La dé-libération de Pacadis

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Alain Pacadis. Ça vous dit rien ? Bon…

On est en plein milieu des années 70. Les années 80 arrivent à grands pas, et au fond d’une boite de nuit parisienne, un mec est assis et regarde la foule qui se déhanche autour de lui. Ils écoutent une toute nouvelle musique, qui sera la bande-son des noctambules pendant de nombreuses années : le démarrage de ce qu’on appelle déjà la « House Music ». Un mélange parfaitement dosé de funk, de disco et de musique électronique. Tout le monde danse, consomme, et la nuit se passe comme ça ; la prochaine est une occasion de recommencer. Le mec assis prend des notes sur eux, jusqu’au petit matin ; il passe la nuit à discuter, faire des interviews, prendre de la drogue. Le lendemain, il retranscrit tout ce qu’il a vu, dans sa chronique de Libération intitulée Whiteflash. On dirait un nom pour un tube de dentifrice, mais croyez-moi dans ces années-là, c’était quelque chose de beaucoup plus stylé.

« À l’époque donc, la culture avait une énorme place dans les journaux. »

À l’époque, Libé est un journal de gauche. Comme aujourd’hui me direz-vous. Et je vous répondrais qu’un débat peut être lancé. Mais ce n’est pas le sujet. À l’époque donc, la culture avait une énorme place dans les journaux. Les expositions, les portraits d’auteurs, de peintres ; les meilleurs pages des romans à venir, les critiques de projections privées. Je suppose que pour le théâtre c’était valable aussi. La mode musicale se résumait à l’émergence de plus en plus concrète d’une scène rock et de toutes ses nuances les plus sombres : punk, métal et j’en passe. Les représentants, alors inconnus, de cette musique étaient des gens comme Le Velvet Underground (avec un certain Lou Reed), The Stooges (avec un certain Iggy Pop), Les New-Yorks Dolls (avec une certaine j’ai pas d’exemple). Le journal sait qu’il faut rendre compte de cette émergence toute nouvelle, que personne ne semble réellement connaitre. Un petit gars, prénommé Alain Pacadis, jouera ce rôle de reporter entre les entrailles des salles de concert, et le commun des mortels. Il vit déjà au milieu de cette foule si particulière, en connait les codes et a déjà ses entrées dans le milieu. Du coup, tout est plus simple pour lui.

« Il aura l’occasion de côtoyer […] des gens comme Andy Warhol, Serge Gainsbourg ou Iggy Pop en personne »

Journaliste musical, cinéma, littéraire, et aussi inventeur de la chronique mondaine moderne (c’est dur à dire à l’oral ça !), il rapporte chaque jour ou presque (des fois il est incapable d’écrire une seule page tellement son état laisse à désirer) des moments capturés dans la capitale et ses lieux les plus emblématiques. Pas une soirée ne lui échappe ; ni aucune célébrité : il aura l’occasion de côtoyer et même de nouer des amitiés sincères avec des gens comme Andy Warhol, Serge Gainsbourg ou Iggy Pop en personne. Cette position lui donne certains avantages, comme avoir des interviews complètement inédites ; ses confessions font de lui un personnage important des nuits parisiennes dans les années 70 – 80.

Pourtant, Alain va mal, très mal, au fond de lui, depuis de nombreuses années.

Le décalage horaire qu’il s’inflige dans sa vie n’est pas volontaire. Lorsqu’il est encore jeune, sa mère se suicide, en lui donnant l’opportunité de plonger dans l’alcool et la drogue ; il part même en voyage faire la célèbre « Route de l’opium », qui l’emmène jusqu’aux portes de l’Orient. Une logique autodestructrice en somme. Son apparence négligée n’arrange rien ; parfois, il se hisse au rang de dandy, soucieux de son apparence. Au fur et à mesure que sa vie avance, sans prendre de recul sur son train de vie, il se préoccupe de moins en moins de sa santé physique (et bien évidemment mentale), et sombre peu à peu dans la grande dépression, ce tourbillon qui emporte les fous et les génies.

« Il ouvre la porte de chez lui, s’affale sur le sol froid de l’appartement. »

Un soir comme les autres, ou presque, il se pointe au Palace, et on lui refuse l’entrée. Il ne comprend pas ; il explique au videur, qu’il connait très bien, que le nouveau patron ne veut plus de lui. Il reprend un taxi pour rentrer chez lui ; son porte-feuille est vide. Altercation verbale, quasi physique. Il ouvre la porte de chez lui, s’affale sur le sol froid de l’appartement. Il trouve la force de dire à sa compagne (un transsexuel dénommé « Dinah ») : « Si tu m’aimes, tues-moi. » L’amour pousse aux pulsions les plus folles. Il s’éteint en 1986. Il laisse derrière lui un bouquin (désormais introuvable), une relique intitulée : Un jeune homme chic, édité par les éditions Sagittaire. Si vous en trouvez un, sachez que ça vaut dans les 350/400 euros, selon les années. De temps en temps, il est bon de rendre hommage aux poètes, car bien que journaliste, sa culture avait une étendue assez folle : étudiant en histoire de l’art pendant sa jeunesse, il citait volontiers Baudelaire ou Rimbaud dans ses articles. Une très belle plume, en plus du personnage atypique.

Nicole Trunfio – La fille du mois #11

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Avez-vous déjà fait connaissance avec la belle Nicole Trunfio ?

Non ? Alors laissez moi vous la présenter : Nicole Trunfio est une Australienne née le 16 Mars 1986 et c’est notre onzième fille du mois ! On l’a choisie car elle sera en couverture du magazine Elle Australie de Juin avec une photo qui fait jaser, où l’on voit la mannequin sein nue allaitant son bébé.

Mai 2015 avec Nicole Trunfio

Nicole Trunfio s’est fait connaitre à la télévision en 2002 en participant mais aussi en remportant la 3ème saison de l’émission Supermodel ! On notera également qu’elle finira à la seconde place pour l’émission Supermodel of the World. Sachant que la top place sera remporté par Dari Maximova, je pense que notre belle Nicole la méritait amplement …

On passe rapidement sur sa carrière, mannequin pour les plus grandes marques : (Chanel, Dolce & Gabbana, Versace, Christian Dior, Gucci, Roberto Cavalli). Elle a déjà fait des campagnes pour Karl Lagerfeld, D & G, Sonia Rykiel, Lacoste, Sisley, Anne Taylor, Guess. Et pour ses shooting, ce sont Richard Avedon, Terry Richardson, Patrick Demarchilier, Steven Klein, Peter Lindbergh, Greg Kadel, Melvin Sokosky ou encore Russel James qui ont défilé derrière l’objectif.

Encore très présente sur les plateaux télé Nicole Trunfio touche aussi au cinéma comme avec le film Two Fists, One heart dans lequel elle joue le rôle de Jessica, la belle tentatrice Italienne.

Mais comme dit plus haut, c’est cette une pour le magazine Elle Australie qui lui vaut sa place dans les rangs des filles du mois d’Hurluberlu !!

D’après la petite histoire, ce cliché n’était en rien prévu. Nicole Trunfio était venue poser en studio accompagnée de son fils Zion mais au milieu du shooting, la jeune maman depuis janvier a du faire une pause afin de nourrir son bébé. C’est là que la rédac en chef de Elle Australie et Nicole se sont dit qu’elle pourraient immortaliser ce moment puissant. Justine Cullen (la rédac chef) a ensuite décidé de sortir deux couvertures : celle ci-dessus sein nue pour les abonnés et celle ci-dessous : toujours avec son fils mais la poitrine recouverte pour les kiosques.

Quoiqu’il en soit, la première couverture a été très bien reçue et partagée des milliers de fois. Les femmes ont soutenue mais aussi félicité le média pour cette belle iniative à tel point que certaines ont pointé du doigt le fait d’avoir imprimé deux couvertures différentes. Selon elles, ce n’est pas acceptable car cela ne faisait que renforcer l’idée que l’allaitement devait être caché. Justine Cullen a alors publié un communiqué sur le site internet de Elle dans lequel elle explique qu’elle a fait le choix de faire deux couvertures distinctes non pas parce que l’allaitement en lui même était choquant mais parceque voir une femme allaitant en couverture d’un magazine de mode pouvait l’être.

Quand à Nicole, elle a déclaré que « il n’y a rien de plus puissant et de plus beau que la maternité. La dernière chose dont j’ai envie c’est que ce cliché devienne une controverse, donc, s’il vous plait, prenez-le pour ce qu’il est, il faut rendre l’allaitement normal. Il n’y a rien de pire qu’une mère qui est jugée pour nourrir son enfant affamé en public. Je suis tellement fière de cette couverture et de ce qu’elle signifie ». 

Alors quand on vous disait qu’elle méritait sa place ….

Voir les autres Filles du mois ici

Pourquoi devrait-on tous jouer aux jeux de rôle?

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Donjon & Dragon présentera sa V5 dès le 15 juillet, à l’occasion de son 40ème anniversaire.

Pillars of Eternity connait un franc succès en renouant avec les fondamentaux du jeu de rôle sur PC.

Vous ne comprenez pas un traître mot de ce que je viens d’écrire ? C’est que le monde du jeu de rôle vous est alors étranger. Et c’est bien dommage, car n’importe quel joueur de jeux de rôle vous affirmera, fébrile, l’œil brillant, les lèvres écumantes, que la découverte du jeu de rôle à littéralement changé sa vie.

En tout cas, moi, joueur de jeux de rôle de longue date, je vous le dis.

Comment définir le joueur de jeux de rôle?

Les plus réducteurs affirmeront que c’est un sous-genre relevant de la catégorie « geek », caractérisé par son addiction aigüe pour les jeux où on tape des monstres, son amour pour les endroits obscurs et son goût pour le death metal.

Bien que certains correspondent plus ou moins à ce grossier stéréotype, que j’ai d’ailleurs TROP souvent entendu, celui-ci est vraiment loin de refléter l’essence même du personnage. La communauté des adeptes du jeu de rôle regroupe des individus aussi divers dans leurs origines, milieux et passions, que nombreux. Certains sont en école d’architecture, d’autres en fac de droit. Certains sont intermittents du spectacle et d’autres sont bibliothécaires…

Oui, au fond de chacun d’entre nous se cache un rôliste qui s’ignore.

Le joueur de jeux de rôle est un un éternel rêveur

Et oui, les filles aussi aiment les jeux de rôle.

Avant toute chose, le rôliste est animé par un profond désir d’évasion. Le jeu de rôle est une sorte de portail vers d’autres mondes plus variés les uns que les autres ou le fantastique épouse l’épique. Il rêve de grandeur, d’horreur, de quêtes nobles ou de conquêtes barbares et le jeu lui permet de voyager dans les tréfonds incommensurables de son imagination.

Que l’on affectionne les univers relevant du style Donjon et Dragon le plus pur (cf. Seigneur des Anneaux : œuvre fondatrice en la matière), les mondes davantage tournés vers le « steampunk », les quêtes dans le genre « space opera », ou les plus classiques combats entre loups garous et vampire, tous les goûts se retrouvent dans le jeu de rôle. La seule limite demeure l’imagination du Maître du Jeu, sorte de « dieu-conteur » qui créé le monde dans lequel évoluent les joueurs, leur pose le décor et sème moultes embuches sur leur chemin.

Les Maîtres du Jeu les plus généreux peuvent même laisser aux protagonistes la possibilité de réaliser leurs fantasmes les plus secrets… S’ils l’ont mérité.

Le joueur de jeux de rôle est avant tout un joueur invétéré

J’y suis déjà allé : un chouette coin.

C’est peut-être ainsi qu’il est le plus perçu. De fait, c’est une caractéristique importante du rôliste. Il aime jouer dans le sens premier du terme, c’est-à-dire avec ses potes, sa fiche de personnage, son mythique dé à 20 faces (oui ça existe), son plateau de jeu et une bonne bière pour faciliter son immersion dans l’esprit du Maître du Jeu (certains racontent qu’après 1,5 litre ingurgité, on pourrait commencer à lire ses pensées).

Mais il aime également jouer dans le sens plus théâtral du terme. En effet, le rôliste s’attache à créer un personnage qu’il fait évoluer au fur et à mesure des aventures, des interactions avec les autres personnages et des quêtes qu’il accomplit. Quelle que soit la forme de la partie, qu’il s’agisse d’un jeu de rôle papier, de jeux vidéo type RPG ou de murder party (= jeux de rôle « grandeur-nature » sur fond d’enquête), le joueur doit totalement incarner son personnage pour profiter au maximum de l’expérience. Et plus le personnage est loufoque, plus c’est amusant…

Le joueur des jeux de rôle, un adepte du partage

Sans pour autant être synonyme de marxisme, le rôlisme c’est du partage à l’état brut. Si vous connaissez un adepte de jeux de rôle papier ou de murder party, demandez-lui de vous raconter ses aventures. Il parlera toujours à la troisième personne du pluriel, mentionnant à tous les coups ses compagnons sans qui l’aventure n’a plus de sens.

En effet, le rôlisme n’a d’intérêt que parce que l’on passe des moments hilarants avec des amis et que l’on se créé des souvenirs complétement virtuels mais qui, grâce à l’imagination et à l’effet de groupe, sont tels que l’on a l’impression de les avoir vécu « en vrai ». C’est peut-être l’aspect le plus fantastique de la chose.

So many pros

Si vous ne saviez pas ce que signifiait « être rôliste », j’espère vous avoir donné un aperçu aussi fidèle qu’alléchant du plaisir de faire partie de cette communauté, certes silencieuse, mais ô combien passionnée !

PS : Je fais confiance à mes fidèles acolytes du Code P.E.O.N.S. et autre Sombre Soleil pour me corriger le cas contraire.

PS bis : C’était une « private joke » de rôliste.

Voyage – Les bons plans d’un week-end à MARRAKECH avec GRAPY

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Il paraît qu’en mai, on peut faire ce qui nous plait, c’est en tout cas ce que pense les copains du site Grapy, qui ont décidé de nous présenter leurs bons plans pour un long week-end dans la capital Marocaine: Marrakech.

La cité impériale du Maroc est célèbre dans le monde entier pour sa palmeraie et son minaret, mais aussi pour ses nuits qui sont réputés très agréables.

Afin de préparer votre voyage dans les meilleures conditions, Grapy vous fait part de son expérience à Marrakech et partage ses conseils.

Marrakech, une ville chargée d’histoire

Histoire d’épater les personnes avec qui vous allez voyager, voici deux ou trois éléments clés à restituer lors de vos futures ballades marocaines:

Marrakech est surnommée « la perle du sud » ou encore « Marrakech la Rouge » du fait des murs ocres des maisons de la ville.

C’est une ville impériale située au pied de l’Atlas. Cette ville est la 4ème plus grande ville du Maroc et la famille royale y séjourne 6 mois dans l’année en moyenne.
Cité impériale, elle se divise en deux parties : la Médina et la ville nouvelle (la médina correspond à la ville historique entourée de remparts, et la ville nouvelle comprend la plupart des hôtels, clubs et commerces de luxe).

Bien préparer son arrivée à Marrakech

Un week-end à Marrakech est le genre de week-end qu’on peut se permettre de préparer « à la toute dernière minute« . En effet, l’écart de prix n’est pas si énorme si vous réservez très tôt ou à la dernière minute alors n’hésitez pas à vérifier les prix pour partir « sur un coup de tête le week-end prochain ».
Depuis quasiment tous les grands aéroports français (Bordeaux, Toulouse, Lyon, Marseille …), il est donc possible de s’y rendre pour une centaine d’euros. Votre vol Paris-Marrakech durera, par exemple moins, de 3 heures.

De plus, le décalage horaire entre le Maroc et la France est très léger : 2 heures en été et seulement 1 heure en hiver. Vous ne risquez donc pas de souffrir du jet lag ! (On vous autorise tout de même à sortir l’excuse le Lundi au bureau, ça fait plus punchy )

La ville est très accessible depuis l’aéroport puisque Le Menara International Airport est situé à seulement 6 km au sud de Marrakech.

Trois options s’offrent alors à vous:

  • La plus simple étant de choisir une chambre dans un hôtel ou Riad assurant un service de prise en charge depuis l’aéroport. C’est aussi la meilleure façon de ne pas vous faire arnaquer par des taxis qui s’accordent à pratiquer des prix beaucoup trop élevés. Organisez donc votre prise en charge depuis l’aéroport avant votre départ.
  • Le bus est la solution la plus économique, il se trouve devant le hall des arrivées mais ne circule qu’en journée.
  • Si vous voyagez tard le soir ou tôt le matin, choisissez alors le taxi. Gardez à l’esprit que le trajet en taxi doit durer 15 à 20 minutes maximum pour vous rendre en ville et n’hésitez pas à marchander le coût du trajet.

Pour ce qui est de la monnaie, les Dirhams, il vaut mieux arriver avec un peu de monnaie locale en poche. Toutefois des distributeurs de billet et des bureaux de change sont présents dans le hall des arrivées de l’aéroport.

Que visiter à Marrakech ?

Partir un week-end à Marrakech (3 jours) peut amplement suffire pour découvrir les endroits incontournables de la ville et s’imprégner de la culture locale.

Tour d’horizon des endroits incontournables

La Médina – Marrakech

Crédit photo : Hotelbooking

La Médina est le cœur historique et le centre névralgique de la ville. La fameuse place Jeema El Fna est situé au cœur de la Médina. Bien qu’extrêmement touristique la place est très dépaysante, vous y croiserez aussi bien des charmeurs de serpent, des femmes vous proposant des tatouages au henné, des vendeurs de jus d’orange frais… A partir de 18h la place s’anime avec des groupes de musique.
Dans la Médina, se trouvent de nombreuses mosquées. Vous ne manquerez pas d’entendre le fameux appel à la prière où les « Allah akbar » se font écho et enveloppent à heure fixe la ville d’une atmosphère toute particulière, aussi curieuse que magique.

Bon à savoir : « L’espace culturel de la place Jeema El Fna » a été inscrit par l’UNESCO en 2001 en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La place Jeema El Fna

Crédit photo : blogmaroc.fr

La place Jeema El Fna est également la porte d’entrée des non moins fameux Souks dans lesquels vous pourrez vous perdre au sein des nombreuses ruelles étroites et sinueuses. Les souks sont une véritable caverne d’Alibaba de l’artisanat marocain.

[highlighted_text]Bon à savoir : Difficile de se repérer dans les Souks ! Ce sont de véritables labyrinthes alors soyez vigilants mais surtout, gardez en tête la règle numéro 1: SURTOUT ne soyez pas pressées. Tout dans les souks, vous m’entendez bien TOUT doit se négocier.[/highlighted_text]

(Lorsqu’on réalise qu’un cendrier peut passer de 25 à 5 euros deux allées plus loin, on se rend compte qu’il faudra beaucoup de patience et de négociation avant d’acquérir le moindre pot de savon noir, coussin tissé et autre sachet de thé) Le souk principal de la Médina s’étend du nord de la place Jeema El Fna à la mosquée Ali Ben Youssef.

La Medersa Ben Youssef

Crédit photo : Sebastian Lötsch

La Medersa Ben Youssef non loin de la mosquée Ali Ben Youssef est l’un des monuments les plus intéressants de Marrakech. Il s’agit d’une école coranique, construite en 1570 où l’on peut admirer toute la beauté de l’art arabo-andalou avec notamment des sculptures, poteries et autres œuvres fabriquées par les plus grands artisans marocains. Vous ne pourrez pas louper la mosquée de Koutoubia, se trouvant dans un des coins de la place Jeema El Fna, avec son minaret impressionnant situé à 69 mètres de hauteur. Datant du 12e siècle, c’est le symbole de Marrakech. Vous ne pourrez malheureusement pas la visiter si vous n’êtes pas musulman. Vous pouvez aussi admirer les patios du Palais de la Bahia, visiter les tombeaux Saadiens ou encore flâner dans le Jardin Arsat Moulay Abdessalam, situé en plein cœur de la ville.

Le Jardin Majorelle fait partie des incontournables à visiter. A l’écart de l’agitation urbaine, c’est le plus beau parc de Marrakech qui abrite l’atelier du peintre Jacques Majorelle.

Enfin, la Palmeraie, aussi appelé « le poumon vert de Marrakech », est un véritable oasis aux portes de la ville. Il s’étend sur plus de 13 000 ha et comporte environ 150 000 palmiers. Vous pourrez alors y passer quelques heures durant une balade à dos de dromadaire ou en quad pour les plus initiés.

Si vous restez davantage de temps à Marrakech, vous pourrez vous rendre dans la vallée de l’Ourika avec son paysage unique et enchanteur situé à seulement 30 Km au sud de Marrakech sur la route du grand Atlas. La vallée verdoyante de l’Ourika, territoire des tribus berbères contraste avec le centre animé de Marrakech !

Marrakech, manger local

Tajine de poulet au citron confit et oignons caramélisés, pastilla de poulet, couscous aux légumes vous enchanteront.
Nous connaissons tous les richesses de la cuisine marocaine, et vous serez d’autant plus séduit en goûtant les spécialités locales sur place. Petit conseil, évitez de vous peser avant de partir pour ne pas avoir de pression sur place afin de profiter un maximum, ça vaut le coup et ce n’est vraiment pas cher du tout.

Il est clair que Marrakech est une ville surprenante, à bien des égards.
Les rues sont « rustiques », mais les riads csont très accueillants, même si la négociation intense dans les souks peut à la longue agacer. Pour ceux qui n’ont pas l’âme d’un commercial, c’est quand même un exercice sympa.

Bon à savoir : Pour les personnes allergiques aux chats, vous êtes mal barrés. Moi qui ne suis pas très à l’aise avec cette espèce d’animal, il y en a absolument partout, que ce soit dans les rues et même, dans notre riad. Pensez à vous équiper ☺

C’est une ville effervescente, étonnante, surprenante à la fois pittoresque et moderne.
Un week-end (prolongé) de 3 jours peut suffire pour découvrir la ville, mais vous ne serez pas déçu d’y passer quelques jours de plus pour profiter du farniente marocain.

Info pratique : Meilleure période pour partir à Marrakech ? D’avril à Juin et Septembre / Octobre

HAVE A NICE TRIP, ENJOY!

Les bonnes adresses de Grapy à Marrakech

Restaurants :
Cafe Mama Afrika Rue Oum Errabia | 40000, Marrakech – Prix environ 8-12€ / pers

Ce café-restaurant de Gueliz, loin du tumulte de la place offre une carte simple mais des mets afro-antillais gouteux et généreux. Un endroit unique à Marrakech à l’ambiance jeune et décontracté, bercée au rythme du reggae. Addition très accessible.

Azar Rue de Yougoslavie, Marrakech – Prix environ 30€ / pers

Danseuses, musiciens font le charme de ce restaurant où passer une soirée dans une ambiance trendy. Excellents plats d’inspiration libanaise.

Al-Fassia 55 Boulevard Zerktouni | Guéliz, Marrakech 40000 – Prix environ 10€ / pers

Le vrai goût des plats marocains en très copieux. Petit restaurant très réputé qui ne paye pas de mine par son cadre ou sa décoration mais où l’on mange très bien et pour pas cher.

Le Foundouk 55 souk Hal Fassi – Kat Bennahïd – Marrakech Medina – Tel : 024 37 81 90 – Prix entre 23€ – 30€ / pers

Restau branché et atypique où vous pouvez déguster la meilleure pastilla au pigeon de Marrakech.

Un déjeuner à Marrakech Rue Zitoun El Jedid, à proximité du Palais de la Bahia – Prix environ 10€ / pers

Un lieu idéal pour déjeuner dans la Médina, accueil chaleureux et plats savoureux

La Table Al Badia at Riad Al Badia Riad Al Badia – 135 Derb Ahl Souss | Berrima – Medina – Prix environ 20€/pers

Produits frais, cuisine raffinée et typique. Des plats traditionnels faits maison dans un cadre charmant et avec un service au petit soin. Que demander de plus ?

Où sortir ?

Palais Jad Mahal, 10 Rue Haroune Erracid, Hivernage, Marrakech 40000

Danseuses orientales, cracheurs de feu et cocktails savoureux permettent de passer une superbe soirée bien que les prix soient équivalents à certaines boîtes parisiennes…

Djellabar, 2 rue Abou Hanifa | Villa Bougainvillée, Marrakech 40000

La musique et le décor valent le détour. C’est un très bel endroit, l’ambiance est sympa, on peut aussi bien s’y retrouver pour l’apéro, le dîner ou pour faire la fête jusqu’au bout de la nuit…

Le silver Marrakech, 10, Rue Haroun Errachid, Fontaine de la Mamounia , 40000 – Marrakech

Rendez-vous incontournable des DJ electro, mais aussi des stars de passage à Marrakech, vous y passerez certainement une très bonne soirée.

Le Théatro, Rue Ibrahim El Mazini, Hivernage, Casino de Marrakech , 40000 Marrakech

Discothèque de l’hôtel Es Saadi, le Théatro est la plus démesurée des boites de nuits marrakchies.

Ouverte jusqu’à l’aube, les plus grands Dj s’y produisent chaque année,

Profiter d’un moment de détente dans un hammam typiquement marocain :

Massage aux Bains de l’Alhambra, Kasba,Derb Rahala n 9 | Kasbah, Marrakech 40000

Un très bon rapport qualité prix, le lieu a été complètement rénové il y a peu, et les personnes prodiguant les soins sont qualifiées. Pour 150 dhs, la formule la moins chère, vous pourrez profiter d’un soin au savon noir, un gommage, un bain aux pétales de rose et un massage des pieds.

Hammam Ziani, 14,Rue Riad Zitoune jdid, Marrakech, Maroc

Hammam très typique, accueil chaleureux, et prix corrects pour un moment de pure détente. Formule à 300 dhs comprenant Entrée, massage spécial dos et algothérapie

Hammam de la Rose, 30, Dar El Bacha, Medina, Marrakech 40000

Massage du visage (20min) à 250 dhs, Massage régénérant du dos (30min)à 300 dhs, Massage traditionnel marocain (50min) à 900 dhs en couple. Superbe endroit où le temps semble s’arrêter le temps d’un massage. Vous en ressortirez à coup sûr apaisé.

Prendre un verre ou goûter au grand luxe de certains hôtels le temps d’une journée :
La Mamounia (Hôtel 5* grand luxe)

Formule à 500 dirhams / personne pour passer la journée à la piscine avec accès au spa et fitness (env. 50€)

Le Crystal Hotel – Pacha club Marrakech

Ambiance discothèque (esprit Nikki Beach) – 150 dirham le transat et 700 dirham le bed pour la journée

Sofitel Lounge & SPA

Formule à 600 dirham la journée piscine + buffet à volonté jusqu’à 15h (hors boisson)

(Crédit photo couverture : Patryk Kosmider)

Start-up, les soldats Français sont sur le front !

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« Un jeune sur deux entre 18 et 24 ans déclare vouloir entreprendre en France ». 
Etonnant lorsqu’on entend sans cesse des propos négatifs sur l’économie française ou que l’on constate les derniers chiffres sortis cette semaine qui nous indiquent que le taux de chômage a encore augmenté de 0,4% uniquement sur mars 2015 !

Entreprendre et chômage : comment expliquer cette corrélation ? 

  • L’avenir est instable.

Les jeunes voient de plus en plus parents, grands frères et amis réduis au chômage forcé. Ils ont donc compris que s’ils voulaient du travail, ils auraient plus de chances de le créer eux-mêmes que de le trouver.

  • Les chômeurs sont des entrepreneurs endormis.

C’est en tout cas ce que Pôle Emploi veut faire comprendre/croire à ses inscrits. Des conférences sont organisées et des aides proposées pour ceux qui voudraient se lancer. C’est à la fois, un moyen de remettre autant que possible des éléments actifs sur le circuit, mais aussi de créer de l’emploi si l’entreprise prend. 

 
  • Des exemples démesurés possibles grâce à internet !

Les success stories d’avant étaient souvent amenées par des gestionnaires. Ils étaient fin investisseurs, visionnaires et ils ont bâti leur empire pierre après pierre et ce, sur toute une vie ! Mais aujourd’hui, ça a bien changé, les héritages sont dépensés en moins de trois générations et les coups se font très vite ! Marc Zuckerberg qui a fêté ses 29 ans la semaine dernière a une fortune personnelle estimée en 2014 à 30 milliards $ ! (Quand on sait que son aventure avec Facebook a commencé en 2004…) Donc oui, nous arrivons trop tard pour la bulle immobilière de 2000 à 2010 où le prix des logements avait pris plus 107%. Mais qui pouvait, en ce temps, gagner 30 milliards de dollars en 10 ans ? Et des exemples, nous en avons aussi en France comme avec BlaBlaCar, la start-up Sigfox qui a levé 100 Millions d’euros, ou avec notre ami Paul Morlet qui a ridiculisé les opticiens, et ce à moins de 25 ans …
C’est dans les moments difficiles que l’on doit s’accrocher ! 
 Toujours le même combat. Lors des festins chaque soldat se vante toujours d’être le plus fort, mais en revenant de la guerre, seuls les plus redoutables restent.
Toujours le même combat. Dans l’entrepreneuriat tout le monde n’arrive pas à ses fins. Avoir faim ne suffit pas. Il faut d’abord avoir l’idée, puis ensuite savoir s’entourer, budgétiser, étudier. Sans cela on pourrait justement « l’avoir » trop vite arriver : la fin.
Alors fonçons sur ce champ de bataille ! Oublions préjugés exprimés par des bornés ! Envie et mépris sont confondus… mais généralement séparés par une médaille !

La France amoureuse des start-ups !

La bonne nouvelle c’est que la France est un des pays qui accueille le mieux les start-ups ! La conjonction n’a jamais été aussi bonne pour monter sa société ! On voit fleurir incubateurs, concours, salons, colloques et séminaires en masse mais le gouvernement aussi donne un coup de main avec des subventions comme BPIFrance ou encore French Tech.

Cet environnement favorable a déjà vu ses jeunes pousses. En 2014, dans le classement de Techno Fast 500 qui fait un classement international des nouvelles entreprises à forte croissance, on trouvait 86 entreprises françaises parmi les 500 ! Et attention : dont 20 dans le Top 100 !

Sans oublier qu’un bon soldat à genoux est un soldat qui se relève; Qui viendra se rendre sur le front ?

Halle Freyssinet : Le méga incubateur financé par Xavier Niel accueillera 1000 start-ups dans 30 000m2

Cinéma: le programme des super-héros DC Comics.

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Devant le succès des films Marvel au cinéma, DC Comics se met aussi à développer son univers cinématographique. Ils débutent avec l’inconvénient de commencer après leur concurrent, mais l’avantage d’avoir du recul sur ce genre de projet. Ils peuvent du coup éviter de sortir des films moisis comme Batman et Robin.

Tout d’abord, Warner Bros détient les droits sur les super héros DC, donc ils peuvent utiliser tous les personnages à leur guise. Cependant, leur phase de films reliés débute beaucoup moins bien que Iron Man pour Marvel. En effet Man of Steel de Zack Snyder a effectué un départ moyen au box office avec un scénario plat, un héros plat, un méchant plat, et des muscles plats. Notons quand même des bonnes scènes de combats et une Loïs Lane qui ne sert absolument à rien.

Après cette introduction pourrie, je vais maintenant vous exposer mon plan. Dans une première partie je présentes chaque film de façon chronologique tout en rajoutant un petit commentaire courtois et sympathique. Fin de mon plan.

Batman v Superman: Dawn of Justice (Mars 2016) de Zack Snyder

« Tell me. Do you bleed ? … You will. » 

Avoue tu es émoustillé.

Pour le casting, nous avons Henry Cavill en Superman qui, malgré son costume ultra-moulant, a autant de charisme que K-Maro; Ben Affleck dans le rôle de Batman avec son costume à la Dark Knight Returns (le comics) qui j’avoue promet quelques étoiles dans les yeux; et un Jesse Eisenberg en Lex Luthor  qui n’aura pas de cheveux.

Bon avec du recul, un bon teaser ne veut pas forcément dire qu’on aura un bon film. Man of Steel disposait de 3 superbes trailers et le film fut décevant. Donc difficile d’en dire plus pour l’instant.

Suicid Squad (Août 2016)

La Suicid Squad est un groupe de super-vilains recrutés par une agence secrète pour effectuer des missions suicides. Bien que méconnue, cette équipe rassemble:

Harley Quinn, interprétée par Margot Robbie, la belle blonde qui joue dans le Loup de Wall Street;

Deadshot, interprété par Will Smith, l’acteur que tout le monde connaît;

L’Enchanteresse, interprétée par Cara Delevingne, le mannequin qui est un mannequin.

Nous retrouverons aussi Killer Croc, Captain Boomerang, Rick Flagg, Katana, et Slipknot. Tu ne les connais pas ? Ouais moi non plus. En tout cas l’un utilise des boomerangs et un autre un est groupe de métal.

Ajoutons aussi la présence du Joker, interprété par Jared Leto, qui logiquement, ne sera pas un membre de la Suicid Squad mais dont le rôle risque d’être prédominant.

Wonder Woman (2017)

Gal Gadot, la jeune actrice qu’on vous a présenté lors d’une fille du mois et qu’on a pu voir dans les bouzes Fast and Furious 5 et 6, aura l’honneur de jouer la super-héroïne iconique de l’univers DC. Certains fans se sont plaints du choix de l’actrice, cependant, sa carrière de mannequin et d’entraîneuse sportive dans l’armée israélienne devrait en calmer quelques uns. En fait ça veut rien dire, mais fallait bien que j’ajoute des informations sur elle. Sinon j’ai une photo d’elle où elle montre ses muscles.

Justice League Part One (2017)

La première partie du cross-over de DC, rassemblant tous les super-héros afin de combattre une menace qui sera sûrement dangereuse pour la sécurité de la planète, comme des extra-terrestres, ou la fusion Lex Luthor/Joker, ou Darkseid, ou Brainiac, ou Franck Leboeuf. En gros ce sera l’équivalent des Avengers chez Marvel.

La suite

En 2018, nous aurons les sorties de The Flash et Aquaman. Ce dernier sera joué par Jason Momoa, le Khal Drogo de Game of Thrones. En 2019, ce sera Shazam et la deuxieme partie de Justice League puis l’année 2020 clôturera le programme avec Cyborg et le reboot de Green Lantern.

Pour conclure ma dissertation, j’ajoute que même si le calendrier DC est moins chargé que celui de Marvel, il promet tout autant de super-pouvoirs, de costumes moule-bite et de punchlines sévères.

C’est maintenant que tu le découvres #4 Kid Astray

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Kid Astray

Goddag! Hvordan har du det?

Moi ça va. On continue d’explorer le monde de la musique. Vous aurez reconnu malgré mon accent parisien que je maîtrise parfaitement le norvégien. Mais comment ça les parisiens ont un accent ? Calomnies. La Norvège musicalement c’est le mythique groupe a-ha séparé depuis 2010, Alexander Rybak (qui en fait est biélorusse) qui remporta l’Eurovision avec brio en 2009 ou Röyksopp plus récemment.

Goddag! by therafoufou12

Kid Astray

Je vous rassure, en norvégien ça ne veut pas dire grand chose. Mais en anglais cela veut bien « enfant égaré ».

Ils sont six. Benjamin Giørtz (voix principale/piano) Elizabeth Wu (synthé/voix) Even Steine (guitare) Alex Meek (guitare) Håkon Carlin (basse/synthé) Jakob Bechmann (percussions/voix).

Le groupe est tout jeunot, ils publient leur premier ep en Avril 2013 « Easily Led Astray », sous l’impulsion du titre « The Mess » le groupe s’attire quelques fans qui vont accompagner leur progression.

 

The Mess by Kid Astray

Le groupe basé à Sandvika, toujours en Norvège va tranquillement continuer à produire des sons entre le rock, la pop, l’indie rock ou le courant global de l’alternatif. L’alternatif c’est génial, mais c’est quoi ? Je n’ai pas vraiment la réponse donc on va l’utiliser comme un gage de qualité.

En 2014, pour faire patientez les fidèles de Kid Astray, ils vont sortir le genre d’EP qui me sort par les yeux et les autres orifices de mon corps. C’est à dire, très peu de productions du groupe, ici deux (trois sur spotify) nouvelles chansons, et des remix souvent moyens qui viennent « remplir » l’EP.

 

Taking You With Me by Kid Astray

Mais 2014 n’a pas été qu’une année moyenne avec cet EP, à la fin de l’année, le groupe dévoile l’excellent « Back to the Ordinary » qui va permettre au groupe de s’afficher comme un groupe à suivre en 2015. Après le succès du titre, le groupe révèle donc la sortie d’un album en 2015.

 

Home before the dark

Kid Astray n’a pas encore donné de date exacte pour la sortie de l’album mais il est attendu pour la mi-juin. Le groupe a quand même révélé le contenu d’album, il sera composé des deux sons exclusifs de l’EP de 2014, de « The Mess » le premier morceau dévoilé par le groupe depuis sa création et des différents extraits sortis depuis le début de l’année. Tout ces extraits sont regroupés dans une playlist spotify crée par le groupe lui-même. (Ici le lien vers l’album complet dont la plupart des sons ne sont écoutables qu’en Norvège, ce n’est ni un souci de spotify, ni de votre ordinateur)

Cet album accompagnera peut-être votre été, en tout cas il fera parti du mien car en tant qu’universitaire en vacances, je n’ai plus qu’à attendre les résultats d’une année bien sympathique en écoutant de la musique. Allez la bise.

 

 

 

M comme Marcel – La drague 2.0

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Quand j’avais 14 ans, j’étais un pro de MSN. Sans mentir, j’avais un don pour trouver le bon statut, la bonne photo de profil et le bon angle de webcam, je connaissais la drague 2.0. La coqueluche du collège, quoi. Plaire aux filles, c’était moins difficile à l’époque, essentiellement parce que ma e-reputation était plus clean et plus facile à entretenir. Aujourd’hui, c’est toute une affaire.

Drague 2.0, « C’était mieux avant » ?

Je sais de quoi ça a l’air. Je ressemble à ces aigris qui rabâchent que « c’était mieux avant ». Attention, ce n’est pas le propos ! Effectivement, avant c’était plus simple d’avoir l’air d’un mec bien. Mais c’était aussi l’époque de l’appareil dentaire et des moments gênants. Et puis Youporn n’avait pas encore été inventé. Bref, c’était pas non plus la panacée. Il y avait juste moins d’interfaces et donc plus de contrôle.

Commençons avec celui à qui je dois presque tout, Tinder. Là, ça reste simple et mon expertise en photogénie reste ma meilleure alliée. Une photo seul, de face, dans toute ma splendeur ; une photo avec mes potes qui ont l’air de se tordre de rire à une de mes blagues ; une photo avec une copine pour la jouer mystérieux. Un, deux, trois, dix matchs. Je maîtrise tout ça, pas d’inquiétude, allez donc vérifier auprès de Tina83.

Ca se complique avec Facebook. Impossible de contrôler totalement ce que publient vos ‘amis’ à votre propos. Une seconde d’inattention et paf, je me retrouve avec une photo pas très flatteuse mettant en avant mon penchant honteux pour les soirées déguisées – une bonne occasion de quitter Facebook ? -. Difficile de garder mon image travaillée de gars bien sous tout rapport ! Et au risque de passer pour un control freak, il est difficile de demander à tous vos contacts d’éviter toute photo gênante.

On peut aussi bien sûr citer Twitter grâce à qui mon ex Charlotte avait réalisé que ma syntaxe n’était pas parfaite en toutes circonstances. De toute évidence, c’était un défaut rédhibitoire, ce qui m’a valu d’être éjecté de sa vie fissa. Le problème de Twitter, c’est qu’à la longue, j’ai perdu l’habitude de tourner 7 fois ma langue dans ma bouche avant de publier d’où une nette dégradation de ce qui se voulait être au départ un aperçu de mon intellectuel étonnant.

Enfin, comment ne pas parler de Snapchat qui n’a proposé qu’au bout de quelques versions des filtres et autres updates permettant un tant soit peu d’esthétisme ? Si 40% des gens utilisent bel et bien Snapchat pour envoyer des grimaces et autres déformations faciales, 40% l’utilisent pour envoyer des selfies faussement spontanés qui s’avèrent souvent flatteurs du fait de la qualité assez médiocre de l’image. Vous savez très bien ce que font les 20% restants, inutile de s’attarder.

Drague 2.0, Où, quand, comment ?

 

A cela s’ajoute la douloureuse problématique de la géolocalisation. Whatsapp, Viber, Messenger : votre interlocuteur sait tout. Où vous vous trouvez, à quelle heure et surtout, si vous avez lu « ce fameux message ». Si Marc Zuckerberg a eu pitié de nous en permettant d’ignorer certains messages, les autres n’ont pas encore eu la décence de faire de même, me mettant régulièrement dans l’embarras. « Alors ? » « Tu fais la tête ? » « Pourquoi tu ne réponds pas après 3 minutes ? » « Puisque c’est comme ça, tout est fini. ».

Et je ne vous raconte même pas la fois où j’ai séché la fête d’une de mes copines de l’époque en prétextant une grippe pour aller voir mes potes. Pour me donner bonne conscience, je lui ai envoyé un message Facebook. Erreur fatale.

« Désolé pour ce soir, je suis assommé par les médicaments »

« Qu’est-ce que tu fous dans le 15? »

Bref, c’est rapidement l’enfer et on glisse tout doucement de la connexion à l’oppression. Comment faire pour garder mon aura de mystère dans ce monde ultra-connecté ? C’est bien ça le fond du problème : pour mon malheur, je vis une époque friande de démystification. Les chances que les nouvelles technologies révèlent mes défauts à la fille que je convoite sont démultipliées… Tout comme le sont celles que cette même fille me semble moins jolie qu’à première vue. Catastrophe en vue !

Drague 2.0, pourquoi Instagram nous sauvera tous

 

Heureusement, Kevin Systrom et Michel Mike Krieger ont décidé de venir à ma rescousse et ont créé cet outil merveilleux qui transforme le moche en beau : Instagram. C’est scientifiquement prouvé, ce filtre est magique. Du coup, quand j’ai un doute, je file sur l’Instagram des filles que je fréquente, juste pour me mettre un peu de baume au cœur. Et croyez-moi, en cette période printanière, il y a du baume à revendre.

Génération Y : la fin du cinéma ?

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Il paraît que nous faisons partie de la génération Y. Nés dans les années 90’s, nous semblons présenter des caractéristiques diverses et variées parmi lesquelles notre appétence pour les nouvelles technologies et notre goût pour le numérique. Il m’est impossible de nier cette évidence. J’écris cet article sur un ordinateur dont mes parents auraient difficilement imaginé l’existence lorsqu’ils avaient mon âge, tout en jetant régulièrement un œil sur un téléphone dont beaucoup se demandent s’il sera bientôt capable de faire du café tant il nous est devenu faussement indispensable. Et bien que cela ne soit pas quelque chose que je pratique, je suis consciente que 90% de mon entourage a recours au téléchargement illégal (inutile de me demander des noms, je nierai tout en bloc) de séries et de nouveautés cinéma. Sans juger cette pratique, comment envisager l’avenir de l’industrie du cinéma ? Vaste question, je sais. 

La génération Y, bourreau du cinéma?

Selon une étude réalisée par la SOFRES en 2014, un Français sur six a eu recours au téléchargement illégal pour visionner un film au cours de l’année 2013 – et je ne vous parle même pas du pic au moment de la sortie de Game of Thrones. Mais les séries sont un cas à part, étant un divertissement initialement destiné à être consommé chez soi. Le cinéma, en revanche, doit faire face à une évidente érosion de son potentiel d’attractivité. Quand il est possible d’avoir accès aux dernières nouveautés en quelques clics, pourquoi payer six, sept, huit euros pour partager l’écran avec 299 autres personnes ? La réponse se trouve dans la question.

Pourtant, en France, la fréquentation des cinémas ne paraît pas si catastrophique. En 2014, selon les chiffres du Centre National du Cinéma et de l’Image Animée, 208.97 millions de tickets de cinéma ont été vendus et sur les 283.7 euros dépensés en moyenne par chaque foyer français la même année, près de 50 euros ont été consacrés à l’achat de tickets. Malgré ces chiffres, le cinéma français peine à afficher une santé florissante et le problème n’est pas qu’hexagonal.

Cinéma 2.0

Notre génération a connu la fugace domination de MSN avant une disparition brutale, la lente dégénérescence de l’iPod au profit de l’iPhone, la fin de Nokia. Nous sommes habitués au changement, à la nouveauté et parfois sommes à l’initiative de ces évolutions sans avoir conscience qu’une page se tourne. Mais serons-nous la génération qui plombera le cinéma ? Fréquentera-t-on encore les salles noires lorsque j’aurai l’âge d’y emmener mes petits-enfants ?

Je ne peux parler que de mon expérience personnelle et il me semble que je ne cesserai pas d’aller au cinéma. L’année dernière, j’ai adoré une dizaine de nouveaux films, que j’ai tous vus au cinéma.

Parmi ces films, certains nécessitaient que je me déplace, que je paie un ticket et que je m’asseye aux côtés de 299 inconnus. C’est le cas d’Interstellar par exemple. Il me paraît irréaliste de penser que ce film me fera le même effet sur un écran d’ordinateur que celui ressenti lors de la projection. L’immensité des décors, la bande-son entêtante et réussie, l’intrigue intelligente et redoutablement bien menée. Difficile d’argumenter que la claque cinématographique sera de même ampleur sur mon canapé.

Happy ending 

Les caractéristiques techniques d’autres de ces films ne justifiaient pas systématiquement le fait d’assister à une séance dans un cinéma. Je pense par exemple à Boyhood, Mommy, Gone Girl, The Grand Budapest Hotel. Dans le cas de ces films, c’est autre chose qui est en jeu. Je me souviens très distinctement qu’en sortant de la salle, je me suis dit à chaque fois que mes voisins et moi avions vécu un beau moment de cinéma. Quelque chose d’étrange, une parenthèse. Que ce soit à Berlin après Boyhood dans ce minuscule cinéma de quartier taggé ou suite à la projection en québécois sous-titré allemand de Mommy dans ce grand cinéma au plafond étoilé de Neukölln, j’ai pensé que ces gens-là et moi nous rappellerions de cette séance. Et que durant les trois prochains jours, nous aurions le même sujet de conversation dans des lieux et des circonstances complètement différents.

Le cinéma ne mourra pas, les idéalistes de la génération Y veillent.

M comme Marcel, les vrais escrocs ne meurent jamais

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« Escroc » est une expression que j’utilise assez souvent, aussi bien pour qualifier un ami qui va réussir à me mettre un petit pont sur un coup de chance incroyable lors d’une partie de soccer 5, que pour remercier  ironiquement celui  qui s’abstient de régler sa cotisation annuelle de l’association d’aide aux devoirs de mon quartier, dont je suis le modeste trésorier.

Avant d’être une expression, c’est une infraction pénale qui est tout de même sanctionnée par 350 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement en droit français, et une balle dans la tête en droit chinois.

Mais si le meurtre et le viol entraînent chez moi une nausée immédiate, l’escroquerie éveille au contraire une fascination considérable. Mais attention, je parle de la belle « escroquerie », pas d’un petit minable en costume Zara qui va saouler des personnes âgées au mauvais crèment pour leur faire signer un contrat de vente de leur résidence secondaire en viager.  Je parle de ces légendes bouillonnantes, que l’on entend ici ou là, sur un riche aristocrate qui aurait fait fortune en dépouillant des tyrans par d’habiles stratagèmes, qui des années après, entraine la création d’un personnage voleur contorsionniste de nationalité française, interprété le grand Vincent Cassel, dans un blockbuster américain.

Je me suis d’ailleurs souvent rêvé en Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur, qui est selon Dutronc « le plus grand des voleurs », un dandy séducteur qui ne vole exclusivement que les riches comme Robin des Bois, à la grande différence qu’il garde le butin à son profit.

https://www.youtube.com/watch?v=q0BSrsMW9B4

L’escroc ce héros…

Assurément l’escroquerie si elle est bien réalisée vaut tous les honneurs du monde. À ce titre, certains individus que d’aucuns qualifieraient de peu fréquentables sont passés maîtres dans l’Art de la roublardise, de la filouterie de grande échelle, de la carotte de grand Duc.

Il y a une belle liste d’escrocs qui mériteraient leurs portraits dans les musées, mais s’il ne devait en rester que quelques-uns, ces types-là  en seraient les conservateurs.  Si la tromperie était côté au guide Michelin, ils seraient tous étoilés.

D’abord comment ne pas rendre hommage posthume à  Albert Spaggiari qui par une belle journée de juillet 1976 pénétra dans la Société Générale de Nice pour y dérober 50 millions de francs en passant par les égouts de la ville. Arrêté trois mois après son forfait, il s’évade en sautant du bureau du juge d’instruction et pendant près de douze ans donnera interviews et nouvelles aux publics sans qu’un policier de France ou de Navarre n’arrive à lui mettre la main dessus.

Ensuite,  il y  a Victor Lustig escroc et imposteur tchécoslovaque professionnel. L’histoire se passe en 1927, la Tour de Gustave Eiffel a 36 ans et les journaux pointent du doigt les coûts d’entretien du symbole parisianophallique rouillé. Germe alors dans l’esprit de Victor Lustig, de la vendre à un ferrailleur. Il envoie des invitations à en-tête de la ville de Paris aux 5 plus gros ferrailleurs de la région et sort le grand jeu. Gueuleton au Crillon, limousine et coupe-file pour aller visiter l’objet de l’escroquerie. Un pigeon mord à l’hameçon, il ne pouvait s’appeler qu’André Poisson (véridique). Il verse une énorme commission à l’aigrefin tchécoslovaque pour être placé en haut de la liste des acheteurs. Se rendant compte de l’arnaque, Poisson n’osera même pas porter plainte, de peur que le monde entier se paie sa fiole. Après avoir échoué à la vendre une seconde fois, Lustig se réfugie aux États-Unis pour vendre des machines à imprimer les faux billets, notamment à Al Capone, avant de se faire arrêter en 1934.

Il y a aussi Otto Witte et son CV pour le moins hétéroclite. Équarrisseur,dresseur d’animaux exotiques, scaphandrier, légionnaire, illusionniste, mais surtout clown. Profession qu’il exerce en 1912, lorsque l’Albanie déclare son indépendance et demande au neveu du sultan de l’Empire Ottoman de devenir son roi. Constatant sa ressemblance avec le futur monarque, Otto se dit qu’il ne cracherait pas sur un petit job saisonnier. Il achète un costume et une fausse moustache puis envoie un télégramme aux autorités albanaises pour annoncer son arrivée. Pas là pour vendre des sapins, Otto annonce dans son premier discours qu’il déclare la guerre au Monténégro et que son harem sera désormais constitué de filles du peuple. Beau geste. 2 jours après son couronnement, les autorités découvrent le pot aux roses et Otto s’enfuit avec le trésor royal grâce à ses courtisanes. Par la suite, le clown qui devint roi vécut tranquillement en Allemagne et mourut 45 ans jour pour jour après son couronnement. Pas peu fier, il avait fait inscrire sur sa carte d’identité, et plus tard sur sa pierre tombale, « Ancien roi d’Albanie« . Il se plaignit même auprès de la chancellerie de Monaco de n’avoir pas été invité au mariage de Rainier et de Grasse Kelly, en sa qualité d’ex-monarque.

Désormais, il y a des escrocs d’un nouveau type, des fins connaisseurs de la finance qui sèment la terreur au sein du CAC 40. Comme des créateurs de start-up, ils sont à l’affût des nouveaux marchés pour repérer les failles dans la législation et le contrôle.

Dans la famille des plus grands escrocs, je voudrais Gilbert Chikli, un Israélien spécialisé dans les arnaques financières.

À son actif, il est l’instigateur de l’arnaque sur le marché de la taxe carbone, sur lequel les entreprises s’échangent des droits à polluer. La technique: acheter des quotas de CO2 hors taxe dans un pays européen et les revendre avec TVA en France, taxe qu’ils conservent avant de disparaître dans la nature. Une affaire qui a coûté 1,6 milliard d’euros à l’État, « la fraude fiscale la plus importante jamais enregistrée en France en un temps aussi bref », selon la Cour des comptes.

Autre grand fait d’armes du garçon, « l’arnaque au président », dont le procès se jouait au début du mois d’avril.

Se faisant passer pour Jean-Paul Bailly, le président du groupe, il a appelé la directrice d’une agence postale. « Vous allez recevoir un appel d’un agent de la DGSE (NDLR: Les services de renseignement français) », lui a-t-il dit. Quelques minutes plus tard, l’agent secret téléphone à la directrice l’avertit qu’un dangereux terroriste faisant partie de ses clients va bientôt retirer de l’argent. Et il ordonne à la patronne de l’agence de lui apporter tous les billets en caisse pour qu’il leur appose une puce électronique.

La directrice a remis 350.000 euros dans une mallette, qu’elle a glissée sous la porte des toilettes d’une brasserie parisienne! Après la découverte de l’arnaque, elle a été licenciée et serait tombée en dépression.

Voilà c’est dit lorsque je serais grand, je serais Chikli, et je tenterais d’escroquer comme lui une quarantaine de banques françaises en me faisant passer pour  un agent secret.

C’est bien connu, pour les agents secrets comme pour les escrocs, « demain ne meurt jamais ».

Josephine Skriver – La fille du mois #10

Galerie

Cette galerie contient 31 photos.

Pour la 10ème fille du mois, nous avons sélectionné …. Josephine Skriver   Avril 2015 avec Josephine Skriver Josephine Skriver est née le 14 Avril 1993 à Copenhague. Elle a fais ses premiers pas dans la mode grâce à sa … Continuer la lecture

L’heure de découvrir: « Opening » de SUPERPOZE

Ce vendredi 1er mai est idéal pour écouter cette pépite qui n’est autre que le premier album de Superpoze, Opening.

Superpoze, mais qui se cache donc derrière ce nom ?

Ce jeune caennais à l’apparence plutôt discrète que l’on connait depuis 2012 grâce à ses précédents EP. Il nous emmène cette fois dans son univers à travers huit titres, complètement à l’opposée de ses anciennes productions.

Opening de Superpoze, un album complet

Opening est un opus qui pourrait très bien être la bande originale de votre vie ou celle d’un long voyage que vous mourrez d’envie d’entreprendre depuis des années.

Le chemin est déjà tout tracé, au cours de celui-ci on traverserait d’immenses plaines avec North,  puis parcourait les mers avec Overseas, pour finalement revenir à l’endroit ou l’on se sent toujours le mieux (Home Is Where I am).

Décrire chaque titre serait une perte de temps. Ils sont très différents et  ont leur propre sonorité mais il y a une tout de même une homogénéité qui ce glisse ces huit morceaux, un fil conducteur.

Alors si toi aussi tu as envie d’entamer ce fameux voyage, si toi aussi tu cherches la bande originale de ta vie, elle est là, juste sous tes yeux et se nomme Opening.

Pour ma part, Superpoze passe le test du premier album avec succès et j’ose espérer que ce n’est que le début d’une grande histoire.

Il était au Printemps de Bourges dimanche dernier, mais je pense que vous n’avez pas fini d’en entendre parler.