Make The Girl Dance . Hurluberlu MixTape #5

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Après Mozambo qui nous avait fait un petit mix en novembre, c’est au tour de Make The Girl Dance de brancher les platines pour le Webzine Hurluberlu !

Make The Girl Dance – Hurluberlu MixTape #5

On ne présente plus le groupe …. bon ok, mais rapide alors – si vous vivez sur Mars ou que vous avez plus de 95 ans.

Make The Girl Dance est un groupe formé par Greg Kozo & Pierre Mathieu, c’est  surtout le groupe qui n’a jamais vraiment commencé et qui a eu la chance d’avoir explosé dès le premier titre avec « Baby Baby Baby » . Ils ont donc économisé des années de solitude et de galères avant la gloire (encore faut-il y arriver, les musiciens comprendront).

Le succès du premier album est indéniable : plus de 40 millions de vues sur le clip et des reprises dans le monde entier. De nombreuses synchronisations sur des pubs comme Microsoft, Magnum Ice Cream, Nivea, L’Oréal, Guitar Hero ou Victoria’s Secret, des passages dans des séries comme Castle, Jersey shore ou How to Make it in America.

Mais, Make The Girl Dance ne s’arrête pas à « la petite lucarne »  (aurait dit Mr Leblanc) ! En effet, Make The Girl Dance est aussi sur grand écran devant plus de 60 millions de spectateurs comme avec le film “Lucy” de Luc Besson (d’ailleurs, l’être humain utilise-t-il vraiment 10% de son cerveau ?)

 (En tout cas, les 2 amis nous ont confié qu'ils n'avaient pas utilisé 100% de leur cerveau dans ce clip)

Après une tournée qui représente trois fois le tour du monde en cinq ans (Europe, U.S., Canada, Japon, Corée, HK, Singapour, Turquie, Russie, …), Make The Girl Dance bosse sur le deuxième album qui sortira le 13 avril 2015. Plus expérimentés mais toujours aussi dingues, les deux musiciens ont fait appel à plusieurs featuring clefs : Ornette sur deux morceaux (Yéyé (Ooh Lala) et  Candystore), la chanteuse Gavin Turek rencontrée à Los Angeles (Take Me Back), le groupe parisien Bel Plaine (Rodeo Drive) et quelques surprises, comme Joey Starr qui  est aussi dans le coup !

Mais chuuut, on en dira pas plus, excepté que l’artwork est réalisée par Tom Gordo (Le DA du Bonbon Magazine).

Alors on vous laisse vous ambiancer ce week-end sur le mix qu’ils nous ont préparé !

 

Make The Girl Dance Hurluberlu Mix 5 by Hurluberlufr on Mixcloud

David Olkarny : Interview du photographe de la sensation.

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Cela fait depuis le début de sa carrière en 2011 que je suis de près le photographe David Olkarny. David Olkarny, c’est un belge de 27 ans qui a sa vie rythmée par le diaphragme de son appareil photo. Quand il n’est pas en train de shooter à Kinshasa, à l‘Ile Maurice, à Biarritz ou ailleurs, David en profite pour faire des photos de mariages, de portraits, de mode ou encore d’architecture. David Olkarny, c’est un peu votre pote facebook de trop, celui qui vous rappelle que votre vie peut toujours être plus cool que ce qu’elle n’est déjà. Mais bon … pourquoi le supprimer s’il nous fait voyager à travers ces photos ?

David Olkarny : Le photographe aux 250k « likes » Facebook.

Salut David : Bienvenue sur Hurluberlu et merci de prendre le temps de répondre à nos questions !
– Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour, David Olkarny, photographe. Je suis à la fois passionné et perfectionniste, impulsif et réfléchi. Je pense photo avant la prise. Au moment du shooting je m’adapte au lieu, aux conditions climatiques et à la personne pour créer une ambiance qui fasse appel à notre imaginaire. Ensuite, quand les images sont dans la boîte, je passe des heures à les magnifier et les peaufiner, homme de terrain doublé d’un vrai geek 😉

– Parle nous un peu de ton parcours …
Après être sorti du lycée, je suis parti en Australie pour me ressourcer et faire le vide pendant plusieurs mois. A mon retour, c’était confirmé, je voulais faire des études de cinéma. Et me voilà diplômé de l’Inraci. Ce n’est qu’en deuxième année que j’ai découvert l’univers de la photographie en achetant mon premier boîtier qui, à la base, était prévu pour les tournages et diverses captations. Cette passion est immédiatement devenue très prégnante dans ma vie, c’est que du bonheur. Je me suis d’ailleurs « professionnalisé » depuis septembre dernier !

– Le style David Olkarny, ça donne quoi ?
Des images colorées, un univers en extérieur hors des studios, une dose de surréel, d’imaginaire et d’apesanteur.. Il y a de nombreuses mises en scène avec des situations parfois un peu tirées par les cheveux. Cela me permet de me distraire de la réalité et de pouvoir présenter ma vision du monde.
Ma technique consiste en un travail relativement improvisé au moment de la prise de vue, avec la recherche d’une belle lumière pour ensuite passer en postproduction à retoucher les images pour parfois les transformer radicalement avec le photomontage.

– Plutôt numérique ou argentique ?
Numérique à 100% mais l’argentique me tente de plus en plus, je pense m’acheter un argentique moyen format, prochainement.

– Quel matériel utilises-tu ?
Un canon 5D mark II + 50mm 1.4

– Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la photo ?
Beaucoup d’éléments m’ont conduit à commencer la photographie. Les superbes photographies que je pouvais voir sur la toile me faisaient rêver, ensuite je fus émerveillé par la qualité des photos qui découlaient de mon nouveau joujou. La simple idée de pouvoir immortaliser des scènes intenses, voire de les créer, me faisait frissonner. Il fallait que je devienne photographe, c’était une évidence.

– As-tu un photographe de prédilection ?
Incontestablement Christophe Gilbert.

– Comment se passe une séance photo avec toi ?
C’est plutôt simple. Une fois le contact pris, on discute brièvement du style d’images et d’univers souhaité sans pour autant évoquer le terme « thème » que je trouve ringard et inapproprié. Ensuite, lors du shooting, sur 3, 4 lieux improvisés et/ou prévus, on se lâche, on mélange nos idées, on se découvre et on s’amuse tout en créant des images qui plairont, j’espère.
Dans mon cas, plus on planifie un shooting, plus c’est plat… L’improvisation sur le vif, c’est ça le secret… là où opère toute la magie.

– D’après toi, quelles sont les qualités requises pour être un bon photographe?
Globalement je dirais beaucoup de patience, de créativité, d’imagination et énormément d’ouverture d’esprit.

– Comment gères-tu ton activité de photographe vis-à-vis de tes proches ?
Je la vis très bien, ils me soutiennent à tout point de vue. Puis c’est pratique, je fais souvent appel à ma copine pour être mon modèle lors de mes inspirations soudaines  : )

– La photographie est-elle pour toi une sorte de thérapie ?
En quelque sorte, oui. La photographie ne m’apporte que du bien, que du positif.
C’est un équilibre dans ma vie, une ouverture vers l’humain. Tout à coup, grâce à la photographie, deux parfaits inconnus se rencontrent pour faire quelques photos et bien souvent le courant passe si bien qu’on crée des liens et parfois des amitiés se créent. Socialement, cet univers est une épatante thérapie.

– As-tu un coup de gueule, un message a faire passer, quelque chose qui te tient à cœur ?
Je déplore le fait que certains photographes ne se cantonnent qu’aux photos de studio. Aucun photographe ne devrait se limiter à une pièce avec un fond uni et quelques flashs. Je vois trop souvent ce genre de photos où une pseudo modèle est en petite tenue avec une pose suggestive, maquillée à outrance, le flash en plein visage.
J’ai juste envie de dire: allez dehors. Il y a tellement de magnifiques endroits extérieurs, peu importe le lieu. Tout est tellement plus vrai, spontané et naturel.
Si les photos en studio sont plus maniables, plus faciles à mettre en place, je trouve personnellement que les photos prises à l’extérieur, dans une ambiance météorologique peu clémente sont souvent plus percutantes.

– Comment te vois-tu dans dix ans ?
Dans le meilleur des mondes, j’aimerais juste vivre de ma passion.

– Y a-t-il toujours un message dans tes photos ? Si oui, lequel ?
Sans doute mais ce n’est pas à moi de le révéler. A la lecture d’un roman, chaque personne éprouve un ressenti. Idem pour la photo, à chacun son interprétation.

– Où trouves-tu ton inspiration ?
Au cinéma ou tout simplement dans mon quotidien : au volant de ma voiture, je repère des lieux, dans la file d’un magasin je suis frappé par l’expression d’un visage, en forêt je regarde les arbres avec les yeux de blanche-Neige 😉 ou le mobilier de ma maison me semble trop statique et j’ai envie de le « déménager ».

– Le mot de la fin ?
Osez sortir des studios, foncez, prenez froid, expérimentez, couchez-vous par terre pour shooter, faites-vous confiance mais surtout… innovez! Y a que ça de vrai en photographie !

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(Crédits photos : David Olkarny)

Jeu Concours : 1 Dockers ALPHA KHAKI édition limitée à gagner !

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Dockers célèbre les 150 ans du Printemps.

Cette année 2015 marque le 150ème anniversaire du célèbre magasin Le Printemps qui a ouvert ses portes pour la première fois en 1865 à Paris. Pour son anniversaire, il vous fait même des cadeaux !

En effet, Le Printemps a soigneusement sélectionné 200 marques innovantes avec des corners en magasins pour lancer une édition limitée de leurs articles les plus iconiques ou les plus populaires dans une gamme de teintes rouges inspirée de la couleur rose. (L’emblème du 150e anniversaire)

Notre partenaire Dockers a donc été sélectionné avec le mythique Alpha Khaki ! Pour la première fois, Dockers lance alors une édition limitée à 600 exemplaires de son produit phare ! « Alpha Khaki in Claret Red with a Mist Wash finish » en hommage à la couleur de la maison Printemps pour son anniversaire. Parfait pour un look « premier de la classe », « habillé » ou « décontract », on vous offre le votre sur le site !

Et comme on aime nos lecteurs, on vous en fait gagner un via notre jeu concours.

Pour participer à notre jeu concours :

Pour participer et tenter de remporter un Dockers Alpha Khaki en édition limitée, rien de plus simple :

1) Se rendre sur notre page facebook et « nous aimer » (si ce n’est pas déjà fait)
2) Taguer 3 de vos amis en commentaire (qui n’ont pas encore joué)
3) Croiser les doigts et attendre le verdict ! (tirage au sort)

(On s’excuse mais nous ne pouvons pas laisser le choix de la taille qui sera de 32/32 soit l’équivalent d’un 42 en taille Europe)

Fin du concours Mercredi 10 mars à minuit !

Hâte de voir ça… Top Gear France

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Il y a environ un an, le patron de la BBC France faisait connaitre son envie de produire une adaptation de la célèbre émission automobile Top Gear en France. S’en sont suivies de nombreuses rumeurs et spéculations, pour enfin arriver dès la fin 2014, au lancement du tournage d’une première saison qui s’annonce forte en émotions et en rebondissements pour les fans d’automobile.

Pour ceux qui ne la connaissent pas, Top Gear est une émission emblématique de la BBC, rediffusée en France sur les chaînes RMC découvertes et Discovery Chanel. Ce programme lancé en 1977 est à l’origine une simple émission destinée au passionnés de sport auto, mais au cours des années 2000, Top Gear réussi à prendre un nouveau tracé digne des virages Mirabeau à Monaco!

Virage Mirabeau « bas »

Effectivement, c’est à ce moment là (en 2002) que Jeremy Clarkson, présentateur du programme depuis 1988 décide de proposer un nouveau format pour un Top Gear plus en lien avec son temps, et les envies de son présentateur vedette.
Ce grand gamin téméraire de la télévision anglaise, décide donc de donner un second souffle à Top Gear, en rendant l’émission beaucoup plus spectaculaire et expérimentale, y incluant des essais de tout type, servant plus où moins la science automobile (tests de résistance, de sécurité etc…) que la notoriété et la soif de défis de ses présentateurs.
Car oui, la refonte du nouveau Top Gear inclue plusieurs présentateurs tous plus barrés les uns que les autres, pour le plus grand plaisir des amateurs de sensations fortes, qui ne peuvent qu’admirer ces grands enfants se lancer des défis motorisés et repousser sans cesse les limites du raisonnable.

Vous trouverez, ainsi:

  • Jeremy Clarkson:
    Ce grand gamin passionné de bolides, est l’auteur de plusieurs livres très instructifs sur l’histoire de l’automobile, mais est surtout connu outre-manche pour ses sorties un peu border, sur de vastes sujets tels que: l’homosexualité, l’immigration ou la fonction publique… Parlant parfois aussi vite qu’il ne conduit, il peut en effet lui arriver de glisser deux roues dans les graviers et d’éviter de peu la sortie de route (ou en l’occurrence, du cœur des anglais).
    N’en témoigne sa plus belle citation: « La vitesse n’a jamais tué personne; l’arrêt brutal, c’est ça qui fait mal »
  • James May:
    Journaliste de presse écrite à ses début, James se passionne très vite pour la rédaction sportive, et en particulier pour l’automobile. Il devient donc pigiste pour de nombreux magazines « autos » chez nos amis Rosbifs. Ne respectant pas ou peu son surnom de « Captain Slow », il est surtout reconnu pour être un aventurier qui relèvera dans Top Gear les défis les plus fous, repoussant en permanence ses limites et celles de ses véhicules. Ainsi, on le verra grimper jusqu’au cratère du volcan islandais Ejyaföll (celui qui a rappelé aux avions européens en 2010 que le patron, c’était lui!) en Toyota afin de ramasser de la lave, avec pour seules protections une plaque de taule sur le toit, et un système maison, pour humidifier ses pneus! Mais aussi être l’un des premiers hommes à aller en voiture jusqu’au nord magnétique ou au cœur de la zone interdite de Tchernobyl.
  • Richard Hammond:
    Intégré tout comme James May en 2002 à l’émission, Richard Hammond est surnommé le Hamster en raison de sa taille, mais ne vous en faites pas, il garde tout de même des corrones relativement à l’étroit dans un slibar XL! Malgré un grave accident de voiture lors d’un tournage de Top Gear, il présente toujours l’émission. En 2006, alors qu’il pousse un JetCar à plus de 460km/h, son pneu avant droit explose, et sa voiture de course lui échappe afin de finir sa course à l’envers après plusieurs dizaines de mètres de cascade. Victime de plusieurs lésions au cerveau, il revient néanmoins quelques mois après, afin de continuer sa mission de présentateur déjanté. 

     

  • Le Stig:
    Véritable mascotte de l’émission, ce pilote masqué suscite bien des théories et des complots sur son identité. Lors d’un épisode de Top Gear, on peut voir le Stig enlever son casque après un record de vitesse sur un circuit, et se révéler comme n’étant autre que Michaël Schumacher. Néanmoins, il s’avère que ce coup de théatre était en fait un énorme coup marketing de la part de la chaîne, et que même si lors du tournage de cet épisode le pilote allemand a bien battu un record sous le casque du Stig, il n’était pas le pilote se cachant sous la combinaison blanche et derrière la visière opaque lors des autres épisodes.
    Pilote référent de Top Gear, il se mesure régulièrement à ses invités et ses co-présentateurs. Son identité est toujours inconnue malgré de nombreuses suppositions.

 Ce que vous trouverez dans la version française…

La version française semble suivre religieusement les préceptes de sa grande sœur, en proposant les mêmes rubriques. Notamment le fameux chrono contre le Stig et Star en voiture Low-Cost, en plus des défis proposés par la production aux présentateurs.

Afin de relever ces défis, il fallait trouver tout d’abord des passionnés d’automobile, mais aussi de grands casses cous. Le casting, réalisé auprès de plus de 200 candidats, a donc été rude et est désormais connu du grand public, à l’exception du Stig, fidèle à sa réputation mystérieuse.

Vous trouverez tout d’abord:

  • Philippe Lellouche:
    Frère de l’acteur Gilles du même nom, il était bâti pour ce poste, en effet, ce grand passionné d’automobile aux multiples casquettes, saura à la fois user de ses talents d’acteurs, de son humour, mais aussi de son sens journalistique pour mener à bien cette émission.

    Ce passionné d’automobile avait déjà un petit rôle dans Michel Vaillant

  • Le Tone:
    De son vrai nom Yann Larret Menezo, Le Tone est un journaliste automobile assez atypique. En effet, producteur d’électro et peintre en parallèle, cet ancien rédacteur en chef de la revue Intersection, pourra apporter sa créativité débordante et sa passion auto pour seconder Philippe Lellouche.
  • Bruce Jouanny
    Bruce est le garant technique de l’émission, cet ancien champion de formule 3, ayant à son actif un palmarès assez fourni en sport automobile, il se charge aujourd’hui de l’accompagnement de jeunes pilotes en phase de devenir pilote de F1.
    N’ayant jamais fait de télévision auparavant, il lui faudra s’adapter et sans doute compenser au début par sa science du pilotage.

    Bruce le technicien…

Les trois compères disposent donc de toutes les armes pour faire au moins aussi bien que leurs mentors britanniques, en sept épisodes inédits et trois compilations des meilleurs moments de la saison.
Parmi les nombreux invités annoncés pour cette première saison de Top Gear, vous pourrez retrouver des personnalités variées telles que: L’ancien pilote et humoriste belge Stéphane de Groodt, le chef de cuisine Philippe Etchebest, ou encore pour la première, l’ancien premier ministre François Fillon, grand amateur de course automobile, qui a déjà surpris plusieurs fois journalistes et spectateurs, par ses participations régulières en courses.

Fifi au Mans!

 

Une première saison de Top Gear France qui s’annonce donc sous les meilleurs augures et qui nous l’espérons, saura nous donner autant de plaisir que sa version originale comme nous l’annonce ce teasing déjanté!
Rendez vous donc le 18 Mars prochain à 20h50 sur RMC Découvertes!

 

Photographie – Dans l’intimité de Brodinski

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Qu’est ce que ça fait d’avoir 27 ans, d’être considéré comme l’un des plus grands producteurs de musique électronique du monde, et d’avoir déjà à son actif, trois ou quatre tours du monde dans les poches ?

Si, comme moi, vous n’avez pas la réponse, il faut demander à Brodinski.

L’ancien résident du Social Club à Paris a réussi en quelques années, à devenir incontournable dans le milieu ; grâce à son talent et à sa sympathie.

Son talent d’abord, car en créant le label Bromance en 2011 avec Gesaffelstein, Club Cheval, Louisahhh! et Panteros666, il a réussi à créer un collectif d’artistes talentueux, qui lui permet de ne jamais être à cours d’inspiration.

Cette émulsion, lui a donné un crédit artistique sans précédent, qui lui a permis de  coproduire les morceaux Black Skinhead (avec Daft Punk) et Send it up sur l’album Yeezus de Kanye West (une sacrée carte de visite).

De la sympathie ensuite, car dans le petit monde des DJ’s, il apparaît comme un personnage extraverti et très ouvert avec son public. Il a donc été, très vite, adopté par la communauté  French Touch notamment grâce à son pote Mehdi.

La troisième clé du succès, doit s’en doute, être la bonne dose d’énergie qu’il passe debout à mixer plusieurs soirs par semaine, dans différents clubs du monde entier.

Ainsi le magazine Snatch a publié une partie de la collection perso des photos de Brodi, que l’on s’est permis de chapardé (c’est les lois d’Internet).

Bref, avec ces quelques photos, vous aurez un petit aperçu de la vie « rêvé » de Brodinski, composée de potes, de fête et de rigolade, à la cool quoi !

Brodinski  L’album

Pour ceux qui sont fans de la première heure de Brodinski, on vous rappelle que son album, Brava, sortira le 2 mars prochain, et que ça sent très bon le gros rap d’Atlanta.

 

(Crédit photo : Brodinski)

Entrepreneuriat – Lepermislibre

L’heure est plus que jamais au « sharing »! La mise en relation simplifiée de professionnels et de particuliers, ou de particuliers entre eux, gagne encore du terrain. Après les succès d’Airbnb et de Blablacar (qu’on a interviewé ce mois-ci), on assiste à la naissance d’un petit nouveau tout droit sorti de l’ancienne capitale des Gaules, Lepermislibre. C’est dans l’esprit de deux jeunes lyonnais, Lucas Tournel et Romain Durand, qu’a germé l’idée d’appliquer ce principe de partage au permis de conduire. L’Hurluberlu a interviewé l’un d’entre eux pour mieux connaître leur concept, leurs motivations et ce qui les a poussés à entrer dans le monde de l’entrepreneuriat.

Entrepreneuriat – Lepermislibre

Si ses études ne le prédestinaient pas à monter un tel projet, Lucas affirme qu’en les terminant, il ne pensait qu’à créer son entreprise. Cette idée novatrice lui est venue en discutant avec Romain des contraintes financières et logistiques croissantes que rencontrent les futurs candidats au permis de conduire. En découvrant progressivement les rouages de cet examen, ils se sont aperçus qu’il y avait de nombreux moniteurs indépendants désireux d’augmenter leur nombre d’heures de cours de conduite et que, parallèlement, les moniteurs affiliés à une auto-école avaient parfois des vides dans leur planning hebdomadaire. Nos deux entrepreneurs ont ainsi compris qu’il fallait mettre en relation ces moniteurs avec ces élèves et inversement.

Le concept est simple. La plateforme en ligne permet de mettre en contact des futurs candidats au permis de conduire et des moniteurs sans passer par une auto-école, faisant l’économie d’une démarche parfois longue et coûteuse. Chacun des protagonistes bénéficie d’un espace dédié sur le site. En achetant un « Pack candidat libre », l’élève est directement mis en contact avec un moniteur qui s’est préalablement inscrit dans l’espace réservé à sa qualité. Lepermislibre se charge de la mise en relation par l’échange des coordonnées. Dates et lieux sont ensuite convenus entre l’élève et le moniteur.

Si le gain de temps et l’économie de logistique sont évidents, Lucas se défend de faire de la concurrence aux auto-écoles. S’il a par ailleurs monté une auto-école en ligne comme d’autres ont pu le faire, son concept en est parfaitement indépendant. Lepermislibre regroupe en réalité deux activités: le concept de mise en relation évoqué plus haut et une auto-école en ligne. Le segment de marché sur lequel se sont positionnés les deux entrepreneurs est inédit. Il s’agit en réalité d’une double idée. La première est d’utiliser le temps libre des moniteurs d’auto-écoles et de faciliter le travail de recherche des moniteurs indépendants. La seconde vise à simplifier les démarches des candidats libres au permis de conduire. Tout ceci sans empiéter sur l’activité séparée d’auto-école. Globalement, certains y gagnent et d’autres n’y perdent pas.

Lorsqu’on lui demande s’il a dû faire face à certaines contraintes, Lucas reconnaît ne pas en avoir rencontrées d’insurmontables. Outre les démarches administratives nécessaires au démarrage de son activité et la création du site internet qui concernent toutes les jeunes start-up, la législation relative à son concept est inexistante. De plus, les lois et règlements propres à l’activité d’auto-école ne l’empêchent pas de développer ce nouveau concept.

Pour justifier de leur bonne foi, bien que leurs diplômes universitaires les en dispensaient, Lucas et Romain ont pris le temps de suivre la formation nécessaire pour devenir gérant d’auto-école. Si celle-ci n’était pas indispensable dans le cadre des deux activités de la start-up, l’acquisition de connaissances spécifiques à ce milieu leur a été particulièrement bénéfique; l’objectif étant de mieux comprendre leurs interlocuteurs, d’améliorer leurs connaissances du marché et certainement de rassurer les plus sceptiques…

Lepermislibre fonctionne depuis un mois et les premiers cours de conduite ont déjà eu lieu. Lucas ne pense pas avoir assez de recul pour évoquer un succès mais il ne s’interdit aucune projection. Il nous explique que malgré son implantation à Lyon, les moniteurs proviennent progressivement de régions plus éloignées. Son objectif serait, à terme, de se faire connaître à travers tout l’Hexagone et de couvrir par conséquent l’ensemble du territoire. Ainsi prévoit-il prochainement de lever des fonds afin de développer sa communication et surtout de commencer à embaucher du personnel. Il ne compte pas ses heures et ne ressent pas la fatigue. Il aime ce qu’il fait. Il vit son projet à 200%.

Nous lui avons demandé quelles étaient les qualités requises pour un entrepreneur. Là encore, Lucas fait preuve de prudence et met en avant son manque de recul. Outre l’ambition qui demeure un fil conducteur, il souligne la nécessité de bien savoir s’entourer.

D’autres projets ? Il ne sait pas mais il ne se ferme aucune porte. En attendant, sa start-up, qui vient tout juste de démarrer le moteur, semble être prête pour un sacré road trip!

Rejoignez la page Facebook Lepermislibre ici sur laquelle chacun peut se tenir informé de l’actualité de la start-up et visiter virtuellement ses locaux dans le centre de Lyon !

Évolution du look d’un footeux

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Évolution du look d’un footeux

La croissance exponentielle des moyens investis dans le football depuis sa création explique les changements dans ce sport. Cela implique également une modification des tenues des joueurs. On veut que le joueur se remarque, se distingue et cela passe souvent par son apparence sur le terrain. Un nouveau modèle doit être visible, un contrat de sponsoring doit s’afficher et une opération de communication doit être remarquée. Il est indéniable que parce qu’il est populaire, le football est un reflet de la société à laquelle il appartient. Hirsute et contestataire dans les 60’s et 70’s, flashy et industriel dans les 90’s, tatoué et décomplexé aujourd’hui.

Il me tenait à cœur depuis bien longtemps de mettre cote à cote deux photos d’un Johan Cruyff et d’un Kevin Prince Boateng et de jouer au Jeu des 7 Différences. Le but n’étant pas de comparer les looks en dehors mais bien sur les terrains. Si cela peut vous paraître un peu superficiel, n’oubliez jamais les paroles de Saint Aimé Jacquet « Le football est le reflet de notre société. Regardez bien l’expression d’un joueur sur le terrain, c’est sa photographie dans la vie. »

CHEVEUX DES FOOTEUX

Vaste sujet que l’originalité capillaire de nos amis footballeurs. Certains sont passe-partout, d’autres bien plus excentriques… Crêtes, mulets, tignasses, boule à zéro ou autre épilation-maillot à même le crâne (Ronaldo en 2002). Je ne mentionne même pas l’encyclopédie Taribo West x Mario Balotelli x Djibril Cissé qui à elle seule représente un volume plus important que 30 années du Vidal de médecine. Vous l’avez compris, les exemples se comptent par milliers. La coupe de cheveux en elle même n’est pas un accessoire de jeu. Elle est cependant un vrai révélateur de l’époque dans laquelle évolue les footballeurs.

Voici un cas d’école labellisé National Mannschaft : Paul Breitner milieu de terrain de la RFA des 70’s et le virevoltant ailier de Dortmund : Marco Reus. Breitner était considéré comme un trublion contestataire à son époque mais son look était assez répandu. Une tignasse fournie et négligée et une belle moustache de trucker. Reus aborde lui le célèbre dégradé-à blanc ou « coupe de footeux » à savoir rasé sur les cotés et long sur le dessus. On observe également une légère décoloration des mèches, totalement tendance dans le milieu ces temps-ci. Preuve que la rigueur allemande passe elle aussi au révélateur des années et des modes successives. La coupe d’aujourd’hui est généralement impeccablement taillée et fixée par des couches de gel. Les folles crinières de Rocheteau, Socrates ou Valderrama ne trouvent aujourd’hui d’écho que chez David Luiz ou Marouane Fellaini. Le look commun d’hier est aujourd’hui une preuve de marginalité.

MAILLOTS DES FOOTEUX

L’évolution des maillots suit une évolution technologique des fibres textiles dédiées aux sports. Les différents équipementiers se tirent tous la bourre dans la recherche de la liquette ultime. Quand on compare les tuniques old-school, fabriquées dans un coton très épais, aux maillots actuels dont le but est de favoriser l’évacuation de la transpiration, on ne peut que constater le chemin qui a été parcouru. Les maillots d’hier généralement composés de 2 voire 3 couleurs sont aujourd’hui remplacés par des tuniques bariolées et sur-sponsoriées. La prolifération de sponsors est un fléau malgré tout nécessaire. Même le Barça, qui n’avait jusqu’à lors jamais succombé au sponsors maillot (sauf pour l’UNICEF) arbore aujourd’hui un détestable Qatar Airways sur son poitrail.

Si certaines marques comme Adidas, Puma ou encore Kappa, misent tout sur les maillots ultra moulant, d’autres comme Nike ou Umbro s’orientent vers des design plus vintage. On note cependant que les maillots les plus classes sont très souvent les plus simples. À tel point que les supporters ne comprennent généralement pas pourquoi il faut débourser 90€ pour un simple polo bleu avec un écusson.

Le Cameroun a même arboré une combinaison-maillot signé Puma pour la Coupe d’Afrique des Nations 2004 en Tunisie. Bref on pourrait écrire une encyclopédie illustrée sur les maillots atroces… le football étant – parfois – un sport de mauvais gout, les exemples ne manquent pas !

SHORTS DES FOOTEUX

Qui n’a jamais porter son pantalon un peu plus bas que la limite réglementaire ? Cette « pratique stylistique »  qui faisait enrager nos mamans se retrouvent également dans le foot.
Le short porté haut par nos ainés est désormais vissé plus bas que la taille pour laisser apparaitre l’élastique griffé du boxer (cf paragraphe sur les slips). Il est donc très fréquent, qu’au détour d’une glissade ou d’un essuyage de visage avec le-dit maillot, les joueurs nous gratifient d’un défilé de lingerie. Le short se porte également à la moitié ou sous le fessier, soit en position relax, à la fin des matchs lors du tour d’honneur.

Si la façon de le porter a changé, la taille du short est également un périmètre muable. Coupe maillot de bain donc très court bien au dessus du genou dans les 70’s, il est désormais long et flirt avec le bas de la rotule. Un look de basketteur US qui n’est pas forcément gage d’agilité ou d’aérodynamisme quand on se lance dans un raid solitaire. Cependant il offre une surface d’expression plus large pour quelques publicitaires non scrupuleux. Que dire des clubs ayant trouvé judicieux de se faire tatouer l’arrière du short avec un Wati-B ou un Rapid Croq’… un tel sacrilège n’était jadis même pas concevable.

Le port du short s’analyse également avec celui des chaussettes. La plupart du temps baisées par les rebelles du ballon rond des années 80.  Elles sont aujourd’hui portées hautes et étirées au maximum pour faire la jointure avec le bas du short. On ne peut alors plus distingue un centimètre de peau visible. On peut donc appliquer le faux théorème suivant : short court = chaussettes baissées et short long = chaussettes levées. On trouve bien évidemment des exceptions à la règle ; Thomas Müller parmi tant d’autres…

CHAUSSURES DES FOOTEUX

Nike et son fameux modèle Nike Air Jordan One avait suscité la polémique dans les années 80. Les joueurs de NBA de l’époque ne pouvait porter que des chaussures intégralement noires, or, Jordan le rebelle portait le fameux modèle rouge-noir et blanc. Il n’y a qu’à regarder les nouveaux modèles de sneakers du All Star Game pour se rendre compte que la NBA a, aujourd’hui, revu ses positions archaïques.

En football la mode est aujourd’hui au flashy-strass et paillettes, à tel point que quand un Ibrahimovic porte un modèle intégralement noir, un débat de sponsoring s’installe. Les collections spéciales de Nike, Adidas ou encore Puma font rarement dans la discrétion : rose, bleu flash, or, argent, vert pomme, orange, jaune ou encore deux chaussures dépareillées… il y en a pour tous les mauvais goûts. Le symbole de la chaussure efficace par excellence – la Kaiser – ne se compose que de noir et blanc quand LA chaussure révolutionnaire du dernier mondial brésilien se décline en jaune, orange ou vert.

Sur le plan de la composition ; la robustesse ou la qualité du cuir, qui étaient autrefois les critères d’une bonne chaussure, ont laissé la place à la légèreté ou encore la surface de toucher. Il suffit de comparer le poids de la fameuse Kaiser avec celui d’une Adidas F50 pour comprendre où se situent les enjeux actuels. On privilégie la légèreté des matériaux à leur robustesse, quitte à laisser quelques phalanges dans un contact un peu trop virile. Encore faut-il pouvoir mettre un taquet à Léo Messi… beaucoup ont essayé, peu ont réussi !

La technologie demande également de développer des modèles jouant le rôle d’une chaussette-chaussure. Le maillage de la pompe doit désormais couvrir une surface s’étendant du bout des ongles au haut de la cheville. Enfin, le digital s’insère progressivement sous les semelles des champions. La vague des objets connectés déferle sur les footeux et leurs équipements. On retrouve donc sur le marché des chaussures équipées de leurs capteurs personnels pour une collecte de toujours plus de datas !  Il faut bien que le staff bosse pendant les troisièmes mi-temps !

SOUS-VETEMENTS DES FOOTEUX

Mettons nous d’accord tout de suite : quand on joue au foot on veut se sentir soutenu. Soutien des supporters, de son club, de ses coéquipiers et de ses sous-vêtements. Donc le slip a longtemps été la seule alternative crédible pour éviter de jouer des maracas en plein match. Aujourd’hui des néo-esthètes comme Mathieu Valbuena nous font découvrir les joies de la lingerie, souple et confortable certes, mais terriblement bariolée ! Etoiles, coeurs, dollars… c’est tout l’univers de la tecktonik qui est chargé de veiller sur vos précieuses quand vous montez sur corner. Certains poussent même le vice jusqu’à lancer leurs propres marques et modèles … pensez-y pour Noël !

Il reste cependant toujours des réfractaires à ce carnaval de sous-vêtements. Nos amis italiens étant, par tradition, amateurs du slip kangourou arborent toujours religieusement le-dit cache-sexe. Certains choisissent également de la jouer profile bas et tapent dans le monochrome. D’autres, comme Thomas Touré vont même jusqu’à zapper cette étape de l’habillage ; oubli pouvant être préjudiciable lors d’un tacle glissé…

TATOUAGES DES FOOTEUX

Je préfère ne pas vous expliquer l’état de mon historique de recherche après une quête de photo d’un footballeur tatoué dans les 60’s. Autant vous dire que j’ai passé 1 heure à chercher et que l’intitulé de mes requêtes était assez folklorique. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à l’époque on était pas très fan des marques indélébiles à même la peau. Le tatouage est peut-être également bien plus à la mode de nos jours. Le coté « bad-boy » qu’il confère est sans doute plus recherché dans le sport, qui, reste une compétition physique et mentale. Un sportif tatoué serait alors un dur-au-mal, un guerrier qui n’a pas peur de la souffrance et des aiguilles.

Si Maradona porte fièrement un portrait du Ché sur son biceps, ses camarades d’époque n’étaient pas fan du tatouage. On constate également que les sportifs ont plus tendance à s’exhiber shirt-less en public. Nos sportifs contemporains ont une tendance croissante à l’exhibitionnisme. Le professionnalisme et l’exigence d’une hygiène de vie au service de sa profession imposent aux sportifs de limiter les excès. Ajoutez de la musculation à haute dose et des entrainements quotidiens et vous obtenez de vrais corps d’athlètes. Or les sportifs étant – parfois – assez égocentriques, ils résistent rarement à l’idée de montrer leurs plastiques. 

Au delà du foot le tatouage est globalement de plus en plus présent chez nos amis les sportifs ; rugbymen, basketteurs, footballeurs américains … Il n’est aujourd’hui plus rare que les muscles d’athlètes soient ornés d’encre. La plupart du temps on choisit une référence à la religion, à son parcours  et à ses potos ou sa à maman. Certains optent pour la couleur et la discrétion d’autres ne veulent que du noir mais ont le corps presque totalement recouvert. Zlatan Ibrahimovic s’est même fait tatouer pour soutenir l’opération « 805 Million Names » pour lutter contre la famine.

En conclusion on ne peut que constater que nos amis les footballeurs sont globalement des victimes. Ne voulant pas choquer ou m’attirer les foudres de hordes de supporters en furie, je précise mon propos. Victimes de la Mode, des époques, du Football-Circus mais également du Foot-business. Quand on constate les turpitudes stylistiques par lesquelles nous sommes déjà passés, demandons nous comment sera le footballeur de 2020, 2030 ou 2050 ? J’ai hâte d’y être !

Histoire : Comment est mort Alexandre le Grand ?

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Avant d’entrer dans la postérité et de remplir aussi bien notre mémoire collective que les tombeaux les plus somptueux, les grandes figures du passé étaient, avant tout, des femmes et des hommes comme nous tous !

Cela semble a priori évident, mais nombreux sont ceux qui ont tendance à oublier que ces grandes personnalités mangeaient, dormaient, riaient et pleuraient.

Bien entendu, l’Histoire n’aime pas les héros humains. L’Histoire préfère les demi-dieux, les héros invincibles et les tyrans démoniaques. Elle aime distendre leurs vies et exagérer leurs traits au point de les déformer, voire de nous faire oublier qu’ils n’étaient que de vils mortels.

Pourquoi ? Tout simplement parce que l’Histoire n’aspire qu’à devenir Mythes et Légendes !

Hurluberlu s’en va donc vous narrer la véritable cause de la mort d’Alexandre le Grand, aussi peu épique soit-elle…

ALEXANDRE LE GRAND : Sa véritable mort.

Alexandre le Grand, dont la réputation n’est plus à faire, meurt le 13 juin 323 avant J-C dans des circonstances aussi tragiques que mystérieuses.

Pendant longtemps, les raisons de son décès sont restées relativement obscures. Bien que les sources fiables soient aussi nébuleuses que peu nombreuses, la plupart des faits relatés par les auteurs antiques se recoupent et ont permis de reconstituer partiellement le moment du décès.

Ainsi, le célèbre macédonien alors âgé de 33 ans, dans la force de l’âge et d’une constitution robuste, développe subitement une étrange pathologie qui aura raison de lui en quelques jours seulement. Au départ, il ressent une forte fièvre et éprouve de grandes difficultés pour manger et boire. Il est ensuite atteint de violentes douleurs, de toux fréquentes, de vomissements et alterne les phases de délires et de conscience. Cet état persiste environ quelques jours avant de provoquer son décès.

C’est ainsi que le maître de la moitié du monde connu s’éteint, laissant à sa succession un empire dont la carcasse encore fumante sera partagée entre ses plus proches lieutenants, et ouvrant par la même l’ère des Royaumes Diadoques.

Empire d’Alexandre et Royaumes Diadoques

LES THÉORIES DE L’EMPOISONNEMENT

Évidemment, les spéculations et théories sur le sujet ont largement eu le temps de mûrir et s’épanouir en plus de deux millénaires. Deux d’entre elles ont particulièrement été approuvées à travers les siècles :

La plus classique d’entre elle, la plus vendeuse, celle que tout le monde connait et à laquelle presque tout le monde adhère, consiste à attribuer le funeste sort d’Alexandre le Grand à un empoisonnement.

Il faut avouer qu’un empire s’étalant du Nord de la Macédoine aux rives de l’Indus en passant par le Sud de l’Egypte et par le Nord de l’Arménie avait de quoi susciter quelques convoitises… Mais au-delà de ces viles considérations politiques, il faut également admettre qu’une mort aussi foudroyante, chez un homme dont la force physique et la robustesse sont avérées, a tout d’un acte suspect. Et les suspects étaient nombreux.

Toutefois cette hypothèse a toujours été confrontée au fait qu’aucun des goûteurs d’Alexandre n’avait contracté le même mal…

« On accepte une coupe de poison de celui qui nous a offert 100 coupes de nectar » Proverbe indien

La plus ancienne théorie, moins intuitive, consiste à attribuer le décès du conquérant à une septicémie. Pourquoi ? Parce que la tradition antique grecque veut que les vainqueurs au combat célèbrent leurs victoires par de glorieux banquets où l’alcool coule autant à flot que le sang de l’adversaire.

Et Alexandre le Grand était plutôt le genre de guerrier qui gagne beaucoup. Il buvait donc… beaucoup ! Peut-être même trop, selon certains de ces proches. C’est pourquoi, des spécialistes ont envisagé l’idée selon laquelle l’ingurgitation massive d’alcool aurait conduit à un empoisonnement certes, mais « involontaire » cette fois.

Cependant, là encore, rien n’est avéré : l’empoisonnement du sang en raison de l’alcool aurait normalement dû provoquer une ou plusieurs cirrhoses avant de calmer les ardeurs du jeune guerrier. Or aucun texte ne relate de tels antécédents…

Le liquide idéal pour se liquider.

UN BIEN CRUEL DESTIN

La dernière hypothèse, très récente, beaucoup moins héroïque et reconnue par l’intégralité des spécialistes historiens comme médecins, consiste à affirmer qu’Alexandre le Grand est décédé à cause……… d’un insecte !

Une mouche anophèle, vecteur du paludisme.

En effet, le plus grand conquérant de tous les temps serait bel et bien mort suite à la fatale piqure d’un moustique anophèle, moustique qui lui aurait transmis le paludisme alors qu’il inspectait des marais.

Le plus ironique dans cette histoire est qu’Alexandre le Grand n’avait quasiment jamais été battu sur un champ de bataille, qu’il était en bonne santé jusqu’alors et qu’il envisageait même de diriger ses armées de l’autre côté de la Méditerranée. Voici une preuve supplémentaire de l’humour noir auquel aime tant se livrer le Destin.

Moralité : soyez à jour dans vos vaccins.

M comme Marcel: Comment réussir le buzz sur Facebook

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Nouveau venu sur Hurluberlu, Marcel nous fait part de ses analyses très pointues sur le monde qui l’entoure, aventurier dans l’âme, il se définit lui même comme un « Davy Croquette » des temps modernes, on vous laisse juger.

Avec un quart de siècle au compteur, je suis un pur produit de la génération Y et donc les réseaux sociaux sont mon pain quotidien. Chaque matin, comme un rituel, je vérifie que les filles de mon Instagram n’ont pas disparu pendant la nuit. À 12h, je regarde les évènements de la soirée à venir sur Facebook et le soir, à défaut d’avoir trouvé une soirée à faire, je suis les matchs de football en live sur Twitter (je regarde les commentaires des gens qui, eux, regardent le match, ça s’appelle un « live Tweet » et c’est assez rigolo)

Pour suivre les autres, je suis plutôt bon, en revanche, lorsqu’il s’agit de mettre ma vie en jeu, je suis carrément nul. Pourquoi ?

 Au milieu de toutes ces photos de gens extraordinaires, mon selfie au Roudourou avec Jocelyn Gourvennec est un peu mince pour récolter des cœurs, même avec un filtre sépia.

La réponse est simple, c’est que pour exister sur les réseaux sociaux, il faut avoir une vie de ouf. Le « Like » se mérite autant qu’une invitation pour une soirée sur le Axe Boat de St Tropez (ou la soirée des César, ça dépend de votre région). Quant au « Tweet », il faut lâcher LA réplique qui tue en 140 caractères pour avoir la chance que quelques bonnes âmes reprennent notre mot d’esprit (ou alors, s’appeler Laurent Baffie).

Enfin, Instagram, la nouvelle référence, en matière de « social network », est le pire endroit du monde, où il faut aller, si (comme moi), l’on touche du doigt un quelconque complexe d’infériorité. Des restaurants gastronomiques en pagaille, des photos de vacances, des filles sublimes, des voitures de sports, et des rooftops où jouent les meilleurs DJ de la planète en Boiler Room. Au milieu de toutes ces photos de gens extraordinaires, mon selfie au Roudourou avec Jocelyn Gourvennec est un peu mince pour récolter des cœurs, même avec un filtre sépia.

Cette semaine, je me suis donc attelé à essayer de sortir de l’anonymat digital – comme tout bon jeune de la génération Y – qui se respecte. Au début j’avais pensé faire quelque chose de « classique » ; tenter d’intégrer la nouvelle émission de téléréalité  de W9 (mais, mes parents ne voulaient pas), ou bien publier une vidéo de mon ex sur un site à caractère pornographique, façon « The girl next doors » (mais je ne maîtrise pas assez Photoshop pour arriver à me flouter).

Je commençais à sérieusement d’espérer lorsque…  j’ai vu un nouveau phénomène de mode envahir ma Timeline Facebook, la participation d’un certain nombre de mes amis à des évènements imaginaires dont le seul intérêt résidait dans un jeu de mot dans le titre.

 Je me suis dit, « même si tu n’es pas Pagnol, créer un évènement, à défaut de faire l’Académie française, tu peux finir à la Star Académie ».

C’est-à-dire que des centaines de milliers de personnes s’inscrivent sur Facebook à des évènements du type, « Grand rassemblement pour savoir, si être scripte, c’est une bonne situation ? » (Référence évidente à Astérix et Obélix mission Cléopâtre). On peut aussi trouver des évènements à caractère plus footballistique, du genre «  Grande réunion pour savoir si Robert doit muscler son jeu », ou « Grande expédition pour aller chercher Clément dans le Grenier». Mais, le plus commun de ce genre de petite farce reste tout de même basé sur les bonnes vieilles expressions populaires françaises, du type « Grande chaine humaine pour sortir mémé des orties » ou alors « Grande débat pour savoir si l’habit fait le moine ».

Je me suis dit, « même si tu n’es pas Pagnol, créé un évènement, à défaut de faire l’Académie Française, tu peux finir à la Star Académie ».

J’ai donc passé ma fin de semaine, à regarder les évènements Facebook se créer, afin de puiser un maximum d’inspiration dans le but de pouvoir, moi aussi, réunir des milliers de personnes autour d’un thème fédérateur qui rassemble. Au hasard, « Comment le marchand a réussi à se faire voler son orange », « Pourquoi le petit bonhomme en mousse est tombé de son plongeoir» ou « La réunion annuelle pour retrouver les pains perdus »

Finalement, on est vendredi, je n’ai pas trouvé d’idée pour faire le buzz sur Facebook et Hurluberlu me demande de rendre mon papier, j’envisage de faire un rassemblement, « Pour comprendre les rassemblements  Facebook », mais j’ai bien peur de passer, encore une fois, à côté du buzz.

À la semaine prochaine,

M.

J’ai croisé Sébastien Tellier

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C’est généralement le week-end qu’il se passe plein de trucs. Au hasard d’une soirée, j’ai croisé Sébastien Tellier. Panama sur la tête, lunettes de soleil sur les yeux, et verre de rosé à la main, il fêtait son dernier album en toute simplicité. Il était assez impressionnant derrière sa grosse barbe, complètement planqué du monde extérieur. Sa musique est un univers à part, et lui même se met à part du monde qui l’entoure. Tellier donc, ce grand gourou musicien avec qui je discute.

 

Tellier donc, ce grand gourou musicien avec qui je discute.

J’adore sa musique. La Ritournelle est quand même un morceau que tout le monde a en tête, même sans savoir qu’il l’a composé. On l’entend dans des tas de pubs, elle sert de jingle. C’est un peu le privilège des grands artistes, je veux dire, de pouvoir supporter l’usure du temps ; surtout que le temps ne fait pas de cadeau. Et finalement, même si on sait reconnaitre leurs œuvres sans connaitre leur nom, c’est qu’ils ont déjà gagné. Tellier pour moi, c’est un peu ça ; et face à moi il était déjà en terrain conquis. Il m’explique son inspiration brésilienne, et plaisante sur le nom de L’Aventura. Ça sonne un peu Stone & Charden, passons. L’Aventura, c’est une sorte de voyage dans l’Amérique latine, vers un Eldorado mythique et délicieux. Tout ça est très coloré. Tout ça est lié à l’amour, à la jeunesse, et à la naïveté de l’enfance. La vie de Tellier quoi. Car il faut bien se le dire, c’est un mec qui n’a pas grandi. C’est encore un enfant, qui balance des vannes sérieuses et se met à rire aux éclats.

L’ambiance bossanova déstabilise un peu les habitués de l’électro-classicisme des premiers albums, mais revient un tout petit peu, à l’image de son premier amour ; on est bercés tout au long de l’aventure qu’il nous propose. Ça commence par un Love instrumental qui installe l’ambiance, Sous les rayons du soleil permet de se réchauffer un peu (car tout n’est qu’amour et érotisme chez lui, faut-il seulement le rappeler), puis on tombe dans les problèmes de l’adolescence avec Ricky l’adolescent, assez percutant, déstabilisant et très électronique. On finit par une espèce de renaissance avec L’enfant vert. Transformation réussi et encore une fois, une preuve que l’homme sait s’adapter.

Quand il me demande quel morceau je préfère, je réponds sans hésiter : « Ricky ! Dedans il y a tout ce qu’il faut. » Il se met à rire : « Je pensais pas que ça plairait. Je l’ai mis dedans un peu pour me faire plaisir, il arrive à un moment où on l’attend pas. » Et il a pas tort. Pourtant, c’est un beau conteur le Sébastien. Tous ces albums nous font voir des mythes imaginaires : Sexuality et la recherche de l’amour, My God is Blue se penche sur la religion. Avec celui-ci, on prend le bateau pour le Brésil, et danser toute la nuit avec de belles nanas sur la plage d’Ipanema, entre deux chasses aux trésors aztèques. C’était une discussion vraiment très bizarre, mais il n’est pas allé jusqu’à me parler des sujets qu’il balance généralement en interview. Je n’ai donc pas eu droit à l’explication de la vie des Hommes avec la parabole des saumons qui remontent la rivière, ou l’intelligence extraordinaire des cailloux puisque je cite : « Ils sont là depuis plus longtemps que nous, donc c’est qu’ils ont su s’adapter ».

On a passé une très bonne soirée. Avant de partir, il chante quelques débuts de morceaux (l’alcool est passé par là), et fredonne la musique que je garderai en tête pour tout le reste de la nuit : « Tous les soirs sans fin, je trainais sur ma Vespa, dans mon gilet de satin, c’était la Dolce Vita… ». Le problème de Tellier, c’est qu’il n’a pas que des tubes alors qu’il pourrait facilement faire douze morceaux fabuleux ; alors on se dit que l’irrégularité est le fardeau des génies. Génie ou poète ? Plutôt poète. Je me souviens qu’il avait raconté, un jour, sa déception d’apprendre que c’était le métro, en passant, qui faisait bouger les murs de sa maison quand il était enfant, et pas « un grand dragon ». Un gosse qui s’invente des histoires, je vous dis…

(Crédit photo : Ruda Cabral)

David LaChapelle, Sergei Polunin – Take Me To Church

David LaChapelle, le réalisateur du moment, est revenu la semaine dernière avec un magnifique clip.

David LaChapelle et Sergei Polunin pour « Take Me To Church »

On ne présente plus David LaChapelle qui a déjà réalisé des clips pour les plus grands musiciens comme Amy WinehouseRobbie Williams, Elton John, No Doubt, Moby, Norah Jones, Christina Aguilera, Mariah Carey ou encore Florence and The Machine. Personnellement c’est surtout pour ses photos que j’ai flashé sur l’artiste lancé par Andy Warhol.

Cette fois, c’est sur le titre « Take me to church » de Hozier que David Lachapelle a réalisé une remarquable vidéo en mettant en scène le danseur de ballet Ukrainien Sergei Polunin. L’ancien danseur de la prestigieuse compagnie à la reconnaissance mondiale du Royal Ballet enchaine des mouvements techniques et précis pendant 4 minutes.

Visiblement les danseurs de ballets ont de plus en plus la côte en ce moment. Je pense notamment à la petite Maddie Ziegler 14 ans. La danseuse du clip « Chandelier » de Sia qui a récolté 550 millions de vue en neuf mois. La chanteuse, véritable star mondiale en vient même à chanter le dos tourné au public ou des backstages sur ses prestations live pour laisser le public se concentrer sur la beauté visuelle.

Entrepreneuriat – l’aventure de BlaBlaCar

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Si Internet est « La Révolution » des années 2000, « l’économie collaborative » sera sans aucun doute « La Révolution » des prochaines décennies.

L’importance de l’économie collaborative, la société française BlaBlaCar l’a bien comprise puisqu’elle est leader mondial sur le marché du covoiturage avec plus de 10 millions de membres répartis dans plus de 14 pays. Avec une croissance de 200% par an, BlaBlaCar est un véritable modèle de réussite qui montre que l’Hexagone est encore une bonne pépinière pour les entrepreneurs innovants.

En l’occurrence, de l’innovation, Frédéric Mazzella, Président fondateur de BlaBlaCar n’en manque pas. Son cursus suivi à l’Ecole Normale Supérieure a été complété par un diplôme de Stanford, une formation complémentaire à l’INSEAD et il a fait ses classes à la NASA.

En qualité de patron d’une société qui est en passe d’être valorisée à plus d’un milliard de dollars, il est aussi, très occupé. Cela n’a pas altéré notre envie de connaître les dessous d’une des plus belles sociétés françaises de cette décennie. C’est la raison pour laquelle après quelques échanges de mails, nous nous sommes rendus dans les locaux de BlaBlaCar situés dans le 9e arrondissement de Paris afin de rencontrer Laure Wagner, membre  fondatrice de l’équipe BlaBlaCar, qui a gentiment accepté de se livrer aux lecteurs d’Hurluberlu.

L’interview BlaBlaCar avec Laura Wagner

Laure Wagner

Hurluberlu : Comment est née l’idée BlaBlaCar ?

Frédéric Mazzella, le fondateur, a eu l’idée de lancer un site de covoiturage en décembre 2004. Il voulait rentrer chez ses parents pour Noël en Vendée mais il n’avait pas pris ses billets de train à l’avance. Il s’est alors aperçu qu’il était impossible de prendre un train à la dernière minute sans devoir payer des sommes astronomiques. Il a compris que le covoiturage pouvait devenir une autre alternative sur le marché pour voyager à la dernière minute sans se ruiner et qu’il y avait une opportunité à créer un site Internet dédié au covoiturage. Pour la petite histoire, à la suite de ce constat, il n’a pas dormi pendant 70h, pour essayer de réfléchir comment il pourrait organiser son site Internet.

Finalement, c’est en 2005 qu’il a vraiment commencé à coder le site Comuto.com, car le domaine Covoiturage.fr n’était pas disponible. Finalement, en 2006, il est arrivé à récupérer le nom de domaine et il s’est lancé dans le projet, de ce qui deviendra BlablaCar.

Hurluberlu: L’avantage d’être ingénieur de formation, c’est que techniquement, Frédéric Mazzella avait les moyens de lancer un site Internet comme BlaBlaCar ?

Exactement, c’est lui qui a bâti la première version du site qui était, pour l’époque, déjà assez fonctionnelle et novatrice, puisqu’il y avait déjà un système de géolocalisation lié à une cartographie Google et à un moteur de recherche. Ce qui se différenciait vraiment du concurrent de l’époque, qui était «Allo Stop», un système d’annonces non digitalisées, qui nécessitait d’appeler chaque particulier un par un pour savoir si des places étaient disponibles.

Hurluberlu: BlaBlaCar est l’une des premières sociétés (avec AirBnB) à s’être engagée sur le marché de l’économie collaborative, comment ont réagi les utilisateurs français au début ?

C’est bien de dire utilisateur et non pas consommateur, car l’économie collaborative repose sur un dualisme des cibles, puisqu’il faut aller chercher l’offre en même temps que la demande. Ce qui est très différent de l’économie « classique » où les entreprises vont simplement proposer une offre adaptée aux besoins des consommateurs.

Ce qui a été très difficile au départ était donc d’arriver à constituer une base d’utilisateurs suffisamment importante pour que l’offre proposée la soit aussi. L’économie collaborative repose sur un dualisme des cibles, puisqu’il faut aller chercher l’offre en même temps que la demande.

Frédéric a donc connu une grande « traversée du désert » de 2005 à 2009. En effet, c’était vraiment frustrant de voir que des gens cherchaient des trajets Nantes/Marseille pour tel jour et que, finalement, ce jour là, n’était proposé qu’un Guingamp/ Caen. Je grossis volontairement le trait, mais c’est ce à quoi l’on a été confronté.

En plus de ça, c’était le début des réseaux sociaux et de la technologie mobile, donc les gens étaient bien moins connectés que maintenant, ce qui rendait les choses assez compliquées.

Puis les gens sont peu à peu devenus plus réceptifs à notre projet en raison des gains économiques qu’ils pouvaient réaliser. Il faut savoir que la première motivation des utilisateurs était pécuniaire au début, mais désormais il y a les côtés affectifs et partage qui jouent aussi beaucoup.

Hurluberlu: Pourquoi les choses se sont-elles améliorées en 2009 ?

Au début, pour Frédéric, le site était une passion avant d’être une source de revenus. C’est-à-dire qu’il a continué à travailler en tant qu’ingénieur salarié tout en s’occupant du site. Mais en 2008, il a pris le risque de quitter son travail d’ingénieur pour faire INSEAD (NDLR : Une très grande école de management située à Fontainebleau), et il a pris un an pour réfléchir sur le modèle économique que pourrait avoir le site. Au terme de cette année, il a gagné le concours Business Venture de l’INSEAD, signe que son projet était déjà viable.

Cette année-là, il a aussi rencontré Francis Nappé, son associé actuel, (qui travaillait chez Meetic à l’époque). C’est lui qui lui a fait la première version mobile du site sur le WAP, ce qui a «bluffé» Frédéric et qui l’a décidé à l’association.

En sortant de l’école en janvier 2009, le site « Covoiturage.fr » comptait environ 100 000 membres, il fallait donc recruter quelqu’un pour s’occuper de la communication.

C’est la raison pour laquelle j’ai été embauchée pour développer et faire connaître le site « Covoiturage.fr ». En fait, je connaissais Frédéric depuis 2006, puisque je travaillais auparavant dans une agence de communication pour le compte du ministère de l’Écologie et je l’avais contacté dans le cadre d’une campagne sur les nouveaux moyens de transport « éco-responsables ».

À partir de janvier 2009, Frédéric a commencé à travailler à plein temps sur le projet qu’il avait passé un an à mûrir, avec Frédéric Nappé son associé et moi en qualité de « first employée ». C’est donc à ce moment-là que les choses ont vraiment décollé.

Hurluberlu: Donc 100 000 utilisateurs en 2009 et plus de 10 000 000 d’utilisateurs aujourd’hui, ça fait beaucoup d’utilisateurs gagnés en cinq années, quel est le secret ?

Franchement, ça a été super lent – la blague, c’est qu’en 2009, je n’avais que 500 euros de budget pour gérer la communication et qu’il fallait faire comme on pouvait avec ce que l’on avait.

Mais, notre chance, ça a été d’avoir eu de très bons « bouche-à-oreille », puisque le site étant bien fait, les gens en parlaient autour d’eux alors même qu’ils ne trouvaient pas forcément leurs trajets. On a alors eu l’idée de mettre un système d’alerte sur les trajets, c’est-à-dire qu’on a incité les gens qui ne trouvaient pas à revenir dès lors que le trajet qui les intéressait se créait.

Concernant les conducteurs, on essayait de leur faire publier plusieurs trajets, afin de fournir une offre toujours plus importante. Par exemple, on demandait à quelqu’un qui publiait une annonce pour un trajet, si ce trajet était hebdomadaire. Alors, au lieu de proposer une annonce, la personne en proposait une centaine.

La grande difficulté d’un site comme BlaBlaCar, par rapport à AirBnB par exemple, c’est que nos offres ont une durée de vie très courte. Ainsi, quelqu’un qui va poster une annonce de location d’appartement va voir son annonce durer dans le temps, alors que quelqu’un qui poste l’annonce d’un trajet Lyon/ Marseille à 16h 00, à 16h 01 l’annonce expire. Donc, il fallait absolument profiter de la venue d’un nouveau membre sur le site pour en tirer le plus d’informations.

Hurluberlu : C’est avec ce genre de recette que vous avez réussi une levée de fonds record de 100 millions de dollars auprès  Index Ventures en juillet dernier ?

En fait, une fois que l’on a eu fidélisé les utilisateurs, il a fallu trouver un modèle économique. C’est la raison pour laquelle on a fait une première levée de fonds de 1,5 million de dollars en 2011. C’est à cette époque-là que l’on a mis en place la commission de 10% sur les transactions, en mettant parallèlement en place la notation des voyageurs afin de renforcer l’esprit communautaire du site.

Ensuite on a fait une deuxième levée de 8 millions afin de se lancer à l’international, c’est avec ça qu’on a pu conquérir les marchés espagnol, portugais, italien, anglais, allemand, polonais, ukrainien ou russe.

Enfin, la levée de fonds de cet été, c’est pour s’étendre sur tous les pays du monde et notamment en Asie et en Amérique du Sud. On est déjà leader sur le marché en termes de nombre d’utilisateurs, mais ce que l’on ne veut pas, c’est que des sociétés prennent notre modèle économique pour s’implanter dans une région et deviennent si grosses, qu’il nous sera impossible de les détrôner. On est dans une logique de porte-drapeau, on envoie des équipes aux quatre coins du monde afin d’implanter la société.

Hurluberlu: Et la rentabilité dans tout ça, j’ai lu que la société BlaBlaCar n’est pas encore rentable, est-ce vrai ?

À l’heure actuelle, on est déjà rentable dans deux pays, la France et l’Espagne, où l’on a instauré un système de commission. Pour tous les autres pays, on met en relation les utilisateurs entre eux, mais on ne prend rien sur les transactions, car le marché n’est pas assez mature. Donc, c’est vrai, que pour l’instant, BlaBlaCar, n’est pas encore rentable.

 Il faut bien se dire que pour l’instant, BlaBlaCar n’est pas du tout rentable.

On a le modèle économique, désormais il faut attendre que le covoiturage rentre dans les mœurs pour pouvoir prendre une commission. 

Hurluberlu: BlaBlaCar est une très belle réussite française, à une époque, où il est tendance de dire et de penser qu’il est impossible d’entreprendre dans notre pays, quelle est votre opinion sur les opportunités économiques françaises ?

C’est une question qui est récurrente c’est vrai, puisqu’on a tendance à se morfondre sur notre condition. Mais par rapport à BlaBlaCar, la France nous a beaucoup apporté. D’abord parce qu’il y de très bons ingénieurs et lorsqu’on voit le défi technique du site, c’est très important d’être entouré de personnes très compétentes.

 La France nous a beaucoup apporté.

Le second point c’est que je pense que la France est un pays qui a le mieux compris les enjeux de l’économie collaborative; par exemple le site OuiShare est français, le premier espace de coworking est né en France (NLDR : La Mutinerie à Paris) et KissKissBangBang est l’un des tous premiers sites de crowfounding à avoir vu le jour dans le monde.

Ensuite, le nerf de la guerre reste la motivation, en France ou ailleurs.

Hurluberlu: Quels sont les projets de BlablaCar pour l’année à venir ?

Le but c’est de continuer l’expansion internationale, en s’implantant dans tous les pays du monde. On doit réussir l’ouverture en Inde à la fin du mois de février, puis suivra l’Amérique du Sud. En revanche, on ne voit pas le marché américain comme une priorité, car le prix de l’essence étant très bas, il n’y a pas de réel besoin de faire du covoiturage. En plus, les villes sont tellement lointaines, que les américains font la plupart de leurs longs trajets en avion.

Hurluberlu: Une dernière question, tout le monde croit que BlaBlaCar appartient à la SNCF, vous pensez que c’est un complot des chemins de fer pour vous nuire ?

 (Rire) – ça se pourrait oui, car on leur prend des nouvelles parts de marché à chaque nouvelle grève. Mais je pense que les gens confondent avec ID Vroum, le site de co-voiturage de la SNCF, c’est une belle légende urbaine en tout cas !

Crédits photos : © BlaBlaCar

Jouer au poker pour éviter l’addition au restaurant


Jouer au poker pour payer ou non votre addition au restaurant, c’est désormais possible dans un restaurant à Londres    !

Le principe est assez simple, le site de Poker a créé un restaurant éphémère à Londres avec l’agence W Communications. A votre arrivée, on vous donne pour 10 000 jetons, et tout au long du repas, vous devrez enchainer les spots et les tirages pour vous construire la plus belle pile de jetons parce que au moment de l’addition, vos jetons seront comptés pour savoir combien vous payerez.

– 10 000 jetons ou plus : votre repas est offert !
– Entre 5 000 et 10 000 jetons vous payez l’addition moitié prix soit 5 livres
– Moins de 5 000 crédits, vous payez votre repas  tarif normale soit 10 livres.

Ça donne envie de se faire un petit restau tout ça !