Littérature – Étienne Liebig « On est toujours le con d’un autre »

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Il y a des questions qui demeurent toujours sans réponses, l’existence de Dieu, la recette exacte du Coca-Cola, ou les deux buts de Thuram en demi-finale de coupe du Monde, mais s’il y a bien un truc dont je suis sûr, c’est « qu’on est toujours le con d’un autre ». C’est cette règle immuable que semble oublier Étienne Liebig dans son ouvrage « les Nouveaux Cons ».

Étienne Liebig, tu nous parles de quoi ?

Étienne Liebig, 57 ans, aucun lien avec une quelconque marque de soupe, est musicien, compositeur, éducateur spécialisé auprès d’adolescents de Seine-Saint-Denis, mais aime critiquer dans Zélium et chroniquer aux Grandes Gueules de RMC. À ses heures perdues, le mec écrit avec talent pour notamment dénoncer le fléau de l’humanité : la connerie.

Dans son essai publié il y a maintenant trois ans, récemment réédité, Étienne Liebig critique avec humour et esprit tous les comportements qui irritent. Il nous présente ainsi un portrait de ces nouveaux cons : le nouveau manifestant, le vieux gauchiste, le syndicaliste, l’écolo, la nouvelle « maman », le prévisionniste, l’imitateur de banlieusards, le nouveau retraité, le jeune militant de droite, le blogueur, la nouvelle féministe, le nouveau toxicomane, l’artiste humanitaire, l’élève d’école de commerce et j’en passe.

C’est bien écrit, souvent drôle, parfois de mauvaise foi, voire irritant lorsque l’on se sent écorché par la plume du bonhomme. Un seul défaut peut-être, le fait que l’auteur n’ait pas fait au préalable son autocritique avant de s’élancer à l’assaut de la société française. Mais en toute franchise, pour moins de 5 euros, vous allez quand même en avoir pour votre argent. . .

Étienne Liebig, le justicier masqué

 

 
Pour vous donner envie de vous pencher sur l’ouvrage, on a sélectionné notre con préféré, le François Pignon du recueil, la victime de choix: l’étudiant en école de commerce.

« Voilà un drôle de loustic, qui croit aller à l’école pour apprendre quelque chose, et dépense une fortune à faire vivre de pseudo-professeurs incompétents. Il joue au professionnel de la profession alors qu’il se prépare surtout à vendre des savonnettes ou quelque chose d’approchant, s’il n’a pas un père, un oncle ou un frère qui possède son entreprise. Ce n’est certes pas la seule formation qui fait miroiter à ses élèves des places en or et des salaires mirifiques pourvu qu’ils alignent la monnaie et se payent des cours indigents à des tarifs prohibitifs, mais c’est la plus caricaturale.

Ces petits cons sont absolument persuadés qu’ils passent d’année en année grâce à leur valeur et au travail fourni alors qu’en fait, ils récoltent les fruits de leurs paiements. Je paye donc j’obtiens le diplôme. Diplôme qui dépend de l’école elle-même et attire une soi-disant reconnaissance nationale, comme l’indiquent chaque année des dizaines de canards à la mords-moi-le-nœud sous le titre «Le classement des meilleures écoles de commerce ». C’est un jeu national où chacun fait semblant de croire que le diplôme délivre une quelconque compétence dans le domaine du commerce.

Dans les faits, le seul intérêt de ces boîtes est d’envoyer des élèves en stage durant lesquels ces petits exploités se font des relations et des amis s’ils sont sympathiques et tiennent l’alcool. Chacun sait maintenant que tout le monde peut accéder à ces écoles de commerce, pourvu qu’il paye et qu’une toute petite minorité trouvera un boulot à la hauteur de ses espérances en fin de cycle. Certes, le savoir dispensé dans ces « schools » n’est pas plus bidon qu’en fac de lettres, de psycho ou de socio, mais au moins les élèves de fac ne se la pètent pas et sont conscients que s’ils perdent leur temps, du moins ne perdent-ils pas leur argent.

En fait, on a l’impression que ces braves cons jouent une pièce de théâtre dans laquelle ils prennent toutes les apparences du «commercial qui vend des puits de pétrole à des émirs»: le bon costard, les bonnes chaussures vernies, le bon attaché-case, le bon ordinateur, la bonne coupe de cheveux, le bon sourire de carnassier. Ils ne marchent pas, ils courent, bouffent dans des restos, font des fêtes, s’alcoolisent, s’en mettent plein le nez et niquent les jolies filles de leur promo qui leur ressemblent, mais en blondes à cheveux lisses.

Ils vivent la vie des commerciaux de grosses boîtes, boivent comme eux, se sapent comme eux, baisent comme eux et lisent le Financial comme eux, mais pour rien. Juste pour le fun. Une sorte de foi du charbonnier : Fais semblant d’y croire et bientôt tu y seras. Quelle blague, car sortis de ce rêve, ils se retrouvent à faire du quasi «porte-à-porte »ou du démarchage téléphonique pour gagner un SMIC et se faire insulter par un petit adjudant sous-titré qui n’a fait aucune école de commerce, mais connaît la loi des chiffres et du rendement maximum avant délocalisation. Dix ans après la fin de leurs études, ils portent encore le même costume et les mêmes pompes et sont trop déconnectés de toutes les réalités économiques pour pouvoir décrocher un éventuel boulot à la hauteur de leur putain de diplôme qu’ils ont encadré et accrocher au mur au-dessus de la photo de leur stage en Inde, quand ils croyaient tenir le monde entre leurs mains. »

À la prochaine

Politique – la disparition de la diplomatie française

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Historiquement, la diplomatie française est toujours apparue comme un des fleurons français, une industrie politique capable de trouver des solutions aux contentieux internationaux touchant de près ou de loin la sphère d’influence de la France et de défendre ses intérêts géostratégiques à travers le monde.

Sans remonter au Moyen-Âge ou même à la Renaissance, la politique internationale menée par les Chefs d’Etat français successifs depuis 1945 s’est caractérisée par des positions souvent équilibrées, indépendantes et respectueuses des autres nations. La diplomatie française a, jusqu’à très récemment, généralement fait preuve d’une grande modération dans les positions à adopter face aux conflits internationaux. En témoignent les visites du Général de Gaulle en Russie et en Chine dans les années 1960, la mise en place d’une politique pro-arabe après la Guerre des Six Jours de 1967 et le refus d’une intervention armée en Irak aux côtés des Américains et des Britanniques en 2003.

Les dernières années ont malheureusement vu cette position historique de la France disparaître.

Quai d’Orsay

Le 17 mars 2009, un vote de confiance de l’Assemblée Nationale a entériné le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. Cette date doit être évoquée car il n’est pas possible de dissocier la politique étrangère d’un pays et son appartenance à une organisation militaire aussi importante que l’OTAN. Outre son volet militaire, il ne faut pas oublier que l’OTAN est aussi dotée d’un volet économique important que les médias ont tendance à oublier. La réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN signifie par conséquent le rapprochement de sa politique étrangère avec celle des autres membres de cette organisation en tête desquels se trouvent les Etats-Unis.

Théoriquement, une telle alliance militaire ne devrait pas empêcher la France de s’exprimer et d’adopter une voie qui lui est propre, d’autant plus qu’elle fait partie de cette alliance. Mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir la symétrie ou plutôt l’alignement de la politique étrangère de Paris sur celle de Washington depuis 2011.

2011 est l’année de l’intervention en Libye. Si la France est apparue en tête de l’opération visant à évincer le Colonel Kadhafi du pouvoir – certainement pour des raisons qui nous échappent ou que les médias taisent -, une telle intervention n’aurait pu se faire sans l’aval des autres membres de l’OTAN, et des plus importants, à savoir les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Mais quel était l’intérêt de la France dans la destitution d’un dictateur qui parvenait malgré tout à maintenir un certain apaisement dans un pays composite et tribale? Le chaos qui règne actuellement en Libye montre l’erreur commise par ceux qui ont participé à cette opération. Ce pays pétrolifère et composé d’une population majoritairement alphabétisée et éduquée avait tout d’un partenaire économique correct pour la France.

Le chaos libyen

Les conséquences n’en sont que plus désastreuses. L’armement irréfléchi des rebelles libyens est la cause directe de la montée du terrorisme au Mali. Le Sahara est en effet une vaste zone d’échange sur laquelle règnent de nombreuses tribus, extrêment mobiles, qui étendent leur zone d’influence de l’Atlantique à l’Océan Indien. Le Président actuel n’a donc pas eu d’autre choix que de tenter de réparer les erreurs commises par son prédécesseur en lançant l’opération Serval. En outre, les désastres humanitaires en Libye et au-delà ont accentué l’immigration massive en Europe où les victimes des crises économiques successives n’avaient pas besoin de subir en plus les conséquences des erreurs de leurs dirigeants en Afrique.

Les interventions du Président François Hollande en 2014 ont fini d’achever l’image de la diplomatie française à travers le monde ou tout du moins de confirmer l’alignement de Paris sur la politique agressive de Washington.

En Ukraine, la France a suivi la politique de l’Union européenne qui suivait elle-même la politique de Washington. Elle a ainsi fait montre d’un manichéisme certain et d’une grande irresponsabilité en soutenant aveuglément toutes les composantes de l’opposition ukrainienne, dont certaines seraient dans un autre contexte largement blâmées, et l’ingérence grotesque des Etats-Unis par le biais de sponsors financiers. Au-delà des conséquences économiques néfastes pour l’Ukraine qu’une telle position peut engendrer, la France se met à dos un marché économiquement important qu’est celui de la Russie. Je rappellerai à nos lecteurs que le complexe militaro-industriel français s’épanouissait encore jusqu’à très récemment à travers de juteux contrats conclus avec les russes. Si l’affaire des Mistrals a été médiatisée, la presse tait les conséquences de l’embargo sur les matériels industriels militaires de haute technologie produits par des entreprises françaises.

Finalement, n’importe quel français doué de bon sens se demanderait pourquoi notre gouvernement se prive d’échanges économiques susceptibles de créer de l’emploi en France et d’améliorer un tant soit peu la situation économique de notre pays. La réponse tient essentiellement à des raisons géopolitiques. La crise ukrainienne est l’illustration de la volonté américaine de limiter et de réduire la sphère d’influence de la Russie, pays capable de peser comme un contrepoids à l’hégémonie américaine. La politique étrangère des Etats-Unis depuis 1945 s’est toujours caractérisée par l’existence d’un ennemi justifiant tous types d’ingérence, militaire ou économique. L’ennemi étant logiquement celui qui s’oppose à cette hégémonie, l’on comprend mieux pourquoi l’histoire nous présente des dictateurs plus démocratiques que d’autres. La France et le reste des pays de l’Union européenne sont pris dans ce conflit dans lequel ils doivent prendre parti sans vraiment avoir le choix tant l’influence de l’OTAN – des Etats-Unis – est prégnante. La diplomatie française n’a donc joué aucun rôle dans la crise ukrainienne. A contrario, l’absence de positionnement équilibré et réfléchi a fait passer la France et d’autres pays européens pour des vassaux n’ayant plus les moyens d’affirmer leur propre voie susceptible de défendre leurs intérêts. Le chantage politique que fait aujourd’hui François Hollande, sous la pression des Etats-Unis, à Vladimir Poutine, concernant la livraison des navires de guerre Mistrals construits par les français, finit de décrédibiliser la capacité de la France à honorer ses futurs engagements avec des partenaires étrangers.

Le manque d’indépendance de la France dans la crise ukrainienne

La question très actuelle de l’EIIL (Emirat Islamique en Irak et au Levant) parachève la fin de la diplomatie vertueuse de la France. Le conflit qui a opposé en Syrie ceux qu’on appelle « les rebelles » et l’armée régulière fidèle à Bachar Al-Assad a donné l’occasion aux occidentaux de faire preuve d’une grande ingérence dans ce pays. Ces derniers ont apporté leur soutien à une opposition soi-disant modérée qui s’est révélée ensuite être un magma composé de mouvements complètement différents dont certains versent dans le fondamentalisme islamiste. Ce soutien s’est traduit par la livraison d’armes payées directement par le Qatar et l’Arabie Saoudite. François Hollande a, à l’époque, donné son feu vert à une intervention des troupes françaises en Syrie aux côtés des américains. Lorsque Barack Obama a décidé de ne pas engager les troupes américaines, François Hollande a aussitôt fait volte-face. Où est passée l’indépendance de la France?

Le berceau de l’EIIL se situant en Syrie, qui peut encore croire que les fondamentalistes déguisés en modérés, financés hier par les occidentaux dans le but d’évincer Bachar Al-Assad, sont différents des fondamentalistes qui constituent aujourd’hui l’EIIL? Les médias taisent ainsi une faute et une véritable responsabilité des pays occidentaux dans la déstabilisation du Moyen-Orient. La France en fait évidemment partie. Des photos prises de membres de l’EIIL montrent certains d’entre eux armés de FAMAS, le fusil d’assault utilisé par l’Armée française. Pour ceux qui ne le savent pas encore, si le financement de terroristes islamistes n’a aucun intérêt pour le citoyen français, il permet toutefois de maintenir une zone tampon entre les deux puissances chiites que sont la Syrie et l’Iran. L’EIIL permet également de mettre la main sur les champs pétrolifères irakiens et de vendre du pétrole à bas prix à la Turquie et à Israël. Il permet enfin de déstabiliser une région proche du caucase et de provinces russophones, et de maintenir un réservoir de terroristes susceptibles d’aller désordonner l’ouest de la Chine. C’est donc un formidable atout pour des Etats-Unis qui souhaitent maintenir leur hégémonie face à la montée en puissance de pays comme la Russie et la Chine. Plus généralement, l’EIIL empêche la stabilisation d’une zone susceptible de voir se développer des puissances économiques qui, unies,  mettraient fin à la domination et à l’ingérence des Etats-Unis. La France se rallie ainsi à la cause d’un pays qui défend des intérêts sans véritables liens avec les siens. A l’heure de la crise économique, il n’est pas raisonnable de se priver de partenaires commerciaux pour des pseudo-raisons définies par quelques élites fanatiques.

Après l’énormité que le Président Hollande a pu sortir en expliquant que Bachar Al-Assad était un allié objectif de l’EIIL, il décide aujourd’hui de bombarder cette organisation qu’il a pu auparavant indirectement soutenir. Cette agression, si elle semble aujourd’hui nécessaire – à condition d’être utile -, conduit l’EIIL à inciter au meurtre de français. L’exécution récente d’un ressortissant français en Algérie n’est finalement qu’une conséquence de l’incohérence et de l’irresponsabilité qui règnent à l’Elysée et au quai d’Orsay depuis maintenant plusieurs années. Où est passée la diplomatie française? …

Hervé Gourdel

Pour la suite des événements, regardez ici

A la découverte du joallier Soann

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Parce que certains évènements nécessitent des bijoux à leurs hauteurs; parce que des fois un petit cadeau peut nous faire pardonner plus rapidement et surtout parce qu’il est fondamentale de séduire sa douce chaque jour que Dieu fait comme si c’était le premier. C’est toujours utile d’avoir des idées de bijoutiers passionnés et de talents.

 

Aujourd’hui c’est le bijoutier joaillier Soann qu’on met en avant. De plus, il fait également des bijoux pour nous les hommes !

 

Après avoir travaillé pour les plus grandes maisons de la haute joaillerie. Le créateur joaillier Soann décide de créer sa propre boutique pour faire partager sa passion et son savoir faire. Il choisit alors le cœur de la capitale dans le 7 eme arrondissement au 175 rue Grenelle.

Certifié « Made In Paris« , chacune des créations est travaillée dans l’atelier grâce à des équipements de pointe, mais aussi, et surtout, grâce à l’exigence de l’artisan.
Pour le joaillier, l’inspiration vient d’abord des pierres, de leurs formes, de leurs éclats et de leurs originalités qui va ensuite rencontrer une idée à créer.

Soann veut offrir aux femmes à la fois des bijoux contemporains et intemporels.

Le secret de Soann: des formes simples aux lignes architecturées tout en ayant du caractère.

De plus, le joaillier porte aussi bonheur à nos dames comme avec sa ligne « Méandre » qui se décline aussi bien en pendentif, en bracelet ou en bague.

Le pendentif a d’ailleurs été adopté par Ophélie Meunier (Le Petit Journal)

Ophélie Meunier Le Petit Journal

Ophélie Meunier Le Petit Journal

 

Voici notre sélection :

 

 

SOANN JOAILLIER
175 rue de Grenelle 75007 Paris
+33 (0)1 47 05 53 15

Que représente le porno au XXIe siècle ?

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Le porno est le responsable de beaucoup de maux sur cette Terre; de l’hypersexualité de nos petits frères aux comportements irrespectueux de la gente masculine à l’égard de leurs homologues féminins, en passant par les crises d’Etat à la « Maison Blanche » voire même de l’épidémie de virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Il est le coupable idéal des déviances engendrées par l’être humain, une sorte de « bouc émissaire » sur lequel se reposer lorsqu’il faut expliquer l’inexplicable. Si cette théorie  « anti-porno » est celle de quelques irréductibles traditionalistes névralgiques, force est de constater que la donne a un petit peu changé ces quinze dernières années. Le porno est passé du statut de vice honteux qu’il fallait à tout prix dissimuler à celui de pratique librement assumée. Il revêt même un caractère quasi mystique lorsqu’il s’agit d’aborder la question avec la jeune génération.
Du grec « pornê » qui veut dire prostituée et « graphein » qui veut dire décrire, la pornographie est la représentation complaisante d’actes sexuels en matière littéraire, artistique mais surtout cinématographique. Elle a connu un regain d’intérêt significatif ces dernières années et cette évolution s’inscrit dans la libéralisation des mœurs mais aussi et surtout dans l’utilisation faite par les jeunes dans leur développement personnel.

Dis « bonjour » à la dame

Pour situer le contexte, j’ai 24 balais, autant dire que mes premiers pas érotiques, je les ai connus avec les pages lingerie du catalogue La Redoute et les albums du petit Spirou. A l’époque où toutes les images étaient véhiculées par K7, il fallait attendre que ton pote pique un magazine dans la chambre de son grand frère pour  espérer apercevoir une petite culotte en dentelle sous une jupe d’écolière japonaise posée sur papier glacé. Parfois, la prise guerrière était plus importante et c’était carrément un enregistrement du journal du Hard qu’on empruntait à la journée, histoire que la K7 circule dans toute la bande avant que le frérot revienne de son voyage linguistique à Madrid (oui parce que le mec était grand, il était au lycée, alors que nous, on était à peine en 5 ème). A l’époque, le film pornographique était donc aussi rare qu’un objet archéologique pour Indiana Jones; un truc dangereux qui nécessitait de braver les interdits et les clés de sécurité parentale de l’ordinateur familial, avec le risque en prime de se faire griller par le paternel car tu avais eu le malheur d’avoir interrogé Google sur la possibilité de voir « Alyssa Milano nue » dans « images ».
Aujourd’hui, la donne a radicalement changé pour les collégiens en quête d’amour digital; des milliards de vidéos à portée de clics avec presque autant de thèmes. La quête d’antan s’est transformée en un gros Happy Hours permanent où tu peux picoler à l’œil à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.
Voilà c’est dit au XXIe siècle, le porno s’est démocratisé.

Lorsque le porno devient intello

Sans se lancer dans une psychanalyse Freudienne, on peut affirmer que le monde du porno s’est intellectualisé. Loin des clichés du camionneur qui écume les routes d’Europe avec sa collection de 45 calendriers Playboy à l’arrière de sa cabine, le monde du cinéma pornographique s’est vu gratifier de la présence dans ses rangs de remarquables actrices à la plastique proportionnellement adaptée à leur vivacité d’esprit. Oubliant le vieil adage « Trop bonne, trop conne », la plus célèbre pornostar de ces dix dernières années, la magnifique Sasha Grey a ouvert la voie à un nouvel état d’esprit complètement décomplexé qui fait primer le cerveau sur le corps dans toutes les circonstances (et lorsqu’on est actrice de film X, les circonstances peuvent être nombreuses). Sasha est belle, n’importe qui à la rédaction peut en témoigner, mais surtout Sasha écoute Throbbing Gristle, Coil, Durutti Column, Joy Division, lit Burroughs ou Hunter Thompson. Elle est cultivée et pour s’en convaincre, il suffit de lire son livre sorti en mai dernier, intitulé «   The Juliette Society », qui raconte les péripéties d’une jeune étudiante Américaine qui va croiser le chemin d’une secte où les puissants de ce monde se rencontrent pour exploiter leurs fantasmes les plus profonds et parfois les plus sombres. Pour ce qui est de la qualité intrinsèque du livre, ce n’est pas une révolution littéraire : ceux qui ont eu l’occasion de le découvrir parlent d’une rédaction plus proche de Raymond Chandler – auteur de romans policiers – plus que d’E. L. James, l’auteure qui a émoustillé ta maman l’été dernier. Mais ça reste tout de même un livre écrit de la main de la belle et c’est déjà un signe de son adresse intellectuelle.
Aujourd’hui la plupart des pornstars américaines sont des jeunes universitaires qui ont fait le pari de faire l’amour à l’écran plutôt que de tenter la carrière de vétérinaire ou de médecin qui leur était pourtant promise. La plus connue d’entre elles s’appelle Casey Calvert. Dans le circuit depuis plus d’un an, elle est rebelle (un peu), diplômée (beaucoup), elle écrit des chroniques dans le Huffington Post, et clame partout son indépendance vis-à-vis de l’industrie.
Résumé par l’accroche « culture porn » intello, le site le Tag Parfait créé en 2010 par Stephen des Aulnois, plus connu sous le pseudo Gonzo, est un magazine  online qui a pour ambition de « montrer le côté cool du porn, dépasser les clichés, toujours honteux, associés à la branlette, et faire partager les chocs esthétiques qu’on a pu avoir devant des films X ». Le site entretenu par une vingtaine de bonnes âmes (des garçons et des filles) est le premier du genre à proposer une vision alternative du porno et à dépoussiérer les codes. Toujours écrit à la première personne, avec beaucoup d’humour, chacun des articles est l’occasion de plonger dans la psyché d’un rédacteur, de partager avec lui ce moment incomparable de la découverte, à tout âge, d’un tag parfait.
Voilà c’est dit au XXIe siècle, le porno est donc devenu intello.

Lorsque ta meuf regardait du porno

On ne va pas se mentir, une des grandes causes de honte, c’est de se faire griller par sa meuf après avoir consulté un site à caractère pornographique. Ce que l’on sait un peu moins, c’est que les meufs aussi se matent des films X et font la même chose que les hommes devant. Oui, c’est une petite révolution de se dire que les nanas se mattent du porno pour les mêmes raisons que les mecs, et que, comme les mecs, elles cultivent leur tag, leurs tubes et leurs petites manies. C’est vrai qu’on n’a pas forcément les mêmes critères et les mêmes exigences mais la finalité demeure la même. D’ailleurs, un petit sondage en interne pour les besoins de l’article a permis de mettre en exergue quelques critères communs qui se sont dégagés chez nos copines. Le premier truc à savoir, c’est que le tube parfait d’une meuf c’est un truc «fancy» et esthétiquement assez raffiné. Le genre de truc assez beau que peut faire XArt ou Nubilles, quelque chose de doux et feutré comme un après-midi piscine qui dérape chez une voisine. Le deuxième point à savoir, c’est que les filles sont beaucoup moins boulimiques que les garçons et sont plus concentrées sur la préparation que suscite l’avant-porno que sur l’acte lui-même. Beaucoup moins compulsive qu’un mec, la fille est un être délicat qui aime bien prendre son temps et ne va pas trop loin dans les catégories (pas d’interracial, ni de boukaké pour les demoiselles mais plus du POV amateur et autre tag qui les rapprochent le plus de la réalité).
Cet attrait qu’ont les filles pour le porno a donné lieu à quelques anecdotes assez marrantes qui sont arrivées à quelques gars de la rédac, comme cette fois où lors d’un rencard une petite nana tout à fait charmante et accessoirement doctorante en psycho a demandé à notre pote quel était son type de tag (l’expression utilisée pour désigner la recherche qui est faite lorsqu’on est sur un site pornographique). Mon pote s’est retrouvé coincé entre deux possibilités : soit lui avouer la vérité (le gars était fan des délires à base de nourriture, donc c’était assez louche) soit botter en touche, il a préféré opter pour la deuxième solution.
Voilà c’est dit au XXI sème siècle, les filles mattent du porno

Lorsque le réel prend le pas sur le virtuel

C’est bien simple, depuis le début des années 2000, l’Homme a connu l’évolution technologique la plus importante de toute son histoire. La révolution Internet a permis la mise en place  d’innombrables réseaux qui permettent une communication ultra rapide et ultra précise depuis n’importe quel point du globe. Cette avancée démentielle a permis une nouvelle consommation de porno, celle du show webcam en live. Le site, le plus connu en la matière s’appelle MyFreeCam, un spot qui permet de se connecter instantanément  avec des milliers de filles prêtes à discuter et à s’exhiber pour quelques tokens (monnaie virtuelle), que les centaines de milliers de voyeurs sont prêts à leur consentir. Si le concept peut paraître louche au premier abord, il s’avère être en fait un havre de volupté sans précédent pour le curieux qui veut bien se laisser tenter par l’expérience.

La révolution Marc Dorcel

Avant d’être le leader incontesté et incontestable du porno français, Marcel Dorcel est un entrepreneur hors pair. Un type qui a été l’un des premiers à vendre des magazines de filles dénudées sur le territoire hexagonal et qui a été le premier à comprendre les enjeux économiques de la production de films X. En numérisant toute sa vidéothèque dès 1997 afin de mettre à la disposition des internautes ses vidéos, il a aussi été le premier à comprendre les enjeux d’Internet dans l’industrie de la pornographie. Résultat des courses, l’entreprise familiale pèse lourd sur le marché. Le père d’abord et le fiston ensuite sont les acteurs et les témoins privilégiés de l’évolution qu’a connu le porno ces dernières années.

C’est la raison pour laquelle Dorcel innove toujours et voit le porno comme une histoire d’amour avant une histoire de cul. Alors pour ses 35 ans, quoi de mieux que de lancer un site pour demander aux Internautes ce que représente le porno et Marc Dorcel via une image/photo ?

Oui, nous sommes les premiers à vous l’annoncer en exclusivité, la date de l’anniversaire de Marc a été programmé. Alors si vous souhaitez faire partir de cette belle fête le 10 Octobre prochain, vous devrez participer au grand jeux pour tenter de remporter votre place. Et ça se passe ici => (terminé)

Pour ce qui est de notre participation, on a déjà soumis une petite idée 🙂

Hurluberlu déclenche la guerre Mikado VS Dorcel

Test jeu : Pokémon version Bleue/Rouge, quel starter choisir ?

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Salut les copains Hulubberlu ! Nous sommes le 8 Octobre 1999 et les cartouches Pokemon Bleue et Rouge viennent de sortir en France. C’est l’hystérie dans ta tête. Ta maman t’offre la Game Boy et tu deviens l’être le plus stylé de la galaxie. Comme ton meilleur ami Gontran détient la version Rouge (avec Dracofeu sur la jaquette toi même tu le sais), tu te procures la version Bleue (avec Tortank alea jacta est).

Mais tu es jeune and you know nothing Jon Snow, surtout par rapport à la première décision du jeu et sûrement la plus importante de ta vie. Je veux bien sur parler du choix de ton starter. Pour te spoiler un peu, tu débutes le jeu au Bourg-Palette où un certain Monsieur Lee Professeur Chen te demandes de prendre un premier pokémon parmi ces trois là : Bulbizarre, Salamèche ou Carapuce.

Mais lequel choisir ? Lequel sera le plus fort pour affronter les champions d’arène ? Quels impacts ton choix aura t-il sur le reste du jeu, sur ta place dans la société et sur le sens de ta vie ? Hulubberlu a pu tester le jeu en avant première et te proposes aujourd’hui de répondre à ces questionnements.

Bulbizarre

Je suis désolé je n’ai pas pu trouver de meilleur image de Bulbizarre. Pourtant j’ai parcouru tout le web.

Bulbizarre est un Pokémon de type Plante qui évolue en Herbizarre au niveau 16 puis en Florizarre au niveau 32. Il s’avérera très vite utile contre les trois premiers champions d’arène, à savoir Pierre et ses Pokémon de type Roche, Ondine et ses Pokémon de type Eau, et Major Bob l’Eponge et ses Pokémon de type Foudre. Par la suite il deviendra quelque peu obsolète contre les 9 champions restants, surtout face aux types Insecte, Poison et Feu. Autant dire les ¾ du jeu.

De plus, même si Bulbizarre peut sembler mignon, son évolution finale est moche et ne récolte que risées et quolibets. Du coup il te faudra compenser cet handicap avec d’autres Pokémon puissants et beaux comme Ectoplasma, Galopa, Insecateur ou Mr.Mime . Même un Lippoutou fera l’affaire. Une rumeur raconte que même en finissant le jeu, ton rival Régis continuera de se foutre de toi car tu te trimbaleras un Florizarre.

Conséquences sur le joueur : ta vie sera ratée. Au collège tu passeras par une période skater en trottinette, puis emo-gothique, pour finir par te laisser pousser les cheveux en écoutant du Korn et du Slipknot. L’adolescence passée, tu te chercheras une place dans la société en faisant des études de droit et en tentant le concours du barreau pour devenir avocat et défendre la justice du pays qui a gâché ton enfance. Tu toucheras le fond en 2016 avec la descente de ton club préféré, l’Olympique Lyonnais, en Ligue 2 malgré le bon coatching de Sony Anderson. Puis ta femme avouera qu’elle est un homme et que votre fils est un robot. Félicitations, merci Bulbizarre.

 

 

Salamèche

 

Salamèche est un Pokémon de type Feu qui évolue en Reptincel au niveau 16 puis en Dracofeu au niveau 36. Il sera certes très peu efficace lors des premiers combats contre les types Pierre et Eau, mais deviendra très puissant par la suite sous sa 3e forme. Grâce aux graphismes de haut niveau de la Game Boy, tu pourras apprécier à sa juste valeur les très fins et la magnifique carrure de ton dragon. Et puis, s’ils ont mis Dracofeu sur la jaquette de Pokémon Rouge c’est parce qu’il est stylé (et parce qu’il est rouge aussi).

Dans le dessin animé, Sacha trouve Salamèche en train de mendier sur un caillou. Dans son infinie bonté, Sacha le recueille et lui fait des bisous. Mais ce que le bougre ne sait pas, c’est que la petite salamandre n’a aucune reconnaissance et lorsqu’elle deviendra un élégant Dracofeu, celui-ci  lourdera son maître en demi-finale de la ligue Indigo. Je fus tellement écœuré ce jour-là que je me suis promis de ne jamais prendre un Salamèche dans mon équipe, même pour compléter ma team de monstres Nidoking, Kangourex, Léviator, Ptera, Dracolosse.

Conséquences sur le joueur : ton enfance sera semée d’embûches. Au collège, tu feras partie de ceux qui jouent aux cartes Magic dans un coin de la cour. Mais ton deck spécialité Gobelins te donnera confiance et t’offrira un statut élevé au sein de ta guilde. Ton léger duvet en guise de moustache te trahira lorsque tu voudras séduire la gente féminine. C’est après le lycée, tes 3 ans de musculation et ton épilation des sourcils que tu libéreras ton potentiel. Devenu major de promo et président du BDE, ta beauté et ton charisme t’amèneront à monter les échelons rapidement. Trop rapidement. Tu tomberas dans l’alcoolisme, la coke, et les films Fast and Furious. I hate you Salamèche.

Carapuce

Trop kawaï la tortue <3

Carapuce est un Pokémon de type Eau qui évolue en Carabaffe au niveau 16 puis en Tortank au niveau 36. Bien que faible face aux types Electrique et Insecte, ce Pokémon s’avérera puissant face tous les autres champions. Et ça, c’est déjà un sacré avantage par rapport aux deux du dessus. Il pourra notamment apprendre la CS Surf, qui te permettra de te promener sur l’eau, de lancer l’attaque Surf (une des plus puissantes du jeu), de faire des vidéos pour Redbull et Gopro, et te choper des jeunes australiennes. Mais ça bien sûr personne ne le sait, tout le monde préfère prendre Salamèche car avoir un dragon c’est trop badass.

De toute façon mon grand-père me l’a toujours dit:  » Jouer avec Carapuce, c’est comme suivre l’équipe de France de Handball. Personne ne sait ce que c’est, alors que c’est la seule chose qui nous fait réellement vibrer ».

D’ailleurs dans le dessin animé, Carapuce fait sa première apparition en tant que chef d’un gang de Carapuce, avec des lunettes de soleil. Il deale du crack  et fait travailler les gosses dans les mines de charbon. Au cours de l’épisode, Sacha lui fait la morale, lui pique 75% de ses profits et sa meuf. Ainsi naît une belle amitié entre ses deux loustics, ce qui rend Pikachu jaloux. J’ajoute cette anecdote pour signaler le fait que là où Salamèche a été trouvé sur un caillou, Carapuce, lui, pesait dans le game depuis déjà un bail.

Conséquence sur le joueur : après une enfance difficile dans les favelas, ton expérience du quartier et ton amour du jazz et du rap engagé te permettront de sortir de la mouise et de devenir quelqu’un. Docteur en philosophie et lettres,  bénévole dans une association pour sauver les bébés pandas, astronaute, boulanger et break-dancer, ta quasi-perfection pourra être insupportable mais tu seras si cool que les gens t’aimeront et te respecteront.

Un type très sympa dont je ne connais pas le nom a élaboré un tableau de rapports de puissance entre les trois starters et les champions d’arène. C’est coloré et ça mange pas de pain. Je vous mets le lien:
http://static.hitek.fr/img/actualite/original.png

Et devinez qui remporte le titre ? Carapuce of course.

Pour conclure, Sacha du Bourg-Palette te dira : « Qu’importe le Pokémon que tu choisis, l’important est d’être ami avec lui, et ainsi vous remporterez la plus belle bataille qui soit, celle de l’amitié. » Moi je te conseille surtout de choisir Carapuce, car en plus d’être invincible dans le jeu et de te permettre de réussir ta vie, tu gagneras mon amitié.

Les commandements pour être un mec stylé sur les réseaux sociaux ?

Notre société est devenue narcissique à grande échelle depuis que chaque personne a la possibilité de se prendre pour un homme des médias. Au milieu de cette quête permanente de la popularité digitale, l’homme moderne doit être capable de glisser le bon mot d’esprit ou la photo de vacances qui a la classe pour s’émanciper de cette grosse masse boueuse qu’est l’Internet. S’il vous arrive d’écrire des statuts Facebook du genre « aujourd’hui, j’ai descendu la poubelle et j’ai croisé mon voisin, il ressemble à Vincent Cassel » et que vos contacts vous répondent en cœur « j’aime ça », alors cet article est fait pour vous. Pour les autres, une petite séance de rattrapage ne fait jamais de mal.

Les commandements pour être un mec stylé sur les réseaux sociaux ?

Ne jamais, au grand jamais, se prendre en photo tout seul devant une glace et en faire sa photo de profil.

L’erreur est classique et pourtant si commune. Le gars fait un magnifique « selfie » dans l’ascenseur de son immeuble, parce que, fraichement  diplômé, il est apprêté pour son bal  de promo, il pense avoir du style avec sa bouche en cul de poule et le flash de son iPhone, qu’il a oublié de désactiver.

NON MON GARS, tu as juste l’air d’un gros blaireau qui n’a pas l’habitude de revêtir un costume et qui immortalise l’instant comme l’idiot du village qui fait des tours avec une Lamborghini de location sur la place Bellecour un mercredi après-midi, car lui non plus n’a pas l’habitude et veut épater la galerie.

 

Là encore, l’instruction paraît bidon,  mais combien de vos contacts Facebook, oublient de se dé-taguer  après leur soirée de fin de partiel ? C’était il y a cinq ans et jamais cette photo où il était saoul comme un régiment russe après la victoire de Stalingrad ne va ressortir… jusqu’au jour où

Surprise !! Il suffit d’un collègue de boulot un peu véreux pour que cette fameuse photo où il est déguisé en PO des Telettubies  avec un gros « quatre feuilles » dans la bouche, ne soit imprimée partout dans l’entreprise. Même les meilleurs se font pincer, puisque  Gaspard Gantzer, le directeur de communication de l’Élysée s’est fait « prendre » en train de fumer une cigarette magique, alors qu’il était en poste depuis moins d’une semaine.

Arrêtez de faire les zouaves, dé-taguez-vous de toutes les photos sensibles et BLOQUER votre compte à toutes personnes autres que vos meilleurs amis, un point c’est tout. (Encore que vos potes sont capables de garder des « dossiers » qu’ils attendront de ressortir à votre mariage, chienne de vie…)

Soyez apolitique.

On sait que le retour de Nicolas Sarkozy en politique fut vécu par les partisans de la droite française comme un signe annonciateur de joie dans la grisaille hollandaise. Sûrement aussi que quelques années plus tôt, les jeunes bobos plein de rêves avaient acclamé la venue de ce même François Hollande à qui ils tournent désormais le dos. Ainsi va la vie, et nous autres, les Français, fils de Montesquieu et de la Révolution avons en nous des velléités de grands discours et de combats politiques.

Mais, non, les réseaux sociaux ne sont pas une estrade pour fomenter de grands discours et ainsi exposer le Prieur de La Marne et autre Jean Jaurès qui sommeillent en nous. Cette remarque vaut aussi pour les écologistes ; lorsque l’on a comme principaux combats de prendre un vélo pour aller faire ses courses, de fermer le robinet en se brossant les dents et de trier ses déchets, il n’est pas vraiment nécessaire de le twitter au quotidien comme si on voulait absolument montrer à nos amis virtuels à quel point chic type nous sommes. Encore faut t-il savoir si on le fait pour nous et notre planète ou pour le montrer … !?

Entretenez son image publique

Facebook, Twitter et Instagram sont faits pour faire partager à la communauté Internet votre vie. Car oui, les réseaux sociaux sont bien là pour que vous ayez une vie publique. Ceux qui ne postent jamais rien et disent que c’est simplement un bon moyen de garder contact avec leur correspondant espagnol du lycée ou leur pote parti vivre en Australie ont tort.

Nous sommes la génération Y et qu’on le veuille ou non, il faut vivre avec son temps et internet en fait partie. Les réseaux sociaux sont un excellent moyen pour développer et fidéliser vos contacts. On ne dit pas là qu’il est nécessaire de poster toute la journée en restant cloitrer dans son appart afin de faire monter son « cloud » (sa côte internet). En revanche, entretenir et poster assez régulièrement permet d’être vue et maintenir ses contacts « actifs ». Donc de ne pas être oublié. Vos contacts vont alors penser à vous et vous appelez lorsqu’ils auront un plan susceptible de vous intéresser. Les réseaux sociaux sont aujourd’hui aux personnes physiques ce qu’est un site internet pour une entreprise : de la visibilité pour se vendre.

Pour garder contact avec les gens et pour communiquer on utilise WhatsApp ou Skype, mais pas la conversation instantanée de Facebook, en tout cas, pas en 2014.

Il faut donc travailler son image, quitte à prendre dix à quinze minutes pour éplucher la toile et poster une photo/vidéo choper sur la page pute de Brain. (Bien sûr, les plus sérieux eux, décideront plutôt de poster des articles du Monde ou du Point pendant que les plus éveillé publierons des articles d’Hulubberlu)

Privilégier le post de photos aux statuts rigolos

C’est bien connu les actes valent mieux que les longs discours.  En matière digitale c’est la même chose, il faut toujours préférer la publication de photos aux statuts pour illustrer votre vie. Ainsi, si on va à Hong Kong, une photo de vous à votre première rencontre avec un grand maitre en arts martiaux vaut mieux que le post de votre destination en lettre capitale. Statistiquement, une photo sera plus virale qu’un simple post et si on y ajoute un filtre « sépia », alors là, c’est sûr que c’est le « buzz ».

Mais attention, la côte de popularité des photos postées varie beaucoup en fonction de l’âge, de la région et surtout du sexe.

  • De l’âge d’abord, parce que les jeunes d’aujourd’hui sont des « serial likers », toujours prêt à aimer tout et n’importe quoi. Comme à l’époque des « Skyblogs », c’est le marché aux puces de la popularité, ça monnaye les « j’aime » et les commentaires.
  • De la région ensuite, car il est plus facile d’être populaire sur les réseaux sociaux en campagne qu’en ville. Le théorème paraît complètement con, mais étant donné que la densité de population est plus importante dans un cas que dans l’autre, il est normal d’arriver à se faire plus vite une place sur la toile. CQFD
  • Du sexe enfin, car les membres de la gente féminine sont plus populaires que ceux du sexe opposé. Il suffit que ces dames publient une photo en maillot de bain pour que les « likes » affluent aussi vite que des lapins en Garenne. C’est valable sur tous les supports et parfois c’est complètement abusé. Notamment sur Instagram, où des nanas sont suivies par plus de 10k followers (rappelez vous le cas de Jen Selter) alors que nous, simple hommes modernes, multipliant les bons mots et les infos croustillantes,  nous n’arrivons pas à dépasser la barre fatidique des 500 followers. Voilà ce qu’est vraiment « l’inégalité des sexes ».

Être naturel

Même si les réseaux sociaux sont faits pour avoir une vie publique, il faut montrer qu’il y a justement une vie derrière l’ordinateur. Les gars « sur-connectés »qui vont jusqu’à souhaiter la « bonne nuit » sur Twitter laissent à penser qu’en dehors de leur vie digitale,  ils se sentent bien seuls avant d’aller au lit.

Pour conclure, il faut se dire qu’il faut être impeccable et honnête sur les réseaux sociaux, tout en connaissant leurs perversité. Ce n’est pas parce que l’on peut choisir ce que l’on peut publier, partager ou encore supprimer que nous devons nous inventer une vie.

Soyez digne et Internet vous rendra la gratification que vous méritez.

Confession, d’un accroc aux séries TV

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cAvant, les lundis soirs, je voyais ma copine, je demandais à mes potes de venir se prendre une petite « piquette » à FIFA à la maison, ou je prenais de l’avance sur mes cas pratiques de la semaine, mais ça c’était avant. Avant l’apparition de Game of Thrones et de toutes les  autres séries en tout genre, qui sont venues me paralyser ma vie sociale, universitaire et sexuelle – mais Dieu, que c’est bon!

On peut dire que cette décennie aura connu, trois grandes révolutions ; la première est immanquablement celle d’Internet, du haut débit, de la 4G qui a magnifiquement permis de twitter en haut de l’aiguille du Midi ou plus rationnellement de se mater la Ligue 1 sous la table lorsque l’on est trainé de force à un dîner un peu trop relou. La seconde, tout aussi importante,  c’est l’émergence du « food porn », de la bouffe grasse et malsaine que l’on ingurgite salement à toute heure du jour et de la nuit, en espérant que le footing du dimanche matin va l’éliminer –« que celui qui ne prend pas son pied en dégustant un triple Whopper me jette la première pierre ».

Enfin la dernière pierre angulaire du triptyque (ouais je suis très ambiancé cailloux), c’est bien sûr, l’apparition de séries télévisées complètement dingues, qui rivalisent d’inventivité et d’imagination au point de vous rendre littéralement accro. Ainsi, comme un héroïnomane,  vous vous surprenez  à rester enfermé trois jours durant sans manger ni dormir pour venir à bout du dernier chef d’œuvre d’HBO ou du nouveau classique d’AMC.

Pourquoi suis-je si remué, si retourné, si déchiré devant une série TV. Ahhh, se faire manipuler ses propres émotions finalement déboucher en pleine lumière et se dire que « c’est déjà fini ».

On noublie jamais doù lon vient

Les séries TV, c’est un peu comme le football et la musique;  tu commences toujours avec tes parents, qui eux-mêmes ont commencé avec tes grands-parents, la comparaison s’arrête là, car pour les arrières grands-parents, ils étaient trop occupés à jouer au bilboquet pour s’intéresser à la vie de Walter White.

Il n’empêche que comme tous les accrocs, j’ai du tomber assez tôt dans mon vice, du moins dans les prémices d’une addiction.  Par où commencer ? Le club Dorothé du mercredi matin ? La ligue des justiciers du dimanche matin ? Ce vieux rafistoleur de tuyaux de Mac Gyver le dimanche après-midi ? Ou simplement ce coffret K7 d’ « Amicalement Vôtre » qui trônait dans la bibliothèque et sur lequel  j’ai fait mes premières armes, lorsque j’avais tout juste l’âge de marcher ? Je ne saurais vraiment dire, l’origine de mon mal, mais ce dont je suis sûr, c’est que mes parents y sont pour beaucoup.

Mais c’était  tellement agréable de se blottir sous le plaid de sa maman et veiller jusqu’à l’heure exceptionnelle de 10h, pour regarder un épisode de « Chapeau Melon et botte de cuir » ou du « Prisonnier ».  Après tout, lorsque tu as dix ans, qu’est-ce qu’il a de mieux que de trainer en pyjama toute la journée en regardant l’intégrale des épisodes des Tortues Ninjas tout en gobant quatre par quatre les bonbons Haribo de la boite « famille » (que tu piquais dans le placard pour ne laisser que les morceaux de réglisse, signe, que tu étais le coupable du larcin).

Finalement, tu grandis, tu t’émancipes, tu quittes le logement familial, tu abandonnes tes idoles, et c’est au moment où tu t’y attends le moins que ton passé de « tueur en séries » revient à la surface.

Encore une histoire de pression sociale

C’est toujours la même histoire, si tu te mets à quelque chose c’est pour faire comme les copains.  C’est pour ça que j’ai commencé le foot, le droit et la cigarette (pour la cigarette, j’essaye d’arrêter. Mais c’est aussi pour ça que j’ai commencé à me mater des séries. D’abord, une, puis deux, puis trois, puis finalement tellement que je n’ai pas assez de tous les soirs de la semaine pour pouvoir suivre mes différents héros.

Il faut me comprendre aussi, c’est un sentiment dévastateur lorsqu’à la pause clope, tout le monde parle du dernier épisode de la veille, et que l’on ignore de quoi il parlent,

On a l’impression d’être hors du « game »,  d’être Jérémy Menez à la remise de trophée du PSG ou Enora Malagré lors d’une conférence à l’Académie française;  on se sent désespérément seul et on a besoin de retrouver un peu d’attention. Une fois que tu as mis la main de l’engrenage, c’est fini, tu es coincé.

C’est comme ça que je me suis retrouvé à me mater les six saisons de Lost, sans jamais vraiment rien n’y comprendre, ou que je me motivais une énième fois  pour l’ultime round de Californication.

Hank Moody: l’écrivain séducteur

Tout simplement parce qu’au même titre que quelqu’un qui n’a jamais écouté l’album blanc des Beatles, l’individu qui ne sait pas qui est Heisenberg est définitivement un inculte.

L’âme bien vaillante qui sommeille en moi va vous aider dans votre quête, pour soulager la mienne : vous présenter brièvement quelques une des plus fameuses de mes addictions.

 

Tueur en série

Breaking Bad. S’il fallait commencer quelque part, se serait justement par Breaking Bad, la série de Vince Gilligan que nombreux caractérisent comme meilleure série télévisée de tous les temps. Tout de même.

Le Walter White de Breaking Bad est un trafiquant de drogue pas comme les autres –il n’a commencé que pour payer les frais médicaux de son cancer et, surtout, laisser un petit pactole à sa femme et ses enfants une fois qu’il aurait inexorablement disparu. Bien sûr, ça se passe aux États-Unis. Ce n’est pas avec notre sécu sociale que des drames pareils se passeraient en France. Chimiste de génie, Walter va créer une version redoutablement efficace de la drogue en vogue : la méthamphétamine, et « malgré » l’aide d’un complice plus chaotique et générateur de galères que réellement utile, l’inénarrable Jesse, va faire son apprentissage, contraint et forcé, dans les milieux de la drogue pour petit à petit s’y endurcir et y faire son chemin jusqu’au point de non retours…

 

True Detective.  Je ne crois pas avoir été autant estomaqué par une interprétation d’acteur que celle d’un homme désabusé joué par Matthew McConaughey. L’histoire policière banale n’est qu’une respiration entre les moments où son génie éblouit l’écran –spécialement dans la période « moderne ».

Tony Soprano, bien sûr. Bien sûr la vie quotidienne d’un mafieux en dépression. Mais surtout le moment  où son cousin Christopher réalise que sa fiancée Adriana a été piégée par le FBI et…qu’il va devoir l’éliminer. Et il le fait. Comme ça, sans le vouloir, mais sans avoir le choix non plus. Bien sûr, le Parrain, bien sûr Shakespeare…mais à l’épicerie du coin.

– Difficile de ne pas citer Six Feet Under, une des séries les moins morbides qui soient, malgré la profession de, heu, tous ses héros : croque-morts, de père en fils. C’est la mort du fils, Nate, et son enterrement dans la nature, qui sera le seul moment déchirant de chronique si humaine et si attachante.

– Trop de Game of Thrones tuera-t-il Game of Thrones ? Ou pas ? Trop d’incestes frères sœurs ? Trop de morts ? Ou plutôt trop peu de …Stark !!?

Comment vont-ils faire une fois tous les Stark morts ? Arrêtez, un peu, aussi ! On a tous cru que cette saga, c’était l’histoire du bon, du noble, du généreux Ned Stark : ça n’a même pas tenu un an avec que sa tête ne roule dans la sciure. Puis le jeune loup, son fils : les Noces pourpres en ont eu vite raison. Par pure méchanceté, je peux vous dire que même Jon, le bâtard Stark, ne devrait pas rester si longtemps dans le casting –de toute manière,il n’y connaît rien, Jon Snow, pas vrai ? Reste ce faiblichon de Brandon ? Pfff, vous allez voir qu’ils vont bien finir par lui faire avoir un accident de brouette, ce n’est pas possible ! Les Stark sont les Atrides modernes –avec un destin de tragédie grecque (ou de space opéra, je ne sais plus, je confonds tout le temps).

Au final tous les Stark mourront-ils ? Je ne sais pas.

– Pour finir, Treme n’a juste pas d’équivalent (et ça se prononce Trémé, du nom d’un quartier de la nouvelle Orléans).

J’envie ceux d’entre vous qui n’ont pas encore découvert cette merveille. Oubliez tout le reste, tout ce qui est cité plus haut. Oubliez le travail. Oubliez vos amis, noyez vos enfants et faites garder vos chiens : Treme vous apprendra ce qui est vraiment important dans la vie (dont notamment les amis, les enfants, les chiens –oui, je sais, ça tombe mal, mais voilà, on n’a rien sans rien).

Désormais, si votre copine, votre meilleur pote ou votre frère ne répond pas pendant un week-end à vos appels pour aller faire la fête, vous n’aurez plus à vous faire de soucis, c’est qu’ils  sont aussi accrocs à ces incroyables séries…

L’Esprit de bien commencer la rentrée

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« Jusqu’ici tout va bien; jusqu’ici tout va bien … » C’est ce qu’on s’est forcé de se répéter pendant les vacances. Le dos tourné à son agenda pour tendre nos lèvres au bout de la paille de notre Mojito. On savait que ce moment arriverait, tout bonheur à une fin, toute liberté n’est pas éternelle. On s’est donc préparé à affronter les mauvais moments de la rentrée en commençant par la reprise du réveil matinal, mais au fond, on est quand même content de rentrer pour une chose : se reprendre un peu en main ! Passé son temps en maillot de bain,  bière à la main et tongs au pieds tout en regardant ta copine qui te montre ses nouvelles pousses aux jambes. Ça va un temps mais pas plus !

Alors quoi de mieux de se refaire une petite garde robe pour bien commencer cette nouvelle saison 2014 – 2015 ?

L’Esprit de la rentrée

C’est sur le site de la marque Esprit que l’on vous propose une petite sélection de vêtements. Saviez vous que la marque a commencé lorsqu’en 1971, Susie Russell et son mari Douglas Tompkins, alors fondateur de The North Face ont rencontrés l’homme d’affaire Michael Ying alors qu’ils vendaient leur première ligne de vêtements ? Et la rencontre fut plutôt fructueuse !

7 ans après, la compagnie dépasse les 100 millions de dollars de chiffre d’affaires. Aujourd’hui, 43 ans après, Esprit est présent dans 770 boutiques réparties sur plus de 40 pays et le chiffre d’affaires atteint les 3 milliards d’euros !

Et comme chaque jour est unique et qu’il nous faut une tenue adaptée pour chaque situation, on vous proposer nos idées tenues pour 3 occasions différentes : Un déjeuner business avec un gros clientUne aprem chill avec les copainsUne soirée romantique avec sa chérie

Un déjeuner business avec un gros client

– Chemise business en chambray de coton

– Esprit Costume en laine vierge avec cravate

– Montre étanche 10 bars : Aeolus / Ceinture

 

 Une aprem chill avec les copains

– Un sweat shirt en jersey lourd

– Esprit Jeans look usé

– Chaussures lacets, look estival décontracté

 

 

Une soirée romantique avec sa chérie

– Chemise en coton imprimé all over Slim Fit

– jean foncé élégant

– Chaussures en cuir à lacets

 

On a testé pour vous : le Rebel Bingo.

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On a testé pour vous : le Rebel Bingo.

Cette année, de passage dans les UK, nous avons eu l’occasion de découvrir une nouvelle façon de festoyer toute en originalité : le rebel bingo. Oui, pas d’erreur, on a bien dit le « bingo », ce jeu pour sexagénaire sacralisé dans toutes les maisons de retraite. Néanmoins détrompez vous si vous imaginez que cette partie se déroulera dans la même ambiance que la dernière visite rendue à vos aïeuls. Ici le Bingo se rebelle. Préparez vous à devenir accros. 

L’hiver en Angleterre c’est triste, il fait froid et il pleut, beaucoup. Pour lutter contre cette monotonie ambiante, il est nécessaire de s’ouvrir l’esprit. C’est pourquoi quand ma flatmate espagnole m’a proposé d’aller à une rebel bingo party, j’ai tout de suite accepté. Elle m’avait expliqué le concept dans les grandes lignes : une soirée ou l’on joue au bingo d’une façon originale et où sont mis en jeu des lots « atypiques ». Cette présentation sommaire ne saurait refléter fidèlement l’esprit du jeu, je vous laisse découvrir le déroulement de notre soirée. 

20h : Je sors de ma chambre vêtue de ma plus belle chemise, prête à attaquer l’apéro. Ma colocataire m’explique que les participants ont l’habitude de se barioler le corps avec leurs marqueurs pendant ces soirées. Elle porte un t-shirt de toute évidence très cheap. Peu séduite à l’idée de donner mes fringues préférées aux bonnes œuvre le lendemain matin, je retourne me changer, finalement heureuse de trouver une utilité à l’affreux croft-top primark, acheté 3 pounds une semaine plus tôt. 

21h30 : La soirée commence à 22H, étrange et inhabituel de se mettre en route de si bonne heure, un jeudi qui plus est. Dans le bus on est tous un peu déboussolé, j’entends les plus réfractaires à la soirée râler « je suis même pas bourré » 

22h : Arrivé sur le lieu des hostilités, et quel lieu. Le Motion (Bristol) est un club réputé comme étant l’un des meilleurs d’Europe (5e d’Angleterre et 37e mondial), particulièrement connu pour inviter la fleur de la scène électro underground. On est surpris par l’interminable queue. Nous qui pensions arriver tôt. Alors que nous rejoignons la file, nous croisons plusieurs personnes désespérément à la recherche de prévente, la soirée est archi sold-out. Nous commençons prendre conscience de la dimension de l’événement. 

22h30 : A l’entrée deux jeunes anglaises tatouées et percées, comme seuls les britishs savent le faire, nous distribuent notre kit de jeu pour la soirée : deux grilles de bingo et un feutre. A peine les portes passées, on fonce au bar afin de se ravitailler en bière. La partie n’a pas encore commencé mais la salle est déjà bien pleine. Derrière la scène, un immense écran sur lequel défile une succession de messages tel que « ce que vous vivez en ce moment est le calme avant la tempête » ou « vous vous apprêtez à vivre une expérience inédite », ça met dans l’ambiance. 

Poster bingo rebel

22h40 : Je comprends rapidement à quel point le conseil vestimentaire de ma colocataire était avisé. Les marqueurs rouges distribués à l’entrée deviennent les instruments d’un body-painting géant. Très vite on ne croisera plus personne à la peau intacte. Si beaucoup s’amusent à orner leur camarade de formes phalliques, certains autres sont bien plus inspirés et dans le décolleté de quelques demoiselles germent des créations ravissantes. 

23h : Cette fois on y est, changement de lumières dans la salle, le solennel Genesis de Justice retenti alors que s’affiche sur l’écran un compte à rebours. A l’échéance de celui-ci arrivent enfin les animateurs de la soirée. La salle les accueille comme des rock stars, et des rocks stars c’est exactement ce qu’ils sont. Tous vêtus de façon excentrique et improbable, ils nous font sentir que ce soir : ils mettront le feux. 

23h03 : Le leader du groupe prend le micro et nous explique les origines du jeu, tout aurait commencé dans une veille église londonienne dans laquelle la bande de lascars avaient l’habitude d’organiser des soirées secrètes. Un jour, au sous sol ils trouvèrent un vieux jeu de bingo, de là serait né accidentellement le rebel bingo. Certaines personnes aujourd’hui essayeraient de réduire à néant ces soirées : les patrons de l’association officielle de bingo. S’affiche pour preuve sur l’écran géant le message Facebook de l’un d’entre eux, dénonçant ces rassemblements comme « amoraux, indécents et contraires au réel esprit du bingo ». La réaction de la foule ne se fait pas attendre : une huée collective. Quelle est la part de mythe, quelle est la part de vérité ? On s’en fout pas mal à vrai dire, on veut juste croire à leur histoire, belle et rebelle. 

23h11 : Le game commence, avec des règles un peu moins orthodoxes que pour un réel bingo. Peu importe qui termine sa grille en premier. Pour gagner il faut, une fois un bingo obtenu, se jeter sur la scène et aller enlacer avec vigueur un des animateurs de la soirée. Dans une salle remplie d’anglais prêt à en découdre, on vous laisse imaginer le challenge. 

23h30 : Nous surveillons tous notre grille assidûment. L’énoncé des chiffres est fait dans une prose qui n’est pas sans rappeler la poésie shakespearienne « And now it’s like a very thin penis and an extra-large asshole, it’s a 10! »

23h45 : Certains malins s’amusent à monter sur scène alors qu’ils n’ont pas complété de ligne. Mais on ne met pas de carotte au rebel bingo, dès que la fraude est démasquée s’affiche sur l’écran un grand « Loser » et pour fond musicale « move bitch get out the way » de Ludacris

23h54 : Première victoire, premier prix remporté. C’est l’événement, on croirait assister à la remise d’un Oscar. Pour être honnête les prix mis en jeu sont assez dérisoires, mais ils sont présentés d’une telle manière que la salle entière jalouse les gagnants. Une peluche devient votre meilleur ami pour la vie et un parapluie à diodes fluorescentes devient l’allié de choc pour survivre à la météo Britannique (les anglais savent être honnête lorsqu’il s’agit de parler de leur climat). 

00h00 : C’est l’heure de « l’entracte ». Retour au bar, nos pintes sont vides depuis un bon moment, nous étions juste trop absorbés par le jeu pour nous en rendre compte. 

00h03 : Dans le fumoir on sympathise avec quelques Bristoliens qui n’en sont pas à leur première soirée. On apprend alors que la victoire ou la défaite des téméraires, qui montent sur scène, dépend autant de leur grille que de leur charisme et humour. « La règle du rebel bingo c’est justement qu’il n’y a pas de règle tu vois? » me dit ma voisine aux cheveux bleus. Ouais je vois. 

00h20 : La soirée reprend, à ce stade absolument plus personne n’est sobre, ce qui ajoute une difficulté supplémentaire au jeu. Les chiffres se mélangent et l’euphorie grandit.  

(Photo : Asicophoto.com / BrightestYoungThings.com

00h22 : Je remarque que la partie féminine de l’équipe du Rebel Bingo a encore changé de costume, c’est du grand art, à mi-chemin entre du burlesque et les créations modes les plus tendances, Ladygaga n’a qu’à bien se tenir, the show must go on! 

00h40 : La plupart d’entre nous avons abandonné nos grilles, ça devenait trop technique. 

01h00 : Le bingo s’achève. Aucun de mes amis n’a remporté de prix mais tous sont convertis. Une fois le jeu clôturé de la musique surgit des enceinte, il n’est qu’ 01h, il nous reste encore toute la nuit pour danser. 

Petit manuel d’usage à l’égard des Roméo qui veulent « pécho » sur Tinder.

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Que les choses soient claires : je ne suis ni sociologue, ni ethnologue, ni sémiologue. A vrai dire, je ne revendique, dans ce qui va suivre, aucune spécialité en « ogue ». Plutôt en « aire », comme « trentenaire » et « célibataire ». Et comme je cumule également les attributs en « té » (curiosité, liberté, fraternité), je me suis lancée. Sur Tinder.

Virtuel vs. « IRL ».

Tinder, pour les novices, c’est une application mobile de rencontre géo-localisée. A la bonne heure ! Rien de très original sur le fond : « IRL » (in real life) on cible un bar sympa (coucou Rosa Bonheur), potentiellement rempli de célibataires tout aussi sympas et…on sympathise. On choisi une « target » sur un premier critère physique et on échange (au pire un mauvais rosé, au mieux un « 06 »). Le jeu de séduction se poursuit ensuite, si tout se passe bien, sur un deuxième critère plus intellectuel et on évalue la situation (sur une échelle binaire de 0 – plan d’une nuit – à 1 – plan d’une vie).
Tinder, à ce titre, ce n’est rien de plus qu’un algorithme, un code qui formalise les codes du système de séduction « IRL ». Le rosé en moins.

Et comme dans un bar, on n’y cherche rien mais on y trouve de tout. Tinder n’est au fond, que le reflet d’un écosystème peuplé d’espèces (parfois en voie de disparition) aussi varié que dans la réalité (et tous les goûts sont définitivement dans la nature).

 

 

Tinder Surprise

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Tinder, sur la forme, c’est – littéralement – un catalogue. Que l’on aime feuilleter en vue d’effeuillage ou que l’on redoute en écho à notre crise d’égo. C’est plutôt fun, parfois flippant, extrêmement chronophage et souvent mieux sur papier. Mais toujours surprenant.

Surprenant car Tinder, c’est – un peu – « Copains d’Avant » (ou ex / plans culs d’avant), ce réseau social où tu cherches les gens perdus de vue et qui, quelques années plus tard, te font dire que tu aurais toi-même préféré perdre la vue plutôt que de t’infliger ça.
Surprenant car Tinder, à l’heure de l’avènement des réseaux sociaux, c’est aussi des inconnus qui n’ont absolument aucune notion du « personal branding ». Roméo n’a pourtant jamais pécho Juliette sans bosser un minimum sa « réputation »…

Alors à tous les Roméo de Tinder (et de Rosa Bonheur), j’aimerai vous adresser ceci : un petit manuel des « Don’t » et « Do’s » pour « matcher » en toute tranquillité. Allons droit au but.

– DON’T

 

Le profil « selfie râté » :

Un selfie réussi, c’est un selfie qui respecte les règles de base du portrait parfait : on prends en photo sa tête (plutôt que son dos, ses muscles ou ses pieds), on cadre (la contre-plongée n’a jamais mis en valeur personne), on fait le point et on retouche au besoin sur Instagram (parce qu’un selfie flou ou sombre n’a manifestement aucun intérêt, pas même artistique).

Et on choisi son moment : les selfies « sortie de la douche » par exemple, restent interdit par la brigade du bon goût.

(Gif: gifbay)

 

Le profil « avec mes potes » :

Tu prends donc délibérément le risque qu’on te « like » pour le pote à côté de toi. C’est pas très malin et carrément du suicide. Sans compter le message « je passe ma vie avec mes potes à boire de la bière » que ça véhicule. On assume et on y va tout seul, comme un grand.

Cette analyse vaut aussi pour les photos avec ta mère (=  « je n’arrive pas à couper le cordon »), ton enfant (= « adopte mon package » – d’autant plus qu’il n’a rien demandé…le pauvre), tes collègues (= « je passe ma vie au bureau »), une nana bombasse (= « je suis un homme à femme » ou « j’ai déjà une femme »).

Bref, ton entourage, on le rencontrera plus tard. Peut-être.

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Le profil « ami des bêtes » :
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Comme pour tes potes, tes collègues ou ta famille, ton animal de compagnie doit rester au panier. On n’est pas dans « 30 millions d’amis » : t’afficher avec un chat, un chiot, un dauphin, un koala ou un poney n’a jamais excité personne.
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On trouve ça au mieux mignon, au pire pervers.
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Le profil « sans photo » :
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Un avatar…sérieusement ?
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Le profil « à message » :
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Cela ne montre ni ton côté philo-intello-poète (puisque les citations de Nietzschene sont pas de toi), ni ton humour (puisqu’on veut voir d’abord ta tête).
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Cela montre juste que tu n’as aucune confiance en toi.
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Le profil « porno » :
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Un sexe en érection sur Tinder, ça n’a jamais fait bander personne. Surtout que ce n’est jamais le tien. Gardons l’imagerie pour Pornhub ou la surprise pour la vraie vie.
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Le profil « sportif » :
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Bon point. Mais par pitié, garde en tête que trop de Quechua tue le Quechua.
Cela vaut également pour le profil « grand-voyageur-tendance-aventurier-de-l’extrême »
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Le profil « musicien » :
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Un Roméo qui joue de la guitare à la fenêtre de sa Juliette, ça nous faisait craquer quand on était ado. Aujourd’hui, surtout passé 30 ans, on se dit juste que tu es un artiste raté et fauché.
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– DO’S

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Règle n°1
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On soigne son profil Facebook.

Breaking news : ton compte Tinder est synchronisé avec ton compte Facebook.Donc tes photos « bourré en soirée » ou à l’anniversaire de mamie, ça reste en privé.

C’est le moment aussi de faire du tri dans tes amis et tes centres d’intérêts (savoir que tu es « pour la réconciliation des œufs brouillés » ou que tu aimes Lara Fabian ne sera jamais un intérêt commun avec personne).
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Règle n°2
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On « cible » à sa hauteur.

Autrement dit, on ne « like » pas au dessus de ses moyens. Angelina Jolie, elle sort avec Brad Pitt. Reste honnête et modeste.
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Règle n°3
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On travaille ses accroches.

« It’s a Match ! ». Ca y est, tu es mis en relation avec Juliette. C’est le moment d’engager la conversation sans (trop) de maladresses et d’être créatif. Par exemple, « Salut Ingrid, est-ce que tu baises ? » – façon « Tournez Ménages » des Inconnus, c’est NON. Le « Qu’est ce que tu fais sur Tinder ? », c’est également prohibé. Parce que si je suis là, Roméo, c’est sûrement pas pour faire un tennis.
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Règle n°4
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On se rencontre « IRL ». A un moment donné.
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(photo: 1001actus)

Les 12.000 échanges de messages instantanés, emails ou SMS c’est bien. C’est même bien parti à priori. Mais se rencontrer dans la vraie vie, c’est mieux. Pour confirmer.
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Pour boire du rosé. Et plus si affinités…
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Laure D.