On aime, on partage: PhotoVice

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Chez Hurluberlu, il faut avouer que malgré nos airs de jeunes gens biens sous tous rapports, nous sommes majoritairement très pâtes au beurre, Simpsons, et chaussettes sales dans un quinze mètres carrés parisien; mais il faut surtout avouer que ce mode de vie, précaire en tout point de vu, est avant tout subit, et que comme tout à chacun, nous savons tout de même apprécier les belles choses.

Ainsi nous aimons, entre autres, l’art, l’entreprenariat et les gens passionnés !

C’est ce que nous avons trouvé en discutant avec Mircea Oarda, organisateur du concours PhotoVice.

 

PhotoVice, qu’est-ce que c’est?

PhotoVice est une façon concrète de promouvoir la photographie auprès d’un public le plus large possible.

Le principe est finalement assez simple, les organisateurs proposent 3 concours par ans via la plateforme PhotoVice; pour chaque concours, il y a un thème, un jury, des participants et des récompenses.

Ce concours permet chaque année à Photo Vice de proposer l’édition d’un livre d’art, ainsi qu’un grand vernissage réalisés à partir des photos de la douzaine de lauréats.
Le site mutualise ainsi contenu et récompenses et permet ainsi à de nombreux photographes, amateurs ou non d’être publiés, et relayés auprès d’un large public.

L’objectif de ce concours? La promotion d’artistes, la découverte de talents, mais aussi l’édition d’un livre qui paraîtra au printemps 2016.

Le concours proposé cet été par la plateforme a pour thème « Vie Privée » et offre pour l’instant au public une sélection d’une quarantaine de photos, d’une qualité exceptionnelle.
Ces photos seront soumises au jury, et aux internautes, afin d’en sélectionner une douzaine qui seront mises en avant lors du vernissage, ainsi que dans le livre proposé par PhotoVice.

 

 

L’agence Picabel à l’origine du projet…

Ce beau projet est une initiative de l’agence de photographie et de communication Picabel. En effet cette agence lyonnaise créée il y a deux ans, s’est spécialisée dans l’Image avec un grand I et est à l’initiative de jolis projets généralement en rapport avec son activité principale qui est aussi la passion de ses collaborateurs: la photo.

Ainsi, grand frère de PhotoVice, From Lyon, est devenu une référence internationale en terme de tourisme Lyonnais. Ainsi la plateforme, gérée sous forme de communauté, rassemble pour des reportages communs, un photographe et un rédacteur autour de leur passion pour la capitale des Gaules.

 

En bref, on a kiffé le projet, on croit en vos talents, du coup on partage!
http://photovice.com/
http://picabel.com/

Ci dessous: La sélection de la rédac parmis le grand nombre de photos de qualité.

 

 

Pâris Kyriakidis – L’ancêtre

Maxence Lebreux – After hour

Maxence Lebreux – Baudelaire

Julien Mouffron-Gardner – Montréal depuis la rue

Caroline Capelle Tourn – SOLITUDE

Benjamin Lalande -Intimité

Alexandre Villard – Mistresse

Ces bars paradisiaques où boire un verre à travers le monde

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Les vacances d’été sont le moment de l’année où l’on peut voyager et découvrir de nouveaux horizons. Pour bien profiter d’un pays on doit découvre ses lieux d’hydratations et donc les bars. Voilà une petite sélection très subjective de nos bars  paradisiaques préférés à travers le monde, des endroits luxueux et/ou originaux, où l’on irait bien se détendre après une journée de farniente. 

Tour du monde des bars paradisiaques.

Nightjar, Londres

À chacun sa définition du paradis, mais il est vrai que si l’on aime bien les ambiances de chesterfiled des salons anglais et des cocktails novateurs servis dans des tasses à thé, le Nightjar est fait pour vous. On ne dira pas que le bar est passé aux infos parce qu’il utilisait illégalement un whisky japonais qui contient un bout de peau de baleine pour le goût, ça fait mauvais genre.

Pelican Bar (Jamaïque) 

Le Pélican Bar est une petite cabane au milieu de l’eau construite très simplement. Le seul petit bémol est qu’il faut avoir un bateau car après quelques verre difficile de prendre un bain alcoolisé !

Kayabukiya – Japon

Dans ce bar, les serveurs japonais ont été remplacé par des singes trop mignons qui viennent prendre la commande. Par contre tout se paye en bananes !

Skeleton – Suisse

Vous ne connaissez peut-être pas le designer (Hans Ruedi Giger) de ce lieu mais vous avez sûrement vu l’un de ses films ! Il est notamment le créateur du vaisseau du film ALIEN.

Kalamazoo Beer Exchange  au USA

Plus vous êtes nombreux moins vous payez ! C’est un concept plutôt pas mal avec un choix de 28 bières dont le prix variera en fonction d’un cours boursier.

PDT – New York

Y-accéder est déjà une sacrée victoire puisqu’il faut utiliser la cabine téléphonique d’un restaurant, demander l’autorisation à une standardiste et trouver l’entrée derrière cette même cabine, sous prétexte que la standardiste ait accepté votre présence. PDT pour Please Don’t Tell, donc on va s’arrêter là.

 

The Rock (Zanzibar)

Surement un des endroits les plus paradisiaques au monde ! Rien de tels que d’être seul au monde. Venez quand même avec des amis pour partager un bon moment !

Cova D’en Xoroi (Minorque – Espagne)

Cova D’en Xorai est situé dans une falaise. Le bar fait aussi boite de nuit (cela doit être pratique de sortir fumé sa clope) …

Alux – (Play Del Carmen – Mexique)

Après la falaise, on passe aux cavernes !  L’endroit est déconseillé aux claustrophobes ! En effet, le bar est situé en plein milieu d’une caverne sous terre.

Le Queen of Hoxton – Londres

Le Queen of Hoxton dispose d’un rooftop joliment aménagé (petite verdure, une vieille caisse…) qui vous offre une jolie vue sur tout Londres. L’été, vous sirotez un GET Perrier sur un transat et l’hiver, vous le dégustez toujours mais dans la tente WigWamBam, au coin du feu.

Cloud 9 – Fidji

Dépaysement assuré. Placé non loin de l’île Viti Levu, principale île de Fiji, ce bar flotte littéralement sur les eaux claires du Pacifique. Composé de deux niveaux, il est aménagé pour accueillir 100 personnes. Tout est fait pour le confort des clients : hamacs, matelas, chaises longues et fauteuils sont installés sur toute la plateforme.

Pour s’y rendre, il faudra 45 minutes de bateau depuis le Port Denarau. Mais si l’impatience s’empare de vous, il est toujours possible d’emprunter le speed boat, qui vous amènera à destination en 10 minutes, ni plus ni moins.

Alors tous au Fidji cet été!

Pour finir n’oubliez pas, « qu’un bière par jour éloigne le médecin pour toujours »  (parait-il)

bien à vous

Les 7 merveilles du monde antique

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« Tu t’es pris pour la huitième merveille ou bien ? »

L’expression est connue, les sept autres le sont moins. Personnellement, j’en ai entendu parler à travers deux puissants vecteurs de savoir : les cours de latin (un peu) et Rome : Total War (beaucoup !).

Ces édifices grandioses sont les constructions les plus incroyables érigées pendant l’Antiquité. A l’exception d’une seule, elles ont aujourd’hui toutes disparues. Le seul témoignage permettant de certifier leur existence est le manuscrit « Péri tôn hépta théamatôn » (« A propos des Sept Merveilles du Monde ») de Philon de Byzance, datant du IIème siècle avant J-C. Au-delà de ce témoignage, les fouilles archéologiques ont prouvé l’existence de toutes les merveilles à l’exception de celle des Jardins suspendus de Babylone.

La Pyramide de Khéops

Ce gigantesque monument est le dernier encore visible ainsi que le plus ancien. On estime sa construction aux environs du IIIème millénaire avant J-C. Il s’agit du tombeau de Khéops, un pharaon de l’Ancien Empire, qui souhaitait braver le temps par sa sépulture. Il faut bien comprendre que les pharaons étaient considérés comme de véritables dieux sur terre, ce qui peut expliquer la modestie sous tendant la création de l’édifice. Cela étant, la Pyramide de Khéops demeure à l’heure actuelle un des plus grands monuments jamais bâti par l’Homme. D’après les spécialistes, les pierres titanesques composant l’édifice auraient été charriées depuis les montagnes d’Arabie jusqu’au site de construction via le Nil, et plusieurs milliers d’esclaves seraient morts sur le chantier.

Les Jardins suspendus de Babylone

Babylone fut la capitale de l’Empire Perse pendant de nombreux siècles. La cité se trouvait à quelques dizaines de kilomètres au sud de la ville actuelle de Bagdad. La légende veut que le roi Nabuchodonosor II ait ordonné au VIème siècle avant J-C, la construction des Jardins suspendus pour sa femme, en souvenir de la végétation de son pays natal. L’existence de cette merveille est parvenue jusqu’en Occident par l’intermédiaire des soldats d’Alexandre le Grand, mais aucune fouille n’a jamais accrédité leurs propos. On ne sait donc pas vraiment si les Jardins suspendus de Babylone sont un fantasme ou une réalité.

La Statue de Zeus à Olympie

Olympie n’est pas seulement le lieu de naissance des jeux olympiques. La cité fut également celle qui abritait la monumentale statue d’or et d’ivoire représentant Zeus assis dans son trône. Elle mesurait approximativement 12 mètres de haut pour 6 mètres de large. Le trône était décoré d’ébène, de pierres précieuses et d’or. Il ne reste aujourd’hui que les ruines du temple qui était consacré à la divinité, celui-ci ayant été ravagé par un incendie en 462 de notre ère.

Le Temple d’Artémis à Ephèse

Cette merveille est très spéciale. En premier lieu, elle a été détruite sept fois en mille ans depuis sa construction qui s’est elle-même étalée sur trois siècles (du VIème au IIIème siècle avant J-C). Il faut aussi noter que la dernière destruction du temple, celle qui la raya définitivement du planisphère, fut orchestrée la nuit de la naissance d’Alexandre le Grand, par un dénommé Herostratus qui souhaitait être célèbre à travers les âges (et il a manifestement réussi le bougre) ! La légende dit qu’Artémis était trop occupée à veiller sur le futur conquérant pour veiller en même temps sur son temple. A l’instar des autres merveilles, il n’en reste que de jolis cailloux.

Le Mausolée d’Halicarnasse

Rares sont les Hommes ayant fait de leur nom un mot courant. C’est le cas de Mausole, Roi de Carie, une satrapie perse située en Asie Mineure (Turquie actuelle). La construction de l’édifice a vraisemblablement été ordonnée par Artémise II, épouse et sœur de Mausole, du vivant de ce dernier. Cette merveille avait la réputation de frapper non pas par sa taille, tout à fait respectable soit dit en passant, mais davantage par les ornements, détails et richesses que le tombeau offrait à la vue des visiteurs.

Personne ne sait si l’édifice a été terminé un jour. Il n’en demeure pas moins qu’un tremblement de terre a eu raison de sa structure après seize siècles de bonne conservation.

Le Colosse de Rhodes

La particularité de cette gigantesque statue bâtie au IIIème siècle avant J-C est qu’elle servait de phare aux navires arrivant au port de Rhodes. Ainsi, les voyageurs avaient la vision de cet improbable géant tenant une flamme immense. Le colosse faisait quatorze mètres de moins que la Statue de la Liberté et était, selon Philon, composée de plusieurs tonnes de bronze et de fer. En définitive, la statue a été détruite par un tremblement de terre et les restes auraient été saisis pour payer une créance…

Le Phare d’Alexandrie

Cet édifice se situait sur l’île de Pharaos, en face d’Alexandrie en Egypte, qui a par la suite donné son nom à tous les édifices du même type. La construction du Phare a débuté au IIIème siècle sous Ptolémée Ier, un des lieutenants d’Alexandre le Grand. La merveille était de marbre blanc sur environ 150 mètres de hauteur et était visible jusqu’à 50 kilomètres en mer. Elle a tenu bon jusqu’en 1303, où sa robustesse a alors fléchi devant un raz de marée et plusieurs tremblements de terre. Tout au long de l’Histoire, le Phare a fait l’objet de nombreuses évolutions architecturales selon les civilisations qui se sont succédées à Alexandrie. Ainsi, elle a longtemps été surplombée par une statue de Zeus, puis de Neptune, puis de Jésus Christ avant de loger une mosquée au sommet du Phare.

BD – Qui veut de l’humour noir ?

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Si vous aimez l’humour noir, le nihilisme en dessin et la violence poussée à son paroxysme, j’ai peut-être de quoi satisfaire vos viles pulsions avec quelques titres de BD tout à fait adéquats. Il s’agit de bandes dessinées, dénichées il y a fort longtemps dans les méandres sinueuses du mauvais Internet, ou alors que des amis peu fréquentables (et peu fréquentés) m’ont transmis d’une main tremblante, moite et accompagnée d’un clin d’œil démoniaque. Les dessins sont moches, les intrigues nullissimes, les personnages affreux et les dialogues sentent la vase. Mais c’est si bon…

ATTENTION : Si vous ne portez pas l’absurde dans votre cœur et si la violence sous toutes ses formes n’est pas, selon vous, une pépinière à blague : passez votre chemin, saint individu. Ici ne viennent que les crapules et les êtres corrompus.

Pour les autres : allons-y. Ne perdons pas un instant de plus.

La Bande Pas Dessinée, par Navo

Comme le dit Navo lui-même : « La Bande Pas Dessinée est une arnaque mondiale manigancée par Navo sous WordPress ».

C’est tout à fait exact. Pour être plus précis, Navo a réalisé un blog dans lequel il stocke des strips de 3 cases, sans dessins, seulement avec quelques bulles aboutissant à une blague. Voyez par vous-même :

Si vous en voulez plus, c’est par ici : La Bande Pas Dessinée

Ultimex et Steve le faire-valoir prodige, de Gad

Cette BD met en scène deux types qui n’ont que trois centres d’intérêts : briller en soirée, tuer et copuler. Ultimex est invincible, richissime, séducteur, affranchi de toute inhibition et… n’a pour guise de crâne qu’un oeil immense. En bref, il est l’übermensch nietzschéen dans toute sa splendeur. Steve, quant à lui, est l’archétype du looser par excellence qui passe son temps à suivre et vénérer Ultimex, d’où son titre de faire-valoir prodige.

Les deux compères passent l’intégralité de leur temps à fumer, boire et se faire justice eux mêmes (pour les plus absurdes raisons possibles), le tout en ruinant l’ensemble des barrières morales de l’Humanité.

Mais au fond, ce sont de braves types dont les aventures peuvent être lues ici : Ultimex et Steve le faire-valoir prodige

Un petit extrait pour vous faire une idée :

Paf et Hencule, de Goupil Acnéique et Abraham Kadabra

La référence à Pif et Hercule n’aura échappé à personne j’imagine. Mais la référence s’arrête ici. Avec Paf et Hencule on touche à de l’artillerie lourde. Pas de blog pour ceux-ci : il va falloir payer si vous voulez goûter ce fruit du Péché. Ces deux bêtes vaguement humanoïdes portent la blouse blanche dans le premier tome : « French Doctors ». Puis ils la troque pour l’uniforme et la robe noire dans le deuxième tome : « Deux hommes en colère ».

A travers les thématiques de la Médecine et de la Justice/Armée (qui sont de véritables réservoirs à blagues immondes, il faut l’avouer), ces deux énergumènes représentent tout ce qu’il y a de plus mauvais, de vil et de pervers en ce bas monde. Ils sont le Mal fait dessin. Ils sont racistes, homophobes, obsédés, corrompus, misogynes, fascistes, tordus, nihilistes et j’en passe. La moindre de leur parole suinte la haine. Leur attitude décadente, cynique au possible, source infinie d’ignominie, représente la définition la plus pure du mot « ABJECT ».

La légende dit que ces horreurs font jaillir des larmes de sang des yeux des lecteurs les plus innocents.

C’est la fin de ce petit article un peu provoc’, anti-morale, toussa toussa. La faute au soleil qui m’a probablement brûlé quelques neurones de trop. Quoiqu’il en soit, j’espère que vous partagez mon goût pour ces horreurs qui, je l’avoue sans complexe, me font bien plus rire que Cyril Hanouna ou Nabilla.

True Detective & GOT : est-ce que c’était mieux avant ?

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« On a le monde qu’on mérite. »

Si c’est le moustachu Colin Farrell qui le dit, c’est que ça doit être vrai.


À moins de vivre dans une grotte, vous ne pouvez ignorer que depuis quelques semaines, True Detective, le bijou qui a illuminé notre année 2014, est de retour. Enfin, disons qu’il est là sans l’être. La noirceur fascinante et l’atmosphère poisseuse sont bel et bien là mais la première moitié de cette nouvelle saison laisse un arrière-goût assez amer. Presque simultanément, la saison 5 de Game of Thrones s’est arrêtée. Et là aussi, on ne peut pas dire qu’elle ait tenu toutes ses promesses : arcs narratifs laissés à l’abandon, introduction assez maladroite de la religion et des sectes dans l’intrigue principale, ficelles scénaristiques usées (Daenerys seule chez des barbares, sérieusement ?). Alors est-ce que c’était mieux avant ?

Le vieux, c’est cool ; le neuf, c’est bof

Il faut bien avouer que notre génération est un peu spécialiste du « c’était mieux avant ». On a tous eu une période vinyles et Beatles dans notre adolescence, le cinéma rétro est toujours aussi en vogue et même des marques ciblant les jeunes misent de plus en plus sur des égéries old school. La majorité des plus cinéphiles de notre génération reste parfois dubitative devant l’usage de la 3D, méprise la dernière tétralogie de Michael Bay et considère que depuis Capra, personne n’a été capable de réaliser un film de Noël qui ne soit pas un nanar.

Concernant les séries TV, le débat a toujours été présent, ne serait-ce que dans le match Friends vs how I Met Your Mother qui, encore aujourd’hui, a laissé des traces. Et sans même comparer les séries entre elles, le développement d’une série en elle-même est souvent compliqué et est assujetti aux audiences : est-ce que ce n’est pas la saison de trop ? Jusqu’où aller pour attirer le spectateur ? Est-ce que cette storyline est cohérente et séduisante ? Les scénaristes naviguent souvent à vue et il est difficile de produire un résultat remarquable sur la durée compte tenu des diktats du calendrier des grandes chaînes de télévision.

Ce qui nous a manqué en 2015

Même s’il est un peu injuste de juger la saison 2 de True Detective sur la seule base d’une demi-saison, un début de critique – forcément subjective – semble possible.

Pizzolatto, scénariste et showrunner de la série, a laissé Matthew McConaughey que l’on a pu voir dans  Le loup de Wall Street ou encore Dallas Buyers Club s’envoler hors du nid et a abandonné la Louisiane. Dès le premier épisode de True Détective, on débarque donc en Californie, plus précisément à Vinci. Colin Farrell campe Ray Velcoro, un flic traumatisé porté sur la boisson et partage l’affiche avec Vince Vaughn – décidément une belle collection d’acteurs ratés sur le retour. S’il est vrai qu’on a du mal à dire au revoir à l’attachant McConaughey, il faut admettre que Farrell a suffisamment de présence et de charisme pour nous intéresser.

Pas de problème de décor donc, ni d’acteurs. Non, ce qui semble poser un véritable problème dans cette deuxième saison, ce sont les choix narratifs. Le scénario dans sa globalité pâtit du recours à des séquences elliptiques qui sapent le rythme ; les protagonistes sont nombreux et l’intrigue se retrouve quelque peu éclatée sans qu’on puisse arriver à distinguer ceux qui s’en sortiront. Enfin, si la touche 70’s n’est pas désagréable, on peut regretter un côté soap opera qui peut lasser : à force de cumuler les fêlures, les personnages perdent paradoxalement en consistance.

Et Game of Thrones dans tout ça ?

Quand à Game of Thrones, autant avouer que cette saison m’a franchement déçue. Le poids démesuré de la religion a fait irruption sans préavis dans le scénario et m’a laissée un peu perplexe : la reine-mère Cersei châtiée par une organisation qu’elle a soutenue, pour de vrai ? Comme pour justifier cette apparition, les scénaristes ont redoublé d’ardeur pour mettre en scène toutes les horreurs possibles : l’abus de petites filles, le désormais traditionnel inceste, le sacrifice des enfants, le viol. Comme s’ils avaient fait la liste de tout ce qui allait « pimenter » la saison et qu’ils avaient distillé les éléments par-ci par-là. Et pendant ce temps, plus personne ne semble se préoccuper de qui doit occuper le trône de fer et chacun cherche simplement à ne pas se faire attraper pour ses péchés. Dans ce méli-mélo religieux, la rencontre entre Daenerys et Tyrion a constitué, à mes yeux, le seul intérêt de la saison – et pas des moindres !

Alors tandis que la saison 4 me laissait bouche bée après chaque épisode, celle-ci a occupé les lundis soir. Est-ce le ralentissement de l’intrigue (forcément corrélé au lien avec l’écriture des livres) ? La lassitude de l’alternance violence / sexe ? Je miserais plutôt sur l’irréalisme de certains choix scénaristiques à commencer par le fait que le si intelligent Littlefinger laisse Sansa entre les mains d’un barje notoire. Ne vous méprenez pas, bien sûr j’ai suivi cette saison et je suivrai certainement la sixième. Mais je regrette un peu le temps où la nuit du lundi au mardi n’était que folles spéculations sur l’épisode suivant.

Christine ou l’occasion de revenir aux bases de la French Touch

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« Christine » c’est un jolie prénom, ça inspire la douceur d’un petit matin calme à Saint-Malot, la fraicheur des vagues et le goût iodé des huitres fraichement pêchées. Au milieu de cette carte postale de Normandie vit un duo qui, depuis cinq ans, se distingue du paysage par la pertinence de ses sons (très lointaine du Biniou qui fait la réputation de la région).

Leur page Facebook, disent qu’ils s’appellent Nicolas Lerille et Stéphane Delplanque mais il faut avouer que Christine sonne  beaucoup mieux.

On s’imagine déjà un conte pour enfant, dans lequel Christine (comme Martine) irait tantôt à la plage, tantôt sur le marché ou faire du surf. Toutefois, ce que Christine préfère avant tout, c’est faire la teuf.

Parce que depuis leur premier remix (celui disponible sur leur page Soundcloud en tout cas), Christine ça envoie du gros bois. ..

Christine c’est quoi?

Dans la ligné des grands DJ français qu’à vu éclore la scène électronique Hexagonal à l’aune des année 2010, comme datA, Surkin, Danger, Yuksek ou Kavinsky, le duo Christine aime le synthétiseur et les basses puissantes.

D’ailleurs l’un de leur premier remix (d’Amon Tobin), pause les bases de leur univers.

S’ils sont très forts pour magnifier les morceaux qu’ils décident de remixer, comme What You Want de BOYS NOIZE auquel il arrive à donner encore plus de puissance (ce qui est une belle performance lorsqu’on connait le caractère bestial du travail de l’allemand).

Christine, tu fais quoi aujourd’hui?

Leurs compositions aussi forcent le respect. À l’actif du duo, quatre EP, dont un dernier intitulé Ecstatic Sole , sorti en juin dernier sur le label Mouton Noir, et en téléchargement gratuit sur BandCamp (comme toute leur discographie).  

Quatre pistes qui s’enfilent comme une course effrénée sur une autoroute de la Californie et qui rappelle à bien des égards l’album Outrun de Kavinsky, et particulièrement NightCall que le film Drive a porté, à jamais, dans la postérité. 

Si certains en doutaient, la French Touch n’est pas morte, et continue de se balader ici et là pour distribuer des grosses baffes. En cette période estivale, où tout le monde veut se dandiner sur de la deep Allemande dopée au saxophone, Christine remet les points sur le I du mot « électronique ».

Une bonne dose de Vitamine C, à prendre matin, midi et soir, à commencer par FlashDance, leur dernier remix, livré en exclusivité et téléchargeable gratuitement ici

Top 7 des vrais problèmes de mecs – M comme Marcel.

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Il est de notoriété commune de penser que les femmes ont de plus gros problèmes à surmonter dans leur existence que les hommes. On dit souvent qu’elles sont les malchanceuses de la vie. Entre le maquillage tous les matins, l’épilation chaque semaine, les règles une fois par mois, la grossesse pendant 9 mois, l’accouchement tous les ans, et la ménopause à 32 ans, c’est le jackpot de mère Nature.

Mais nous aussi les vrais bonhommes, rencontrons des problèmes de mecs, des épreuves de la vie, des choses qui font mal, qui atteignent notre cœur, car derrière notre armure et nos pectoraux, il existe un homme qui peut être blessé. Nous pouvons soulever 150 kilos en développé couché mais il nous est parfois compliqué de soulever les problèmes de notre âme.

TOP 7 des vrais problèmes de mecs

1 – Se muscler.

Les femmes disent souvent qu’elles adorent notre petite bedaine. Que dalle, elles préfèrent les mecs bien baraqués qui savent bouger un pec tout seul et péter une brique avec leur front. Du coup nous avons OBLIGATION d’aller à la salle 2 à 3 fois par semaine, de porter un marcel tombant dégueu, et de bouffer des prot’. Mon rêve était de m’inscrire à des cours de poésie dramatique putain. #larmeàl’oeil

2 – Trop manger.

90 kgs de muscles, ça s’entretient. Ainsi il te faut manger équilibré, genre un bon gros Do Mac des familles, le menu maxi golden super saiyan. Tu n’en ressors pas vivant. Ton ventre crie la mort. Tu te roules par terre comme Bilic lors de France-Croatie 98 (bisous à Laurent). Ton seul désir est que ton estomac digère tout ça et que tu relâches la pression sur le Iron Throne. Et bien sûr, interdiction de te plaindre. Les filles peuvent discuter de leurs règles mais toi tu dois bien fermer ta gueule quand ton double cheese passe mal.

3 – Se coiffer.

On parle de maquillage pour les filles, mais pour les mecs de la street comme nous, le pot de gel Vivelle Dop fixation béton est une nécessité. Fini les snap de ta teub ridée, voilà des photos de beau gosse. Le gel sera difficile à enlever sous la douche mais de toute manière c’est soit ça, soit la coiffure playmobil, celle avec tes cheveux du devant tombant jusqu’à tes sourcils. Horrible. J’ai envie de te cracher dessus d’ailleurs.

4 – Uriner le matin.

Déjà ça pue. Clairement, tu ne bois pas tes 1,5 litres d’eau par jour, ton urine est donc de couleur jaune foncée voir marron ce qui est affreux. De plus tu as un peu la tête dans le cul, tu ne remarques pas forcément la forme alambiquée de ton zboub déformée par ta position pendant la nuit. Résultat le premier jet est aléatoire, il finit donc la plupart du temps sur dans tes mains ou au plafond. Et c’est sans parler de la gaule matinale qui envoie directement ton jet dans le mur en face, et pour les plus malchanceux, dans l’œil.

5 – Tuner sa caisse.

Préparation de soirée, tu reflètes déjà la loose avec ton marcel moulant. Tu te rends chez ton libraire mais manque de chance tu es pauvre, tu ne peux donc pas te procurer les jantes chromées et le pot nitro tant désiré. En plus il y a un meeting ce soir sur le parking du Géant Casino. C’est dommage tu ne seras jamais populaire et ne ramènera pas Kimberley du Zouk’Club, afin de la pécho sur la banquette arrière de ta Golf GTI.

6 – Regarder Sochaux-Metz.

Ce soir c’est foot, tes potes ne sont pas disponibles (ils ont des meufs eux) mais qu’à cela ne tienne tu te mets au plus grand des calmes dans ton canapé. Cependant tu n’as pas BeIn Sport donc ce sera le mythique Sochaux-Metz sur TMC. Tu sais le gros match de Ligue 1 qui se termine par un 0 – 0, avec des stats à chier : deux frappes non cadrées, 3 corners et 8 cartons jaunes. En plus de ça tu portes ton jogging Sergio Tacchini et des tongs FILA. Et ta bière est tiède. L’échec. Ta dignité est brisée.

7 – Avoir trop mal au doigt.

Une fois dans la rue (Times Square j’avoue), j’ai voulu montrer la direction à un passant chinois et un bus m’est tombé sur l’index, j’ai eu troooop mal. J’ai commencé par me rouler par terre en me tenant la jambe, normal. Ma copine s’est occupée de moi, elle m’a mis du mercurochrome le pansement des héros, puis m’a fait un bisou. J’allais un peu mieux, je suis retourné jouer dans mon bac à sable mais j’ai subi un traumatisme ce jour-là.

Vous voyez les filles, la vie nous réserve aussi des épreuves difficiles à surmonter, qu’elles soient régulières ou plus succinctes, elles n’en laissent pas moins des cicatrices sur notre peau, ou dans notre cœur de babtou fragile.

Les Eurockéennes de Belfort 2015

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C’est sous une chaleur écrasante que s’est déroulée la 27 édition des Eurockéennes de Belfort. Les programmateurs ont encore fait fort, cette année ce sont 105 000 festivaliers qui ont foulé la terre du site Malsaucy. J’ai donc revêtu mon plus beau short et mes plus belles baskets sans oublier mes amies les lunettes de soleil et la crème solaire pour raconter ce marathon de trois jours essentiellement constitué de concerts et de bières mais aussi pour vous ramener quelques jolies photos.

JOUR 1 

Après avoir plantée ma tente et après avoir pris connaissance des horaires du jour, je retrouve les garçon de Cotton Claw qui jouent sur le club loggia (la plus petite scène du festival) à 23h00. Petite séance photo improvisée sur la camping au milieu des Tipi avant de rejoindre le site du festival armée du chapeau que le festival distribue avant de monter dans les navettes. Le visuel étant rose cette année celui ci ne déroge pas à la règle.

Cotton Claw – © IAMJUSTEEN

17h00, le festival ouvre ses portes. Malgré la chaleur encore présente à cette heure ci, je décide de commencer cette première journée avec Royal Blood, ces deux anglais que j’avais remarqué suite à leur reprise plutôt surprenante du titre de Lana Del Rey, West Coast. Je me dirige ensuite sur la Greenroom mais je vais vite changer d’avis car le métal de Black Rebel Society, très peu pour moi. Il y a une scène que j’adore particulièrement aux Eurockéennes c’est celle de la plage, c’est justement sur cette scène que je vais ensuite voir The Soft Moon, qui fut programmé suite à l’annulation, de Antemasque, et c’est pas plus mal. Oui mesdames et messieurs, la palme du Noise Rock romantique leur revient. Très beau moment. La Greenroom est ensuite assaillie par les festivaliers pour voir Fakear mettre le feu sur scène, ainsi que pour The Dø.

The Soft Moon – © IAMJUSTEEN

The Dø – © IAMJUSTEEN

JOUR 2

The Shoes – © IAMJUSTEEN

Le deuxième jour j’ai assisté à la conférence de presse de The Shoes, leur retour fait comme l’effet d’une bombe, ils présentaient cet année leur nouveau live à l’occasion de la sortie de leur deuxième album Chemicals en Octobre prochain. L’occasion pour les festivaliers présents de pouvoir écouter en live les nouveaux morceaux. Les deux Rémois se sont donc installés sur la plage, la programmation sur cette scène ayant été concoctée avec l’aide du groupe.

The Shoes – © IAMJUSTEEN

Au programme aussi cette deuxième journée, Jeanne Added qui a fait sensation sur le Club Loggia et que j’ai pu rencontrer pour une petite session photo. Un coup de cœur aussi pour Ibeyi sur la Greenroom. J’ai été un peu étonnée du peu de monde devant Etienne Daho, tout le contraire pour Christine & The Queen ou il était difficile de se frayer un chemin. Mais on va pas se le cacher le concert que j’attendais le plus était celui qui clôturait cette soirée. En effet le duo des Chemical Brothers ont littéralement enflammé la grande scène, pendant que Rone enchantait la plage avec ses créatures.

 

JOUR 3 

Et oui, c’est déjà le dernier jour. J’ai décidé de poser un peu mon appareil photo pour redevenir la festivalière lambda que j’aime être. Je commence d’abord par aller voir Damian Marley. Croyez le ou pas je suis déçue. Je m’attendais à quelque chose de tellement plus fort de la part du « fils de« . Je file donc sur la greenroom pour voir Eagles Of Death Metal, Et là une question me vient à l’esprit:  où est Josh Homme? Et oui le rouquin, figure emblématique des Queen Of The Stone Age est absent, cela n’empêche pas le groupe de faire le show. Je ne tarde pas à rejoindre la grande scène en essayant de m’avancer un maximum parmi cette foule qui attend avec impatience Die Antwoord, qui ont fait transpirer le public en enchaînant les tubes. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu le chanteur des Eagles Of Death Metal danser sur I Fink U Freeky.

Atmosphère beaucoup plus calme ensuite avec James Blake, le charme du jeune anglais et sa musique ensorcelante en a fait chavirer plus d’une. Un choix à faire pour les deux derniers concerts de la journée, s’asseoir sur la plage pour profiter du set de Flume et essayer de récupérer un peu de ces trois jours ou bien affronter la foule présente pour Sting et danser sur Roxane ?

Belle façon de clôturer cette 27 édition et de dire au revoir Belfort, à l’année prochaine j’espère.

Les lieux mythiques de l’histoire du cinéma italien à Rome

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Avis au cinéphiles qui se rendent à Rome :

Suivez le guide !

On vous avait déjà fait un article sur les bons plans à Rome mais aujourd’hui, c’est plus pour les cinéphiles que nous allons axer notre visite !


Rome c’est aussi l’Eldorado des cinéphiles, en effet la « ville éternelle » a été et continue d’être le lieu de tournage de nombreux films dont beaucoup sont devenus mythiques comme « Le voleur de bicyclette » (cf notre image de une) de Vittorio De Sica (1948) considéré comme l’œuvre emblématique du néoréalisme italien.

Les scènes ont été tournées aux portes de Rome, dans le quartier de Val Melaina, du Pinciana, du Monte Sacro, tous situés au nord de la ville, mais aussi sur la rive gauche du Tibre, dans le quartier du Trastevere.

En tant qu’amoureux du cinéma, s’il vous tente de vous lancer sur les traces de ces lieux de tournages, il est conseillé de réserver votre hébergement au centre ville. En quelques clics sur des sites en ligne, vous trouverez un logement adapté à vos exigences.

Autre film mythique c’est «Vacances romaines » de William Wyler (1953), dans lequel Rome est parcourue en long en large et en travers par Audrey Hepburn et Gregory Peck, le tout à bord de la très emblématique Vespa. Les personnages nous emmènent au Colisée, sur la place d’Espagne pour manger une glace ou encore sur une barque le long du Tibre.

« La Dolce Vita », de Federico Fellini (1960) nous fait découvrir une Rome moderne au travers des yeux du beau Marcello Mastroianni. De la Basilique de Don Bosco dans la zone Tuscolana, à Saint Pierre, en passant par Via Veneto jusqu’à la Piazza del Popolo, Fellini nous montre des sites intéressants de la ville. Mais bien entendu, la scène la plus célèbre est celle où Anita Ekberg s’immerge dans la fontaine de Trevi et invite Marcello à la rejoindre : “Marcello, come here”.

« Journal intime » (1993), dans lequel Nanni Moretti nous invite à une escapade romaine en dehors des circuits balisés et des références obligées. De Garbatella, quartier résidentiel du sud de la capitale à la plage d’Ostie, à l’endroit même où fut assassiné le poète et cinéaste Pier Paolo Pasolini en 1975, ce film nous invite à explorer des zones urbaines peu connues.

Le film « Anges et démons » de Ron Howard (2009) avec Tom Hanks, explore divers des sites les plus caractéristiques de Rome comme l’Eglise Sainte-Marie-de-la-Victoire, la place Saint-Pierre, la place Navona, le Château Saint-Ange et le Panthéon.

Enfin nous concluerons avec « La Grande Bellezza » de Paolo Sorrentino (2013) dans lequel les plus grandes beautés romaines au gré desquelles les personnages évoluent sont : le Parc des Aqueducs, les Thèrmes de Caracalla et la place du Campidoglio où l’acteur principal Tony Servillo s’asseoit sur un banc en tournant, avec nonchalance, le dos à la colossale statue de Marforio.


 

Tu te mets à table ou je te cuisine ?

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Ca y est, la Saint Valentin est passé depuis 5 mois,  vous allez fêter vos 2 ans de relation dans 3 mois et 15 jours, le timing est parfait. T’as toujours pas touché ta paye de Juin, ni tes APL depuis le mois d’Avril, et tes amis ont subitement oublié leurs dettes. Deux solutions s’offrent à toi, le Mcdo aux chandelles ou pire. Et oui, croyez-moi il y a pire, car l’autre solution c’est Cui… Cuisi … Cuisiner !

(Voix de publicité sur Internet) *Si toi aussi tu t’es déjà retrouvé dans cette situation, si tu sais pas cuisiner mais que tu aimerais bien te la péter en cuisinant un repas, entrée-plat-dessert digne des plus grands chefs étudiants étoilés – oui ça existe  – alors Hurluberlu est là pour toi, et te dévoile ses recettes les plus simples, les plus secrètes et les plus é-pous-tou-flantes*  (Fin de la voix de publicité sur Internet).

ENTREE

On va faire genre on a réfléchi et travaillé trop longtemps pour un rendu impeccable, mais soyons francs, l’entrée ça sert à rien à part poser les bases. C’est comme la première impression avant un entretien quand tu pousses la porte. On le travaille pas vraiment (me fais pas croire que tu t’es dejà entrainé à ouvrir des portes) mais c’est hyper important. Comment faire alors pour faire semblant d’avoir bossé sur un truc et qu’il ait l’air génial ? C’est simple.

1) Arme toi d’un joli plateau, si t’en as pas ta mère ou ta voisine en a surement un.

2) Les ingrédients : – Une baguette bien fraîche, pas trop dure, pas trop molle, un peu comme…
– Du saucisson, classique
– Du fromage mais qui se TARTINE ! Pas du vieux comté tout sec, pars plutôt sur un Saint Felicien ou un truc du genre.
De la rillette aux deux saumons (fastoche à trouver en super marché, et ça fait plus classe que la rillettes de porc)
– Et pour finir du jambon blanc et du saint Moret, pour l’étape la plus difficile … SUSPENS

3) La préparation : (du moins compliqué au plus compliqué, comme ça si tu stresses trop, ou que tu sens que ça devient trop hard pour toi, tu peux nous lâcher en cours de route)
– tu coupes ton saucisson en rondelles FINES ! C’est ta zouz que t’invites et elle déteste les grosses rondelles.
– Ensuite tu fais des tartines avec le fromage, et avec la rillette de saumons (ça va ? Toujours là ?)
– Pour finir tu étales tes tranches de jambon, tu les tartines de saint Moret, tu les roules comme des crêpes au Nutella et tu coupes des tranches. Effet garanti.

Bon, ok j’admets que c’est un peu calorique, mais balec j’ai vraiment trop faim, on se rattrapera sur le plat.

PLAT

Le plat c’est le plus important, c’est là-dessus que tu vas marquer des points. Donc hors de question de sortir une bavette et des patates, on la joue raffiné, distingué, étoilé, presque végétarien.  Mais n’oublions pas non plus que le gras c’est bien !
Pour cela, nous allons concocter des petites tartines d’aubergines-tomates-mozzarella mais sans pain, c’est bien là qu’est toute l’astuce.

1) Les ingrédients : – Un four (oui je ne l’ai pas précisé avant mais cet article ne s’adresse qu’aux adultes ayant enfin emménagé dans un appartement contenant un four)
1 grosse aubergine
– 400g de tomates pelées en boite (tu vas découvrir le rayon conserve de ton supermarché grâce à moi, c’est fou tout ce qu’on peut y trouver)
– 2 gousses d’ail (la gousse c’est juste un petit bout de l’ail, pas besoin d’en acheter 2)
– Un sachet de mozzarella
– De l’huile d’olive (mais VRAIMENT, pas de l’huile de cuisine c’est dégueu sinon), du sel et du poivre
2) La préparation : – Lave tes légumes, c’est-à-dire ton aubergine et coupe la en deux dans le sens de la longueur *PAS DE LA LARGEUR* comme si tu faisais des tartines.
– Arrose tes tartines d’aubergine d’huile d’olive. Quand je dis arrose c’est vraiment, ça doit transpirer l’huile d’olive ! Puis mets du sel et du poivre.
– Préchauffes le four à 180° et enfourne les tartines pendant 25minutes (je te vois venir, teste même pas au micro-onde)
Pendant que ça rôti bien tranquille, épluches tes gousses d’ail et fais les revenir à la poêle pendant 5 minutes. En gros fais les cuire mais pas trop. Puis rajoute la boite de tomates.
–  Quand les aubergines sont prêtes, sors les du four, et verse le mélange de la poêle dessus. Fais des tranches de mozza et poses le dessus.
– Du sel et du poivre, et remets tout au four pendant 5 min.
Si t’as vraiment la dalle fais 4 tartines.
C’est prêt, c’est beau, c’est styley.

(Photo : chefnini.com)

DESSERT

3 possibilités s’offrent à toi. La première, celle que je te souhaite, vous n’avez pas réussi à atteindre le dessert, petits coquinous, et celui-ci passe à la trappe car vous avez beaucoup trop envie de faire une partie de Scrabble. NEANMOINS, quand elle t’aura mis 3 Scrabble dans la tronche, vous aurez surement un petit creux et tu seras bien content d’avoir préparé ton dessert. D’où les options 2 et 3.
L’option 2 pour les flemmards, ou les petits estomacs, c’est salade de fruits. Simple, frais, efficace, tu peux la jouer tradi avec des pommes ou des bananes, femme enceinte avec une salade de fraises ou encore exotique avec de la mangue et des cassis.
L’option 3 te demandera plus d’efforts, mais quand on aime on ne compte pas. Alors envoyez les pancakes, fraises et sirop d’érable (j’avais plus de sirop d’érable pour la photo, déso, j’ai pris de la confiture de lait … SHAME, SHAME, SHAME).
1) Les ingrédients : – 200g de farine (environ 10 cuillères à soupe, je suppose que si t’as pas de four t’as pas de verre doseur)
– 3 œufs
– 30 cl de Lait (tu vois une pinte, bah 2/3 de pinte)
– une pincée de sel
– des fraises
– du sirop d’érable
2) La préparation : PAS BESOIN DE TEMPS DE REPOS ! C’est l’avantage des pancakes, et aussi le fait que tu peux les foirer, contrairement aux crêpes, c’est tellement gros que ça se voit pas.
– Tu mélanges tout dans un saladier, sauf les fraises et le sirop d’érable.
– Fais fondre du beurre dans une petite poêle, fais cuire tes pancakes.
– Après tu laves tes fraises et tu les coupes en deux, tu les mets dans un bol, et y’aura plus qu’à servir.
Si t’as encore le courage de boire, tu peux accompagner le dessert d’un petit vin, c’est un peu comme le beurre dans les épinards.

Voilà, avec ça tu peux accompagner ton repas d’une petite demande en mariage si ça te chante, ou même tout simplement d’une rupture, rien de tel qu’un bon repas pour se dire adieu. Moi j’ai fait mon taf, ce sera ta petite touche perso. Allez … A’tchao bonsoir !

Passer les vacances chez ses parents – M comme Marcel

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Les vacances en famille ? Le bon plan ?

     C’est l’été, tu viens de passer ton brevet, ton Bac, ta licence, ton master en rien, ou de terminer ton stage en machine à café, ton CDD de caca, et tu décides de rentrer chez tes parents à la campagne afin de te ressourcer, de faire respirer tes poumons, de marcher pieds nus dans les bois à l’aube, de sentir les rayons de soleil sur ton visage, et de découvrir une faune et une flore vierge de toute empreinte humaine. Quelle beauté.

      Ta journée commence par dormir, puis tu te lèves à 13h, parfois a 12h40 quand tu as fais un cauchemar (ta mère et ton pote dans un lit). La maison est silencieuse, et arrivé dans la cuisine, tu te fais soit un petit déjeuner, soit un bon steak congelé avec du jambon. Ouverture de l’ordinateur, actualisation de la page facebook. Rien. Tu prends une bonne douche de 20 minutes parce que tu ne payes pas l’eau.

          Il est 15h et te voilà prêt pour une journée de folie ! Actualisation de ta page Facebook : 2 actualités, dont l’article « Un homme accouche d’une chèvre, la réaction de l’arbitre va vous surprendre ! », sûrement un des meilleurs articles du web. Posé dans ton canapé, tu décides de te caler une bonne baguette de Pain-Nutella en jouant à la console de jeux vidéo ludiques (Playstation 1, N64 ou Dreamcast).

            Le temps paraît s’engouffrer dans un trou noir, il est maintenant 20h, et tes parents apparaissent de nulle part : « A table Franklin, vient manger de la laitue ». Ils te racontent leurs journées où ton père, flic de Beverly Hills, a chopé deux « niggas » de la street qui avait tiré sur le Président. Ta mère, infirmière, apprend qu’elle a été mutée à l’Hôpital Velpeau. Tu leur rétorques que tu cherches ardument un stage et un pays où faire ton année de césure (sûrement l’Australie comme tous les hispters fragiles) et que cela te prend tous tes après-midis.

            20H30, tu actualises ta page Facebook. Tes potes prévoient une multitude de soirées sur le centre ville de la capitale du pays, mais, oh misère, tes parents habitent dans un champ où le béton n’existe pas, où les bunkers sont balayés par des bourrasques balistiques de belvédères (allitération en b).

            Tu aimerais leur dire leurs quatre vérités à ces « amis » qui s’amusent sans toi. Mais tu ne réponds pas, tu ne réagis pas. D’ailleurs ton cerveau ne fonctionne qu’à 2%, tu es en économie d’énergie afin de préparer ton prochain cycle du sommeil. C’est pour cela que ton corps est flasque. Cependant au fond de toi, tu sais que sous cette carapace se révèle une véritable machine à penser, une arme de philosophie massive, qui balance des bombes de vers, de proses, d’alexandrins et d’autres trucs de poésie, comme les rappeurs M Pokora et Tragédie. Mais trop crevé de ta journée, ton élan de flemme t’empêche d’entreprendre un débat houleux.

            C’est 20H34 et tu dois occuper ta soirée autrement. Tu commences par le dernier épisode de True Detective Saison 2, puis les 12 épisodes de Sense 8, histoire de bien kiffer la night. Tu finis ta soirée par quelques parties en ligne de Pro Evolution Soccer 4 (avec Henry, Totti et Colina sur la jaquette), ton jeu préféré.

            L’horloge indique 3h23 lorsque tu te dis qu’il serait temps d’aller te coucher. Dans ton lit tu check ton booty ton GSM intelligent mais le repose très vite. Tu n’es pas un esclave des nouvelles technologies après tout.

            Demain il fera aussi beau qu’aujourd’hui, peut-être que tu iras dans le jardin.

Le monstre qui n’a pas aimé Vice Versa, c’est moi.

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Rares sont les films aussi biens accueillis par la critique et par le spectateur, 4,7/5 par les critiques et 4,4/5 par les gens devant l’écran sur Allociné. Le baromètre américain Rotten Tomatoes lui offre même 98%.

Avant de commencer, un léger résumé du film: Riley est une fille dont les actions sont dictés par 5 personnages tout mignons représentants les émotions puis c’est le bordel et ça finit bien. Cette corvée du résumé terminée, on va attaquer le gros du sujet.

Suis-je un monstre sans âme qui n’a pas apprécié ce si splendide film d’animation ? Non et oui.

Il est très clair que le film de Pete Docter est une réussite, la musique est excellente, la technique d’animation est maîtrisée (la patte Pixar) et les doublages sont parfaits aussi bien pour Inside Out que pour Vice Versa.

Cependant, ce qui rend ce film si bon selon les puristes, c’est la portée psychologique et le double sens qui touche les adultes et les enfants. Soit je ne suis pas fini et, malgré deux visionnages du film, je ne vois que la portée basique de ce film qui n’est destiné qu’aux enfants, soit du haut de mes 19 ans je ne peux plus apprécier les films enfantins et je ne suis pas assez expérimenté pour comprendre la portée plus adulte de ces mêmes films.

Le second « mais » est plus général :

– Si la simple présence du sarcasme rend le film adulte, la mémoire vous est bien courte mes amis. En effet il est impensable de faire un film pour enfant avec un humour d’une simple bassesse, ce serait dégoûtant et usant. De plus l’humour n’est pas le point fort, hormis les gags répétitifs à répétition et le sarcasme gentillet qui apparaît de temps en temps, ce n’est pas la grosse marrade.

– Dans la liste contenant les pourquoi du comment, le film n’a aucune portée adulte. Le scénario est d’un basique, aucune surprise, il y a un grand trou où si tu y vas ça craint, bingo ils vont dedans, un labyrinthe gigantesque, et hop 1h de film dedans. C’est pas si important en soit, mais l’absence de réflexion que pourrait offrir un scénario différent, grâce à l’animation qui laisse libre court à l’imagination, me rend mauvais au plus haut point.

Pour conclure, Vice Versa n’est pas nul, mais c’est assez énervant de faire d’un film très bien réalisé techniquement et un chef d’oeuvre psychologique alors qu’il ne l’est a priori pas.

En parlant de chef d’oeuvre si vous avez l’honneur d’avoir vu le court métrage Lava, vous êtes fort chanceux, et si vous avez l’occasion de le voir, vous serez forts chanceux.

Nos derniers articles geek !

J’irai dormir en terre inconnue

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Voyager. Je crois qu’après la découverte du feu et de la fourchette, ça a dû être la passion que l’homme a essayé de développer le plus. En fait, en y réfléchissant bien, le voyage a un aspect assez religieux : le pèlerinage, effectué par les divers prophètes et leurs apôtres ; sinon, les seuls qui voyageaient souvent étaient les marchands et les explorateurs (on pense ici bien évidemment à Marco Polo, pensez-y pour votre rattrapage du bac, c’est important). Bref, vous l’aurez compris, le voyageur ancien possède un but concret, tandis que nous, à notre époque, on voyage simplement pour bronzer et ramener des statuettes en terre cuite.

Crédits photo : thesnug.com

« Leur souhait est littéralement d’avaler le monde »

Seulement, dans les années 50 aux États-Unis, naquit un mouvement appelé Beat Generation. Ces gens-là, jeunes américains passionné d’écriture, de voyages et de jazz, reprennent à leur sauce cet acte de voyager, pour l’amplifier et en faire quelque chose de beaucoup plus mystique. Leur souhait est littéralement d’avaler le monde, de le connaitre dans les moindres recoins, pour pouvoir le recracher dans leur littérature. Généralement, on cite trois auteurs principaux de ce mouvement : Allen Ginsberg, William S. Burroughs (qui a une histoire « particulière » cf. Wikipédia) et Jack Kerouac. Ce dernier, vous devez sans doute le connaître, puisqu’il est l’auteur de Sur la route, oeuvre monumentale et ode à la liberté de déplacement. Dans une Amérique qui revient de la guerre, on peut dire que ces trois jeunes mecs n’avaient plus envie de rêver à la manière dictée par l’oncle Sam ; faire de l’argent ne les intéressait pas, et leur seul désir restera de témoigner des gens et des paysages rencontrés.

Crédits photo : quoteswave.com

« Un monde où rien ne se termine tant qu’on est pas entre quatre planches »

Kerouac au fond, c’est plutôt pas mal. On a l’impression de lire un pote à nous, qui nous raconte ses voyages, avec toutes les escales et les galères. Sauf que lui, il trouve toujours un moyen de fumer de la marijuana ou mâcher du peyotl (au Mexique), ou goûter à l’opium (à Tanger, en Algérie). Et finalement, il semblerait que trop de liberté, finisse par tuer la liberté. Parce que, en lisant Sur la route, on comprend que faire San Francisco – New-York est une aventure en soi ; mais dites-vous bien qu’il faut revenir ensuite. À l’époque, il fallait quelques semaines. Et puis Kerouac aime aussi le Mexique, alors pourquoi pas faire New-York – Mexico ? Allons-y. Tant que la voiture roule, tout roule. Et nous, en lisant, on a l’impression que c’est facile. Que tout est facile, que les rencontres sont faciles, que le monde est facile (que les filles qu’il rencontre, elles aussi, sont faciles). C’était l’Eldorado d’après-guerre, dans un monde où rien ne se termine tant qu’on est pas entre quatre planches. Pourtant, une note de lassitude apparaît. Le même genre que celle que l’on a, quand on possède enfin l’objet que l’on a longtemps désiré : on en profite, et puis on le met dans un coin et on l’oublie. Kerouac se lasse de cette liberté et c’est certainement la plus grande leçon à apprendre de son oeuvre. On ne peut pas trouver la quiétude, comme il le dit lui-même, si l’on ne s’arrête pas quelques instants.

Crédits photo : surlaroute.insa-rennes.fr

Rien que pour le souffle et le style de l’auteur, je vous encourage vivement à lire Sur la route. Même si ça fait peur, prenez le temps de partir avec lui (il y aura des tas de bouchons pour aller et partir de la plage, j’en suis sûr). Je vous conseille en supplément de lire Les anges vagabonds, qui fait un peu office de suite ; la partie mexicaine est beaucoup plus intéressante. Surtout le côté mythologie. Je comprends pas ce qu’on leur trouve, moi, à ces pyramides mayas… C’est juste un tas de caillasse non ?