Cinéma – Un homme idéal

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Lorsqu’on a vu un Pierre Niney  à l’affiche d’un nouveau film, on s’est d’abord dit « chouette ! » Oscarisé dans son 1er quart de siècle en gagnant tout notre respect, nous avions plus que hâte de voir un des tout premiers grand rôle au grand écran de celui qui risque bien d’être une icône du cinéma un jour. 

Mais plus le temps passait à trouver ce dernier pour s’avachir dans une salle de cinéma, moins les critiques nous motivaient à le chercher pour voir le nouveau film de Yann Gozlan : Un Homme Idéal avec Pierre Niney et Ana Girardo. Les copains disaient s’être sentis oppressés tout du long et la presse est plutôt cassante comme France TV Info qui juge le film de navet alors ..

Pierre Niney est t-il Un homme idéal ?

22h30, les pubs finies, je chuchote alors à mon collègue d’Hurluberlu mes craintes quant aux impressions qui m’étaient revenues. Il me répondit en parlant, comme pour me montrer que la salle était vide, que malheureusement la même fumée du même feu lui avait, lui aussi piquée le nez.

C’est parti !

Le film commence, et encore un mauvais point, on y voit parmi les logos partenaires celui d’une des chaines de France TV.  Puis zut ! L’art et la culture sont des choses assez abstraites pour qu’elles méritent d’être observées par des profils différents et puis pour la salle vide, c’est normal, il est déjà tard et nous sommes à la fois en début de semaine et en fin de mois !

Un homme idéal, c’est l’histoire de Matthieu Vasseur : un jeune motivé et passionné qui cumule deux emplois. Déménageur le jour pour payer dépenses et loyer, écrivain le soir pour rêver de romance et de notoriété.

Malgré ses nombreux efforts et tentatives, Matthieu ne parvient pas à être publié et les maisons d’éditions en ont marre de ses relances téléphoniques. Matthieu commence alors à douter, lorsqu’il tombe miraculeusement sur les mémoires de Léon Vauban, un vieillard sans famille. La boite de pandore est alors ouverte en totale synchronisation avec le livre. Jusqu’ici tout va bien…

Mais Matthieu craque devant sa page blanche et décide de plagier le livre … Trois ans après, on le retrouve, apparaissant tel un homme idéal aussi bien aux yeux de sa femme que de sa belle famille qui l’accueil d’ailleurs dans leur superbe villa. Matthieu est connu et reconnu en tant qu’auteur de génie …. Vous l’aurez compris, « son » livre « le Noir » a fait un tabac. Pourtant, loin de rouler des mécaniques, Matthieu reste humble. Les recettes du 1er livre sont vite parties en fumée, tout comme l’avance sur le second qu’il a, donc comme son premier, beaucoup de mal à écrire.

Jusqu’ici tout va bien…

Quand son passé revient le hanter. Matthieu reçoit alors les salutations distingués de Léon Vauban. C’est le fils du compagnon d’arme de Léon qui les lui passe en le menaçant alors de tout balancer. Matthieu, qui vit alors la vie de quelqu’un d’autre, va tout faire pour pouvoir préserver son personnage. À ce moment là, Matthieu ne se rend pas compte. Ce n’est pas lui qui endosse le rôle d’un homme idéal, mais c’est sa bête noire qui s’est nourrie de ses choix et de ses mensonges, chaque jour, pendant 3 ans, qui porte le fardeau.

Jusqu’ici tout va bien…

Seulement il faut se méfier du loup déguisé en agneau. La bête noire de Matthieu va alors tout faire pour ne jamais faire demi-tour et préserver son secret.

… mais l’important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage (La Haine)

Sans aller trop loin et prendre le risque de vous spoiler le film, on vous le recommande vivement. Certes, ce n’est peut être pas le plus rigolo ni le plus drôle, mais il raconte une vraie histoire : une histoire de vie et de valeur. Dans son film Yann Gozlan nous aide à comprendre comment certaines personnes en arrivent à se retrouver dans de telles situations avec empathie et non seulement un œil juste complètement externe comme bien trop souvent. De plus, soyons honnêtes… Avez-vous des mensonges qui ne vous ont jamais rattrapés ….  ?? Si vous êtes tenté de répondre « oui », comment êtes-vous sûr qu’ils ne vous rattraperont jamais ?

PS : Un léger point négatif en revanche dans le scénario. Pour ne pas spoiler, je dirais juste que nous n’avons pas compris :

1) Le petit bateau de pêche
2) l’ADN

On vous laissera juger pas vous même!

Faguo, la première collection textile !

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Faguo lance sa collection textile !

Faguo est une marque française au style casual et trendy qui signifie Français en chinois ! Dynamique et responsable, la marque est créée en 2009 par 2 jeunes amis. Nicolas Rohr et Frédéric Mugnier sont encore étudiants lorsque l’idée de créer Faguo, une marque responsable de chaussures et accessoires, germe !

La devise de Faguo est : « Pour chaque produit acheté, un arbre est planté ! » et depuis la création c’est déjà plus de 300 000 arbres plantés !

Au départ, le concept de Faguo était de proposer une chaussure en toile avec un détail qui rappelle leur engagement environnemental : un bouton en noix de coco. Aujourd’hui, on retrouve ce détail sur tous les produits de la gamme qui s’est bien étoffée !

En effet, désormais il existe des baskets, des accessoires ainsi que de la bagagerie. Et depuis quelques jours, nous pouvons dire que Faguo nous habille de la tête aux pieds ! La marque lance sa première collection de textile unisexe en coton biologique.

 

La première collection de sweats et de tee-shirts Faguo aborde la mode avec légèreté et humour ! Cette gamme textile est un manifeste aux vacances, soleil, voyages… Les sports de loisirs sont également remis au goût du jour. Cette collection fraiche et dans l’air du temps témoigne bien du succès des deux frenchies qui étendent la gamme des produits pour notre plus grand plaisir !

Alors, cet été, vous serez plus du genre un « Français en Chinois » ou « l’amour à la plage » ?

 

M comme Marcel – La théorie des seins et de la main

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Figurez-vous que l’autre jour, je faisais un petit calcul de tête – calcul qui m’a quasiment donné le vertige. Attendez, voyons, voyons, il y a environ 6 milliards de personnes sur terre  – approximativement, hein. Alors voyons, 6 milliards, que j’ajoute 4 – puis je divise par 3 – attendez, hein , c’est quand même complexe, attendez, je reprends, 6 milliards d’êtres humains, oui, voyons – eh oui, c’est sûr, je retombe sur le même résultat : c’est mathématique !

Je peux donc confirmer un chiffre qui n’a jamais – je crois – été révélé : quoique la répartition soit franchement inégale, il y a 6 MILLIARDS DE SEINS dans le monde !

Ca n’a peut-être l’air de rien pur vous, mais pour moi, pour beaucoup de mes amis masculins, c’est quand même une sacrée révélation ! Pensez qu’à tout moment il y 6 000 000 000 de nichons à quasi portée de ma main – c’est ébouriffant ! Et même si ma main doit subir la compétition de 5 999 999 999 autres, je suis prêt à livrer bataille.

On notera quand même l’injustice profonde qui a placé sur la poitrine d’environ la moitié de l’humanité seulement l’intégralité des seins disponibles ; seins vers lesquels c’est justement l’autre moitié de l’humanité qui a la plus grande aspiration – enfin, la plupart du temps, il y a des exceptions. Vous avouerez que la vie est mal faite – sauf à être hermaphrodite ou auto-sexuel : on a généralement à porter de sa propre main les attributs sexuels qui vous intéressent le moins.

La morale de l’histoire, c’est qu’il faut faire de ses mains des « Ninjane » (féminin du mot ninja, en attente d’homologation par Le Larousse).

D’abord, il faut éviter soigneusement les attaques frontales, sans préavis, au risque d’avoir des problèmes avec la justice de votre pays ou pires de perdre un membre (ça dépend de la justice du pays).

Ensuite, il faut être bo goss – t’as v’u. L’ornement de la main est primordial.   À Votre avis, pourquoi les vrais bonshommes (real bonshommes en anglais) portent des gants de golf au quotidien ?

Éviter de dormir à la maison, chez sa pote, la couillasse, ça n’amène jamais rien de bon et vous le savez.

Enfin le dernier point, et c’est sans doute le plus important : mettre sa main dans votre poche, et se concentrer essentiellement sur la propriétaire qui invitera peut-être votre main a portée de ses seins, si vous en être digne.

PS: J’aime trop la gent féminine pour la réduire à une paire de seins. La femme est un être unique, et les seins sont l’expression de la grâce qui la caractérise. Ceci est avant tout  un billet à caractère humoristique et donc  par avance je vous demanderai de ne pas signaler ce contenu à Maristol Touraine. 

C’est maintenant que tu le découvres ? #2 All Tvvins

All Tvvins – Thank You by All Tvvins

Commençons par le commencement, le format soundcloud est génial car il vous permettra d’écouter et de lire en même temps.

La nouvelle pépite de Warner Music UK 

Lorsqu’on cite Warner Music UK, on parle de Muse, Kid Rock, Fun, Bruno Mars, Led Zeppelin ou encore les Red Hot Chili Peppers. Ce n’est donc pas hasard si on vous présente ces deux gars.

Mais de qui parles tu donc ? 

Made in Dublin, on n’avait rien vu d’aussi sympa venu d’Irlande depuis les Dropkicks Murphys et le prince Harry. Tout d’abord formé sous le nom de Tvvins début 2014, All Tvvins c’est l’association de Conor Adams et de Lar Kaye (allez trouver des noms plus irlandais), les deux avaient déjà effectué des premiers jets dans leurs groupes respectifs comme Cast of Cheers ou No Spill Blood. Mais depuis peu leur carrière sous le noms de All Tvvins a fait un bon, leur single Thank You diffusé au grand public il y a à peine un mois est déjà sur les ondes radiophonique de l’autre côté la Manche.

Thank You est leur seul et unique morceau diffusé et trouvable sur l’internet grand public, ces 4 minutes de bonheur risque beaucoup de se retrouver sur les bandes FM dans ces prochains et de vous pourrir votre été par ces diffusions multiples.

On s’enflamme peut-être un peu ? 

Pas si sûr. Le label Warner Music UK ne peut pas être considéré comme un gage de qualité car chacun ses goûts, ses croyances bla bla bla mais il est à l’heure actuel gage de succès, dans la liste d’artistes cités en précédemment, deux faisaient le show de Superbowl en 2014, un autre remportait le Grammy de la chanson de l’année et un dernier est à l’heure actuelle le roux le plus connu et apprécié de la planète. De quoi s’enflammer quand même.

 

Sinon musicalement c’est quoi

All Tvvins, c’est pop, très pop, c’est britannique. Le trio du genre alternatif composé d’un synthétiseur, d’une basse et d’une batterie et souvent diablement efficace, et c’est le cas ici. De plus les paroles vont à l’encontre de l’instrumental, une instru très rythmée pour une chanson sur l’amour perdu. Des couplets en anaphores, un refrain facile à retenir et à comprendre. Ils sont les clés du succès, ne leur restent plus qu’à enfoncer la porte.

 

 

La fille du mois #9 – Virginie Ledoyen

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Mars 2015 avec Virginie Ledoyen

 

Même si ce n’est pas la première fois qu’elle pose nue, Virginie Ledoyen fait beaucoup parler d’elle ajourd’hui en posant à la une en topless du magazine Lui, Peut être l’occasion de se re-pencher un peu sur sa carrière … On peut dire qu’elle avait tous les points pour rentrer dans notre rubrique « La Fille du Mois » : Une maman encore sublime après 3 enfants, star de la comédie Française et prochainement à l’affiche du film d’Eric Hannezo, « Les Enragés »

 

Virginie Ledoyen de son vrai nom Virginie Fernández est une actrice Français née le 15 novembre 1976 à Paris. Elle vient d’une famille de marchand forain espagnol.
Elle change son nom au début de sa carrière suite à la demande de son père. Elle en profite pour  prendre le nom de jeune fille de sa grand mère : Ledoyen qui était d’ailleurs actrice amateur.
Virginie Ledoyen a l’habitude des caméras depuis qu’elle est toute petite. Elle a fait ses premières pubs pour des marques comme Bledina ou Buitoni alors qu’elle n’avait que 3 ans !


Elle enchaine alors quelques passages : un clip avec Daniel Balavoine à droite, un film de Gianfranco Mingozzi à gauche. Mais c’est en 1991 que Virginie Ledoyen fait son décollage. Alors âgée de 14 ans, elle joue le rôle principal du film Mima ce qui lui fait bonne presse et bonne renommée. Quelques mois après, elle confirme en jouant dans « Le voleur d’enfants »

2 ans après, en 1993 Virginie Ledoyen est nommée pour le César du meilleure jeune espoir féminin. En 1999, elle est l’ambassadrice et égérie de l’Oral et en 2000, elle tourne avec Guillaume Canet ou encore Leonardo DiCaprio.

La suite vous la connaissez 🙂

 

Entrepreneuriat – L’aventure de MyBandMarket

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Quentin Lechemia de MyBandMarket à Uplust

Pour ma reprise de la rubrique Entrepreneuriat d’Hurluberlu, j’ai décidé d’interviewer un jeune serial-entrepreneur lyonnais expatrié à Paris. Son nom est Quentin Lechemia, il est entre autre le fondateur de MyBandMarket, MyBandNews, EuroMusic Contest, Loodon, Uplust (anciennement Pornostagram), ai-je oublié quelque chose ?

Un entrepreneur digital, autodidacte et connecté qui a fait de sa passion pour le code, de jolies réussites.

Musicien à succès dans une précédente vie, il entreprend à tout va à compter de sa 21ème année. Et très vite il fait émerger des concepts web innovants.

Travailleur acharné, selon ses proches, il passe plus de nuits à coder qu’aller boire des verres. Ce féru de nouvelles technologies n’est jamais à court d’idée, et dans ces journées de 17h, il a le temps d’en développer pas mal.

Vous aurez compris, il n’y a que le travail qui compte pour lui et il le démontre au travers de cette interview qui commence par survoler l’ensemble de ses créations, pour finalement se concentrer sur la personne-même de cet entrepreneur digital.

Tout d’abord, comment t’es venu l’idée de MyBandMarket ?

Après ma licence d’expertise-comptable, je me suis inscrit en Master à distance et je suis parti à Londres faire un stage au Tin Pan Alley Studio, un prestigieux studio de musique, pour m’occuper de leur communication. J’ai pu rencontré là-bas un grand nombre de musiciens pro comme amateurs. C’est à ce moment là que j’ai commencé à vraiment m’intéresser à l’entrepreneuriat musical, parallèlement aux cours que je suivais à distance. En discutant avec les artistes, beaucoup me disaient qu’ils avaient du mal à estimer leurs cachets pour des prestations Live. Une idée m’est donc venue : et si je développais un algorithme qui permettrait de coter les musiciens en fonction de leur popularité sur le web.

En rentrant en France, j’ai donc développé jour et nuit cette idée, et en un peu plus de trois mois la plateforme MyBandMarket était née. Les artistes pouvaient alors s’y inscrire gratuitement tandis que les bookers pouvaient les retrouver selon certains critères comme un budget, un style musical ou une ville. Parallèlement, les musiciens pouvaient recevoir une estimation de leur valeur sur le marché du Live et ainsi négocier des petits cachets plutôt qu’être payé 3 bières pour leur prochain concert.

Ça, c’était le MyBandMarket version 1.0. A présent, c’est bien plus qu’une simple plateforme de booking. Pour tout te dire, on s’est très vite rendu compte que ça ne pouvait pas vraiment fonctionner financièrement parlant. Le marché du booking est une niche où le paiement au black est trop répandu. On a donc préféré dériver sur des concepts qui gravitent autour du live, des musiciens et des fans.

Peux-tu nous pitcher le concept MBM 2.0 ?

MBM 2.0 c’est un propulseur de concepts musicaux originaux et innovants, à la pointe de la technologie. Ça regroupe plusieurs projets qui tournent autour de notre algorithme ELISE : MyBandNews, l’EuroMusic Contest et enfin Loodon.

Il y a tout d’abord le site d’actualités MyBandNews. Fin 2011, j’avais commencé à faire un blog avec une ligne éditoriale similaire à celle des sites anglosaxons comme Pitchfork. On parlait de groupes qui ne passaient pas forcément à la radio. Et très rapidement, ça a pris, à tel point qu’aujourd’hui, on est devenu une plateforme d’actualités musicales à part entière publiant une quinzaine d’articles par jour. Thomas Martin gère le webzine avec brio et les labels / marques nous sollicitent régulièrement pour des partenariats et opés spéciales. Nous avons également intégré la régie publicitaire de VICE il y a 2 ans, AdVice.

La grosse valeur ajoutée de MBM, c’est clairement l’algorithme que nous avons développé au fil du temps. ELISE est aujourd’hui assez puissante pour détecter des artistes qui vont marcher dans les prochains mois. C’est ce qu’on appelle du « big data musical ». On récupère tous les jours des millions de données que ça soit dans le web social comme Facebook, Twitter, Instagram ou dans le streaming comme Spotify, Deezer, Soundcloud, ou encore dans les médias. ELISE puise toutes ces données, les traite et nous envoie ensuite des alertes sur des groupes qui commencent à percer, le tout selon différents indicateurs.

On a alors constaté l’attrait que pouvaient avoir les marques pour la musique indépendante, et on s’est dit qu’on pouvait vendre nos services à ces dernières, vendre des concepts musicaux originaux comme notamment l’EuroMusic Contest, notre Eurovision 2.0. On a développé ça nous même l’année dernière et ça a cartonné.

Notre prochain projet s’intitulera Loodon, date de sortie prévue début avril. C’est un géolocaliseur de musiciens qui répond à une question toute bête : comment contacter un musicien ? Si tu veux organiser un événement, ou jouer avec un musicien, comment tu t’y prends pour rentrer en contact ? Grâce à Loodon on va mettre en relation tout ce monde là, d’une façon enfantine.

Avec ces différents concepts à succès, on a conçu une vraie offre technologique à disposition des entreprises qui veulent investir le monde de la musique. Aujourd’hui, on est une petite équipe de 8 personnes vraiment cool et on va continuer à inventer de nouveau concepts innovants, tu peux en être sûr !

Tu peux nous parler un peu plus de EuroMusic Contest, ta solution 2.0 de l’Eurovision ?

On est parti d’un postulat simple : l’Eurovision est une émission qui n’est pas adaptée à notre génération. On a donc voulu créer un site alliant nouvelles technologies et artistes indépendants, plébiscités par les populations européennes.

40 pays, 1 gagnant par pays déterminé à l’issue du nombre de votes, puis un jury détermine les 10 vainqueurs, on vote et au final il n’en reste plus qu’un. Le vainqueur 2014 était les lituaniens de Deeper Upper, un groupe vraiment talentueux, d’un style unique.

On a réussi à convaincre de gros partenaires comme le Nouvel Obs ou encore Euronews et ça a été un vrai succès. En un mois, on a fait plus de 1,4 millions de visites uniques, 350 000 votes uniques et 3 500 groupes inscrits dans les 40 différents pays européens représentés.

Tous ces chiffres prouvent qu’il y avait une véritable attente, et on a réussi ça avec très peu d’investissement financier. Alors maintenant imagine qu’on le refasse avec un gros budget, et ce sera le cas, ça va changer la donne !

Tu viens de réaliser un joli tour de table pour ta levée de fonds du mois dernier, 250 000 euros, comment selon toi on peut se financer en France ? C’est plus facile qu’avant ?

Je n’ai peut être pas assez d’expérience pour te répondre d’une manière très intéressante, mais je dirais que le meilleur moyen c’est de faire du chiffre. Après, le problème quand tu es dans une société innovante qui travaille sur sa R&D, comme nous, c’est compliqué pour se financer car il faut des développeurs, et le chiffre d’affaire ne se fait pas tout de suite, on passe par de longs process de développement. A ce stade, le meilleur moyen ce sont donc les aides publiques à l’innovation comme celles de la BPI France, le statut Jeune Entreprise Innovante… mais ce sont des procédures relativement longues. Un autre moyen très pratique quand on a la chance de tomber sur les bonnes personnes, et pour nous c’était le cas, ce sont les Business Angels. S’ils voient l’intérêt de ton business, ils foncent dans ton projet et peuvent t’apporter beaucoup par leur propre expérience ! Entre Alexia Laroche-Joubert et Michel Masson ou Serge Mathieu (producteurs de Notre Dame de Paris), j’ai clairement eu cette chance là pour mon premier tour de table.

Quels sont tes projets pour MyBandMarket avec ces nouvelles ressources ?

Le premier est le lancement de Loodon sous peu, c’est un projet dans lequel on s’est énormément investi ces derniers mois, et on croit à sa réussite dur comme fer. On a pu négocier de jolis partenariats avec des artistes (re)connus. Et puis continuer à développer ELISE, pour qu’elle prédise de manière toujours plus optimale les tendances musicales des prochains mois, avec des cibles de fans toujours plus précises. Quel âge a le public d’un artiste ? Quel sexe ? D’où vient-il ? C’est hyper important pour une marque, et elles sont friandes de ça. De plus en plus de marques préfèrent dépenser moins d’argent dans de l’endorsment mais privilégier des artistes qui émergent, pour ensuite les accompagner davantage dans leur carrière et rayonner avec eux. On est clairement sur ce créneau là, on rapproche des artistes prometteurs avec des marques qui ont compris la puissance de la comm’ musicale. Tout le monde est donc content.

Comment vois-tu le futur de MyBandMarket ?

Je veux que MyBandMarket soit le Rocket Internet de la musique. Qu’il y ait plein de projets qui passent par nous, qu’on puisse ainsi développer des concepts et constituer ensuite un catalogue de solutions musicales innovantes qui ont prouvé leur efficacité.

Tu as entrepris plusieurs sites qui se révèlent être des succès, quels sont les secrets selon toi pour monétiser l’audience de site ?

Je ne sais pas s’il y a un secret, surtout dans ce milieu-là, mais disons qu’il est essentiel de faire des partenariats intéressants avec des entreprises, et pour ça, il faut connaître sa cible. Pour MBN, ce sont les 18-30 ans, urbains, avec une très grosse base parisienne. On a une ligne éditoriale bien définie où les mélomanes se retrouvent.

Jusqu’à présent ton terrain de jeu était l’univers de la musique, mais avec la sortie de ton site Uplust (anciennement Pornostagram), un « Instragram sexy voire pornographique », tu n’as pas eu peur d’être perçu comme un pornographe ?

(rires) Non je ne suis en rien un pornographe, et pour tout te dire je n’y connais rien dans ce secteur, mais il me fait rire car il permet une imagination sans fin… j’adore imaginer des campagnes dans le sexe car on peut être très drôle, mais aussi très fin, les bonnes idées peuvent fuser très vite.

Pornostagram c’était à la base une blague, un délire. Je ne pense pas que ça soit l’idée la plus originale du monde, mais j’ai la chance de pouvoir développer mes idées. J’ai donc créé de A à Z toute la plateforme, j’ai codé tous les filtres photo façon Instagram. Lancée en 2013 en exclusivité sur Vice, ça a fait son petit buzz en France, on a eu très vite 10 000 utilisateurs, et en quelques mois on marchotait bien avec quelques centaines de milliers de vues par mois. Ça faisait bien marrer les journalistes, et ils reconnaissaient une idée intéressante pour le secteur. C’est pour ça que la mayonnaise a prise. On a eu directement de la très bonne presse et la suite était le fruit d’un cercle vertueux.

Tu as une anecdote à nous livrer sur Uplust ?

Parfois la vie fait bien les choses. En mars 2014 il y avait eu le scandale du jeu Flappy Bird (qui avait été retiré des stores), et j’ai surfé sur cette vague là. J’ai créé en quelques pauses café le jeu Fappy Guy (Fappy veut dire « branlette »), un dérivé coquin mais marrant d’un cartoon, où une tête de vieux papy devait naviguait sans toucher des dessins de sexes en érection et des paires seins. Mon jeu a buzzé aux Etats-Unis, ça a été relayé par notamment le Daily Dot. On leur a alors envoyé un petit mail disant « Hey mais vous avez vu qui a développé le jeu Fappy Guy ? C’est Pornostagram ! ». Ils nous ont alors interviewé et ont pondu un article sur Pornostagram. C’était le début du buzz mondial, on a eu des centaines et des centaines d’articles en quelques semaines : le Huffington Post USA, The Guardian, Europe 1… et j’en passe. Je ne m’attendais vraiment pas à un tel succès. Ça a tellement bien marché d’ailleurs que Instagram est venu nous voir pour nous demander de changer de nom. Ça me semblait normal, et on a opté pour Uplust. Ça ne me plaisait pas d’avoir le mot « porn » dans le nom du site. Je ne voulais pas qu’il devienne un site porno dégueulasse comme on le voit souvent aujourd’hui… je voulais en faire un vrai réseau social pour adulte, sans censure.

La communauté a bien perçu le changement de nom en « Uplust » ?

Lorsque j’ai changé le nom en février, le trafic a chuté en France. Le terme « Lust » (luxure) est peu connu par les français. Mais aux Etats-Unis… ça a boosté notre trafic. Maintenant notre trafic est à 80% américain. On fait entre 1 million et 1,5 million de pages vues par jour, et 170 000 utilisateurs sont inscrits à Uplust. C’est une affaire qui roule. On est en train d’intégrer le business model et on vient de conclure une levée de fonds auprès d’un gros acteur du milieu. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant.

Quel est le futur business model ?

C’est une offre freemium de start-up « basique », avec des petits packs, plus de filtres, des options supplémentaires… Toujours pour faire quelque chose de marrant, décalé et innovant pour le secteur.

Entreprendre c’est difficile, on est souvent seul pour décider, et prendre des risques, tu n’as jamais baissé les bras ?

Si j’ai bien failli tout lâcher en 2012. Je me suis dit que ça ne servait à rien de continuer. Que ça n’allait pas marcher. Je bossais près de 17h par jour, comme toujours d’ailleurs ! A cette époque, j’en avais vraiment marre, je n’avais plus de temps pour moi. Je me disais alors que je pouvais partir et choisir un chemin moins tortueux, bosser dans une major par exemple et m’éclater différemment. A ce moment là, Barclay (Universal) proposait un job dans le social media. J’ai fini dans la shortlist pour le job puis je n’ai pas été pris. Ça a été un sacré coup de boost ! Je me suis dit après ça que j’avais été stupide de baisser les bras. Je ne serais pas là si j’avais été pris pour le travail.

Un musicien est dans un certain sens un entrepreneur, pour toi c’était une continuité ? En somme ça t’a aidé ?

C’est vrai, un musicien entreprend, il compose, produit, se dote d’un budget, cherche des dates. Même si je ne pense pas avoir été timide dans ma jeunesse, je pense que la musique m’a permis de me décomplexer. Le fait de faire des concerts devant 8 000 personnes, qui sont tous là pour danser, ça pousse à donner le meilleur de soi-même. Et je pense que ça m’a aidé lorsque je devais pitcher devant 400 personnes par exemple ou des investisseurs.

Selon toi quelles sont les qualités qui font un bon entrepreneur ?

Clairement, la persévérance. Il faut être persévérant et curieux. J’ai un problème avec les gens qui disent « je ne sais pas faire » et point. J’aurais été ce type de personne, je n’aurais certainement jamais rien appris, et je ne serais pas là où j’en suis. Ne pas savoir c’est normal, mais c’est pour cela qu’il faut apprendre. Google, c’est un peu mon école, j’ai passé des centaines d’heures sur les tutos et autres forums.

Tu as une devise ?

C’est une citation d’Albert Einstein, que certainement beaucoup de personnes connaissent… Elle peut me définir en soit car ça a toujours été mon truc : « l’imagination est plus importante que le savoir ». Toutes les idées que j’ai eues, je n’avais clairement pas les connaissances pour les créer, les coder. Du coup j’ai tout appris sur le tas et, étant curieux, ça aide !

Y-a-t’il un entrepreneur que tu admires ?

Non pas particulièrement. En fait, c’est ceux qui ne réussissent pas qui devraient être admirés. En France, la culture de l’échec est quasi inexistante, c’est un problème et c’est dommage. Je connais des entrepreneurs qui ont malheureusement raté, qui sont revenus à un train de vie plus stable et tranquille. Ils sont souvent vus comme des « échecs » par beaucoup de gens. Ce n’est pas normal, ils ont tenté quelque chose, ils ont essayé eux au moins.

Heureusement, on a une démarche plus ouverte maintenant sur l’entrepreneuriat, on regarde ce qui se passe dans la Silicon Valley. La France s’est dotée de la French Tech et il y a un vrai écosystème qui commence à se créer. Les jeunes le comprennent et sont d’ailleurs de plus en plus motivés à développer leurs idées.

C’est vrai, un sondage mené conjointement par MoovJee, APCE, OpinionWay et CIC en janvier 2015 révèle que 34% des élèves en lycées professionnels et des étudiants souhaitent se lancer dans une aventure entrepreneurial. Quels conseils pourrais-tu donner aux jeunes qui souhaiterait se lancer dans un projet web ?

Sincèrement le premier conseil que je leur donne, et je le dis aussi aux adultes, c’est apprenez le code ! C’est tout bête, mais quand je code, je fais des algorithmes, des logarithmes népériens, des fonctions exponentielles… tout ça ce sont des trucs qu’on voit au lycée et on se demande « mais pourquoi je fais ça ? A quoi ça me sert ce truc ? »… Le code c’est une manière originale et ludique de faire notamment des maths !

Une illustration de la pertinence de mon propos. Des entrepreneurs qui ont eu des bonnes idées mais qui n’ont pas eu les fonds pour les développer, j’en connais des tonnes, et leur soucis est pratiquement toujours le même. Ils ont 10 ou 15 000 euros de coté au grand maximum, et ils dépensent tout dans un prestataire externe pour faire leur site internet. Ils se rendent vite compte que le rendu n’est pas toujours ce à quoi ils s’attendaient. Les fonctions ne sont pas toutes là, ou quelque chose cloche… ils sont obligés de réinjecter de l’argent dans le site pour corriger ces problèmes… et ça devient vite la banqueroute. Si tu sais coder, ça peut te prendre du temps, mais tu peux déjà pas mal te débrouiller et ça, sans sortir un euro. T’imagines les économies que j’ai faites depuis tout ce temps là en apprenant le code très tôt…

Ça s’apprend de savoir diriger une équipe ?

Oui bien sûr et je pense qu’à ce niveau là, j’avais il y a encore quelques mois de grosses lacunes. On apprend sur le tas, et en étant curieux, on lit des articles de management, on écoute d’autres témoignages… c’est un travail de tous les jours.

Et sincèrement, même si ce n’est toujours pas parfait, j’ai déjà vu l’évolution.

Est-ce que tu accompagnes des entrepreneurs dans leurs aventures ? De près ou de loin ?

Je me fais moi-même hyper conseillé ! On apprend tous les jours aussi. J’ai la chance d’avoir dans mon entourage des personnes fortes de leur expérience et qui comptent pour moi. Mon père tout d’abord, parce que sans lui je ne serai pas là, il m’a aidé dès le début. Ma cousine Romy Roynard m’a aussi accompagné et aidé ces derniers mois à voir toujours plus grand. Et enfin, Patrick Marché, qui est aujourd’hui mon associé, un homme génial avec qui j’ai des liens très forts et qui m’accompagne notamment dans mes levées de fonds. Très clairement je ne serais pas là sans eux.

C’est une chance et c’est pourquoi j’aime aussi conseiller des jeunes entrepreneurs, malgré ma courte expérience. Il m’arrive régulièrement de faire des Skypes avec des entrepreneurs qui ont des idées et qui veulent me les pitcher. Je me prête au jeu, c’est le genre de truc que j’aurais aimé qu’on me fasse à mes débuts !

Pour toi quel est l’événement start-up qui t’a marqué en ce début d’année 2015 ?

Il y a un truc qui m’a marqué, c’est Uber. Pas très original, je te le concède. Le 16 mars dernier il y a eu une perquisition au siège d’Uber France, dans le cadre d’une enquête sur son service de covoiturage UberPop. Ça me choc car je pense qu’Uber est un service tout simplement génial. Ce concept est très américain dans le sens où « tout le monde peut travailler ». Je prends UberPop trois à quatre fois par semaine car quand je sors du bureau, il n’y a plus de métro généralement, et les gars sont à chaque fois super sympas. Un grand nombre bossent pour boucler leur fin de mois, et je comprends ça. C’est sûr que ce n’est pas facile pour les taxis, qui payent leur licence très chère, mais voir des lobbys empêcher la liberté d’entreprendre, ce n’est vraiment pas normal. Les plus pénaliser, c’est nous en fin de compte.

Degiheugi – Hurluberlu Mixtape # 6

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Ce mois-ci c’est Degiheugi qui nous a fait le grand honneur de passer derrière les platines pour cette sixième mixtape, résolument plus hip-hop que d’habitude. Ce mix est à l’image du Monsieur, sympathique et coloré. Au programme de ces 30 minutes de réjouissances auditives, la crème de la crème du Hip-Hop d’aujourd’hui, comme Guts ou Marian Hill, et la soul d’hier comme Janko Nilovic. Le tout mélangé à la sauce Degiheugi rend un mix impeccable, idéal pour finir la semaine en beauté.

 

 Degiheugi, artiste mystérieux

Il faut dire, qu’avec presque dix ans de carrière à son actif Degiheugi sait y faire avec la musique. Fin gastronome depuis 1998, il mélange tous les styles, pour concocter des sons toujours plus agréables à nos oreilles. Producteur autodidacte ce n’est que depuis 2005 qu’il a commencé à rencontrer le succès, avec des titres comme « Détends toi »  ou « Un jour comme un autre » , morceau dans lequel il rend hommage à Brigitte Bardot et à Serge Gainsbourg. Avec la particularité, qu’il ne vit pas de la musique, mais pour la musique, il met ainsi à disposition de ses compatriotes chacune des ses créations. Depuis, il nous régale donc de ses morceaux aux articulations complexes, mais qui sonnent toujours justes. Artiste prolifique, bien trop  souvent assimilé à une version gratuite de Wax Tailor, le compositeur a su se démarquer en trouvant sa patte, digne des plus grands comme RJD2 ou Blockhead.

Degiheugi, artiste talentueux

Son style unique entre Hip-Hop, Trip-Hop et Jazz font de lui, un personnage à part dans le paysage musical français. Déjà cinq albums à son actif, et toujours la même communauté enthousiaste qui le suie à chaque nouveau projet (dont je fais partie, il faut bien l’avouer). À ce titre, il a bouclé sa collecte sur KissKissBangBang pour financer son album en à peine 48h, signe de cet engouement qui entoure ce personnage aussi mystérieux que talentueux. Pour vous en convaincre, il vous suffit d’écouter, « le temps est bon » et « Keeping Memory Alive », deux titres absolument somptueux, qui trouvent une place de choix dans « les indispensables » de notre Ipod.

Ce mix permet aussi de nous faire patienter jusqu’au 5 mai prochain, date de sortie du prochain album de Degiheugi, qui s’intitulera « Endless Smile » et qui risque de raisonner fort dans nos enceintes (et des vôtres). Affaire à suivre !

 

 

Showeb de printemps : Le cinéma de 2015

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[button size= »medium » url= »https://www.hurluberlu.fr/showeb-dautomne-recap/ » text= »Voir le récap de cette année pour les films de 2016″]

Récemment, je me suis rendu au showeb de printemps pour représenter Hurluberlu à l’ugc de Bercy Village dans le 12ème arrondissement de Paris. Toute une journée réservée pour les professionnels du web. Pour résumer rapidement l’événement, on a vu plein de bandes annonces, quelques extraits, des choses qu’on n’a pas le droit de vous parler parce que les Américains ont peur, Orelsan, Jamel Debbouze, François-Xavier Demaison, R2-D2 et prit des photos avec des Stormtroopers (les guerriers blancs dans Star Wars).

Qu’est ce qu’on en a retenu ? Sur la soixantaine de films présentés, voici une liste des films les plus intéressants, innovants, attendus, pour faire court, ceux qui ont retenu mon attention

We are your Friends :

Il y a quelques années, nous avions Projet X, récemment Spring breakers, en 2015, Studio Canal réunit, Justice pour la musique, Zac Efron et Emily Ratajkowski pour un film d’été. Le film suit une tournée de DJ avec toutes leurs histoires et leur représentations.

Adam Jones (titre va peut-être changer)

SND présente ici un film sur la gastronomie. On est d’accord, c’est pas ultra trippant mais John Wells, le réalisateur a réussi à réunir des grands noms comme Bradley Cooper, Sienna Miller, Omar Sy ou Jamie Dornan (n’en déplaise à certains). Le titre Adam Jones est provisoire et ne sera sans doute pas conserver. Adam Jones étant le nom du personnage principal qui sera incarné par Bradley Cooper.

Antigang : 

Cela faisait 5 ans qu’on attendait Jean Reno de nouveau dans un film de gangster, après L’Immortel, c’est dans Antigang que l’acteur français revient pour un film qui promet. Autour de Reno, de jeunes acteurs vont donner une dynamique très vivante pour un film qui se veut « fun ». L’action se déroule à Paris et ça c’est bien. On attend un film bien badass, avec un humour de conséquence et des scènes de fusillade à en faire pleurer les yeux les plus sensibles. A voir à partir du 19 Aout.

La résistance de l’air : 

Reda Kateb va se retrouver dans un bourbier avec La Résistance de l’air, ancien champion de tir, il va devoir tuer pour vivre et faire vivre sa famille, une situation complexe pour un film sombre, à voir ce que cela peut donner. En salles le 17 juin

Nos futurs : 

Pio Marmaï, Kyan Khojandi, entres autres pour une comédie qui n’aura rien de bien original sur le papier. D’anciens potes qui, 15 ans après, veulent refaire une soirée avec leurs connaissances. Ce qui m’a fait retenir ce film ? Kyan Khojandi, en grande partie et aussi l’extrait exposé qui montrait un humour un peu à part dans les comédies françaises récentes. Sortie cet été

Arès :

Encore une fois, Paris, mais des années plus tard cette fois ci. La France fait désormais partie des pays pauvres du monde, contrôlée par des entreprises plus rien ne semble pouvoir sauver le pays qui compte plus de 15 millions de chômeurs (on en est à moins de 3 500 000 actuellement, on est large). Mais le thème n’est pas là, ce film dit « d’anticipation » montre une facette encore plus sombre, le dopage est légal et le sport fétiche des français est un sport de combat que l’on peut comparer à l’UFC. Un sportif en bout de course est forcé de tester une drogue expérimental pour continuer son métier de combattant, le seul risque qu’il encourt ? La mort.

The Boy and The Beast

Un film d’animation tout bête de Hosada qui va mettre en scène un jeune garçon et « la bête » qui sera en quelques sortes son maître d’armes. Ce qui m’intrigue ? La présentation du réalisateur, Hosada a été présenté comme le successeur de Miyasaki, rien que ça, un sacré défi.

Heatwave

On ne va pas faire un article sur les sorties cinéma sans parler d’un film d’auteur. Heatwave, film psychologique sur un immigré en Grèce qui va subir la fourberie d’un policier ripoux, le contexte caniculaire va faire dévier le personnage principal qui va entrer dans une psychose que va vivre le spectateur.

Unfriended :

Film d’horreur sur les dangers d’internet. Une bande d’amis postent des photos de soirées qui vont causées le suicide d’une de leurs amies, lors de leur discussion fréquente sur internet, un inconnu présentée sous le nom de leur amie morte va causer la terreur dans la conversation. Pendant 1h30, vous ne verrez que l’écran de l’ordinateur et ce qui s’en suit. Un film très prenant et très innovant dans sa forme, qui a déjà séduit outre-Atlantique arrive en France en 2015.

Burn Burn Burn :

Une bonne comédie britannique pour changer de contexte, mélange assumé entre Thelma et Louise et quatre mariages pour un enterrement, ce film initiatique a tout pour faire rire, une intrigue (enfin un but) complètement décalé et le fait d’être anglais. Pour résumer, deux amies doivent réaliser les voeux testimoniaux de leur ami Dan, ces voeux vont amener les deux amies au quatre coins de l’Angleterre.

En parlant de décalage, la devise du film est : « Un film sur la vie, la mort et les tupperwares »

Vice versa : 

Deux films d’animation par Disney en une année, on ne dit pas non, comme souvent précédé d’un court métrage, celui qui sera avant Vice Versa n’est à manquer sous aucun prétexte, Lava, est un petit bijou. Sortie le 17 juin.

The Good dinosaur :

Le second Pixar de l’année, ce film d’animation que l’on va qualifier de lambda pour le moment, va se distinguer par la nouvelle technique d’animation utilisée qui se rapproche de plus en plus du photo réalisme. Sortie en salles le 25 novembre.

Les châteaux de sable : 

Un scénario très accrocheur, écrit au fil de la plume. Une romance touchante avec Emma de Caunes qui joue son rôle à la perfection et Yannick Rennier qui tient un rôle fait pour lui. Sortie le 1 Avril.

Hyena

The Jokers s’avoue radical, la prise de risque concernant Hyena va sans doute payer. Une intrigue digne des meilleures séries condensée dans un long métrage, entre police, alcool, gang et tout plein d’autres cliché du thriller banal, Hyena s’annonce violent, dur mais très prenant. Pour reprendre l’expression utilisé par les membres du film : « Le futur du thriller a un nom : Hyena », sortie le 6 Mai

Snow in Paradise :

Je vais pas m’étaler je vous offre la bande annonce

Les cow-boy :

Thomas Bidegain a offert l’un des meilleurs scénario de ces dernières années à Pathé. Dans l’Est de la France transformé en western, tout va bien pour François Damiens et sa communauté jusqu’à la disparation de sa fille Kelly. Le film traite de l’amour d’un père pour sa fille, Alain, le personnage joué par François Damiens, va mettre en péril tout ce qu’il avait acquis pour retrouver sa fille.

D’autres films intéressants mais pas assez et faut pas déconner la liste peut pas contenir 45 films :

Russel Crowe revient avec La Promesse d’une vie, son sixième film en tant que réalisateur. Après Pitch Perfect 1, Pitch Perfect 2 en 2015. De nombreux accidents ont lieu en montagne, Everest fait d’un véritable accident dans le mont éponyme un film. Le projet X à la française revient en 2015, Babysitting 2 est en tournage au Brésil. Manos Sucias, le film Colombien au summum du cliché vu qu’il parle de drogue, sauf que celui ci est tourné au coeur même du réseau de la drogue colombienne, et il est produit par Spike Lee. Ant-Man, un Marvel, au programme, des fourmis, de l’humour, des effets spéciaux et Michael Douglas. Enfin François-Xavier Demaison produit un film à la France 3 sur la fin de carrière d’un instituteur de village. Enfin les amateurs d’animés, de chansons qui restent dans la tête seront ravis du court-métrage sur la Reine des neiges qui sera diffusé avant Cendrillon à partir du 25 Mars.

La BD, « On fera avec »

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« On fera avec ». On fera avec la vie, on fera avec nos échecs, avec nos angoisses et nos remords. On fera avec nos rêves avortés, nos amours morts nés. On fera avec le regard des autres, l’incertitude et la lassitude. On fera avec la mort et le fardeau qu’elle laisse derrière elle.

On fera avec, Manu Larcenet, 1999 est une BD initiatique, à couper le souffle dont vous n’êtes pas prêt de vous lasser. Elle se lit en une demi heure mais vous vous surprendrez à remettre le nez dedans régulièrement.

Hurluberlu, j’ai décidé de l’appeler comme ça parce que Manu il lui a pas donné de nom à son petit bonhomme tout perdu. Bon. Hurluberlu se balade de case en case, et de déception en déception. On a un peu envie de le prendre sous son aile sauf que… « On fera avec », rappelle à quel point on est tous pareil. Et si vous êtes pas comme Manu, ni comme Hurluberlu, ça sert à rien de lire cette BD.

« La vie est compliquée. C’est toujours quand on croit qu’on est tout au fond du gouffre… qu’on est certain de ne pas pouvoir descendre plus bas… Qu’on aura beau s’agiter, l’existence ne pourra pas être plus pourrie…. C’est toujours à ce moment-là que ça empire ».

Avec beaucoup de dérision, Manu Larcenet connu pour son univers toujours entre la noirceur/la laideur du monde et son ironie, dépeint un univers enfantin, mais un peu dur quand même, dans « On fera avec ». On a tous envie de se retrouver dans ses bulles qui éclatent, on a aussi tous envie de leur échapper. Surtout.

Manu a de l’humour, aussi noir soit-il et il a des traits fins. Pas de couleurs. Ici, on est pas dans « Le combat ordinaire » ni dans les blast dans « Blast ». C’est un peu l’une de ses premières BD, ses premiers coups de crayons publiés au grand jour. On ne sait pas vraiment s’il les aime bien mais nous, on adore. Parce qu’On fera avec, est subtile et d’une immense fragilité. Parce qu’On fera avec, nous donne du vague à l’âme, certes. On se dit qu’on n’a pas fini de ramasser des coups dans les dents, que c’est un peu un cercle à l’infini, vicieux ou pas, ça dépend des jours. Ca dépend des gens qu’on croise.

Mais On fera avec apprend surtout à savoir rire de soi. C’est un peu tout ce qui se passe dans nos têtes à nous, nos tranches de vie. Aussi laborieuses et mélancoliques soient elles. Manu Larcenet nous donne un sourire un peu gêné, « putain, c’est vraiment moi ça… », mais peu importe. On peut lui dire merci parce qu’on a presque envie de s’accepter tel qu’on est après une lecture pareille.

« Globalement, on passe une grande partie de sa vie à souffrir. La souffrance du corps et de l’esprit. C’est vrai qu’il y a des moments magiques. Certains instants où on se sent étrangement plus proche de soi et de l’univers… Mais quand même, on doit souvent tout payer par la souffrance ».

Moi aussi, je veux être aventurière.

FIN.

(PS : Si tu veux te procurer la B.D à bon prix, c’est ICI)

Soko is sokute

Stéphanie Sokolinski est une chanteuse bordelaise, mais vous la connaissez sûrement mieux sous son nom de scène Soko. Si vous ne voyez toujours pas, il vous suffit d’écouter le tube qui l’a rendu célèbre I’ll Kill Her ou de savoir qu’elle a fait la première partie de M.I.A en 2007. Maintenant que vous avez situé le personnage, on peut continuer.

Elle a sorti le 2 mars dernier son deuxième album intitulé  My Dreams Dictate my Reality. Un petit bijou de 13 titres qui succède au très sombre I Thought I Was an Alien.  On retrouve dessus Who Where the Pants qui a fait l’objet d’un single ainsi que Monster Love en duo avec Ariel Pink qui est vraiment mon coup de cœur de cet album.

L’incroyable live de Soko

Soko était en France pour seulement trois dates à l’occasion de sa tournée européenne. Les trois villes chanceuses sont Lyon, Lille et Paris. C’est donc au Transbordeur que s’est arrêtée la bordelaise ce dimanche 15 mars. Un concert sold out. Des fans ravis, pour certains cela faisaient quelques années qu’ils attendaient de la voir.

Après une brillante première partie assurée par les lyonnais de Collection. Les lumières s’éteignent et les premières notes de la chanson qui a donné son nom à l’album débutent. S’en suivent une heure de rires quand elle fait monter des fans sur scène pour dire des poèmes avant d’entamer Bad Poetry, de pleurs quand elle chante seule avec sa guitare la très jolie Keaton Song.

Je ne saurais dire l’état dans lequel la plupart des gens étaient après ce concert. Pour ma part, c’est l’estomac noué que je suis sortie. Soko est une pile électrique mais fait en même temps passer tellement d’émotions par ses chansons et prend du temps pour chouchouter son public en lui proposant des câlins, des bisous et des photos après le concert. Nous savons que les artistes comme elle ne courent pas les rues donc quand il y en a il faut les garder précieusement.

La prostitution 2.0, mythe ou réalité?

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Pour Philippe Bouvard,  « La prostitution est une des rares professions qui soient demeurées très artisanales en dépit du progrès technique. Les prostituées sont des femmes qui ne demandent pas qu’on les invite à dîner avant de passer à un autre genre d’exercice. » Qu’en est-il de la prostitution 2.0?

La prostitution est dit on le plus vieux métier du monde, s’il est reconnu classiquement comme étant l’échange de relations sexuelles contre une rémunération, exercée par les femmes et consommée par les hommes, nous constatons qu’il évolue au gré des époques.

Nous retrouvons mention de l’existence de la profession de prostitués dès l’Antiquité, elle semblait déjà être au service de la société, que cela soit pour honorer des divinités dans la société grecque ou plus généralement dans la bonne cohésion de la communauté entière.

Saint Thomas d’Acquin estimait au XIIIe siècle que la prostitution était « nécessaire à la société comme les toilettes à une maison, car cela sent mauvais, mais sans elle(s), c’est partout dans la maison que cela sentirait mauvais« . Il semble donc encore que si la prostitution est tabou dans presque toutes les sociétés elle parvient toujours à survivre et à s’imposer comme inévitable.

En droit français, elle a pu récemment faire l’objet de controverse. Une loi a été adoptée par l’Assemblée nationale en 2013 visant à pénaliser les clients de la prostitution, mais cette loi face aux discordes qu’elle entraîna est encore en discussion au sénat et donc pas encore en vigueur. Pour faire simple, disons qu’actuellement dans notre société occidentale, la prostitution est tolérée en vertu du droit de disposer librement de son corps. Mais est réprimé :  le racolage « Salut bel inconnu, ça te dirait de passer du bon temps ? » et le proxénétisme, vous savez ces mecs au demeurant hyper accueillants, roulant dans de grosses voitures, raffolant des pompes en croco et de costume tout droit sorti de l’imaginaire du producteur de jeux vidéos : Rockstar Games et de sa légendaire franchise « Grand Theft Auto ».

Il demeure aussi que les acteurs de cette pratique n’ont pas tellement évolué avec les époques successives, le drame étant tout de même que la prostitution ne soit pas sur la voie de l’amélioration. Si on se réfère au rapport parlementaire d’information sur la prostitution en France réalisé en 2011, on s’aperçoit que 91% des prostitués en France sont étrangers, composés aux deux tiers de filles de l’Europe de l’Est et appartenant en majeure partie à des réseaux mafieux mondiaux.

Ne discutez donc pas de la chute du mur de Berlin avec Régine qui a derrière elle 35 ans d’ancienneté de trottoir et qui a vu chuter son CA de 70% à cause des Gorbatchev, Jean-Paul II et autres acteurs de la libéralisation du marché de la prostitution européenne…

Sont aussi touchés les mineurs, les étudiants et toute autre personne dans la précarité. On peut ajouter à cette longue liste, certains individus bien pensants, bien éduqués à la recherche d’une expérience sexuelle nouvelle.

La prostitution comme tout système économiquement très viable, s’est adaptée et a profité de l’éclatement de la bulle Internet pour muter et renouveler son offre grâce aux possibilités quasi illimitées permises par cette plateforme d’échange et de communication sans précédent.

Je vous propose de faire un petit tour d’horizon de ces nouveaux moyens de prostitution définitivement 2.0…

Prostitution 2.0: les petites annonces 


Élie Sémoun et Franck Dubosc les avaient déjà imaginés il y a quelques années, c’est désormais possible. À la manière de La Centrale pour revendre son épave ou le bon coin pour revendre ses cadeaux (moisis) de Noël, on a vu fleurir sur la toile des petites annonces assez suggestives.
Le site VivaStreet en est un principal acteur par le biais de sa rubrique « érotica ». On peut désormais librement entrer en contact avec Simone 65 ans, 80 kg, 85D, sulfureuse brune expérimentée.
Ce supermarché de la prostitution permet au client de choisir sa dame non à la lumière tamisée d’un lampadaire un soir pluvieux, mais grâce au rétroéclairage de l’écran de sa tablette tactile.

Simone quant à elle n’a plus besoin de se mouiller les soirs pluvieux ou d’être frigorifiée en hiver, elle peut ferrer le matou à distance, ordinateur sur les genoux confortablement installée devant les anges de la téléréalité. 

Le rôle du proxénète est ici bien plus éphémère, car madame peut travailler librement à la maison en bonne chef d’entreprise 2.0.
Si cela est assez individuel ont a aussi vu naître des systèmes beaucoup plus corporatistes.

Prostitution 2.0: L’agence professionnelle d’escorte 


Grâce à ces services, c’est la prostitution à porter de clic,  par l’interemédiaire de professionnelles et d’un réseau sans limites. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. D’abord, le service de Luxe où monsieur et madame sont recrutés sur présentation des relevés de notes de Master, tests de culture G, examens médicaux et critères physiques draconiens.

L’agence prend les choses en main : paiement sécurisé, mise à disposition du téléphone de service, réservation de chambres d’hôtel, étude approfondie du dossier client.
Aussi, clé en main où en quelques clics vous pourrez aller passer un séjour en montagne pour quelques milliers d’euros avec la femme dont vous rêvez (http://travel-lady.com/) …

Le client en un mail se voit aussitôt comblé, sans avoir à contacter Dodo La Saumur et ses plans foireux.

À côté de cela, on a aussi pu voir des systèmes plus low cost, le Facebook de la prostitution : Escort-Annonce, le site à la différence de Vivastreet, était taillé pour la cyberprostitution. La justice est parvenue à mettre un terme à ces pratiques en incriminant les gestionnaires du site internet pour proxénétisme.

La suppression et l’arrestation des auteurs de ce site ne sont que l’arbre qui cache la forêt, car les offres pullulent sur Internet via les moteurs de recherches habituelles. Dans ce domaine, il n’y a pas besoin d’aller sur le dark-web pour voir des offres de prostitution directement sur l’ordinateur de Marcel.

Prostitution 2.0: Le live Show 


Alors là, nous sommes sur le plus gros dossier de Spam qu’internet n’ait jamais connu. Mais derrière cette page qui s’ouvre « Loana 25 ans : « Bonjour, ça te dirait 12 nanas pour toi ce soir, nous sommes en chemin, donne nous juste ton digicode (ps : une photo recto/ verso de ta carte bancaire est nécessaire pour m’assurer de ton identité) »… Bref c’est grotesque, souvent mal traduit de l’anglais, ça fait peur et ça peut même calmer Kevin à l’habitude grand amateur de porno.

Toutefois, la pratique existe bel et bien derrière ces spams. En effet, certaines personnes ont recours à des systèmes comme Skype, pour tarifer  l’exhibition sexuelle. 

Aussi des sites sont spécialisés pour mettre à disposition de leurs clients des shows sexuels, ils regroupent différents intervenants sur une même et unique enseigne.

Des services en ligne tentent de faire le ménage, comme dernièrement Snapchat dans la limite du possible, mais cette pratique reste assez prolifique et utilisée.

« Peut-on empêcher l’homme d’être homme »

Il existe donc bel et bien un nouveau visage de la prostitution permise par l’usage du web. Hurluberlu toujours bien loin des polémiques diverses et variées vous laisse avec votre conscience et vos idées sur la question.

Mais en tout état de cause peut-on empêcher l’homme d’être homme ?

Si le métier de charron a disparu, c’est bien que l’homme n’a plus besoin de charrette, espérons qu’un jour il n’ait plus besoin de prostitués, en tout état de cause, si le métier existe toujours, c’est bien qu’il est nécessaire.

Il demeure qu’un équilibre doit être trouvé pour qu’il y ait une liberté d’activité, une liberté de disposer de son corps, une sécurité sanitaire, médicale et physique pour les praticiens comme pour la clientèle.

Il est vrai aussi qu’il semble que le meilleur moyen de diminuer cette pratique serait de lutter contre la précarité.

Quittons-nous sur plus de poésie:

https://www.youtube.com/watch?v=PpChUNCALmE&t=315

 Crédit photo: Thomas Hawk 

C’est maintenant que tu le découvres ? #1 Fyfe

Deux ans pour un album, Fyfe a mis le temps qu’il fallait pour produire 40 minutes de plaisir auditif. Le premier extrait de « Control« , le premier album de Fyfe, « St-Tropez » a vu le jour en Février 2013, et pourtant il a continué d’avancer dans l’anonymat le plus complet.

Paul Dixon, le natif de Londres n’est pas un néophyte du monde de la musique, du haut de ses 25 ans, il en est déjà à sa troisième production publique. En 2011, sous le nom de David’s Lyre, il sort un premier EP « In Arms » disponible encore aujourd’hui avec son premier album « Picture of the Youth » sorti en Février 2012 sur BANDCAMP.

Avant ceci, Paul Dixon avait signé chez un major label, après avoir était  révélé en faisant des cover d’artistes comme Ellie Goulding. Mais à peine un an après, en 2011, Fyfe redevient indépendant et se concentre sur le seul et unique album de David’s Lyre.

BON, Fyfe maintenant.

D’où Fyfe ? Dans une interview il explique que ce nom est un projet, il différencie ça d’un pseudonyme comme il avait avec David’s Lyre. Fyfe est une succession de productions avec un artiste en tête d’affiche. Ce n’est pas juste l’artiste, compris ? ( Bon lisez l’interview -> ICI)

Fyfe est internet. Tout commence par une chaîne YouTube, classique. Il poste ses morceaux, comme je le disais « St-Tropez » il y a maintenant deux ans. A l’heure actuelle, le 9 Mars, il culminait au nombre impressionnant de 3 253 abonnés ! Mais peu importe le nombre, il devrait grimper extrêmement rapidement durant l’année. Acclamé par les critiques, adoré par des artistes comme Childish Gambino et London Grammar, c’est le moment d’écouter et de découvrir pour ensuite pouvoir être détestable en disant d’un air supérieur : « C’est maintenant que tu le découvres ?« 

Fyfe aime la France, enfin il a intérêt, il a signé chez le label de musique français Believe Recordings qui produit également des artistes tels que Grand Corps Malade, Raggasonic ou Iggy Pop. Le label organise très souvent des rencontres entre ses artistes, l’occasion de voir de nombreuses productions innovantes, Fyfe a déjà réalisé un duo avec le rappeur Sneazzy (mais je ne mettrai pas le lien car le son est bof bof).

Parlons  de la musique de Fyfe maintenant

Il aime la musique, il s’inspire de nombreuses styles musicaux dont le rap, (d’où le duo avec Sneazzy) la folk ou encore David Bowie ( David Bowie n’est pas un style musical au cas où vous vous poseriez la question ). Il fait une musique que je vais qualifier de précise, tout est contrôlé ( Control, nom de l’album, tout s’explique, tout se rejoint, quel talent de rédaction ), le Sunday Times du 8 Mars fait un bilan de l’album qui convient à l’artiste, traduction approximative :

 

Control est le résultat d’un mélange, une succession de regards, des sons précis relatant ses productions d’enfance inspirés de la musique classique, ceci combiné avec un rythme R&B, des paroles faisant preuve d’une conscience de soi-même remarquable et la voix d’un ange blasé

Sous le nom de Fyfe, il a continué à faire des cover d’artistes mondialement connu, comme Kanye West :

L’album est comme on l’attendait, très agréable à écouter, pendant 40 minutes, Fyfe fait ce qu’il nous a déjà montré auparavant, c’est à dire de la qualité et une musique très addictive. Dans ce flux d’albums de qualité sortis récemment, Control de Fyfe a amplement sa place parmi les meilleurs albums de ce début d’année 2015.

Spotify propose même un commentaire audio de l’album l’artiste même. Il nous révèle les histoires de chaque morceaux, il s’agit d’histoires purement fictionnels ou de vraies expression de sentiments qu’il a vécu. On entend aussi qu’il est doté d’une voix très ennuyeuse lorsqu’il prend la parole.

On a hâte  que le Londonien revienne en France pour nous présenter son album. Il sera le 8 Avril au Point FMR à Paris.

En attendant, l’extrait préféré du rédacteur :

 

Les Vendredi te donnent leur playlist !

Les Vendredi sortent un nouvel EP !

Après leur premier EP Veneris Dies sorti l’année dernière, Charles et Pierre-Elie reviennent avec un format court à base de reworks envoûtants.  Sous les influences d’artistes comme Nø Førmat (Mamani Keita, Roce, Julia Sarr, Ballaké Sissoko) Vendredi nous proposent trois atmosphères, trois relectures feutrées mélangeant des samples glanés au gré des 10 ans d’aventures du label NO FORMAT, toutes connectées les unes aux autres par la vague électronique.

A l’occasion de la sortie du nouvel EP, (le 9 février dernier), les Vendredi ont voulu partager avec vous chers Hurluberlus une petite playlist qui leur tenait à cœur. Alors, après Le Prieur de la Marne, voyons voir ce qui se cache dans le iPod des 2 musicos.

 (Vous pouvez également retrouver la playlist en cliquant ICI pour éviter de changer de lecteurs à chaque fois)

1. Mndsgn – Camelblues


Beatmaker californien hyper productif qu’on aime particulièrement.

 

2. Jonwayne – Altitude

https://www.youtube.com/watch?v=LQ2rFivVDBQ&spfreload=10

Jonwayne est probablement l’un des meilleurs producteurs et rappeurs actuel. Quand tu veux pour une collab Johnny!

 

3. Illum Sphere – ‘Embryonic’ ft. Shadowbox

Ninja Tune a toujours de jolies perles à nous faire découvrir.

 

4. Clap! Clap! – Kuj Yato

Le mec est Italien… Comme quoi, il y a une vie après l’italo-disco!

 

5. DJ Rum – Undercoat

Une discographie en or, Djrum maîtrise parfaitement les changements d’univers au sein d’un même morceau.

 

6. Antigone – The Third From The Sun

L’instant Concrete 🙂 Le meilleur de la techno française.

 

7. Photay – No Sass

New-York Represent! Un track massif.

 

8. Flying Lotus Ft. Kendrick Lamar – Never Catch Me 

Un de nos artistes préférés et qui influence certainement notre musique.

 

9. Jan Jellinek – Them, Their

L’album « Loop-Finding-Jazz-Records » est une énorme pépite pour l’IDM. Une source d’inspiration que tout producteur doit s’approprier.

 

10. Crustation – flame (Mood II Swing borderline insanity dub mix)

Un peu de House Music dans ce monde de brutes.

 

11. FaltyDL – New Heaven

https://www.youtube.com/watch?v=XTIfvlcxRA4&index=2&list=PLYVGrDapR5IfEzMfhquNhXmVW-Onmhpes&spfreload=10

L’Angleterre au mieux de son expérimentation.

 

12. Untold – Kingdom

Comment passer à côté de R&S Records ou Hyper Dub sans parler d’Untold.

 

 

13. Kryptic Minds – Badman VIP

Londres, cette jungle urbaine!

 

14. Vendredi – Le Vide Et De La Lumière

Titre de notre premier EP « Veneris Dies ». Sans manager, on fait la promo nous mêmes!

 

Et petite cerise sur le gâteau : L’EP est sorti en digital et les 3 morceaux sont offerts pour célébrer les 10 ans de leur label No Format : (téléchargement gratuit ICI).

M comme Marcel – La procrastination

Depuis tout petit, je me comporte comme le lièvre dans la célèbre fable de Jean de Lafontaine : je sais qu’il faut « partir à point », pourtant,  je préfère « courir » et tout faire à la dernière minute. Je remets toujours au lendemain ce que j’aurais pu faire la veille, et j’ai une fâcheuse tendance à multiplier cette pratique chaque jour de l’année. Ce qui fait de moi un expert intergalactique de la procrastination.

1000 et 1 raisons d’aimer la procrastination

Tout le monde procrastine un petit peu suivant le rythme de sa vie et aussi des saisons. En hiver, lorsque le thermomètre affiche – 6°, on a moins envie d’aller porter ses pots de sauce Bolognaise (et ses bouteilles d’alcool vides) à la benne à verre que lorsque le temps est au beau fixe. Mais on en profite souvent pour fixer au mur les cadres qu’on a reçus à Noël ou pour réparer la chasse d’eau qui fuie. Dans mon cas particulier, si je ne vais pas à la benne à verre, je ne fais pas pour autant une des 10 000 tâches que je dois faire. Pire encore, je repousserai inlassablement la mission jusqu’au point de non-retour. C’est-à-dire que, concrètement, je vais attendre de ne plus pouvoir entrer dans mon appartement pour me décider d’emmener les différents cadavres qui forment un sanctuaire Inca devant ma porte ou carrément attendre patiemment le dégât des eaux pour réparer les w.c. (alors que je savais pertinemment que ça allait finir comme ça).

Parce que c’est ça la vraie procrastination, c’est de savoir que les conséquences minimes d’un incident à un instant T vont empirer diablement avec le temps mais de laisser dégénérer la situation.

Vous pouvez donc être rassurés si vous êtes du genre à laisser quelques assiettes salles sur votre rebord d’évier ou que vous laissez trainer l’envoi des photos de vos dernières vacances à vos potes qui les réclament pourtant toutes les deux semaines.

 Je suis un Marc Raquil en puissance en 2003, un Christophe Dominici virevoltant en 1999 contre la Nouvelle-Zélande, je suis le genre de gars qui veut créer l’exploit, quitte à prendre des risques complètement insensés.

Si la procrastination était un sport olympique, j’aurais toutes mes chances pour être en équipe de France. Plus qu’un défaut, c’est un mode de vie : celui de me prouver chaque jour que je vais arriver à faire toutes les choses que je dois faire avant le temps qui m’est imparti. C’est l’idée même de penser que je vais pouvoir combler mon retard accumulé pendant des mois en une seule journée, de plus décisive. 

Je suis un Marc Raquil en puissance en 2003, un Christophe Dominici virevoltant en 1999 contre la Nouvelle-Zélande, je suis le genre de gars qui veut créer l’exploit, quitte à prendre des risques complètement insensés. Alors, ça pourrait être la grande classe, le seul problème, c’est que je n’arrive jamais à tenir mon calendrier et que ce qui aurait pu être simple devient inlassablement compliqué.

En sport, il y a quelque chose que les journalistes sportifs aiment à appeler le Money Time. C’est le petit moment d’un match quelconque où la victoire va basculer d’un adversaire à l’autre. Je suis en permanence dans le Money Time sauf que je perds presque tout le temps mes matchs.

Cette règle s’applique à tous les moments de ma vie, en amour, comme dans mes études, comme d’ailleurs dans n’importe quel projet professionnel.

 Dernièrement, j’ai loupé un week-end à la montagne car j’ai pris idée de farter mes skis une demi-heure avant mon BlaBlaCar du samedi matin.

 

J’ai passé la plupart de mon temps à l’université à faire la fête sauf les quinze jours qui précédaient chaque partiel semestriel où je m’enfermais nuits et jours, parfois sans manger ni boire pour assimiler les quelques 1 500 pages que je devais maîtriser. Très souvent, cette technique m’emmenait au rattrapage où je devais revoir le programme d’une année entière pendant une petite semaine (alors que tous mes potes étaient en train de buller à la terrasse des cafés).

J’ai loupé des avions et un nombre incalculable de trains ou de covoiturage, en faisant des choses stupides que j’aurais dû faire avant. Dernièrement, j’ai loupé un week-end à la montagne, car j’ai pris idée de farter mes skis, une demi-heure avant mon BlaBlaCar du samedi matin.

Le pire de l’histoire c’est que, bien souvent, procrastiner me prend plus de temps que si j’avais réglé le problème initial directement. Il y a deux mois, j’ai cogné la porte de mon garage en revenant du foot. Au lieu de m’en occuper directement, je suis allé chercher la caisse à outils, j’ai démonté la serrure mais je ne l’ai jamais remontée, laissant la porte condamnée . Cela fait donc deux mois que je dois grimper par dessus la porte de mon garage pour y accéder, et que je dois tirer manuellement la poulie de la porte pour sortir ma voiture. Un vrai bonheur lorsqu’on est en costume et que l’on a un entretien pour un stage dans un cabinet assez prestigieux – c’est vrai que la compétence « bricoleur » et les traces de graisse noire sur le trench beige étaient souhaitées dans l’annonce.   

Il y a aussi cette fâcheuse tendance à emprunter des livres à tous mes amis pour qu’ils prennent la poussière pendant minimum un trimestre, encombrent mon salon, avant que finalement mes amis ne me les reprennent sans même que j’ai ouvert la première page.

D’ailleurs, en ce moment-même, je cours après la pendule comme le lapin d’Alice pour boucler le papier que je dois rendre à Hurluberlu (comme chaque semaine en fait) et je me dis qu’il faudrait vraiment que ça change.

Malheureusement, je pense que vu mon cas, il m’est impossible d’arrêter de procrastiner. Par contre je peux développer une procrastination structurée pour devenir un foudre de guerre de la « dernière minute » et ainsi acquérir un sens aigu, voire «ninja», de la gestion du temps en situation de crise. Enfin, je ferai ça demain mais «demain c’est loin» (pratique d’emprunter sa phrase de conclusion à IAM)

Bien à vous.

On a testé pour vous : Paris-Londres pour 12 euros

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La vie étudiante est porteuse d’un cruel paradoxe : l’envie de tout faire, de tout voir et le porte monnaie aussi vide que le cœur d’un terroriste.
Les quelques provisions faites pendant ta carrière estivale de plagiste auront été vite dilapidées en bière et T-shirts à messages parodiques.
Les lois arithmétiques terrestres font qu’une opportunité de voyage est plus probable de se déclarer lorsque tes poches sont vides. Conséquences de cet algorithme : une frustration maximum et un gâchis de temps à baver sur l’instagram de ton cousin Berlinois.

Les hurluberlus sont toujours prêts à faire tourner les bons plans. Alors quand on a entendu parler d’un Paris-London en car pour 12 euros, on s’est dit qu’un test de rigueur s’imposait!

Paris-Londres pour 12 euros, ça donne quoi ?

Charles et Camilla trouvant ce prix « ridiculously cheap »

20h : RDV à porte Maillot Une file de bus attendent leurs passagers. Sont scotchées sur une feuille A4 jaunie les destinations des navettes : Madrid, Prague, Barcelone, Amsterdam… Comme à l’aéroport, on rêve en lisant la multitude de destinations, sauf que là il n’y a ni checking, ni hôtesse, ni avion, ni aéroport.

20h15 : Pas évident de trouver un chauffeur assez aimable pour m’indiquer la localisation du bus à destination de Londres. Qu’importe, mon enthousiasme de me faire un weekend à moindre frais est plus fort que tout. Je m’imagine déjà faire le plein de rencontres pendant ce long trajet, dans une navette probablement pleine d’étudiants au goût du voyage prononcé.

20h18 : Je m’installe à bord et vérifie que mes denrées sont suffisantes pour passer outre-manche : une bouteille de Ginger Ale et un paquet de digestive, les comptes sont bons, larguez les amarres.

20h25 : Pour fêter la mise en route du moteur et le confort assuré de mon trajet de part l’absence de voisin, je m’enfile un premier biscuit, calant confortablement mes jambes sur les deux places que je me suis auto-attribuée.

20h26 : Le digestive a un petit gout de reviens-y, alors que j’en pioche un second, Suzy, anglaise de 48 ans et mère de famille dévouée, s’installe tout sourire à côté de moi, brisant à jamais l’ergonomie de mon voyage.

20h50 : Suzy n’a pas eu la délicatesse des gâteaux secs pour casser la croute. Au menu : salade chou-fleur mayonnaise, pringles onion sour cream. Le visuel de salade ne m’attire pas plus que ça mais les pringles constituent une réelle agression sonore et olfactive.

21h : La batterie de mon Smartphone décline dangereusement. Organisée comme je suis, mon chargeur n’est jamais loin. 5 minutes après le branchement, un message sur mon écran m’indique l’extinction imminente de mon téléphone et, au passage, la vétusté de la prise dans laquelle j’avais placé tout mes espoirs.

21h20 : Une fois son repas finit, Suzy se sent d’humeur bavarde, je le suis moins mais me soumets tant bien que mal à une biographie odeur crème oignon.

22h30 : Le bus s’arrête. Une partie des passagers se font extirper brusquement de leur sommeil comme l’atteste l’arrêt soudain du concert de ronflement.

22h31 : Pas de panique : pas de panne technique, il s’agit juste de l’arrêt à la douane. Tout le monde descend, il fait approximativement 2 degrés, et nous sommes contraints de faire la queue pour présenter nos passeports à deux agents. Je m’imagine le drame du distrait se rendant compte qu’il a oublié sa carte, à 22h30, dans un bled, dans le froid, après 2 heures de route en compagnie d’une Suzy.
Je regarde les gens se succéder en tendant leurs papiers aux deux policiers, aussi glaciaux que la météo locale. Un instant je me demande si je pars en weekend ou au goulag.

22h45 : Retour dans le bus, pour me réconforter de cette halte impromptue je continue ma consommation de digestives, je vois Suzy en mal de dessert loucher sur le paquet, je lui en propose un, elle en acceptera deux.

23h30 : Incroyable mais il semblerait que j’ai enfin trouvé une position, mi-fœtale mi-lotus, qui soit à peu prés confortable. Alors que Morphée me berce : deuxième arrêt.

23h45 : Toute groggy je me dirige vers le Ferry, je vois une joyeuse bande sortie d’un autre bus, courir vers l’entrée. Je ne comprends pas cet empressement, persuadée qu’il y a assez de place à bord et que le capitaine n’oserai jamais m’abandonner sur le quai.

00h00 : Après 5 tours du navire et la certitude qu’il ne reste aucune banquette digne de ce nom, je réalise que je paie mon manque de réactivité pour passer à l’abordage. Je croque un Digestive pour me consoler.

04h00 : L’ennui est mortel, trouver le sommeil : impossible. Je monte sur le pont pour m’en griller une. La mer est agitée, je tente tant bien que mal de protéger ma roulée du vent et de la pluie. Alors que je dois me résoudre à abandonner l’idée de fumer, j’ai comme l’impression que les éléments se liguent contre moi. Avant de me mettre à l’abri, je jette un regard furieux au ciel et me prend une dernière giclée d’eau dans la figure.

04h30 : Retour dans le bus, j’ai le réflexe con de croquer un Digestive. C’est le trop plein, ce qui était mon biscuit préféré me dégoutera à jamais à compter de cette date, je donne le reste du paquet à Suzy.

05h30 : Alors que nous arrivons à Londres, j’ai comme la sensation d’une gueule de bois. Pourtant mon Ginger Ale est garantie 100% sucre et 0% alcool.

06h30 : Arrivée à Londres, je veux un lit, vite, dans la ville qui ne dort jamais.

En payant 12 euros pour parcourir 500 KM et traverser une mer, il ne faut pas s’attendre à une prestation 4 étoiles et comme dirait nos amis québécois : on ne demande pas à un cheval de pondre un oeuf. En revanche ne sous-estimez jamais votre besoin de confort et la sensibilité de votre postérieur. Le deal du bus bat en matière de prix tout autre moyen de transport, mais c’est à vous de choisir, entre la bourse et les hémorroïdes!

50 nuances de Houellebecq

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Le gars, il a écrit un roman qui s’appelle Soumission. C’est marrant parce que quand on y pense, on est en plein dans la période de promotion du sadomasochisme, avec la sortie de Fifty Shades of Grey au cinéma. Mais rassurez-vous, tout ça n’a rien à voir avec le déballage érotique mal écrit d’une quarantenaire en pleine crise d’adolescence. N’attendez pas de moi que je vous fasse un résumé critique de ce film ; je ne pourrai pas être un bon juge parce que je suis un mec. Il a peut-être une chance d’être bien, à condition d’y aller les yeux bandés (cherchez les différents jeux de mots de cette phrase). Comme le film dure précisément 2h05, je me suis dit que ces 5 minutes superflues devaient être passionnantes ; et je n’ai pas été déçu : un splendide survol en planeur, piloté par Christian Grey, pendant qu’Anastasia tente en vain de se donner de la contenance en faisant semblant d’être malade. Je vous le donne en mille : paysage absolument magnifique ! Le reste du film est comme une répétition laborieuse. Ce film m’a permis de me rendre compte que les aiguilles de ma montre étaient fluorescentes ! C’est déjà ça de gagné.

Soumission est donc le dernier roman polémique de Michel Houellebecq. En fait Houellebecq, c’est un peu le mal aimé de la littérature française, puisqu’il vend autant (sinon plus) de livres à l’étranger que dans son propre pays. Il en a tellement eu marre qu’il s’est même exilé en Irlande ; bon, il parait que c’est pour des soucis fiscaux mais je continue de croire en la poésie de l’homme qui refuse son environnement et qui s’enfuit en pleine nature. Genre Into the Wild mais en plus riche. Un mythe devenu cliché, mais tout de même assez stylé. Pourquoi les gens attirants sont toujours ceux qui font le plus de controverse ?

« Houellebecq reste quand même un des grands auteur français à l’heure actuelle. »

Bref. Revenons à nos moutons. Soumission c’est donc une sorte de futur imaginé, dans lequel Houellebecq se projette. Le nouveau président français est issu d’un mouvement politique appelé : La Fraternité Musulmane. Alors on pourra dire ce qu’on veut sur la pertinence d’un tel sujet aujourd’hui ; seulement, on parle de littérature ici. Contrairement à la tonne de critique qui s’efforce de se donner une contenance, j’ai fait des études littéraires et pas Science Po (oui, c’était par choix). Et Houellebecq reste quand même un des grands auteur français à l’heure actuelle. Je veux dire, un vrai auteur. Un mec qui bosse son écriture, qui réfléchit à ce qu’il fait. Qui propose des nouvelles choses. Et qui écrit de la poésie en plus de tout ça : quel autre écrivain d’aujourd’hui possède son anthologie poétique éditée ? Chantée par Jean-Louis Aubert ? Personne. Parce que ce gars-là a une vision assez sensée de tout ce qui se passe en France, et ce qui fait chier tout le monde c’est qu’il l’écrit haut et fort.

Oui c’est vrai que le mec divise pas mal, et soit on adhère, soit on est hermétique. C’est déjà un bon point, dans une époque où on passe notre temps à dire « Je m’en fous ! ». « – Tu vas arriver en retard – Je m’en tape ! », « – Elle va dire quoi ta mère ? – Je m’en tape ! », « – Pose cette manette et viens manger ! – Je m’en tape à fond ! ». Plus sérieusement, j’ai deux auteurs fétiches : Simon Liberati (ici notre article sur Simon Liberati), dont je parlerai un jour ; et Houellebecq. J’aime les choses de mon temps et Balzac m’emmerde au plus haut point, je sais, c’est pas correct ; mais comme dirait un pote à moi : Je m’en tape.

« C’est peut-être aussi le moment de se mettre à jour, et de rentrer de plein pied dans le monde d’aujourd’hui. »

(Source photo : Les 4 vérités)

Les 60 premières pages du livre sont les plus réussies que j’ai pu lire depuis 2013 (depuis Dans la solitude des champs de coton de Koltès en fait). Et vraiment, rien que pour ça, ça vaut le détour. C’est peut-être aussi le moment de se mettre à jour, et de rentrer de plein pied dans le monde d’aujourd’hui. Faire connaissance avec Houellebecq se fait par différentes petites étapes, presque comme une danse : on s’y intéresse, puis on le met de côté, on y retourne et ça nous plait, après on le hait. Mais au fond, regardez une photo de ce pauvre mec, moqué par les journalistes ignorants et dépourvus de toute sensibilité poétique, et dites-vous que son oeuvre est beaucoup plus colorée et optimiste que ce gars, avec sa clope et son pull gris effilé.

On devrait jamais critiquer un livre juste sur l’opinion qu’on se fait de son auteur, mais bel et bien en lisant son texte ; un peu comme The Voice mais version littérature quoi. « This is The Book ! ».

Si vous désirez lire le fameux livre Soumission de Houellebecq, on vous invite à cliquez ICI !

J’avoue, je boycotte Birdman

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Et j’ai une bonne raison !  

 

Voilà, c’est dit. Je fais la sourde oreille dans les dîners, je hausse les épaules quand on me demande ce que j’en pense, je détourne les yeux des affiches. Bref, je boycotte Birdman. Et je vous avoue que c’est loin d’être facile vu que c’est le sujet de conversation culturel incontournable de ces dernières semaines après la 87e cérémonie des Oscars qui s’est avérée être relativement intéressante (merci Neil).

Pourquoi tant de haine, me direz-vous ? Détrompez-vous tout de suite, ce film est un chef-d’œuvre, loin de moi l’idée de le nier. Mais dans le combat de David contre Goliath, j’ai toujours eu un faible pour David. Vous êtes en train de deviner le fond de ma pensée. Oui, je m’attendais au sacre de Richard Linklater pour son travail sur Boyhood.

Comparer les deux films est très difficile à mes yeux puisque je considère Boyhood comme un exercice totalement inédit et unique – à l’exception de la trilogie Before Sunrise, Before Sunset et Before Midnight, toujours de l’excellent Linklater, qui nous racontait l’histoire d’un couple avec 9 ans d’intervalle entre chaque film. Il n’est pas vraiment question de considérer Boyhood comme meilleur que Birdman, ce dernier étant, je le répète, un excellent film. Mais le bijou de finesse qu’est Boyhood méritait à mon avis mieux que l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Patricia Arquette (extraordinaire par ailleurs).

On a déjà beaucoup parlé de ce film et de son concept si particulier et si vous ne l’avez pas déjà vu, courez-y. Si vous avez vécu dans une grotte au cours des quatre ou cinq derniers mois, voici une piqûre de rappel. Le réalisateur, Richard Linklater donc, a tourné pendant douze ans le même film, en organisant des périodes de tournage de trois jours par an, pour élaborer la chronique d’une famille américaine à travers le regard d’un enfant, Mason (excellent et totalement inconnu Ellar Coltrane).

On observe donc les personnages grandir, vieillir littéralement. Mason a 6 ans au début du film, ses parents viennent de divorcer et sa mère se retrouve seule avec sa sœur et lui. Au fil des années, le spectateur le voit mûrir, subir les beaux-pères successifs (et calamiteux), devenir un jeune adulte plein de promesses. Et autour de lui gravitent son père, au début géniteur légèrement irresponsable qui se mue en chef de famille, sa sœur, qu’on a plaisir à observer pendant les années de gloire de Britney Spears, et une galerie de personnages secondaires attachants et terriblement réalistes. On s’amuse également de voir avec quel talent Linklater a su capturer des moments emblématiques de la dernière décennie, la première GameBoy, le premier Mac.

Et on ressort de ce film ravissant en se disant que Richard Linklater nous a offert 166 minutes extraordinaires grâce à un travail de longue haleine que nul autre n’avait envisagé auparavant. Iñárritu est-il moins méritant ? Non, mais on est en droit de regretter qu’un film produit par Fox Searchlight Pictures et donc par 21st Century Fox ait le dessus sur un film indépendant produit par la société du réalisateur. Mais quand on s’intéresse de près à la mécanique des Oscars, l’issue des votes n’est pas si surprenante.

Découvrez Boyhood ici et Birdman là

PS : Si tu es d’accord, partage en cliquant ci-dessous et levons un boycott ensemble !

Devenez assistant du PDG d’Adecco France pendant un mois

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On le sait, il est parfois difficile pour un jeune de trouver un emploi ou un stage sans expérience (le petit Marcel en a fait les frais récemment). Pour lutter contre cette spirale infernale, la première société d’intérim française propose le meilleur CDD du monde: devenir assistant du PDG d’Adecco pendant un mois.

Devenez assistant d’Alain Dehaze pendant un mois

Une belle initiative qui permettra à un(e) jeune hurluberlu(e) de partager la vie d’Alain Dehaze, le président du Groupe Adecco France,pendant un mois, du 21 juin au 22 juillet 2015, avec une rémunération de 7 000 euros.

Bien loin de la galère des jobs d’étés alimentaires, vous aurez la chance de partager la vie d’un décisionnaire d’entreprise (et de financer un tour du monde ou une année d’étude).

Si l’on sent bien le gros coup de communication d’Adecco, on peut aussi saluer cette initiative, qui vise à mettre en lumière le talent de la jeunesse française.

Alors, si vous avez l’âme d’un entrepreneur, et que vous souhaitez vivre le meilleur stage de votre vie, armez-vous d’originalité et postulez dès à présent en suivant le lien: ICI.   

Cinéma – Le programme des super-héros Marvel

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Aujourd’hui de nombreux super-héros de l’univers Marvel se partagent l’écran. Chaque année nous avons le droit à plusieurs films de types en costumes moulants et c’est toujours un plaisir de découvrir ou redécouvrir nos héros préférés de quand on était petit et qu’on se pissait dessus après avoir regardé la trilogie du samedi soir. Cependant entre Spiderman, les Quatre Fantastiques, les Avengers, les X-Men, les Gardiens de la Galaxie, le milieu des salles obscures est devenu un sacré bordel pour s’y retrouver.

Pourquoi Iron Man et ses copains ont-ils formé une équipe sans recruter l’Homme-Araignée ou Wolverine ou le type qui joue dans Parks and Recreation (je parle de Chris Pratt wesh) ? Pourquoi retrouve t-on Quicksilver dans le dernier X-Men mais aussi dans le prochain Avengers ? Hein pourquoi ?

Laissez moi répondre à ces questions en vous guidant à travers cette pompe à fric ce magnifique univers qui enchante les petits comme les grands.

Qui a les droits cinématographiques ?

Homme de fer et capitaine amérique sont des brelles à pierre-feuille-ciseaux.

Dans ce biz, tous les héros Marvel se regroupent sous la coupe de trois sociétés de production:

20th Century Fox détient les droits sur les X-Men et les Quatre Fantastiques. Grâce à eux, nous avons eu le droit à des films comme X-Men, et les Quatre Fantastiques. #meilleurrédac

Sony possède les droits sur Spiderman et son univers. Ainsi nous avons eu d’abord une première trilogie réalisée par Sam Raimi et un Tobey Maguire dans le rôle de l’Araignée. Ensuite, comme ses droits sur ce héros allaient expirer, Sony le hérisson s’est dit qu’il allait rebooter sa box de merde la franchise, donner un nouveau souffle à Spidey tout en surfant sur la vague de popularité de son rival Marvel Studios. Ainsi naquit The Amazing Spiderman de Marc Webb avec Andrew Garfield le filou.

– Tout le reste des héros est détenu par Marvel Studios (racheté par Disney toi même tu le sais). Donc Iron Man, Captain America, Hulk, Thor, StarLord, Thanos, Rocket Raccoon, sont à même, un jour, de partager  l’écran dans un même film. Oh wait…

Le programme des années à venir.

Putain de soirée hier.

Sur les cinq prochaines années, c’est environ un vingtaine de films de super-héros Marvel qui sont prévus en salles,  20/5 = 4, donc ça fait 4 films par an ! Comme la liste est un peu longue, je vais me pencher sur les prochaines sorties et les plus intéressantes.

2015

Avengers l’Ère d’Ultron (Marvel Studios): la suite du premier, avec un nouveau méchant robot, de nouveaux héros et un Quicksilver qui n’est pas le même que dans X-Men Days of future past.

Ant-Man (Marvel Studios): un nouveau héros franchement stylé, avec un film espérons le, dans la même lignée que Les Gardiens de la Galaxie, c’est à dire, drôle, mouvementé et rafraîchissant.

Fantastic Four (Fox): un reboot de la franchise, donc sans Jessica Alba, et avec une Torche Humaine noire, pour être sûr de faire un démarrage de merde au box-office.

2016

Deadpool (Fox): le seul héros qui franchit le 4e mur est de retour après son court passage dans la bouze X-Men Origins Wolverine, mais avec son propre film, apparemment toujours joué par Ryan Reynolds. J’espère que ce sera aussi déjanté que le comics.

Captain America Civil War (Marvel Studios): la guerre civile voit s’affronter tous les super-héros de la Terre dans un face-à-face entre Iron Man et Captain America. Civil War au cinéma risque d’être un sacré défi car même si pas mal de héros secondaires non-introduits peuvent sauter, des personnages comme Red Richards ou Spiderman sont importants dans l’intrigue. Récemment, Sony et Marvel Studios ont trouvé un accord pour intégrer l’Araignée dans les Avengers, mais il est peu probable qu’elle apparaisse dans cet opus. Tristesse.

X-Men Apocalypse (Fox): le plus fort de tous les mutants affronte les gentils. Du lourd.

Docteur Strange (Marvel Studios): joué par Benedict Cumberb(i)atch, le plus grand magicien de la Terre affronte Gandalf le gris, Dumbledore le vieux et les soeurs Halliwell.

2017/2018/2019

Le club de culturisme vous accueille du lundi au samedi.

Ensuite, nous aurons l’honneur de voir le X-Men Gambit, The Wolverine 2, les Quatre Fantastiques 2, Les Gardiens de la Galaxie 2, le reboot de Spiderman pour intégrer les Avengers, Thor:Ragnarok, Black Panther, Captain Marvel, les Inhumains, les Sinister Six et même un film sur Venom !

Cette période verra surtout les sorties des deux films Avengers : Infinity Wars Part 1 et Part 2 et qui mettront en scène les Guardians of the Galaxie, Thanos, et les Avengers ! Prions pour que Spidey, les Quatre Fantastiques, les X-Men et le Club Dorothée soient intégrés.

Voilà pour le programme sacrément chargé des super-héros Marvel au cinéma. Maintenant toute la difficulté est de rendre cohérent cet univers, tout en plaisant autant aux fans de comics qu’aux amateurs de supers-héros.

La prochaine fois je vous parlerais de l’univers DC au cinéma, c’est moins le bordel et ça promet tout autant de vous faire mouiller le slip.

Bisous.

Les disques du mois de février (et plus si affinité)

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Le mois de février touche déjà à sa fin, un mois où l’on a eu l’occasion d’écouter beaucoup de musique blotti au fond de notre canapé avec un verre de scotch et Dostoïevski en guise de compagnie, pour lutter contre la froideur hivernale.

Un mois qui fut riche en actualité musicale, avec notamment le retour de Björk sur le devant de la scène et la surprenante reformation du mythique groupe Blur (avec un album annoncé pour le 27 avril prochain). Ce mois de février fut aussi celui de Roxy Music, puisque les deux fondateurs du groupe y sont allés de leurs albums.

D’un côté Brian Eno a sorti de ces cartons, des petits bijoux instrumentaux du début des années 90.  De l’autre Bryan Ferry, qui, revitalisé comme un enfant, depuis sa collaboration avec Todd Terje, a livré un autoportrait sonore, composé de ses meilleurs morceaux de sa carrière. Avec cet énième album,  Bryan Ferry montre qu’il est un des grands fauves du rock, un chanteur, musicien et performeur hors pair, sûrement l’un des plus grands, avec Bowie.

Les disques du mois de février, Rone et Panda Bear

Mais ce mois de février fut surtout celui de Rone et de Panda Bear, deux musiciens atypiques, dont leur différence n’a d’égale que leur talent.

Le voyage lunaire de Rone

C’était le dimanche 12 mai 2013,  le festival des Nuits Sonores livrait sa dernière bataille dans la pénombre des usines Brossettes. Le dernier artiste de la soirée, s’appelait Rone et il venait défendre son deuxième album Tohu Bohu, sorti quelques mois plus tôt. Devant les quelques 45 000 personnes réunies ce soir là, il livra une prestation incroyable, retournant son auditoire, dans une cohue presque surréaliste, au son de Bye Bye Macadam.

Ce soir-là, Lyon avait eu la confirmation que Rone était bien plus qu’un DJ, c’était un artiste singulier à l’imagination débordante.

Depuis ce fameux concert, de l’eau a coulé sous les ponts,  Rone a acquis le statut de « prodige de l’électronique français », et s’est fait beaucoup de nouveaux amis.

Etienne Daho notamment, qui lui a demandé de remixer «En surface», morceau de son dernier album, The National qu’il a épaulé sur l’album Trouble Will Find Me ou Jean-Michel Jarre, qui a choisi deux des titres du jeune homme pour une compilation.

C’est donc avec un engouement certain qu’est sorti « Creatures », le troisième album de Rone.

Ces créatures, ce sont ses petits démons intérieurs, bons ou mauvais, celles également d’un brillant casting d’intervenants extérieurs : Etienne Daho (encore lui), François Marry (Frànçois And The Atlas Mountains), Gaspar Claus, Bachar Mar-Khalifé, Bryce Dessner de The National ou le trompettiste Toshinori Kondo ont notamment participé à la naissance de ces morceaux en forme de golems sonores. Parce que Rone a ouvert son disque aux quatre vents et à toutes les latitudes, parce qu’il semble avoir réussi, techniquement comme mentalement, à lâcher sans réserve la bride de sa riche imagination, Creatures fourmille d’une vie étonnante.

Rone est de nouveau à l’affiche des Nuits Sonores, et on l’on suppose que comme un passeur , il clôturera le festival avec « Sing Song« , morceau lunaire, qui fait écho à « Bye Bye Macadam ».

L’histoire n’est donc pas près de s’arrêter…

On vous invite d’ailleurs à soutenir l’artiste en vous procurant l’album Creatures en cliquant ICI.

Panda Bear au sommet des cimes.

Jusque là, Noah Lennox, alias Panda Bear, était plus connue pour sa collaboration, avec les Daft Punk,  sur le titre Doin’it right, que pour ses projets solos.

Mais ça, c’était avant son dernier album «  Panda Bear Meets The Grim Reaper ». Un album aussi surprenant qu’éclectique, où Noah, raconte sa peur de la mort au travers d’un voyage auditif.

Je sais dit comme ça, c’est surprenant, mais après plusieurs écoutes, ce disque (chaudement recommandé par mon frère) c’est révélé être une pure merveille de créativité.

Plus austère et plus solennel que Personn Pitch et Tomboy, sorti respectivement en 2007 et 2011, « Panda Bear  meet the Grimp Reap » est un des très grands disques de ce début d’année.

Il vous suffira d’écouter « Boys Latin » ou « Mr Noha » pour vous en convaincre.

Dans la boite à musique d’Hurluberlu

Pour conclure, ce week-end musical, après le mix de Make The Girl Dance, on vous laisse avec notre playlist électronique de février. Une sélection purement subjective, de ce qui a tourné sur notre Souncloud le mois dernier, avec entre autres, un énorme remix de Nicolas Jaar, une belle reprise d’ELEPHANZ,  une nouvelle production de Mozambo, une bonne tranche d’amour distillée par le Prieur de la Marne et le retour sur le devant de la scène, du cultissime Degiheugi (dont on sera amené à vous reparler très bientôt).