ce serait la un vrai miracle technologique. Pour l’instant, il est un peu tôt pour crier victoire, mais on peut y croire.

 

Pour les Hurluberlu :

Nous vous connaissons, nous savons que vous n’avez que trop peu de limites (ça, on vous le rappelle depuis la maternelle) que cette brèche s’ouvre à vous et nous espérons que vous y pénétrerez.
Alors oui vous pouvez d’ores et déjà vous faire votre coque d’iPhone que vous aurez dessiné en rentrant de soirée avec des motifs incas, vaudous et gothique… Oui ça fait rêver la technologie.
Pour les plus nerveux d’entre vous, vous n’aurez qu’à imprimer une kalachnikov « maison » et aller vous farcir votre voisin du 8e celui qui tape après la barre fatidique des 70 Décibels.
Vous pourrez vous fabriquer la tasse de vos rêves vous savez celle en forme de passoire.

Bref un tas de babioles « home made » va s’offrir à vous, nous attendons avec impatience les sites de téléchargements illégaux de modèles d’impression afin d’analyser la folie de nos congénères.
Vous pourrez faire naitre le créateur qui est en vous pour seulement 799€ :  ici
Et vous alors ? Que pensez-vous de l’imprimante 3D ? Révolution industrielle ou danger mondial ?

Guitare en impression 3D lors du 3DPRINTSHOW2013 (photo: Humanoides)

Qu’on laisse tranquille le Moyen-Age avec la théorie du genre

Après le mariage pour tous, la PMA, la GPA, c’est désormais la « théorie du genre » qui divise la société française. Même si ses opposants usent d’arguments qui sont bien souvent infondés voir erronés, ce n’est  pas à l’Éducation Nationale d’aborder la question de la détermination sexuelle chez les jeunes enfants, en tout cas c’est ce que je pense.

La théorie du genre

Il y a une semaine alors que je  zonais comme chaque jour sur le site Slate, je suis tombé sur un papier « coup de point » qui affublait de tous les mots les opposants de l’enseignement de la théorie du genre à l’école.  Partagé plus de 16 000 fois sur les réseaux sociaux,  l’article explique en substance que si l’on s’oppose à l’enseignement des cours de genre dans les écoles, on est un arriéré mental tout juste bon a frotter des silex pour  faire du feu,  et ainsi aller se faire cuire le cul en enfer, puisque l’on est  forcément un  mauvais catholique extrémiste. Alors, quitte à jouer avec son caca, autant s’en servir pour répondre.

Il faut savoir que par principe, depuis une sale histoire de lancer de saladier lors d’un dîner entre amis, j’évite toutes questions d’ordre sexuel en société et, notamment lorsque cela touche,  de prêt ou de loin, à l’épineuse controverse du mariage pour les couples de même sexe et toutes les problématiques qui en découlent.  Considérant que la question n’a que trop suscité de polémiques, attisant la haine et le dégout entre les deux camps qui se sont opposés tout au long de l’année dernière sur le sujet.

Mais  surtout, étant juriste de formation,  je fais allégeance au droit et une loi ayant été voté, il n’y aucune raison de la remettre en question.  Cependant  la théorie du genre c’est une autre histoire  et même si le but recherché est louable, les moyens d’y parvenir me semblent inappropriés.

 

La théorie du genre qu’est ce que c’est ?

L’expression de genre ou «gender» en anglais est apparue au début du siècle dernier aux États-Unis et consiste à penser que l’attribution d’un sexe n’est pas uniquement naturelle, mais qu’elle est  aussi sociale.C’est à dire, qu’elle dépend de  l’ensemble des comportements, des attitudes, des usages, des représentations qu’une civilisation et qu’une époque donnée associe au sexe biologique.

En clair, l’idée de genre réfute le principe pourtant assez connu,  selon lequel tout Homme né homme ou femme. En effet, la théorie du genre prône l’idée selon laquelle nous sommes tous des individus libres de choisir notre sexe indépendamment de la volonté naturelle (les organes que le destin attribue à chaque  enfant à sa naissance).

On peut se sentir « femme » dans un corps « d’homme »  ou à l’inverse « homme » dans un corps de « femmes »  et  ainsi adopter le mode de vie de celui-ci socialement et sexuellement parlant.

En gros, la théorie du genre essaye de théoriser ce que les transsexuelles ressentent depuis l’origine de l’Homme sur Terre.  C’est d’ailleurs, très bien qu’il y est des sciences humaines pour tenter de comprendre ces mécanismes qui ont été pendant très longtemps oubliés des grands penseurs, voire dénigrés par certains  intellectuels, parmi les plus brillants du millénaire ;  le psychanalyste  allemand Freud  qualifiait au XIX siècle,  le transsexualisme de perversion sexuelle.  Voire pour certaines organisations internationales comme l’OMS qui considère carrément  que le « transsexualisme » est une maladie mentale.

C’est donc une science à part entière qui mérite d’être respecté, mais est-il vraiment nécessaire d’introduire un tel concept dans les écoles?

(Photo: Pakman)

 

La théorie du genre et l’Éducation Nationale

L’année dernière le gouvernement  a lancé un programme de lutte contre «  les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre » dans lequel figure un nombre de projets visant à réduire les discriminations sexuelles  où il a inséré tout un volet relatif  à l’orientation sexuelle dans les écoles primaires.  Document que vous pouvez consulter ici (source plus disponible), et qui prévoit  en page 9 la mise en place de mesures visant à interroger les enfants dès le plus jeune âge sur leur orientation sexuelle afin de les sensibiliser à l’acceptation de la différence.

En parallèle de ce programme, le  gouvernement a lancé un projet intitulé « l’ABCD de l’égalité » qui est emmené par  Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem.  Actuellement enseigné de la grande section de maternelle au CM2  depuis la Toussaint dans 600 classes de 275 écoles dans 10 académies (Bordeaux, Clermont-Ferrand, Créteil, Corse, Guadeloupe, Lyon, Montpellier, Nancy-Metz, Rouen, Toulouse)  et qui risque de s’étendre à toute la France dans les prochains mois.

C’est  ce programme qui a soulevé la grève des parents il y a quelques semaines et le papier dithyrambique  de la journaliste de Slate.

Sans rentrée dans le délire d’Alain Soral et consorts qui accusent le gouvernement d’inculquer aux enfants la masturbation et autres pratiques sexuelles très personnelles. Ce programme vise entre autres à casser les inégalités entre les hommes et les femmes.

C’est comme le communisme;  l’idée est belle, mais les moyens de la mettre en œuvre sont sacrément inutiles comme l’atteste ce reportage réalisé par France 2 en janvier dernier.

 

 

L’Éducation à deux vitesses

Si la nation Française traverse en ce moment bien des crises,  son plus grand mal est à mon sens l’Éducation Nationale. Un vaste bazar qui est encore plus mal géré qu’un club de ligue 1 et qui mène notre jeunesse de désillusions en désillusions.  Toujours en train de se plaindre, en permanence en train de chercher une nouvelle expérimentation à tester sur ses élèves, ces pauvres professeurs en oublient bien souvent l’essentiel.

Si, d’un côté de la balance certains collèges français ont un niveau désespérément bas où la majorité des élèves de 3e demeurent incapables d’épeler le mot « constitution » tout en ignorant le sens.  L’autre côté de la balance dresse des petits soldats à travers un cursus hyper élitiste, basé uniquement sur les compétences académiques, afin de faire de cette minorité une  élite capable de diriger le pays (élite qui a tendance à quitter le pays tout de suite après avoir reçus leur formation diplômante, mais ça, c’est une autre histoire).

À l’ENA ou HEC, s’opposent les collèges de zone éducative prioritaire ; si les premiers pensionnaires peaufinent leur CV pour préparer leurs carrières plaquées or, les seconds s’appliquent à s’imaginer un destin de vedette de téléréalité.

Au milieu de tout ça, les grands dirigeants de notre cher pays s’essayent à des programmes « bidon », où l’on explique à des garçons de neuf ans qu’ils peuvent porter une jupe s’ils en ont envie, du moins s’ils se sentent plus épanouis.

Voilà la triste réalité de l’éducation française, et rajouter des professeurs n’y changera rien, tout comme enseigner la théorie du genre. L’école de la République est une fange lamentable où de vieux marabouts marxistes s’obstinent à appliquer une idéologie selon laquelle il faut mieux un esprit bien ouvert, qu’un esprit bien rempli, mais à force de vouloir appliquer l’ouverture on fini par se casser l’entre jambes.

 

Surtout, que l’on laisse le Moyen-Age tranquille

Il faut bien reconnaître que les inégalités hommes/femmes existent dans beaucoup de domaines et notamment au niveau des prétentions salariales, ce qui est totalement injustifié.  Mais les choses sont en train de changer ; les études supérieures se féminisent terriblement (en droit presque 70% des promotions sont composés de femmes),  la politique se féminise (Martine Aubry futur premier ministre…), et les grands décideurs sont de plus en plus souvent de sexe féminin.

De plus, si le gouvernement souhaite  vraiment changer l’image de la femme qu’il aille d’abord dans les cités expliquer aux jeunes qu’une jeune fille qui porte une jupe n’est pas une « pute » avant d’aller expliquer aux  garçons qu’il faut en porter.

Alors voilà, je suis contre l’enseignement de la théorie du genre à l’école, car je pense concrètement que ce n’est pas le rôle des professeurs d’enseigner aux enfants que l’on peut être homme, mais  vivre en femme ou être femme et vivre en homme. Bien sûr que cela existe, et c’est bien de prévoir des structures pour  ceux qui trouvent que la nature est mal faite. Mais de là, à enseigner  de manière régulière un programme de genre, c’est inutile.

D’autant plus que je sais par expérience, que les enfants  sont crédules et incroyablement naïfs et que porter à leur connaissance un raisonnement presque philosophique  sur leur orientation sexuelle peut pousser un certain nombre d’entre eux à avoir une attitude qu’ils n’auraient pas eue en l’absence de cette pseudo formation.

Si j’étais parent, moi aussi j’aurais refusé que mon enfant suive un tel cours, quitte à me faire traiter de Jacquouille la Fripouille, un être ignare et lourd, descendu tout droit du Moyen-Age. Période historique favorite de beaucoup de journalistes à l’heure actuelle, ce qui est compréhensible à des biens des égards.

À l’époque, l’honneur et la dignité étaient des valeurs maîtresses, qui poussaient la population à avoir des devoirs alors même qu’il n’avait pas de droits. Désormais, c’est juste l’inverse, tout le monde a des droits, mais plus personne n’a de devoirs.

Il serait de bon ton de commencer à en redonner aux élèves avant de vouloir leur enseigner la fameuse théorie du genre.

Si mon plaidoyer ne vous a pas convaincu, l’ami Gaspard Proust a été, comme à son habitude, très incisif sur le sujet dans sa dernière chronique dans l’émission « Salut les Terriens ».

 

 

Médias – Neknominate la nouvelle connerie alcoolisée des réseaux sociaux.

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Neknominate : Le nouveau défi alcoolisé des réseaux sociaux

Vous avez vu une vidéo d’un pote boire un quintuple cul-sec de tequila (20cl) alone dans son salon ? Vous n’avez pas compris pourquoi il postait ça sur Facebook un lundi à 17h et commenciez à vous demandez s’il n’était pas devenu alcoolique ? (ou du moins s’il ne se l’avouait pas enfin).

Mais lorsque, plus tard dans la soirée, vous êtes revenus sur le réseau social bleu. Vous tombez sur la vidéo de votre ex beau-frère de 17 ans ½ la bouteille d’une main, le blunt de l’autre… vous ne pouvez pas vous empêcher de remarquer la même « signature » en fin de vidéo que celle de votre ami; ils mettent au défi d’autres « rapteus ». Mais pourquoi ? 

Alors pas de panique si vous êtes en retard ; Hulubberlu vous explique le phénomène Neknominate.

Après la mode de se prendre en photo allongé (planking) ; celle de se prendre avec une moustache dessiné sur son doigt ou celle de se prendre sur des toits (rooftopping). C’est une nouvelle tendance qui envahit les réseaux-sociaux : Le NEKNOMINATE.

Le Neknominate ; c’est un tout nouveau jeu d’alcool. Aussi intelligent que la mode de 2011, qui était de se mettre des tampons imbibés d’alcool dans le cul, sauf que cette fois, ça se passe sur internet et ça ne vient pas de Russie mais d’Australie.

Hé oui, l’Australie est aussi un pays avec une bonne descente ! D’après Vice, 40 millions d’euros auraient été mis en place par Kevin Rudd pour stopper les accidents liés à l’alcool.

 

Le principe ?

1 – Un ami vous « nomine » dans une vidéo en vous mettant au défi de prendre un cul-sec de bière
2 – Vous avez 24h pour poster, à votre tour une vidéo où l’on vous voit boire votre binch de la manière la plus originale possible en remerciant l’ami qui vous a lancé le défi en début de vidéo.
3 – Vous finissez la vidéo en nominant 3 nouvelles personnes
Alors OUI, le principe est plutôt fun : boire une bière cul-sec de la manière la plus originale possible. En effet, on aurait pu inventer pleins de choses hyper sympas ! Imaginez, un neknominateur déguisé en Mickey à Disney aurait lancé le défi à 3 fêtards, le premier aurait demandé à un pote posté au balcon de lui verser une bière dans le gosier. Le second aurait bu à la bouteille dans un aquarium ; quand au troisième, il aurait bu tête à l’envers dans la cuvette des chiottes (je tiens à préciser que les deux derniers sont tirés d’une histoire vraie)

 

Mais au final, pour neuf vidéos sur dix, c’est la même chose: essayer de boire la plus grosse quantité d’alcool de la manière la plus banale au monde : en se filmant chez soi avec sa webcam.

Alors :

Si vous trouvez que c’est plus fun de faire un apéro tout seul chez vous en défiant vos potes via un écran plutôt que de le faire en vrai.
Si vous trouvez que c’est bien d’avoir des vidéos de soi entrain de faire des bitures express qui circulent sur internet (Hé oui, même si vous avez coché l’option « privé » de facebook).
Ou alors si vous avez été défié et que votre ego vous pousse à répliquer (l’ego est toujours plus fort dans les jeux d’alcool). Faites-nous plaisir : N’essayez pas de vous faire une bouteille de Jack Da cul sec pour ensuite gerber sur votre ordi en postant la vidéo. Contentez-vous d’une bière ou d’un verre normalement dosé mais concentrez vous sur l’idée la plus créative pour boire votre breuvage !

 

(photo: edinburghnews)

Entrepreuneuriat – Thibaut, Maxime et Marguerite, futurs aventuriers du désert!

Dans quelques jours partira le 4L Trophy. Pour l’occasion, Hulubberlu à décidé de suivre tout au long de leur aventure 2 compères qui s’apprêtent à traverser le désert au volant de leur fidèle destrier d’acier. Nous les rencontrons donc pour un entretien de présentation plutôt détendu…

Maxime et Thibaut, nos joyeux aventuriers!

 

Hulubberlu : Salut les gars, avant tout merci d’avoir accepté de partager votre expérience, tout d’abord je vais vous laisser vous présenter à nos lecteurs :

Maxime : Bonjour à tous, Maxime, 21 ans, en 3ème année de STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et sportives). Comme Thibaut j’habite à Boulogne et je suis originaire de Picardie.
Je suis aussi entraîneur de Badminton et sportif de haut niveau.
A part ça, ma grand-mère s’appelle Annie et je vais éviter de dire trop de conneries car elle nous écoute depuis la pièce voisine !

Thibaut : Salut, je m’appelle Thibaut, j’ai 23 ans, je suis étudiant en Développement durable et je suis passionné par le Rugby et l’escrime. A part ça, j’aime les sardine et je suis sans doute un futur pilote de rallye qui s’ignore.
Sinon, Max à oublié de stipuler dans sa présentation que c’est un sacré queutard

Max : Annie te remercie d’apprendre ça !
Thibaut quant à lui a oublié de préciser que c’est une feignasse de première et surtout un gros con !

Hulubberlu : Ah oui, l’entente est cordiale, vous pensez pouvoir vous supporter 10 jours à ce rythme là ?

Thibault : On s’en fout de toute façon on fait tente à part !

Hulubberlu : Au moins les choses sont claires et avant de faire tente commune, vous vous êtes rencontrés comment ?

Maxime : On habite dans la même résidence à Boulogne

Thibaut : On est un peu les deux comiques de la résidence Simone Weil. On en profite pour leur faire un gros bigup même s’ils ne le méritent pas toujours ! (rires)

Hulubberlu et Marguerite c’est pour la vie!

Hulubberlu : Et le troisième membre de l’équipage : votre 4L ?

Thibaut : C’est une belle 4L, couleur sable, du type F4 (camionnette) mais attention: avec une banquette arrière, c’est plus pratique pour serrer, même si là on ne la prendra pas avec nous car trop de place et trop de poids.

Hurluberlu : Et elle a un petit nom ?

Thibaut : Bah j’ai décidé de l’appeler Marguerite…

Maxime : Ah non ça pue Marguerite ! Appelons là Catherine !

Thibaut : Oui mais si à la Saint Valentin (le lendemain du départ) elle nous prends la main… t’imagine à la Sainte Marguerite ?

Maxime : Bon ok, va pour Marguerite !

Hurluberlu : Et vous l’avez trouvé comment ?

Maxime : Bah à la base, on en avait une autre, mais quand on l’a amenée chez le garagiste, pour la préparer, il nous a annoncé qu’on s’était fait roulés.

Thibaut : Il a même dit qu’elle était toute « pourrite » !

Avec leurs ex-4L « Pourrite »

 

Maxime : Nous qui étions sur d’avoir acheté un pétard de formule 1, on s’est donc aperçu qu’on avait acheté un tas de tôle et qu’on avait donc 15 jours pour en trouver une autre avant la fin des inscriptions… La course quoi !

Thibaut : Du coup, on a réussi à se faire rembourser la première et on a pu acheter Marguerite à la place !

Hurluberlu : Pour les lecteurs qui ne connaissent pas, présentez nous le 4L Trophy…

Max : Le 4L c’est un rallye étudiant créé en 1997 qui rassemble environ 1400 équipages afin de parcourir 6000km pour de porter des fournitures à des enfants du Maghreb.
Pour ça on part le 12 ou le 13 de Paris, on descend dans le sud, on passe en Espagne d’où on prend un ferry pour Tanger…

Thibaut : C’est à ce moment là que François Hollande pense que si on revient c’est bien !

Max : Puis ensuite on distribue nos fournitures scolaires ainsi que des affaires de sport aux enfants grâce à l’association « Enfants du désert », et enfin on finit par une grosse soirée pour fêter ça !

Checkpoint!

 

Hurluberlu : Joli projet, et parlez nous justement de l’association que vous avez monté pour pouvoir participer à ce défi ?

Thibaut : On a créé l’Association « Équipage Made in France », notre objectif serait de parrainer chaque année un nouvel équipage dont les sponsors soient 100% Made in France. Pour moi, c’est également un axe très important du développement durable.

Hurluberlu : Et justement, est-ce que c’est pas un peu compliqué de trouver des sponsors Made in France ?

Max : Non pas tellement, ça à même pu être une force car c’est ce qui fait pour eux l’intérêt d’être sur notre voiture, on leur apporte une dimension supplémentaire.
Et puis on a su faire ça avec humour, pour démarcher un fabricant de sous-vêtements français, on a même été jusqu’à poser nus devant notre 4L. Ça nous a pas permis de gagner des slips, mais ça en a fait rire plus d’un !

Thibaut : On a aussi eu la chance de rencontrer des gens vraiment cools qui on pris goût à notre projet, notamment toute l’équipe du Salon Made in France qui nous a vraiment bien aidé et qui sont même devenus des potes !

(Ici même: La liste de leurs sponsors trop cools!)

Une recherche de sponsors prise très au sérieux!

 

Hurluberlu : Max, tu parlais précédemment de préparation, ça se passe comment, il y a des règles particulières, vous faites ça vous même ou vous faites faire ?

Thibaut : La règle inscrite dans la charte du 4L Trophy est que les pièces doivent être d’origine, donc interdit de changer le moteur pour mettre celui d’un avion ou autre.
Après certains le font, mais du coup ils sont hors classement.

Max : De toute façon, préparation ou non, nous choisirons la stratégie offensive ! On fonce et il faut juste prier pour que ça ne casse pas … Sinon, on court !

Hurluberlu : Et Niveau physique : une préparation spéciale ?

Max : De la bière ! Le moins bourré des deux prends le volant au départ alors faut bien s’échauffer !

Thibaut : Et surtout s’entraîner dès maintenant à bouffer de la merde, en prévision de la tourista !

Hurluberlu : Et a part la tourista (ce que je ne vous souhaite pas) que pensez vous en retirer ?

Thibaut : Une grosse marrade de 10jours et des souvenirs à gogo ! A 30 ans, on s’en souviendra encore sûrement comme d’un des trucs les plus fous de notre vie !

Max : Moi… Ya du soleil et des nanas, je reviens pas, ou alors les pieds devant !

Thibaut : Ouais mais attention, il faut chopper sur les premières épreuves, car après le manque d’eau risque de poser problème !

Hurluberlu: Cette aventure m’a en effet l’air bien partie! Qu’est-ce qu’on peut donc vous souhaiter?

Thibaut: Tout d’abord la ligne de départ, ensuite le Maroc, et enfin d’arriver entiers!

Max: Et surtout de pécho! Si mon tableau n’est pas assez vaste, je reviens l’année prochaine!

Hurluberlu : C’est noté ! Et enfin, pour les lecteurs d’Hulubberlu qui voudraient vivre un jour cette aventure,que conseillez vous ?

Thibaut : Faites-le ! C’est un moyen de chier son année, mais on apprend beaucoup ! Comptabilité, marketing, mécanique etc… Tout y est passé ! Et c’est surtout une aventure humaine comme on a rarement l’occasion d’en vivre !

Max : Suivez notre aventure avant tout, mais suivez aussi la votre !


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Vidéo – Le Look Back facebook de trop?

Vous n’êtes pas sans savoir que les Looks Back pullulent et gangrènent littéralement nos files d’actualité facebookien.  Un bien beau  samples de notre life connectée, mais pourquoi ne pas voir à quoi ressemble-t-on lorsqu’on est réellement connecté, les yeux a scruté nos écrans. Au final un vrai look back de ta life connecté, c’est celle de derrière ton écran.

Petit bonus, le Times a mis en place une application pour calculer approximativement le temps passé sur ton réseau social préféré, ça se passe ici.

10 ans de facebook, il fallait bien fêter ça..

 

Ah elle est belle notre génération Y !

Cinéma – Le lobby de la médecine dans Dallas Buyers Club

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Dallas Buyers Club ou le lobby de la médecine par Jean-Marc Vallée

Tiré d’une histoire vraie, Dallas Buyers Club est l’histoire d’un cow-boy, un vrai: Ron Woodroof (Matthew McConaughey) est un électricien homophobe qui gagne sa vie en prenant des paris de rodéos et comme un bon vieux cowboy qui se respecte, il aime les filles, la boisson et préfère encaisser que décaisser !
Mais sa vie de rockeur bascule vite lorsqu’il est diagnostiqué séropositif et apprend qu’il ne lui reste que 30 jours à vivre. Pensant d’abord à une mauvaise blague, il manque de peu de mettre une pépite au toubib qui le lui annonce, (après tout en 1985 le sida c’était les gays!).

 

http://www.youtube.com/watch?v=U8utPuIFVnU

 

Commençant alors ses recherches sur le virus du VIH de son côté, il se rend vite compte que les traitements proposés par les hôpitaux ne sont pas fait pour lui. Ron Woodroof va alors commencer un combat pour sa propre vie en cherchant des traitements à l’étranger. Se rendant compte que l’AZT prescrit par les médecins contient aussi une liste d’effets secondaires dérangeants comme l’anémie, le cancer, la déplétion de la moelle osseuse, la fièvre, la perte auditive, l’impuissance ou la neuropathie. Son combat se transforme alors en cause générale et contre le lobby de la médecine
Outre le message de l’apprentissage d’un homophobe se liant d’amitié avec un gay (joué par Jared Leto) et qui fini très tolérant. On ne pensait pas que le cinéma et des acteurs si connus mettraient le doigt sur un sujet si sensible que le lobby de la médecine en faisant un film sur ses clubs qui soignaient mieux que les hôpitaux à l’instar du Dallas Buyers Club.

 

 

Le film est sortie mercredi 29 janvier en France, quelques jours après la sortie du plan cancer de F.Hollande doté de 1,5 milliard d’euros. Mais aussi quelques jours après la mort du docteur André Gernez (8 janvier 2014).

Le Dr Gernez aurait demandé sa radiation de l’Ordre des médecins en 1991 voyant que sa découverte « la théorie unifiée du cancer » pour laquelle il reçut le prix Hans Adalbert Schweigart en 1979 ne sera jamais publiée (jury composé de 40 prix Nobel). Selon une étude de l’INSERM de 1971 (et internet), sa théorie aurait permise d’éviter le développement des cellules cancéreuses dans 93% des cas.

Quoiqu’il en soit sans en dévoiler plus, l’affaire du Dallas Buyers Club a permis ensuite de sauver des millions de vies en diminuant la dose d’AZT  prescrite.

 

Jared Leto & Jennifer Garner dans Dallas Buyers Club