Pourquoi c’est culte – Ayrton Senna, l’héritage…

« La chance a lâché Ayrton; il n’avait pas la moindre contusion, pas un seul os cassé. Si ce morceau de ferraille était passé 15cm plus haut, ou plus bas, il se serait relevé et aurait marché jusqu’au paddock. »

Il aurait marché jusqu’au paddock…

Il y a 20 ans aujourd’hui qu’Ayrton Senna est mort au volant de sa Renault Williams F1. Et pourtant, pour les plus vieux d’entre nous, qui se souviennent de son pilotage rapide et instinctif, et qui se souviennent encore de ce triste 1er Mai 1994; mais aussi pour les plus jeunes, qui ont toujours entendu parler du pilote Brésilien, c’est comme si c’était hier.

En effet, ce pilote, par son humilité, sa fougue, et son talent a su créer un mythe qui le classe au sommet du panthéon sportif.

Ah Magic Senna, ce pilote Brésilien, roi de la pluie, de Monaco et des podiums, c’est sûr qu’il a marqué les esprits, qui plus est, à une période ou la formule 1 n’était pas forcément très populaire.

Aujourd’hui, nous allons entendre parler de lui un peu partout dans la presse sportive, mais finalement, 20ans après, que  reste-t-il du triple champion du monde?

Aux stands…

Un souvenir…

Ayrton c’est le gendre idéal, le mec sympa de la F1 à qui tout souriait, un gagnant modeste, un ami fidèle, un a des as, bref tout!

On dit souvent que c’est au sommet qu’il faut penser à partir, même ça il a su le gérer! Ce qui lui assure une place au paradis des sportifs, des gendres idéaux et de pleins d’autres trucs encore!

Quelques records…

Avant la razzia de Sebastian Vettel, Ayrton était le plus jeune champion du monde en F1.
Mais surtout, et encore aujourd’hui, il est le pilote qui a remporté le plus de courses consécutives sur un circuit; en effet entre 1989 et 1993, Monaco était devenu sa forteresse imprenable.
De plus, avec 19 circuits remportés en étant parti en pôle position, il est encore actuellement le pilote le plus stable des circuits.

Chez lui, à Monaco!

 

Un neveu…

Bruno Senna, qui a été pendant 1an titulaire chez Williams, est le propre neveu de Ayrton.
Malgré l’interdit familial (tu m’étonnes!) de courir sur un véhicule plus gros qu’un Kart, Bruno se passionne pour la F1 et souhaite suivre les traces de son oncle (en évitant bien sur les rambardes d’Imola). Fort heureusement, avec l’aide d’un ancien pilote, ami de la famille, il parvient à lever cet interdit, et commence donc tardivement à gravir les échelons jusqu’à la f1. Notons quand même qu’il a ça dans le sang, étant donné que lors de sa première course en f2, il termine sur la deuxième marche du podium.
Néanmoins, devant de piètres résultats, dus à son manque d’expérience, il est contraint de se retirer et se voit offrir un volant par Aston Martin en catégorie endurance. Actuellement premier du championnat, nous lui souhaitons beaucoup de réussite en Juin pour les 24h du Mans.

« Vous pensez que je suis rapide? Attendez de voir mon neveu! » Avait déclaré Ayrton au photographe qui prenait ce cliché!

 

Un excellent documentaire…

Mais pas un documentaire de grand mère hein!
Réalisé par Asif Kapadia en 2011, ce film basé sur de nombreuses images inédites provenant des archives de la F1, de vidéos de familles etc… raconte l’histoire de Magic Senna, de ses débuts en kart, jusqu’à sa mort en 1994.
Réalisé comme un film, ce documentaire a été sélectionné de nombreuses fois, et primé 2 fois.

Un film chaudement recommandé par La rédaction!

En bref,

Ajoutez à ceci, une fondation pour aider les enfants des favelas, une commission de sécurité supplémentaire à la FIA, un nez de f1 à son effigie, et des retombées au Brésil qui avoisinent celles de Pelé ou encore Ronaldo, vous aurez un rapide aperçu de l’étendue de l’aura du roi de Monaco!

C’est ainsi que Senna était grand, et c’est pour ça qu’il est culte!

Le disque du mois #8 – Built on Glass de Chet Faker

« En Mai, fais ce qu’il te plait », comme dirait ma grand-mère, et c’est  bien  ce que l’on a l’intention de faire. Des premiers barbecues en espadrille, aux petites bières champêtres en passant par ce festival lyonnais que, chaque année, on attend avec les potes comme des enfants devant une attraction de Disneyland : Les Nuits Sonores.

Le mois de Mai promet d’être intéressant.

Pour se préparer à ce joli programme, et se laisser entrer pleinement dans le printemps, on a  trouvé notre bande-son, un homme aussi talentueux que barbu ; Chet Faker et son premier album, « Built On Glass »

Australie, mon amour

Habitué à vous présenter des groupes « made in France »,  je n’ai pas pu résister à l’envie de vous parler de cette scène électronique australienne qui me ravie chaque jour un peu plus.

Au cœur de cette gigantesque machine  à « talents », se trouve le magnifique label « Futur Classic ».

De sa maison mère à Sydney, il produit, distribue et organise les concerts de l’incroyable armada australienne, qu’il a réussi à signer. Sans vouloir engager une liste exhaustive de noms, je me contenterais de désigner à la barre les trublions musicaux suivants ; Flume, Flight Facilities,  Cashmere Cat,  Panama,  et enfin bien sûr Chet Faker.

Est-ce vraiment nécessaire de vous les présenter, de vous rappeler qui est qui..

Dans le doute, je vous aie préparé une petite playlist « Made in Futur Classic », histoire de vous rafraichir la mémoire.

Ces présentations étant désormais faites, on peut s’atteler à l’objet notre article, le premier album de Chet Faker.

Chet Faker, nouveau roi de la pop moderne

Chet Faker,  c’est d’abord un morceau sublime publié il y a trois ans, qu’il l’a propulsé au sommet de la pyramide pop. Ce morceau, c’est No Diggitiy, annonciateur déjà, de quelques choses de grand à venir.

Sans suis un EP Thinking In Textures que la critique australienne consacre à deux reprises comme révélation de l’année (les Australian Independant Records Awards et les  Rolling Stone Australia Awards).

On sent alors chez ce grand barbu, une capacité étrange à mélanger les influences, notamment le jazz dont il se déclare grand fan (il se fait appelé Faker en référence au jazzman américain Chet Baker), mais aussi  dans ses beats nonchalants, que l’on retrouve un peu partout dans sa musique et qui laisse entrevoir  la musicalité aérienne d’un Jon Hopkins, ou la puissance mélodique du duo Allemand, Âme.

Car clairement, si l’on présente Chet Faker comme un chanteur pop, c’est avant tout un artiste à résonance électronique.  Dans ces choix musicaux, comme dans ses orientations. La superbe collaboration avec Flume en est la preuve ainsi que sa dernière prestation à la Boiler Room de Melbourne, qui l’a présenté aux yeux du monde comme le nouveau messie d’une électro pop que l’on avait cru oublié depuis la disparition prématurée des Versaillais d’Air.

Built of classe, confirmation d’une révélation

Que l’on vous le dise d’entrée, Built of Class est un grand disque, surement  l’une des choses les plus intéressantes parmi tout ce qui va se faire à l’approche de l’été.

Composé en 12 titres, la grande force de l’album  est de réussir à maintenir l’auditeur dans le mélange des genres avec élégance et grace. Tantôt électro smooth (« Release your Problems »),  tantôt  RNB futuriste (« Melt »),  tantôt pop (« Gold ») limite trip-hop (« Blush »), parfois Jazzy dans « Lesson in passion » voire un joyeux mélange de tout cela (« Cigarettes & Loneliness »), avant d’atteindre le paroxysme de ce luxueux bordel de sensibilité dans « 1998 ».

Mon gros coup de cœur reste le deuxième morceau de l’album « Talk is cheap », petite pépite qui vous laisse à penser que malgré les influences diverses de Faker, on est bien en train d’écouter son album.

Chet Faker, c’est un nomade de la musique, sans style, et pourtant terriblement stylé. Le mec est partout et en même temps nulle part, il se balade sur les terrains musicaux avec élégance et décontraction. Il est le passé, le présent et peut être dans un sens l’avenir de la musique électronique. Il est cet enfant qui a grandi au milieu des Internets, et qui a tellement écouté de musiques aux influences diverses qu’il ne sait plus où donner de la tête  mais nous invite dans son voyage.

Le mieux c’est de le suivre, vous ne serez pas déçus.

Coupe du monde, pourquoi ça dérange ?

Dans moins de deux mois débutera la 20ème édition de la Coupe du Monde de football organisée par la FIFA. Mais avant que le monde entier ne se mette à vivre au rythme « ballon rond », revenons sur les éléments fâcheux qui entourent l’événement.

 

Ca approche à grands pas…

Tous les 4 ans, arrivés début juin, il est un événement que la moitié de la population mondiale ne raterait sous aucun prétexte. En effet tous les mâles (ou presque) de cette planète (et aussi parfois quelques femmes, sans sexisme aucun) attendent impatiemment… la Coupe du Monde de football. Ainsi, les supermarchés se retrouvent envahis de footeux qui dévalisent les rayons bière, biscuits apéritifs et pizzas surgelées (source Carrefour/Auchan, aucun cliché n’est admis) et autres mets délicieux et gastronomiques, que les femmes, non-contentes de voir leurs hommes activer leur mode « macho », n’auront pas à cuisiner. Ces dernières, après avoir été prévenues qu’elles pourraient dire adieu à toute sortie en amoureux et à toute relation sexuelle pendant un mois, se retrouvent donc à prier chaque soir pour que l’équipe supportée par leurs maris se fasse éliminer le plus rapidement possible de la compétition… Pour vous situer, au dernier recensement lors de la Coupe du Monde 2010, le taux de divorce était de 200% supérieur à la moyenne (rassurez-vous, ce n’était pas le cas en France, puisqu’on a même vu le nombre de mariages augmenter en raison des performances exécrables réalisées par l’Equipe de France).

Dans le fond, la Coupe du Monde est un événement sportif, qu’on soit bien d’accord. Mais aujourd’hui, on constate (malheureusement ?) que cette manifestation est devenue bien plus qu’une simple dispute pour une baballe sur un terrain vert, accompagnée d’énergumènes chantant (ou pas) les hymnes nationaux en braillant. Aujourd’hui, c’est surtout un moyen de présenter les nouveaux maillots des équipes nationales, c’est l’occasion pour les requins marketing des enseignes mondiales d’exposer leurs publicités, pour les régies de vendre de l’espace publicitaire à des nombres à 7 chiffres, pour les politiques de redorer leurs blasons en exhibant fièrement une écharpe aux couleurs de leur pays, pour les chaînes de télévision de s’arracher les matches afin de détenir l’apanage de diffusion, … Bref, vous l’aurez compris, le foot, c’est plus ce que c’était.

Pourquoi ça fait débat ?

Mais trêve de plaisanterie, car les réjouissances s’arrêtent bel et bien là. En effet, l’engouement international créé par l’effet ballon rond semble pomper l’air à certains, sans mauvais jeux de mots. A commencer par notre coco national, monsieur Jean-Luc MELENCHON qui s’est exprimé récemment face aux journalistes de SoFoot à propos de la Coupe du Monde qui aura lieu au Qatar en 2022 : « Ne parlons pas de celle qui va avoir lieu au Qatar ! Le foot mondial va apporter appui à un régime politique barbare qui est une survivance du Moyen-âge. Et encore, le Moyen-âge contenait des aspects beaucoup plus sympathiques que ce machin qui est en plus une infamie écologique ». Par ces douces paroles, il dénonce toutes les affaires qui ont éclaté ces derniers mois dès lors que le Qatar a été choisi pour accueillir l’événement, à commencer par les problèmes climatiques qui avaient été soulevés (le Qatar connaît un climat désertique particulièrement chaud), les soupçons de corruption de membres haut placés de la FIFA par des Qataris fortunés, l’emploi illégal de main d’œuvre (notamment des népalais), ou encore la dénonciation du système politique du pays (monarchie absolue, sans système électoral ni partis politiques), …

Brésil 2014

Mais ne nous projetons pas aussi loin dans le temps, car il est inutile de rappeler que la Coupe du Monde de football arrive à grands pas en cette année 2014. Danseuses en bikini, tambours et autres instruments folkloriques d’Amérique du Sud seront de la partie. Vu de cette façon, ça peut faire rêver. Mais malheureusement là encore, le folklore brésilien est gâché par de nombreux scandales, qui suscitent encore aujourd’hui un débat géo-ethno-écolo-historico… politique.

Le Brésil, qui malgré son statut de pays en voie de développement, reste l’un des pays où les inégalités sont très marquées avec un taux de pauvreté élevé, a en effet investi dans la construction et la rénovation des infrastructures permettant l’organisation de la Coupe du Monde, et ce pour la modique somme de 10 milliards d’euros. Les mouvements de protestation dans les grandes villes ne cessent donc jamais depuis plusieurs mois, la population ayant tout simplement l’impression que son pays jette de l’argent par les fenêtres pour voir des hommes 100 fois plus riches qu’eux taper dans une baballe, alors que les priorités au Brésil restent la santé et l’éducation. Mais… La FIFA ayant toujours la bonne parole, cette dernière a « promis » (comme quoi il n’y a pas que les politiques qui sont adeptes de la promesse bidon) au peuple brésilien que les retombées économiques liées à la compétition devraient être trois fois plus importantes que les investissements. Ce qui reste à prouver…

D’immenses retards sont aussi prévus, le stade de Sao Paulo qui accueillera la cérémonie d’ouverture devrait visiblement « être terminé à la dernière minute » selon la FIFA. Que de points négatifs me direz-vous, mais rassurez-vous chers amis footeux, la Coupe du Monde aura bel et bien lieu, les joueurs joueront, les danseuses danseront et les tambours battront.

Le mythique stade du Maracana qui a été entièrement rénové pour accuillir la Coupe du Monde.

Et l’équipe de France ?

Et qu’en est-il de notre chère équipe nationale ? La clique à Didier sera prochainement annoncée, nous connaîtrons donc les 23 qui s’envoleront destination Rio pour… Tester les performances des prostituées brésiliennes (certain d’entre eux ayant eu quelques ennuis avec les françaises, ils préfèrent se tourner vers d’autres langues…). Ah, et il semblerait qu’ils y aillent également pour disputer la Coupe du Monde, information qui sera bientôt communiquée aux joueurs. Malgré cela, dans un élan de patriotisme, nous souhaitions tout de même glisser un petit « Allez les bleus », dans l’espoir de voir le logo d’Hulubberlu apparaître sur le maillot tricolore.

 

Pour terminer cet article en musique, nous vous faisons découvrir (si ce n’est déjà fait) la perle musicale (ou pas) pondue par Pitbull et Jennifer Lopez, qui est l’ « hymne officiel » de la Coupe du Monde 2014. Surtout, ne l’écoutez qu’une fois car d’ici quelques temps elle sera diffusée en non-stop sur les radios et télés, et nous ne voudrions surtout pas être à l’origine de vos sifflements d’oreille. La musique, c’est donc comme le foot, c’est plus ce que c’était…

Hugues.

La fille du mois #4 – Sara Sampaio

Citation

Après la future Wonder-Woman Gal Gadot. C’est au tour de la mannequin Portugaise Sara Sampaio de paraître pour la fille du mois de Avril 2014.

Avril 2014 avec Sara Sampaio

Née le 21 juillet 1991 à Porto au Portugal, Sara a débuté sa carrière à 16 ans en remportant le concours Cabelos Pantene en 2007

Sara Sampaio a 16 ans lors du Cabelo Pantene

Considéré par beaucoup d’hommes comme étant LA Portugaise la plus sexy, Sara est surtout connue pour avoir collaboré avec les marques Pink (Victoria’s Secret) ; Sports Illustrated ; ASOS ou encore H&M.

Elle pose pour les couvertures des plus grands magazines Marie Claire France ; Elle Portugais, Espagnol, Ukrainien; Vogue Portugais, Indien ; Telva

 

(Photo : Mathieu Vladimir Alliard)

Plus récemment, après avoir fait la couv du GQ Portugais, on as pu la voir sous les pubs des marques River Island ; Calzedonia; Salsa Jeans, APICCAPS ou Bebe

https://www.youtube.com/watch?v=fljLw1Tm1GU

 

Elsa Hosk et Sara Sampaio (Photo by John Parra Getty)

Publicité – Guy Cotten vous tue pour mieux vous sauver…

Pour ne pas vous spoiler l’histoire, je vous invite à vous connecter sur le site sortieenmer.com (créé par Guy Cotten) et vous recommande vivement de brancher vos écouteurs et d’activer le mode plein écran comme demandé.

Une fois la visite sur le site faite, descendez …

 

Guy Cotten : En mer on se fatigue plus vite qu’on ne le pense

GUY COTTEN (Créateur du fameux « Ciré jaune ») nous propose une pub (court métrage) pour la prévention des dangers de la mer. Pub dont vous en êtes l’acteur principal. Chacun pourra s’identifier car l’identité de l’acteur n’est présente dans aucun plan et la caméra embarquée vous met directement dans le bain. De plus, le copain Charles, pas très débrouillard, on en a tous un 😉

Le principe est simple: démontrer par une simulation que nous ne sommes pas aussi endurant que nous le pensons en mer ! C’est bien joué, car les pubs démonstratives ont déjà faites leurs preuves (vous savez, la lessive X qui n’enlève pas la tâche alors que la lessive A l’enlève avec moins de produit ou encore la passante à qui on va dire qu’elle a les dents sales sur un écran parce qu’elle n’utilise pas le bon dentifrice).

Cela amène la preuve, que le produit est efficace pour le consommateur. De plus en ajoutant le côté ludique et personnalisé, le consommateur va devenir acteur, vivre son expérience et aura donc un bien meilleur taux de mémorisation que s’il avait vu la pub devant sa tv. (A noter, les 4 phases de la noyade sont bien présentes : aquastress; petite hypoxie; grande hypoxie; anoxie)

Quoiqu’il en soit, au delà du côté marketing, le message reste très vrai. Trois personnes se noient chaque jour en France et la moitié en mer selon l’Express

Alors cet été, n’oubliez pas de mettre votre gilet de sauvetage Guy Cotten !

 

Photographie – Dans l’intimité des McCartney

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Forcément lorsque l’on est l’épouse du bassiste le plus célèbre de l’histoire de la musique, on a des « petits » avantages. En effet, Linda McCartney , épouse du grand Paul McCartney, a suivie son marie pendant 32 ans, avec pour seul arme un arme photo et l’amour qu’elle lui portait. C’est ainsi que pour la première fois en France, une exposition lui ait consacré au pavillon populaire, de l’espace photographique de la ville de Montpellier jusqu’au 4 Mai.

Jusqu’à sa mort prématuré en 1997 Linda, sera l’épouse charmante et attendrissante qui accompagnera Paul à travers le monde.

Ces quelques clichés sont une plongé dans le quotidien d’un Beatles, entre leurs vacances  en famille dans le nord de l’Ecosse,  leurs vies à Londres ou à Liverpool, et puis le reste. Ces moments passés avec Jimi Hendrix, Brian Jones, Mick Jagger, Harrison, Lennon et Ringo Starr, tout simplement et à la fraiche…

Les Beatles à Abbey Road (Londres 1969)

Paul, Stella et James McCartney (Ecosse 1982)

Paul McCartney (Liverpool, 1970)

Paul McCartney qui fait le clown ( Los Angeles, 1968)

Paul McCartney (Ecosse, 1977)

Mary, Paul et Heather (Ecosse, 1970)

Lucky Spot Daisy Field, Sussex, 1985

Jimi Hendrix (New-York, 1968)

James McCartney 1980

Brian Jones et Mick Jagger (New York, 1966)

Si vous-voulez voir, les quelques 200 autres photos, alors vous devez vous rendre à Montpelier avant le 4 Mai. (15 jours, on est large).

Puis comme c’est lundi férié, on vous laisse avec un petit son des Beatles, et on vous conseille de vous réécouter tout l’album blanc (saint petit bijoux en ce saint jour)

https://www.youtube.com/watch?v=F3RYvO2X0Oo

 

Vous voulez plus d’articles de photographies ? C’est par ici que ça se passe !

Lyon, l’exemple à suivre ?

Victorieux le week end dernier face au Paris Saint Germain, l’olympique lyonnais a dû s’incliner contre cette même équipe hier soir en finale de la coupe de la ligue. Une défaite deux buts à un marqué par une énorme faute d’arbitrage qui a annihilé les chances de victoire du club rhodanien . Pourtant les joueurs de Rémy Garde n’ont pas démérité et ont su mettre en difficulté un collectif parisien moins souverain depuis l’élimination en ligue des champions face à Chelsea.

« Un lion ne meurt jamais, il dort ».

Il semblerait en effet que l’Olympique Lyonnais soit doucement en train de se réveiller .
Arrivé à la tête du club en 1987 Jean Michel Aulas a construit son équipe comme on bâtit une entreprise, une vision du football totalement novatrice qui porte ses fruits dans les années 2000, l’OL est alors la meilleure équipe française et un sérieux candidat au titre de meilleure équipe européenne . A l’époque, ces performances permettent aux Lyonnais de dégager d’énormes sources de revenus à travers les droits TV, les contrats de sponsoring mais aussi les gains en ligue des champions . La saison 2008-2009 marque la fin de l’hégémonie lyonnaise sur les terrains et donc financièrement . Le début d’un nouveau cycle avec une cotation en bourse qui a surpris bon nombre d’observateurs, les sceptiques annonçaient un fiasco . Il est légitime de leur donner raison pour l’instant puisque le titre ne vaut aujourd’hui que deux euros contre 24 euros à son entrée en bourse. Cependant, cette ouverture du capital intégrait la construction d’un stade détenu à 100% par le club .

Un bijou de 60000 places, avec restaurants et boutiques dont la totalité des revenus générés seront pour le club olympien . Après de très longues négociations, le stade devrait être opérationnel pour 2016 . Une petite révolution dans le monde du football français puisque la majorité des stades de ligue 1 appartiennent aux villes et pas aux clubs. Le stade des lumières est donc l’une des pierres angulaires du nouveau modèle économique lyonnais .

A cela il faut ajouter l’autre pilier de cette nouvelle stratégie : le centre de formation. De Karim Benzema à Hatem Ben Harfa en passant par Loic Rémy l’OL a toujours été loué pour la qualité de sa formation . Selon une étude publiée par l’observatoire Suisse CIES, le centre de formation lyonnais est le deuxième club le plus performant en matière de formation derrière Barcelone . En attendant la livraison de son stade et l’arrivée d’un possible fair play financier Jean Michel Aulas a donc décidé de s’appuyer sur ses jeunes. Un pari assez réussi puisque les lyonnais ont été éliminé en quart de finale de la ligue Europa et sont toujours en course pour une qualification européenne.

Pourtant tout n’est pas si rayonnant dans la ville lumière, l’année dernière le club à enregistré plus de 19 millions d’euros de pertes . Pour rééquilibrer les balances, le club pourrait vendre ses meilleurs éléments à l’instar de Gonalons ou Grenier et alléger la masse salariale avec le départ en fin de contrat de Jimmy Briand . Cependant, peut on vraiment rester compétitif en remplaçant des joueurs confirmés par des joueurs issus du centre de formation ? C’est ici la principale limite du modèle lyonnais, réduire au maximum les dépenses et se séparer de ses meilleurs éléments peut nuire au projet sportif . Une non qualification européenne serait un fiasco pour le club rhodanien tant les conséquences sur le plan financier seraient désastreuses ( contrats de sponsoring et gain lié à la compétition ) .

La stratégie Lyonnaise a le mérite de ne pas s’appuyer sur des mécènes étrangers comme ceux du PSG ou de Monaco . Pourtant, la perte de compétitivité du club d’années en années pourrait porter préjudice à ce nouveau modèle . C’est une bonne chose d’avoir un beau stade encore faut il pouvoir le remplir, et pour cela il faut des ambitions sportives.

 

http://youtu.be/Jd1d1VL50Mk

 

Et le PSG selon vous ? Est ce que c’est une grande équipe d’Europe ? 

Hurluberlu déclenche la guerre Mikado VS Dorcel

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Récemment, nous vous parlions de la campagne de communication de Dorcel, sur laquelle a fortement contribué notre rédacteur et communicant fétiche: Charles Pivot. (Cf : Article)
Suite à cette campagne, l’équipe de Dorcel fait encore parler d’elle, via les réseaux sociaux, par la guerre de Community Managers qu’elle vient d’entamer avec Mikado.

Un coup de com au service des deux marques qui à été pensé par votre humble serviteur (qui soit dit en passant, n’est pas peu fier!) bref historique de cette aventure!

 

 

Hulubberlu déclenche la guerre Mikado VS Dorcel en 8 leçons

1/ Acheter un PC

Oui, je sais les vrais créas bossent sur Mac, mais mon banquier se met régulièrement en travers de ma volonté de créer!

 

2/Lire l’article d’Hulubberlu sur la campagne de Dorcel

Je vous le remets car on ne sait jamais… CLIQUEZ ICI

 

3/ Se mettre à Tweeter

Je ne vais pas vous présenter l’oiseau bleu qui siffle!

 

4/ Tomber par hasard sur le tweet de Mikado

Mercredi 14 Avril 2014, 16h, je tombe sur le fameux tweet de Mikado qui va changer à tout jamais ma vie de Twittos!

 

5/ Faire le lien un peu étrange Dorcel/Mikado par un vieux paint tout naze!

Immédiatement, je pense à la campagne Dorcel, et sort mon plus beau ctrl+x, ctrl+v sur paint!

 

(le fameux paint en question)

 

6/ Taper dans l’oeil du CM de Dorcel (qui lui a un Mac et photoshop!)

Quelle n’est pas ma surprise, quand ce matin, je vois mon image (légèrement retouchée) faire le buzz sur la toile, à la base, je voulais juste faire rire le CM des Productions Dorcel!

(Reprise de l’idée avec un bon Photoshop)

 

7/ Se faire remercier

Après avoir tweeté sur cette grosse surprise, le CM de Dorcel m’envoie plein de love…
Comme quoi, contrairement à tout ce qu’on dit, le porno, c’est que de l’amour!

(Les remerciement du CM de Dorcel Produtions)

 

8/ Observer les retombées

Articles sur les plus gros sites de buzz et pub  dès le lendemain

 

Les retombées sur Twitter

 

Il était une pub reprend le truc!

 

la pubothèque aussi

la pubothèque aussi

 

Dorcel s’interroge sur la viralité de la photo!

Reprise de l’idée avec un bon Photoshop

 

 

(Et 9, essayer de dealer un abonnement premium pour la rédac !)

Alors, Marco, on attend ta réponse !

(Rajouté le 18 Avril)

 

MERCI MARC !

 

Marc Dorcel remercie Hulubberlu

Ghislain FARIBEAULT, Vice Président Média chez Dorcel sur twitter

 

Et voilà, comment après de nombreuses péripéties la rédac se fait remercier plus que dignement!

Cette aventure nous a fait vraiment rire, on ne s’attendait vraiment pas à de tels rebondissements!
Nous remercions vraiment toute l’équipe des Productions Marc Dorcel pour leur sens de l’humour, et leur sympathie! Toute la rédac se joint à moi pour vous exprimer notre gratitude, on tachera d’en faire bon usage! 😉
N’hésitez pas à revenir vers nous, ces moments sont une joie pour nous!
A très bientôt et surtout: bisous!

 

Publicité – Les Sextoys en chocolats cuisinés par Dorcel.

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« On peut se faire plaisir sans grossir. » Marc Dorcel

Publicité Dorcel Store 2013

 

C’est fort en chocolat ! Cette année, pour fêter Pâques à sa manière, Marc Dorcel s’associe au célèbre chocolatier Joséphine Vannier pour le lancement d’une collection super coquine de sextoys chocolatés.

Pâques 2013 : l’incontournable producteur français de films pour adultes dévoile un print gourmand (ci-dessus) pour toucher la gent féminine et faire la promotion de ses sexshops du même nom. La campagne conçue par l’agence de publicité Mademoiselle Scarlett imaginait alors un gode en chocolat incitant au plaisir. Une pub pour le moins originale, osée, mais pas choquante pour autant. En effet cuisinée avec humour, la solution créative restait finalement assez chic et sobre. Charles Pivot, le créatif derrière cette idée (aussi rédacteur chez Hulubberlu… gros « Big Up » !) nous explique que la problématique de communication de Dorcel était de décomplexer les femmes sur les sextoys à travers une approche ludique du plaisir. Et alors, une idée pareille, ça vient comment ? On lui a posé la question.

 » C’était le printemps et les jupes des filles rétrécissaient. Je pensais à l’été qui arrivait et au fait que la grande préoccupation des femmes à cette période, c’est leur ligne. Ça l’est peut-être toute l’année d’ailleurs… mais enfin, le problème à Pâques, c’est qu’il y a les œufs en chocolats ! Pour elles, la tentation est forte, mais le plaisir est coupable. Vous comprenez que prendre des calories à ce moment-là de l’année peut les faire culpabiliser. Et c’est en pensant à ça, qu’est venue l’idée. L’idée d’associer le plaisir de manger du chocolat au plaisir sexuel, en faisant la démonstration qu’avec Dorcel Store, on peut se faire plaisir sans prendre de kilos. De cette manière on fait un genre de « transfert » des complexes. Ce n’est plus le sextoy qui pose problème : c’est le chocolat ! (Enfin, les calories qui y sont associées). Mais je pars peut-être un peu loin dans le délire là… »

Merci Charly. Ils sont fous ces créas. Enfin, quoi qu’il en soit le délire a bien prit. Un visuel et une accroche plus tard, tout le monde en parle sur internet. Face au buzz et à la demande suscitée par cette opération, Dorcel a décidé cette année de remettre le couvert et de réaliser ce fantasme en proposant de véritables sextoys chocolatés préparés par Joséphine Vannier, célèbre artisan-chocolatier du quartier du marais.

 

Le visuel a été remis au goût du jour (voir ci-dessous) par le directeur-artistique Christophe Mallus qui avait déjà signé d’autres créations coquines pour le compte de Dorcel auparavant.

 

Enfin, le lancement de l’opération a par ailleurs été accompagné par la sulfureuse Anna Polina, actrice X et Dorcel girl de renom qui a fait sensation lors de la soirée d’inauguration qui a eu lieu au marais. La pornstar a par ailleurs dit sur son site avoir « enfin pu croquer un objet phallique avec gourmandises. » Si c’est Anna qui le dit alors.

 

Pour info, la collection de 5 sextoys est mise en vente dans la boutique Vannier du marais, sur le site internet dorcelstore.com, ainsi que dans les boutiques Dorcelstore au prix public de 24.99€ TTC.

« Alors, on dit merci qui » ? Ah non, loupé. Cette fois-ci c’est bien Dorcel.

 

 

Jeudi 17 Avril
News : Nous nous rendons compte qu’un délire a fait le buzz hier sur la toile, retrouvez l’origine de notre buzz rebond ici

Cinéma – lorsque la jeunesse inspire

Comme disait François de La Rochefoucaud, « la jeunesse est une ivresse continuelle ; c’est la fièvre de la santé, c’est la folie de la raison ».

C’est d’ailleurs sûrement pour ça que le cinéma s’en inspire régulièrement. À cet égard le réalisateur français, Kim Chapiron, a sorti au début du mois d’avril, un film retraçant l’histoire de trois jeunes étudiants d’HEC qui montent un réseau de prostitution sur le campus de leur école de commerce. Une comédie tragique, qui critique, sans condamner, le déterminisme social de ces « pauvres bougres » qui encouragent l’exploitation de l’homme par l’homme. Exécuté de main de maître par l’ancien membre du collectif Kourtrajmé, mis en musique par quelques membres du team ED Banger (Justice et  Breakboat entre autres), ce film est surtout l’occasion d’aborder encore une fois  un sujet qui inspire le cinéma: la jeunesse.

L’occasion pour nous de revenir sur une petite sélection de films dont les protagonistes sont des jeunes.

Le + juridique : Quatre garçons pleins d’avenir

Le film français que chaque étudiant en droit doit avoir vu au moins une fois dans sa vie. L’histoire de quatre potes, étudiants à la faculté de droit d’Aix en Provence, qui découvrent leurs  résultats de fin d’années. Alors que trois d’entre eux obtiennent leurs licences, le quatrième, le bien nommé Arnaud, découvre qu’il manque  pour la troisième fois consécutive sa première année. Commence alors une soirée de fin d’exam, qui va entrainer les quatre amis d’aventure en aventure. On notera la participation exceptionnelle du héros national, le père du « petit bonhomme en mousse » : Patrick Sébastien et rien que pour ça, on vous le conseille.

Le + Rebelle : Le péril jeune

Un ami  m’a dit, un jour « j’ai essayé, de vivre mon année de terminal, comme dans « le Péril jeune ». Sur le coup je n’avais pas relevé la portée de sa phrase, mais depuis que j’ai vu le film et surtout que j’ai appris à connaître mon pote, elle a pris un sens tout particulier. Car le « Péril jeune » est une ode à la jeunesse et surtout à la liberté frondeuses que l’on a lorsqu’on la détient.

Rimbaud disait « on n’est pas sérieux lorsque l’on a 17 ans », et c’est bien vrai.

D’un point de vue cinématographique, « le Péril Jeune » c’est le premier film de Romain Duris et c’est aussi l’un des premiers de Cédric Klapish, s’en suivront ensuite bien d’autres entre les deux hommes et notamment toute la saga de l’Auberge Espagnole (les poupées Russes et  le Casse-tête Chinois).

Mais d’un point de vue simplement de spectateur, « le Péril jeune » reflète vraiment ce qu’est la jeunesse d’une certaine époque, à savoir celle des années 90. Si le décor a un peu changé en presque 20 ans, les préoccupations et  les mentalités sont demeurées identiques.

Si la force de la jeunesse était justement d’être immuable, drôle de paradoxe, que vous pouvez (re)vérifier en regardant le film.

Le + musical : Quadrophenia 

Keith Moon, le batteur génial et fou des « Who »

Quadrophenia est l’une des deux  comédies musicales composées par le groupe anglais The  Who qui a donné lieu à un film (avec Tommy).

Sortie en 1979, Quadrophenia raconte l’histoire que se sont livrée les Mods  (abréviation de modernist)et les Rockers dans l’Angleterre des années 60. Si les premiers aimaient rouler en scooters Vespa (ou Lambretta) , et avaient un style  plutôt Preppy (chemise Ben Sherman, Jean’s Levis 501 et chaussure Italienne, le tout couvert par une parka kaki). Les seconds quant à eux,  roulaient  en moto et aimaient à porter des perfectos en cuir.   Au-delà des différences de style, Quadrophenia est une belle plongée dans l’Angleterre  pré-Thatcherienne avec une bande originale incroyable, réalisé par un des plus grands groupes de tous les temps.

https://www.youtube.com/watch?v=HcyuJTgKjZc

 

Le + sociétal : La Haine

Encore un sacré film de ouf et encore une bande-son de malade mental et là encore la découverte d’un acteur exceptionnel, puisque c’est le premier film du grand Vincent Cassel, alias Vince ma gueule…

C’est aussi, mais surtout l’histoire de trois jeunes des cités en proie à la désillusion de la vie, comme dirait IAM dans « demain c’est loin »,  « c’est toujours la misère pour ceux qui poussent derrière (…) Pousse pousser au milieu d’un champ de béton ».

Seul film français qui traite vraiment du problème sociétal des banlieues, de cet ennui implacable qui frappe la jeunesse de ces blocs aux noms étranges de fleurs. Tournée en noir et blanc  par Mathieu Kassovitz, la Haine est un film troublant, fascinant, et désormais, culte. Parce que forcément tu t’es déjà matté dans le miroir façon Vince en demandant à ton reflet si “c’est bien à toi qu’il parlait” et parce que tu as les poils qui se hérissent lorsque DJ Kut Killer plaque sa version d’assasin de la police avec sa son sample d’Édith Piaf. Bref, un grand film un point c’est tout.

 

Le + décadent: Ken Park

Film sorti en 2003, interdit au moins de 16 ans et censuré aux États-Unis. Ken Park  raconte l’intimité de quatre familles habitant Visalia, une petite ville de Californie isolée dans les terres entre Los Angeles et Fresno. Le film met en scène la vie de trois jeunes garçons et d’une adolescente, tous amis d’enfance, et de leurs parents. Leurs vies sont présentées sans fard, pour mettre en évidence la montée de la violence, le sexe, la haine, l’amour et les dérapages émotionnels qui confinent à la folie. Malsain et plein de vices, il n’en demeure pas moins un film troublant sur les dérives d’une jeunesse que la société américaine a poussée à bout.

https://www.youtube.com/watch?v=qYgwh1bmODA

 

Le + culte: La fureur de vivre

Film culte à plusieurs raisons, d’une part,  car c’est l’un des uniques films de James Dean et deuxièmement, car c’est un film référence pour toute une génération d’américain. En effet,  La Fureur de vivre de Nicholas Ray, devint le film phare des adolescents de l’époque. Dean y incarne Jim Stark, un adolescent rebelle et bouleversé.

Ce rôle le propulse « fer de lance » de toute une génération et fige à jamais, après sa tragique disparition, son image d’éternel adolescent fragile et révolté.

En liens avec tout un mouvement d’auteurs et d’intellectuels qui ont remis en cause la rigidité éducative et puritaine de l’Américaine des années 50; oppressé par 5 ans de guerre ravageuse, la génération post 45, désire une émancipation des moeurs, qui se fait ressentir au travers de la “Beat Genaration”. Un groupe d’auteurs dont le plus célèbre d’entre eux, Jack Kerouac  éclata au grand jour, grâce à son oeuvre majeur “On the Road”. Entre Kerouac et Dean, il n’y a qu’un pas, celui de la fougue de la jeunesse, de l’envie de voyager et  de découvrir le monde.

Le fait est que la “fureur de vivre” est une grande classique du cinéma mondiale, qu’il faut  avoir vue au moins une fois.

 

Le + “Troublant”: Elephant

Le 20 avril 1999, Eric Harris et Dylan Klebold tuent 13 étudiants et en blessent 24 autres dans la tristement célèbre Columbine Hight School dans le Colorado. C’est ce geste inexplicable  et complètement fou que dépeint le réalisateur américain Gus Van Sant dans le film “Elephant” en référence à l’aveuglement politique de son pays – l’éléphant, dira-t-il, est cette bête monstrueuse que personne n’aura su voir, ce mal en sommeil qui déferla sur les Etats-Unis.

À la base ce n’était cense être qu’un film sur la violence hyperbolique commandée par la  chaine HBO (encore elle. ) , mais c’est devenu une véritable référence du cinéma des années 2000 couronné notamment par une double palme d’or au festival de Canne.  En abordant la tragédie de Columbine, ce moment où l’Amérique découvrit la furie suicidaire de ses enfants, le cinéaste a pour la première fois présenté l’adolescence sans paillettes et loin des clichés du “teen movie” que le cinéma avait l’habitude de faire (breakfast club,  les goudnies ect).

Elephant est un film incroyable qui dépeint la jeunesse d’une autre façon et c’est troublant.

 

Le + “Psycadélique”: Donnie Darko

Deni Darko est un adolescent schizophrène hanté par l’étrange apparition  d’un lapin géant monstrueux  et qui perçoit des indices lui permettant de croire que la fin du monde est proche. Ce film fascine autant qu’il dérange. En effet, si certains seront subjugués par le jeu d’acteur de Jack Gyllhenhal et  par le suspense haletant qui tient le spectateur en haleine jusqu’à la dernière seconde. D’autre le considère comme  un cocktail new-age qui cherche l’originalité dans la compilation des clichés américains (du lycée à la banlieue pavillonnaire, la famille super coincé et le lycée de province).

Pour notre part, on trouve que c’est un film très intrigant, qui mérite d’être regardé plusieurs fois pour être vraiment compris.

Le + “Girly”: Virgin Suicide

Dans Virgin Suicide, Sofia Coppola dénonce l’observation du monde adolescent américain : l’immaturité fatigante des garçons, la bigoterie rigide d’une mère hystérique, la sévérité d’un père largué (Kathleen Turner et James Woods excellents à contre-emploi), la pression d’une société bien-pensante. C’ l’éternel « eux contre nous », le sempiternel « tu seras médecin mon fils et bonne épouse ma fille, et pour commencer, pas question que tu ailles à cette fête de samedi soir« . Cette rigidité sociale pousse  cinq soeurs à se suicider, et puis interroge sur le pourquoi.

Un joli film empreint de réalisme pour lequel les Français de Air ont plaqué une bande-son impeccable (et c’est loin d’être négligeable lorsqu’on voit Kirsten Dunt à l’écran..)

Le + “Road Movie”: Into the wild

À 22 ans, Christopher McCandless est un jeune gamin, qui a feuilleté deux lignes de Thoreau et trois pages de Jack London, abandonne sans un mot sa famille après son diplôme et va vivre deux années d’errance avant de crever comme une merde dans un bus oublié au milieu de l’Alaska.

Ce film est un éloge de la liberté parsemée de sublimes images des États-Unis, et à l’esthétique très soigné, organisé de mains de maître par le grand Sean Penn.

Après, à mon humble avis, et après avoir revu le film, je trouve que le héros est un petit connard égoïste qui laisse lâchement tomber sa famille grasse et repue à son premier caprice d’enfant gâté. Voilà, c’est cru, mais c’est pour rompre avec l’admiration que je lui vouais pendant mes années lycées. Il faut le re(regarder) pour s’en rendre compte, ça n’enlève rien à la beauté du film, mais il faut enlever l’affiche au dessus de mon lit  (votre) lit

https://www.youtube.com/watch?v=zupSm0fnG1Y

Avec cette petite sélection de films sur la jeunesse, vous avez de quoi vous faire une petite semaine de rattrapage avant de vous attaquer au dernier film de Chapiron. Mais à notre simple avis, rien ne vaut de vivre l’expérience de la jeunesse pour la  comprendre, si tenté qu’il est quelques choses à comprendre – “Il faut bien que jeunesse se passe”.

Art – Harvezt nous dévoile la face caché des albums cultes

Vous connaissez tous les pochettes des albums Nevermind (Nirvana); Abbey Road (The Beatles); Dark Side of the moon (Pink Floyd); Unknown pleasures (Joy Division); Aladdin Sane (David Bowie); The Velvet Underground and Nico (Les Velvet); British Steel (Judas Priest); Master of puppets (Metallica) ou encore Sticky Fingers (Rolling Stones) ? Forcément ! Mais avez vous déjà-vu la « face B » de ces albums ?

 

Harvezt – Et si les pochettes d’albums avaient été prises sous un autre point de vue

 

Dans sa série « Dark Side of the covers », l’artiste Harvezt nous montre l’envers de ces pochettes cultissimes

Aladdin Sane – David Bowie

Judas Priest – British Steel

Pink Floyd – Dark Slide of The Moon

The Beatles – Abbey Road

Velvet Underground

Metallica – Master of Puppets

Nirvana – Nevermind

Rolling Stone – Sticky Fingers

Joy Division – unknow pleasures

 

source : Harvezt flickr

Publicité – Lorsque Oasis fait du porno

Oasis : Otez-moi cette fraise que je ne saurais voir

Allez ! On plonge toujours plus loin dans l’adoption des codes du porno par la culture pop avec le lancement d’une nouvelle campagne des fruits rigolos d’Oasis. Depuis 2012, l’agence de communication Marcel réutilise tous les codes populaires (tv, film, internet, etc.) dans ses pubs en les adaptant à des jeux de mots foireux à base de fruits. Déjà à l’origine de quelques bons délires comme la campagne Ray-Ban, « Never Hide » et de pas mal d’autres projets cool comme la publicité Contrex ou Renault. 

Orangina Schweppes derrière Oasis sont bien content, parce que tout le buzz autour de Ramon Ta Fraise, Jude Citron et Mangue Debol  leur ont fait gagné le cœur des réseaux sociaux. Depuis quelques jours, le premier épisode de ce qui apparait comme une série circule : l’effet papayon.

https://www.youtube.com/watch?v=2HqFH4Gr8pk

Dans cette mini web-série bourré de références comme ils en usent habituellement, Ramon le macho visite un site pommno, comme ils disent. Oasis a lâché les ronds pour monter un faux Youporn, YouPomm, et l’agrémenter de quatre vidéos érotiques à bases de pêche, de pomme, de raisins et même un gang bang de fruits.

C’est décalé et très réussis à tel point que les professionnels du secteur  de la vrai pornographie ont salué la performance sur les réseaux sociaux.

On aura bien compris que les gars de chez Marcel ne sont pas là pour faire de la “fruigiration”, et ne manque pas une occasion de vendre Oasis comme jamais ! Présent sur toutes les actus, le community manager d’Oasis est d’ailleurs un des plus suivis de la toile ! Affaire à suivre mais on pense qu’il n’y aura pas de pépin..

La Revenge Porn, What The Fuck ?

Checkpoint Charly : Les questions existentielles ou presque. 

REVENGE PORN : WHAT THE FUCK ?  

Ou comment une nouvelle forme de vengeance entre les couples a explosé sur la toile américaine ? Dommages collatéraux supers chauds.

Septembre 2010.

Un smartphone vibre dans le noir.

« Je suis désolée de te l’apprendre comme ça, mais je préfère qu’on en reste là. Tu es gentil, mais je pense qu’on n’est pas fait pour être ensemble. Salut. Blair ».

Ce sont les mots qu’Alex lit sur son portable. Blair c’était sa copine. Cela faisait presque un an qu’ils étaient ensemble. Le temps s’arrête. Il est dépité. Sa gorge se noue et une boule affreusement amère remonte dans sa gorge. Il a envie de pleurer. Ses yeux aux bords des larmes sont braqués sur ce texto survenu de nulle-part. Mais à chaque relecture c’est la même chose : l’incompréhension. Et alors que le jeune californien s’apprête à écrire à son ex pour comprendre pourquoi elle le quitte par texto, son smartphone vibre à nouveau. C’est un MMS de son pote Clay : “ Tu devrais voir ça… ». C’est une photo de Blair qui embrasse un autre gars. Elle a l’air ivre et le mec tout droit sorti des Bruins, l’équipe de football de l’UCLA.

Oh la salope, pense Alex. Putain mais comment elle a pu me faire ça ?! Ça y est, Alex chiale. Il comprend que c’est la soirée à laquelle il ne s’est pas rendu ce soir. Il repense à la distance de ces derniers jours entre lui et Blair.  À vrai dire, il était loin d’imaginer qu’une malheureuse soirée suffirait pour tout bouleverser. Mais c’était le cas : une soirée, un SMS, une photo. Le tierce gagnant. Pour lui le scénario est clair : Blair venait de le trahir. Alors qu’elle le quitte sans explication, Alex réalise que son ex-copine le trompe. La haine le ronge mais le pire pour lui est de se sentir parfaitement impuissant. Ce soir Alex ne dormira pas. Seul dans sa chambre, il fait défiler les photos de Blair sur son téléphone. Chaque photo semble plus douloureuse que la précédente. Il renifle et avale ses larmes l’esprit confus. Mais alors que ses souvenirs avec elle se chamboulent dans sa tête, il tombe soudain sur une série de photos que les évènements récents lui auraient presque fait oublier. Des photos que Blair lui avait envoyées quand elle était partie au Canada avec ses parents pour les vacances de Noël. En fait des photos d’elle prenant des poses plus que suggestives devant son miroir. Complètement nue. C’était son « cadeau de Noël ». C’est alors qu’un souvenir lui revint. Un souvenir qui lui inspire une idée noire qui grandit et se propage comme un virus dans son esprit aveuglé par la colère.  Alex se souvient d’un truc qu’on lui avait raconté. Il repense à ce mec de New-York qu’il avait rencontré en soirée, un certain Hunter Moore. C’était le Dj, un gars snob et mégalo qui lui avait raconté qu’il avait crée un business XXL en fondant un site où n’importe qui pouvait poster des photos de femmes à-poil et faire du porno amateur. Il se ventait d’obtenir 300 000 clics quotidiens et de gagner 15 000 dollars par mois grâce à ça. Hunter Moore venait en réalité de créer le premier site de « Revenge Porn« . Grâce à son site les mecs pouvaient désormais se venger de leurs ex-copines en publiant les photos hots qu’ils avaient d’elles pour les humilier. Le sang d’Alex ne fit qu’un tour. Il allait se venger et c’est Blair qui dégusterait.

Quelques jours plus tard.

Blair découvre ses photos sur internet. Elle aurait pu supplier Alex de les retirer mais il était déjà trop tard. Plus de 200 sites les avaient déjà partagées. Blair abandonne les cours mais ce qui pèse sur elle est insupportable. Ses parents l’ont appris. Elle a bien essayé de mettre un terme à tout ça en appelant la police, elle pensait que c’était forcément un crime, qu’on n’avait pas le droit de faire ça, mais ils lui ont expliqué que son ex n’avait rien fait de mal, que c’était elle qui lui avait donné les photos et donc que c’était lui le propriétaire. C’était leurs mots : « Techniquement, il peut faire ce qu’il veut avec. » La fille assistait comme une spectatrice impuissante à l’enfer de sa vie. Sans parler de certains messages d’insultes qui l’accusent d’avoir chercher ce qui lui arrive. D’autres qui lui ont même dit qu’elle mériterait d’être violée et tuée. La vérité c’est qu’elle se sent déjà comme violée. Et pour la vie. D’ailleurs la vie n’a plus d’importance. Elle est salie. Quand elle se regarde dans le miroir elle ne peut s’empêcher de pleurer. Elle s’allume une cigarette qu’elle fume à moitié. Tremblante et désespérée, elle prend tous les médicaments qu’elle trouve dans la salle de bain de ses parents et les avalent d’une traite. Prise de vertiges la fille s’effondre et perd connaissance. Les photos disparaissent de sa tête. Son esprit quitte son jeune corps. La voilà libérée. Désormais plus rien n’a d’importance. Plus rien n’est grave. Un smartphone vibre dans le noir, c’est une amie qui pense à elle. Mais Blair ne répondra pas. Elle est partie. Et son téléphone vibre dans le néant.

Fin.

Salut les loulous ! Vous êtes de retour sur votre rubrique préférée de l’internet : le « Checkpoint Charly » sur Hurluberlu ! (Grosse explosion de paillettes avec pluie de confettis multicolores dans le ciel suivie d’une fanfare de trompettes jouées par des strip-teaseuses espagnoles… c’est-à-dire un peu « Olé-Olé »!) + (Ouais, je tente une transition sympathique pour contrebalancer avec l’histoire un peu badante du début parce que ma rubrique est cool.) + (Et oui je viens d’inventer l’écriture mathématique où l’on peut ajouter des additions entre les parenthèses… pratique non ?). Cela étant dit si l’histoire qui précède vous a touché d’une manière ou d’une autre, sachez qu’elle traduit malgré son côté romancé, une certaine réalité. Pour info je me suis largement inspiré d’histoires racontées par des victimes de la vengeance pornographique trouvées sur internet pour l’écrire. Si les personnages sont fictifs, les victimes sont bien réelles. En fait j’aurais carrément pu faire comme dans les films américains où il y a écrit « Cette histoire est tirée de faits bien réels ». La seule différence avec le cinéma, c’est qu’à la fin d’un article, y’a pas de musique épique qui fait que tu quittes la salle en te disant que le film que tu viens de voir était génial. Comme le dirait le capitaine Haddock, je fais avec les moyens du bord. Maintenant si tu penses que cette courte histoire c’est des conneries, tu peux toujours fermer cette page et aller boire un thé, c’est chaud et ça fait du bien. Mais si au contraire l’histoire d’Alex et de Blair a réveillé en toi des interrogations troublantes et qu’en plus tu penses que cette histoire ferait un super bouquin alors tu es au bon endroit. « Le revenge porn : what the fuck ??? »….THE ‘CHAUD’ MUST GO ON !

BORN IN THE USA.

C’est une pratique qui explose aux États-Unis, un véritable fléau avec des sites qui se sont spécialisés dans la diffusion de photos d’ex pour un business bien juteux. On appelle ça le Revenge Porn (ou « Porno Vengeance » en français). C’est l’histoire d’Alex et Blair. Mais aussi celle de nombreux autres couples et d’une génération bouleversée par Internet. Vous n’en n’avez peut-être jamais entendu parler et pourtant ce phénomène prend une ampleur considérable. Cette pratique consiste à mettre en ligne et à faire circuler des photos « pornographiques » de son ex-petit(e) ami(e) dans le but de l’humilier. Mais ne nous voilons pas la face, dans la grande majorité des cas (environ 95%), c’est bien le mec qui balance les photos de son ex-copine à poil. Ces photos sulfureuses qui n’auraient jamais dû sortir de la chambre à coucher font parfois le tour de la toile. Et des dizaines de sites pornos se sont spécialisés sur le marché de l’humiliation. Certains gratuits, d’autres payants. À l’heure où la vengeance est un plat qui se mange chaud, aux USA les adeptes se comptent déjà par milliers, les victimes aussi. Les photos diffusées ont été réalisées dans divers contextes souvent avec le consentement du modèle. Pour jouer, s’exciter ou entretenir une relation à distance. Sur le coup c’est grisant, après la rupture, ça peut devenir cauchemardesque. Mais ce n’est pas tout, à côté des clichés on trouve nom, prénom, adresse et parfois même le numéro de téléphone du modèle humilié. Ça plus des commentaires souvent atroces qui accompagnent les photos.  À titre d’exemple sur un des sites on peut voir L. une blonde, mince, seins nus, sexy, en petite culotte rouge. Elle se prend en photo dans un miroir et sourit. Juste en dessous ce poème écrit par son ex : « L. baise avec n’importe qui et ce même si elle a un enfant, elle s’en branle. Elle trompe son copain avec un nombre incalculable de mecs. Elle baisera avec vous facilement. ». Classe. Un des graves problèmes soulevés par ce phénomène c’est que ces photos sont visibles par tout le monde et par extension n’importe qui. L’autre, plus grave encore (bien qu’il s’agisse pour l’instant d’une minorité), est que certaines victimes comme Blair y laisse leurs vies… ce qui en réfléchissant un tout petit peu fait de leurs ex’ les responsables de leurs morts. On peut parler de tueurs ? Mais heureusement d’autres victimes ont fait le choix de parler et de se battre. Bref, de ne pas rester impuissantes face au phénomène. C’est le cas de Holly Jacobs. L’ex de cette Américaine avait diffusé des photos d’elle qu’elle lui avait envoyées, dans une période où ils vivaient à distance. Après avoir lancés une pétition et un site pour sensibiliser au problème et soutenir les victimes, certains états américains ont fini par légiférer, comme la Californie en promulguant une nouvelle loi criminalisant le Revenge Porn et plus récemment l’état de New-York qui aimerait prohiber cette pratique en proposant une sanction allant jusqu’à 1 000 dollars d’amendes et un an de prison. Des politiciens voudraient même aller plus loin en montant l’amende à 30 000 dollars. Ça va faire cher la photo humiliante. Mais quel est le prix de l’image d’une personne ? Et celle d’une vie ? Mais une faille subsiste encore en faveur du porno sans consentement. En effet, ce que la loi californienne dit c’est « que les victimes sont protégées seulement  si c’est celui qui détient la photo qui l’a prise ». En clair la loi californienne ne s’applique pas si c’est la victime qui a pris elle-même la photo. Le souci, c’est que dans 80% des cas cela se passe comme ça. Pourquoi ? Des pressions d’associations pour la liberté d’expression qui constitue l’amendement numéro un aux États-Unis. Mais la bonne nouvelle c’est que 10 autres états sont en train de criminaliser le porno vengeance (vengeance pornographique). Les bases se posent et bientôt les lois iront plus loin.

Mais alors comment une nouvelle forme de vengeance entre les couples a explosé sur la toile américaine ? Dans les faits, c’est bel et bien ce diable de Hunter Moore, qui au-delà d’être l’un des personnages de mon histoire, est le mec bien réel qui serait à l’origine du premier site de revenge porn. L’équipe de Canal l’avait rencontré à New-York lors d’une soirée « Sexy-Trash » sur un bateau où le gars chauffait l’ambiance derrière les platines. Au royaume de la débauche, c’est la star des post-ados écervelés qui jouent à la vie comme si c’était un film porno. Car chez eux, poser nu et envoyer les photos  sur Internet, c’est la norme. Une blonde éméchée dit même à la caméra : « Si t’es bonasse, vas-y prends-toi en photo et partage-les et envoie tes photos au monde entier« . Pour revenir à Mister Moore, devant les journalistes, le mec se défendait d’avoir « trouvé le moyen de payer ses factures et d’avoir juste été assez malin pour faire de l’argent avec les erreurs des autres. » Il disait « être juste un être humain qui aime les femmes à poils… (je ne le blâmerai pas sur cette partie là) il y a des gens qui ont utilisé mon site pour se venger, mais cela ne veut pas dire que c’est moi le méchant. Vous savez, les temps changent, moi j’espère juste avoir éduqué les gens à la technologie« . Bref, le mec joue le bad-boy malin (ce qu’il est probablement) mais cherche quand même à se dégager de toute responsabilité en cas de « dommages collatéraux ». Son discours tiendrait presque la route (je suis plutôt ouvert d’esprit, notamment par rapport au porno et à la technologie) si je n’avais pas l’impression que ce type n’a aucun problème de conscience avec le fait de se remplir les poches en ruinant des vies. Sachez quand même que pour ses leçons de technologie le gars a été entendu par le FBI. Se cachant derrière la liberté d’expression, reversant la faute et la responsabilité sur les gens qui ont pris les photos, le bad boy a été relâché. Mais face à la campagne anti-revenge porn qui sévit outre-Atlantique, Hunter Moore a quand même été contraint de fermer son site. Mais si le gars est peut-être le dernier des tocards, il a flairé avec intelligence (oui ça m’arrache un peu la gueule de le dire) une tendance qui est à l’origine même du revenge-porn. Le mec n’a fait que surfer sur une vague d’hyper-sexualisation de la société sur internet. Le cas d’Hunter Moore reflète en fait une réalité plus sombre que lui.

PORNIFICATION.

Avant on menaçait d’envoyer la photo par courrier à l’entourage, aujourd’hui, on menace de la poster sur Internet. Ça c’est pour le chapitre « La technologie change la manière de faire » (mot-dièse : #vivonslahappytechnologie). Pas besoin d’écrire une page dessus, vous avez pigé l’idée. À la limite le seul truc à dire c’est qu’avec internet c’est public, donc plus grave. Mais ce qui m’intéresse en revanche et qui pourrait bien être la source du problème c’est le phénomène de « Pornification«  de notre génération, lui-même « marié » à la célèbre mode des « Selfies » et la pratique (pas nouvelle) du « sexto« . Pornification, autrement dit l’hypersexualisation des mœurs.  Il s’agit en fait d’un phénomène encouragé par les grandes marques de vêtements et cosmétiques, par les stars adolescentes au sex-appeal débridé (et pour cause le sexe est leur fond de commerce), par la presse, par la télé-réalité et ses anges de la débauche qui ont à peu près autant de jugeote que la mouette moyenne en période de reproduction, par les médias en général mais aussi (et malheureusement) les films pornos en streaming. À mon sens, le problème n’est pas le porno à proprement parler. Du moins pas directement. Les mecs (que j’allais désigner comme « les principaux consommateurs de films X » mais c’est un pléonasme) savent pour la plupart faire la différence entre la fiction et la réalité. Le porno c’est le fantasme, autrement dit une fantaisie de l’imaginaire qui par définition n’a pas pour but d’être assouvi. Non, je pense que le problème vient plutôt de la société de l’image dans laquelle nous vivons, qui emprunte aujourd’hui tous les codes de la pornographie pour les copier-coller dans la vie réelle, jusqu’à les exposer comme modèle de vie. On voit des Nabilla, Zahia, Miley Cyrus et autres bombasses vulgaires devenir des icônes et des modèles de réussite. C’est un peu l’histoire de Pretty Woman. Comme si avant d’être une princesse il fallait être une pute. Ou du moins en jouer le rôle. Here comes the Bitches ! Bien-sûr c’est de la provoc’, du jeu, du « c’est pour de faux », mais cela fonctionne à merveille. De ce fait on assiste l’hyper-érotisation des expressions, des postures, du vocabulaire et des codes vestimentaires… cela inspire tout le monde et surtout les plus jeunes. Cela dit, le fait que le sexe soit vendeur n’a absolument rien de nouveau (sans remonter trop loin on peut déjà se remémorer le fameux « Like a virgin » de Madonna). Le truc qui est neuf c’est que cette imagerie pornographique a changé de statut. Elle est passée de « provocatrice » à parfaitement normale. Ce qui avant était considéré comme un gros bras d’honneur à l’ordre établi est devenu l’ordre établi. Et le plus drôle (si on peut considéré cela comme drôle), c’est que notre société de l’image n’a presque rien eu à faire puisque notre génération s’est complètement approprié le concept. C’était une parfaite Inception. La seule chose à faire c’était planter la graine et nous on s’est chargé du reste. Et on a bien bossé. Alors le cul c’est Rock’n’Roll et tout, mais là où la Pornification pose problème c’est qu’en devenant un phénomène généralisé, elle a troublé notre perception des choses. Je pourrais dire qu’elle nous a abrutis, mais c’est plus fort que ça : elle nous a aveuglés. En se généralisant, les codes du cinéma dénudés ont flouté les frontières entre fiction et réalité. L’effet de mode devenant la norme, le corps humain a perdu de sa valeur, altérant les jugements de certains jusqu’à permettre une confusion dans leurs rapports au sexe dans la vie courante comme dans la vie digitale. Un chose en entraînant une autre, il n’a pas fallu grand chose pour que des mecs sans repère (pour ne pas dire des abrutis) perçoivent le corps (pour ne pas dire celui de la Femme) + (pour ne pas dire la Femme tout court) comme un objet sexuel public parfaitement diffusable sur internet. En gros, comme dans leurs perceptions la fiction est devenue une réalité, certains individus confondent les deux. Pire, ils trouvent ça cool. Pornification oblige.

Alors c’est simple, vous prenez cette tendance, vous la mélangez avec la culture du partage sur Internet, des photos sexy sur Facebook, du selfie devant le miroir (j’ai même découvert hier la nouvelle mode du « Sexselfie » qui consiste à faire une photo après une partie de jambes en l’air puis de la partager sur les réseaux… non mais sérieusement WTF ?) et vous obtenez après une belle rupture bien douloureuse, le méchant concept du « porno vengeance ». Au fond, quand Hunter Moore dit que les temps changent, il a raison. Alors loin de moi l’idée de revenir à une société aussi pieuse que coincée, pour ainsi dire je ne suis pas fan du politiquement correct non plus, mais la vérité c’est que nous ne sommes encore qu’au début d’une ère ou sexe et technologie vont être intimement liés. À nous enfants de l’image et de l’internet, d’en tirer nos propres enseignements pour apprendre à vivre avec. C’est un sujet passionnant sur lequel je n’ai (à titre personnel) aucune leçon de morale à donner à personne et surtout pas à toi lecteur chéri. Chacun peut en son âme et conscience vivre sa vinaigrette sexuelle comme il l’entend. Mais si je devais donner mon avis, je dirais que l’intimité c’est bien, que le revenge porn c’est aussi lâche que cruel et qu’internet n’a rien à foutre dans une vraie bonne partie de jambes en l’air. Appartient au couple de gérer et protéger sa vie sexuelle réelle et digitale comme il l’entend. Point positif : si en France, il y a des sujets sur lesquels on n’est pas bien armés, sur celui-là, on l’est très bien. Une personne te menace de diffuser une photo de toi ? Te fait du chantage ? BIM, cinq ans de taule dans la gueule et 75 000 euros d’amende. Atteinte au droit à l’image et à la vie privée ? REBIM, un an de taule et 45 000 euros d’amende. Le tout sans passer par la case départ. Des sanctions qui devraient vite calmer les petits malins français qui voudraient humilier leur copine sur internet. À priori, au pays de l’amour, le couple peut encore « sextoter » sereinement.

UNE THÉORIE SUR LE REVENGE PORN.

Pour finir, j’aimerais partager avec vous la pensée d’un journaliste sur la « vengeance pornographique » qui a formulé une petite théorie que je rejoins complètement. Le mec est allé sur ces sites, et retient une expérience intéressante. Intéressante car au final très peu excitante. Étrange parce qu’on y retrouve à peu près ce qu’on recherche sur un site porno classique. Mais selon-lui, tout se loge dans l’ « à peu près ». En fait si les images sont si peu excitantes c’est qu’elles sont autre chose qu’excitantes. Les sites pornographiques traditionnels regorgent de ce porno amateur, de ces gens normalement beaux – c’est-à-dire normalement moches -, qui se livrent à des activités sexuelles mal filmées (photos surexposées ou sous exposées, caméra de travers, qui tremble, qui tombe etc.…). Et l’excitation, vous le devinez, provient de l’effet de réel donné par ce moindre souci porté à l’esthétique, qu’elle soit physique ou technique. Ces images de « revenge porn », dans leur côté mal foutu, devraient provoquer cette même excitation. Eh bien non. Parce qu’on est encore en dessous du porno amateur, on est dans une autre zone. Le revenge porn provoque autre chose. Voilà sa théorie mot pour mot :

« Dans toute leur crudité, dans toute leur laideur parfois, ces images sont émouvantes. Elles sont émouvantes parce qu’elles ont excité. Elles ont excité deux personnes, dans un contexte qu’on imagine : l’éloignement, la séparation, l’impossibilité de se voir, le dévoilement progressif, la découverte de la photo. Et parfois, le contexte, c’est aussi un décor, un intérieur, une literie, des dessous de mauvais goût. Ces images sont émouvantes dans leur quête de l’excitation de leur destinataire, quête souvent maladroite car surjouée, excessive. Elles sont émouvantes par le complexe jeu de regard qu’elles supposent. Elles sont émouvantes parce qu’elles sont les résidus d’une histoire, parce qu’elles sont des traces. Mais comme l’était auparavant une correspondance amoureuse, parce qu’on n’a pas attendu Internet pour s’exciter à distance avec des images et pour en garder des preuves. « 

Bon il n’y a pas de fumée sans feu, si cette pratique a explosé, c’est bien qu’il y a quelque chose. Mais l’émotion qui transpire à travers ces images dérange. Et le jeu du fantasme qui appartient au porno amateur finalement bien codé, disparaît. Enfin pour ce qui est de l’excitation à distance comme le prouve ce vieux coquin de Flaubert, on n’a finalement pas inventé grand chose. Voilà pour conclure, je vais faire comme les films américains et terminé mon checkpoint de ouf sur une chanson rock méga puissante qui fera décoller vos likes sur Facebook !

Poets & Pornstars – Rock And Roll

Le Checkpoint Charly c’est fini pour aujourd’hui, mais on se retrouve dans un mois pour plein de nouvelles questions existentielles ou presque. Allez ciao bonsoir !

Photographie – Magdalena Wosinska, photos de saison

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Magdalena Wosinska, photographe du printemps

C’est désormais une certitude, nous sommes au printemps, on perd une heure de sommeil, gagnant une heure d’éveil, on passe plus de temps dehors et par conséquent on  gagne en sociabilisassions. Mais, pour nous, les hommes, le printemps est associé à de nombreuses autres manifestations de physique amusante parmi lesquels on citera prioritairement la contemplation de l’incroyable rétrécissement annuel des jupes des filles, qui mutent toutes entre le 20 et 22 mars, en perdant généralement 15 bons centimètres dans l’aventure et ne sont pas loin de provoquer un effet de changement de taille diamétralement opposé sur une certaine partie de notre anatomie.

C’est ce constat qui semble tout assez naturel, qui me pousse à vous présenter le travail de Magdalena Wosinska.

Dans ce vaste fouillis que sont les Internets, je n’ai pas trouvé beaucoup d’information sur la jeune demoiselle. Simplement, qu’elle est Polonaise, mais qu’elle a déménagé aux États-Unis dans les années 90, qu’elle a pas mal voyagé, qu’elle aime le skate,  et la musique (a réalisé un clip pour Jonathan Wilson et joue de la guitare dans un groupe de Los Angeles).

Je sais surtout qu’elle a ce don pour photographier la vie avec fraicheur; une bande d’amis, des filles, la plage, la mer et puis le reste…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Magdalena (à gauche) et l’une de ses amie

 

 

Si ces quelques photos vous ont données envie de rentrer un peu plus dans le printemps et  surtout de découvrir un peu plus le travail de Magdalena, alors rendez-vous sur son site internet.

Se raser au coupe-chou – Tu seras un Homme, mon fils

Si les femmes à barbe ne sont pas légions, tout individu au chromosome XY normalement constitué est doté d’une pilosité faciale qu’il peut sculpter selon son bon plaisir. Quoi de plus masculin que le rasage de la barbe ?

Aujourd’hui, après un bref retour historique sur cette pratique, je vous propose de partager ma récente expérience du rasage au coupe-chou (ou CC) : le rasoir des bonhommes ! Un petit extrait de Mon nom est Personne pour vous mettre dans le bain :

Se raser au coupe-chou – Tu seras un Homme, mon fils

Hier

L’histoire du rasage ne date pas des cow-boys. Elle est intimement liée à la tolérance du port de la barbe qui semble être un phénomène cyclique dans les évolutions socioculturelles des différents peuples.

Christopher Moos, auteur de The Art of the Straight Razor Shave, rappelle ainsi qu’avant l’apparition de la métallurgie, nos plus lointains ancêtres utilisait des silex ou des coquillages pour se délester de leurs poils. Était-ce par coquetterie ou par hygiène ? Difficile de se prononcer.

Sous l’ancienne Égypte, le port de la barbiche permettait de distinguer les pharaons et dieux du commun des mortels. De la même manière, les dieux grecs et romains étaient fréquemment représentés avec cet attribut, symbole de puissance, sagesse et virilité. Le port de la barbe s’est ensuite démocratisé jusqu’au Vème siècle avant J-C, puis la mode du visage nu s’est répandue, notamment en Gaule après la conquête romaine.

Les siècles suivants confirment que le rasage est périodiquement marginalisé : une mode succède à l’autre. Charlemagne sera par exemple surnommé « l’Empereur à la barbe fleurie » alors que Louis XIV ou Louis XVI étaient glabres. De manière originale, le 17ème siècle verra l’apparition d’un impôt sur le port de la barbe en Russie, son montant étant proportionnel au rang social du contrevenant. De retour d’un voyage à l’ouest, le Tsar Pierre le Grand souhaitait en effet occidentaliser son Empire.

Le coupe-chou que nous connaissons aujourd’hui apparaît au 19ème siècle et jusqu’à la première moitié du 20ème siècle, la pilosité faciale redevient tendance, les hommes arborent fièrement leurs moustaches, et les salons de barbiers se multiplient, comme en témoigne ce cours extrait de Chaplin :

 

Aujourd’hui

Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, barbes et moustaches ont souffert d’une mauvaise réputation. Associées à un manque d’hygiène, leur rejet a ouvert le marché à l’industrie du rasage. Le coupe-chou sera pourtant délaissé.

Toujours dans son ouvrage, Christopher Moos explique que l’invention du rasoir jetable ne s’explique que par la recherche de profit des industries du secteur, et non par la satisfaction d’un besoin du client. A une lame simple, durable et efficace ont été substituées des lames multiples à courte durée de vie. La course aux lames ne résulte donc que d’une simple stratégie marketing qui peut être vu comme l’aveu de la faible qualité des lames des rasoirs jetables ! De plus, cette nouvelle pratique, en plus d’alléger votre porte-monnaie, favorise l’apparition des poils incarnés en tirant et couchant votre poil.

Cette « révolution » des lames a été suivie d’une « révolution » des produits tout aussi superfétatoire. Pour endormir votre peau martyrisée par ces multilames, des mousses et gels de rasage comportant divers substances chimiques masquant leur efficacité ont été « généreusement » proposés aux clients.

Vous l’aurez compris, vous vous êtes fait avoir en payant plus cher pour vous raser moins bien ! Et ceci me permet donc de vous parler de ma récente expérience en matière de rasage…

 

 

Expérience personnel

Après de nombreuses heures passées à glaner des informations ça et là sur le rasage à l’ancienne, j’ai fait l’acquisition d’un coupe-chou Dovo Solingen, d’un blaireau en soie de porc et d’une raquette en cuir auprès d’un aficionado fort sympathique rencontré sur un forum de pogonotomie (= art de se raser soi-même). Il est en effet conseillé de commencer par un coupe-chou d’occasion préparé par un connaisseur car les lames neuves ne sont pas « shave ready » (comme on dit dans le jargon) du fait du coût que représenterait une parfaite préparation individuelle des lames. Voilà à quoi ressemble un kit de démarrage comparable au mien (ici la raquette en cuire a été remplacée par une lanière de la même matière) :

 

Kit de rasage coupe chou

 

Comme beaucoup, j’associais le rasage à une corvée et avais fini par laisser pousser ma barbe. Je souhaitais donc retrouver le plaisir de me raser de manière efficace, tout en ayant la possibilité, pour mes périodes « à barbe», d’en dessiner le contour avec précision. Le coupe-chou et son univers hédoniste apparaissait donc comme une évidence.

Quelques jours plus tard, je décide donc de sacrifier ma barbe de 3 semaines à mon bras hésitant. Autant la lame n’avait pas l’air impressionnante lorsque j’ai déballé le colis contenant le rasoir, autant elle semblait menaçante à l’approche de mon visage. Pourtant, j’avais tout préparé dans les règles de l’art : la mousse avait été montée à l’aide d’un blaireau trempé dans l’eau brulante, mon visage avait été réchauffé à l’aide d’une serviette chaude pour en assouplir le poil, et la lame avait été affutée sur la raquette en cuir. Je me souvenais avoir lu qu’une peau préparée est une peau à moitié rasée mais il était évident que je n’étais pas prêt d’en avoir fini.

Après plusieurs dizaines de minutes, j’étais rasé comme jamais je ne l’avais été. Bien que très long, ce premier rasage était donc une réussite puisque je ne m’étais coupé qu’une fois, au tout début, ayant eu du mal à trouver le meilleur angle de coupe. La lame doit en effet être placée à environ 30° pour couper le poil sans forcer. Une simple caresse sur la peau est alors suffisante. Nul besoin d’appuyer avec frénésie puisque seul le risque de coupure de la peau en serait augmenté. Ma principale difficulté a été de raser la moustache. En effet, le poil y est dur et la peau sensible et j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois parfois dans la douleur. Avec l’habitude, je gagnerai inévitablement en rapidité puisque le geste sera plus assuré et la peau moins sensible au passage de la lame.

En deux mots, le coupe-chou, son univers et le rituel de rasage afférent sont autant d’éléments qui m’encouragent à vous conseiller de tenter cette expérience. Si vous sautez le pas, n’oubliez pas que le coupe-chou est un outil dangereux à ne pas laisser traîner entre toutes les mains. Ne soyez donc pas trop téméraires, je vous vois venir… !

Oh, you’re shaving your ball sack with a straight razor … I also, like to live dangerously

 

Thomas

Sport – oui, le ski freeride français est bel et bien le meilleur du monde

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Mesdames, messieurs, amis Français, on peut désormais le crier haut et fort, en matière de ski Freeride, l’Hexagone est définitivement la meilleure nation du monde, et ça vaut le coup d’en faire un article ! 

 

 

Le ski freeride qu’est-ce que c’est ?

Le freeride c’est une discipline qui consiste à skier en dehors des pistes balisées, en d’autres termes, lorsque vous prenez le petit chemin de raccourcie au milieu des sapins entre « le Chamois » et « l’Alpine »: vous freerider.

Discipline à part entière depuis le milieu des années 90, elle permet aux meilleurs « riders » de la planète de s’exprimer sur un terrain vierge et particulièrement sauvage, puisque par principe il n’y aucune remontée mécanique qui permets d’y accéder .

Depuis 2008, les meilleurs freeriders de la planète s’affrontent lors d’un contest (n’en déplaise aux journalistes de France 2, en la matière on utilise des mots anglais)  de 6 étapes,  dans le désormais célèbre « Freeride World Tour »

L’exercice est particulièrement difficile et périlleux dans la mesure où chaque rider n’a droit qu’à un passage pour impressionner les jurys et que celui-ci se fait sans aucun essai préalable.

En gros, les mecs montent encordés avec leurs numéros de dossard sous le coude, se pèlent  le jonc pendant trois heures, et au  moment où on leur dit que c’est à eux, ils s’élancent à toute berzingue dans un couloir d’avalanche, parsemé de barres rocheuses et doivent envoyer le plus gros bois possible, pour impressionner un jury qui les matent à la jumelle en face du spot et  notent leurs performances.

 

Chaque étape se déroule sur une montagne différente, et généralement sur un continent différent, d’une session à une autre. Cette année, par exemple, les riders sont allés à Courmayeur en Italie, à Chamonix France,  à Fieberbrunn en Autriche, à Snowbird aux USA, à Revelstoke au Canada et comme toujours au Verbier en Suisse pour descendre ce qui est réputé comme le spot le plus dur du monde: le Bec des Rosses.

 

Plus que des mots, voilà ce que donne une épreuve du Freeride World Tour, la plus belle au: Bec des Rosses, en compagnie du champion du monde 2014, Loic Collomb-Patton.

 


Partez quelques jours en week-end ou en mid-week pour vous évader dans les stations de ski françaises.

Le ski français taille patron

 

De manière générale, le ski hexagonal se porte bien ; les multiples médailles que l’on a gagné aux JO d’hiver en slaloms, que se soit en  « super G », en descente, géant, spéciale  ou combiné, en sont la preuve. D’ailleurs la France se trouve être la quatrième meilleure nation au classement avec pas moins de 15 médailles d’or remportée depuis 1924 (merci Antoine Dénériaz, Jean-Clause Killy et les autres).

Sans parler du ski freestyle où depuis l’émergence de la discipline et le sacre d’Edgar Grospiron au JO d’Albertville de 92 en ski de bosse, on rafle tout.

C’est en voyant ce genre de photo que tu te dis que tu as vieilli.

 

Que cela soit aux X Games, aux championnats du monde et dernièrement au Jeux Olympique ou pour la première apparition du ski cross, le podium était 100% français.

Mais en ski freeride, c’est encore une autre histoire; en six éditions du Freeride World Tour, il y a eu quatre victoires françaises en ski masculin (et trois en snowboard).

Plus qu’une domination c’est une leçon  que donne le ski français et il faut en être fier.

 
 
 
 

 

Les acteurs d’une hégémonie

  Exception faite de l’OVNI nommé Aurélien Ducroz, le double champion du monde de Freeride en 2009 et en 2011, se sont essentiellement des anciens freestylers français qui sont venus s’imposer sur le  Freeride World Tour : la légende: Candide Thovex et son digne héritier: Loic Collomp-Patton.  

Le montagnard : Aurélien Ducroz

  Aurélien Ducroz d’abord, car c’est le premier français à avoir remporté le titre suprême. Le natif de Chamonix s’est fait remarquer sur le circuit grâce à son style puissant et agressif, caractérisé par  un goût prononcé pour les gros sauts et  les lignes risquées.   https://vimeo.com/20055906 Outre son talent de skieur, il a commencé en 2011 une carrière dans la voile, et prépare  le Vendée Globes pour 2016. Un grand monsieur sur terre et sur mer, qu’il est possible de suivre dans deux web séries,  la CHAMONIX EXPERIENCE et la CHAM’LINES. http://www.dailymotion.com/video/x19nd3g_cham-lines-s1ep1-with-aurelien-ducroz_sport  

La légende: Candide Thovex

Cela n’engage que moi bien sûr, mais Candide Thovex, est au ski ce que Shaun White est au snowboard ou Michael Jordan au basket: une véritable légende. C’est bien simple, le gars de la Clusaz a tout gagné et notamment le Freeride World Tour en 2010. Une victoire, qui a eu un gout de résurrection pour lui, car victime d’un grave accident en 2007, alors qu’il était au top du ski freestyle mondial (discipline qu’il a contribué à populariser et à démocratiser notamment avec les films Rastafaride), les médecins lui diagnostic l’arrêt de de sa carrière. Le destin le force alors à arrêter pour changer de discipline, mais lorsque l’on a gagné quatre médailles d’or au X Games, et que l’on se met au Freeride, forcément on envoie du gros. Pour son unique participation le français à impressionné tout le monde et gagné la compétition en signant, lui aussi, une victoire à Chamonix. https://www.youtube.com/watch?v=W4FDSCGWcUg&list=UUphxpm20FrgvoInN0AWqj6w Plus ou moins retiré des circuits depuis deux ans, il se consacre pleinement à sa première passion, qui est la réalisation de film. Il a d’ailleurs sorti un film autobiographique “Few Words” dans lequel on le voit rider sur tous les spots de la planète, bien plus qu’un sport à ce niveau-là c’est de l’Art. A 31 ans, il est le plus grand tout simplement. https://www.youtube.com/watch?v=eL2sCAvM29A     https://www.youtube.com/watch?v=ygxufRprWpY

   

La relève: Loic Collomb-Patton

    Loic vient de la Clusaz et, comme Candide, il a fait beaucoup de freestyles avant de se mettre au freeride. Comme son pote, il a réussi l’exploit de devenir champion du monde pour sa première participation. Inconnu jusqu’alors, Loic a surpris tout le monde en s’imposant à Courmayeur et à Chamonix, grâce à deux runs monstrueux, caractérisés par deux énormes « 360° », histoire de montrer à tout le monde qu’il n’était pas venu pour “triller les lentilles”.   http://www.dailymotion.com/video/x1aaic9_fwt14-loic-collomb-patton-winner-run-chamonix-mont-blanc_sport   Faisant toute la saison en tant que leader, il a conservé sa place jusqu’à la dernière étape du Verbier, la semaine dernière où, grâce à une très bonne troisième place, il s’est imposé sur le Freeride World Tour.   C’est une excellente chose, que de découvrir de nouveaux riders, d’autant plus s’ils sont français. Celà accroit en effet, la médiatisation d’un sport qui est trop souvent oublié des journalistes français. Mais les choses évoluent, et s’il n’y avait que quelques “connaisseurs” qui suivaient la coupe du monde de Freeride en 2008, on est de plus en plus à passé nos dimanche matin devant l’ordinateur, pour voir ces mecs et ces filles, skieurs et snowboarders dévaler les plus beaux sommets du monde, et c’est beaucoup mieux.   Voilà désormais vous serrez qu’il n’y a pas que les handballeurs français qui peuvent être surnommé les experts. Définitivement c’est trois gars le peuvent aussi,  en attendant la suite des évènements, on vous laisse un petit “best of” du final de  la saison.  

Dockers x BHV – Customise ton pantalon – Un Alpha Khaki à gagner

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(Article sponsorisé)

« Conçus pour durer et fabriqués avec des techniques respectueuse à la fois de ses ouvriers mais aussi de l’environnement. »
Les vêtements de la marque Dockers (by Levi’s) innove une nouvelle fois en collaboration avec Le Bazar de l’Hôtel de Ville du Marais (Paris).

Dockers Atelier X Fabrique du BHV Marais

En effet, les samedis du 5 au 30 Avril prochain, vous pourrez, de 14h à 20h participer à l’atelier DIY (Do It Yourself) du BHV Marais. Chacun pourra alors se faire personnaliser à sa guise son Alpha Khaki Dockers avec les artistes Séverine Monsonego et Clément Laurentin.

Le principe est simple :
1) Tu choisis le pantalon que tu souhaites faire customiser.
2) En discutant avec l’artiste, de tes influences et de tes goûts, vous customisez le pantalon ensemble.
3) Tu peux maintenant sortir de l’atelier du BHV en te pavanant avec TON Dockers Alpha Khaki comme si tu était sur les marches du Festival

Atelier Do It yourself au BHV avec Dockers

Personnalise ton Alpha Khaki au BHV Marais

Pour l’occasion, Hurluberlu t’offre un Alpha Khaki que tu pourras faire customiser ensuite !

Pour gagner ton pantalon, suis les instructions :
– Partage cet article sur Facebook ou Twitter ainsi que ton article préféré d‘hurluberlu.fr (pensez à mettre votre publication « public » en taguant Hulubberlu afin que nous puissions valider le post) puis envoie nous un mail sur « hulubberlu@gmail.com » avec comme objet « Concours Dockers » et ton nom / prénom dans le corps du message.

La Collection :

– Si tu es sélectionné, tu pourras alors alors choisir ton Alpha Khaki entre le Skinny, le Slim originale ou le
Standard  sur le site Dockers pour le faire ensuite personnalisé par un artiste !

Le vainqueur sera tiré au sort le dimanche 20 Avril. Tu auras donc jusqu’au 30 pour nous expliquer par mail comment tu souhaites designer ton Alpha Khaki ! (Suivant des planches tendances des artistes, et tes propres inspirations. Le pantalon te seras ensuite envoyé directement à ton domicile)

Bonne chance à tous !

Doit-on consommer 100% français ?

Quelle est cette drôle de nouveauté de vouloir sans cesse nous faire consommer français, ne sommes nous donc pas satisfaits de notre burger américain, de notre tee-shirt chinois et de notre café brésilien ?

Le « made in France » a été un argument massu utilisé par chacun des candidats à la présidence, au point de nommer un ministre du redressement productif s’habillant en marinière et présentant fièrement un blender, à la manière d’un Rodger Federer présentant le trophée de Wimbledon.
Nous pensions belle et bien avoir enfin enterré le débat, quand un jeune couillu : Benjamin Carle vient nous cueillir à même notre canapé, sur Canal + en montrant qu’il l’a fait; qu’il a vécu en 100% français pendant 9 mois. Cette question est désormais résolue car oui on peut vivre made in France, au risque de manger avarié (n’ayant pas de frigo), de surfer sur une tablette de cuisine et d’écouter Piaf en allant au boulot…

Courageux vous me direz, alors qu’en est-il ressorti de cette expérience ? Qu’il n’est pas décent et surtout profondément stupide de vivre made in France dans son intégralité.

C’est vrai consommer français, au moment de l’apéro, une bonne bouteille de côte du Rhône en main, le saucisson et le fromage sur la table, on se laisserait tous  tenter par l’expérience.

Mais est-il intelligent de fabriquer des téléviseurs, de l’acier ou encore des tee-shirt en France ?

D’abord il serait important de savoir ce qu’est vraiment le made in France. Ainsi, selon l’article 24 du Code des douanes communautaires c’est  « Une marchandise (…) originaire du pays où a eu lieu la dernière transformation ou ouvraison substantielle ». On s’aperçoit alors que le made in France ça ne veut pas dire grand chose.
Face à cette approximation, une entreprise privée a pu créer le « label origine France garantie », deux conditions sont ici à remplir : le produit doit être associé en France et plus de 50% de la valeur ajoutée doit être française.

Donc à votre calculatrice pour savoir si votre marinière, fabriquée à Brest, composée de fil Allemand, de teinte indienne et de coton français, est véritablement française…

Alors oui, on doit consommer français, c’est d’ailleurs vous qui le souhaitez à 78%. Car oui, vous estimez que ça va sauver l’emploi de Jean-Claude Duchenot, 58 ans, un ouvrier spécialisé dans la fameuse technique du cousu retourné travaillant chez J-M Weston.

Vous estimez qu’il a plus de savoir faire que Kim Nguyen 12 ans, un ouvrier Vietnamien qui travaille pourtant 50h par semaine pour 60$.
Vous justifiez ce choix par le fait que c’est plus écolo, que votre chaussure sera plus belle, vieillira mieux, que vous bénéficierez d’un bien meilleur service après vente et que c’est tout de même beaucoup plus chic et dans l’air du temps de consommer français.

Vous aurez, mes amis, à défaut de 100% français, 100% raison.

Le consommateur souhaite retrouver cette French Touch, ce savoir faire et cette image du beau produit.
Le producteur quant à lui peut se retrouver dans ce processus car même s’il est séquestré et ligoté dans son bureau quant il refuse d’augmenter le salaire de Jean-Claude, il peut en effet garantir un SAV de qualité, les frais de retour des produits seront en effet bien moins élevés, ses frais de transaction se trouveront diminués et comme c’est la volonté du marché, le label « France » fera augmenter ses ventes.

Mais vous alors vous me direz, est il important que Pierre Lecocq, surnommé Pierrot, continue de travailler dans les hauts fourneaux de Florange ?

Économiquement parlant OUI, Mais du point de vue du ménage ? Cela ne se justifie pas. On marche sur la tête en continuant à produire ce que Ardhendu Hamsa, un indien de 36 ans travaillant dans une aciérie en Inde produit de qualité équivalente et pour beaucoup moins cher.

Car nous ne le cachons plus, une entreprise en France subira une pression réglementaire et fiscale beaucoup plus importante que sa concurrente en Inde. On pourrait plus simplement rappeler que fabriquer en France coûtera au total 7 fois plus cher que de fabriquer en Chine. De plus le protectionnisme trop poussé nous rappellera de mauvais souvenirs soviétiques. Enfin l’entreprise pourra se demander si le made in France n’est pas une mode de bobo et qu’elle passera comme le bio…

Vous l’aurez alors compris, nous devons consommer français de manière intelligente. Vous devez consommer français dans les domaines dans lesquels nous excellons. Il faut garder à l’esprit que nous ne devons pas accepter de payer 3x plus cher pour un produit mieux fabriqué chez son concurrent étranger. Cela signifie tout simplement que vous devez continuer à consommer des bolides allemand, de la musique anglaise, des films américains ou encore des télés coréennes.

Car en effet, il semble que nous rigolions de manière un peu abusive de nous-même et cela dans tous les domaines, nous sommes de très mauvais commerçants d’un très bon produit. Le consommateur est une personne raisonnable, il doit avant tout être rationnel dans ses choix, je veux dire par là, qu’il doit consommer français pour ce que la France fait de mieux. De fait, il a été prouvé que lorsque Renault a souhaité monter en gamme notamment avec sa Velsatis, que cela a été un bide totale bien que fabriquée en France car le consommateur achète avant tout une image et l’image que renvoie Renaut ne leur permettait pas de se placer à un tel niveau.

Enfin ne confondez pas l’image France avec la fabrication française. Si la première ne cesse de se bonifier avec le temps comme un bon vin, la seconde doit faire sa place dans une société mondialisée où la concurrence extérieure est de plus en plus exacerbée.

Cependant, si vous-voulez consommer 100% français, on vous recommande quelques marques cools, qui font du « made in france« , beaux et malins, pour vous habiller des pieds à la tête.

Le tee-shirt des Fists et des Lettres de « Monsieur Tee-shirt » (17 euros)

Le sweat « Bachibouzouk » des Petits Frenchies (42 euros)

Docksides rouge pas Sebago (109 euros)

Alors, elle est pas belle la vie avec nous ?