Quelle est la meilleure façon de devenir un super-héros ?

Image

Depuis quelques années, le cinéma hollywoodien nous inonde de ses blockbusters de super-héros. Nous nous sommes régalés devant les SpidermanThe Dark KnightX-Men ou The Avengers et nous avons un peu vomi en regardant DaredevilCatwoman ou X-Men Origins Wolverine. A travers ces œuvres, nous avons découvert et redécouvert nos super-héros et ça nous a rappelé notre enfance où chacun de nous s’est demandé au moins une fois quel personnage il voulait être : le puissant Superman ? Le sombre Batman ? Le bestial Wolverine ? L’étonnant Spiderman ?

Aujourd’hui avec le recul et tout le rationnel qui entoure le monde des jeunes adultes que nous sommes, nous en venons à nous demander quel genre de super-héros il faudrait mieux être : un mutant ? Un extra-terrestre ? Un riche héritier ? Un adolescent malchanceux piqué par une araignée ? Le raisonnement change mais pas la question de fond:

Comment devenir un super-héros ?

En lien avec le Massachusetts Institute of Technology et le Daily BugleHulubberlu vous propose une étude sérieuse et approfondie permettant de répondre à cette question et ainsi d’apporter la lumière sur qui vous taraude depuis l’époque où vous regardiez F3X Le choc des héros le dimanche matin avant Téléfoot. Action.

 

– Être un extra-terrestre –

 Prenons l’exemple du plus fort de tous, Kal-El. Vous connaissez tous plus ou moins son histoire, Kal-El vient de Krypton et a été envoyé par son père sur Terre afin de le sauver de l’extinction de sa planète et de sa race. Sur Terre, les radiations de notre soleil lui offrent des super pouvoirs. Ainsi, the Man of Steel est super-fort, super-rapide, il peut voler, souffler de l’air glacé, tirer des rayons thermiques avec ses pupilles, voir et entendre super loin et à travers les matériaux.

Vu comme ça, venir d’une autre planète est stylé, et en quelque sorte un peu hipster. Il faut cependant faire attention à ce que ce mouvement ne devienne pas mainstream sinon vous verrez votre nombre de followers chuter.

Ou alors, à défaut d’être né sur une autre planète, vous pouvez tomber sur une technologie extra-terrestre comme Hal Jordan et sa lanterne verte. Devenir un Green Lantern est aussi une bonne manière de faire partie de la nouvelle vague, mais soyez prêt à avoir quelques responsabilités comme protéger une partie de la galaxie.

Du coup, être un extra-terrestre est plutôt quelque chose de bien vu et je vous conseille de plutôt miser sur des actions positives afin de ne pas finir dans un laboratoire.

 

Astuces : -pour connaître vos origines secrètes, demandez à vos parents s’ils vous ont trouvé dans un champ.

-Et pour savoir si vous allez tomber sur une bague magique, envoyez « magicobus » au 8 21 21.

 

 

 

 

– Subir une intervention scientifique –

Notre fidèle ami Steve Rodgers se voit implanter le sérum du super soldat pendant la seconde guerre mondiale afin de se transformer en super-héros et d’aller taper du nazi. D’abord tout maigre, il devient ensuite musclé, économise un abonnement à la salle de muscu, et s’offre un bouclier pour défendre la veuve et l’américain. Bon personnellement je ne suis pas très chaud pour qu’on fasse joujou avec mon corps. Déjà une telle opération est forcément mise en place par le gouvernement, et j’ai pas trop confiance en eux, surtout depuis qu’ils ont modifié nos régions, je suis complètement perdu. Ensuite, l’idée qu’on m’injecte plusieurs litres de sérum dans les veines, alors que j’ai fait un malaise vagal lors de mon dernier vaccin, ne m’enchante guère.

Et honnêtement, Captain America est un peu bidon par rapport aux autres super-héros. Regardez le dans The Avengers, alors que Thor en appelle à la foudre, que Iron Man gère un missile atomique, que Hulk explose un ver géant de l’espace, il est le seul avec Scarlett à rester dans les rues pour dégommer difficilement une dizaine de méchants.

Du coup, subir une intervention scientifique ne me paraît pas une bonne idée, je vous conseille de partir sur autre chose.

 

Astuce : pensez à présenter votre carte vitale avant l’intervention.

 

 

 

 

– Être victime d’un accident scientifique –

Beaucoup de super-héros sont passés par là vous savez : l’homme-araignéeHulkles 4 Fantastiques. Aussi malchanceux qu’ils puissent paraître, les accidents peuvent avoir de bons effets. Peter Parker en est la preuve, il a reçu les meilleures caractéristiques des araignées, force, agilité, réflexes. Même Hulk, qui devient gros et moche, est vraiment trop puissant et on aime son bermuda violet. L’idée suivante serait alors de chercher des animaux génétiquement modifiés, ou de croiser de façon hasardeuse une expérience scientifique qui tourne mal et qui vous transforme en mi-homme mi-de pain. Rires.

Cependant rien ne dit que l’accident vous offre des capacités exceptionnelles. En effet le risque que vous tombiez sur un animal fortement inutile reste présent :
Mise en situation : si vous jouez paisiblement en slip dans votre bac à sable et vous aimez sentir chaque grain glisser le long de votre peau. Le soleil est à son zénith lorsqu’un ver de terre génétiquement modifié s’enroule autour de votre auriculaire. Bim. Mi-homme mi-ver de terre. Aucune capacité spéciale à part l’attaque Jet de sable qui baisse d’un niveau la précision de l’adversaire. Évoluer en Chrysacier ne changera rien. Sony ne rachètera pas les droits. Fin de l’histoire.

C’est ça que vous voulez ?

 

 

 

 

 

 

– Être un mutant –

La mutation est surtout aléatoire et peut toucher n’importe qui. Nous pouvons tomber sur n’importe quel pouvoir. Il y a ceux de classes supérieures, comme Wolverine et sa régénération, Magneto et le contrôle du métal, Professeur Xavier et son fauteuil roulant, Tornade et la foudre… Bref vous voyez l’idée, ici c’est le secteur des mutations stylées.

Du coup le risque est de tomber sur une mutation naze, genre avoir la capacité de transformer vos mains en velcro. C’est nul. Ça sert à rien un super-héros sans super-pouvoirs et jamais vous n’aurez le droit à votre combinaison X-Men ainsi qu’une trilogie au cinéma.

L’autre inconvénient est qu’il se peut que les gens aient peur de vous, parce que vous êtes différent et représentez la prochaine étape de l’évolution humaine. Mais ces craintes ne doivent pas vous atteindre car l’important est ce qu’il y a dans votre cœur.

Devenir un mutant n’est pas chose aisée, cependant la dernière solution est nettement plus accessible.

 

Astuce : votre mutation peut se révéler à tout âge alors soyez patient. Et si un jour vous entendez des voix dans votre tête, c’est soit Charles Xavier qui vous contacte, soit vous êtes schizophrène. #fightclub

 

 

 

 

– Être très riche –

 Avec de l’argent, vous pouvez tout faire ! Acheter des armes, des combinaisons, de la technologique, des batmobiles. Bien sûr, cela s’accompagne d’un investissement sans faille à la cause dans laquelle vous vous lancez. Par exemple Bruce Wayne a du apprendre toutes sortes d’arts martiaux et a fait partie de la Ligue des Ombres afin d’être le Batman . Ou encore Tony Stark qui, même s’il est un génie, se donne corps et âme dans de nouvelles inventions et innovations afin d’améliorer son équipement.

Pour devenir riche et ensuite vous payer des armures; vous pouvez : faire une école de commerce, rembourser votre emprunt, trouver un job avec un bon salaire, et économiser jusqu’à vos 50 ans lorsque votre corps ne pourra plus enchaîner les fameux mouvements de Tai Chi qui devaient faire votre renommée dans le milieu urbain … ou faire du rap.

 

Astuce : « n’aie pas peur de la vitesse quand c’est moi le conducteur, ma tristesse au fond du chargeur et au fond du coeur » – B2O.

 

 

 

Pour conclure, je ne pense pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise façon de devenir un super-héros. Il faut toujours garder en mémoire qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Et que vous êtes le héros que Gotham mérite, et pas celui dont on a besoin aujourd’hui. Vous donnerez aux gens un idéal à atteindre, ils se précipiteront derrière vous, ils trébucheront, ils tomberont. Mais le moment venu, ils vous rejoindront dans le soleil, le moment venu, vous les aiderez à accomplir des miracles. Et si vous ne pouvez protéger la Terre, soyez sûrs que vous la vengerez.

 

La fille du mois #5 – Bar Refaeli

Image

Juillet 2014 avec Bar Refaeli

 

Bar Refaeli est une mannequin juive israélienne née le 4 juin 1985. Elle a grandit dans le ranch de ses parents Rafael et Tzipi. Sa maman Tzipi était d’ailleurs une mannequin connue dans les années 1970 : Tzipi Levine.

Bar Refaeli à 8 ans

Bar Refaeli commence sa carrière à 8 mois en tournant des publicités. Mais c’est véritablement à ses 20 ans que sa carrière décolle en représentant le réseau Renuar et posant pour la marque Dim. Bar Refaeli se fait alors connaitre sur des couvertures comme le Elle Français, le GQ Italie ou encore le superbe magazine Sports Illustrated pour qui elle fit aussi une campagne très critiquée en 2009 en recouvrant une photo d’elle en bikini sur un Boeing 737.

Bar Refaeli devant son Boeing 737 pour Sports Illustrated

Bar Refaeli est élue la femme la plus sexy du monde selon le magazine Maxim en 2012.

Elle est également le visage des marques Subaru; Marco Bicego; Besni, Garnier et l’égérie de la marque de lingerie Française Passionata depuis 2010.

Avec son anniversaire le mois dernier et la nouvelle campagne Passionata ce mois ci, elle avait plus que sa place pour la fille du mois.

 

La nouvelle campagne  “Let’s play !”de Passionata

On vous remet aussi la pub Hoodies si vous ne l’aviez jamais vu

Bisous !

Pourquoi c’est culte – « Exile on main St » des Rolling Stones

Image

Exile on main St – The Rolling Stones

En ce temps-là, nous étions jeunes, beaux et stupides, maintenant nous ne sommes que stupides.” C’est avec ces mots que Mick Jagger présentait, il a quatre ans à Cannes le film “Stones in Exile”de Stephen Kijak, consacré à l’enregistrement du mythique “Exile On Main st.”

Unique double album studio des Rolling Stones, ce disque enregistré dans le sud de la France a vieilli comme un bon vin et fait aujourd’hui partie des classiques du rock.

De l’exil de survie à la gloire retrouvée, histoire d’un chef d’œuvre

En 1971, le groupe était ruiné. Ayant été escroqués par l’homme d’affaires Allan Klein, les Stones croulaient sous des dettes tellement énormes qu’il leur était impossible de les rembourser.  La mort de l’ancien guitariste Brian Jones, puis le décès d’un jeune spectateur noir au concert d’Altamont organisé par les Stones en 1969, abus notoire de drogues, sexualité débridée…le groupe était dans l’oeil du cyclone depuis trop longtemps, et les menaces du fisc furent probablement le “goutte d’eau”qui poussa les Rolling Stones à se réfugier en France, à la Villa Nellcôte à Villefranche sur Mer.

La Villa Nellcôte, louée à l’époque par Keith Richards, devint le refuge des Stones, de leurs amis, comme des authentiques parasites qui entourent toujours les grands groupes. Cet exil ne fût jamais envisagé par les Stones comme une opportunité de s’acheter une conduite, bien au contraire.

Keith, Anita Pallenberg et leur fils Marlon ressortent d’une projection lors du festival de Cannes

Leur été français ne fut qu’une longue fête. Sex, Drugs & Rock n’Roll érigés en principe, la police locale s’en souvient encore. Mick Jagger en a aussi profité pour se marier avec Bianca à Saint-Tropez, sous l’oeil de Roger Vadim. Et entre les verres, les rails de cocaïne, les shoots d’Héroïne, les joints de weed et les orgies sexuelles, les Stones ont trouvé le temps d’enregistrer un monument, hommage à la musique populaire américaine de par ses inspirations blues, soul, rock et gospel : Exile on Main Street.

Un des meilleurs albums des Stones

 

Alors que l’on célèbre cette année, le cinquantième anniversaire de la sortie du premier album éponyme des Stones, Exil on Main Street, et l’un des tout meilleurs albums du mythique groupe.

Pourtant lorsqu’on regarde le panorama du rock de l’époque : Ziggy Stardust de BowieTransformer de Lou Reed, l ‘âge d’Or de la soul, ou même le zénith de Led Zeppelin, on se dit que les Stones ont déjà une place de reliques dans le tableau. Pourtant, par cet album les Stones, ont réussis ce que personne n’a réussi, sortir un album de lenfer.

Lors de sa sortie en 1972, l’album reçut un accueil assez mitigé. Ce qui n’empêcha pas les Rolling Stones de partir pour une tournée triomphale qui leur permit de renouer avec leur public. L’album ne contient pas de “tubes”majeurs, mais le blues y est omniprésent. All Down The LineShake Your HipsSweet Virginia… Tous ces morceaux ne sont sûrement pas des hymnes pour les stades, mais ils font probablement partie de ce que les Rolling Stones ont fait de mieux.

 

On trouve aussi sur l’album l’excellent “Stop Breaking Down”, au son lourd, chargé de blues. A l’origine, une composition du légendaire bluesman Robert Johnson datant d’à peu près 1937. Les Stones l’on accéléré, amplifié et alourdit.

Rien d’étonnant à ce que, 30 ans plus tard, ce morceau soit repris par un guitariste de talent : Jack White, sur le 1er album des White Stripes. White reprend le morceau à son compte et l’alourdit encore, faisant hurler le blues épais de sa guitare. Il qualifiera plus tard ce 1er opus comme étant “le plus furieux, le plus cru et le plus puissant”des White Stripes.

Tout a été dit sur l’ambiance des séances de Nellcôte et la cour de parasites junkies qui hantaient la résidence française de Keith Richards. Ce qu’il est surtout important de rappeler pour comprendre le disque comme le rappelle Bill Wyman dans son livre Rolling with The Stones, c’est que la résidence de Nellcôte a avant tout été choisie pour s’assurer de la présence permanente de Keith Richards en studio !

Le groupe se moquait alors (dans les deux sens du terme) de l’absence d’un Jagger obsédé par le train de vie de jetsetter et bien encouragé dans cet état d’esprit par sa nouvelle femme Bianca. Du coup, le chanteur se trouve la plupart du temps à Paris quand le groupe enregistre sur la Côte. Ce qu’il en résulte est un disque de rock vaporeux, instinctif, parfois bâclé, mais en permanence sauvé par le panache fantastique de Keith Richards. “Exile“ est un coffre au trésor de chansons inutiles et non tubesques, mais au charme fou comme Casino Boogie, Torn And Frayed“ Turn On The Run“ ouVentilator Blues. 

Mick Jagger ne semble jamais totalement cautionner l’entreprise (il exprime d’ailleurs toujours depuis un certain mépris pour le culte réservé à ce disque), et c’est cela qui donne à sa participation une authenticité bienvenue comparée à la posture parodique qu’il n’a que trop souvent adoptée par la suite. Si un seul morceau est le dépositaire de l’âme de “Exile“c’est sans doute Loving Cup“ une des dernières chansons enregistrées par les Stones qu’on sent réellement venue du cœur.

 

En tout cas, vous savez ce qu’il vous reste à faire cet été: louer une grande baraque sur la côte, inviter vos amis, vos copines, vos potes et leurs copines, et faire de la musique, de la peinture, de la vidéo, de la sculpture, écrire des poèmes…et avoir un pote photographe qui prendra des photos de tout ça. Parce que l’album “Exile on Main st.”a beau être un excellent disque, on ne peut s’empêcher en l’écoutant de penser à ces types qui incarnaient à 200 %  le mythe de leur époque.

Cet album a une histoire particulière, l’histoire d’un rythme de vie. La vie de ces roast-beefs amoureux de musique noire, dézingués et pourtant au sommet de leur art, exilés de luxe dans une magnifique Villa sur la Côte d’Azur, à travailler leurs riffs, défoncés sous les moulures des hauts plafonds.

C’est ainsi que le rock est grand et c’est pour ça que c’est CULTE..

(crédit photo Slate et Dominique Tarlé)