Entrepreneuriat – L’aventure Excuse My Party

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Inviter des inconnus chez vous pour y faire la fête, c’est l’idée d’Excuse My Party la première plateforme collaborative de soirées chez les particuliers du monde.

Lancé au mois de mai dernier, le projet s’est développé petit à petit, avec l’objectif de s’étendre le plus vite possible au delà des frontières de l’Hexagone. Si l’idée semble complètement dingue au premier abord, le marché est prometteur puisque la jeune pousse française est la première à s’y lancer.

Officiellement lancé au mois d’avril 2015, le site compte déjà plus de 5000 membres, qui ont réalisé plus 100 « Ambiançages » créés notamment à Paris, Londres, Berlin, Lyon, Lille, Rennes et Nantes …

Devant ce succès, on a pris l’initiative de discuter avec deux des cinq co-fondateurs de la plateforme, Bruno Haddad et Philippe Vitry, pour essayer de comprendre les dessous de ce pari complètement fou.

L’interview des fondateurs, d’Excuse My Party

Hurluberlu: Comment un site qui met en relation des particuliers pour faire la fête s’organise-t-il au niveau des assurances?

Philippe: En France nous avons tous notre assurance responsabilité civile et habitation, ainsi la plupart des risques sont déjà couverts ! C’est un début, mais à terme il nous faut penser à une assurance globale comme sur les sites leaders du collaboratif !

Bruno: Une assurance dans le web collaboratif coute très chère pour une start-up à ses débuts. Il existe une très bonne société d’assurance (celle d’Airbnb) basée en Angleterre, c’est désormais possible également en France. C’est ce que nous visons pour notre levée de fond !

 

H: Car, une des premières craintes pour tout le monde lorsqu’on invite des gens chez soit, c’est qu’il dégrade le matériel..

B: Oui mais sur Excuse My Party, comme sur AirBnB d’ailleurs, c’est l’ambianceur (ndlr: la personne qui organise), qui choisi les personnes qui participeront à la soirée. On a un système d’évaluation, un peu comme sur BlaBlaCar, où tu peux attribuer des notes et des appréciations sur chaque personne, Au final tu n’invites que des personnes que tu as choisi

P: Oui tu peux également discuter avec tes futurs ambiancés via Excuse MyParty. Tu te rends tout de suite compte des affinités pour choisir tes invités !

 

H: Concrètement, comment le site fonctionne?

B: C’est simple, toi tu adore les sushis, tu veux faire une soirée japonaise qui sort de l’ordinaire, tu vas t’inscrire sur Excuse My Party, et proposer un prix d’entré ou gratuit au gens avec un nombre de place limité et des critères de sélection (des impératifs de déguisement par exemple). Ensuite, les gens vont demander à rejoindre ta soirée et c’est à toi qui décide si tu les acceptes ou non.

Enfin, si tu acceptes, l’argent est débité, il arrive sur ton comte, et la personne va recevoir ton adresse exacte pour pouvoir se rendre à ta soirée.

P: Ce serait vraiment ouf, qu’on impose des gens chez toi, tu imagines ? (rire)

 

H: C’est clair, mais pourquoi cette idée de mettre les gens en relations pour qu’ils fassent la fête?

P: Déjà, il faut remettre les choses dans leur contexte, les gens ne nous on pas attendu pour s’inviter entre eux et faire la fête. Simplement avec Excuse My Party, on digitalise ce qui existe depuis la nuit des temps, et on essaye de le rendre plus simple. Aujourd’hui on peut donc tous organiser ou participer à des soirées chez des particuliers ce qui était plus difficile avant.

B: Pour la petite histoire, on était en école de commerce à Toulouse (ndlr: l’ESC Toulouse) et on en avait marre de se faire racketter par les établissements de nuit qui vendaient des vodka/ pomme à 10 euros. L’autre point, c’est que l’on s’est rendu compte que bien souvent lorsque l’on était en boite de nuit, après notre before, les gens se démotivaient et on perdait la bonne ambiance de la soirée. Du coup on s’est dit qu’on aimerait bien faire une plateforme de soirée en appart pour en faire plus souvent et plus longtemps !

On dit que bien souvent pour apprendre à connaitre un pays, il faut sortir avec des locaux, , pourrait devenir un nouveau mode de rencontre pour voyager aussi?

B: C’est un peu l’objectif affiché, le troisième fondateur John est d’ailleurs parti à Londres pour lancer le site au Royaume-Unis, et d’ailleurs la première soirée y a été faite au mois de juin dernier. Tout le site est aussi accessible en anglais, donc il y a la volonté de s’ouvrir très vite à l’international.

P: C’est vrai que si Excuse My Party devenait mondialisé et permettait de rencontrer des gens à travers le monde pour que les touristes puissent découvrir la culture local, ce serait énorme (mais step by step)

 

Il faut y croire, vous êtes tout de même passé dans le BEFORE sur Canal+, signe qu’il y a un vrai engouement autour de votre plateforme…

P: Oui c’est vrai que les choses se passent bien pour le moment. L’objectif c’est de lancer assez vite l’application iPhone (Printemps 2016) et forcément de se développer dans d’autres pays.

B: Après, on ne vit pas encore de notre start-up car les choses mettent du temps à se mettre en place, mais dans l’économie collaborative, le processus est très long car au delà d’aller chercher une cible, comme dans un secteur classic, il faut faire matcher l’offre (les organisateurs) et la demande (les participants).

 

Quelles sont les conseils que vous pourriez donner à nos lecteurs qui souhaitent se lancer dans l’aventure entrepreneuriale?

P: Je pense qu’il faut croire à son projet et croire en sa capacité à pouvoir l’exécuter. D’autant plus qu’aujourd’hui à Paris il y a vraiment un très bon écosystème Startup !

B: En effet, rien n’est impossible à qui croit vraiment en ses idées, je pense que le plus important, c’est vraiment la détermination.

Pour NOËL laissez vous tenter par ce super concept…

Retrouvez Excuse My Party sur :

(Livre) La fille sans qualités de Julie Zeh

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La fille sans qualités est un roman glacial voire glaçant racontant comment Ada, lycéenne dotée d’une rare intelligence, incarne jusqu’à l’effroi le cynisme, la froideur, l’absence totale d’émotion, de regrets ou de remords; comment, avec son camarade Alev, elle en vient à considérer son rapport à l’humanité et à la vie sous le seul angle Continuer la lecture

Que penser de la dernière montre G-Shock : La G-STEEL ?

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Vous le savez, ce n’est un secret pour personne, chez Hurluberlu, on est des fans de montres. Pour vous, nous avons tester et nous donnons notre avis sur la dernière montre G-Shock : La G-STEELL (GST-W100D-1A2ER)

La montre GST-W100D-1A2ER s’inscrit parfaitement dans la catégorie des accessoires de luxe à privilégier pour des raisons à la fois techniques et esthétique. Belle, pratique et révolutionnaire, ce bijou de la marque CASIO a tout pour plaire :

Caractéristiques de la montre GST-W100D-1A2ER

Ce modèle G-SHOCK de CASIO est caractérisé par :
Modèle :G-SHOCK G-Steel GST-W100D-1A2ER

G-Steel GST-W100D-1A2ERFiche produit
Taille 12-659,1 mm
Largeur 9-352,4 mm
Epaisseur16,1 mm
Poids
184 g
Matériaux acier et résine
Classe d’étanchéité
20 bars
  • Type de batterie : CTL920
  • Fonctionnement solaire
  • Réception automatique de signaux radio
  • Indicateur de niveau batterie
  • Fermoir de sûreté disponible
  • Calendrier automatique
  • Verre minéral
  • Double format : 12/24 H
  • Fonction de chrono
  • Alarme
  • Bip horaire
  • Compte à rebours 1/1sec – 100 min

Avantages de la montre G-SHOCK de CASIO, modèle GST-W100D-1A2ER

Ce modèle de CASIO dans la catégorie G-SHOCK Style Series est très résistant face aux chocs, en raison de sa composition en pur acier et résines. Cette montre étanche de 200 mètre dispose de la fonction d’heure universelle, d’un compte à rebours, d’une alarme ainsi que des fonctions de déplacement d’aiguille. Grâce à sa fonctionnalité de mise à l’heure basée sur la réception de signaux radio-pilotage, elle se met automatiquement à l’heure quelque soit votre position. La montre fonctionne à l’énergie solaire et l’éclairage du cadran est full auto LED. Véritable bijou de luxe, cette montre affirme parfaitement votre personnalité à travers les touches fun, classique ou strict qu’elle vous accorde selon vos looks. Retrouvez le plaisir d’avoir une montre, un chrono, et un accessoire taillé selon vos exigences.

 

Mon avis sur la montre G-STEEL GST-W100D-1A2ER de CASIO

Ce modèle de montre frôle la perfection. C’est un accessoire de mode dont les fonctionnalités conviennent parfaitement à mes exigences. Efficace et pratique. C’est le genre de montre que pourrait porter James Bond car elle est classe, résistante et le fait qu’elle marche par énergie solaire et qu’elle se mette automatiquement à l’heure donne un côté de « liberté » et d’aventurier au philanthrope qui la portera. Un plaisir d’attirer l’attention à chaque passage grâce à cette montre. J’adore la touche particulière qu’elle confère à chacun de mes looks et c’est à juste titre que je la considère comme un allié de séduction d’une grande importance. Elle est résistante et se régularise quelque soit ma position. Elle est à la limite du luxe mais reste accessible avec son premier modèle qui ouvre la gamme à 280€ pour la GST-W110-1AER. Son design chic ne laisse personne indifférent. Que demander de plus ? N’importe qui l’ayant essayé le recommanderait absolument.

Pour ceux que ça intéresse, voici la vidéo de la campagne :

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Une soirée chez l’Impact de Montréal

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La franchise de l’Impact de Montréal est très jeune (1992) et elle ne joue en Major League Soccer (championnat de soccer nord-américain) que depuis 2012.  Pour autant, influence européenne oblige, le football est bien plus important au Canada qu’aux Etats-Unis. Il suffit de compter le nombre de terrains publics qui jalonne la ville de Montréal pour s’en convaincre. Sevré de stade depuis mon départ de Lyon, j’ai envie de découvrir à quoi ressemble un match de Soccer et pourquoi on le considère très différent de notre bon vieux Football européen. J’espère également assister à un match tonitruant de la nouvelle idole locale.

Fans de l’Impact de Montréal

Une soirée chez l’Impact de Montréal : Soccer ou Football ?

Le football n’a jamais été un sport prépondérant aux Etats-Unis, pour autant la MLS voit son attractivité s’accroître au fil des ans. De nombreuses stars européennes sont passées par les franchises nord-américaines : Cruyff, Beckenbauer, Bechkam, Gerrard, Lampard et Thierry Henry. Aujourd’hui ce championnat souffre d’un manque de crédibilité et d’exposition en Europe mais il apparaît comme une bonne alternative pour les joueurs dont la carrière est en panne sèche. Il faut néanmoins souligner que le niveau de jeu relativement faible offre très souvent des matchs assez spectaculaires et agréables à regarder. Ils permettent aussi aux nostalgiques et romantiques du foot Européen de recroiser leurs idoles en pré-retraites.

Si le Hockey et ses Canadiens est le sport roi et incontesté à Montréal, le soccer attire de plus en plus les foules. L’Impact s’est même offert un ambassadeur de très gros calibre en la personne de Didier Drogba. L’Ivoirien est une véritable star adulée comme telle par les partisans montréalais et toutes ses apparitions soulèvent les foules. Il faut dire que l’attaquant semble se balader depuis son arrivée en MLS avec notamment un triplé lors de sa première titularisation.

Stade Saputo – Impact de Montréal

Une soirée chez l’Impact de Montréal : L’ambiance !

Aux abords du stade Saputo ça ne sent pas vraiment la merguez ou le kebab. Canada oblige, les fans se délectent en général de hot-dogs, poutines ou autre pop-corns. Qui est le plus raffiné ? C’est uniquement une question de goûts. Le merchandising bat son plein et les produits dérivés de l’Impact se comptent par centaines. Il faut dire que la Drogba-mania s’est emparée de la ville et que l’Impact est soudain devenu très trendy. Le maillot bleu de l’Impact est très présent dans les tribunes ainsi que toute une flopée de bonnets à pompons aux couleurs de la franchise.

Le stade Saputo est une petite enceinte champêtre de 20800 places, collée au complexe olympique de Montréal. L’ambiance au stade est assez bon enfant et on saisit très vite la différence entre les spectateurs et les supporters. Les « ultras » de l’Impact savent quand même se faire entendre mais ils sont nettement plus pacifiques et moins belliqueux que leurs homologues européens. Cependant cela a du bon, aucun membre de la famille de l’arbitre ou d’un joueur adverse n’a été insulté ce soir-là et chaque incartade est très lourdement sanctionnée par la ligue et les clubs. Bref on peut venir en famille et rester assis pendant tout le match sans que cela déclenche l’hystérie… comme au Parc des Princes en fait !

Didier Drogba – Impact de Montréal

Une soirée chez l’Impact de Montréal : Le match !

30 minutes avant le début du match les tribunes ne sont pas très remplies. Il faut dire que le froid s’installe en ce 25 Octobre. Les fans préfèrent picoler et festoyer sous les tribunes du stade bien au chaud. Le stade fait le plein lors du très solennel moment de l’hymne Canadien que le stade entier chante debout la main sur le cœur. Premiers moments de liesse quand le speaker présente les compositions d’équipes. Le public a ses chouchous notamment le capitaine Patrice Bernier, Ignacio Piatti, Laurent Ciman et l’inévitable « centurion » Didier Drogba.

Le début de partie est assez équilibré et l’Impact peine à concrétiser ses opportunités. De son coté Toronto joue avec ses armes : la vitesse et la vista de la « Formica Atomica » (et MVP de la Ligue), Sebastian Giovinco, et la puissance de Jozy Altidore. Toronto ouvre le score dans un silence de stupéfaction et Drogba s’énerve contre ses coéquipiers. L’impact regagne les vestiaires mené et moi je vais gôuter la « gastronomie de stade » locale.

Les locaux démarrent la seconde mi-temps pieds au plancher et intensifient la pression sur le but Torontois. L’hystérie totale s’empare du stade quand « Didier » (comme on l’appelle ici) profite d’un deuxième centre en retrait pour claquer son doublé. Le public hurle son nom pendant de longues minutes et se délecte de la victoire qui se dessine contre ces « bouffons de Torontois ». Giovinco, Cheyrou et les autres n’y pourront rien, l’Impact s’impose 2-1 et aura le privilège de recevoir son adversaire du soir pour un match de barrage d’accession aux Play-Offs de la MLS. Didier pourra encore faire trembler les filets pour le plus grand plaisir des Montréalais !

Pour ou contre aller voir Spectre ?

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007 – Opus 24

Le 11 novembre prochain, Spectre arrive sur nos écrans. Dernier né de la saga James Bond, il fait déjà parler de lui dans la presse et parmi les fans les plus inconditionnels. On le dit réussi, fascinant… mais on entend également que c’est le pire 007 jamais réalisé et un flop monumental après un Skyfall extraordinaire. Vous aurez certainement le temps de vous faire une opinion – et moi aussi. En attendant, voilà qui pourrait vous décider.

UPDATE : je suis effectivement allée voir le film, vous pouvez retrouver ma critique juste en-dessous de l’article. 

Pourquoi vous devez courir voir Spectre ?

  • Parce que Daniel Craig est indubitablement le meilleur James Bond de tous les temps

Inutile de le nier, je suis une fervente admiratrice du James Bond de Daniel Craig. Sombre, un brin torturé et sexy en diable, 007 est à mes yeux devenu un héros quasi parfait, loin des oeillades de celui de Roger Moore dans les 70’s. L’annonce de son casting avait pourtant surpris : un Britannique (jusque-là, rien d’anormal) au physique nordique qui conduit à peine… et surtout inconnu ! Pourtant, Casino Royale remportait tous les suffrages et à chaque film, Craig insuffle de plus en plus de profondeur et de charisme à un personnage qui semblait quelque peu creux depuis Sean Connery (<3). Peut-être est-ce parce qu’il est le premier acteur de la saga à poser sa patte sur le scénario en suggérant régulièrement des alternatives aux propositions originelles. Ou peut-être est-ce justement parce qu’il est l’anti James Bond dans la vie qu’il a réussi à faire évoluer le personnage de manière aussi spectaculaire.

  • Pour enfin comprendre Quantum of Solace

La bande-annonce l’annonce (ahah) : Spectre est derrière « tous les ennuis de James Bond », sous-entendu derrière tous les complots et péripéties survenus depuis Skyfall. Ce qui inclut le très nébuleux Quantum of Solace dont je n’ai guère retenu que la présence solaire d’Olga Kurylenko. Peut-être que cet opus permettra d’enfin comprendre les méandres du scénario…

  • Pour Monica Bellucci

Tout est dit.

Pourquoi je reste un poil dubitative

  • Parce que la promo est un peu too much

J’avoue avoir été assez désagréablement surprise par les dernières publicités OMEGA mettant en scène 007. Même si ce partenariat est historique (il a démarré dans GoldenEye en 1995), la promotion s’apparente quelque peu à un matraquage – et c’est un euphémisme, avec trois diffusions du même spot avant la projection de Seul sur Mars. Et Moneypenny n’est pas en reste : dans une publicité de SONY, Naomie Harris se démène pour récupérer le téléphone de 007 en dépit de péripéties un peu rocambolesques. Même si on se doute que Spectre sera plus qu’un prétexte au placement de produit, on préfèrerait quand même ne pas avoir la sensation de se faire prendre pour un pigeon. Et on passera sous silence le chèque de 14 millions de dollars encaissé par la MGM et Sony en contrepartie de quelques petits changements visant à redorer l’image que le film renvoie du Mexique : les méchants ne sont plus si mexicains que ça et Stephanie Sigman a l’immense privilège d’être une JBG pendant 4 minutes. Voilà voilà.

  • Parce que ce sera forcément moins bien que Skyfall

Skyfall place la barre très haut. Bande-son exceptionnelle, scénario extrêmement intelligent, jeu d’acteurs remarquables (mention spéciale à Judi Dench)… Le James Bond parfait est là. Et après ?

  • Parce que les polémiques récentes me fatiguent

Depuis que la saga est devenue aussi bankable (encore une conséquence du talent Craig), la moindre sortie des acteurs est sujette à polémique. Lorsque l’acteur principal annonce que le prochain 007 sera son dernier, les spéculations sur le nom de son successeur vont bon train… et ont de quoi dégoûter les fans les plus civilisés, notamment lorsqu’on entend dire qu’Idris Elba, acteur prodige s’il en est, est inenvisageable pour le rôle car non blanc. Idem lorsque l’on découvre les critiques à l’encontre du choix de Monica Bellucci, jugée trop vieille par certains médias américains pour pouvoir vraisemblablement séduire James Bond. Il vaut mieux être sourd qu’entendre ça.


 

J’y étais. Oui, j’étais à la première projection publique de Spectre à Lyon en ce mercredi doux et ensoleillé. Verdict ? (Il est préférable d’avoir vu le film avant de parcourir ces lignes. Ou de promettre de ne pas m’en vouloir pour les spoilers)

Un 007 de facture quelque peu classique

Alors oui je l’avoue, le scénario de Spectre ne m’a pas renversée. « 00 est un programme obsolète (…) une méchante organisation veut fusionner les services secrets des principales puissances mondiales pour semer le chaos (…) quand la hiérarchie ne le soutient plus, 007 est seul contre tous ». Je dois bien admettre que le postulat de départ n’est pas sans rappeler le scénario de Mission Impossible : Rogue Nation sorti cette année. La comparaison s’arrête toutefois là, je vous rassure. On peut également regretter que jamais aucun véritable suspense ne vienne perturber les rebondissements « classiques » de cet opus : jamais vous ne douterez que JB s’en sortira ; ni qu’il le fera avec une classe et une élégance outrageantes.

Mais même sans trop s’attarder sur le scénario, d’autres points noirs apparaissent. L’un des plus gros à mon sens est la bande originale de Sam Smith (que j’aime pourtant beaucoup) que j’estime ratée – en même temps, il faut assumer de passer derrière Adele. Enfin, je regrette que cet opus soit si masculin. Comprenez-moi bien, j’ai bien conscience qu’il s’agit d’un film d’action et qu’il y a certains must. Mais l’accumulation d’explosions/cascades peut finir par lasser même les plus fans.

Mais ça fonctionne

Bien sûr que cela fonctionne. Bien sûr qu’on adore voir Daniel Craig se démener et fusiller ses ennemis de son regard bleu acier. Bien sûr qu’on frissonne en voyant que Christoph Waltz n’a rien perdu de son talent à incarner des psychopathes terrifiants. Bien sûr que les plans des villes sont magnifiques et que la réalisation est impeccable – mention spéciale aux scènes dans le train de Tanger qui sont d’une esthétique remarquable à tout point de vue. Et bien sûr qu’on frémit lorsque LE rebondissement est dévoilé et que les pires fêlures de 007 sont révélées.

Alors oui, mille fois oui, allez-y. Et pour vous consoler du dénouement qui n’est pas des plus originaux (hello Christopher Nolan) et du jeu assez pauvre de Léa Seydoux (au demeurant extrêmement séduisante), dites-vous que le prochain ne va pas tarder à arriver… et qu’il promet d’être légendaire.

PS : on vous conseil de lire également cet article à prendre au 2nd degré sur James Bond et son amour pour l’alcool.

 

L’usine d’art d’Andy Warhol

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Parfois, les lieux sont autant intéressants que les gens qui vivent dedans. Le lieu en question est un studio, situé au 5ème étage d’un immeuble de Manhattan. C’était assez calme, avant. On y fabriquait des chapeaux, de 8h du matin (des femmes y travaillent principalement, elles pointaient à 7h30) jusqu’à 18h. Ça roulait pas mal, mais très vite la révolution culturelle a frappé à la porte. Les années 60 commencent. Le studio est vendu quelques années plus tard, certaines pièces mécaniques restent en place. Le 28 janvier 64, le nouveau propriétaire des lieux s’appelle Andy Warhol.

Le maître des lieux veut produire du “mythe”.

Source : www.huffingtonpost.com

Les murs changent immédiatement de couleur. Le nouveau patron demande que la décoration soit uniquement argentée. Du sol au plafond, en passant par les meubles, les poignées de portes, les machines, les téléphones et même les ascenseurs seront de la couleur de l’acier. De la couleur de l’industrie. Un nouveau souffle pour l’endroit qui pourtant, est encore loin d’imaginer ce qui l’attend.

Le maître des lieux veut produire du “mythe”. Il cherche ici à créer quelque chose autour de l’art en faisant de la Factory un endroit fascinant, au sens premier du terme. Warhol avait compris l’importance qu’il avait, et l’influence qu’il exerçait sur ses sujets. Il ne se gênait d’ailleurs pas de les faire travailler à la chaîne pour ses sérigraphies; chaque œuvre devait provenir de la main de l’homme. Donc jour et nuit, les junkies arrivistes, les artistes pleins d’espoir et les drag-queens amoureux se relayaient pour faire plaisir à Andy, en l’aidant dans sa quête artistique. Il décide de qui doit être célèbre, juste en pointant du doigt.

« Tu entres anonyme, tu sors en Superstar ma chérie !”

Fabrique d’images, oui mais quelles images ? Des images factices, peintes par de la main-d’œuvre désabusée ; ou l’image sociale que l’on façonne à grand coup de promotion ? Dans la Factory, c’est un peu les deux. Pour preuve, quand l’endroit ne fonctionne pas à plein régime il se transforme en rendez-vous de la jet-set : galerie d’exposition, studio de tournage, salle de projection, salle de concert, boîte de nuit. On imagine que la drogue tient une place privilégiée. Tout est bon pour faire venir du monde. L’art est relégué au rang de prétexte. On vient chez Warhol pour se mélanger aux artistes dépressifs, et faire la fête. Le reste, on s’en tape.

Mais il y a aussi quelques tragédies qui se jouent. Une des ses “courtisanes” avait décidé de réunir tous ses anciens amants, à la même heure, à la Factory. A l’heure fixée, tous sont en bas,  certainement en train de discuter. L’un d’entre eux se décide à faire sonner l’interphone, et la jeune femme se jette à travers les fenêtres du 5ème étage et vient mourir sur le trottoir, aux pieds de ceux qui furent pendant un temps, les hommes de sa vie.

Source : www.emmanuellepatry.fr

In the future, everyone will be world-famous for 15 minutes.

Warhol lui-même se fera également tirer dessus à 3 reprises par Valérie Solana (une proche), qui l’accuse de plagiat et surtout de ne pas la prendre au sérieux. En gentleman, il refusera de porter plainte. Elle déclarera plus tard à la police : “Warhol avait trop de contrôle sur ma vie”. La blessure n’est pas seulement physique, puisque tout ce joli petit monde décide de prendre ses distances.  Et de repartir chacun dans sa direction. L’épais nuage d’illusions s’est dissipé, un coup de feu marque la fin de l’aventure.

Pourquoi doit-on faire « Movember » ?

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Chaque mois de novembre depuis 2003, tous les Hommes de la planète (ou presque) se laissent pousser la moustache dans le but   de sensibiliser l’opinion publique et de lever des fonds pour la recherche dans les maladies masculines, c’est « Movember »

Inventé en Australie en 2003, Movember cesse de conquérir des adeptes d’année en année. Il est désormais presque indispensable pour les chics types, que vous êtes, de soutenir la cause des hommes, en arborant fièrement une belle stachemou à la d’Artagnan

Si vous êtes plus Tragicomix qu’Astérix, plus Tintin que Dupont et Dupont, vous préférez rester imberbe et c’est votre choix le plus noble. Cependant, la maison Hurluberlu arborant une moustache depuis 1807, il est de notre devoir d’essayer de vous convaincre de changer d’avis, et de laisser votre rasoir au placard pour le mois à venir.

 Ne soit pas vache, fait toi la moustache

Parce que la moustache au mois de novembre, c’est avant tout un signe de solidarité envers la gent masculine. Une manière de montrer le soutien que vous portez à vos homologues atteint du cancer des testicules, de la glotte, de la prostate et autres maux qui ne touchent malheureusement que les mâles. Généralement, les biens mal acquis ne profitent jamais, mais celui-ci, soyez en sûr, ne ferra aucun malentendu ni malaise, il  sera même bénéfique. En effet, Movember est l’une des plus grandes associations non-gouvernementales mondiales. Depuis sa création, la fondation Movember a récolté 174 millions de dollars à travers le monde. On compte plus d’une vingtaine de pays participants aux quatre coins du globe parmi lesquels l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, l’Irlande, les États-Unis, le Canada, l’Afrique du Sud, la Finlande, les Pays-Bas, le Danemark, la Norvège, la Belgique, la République Tchèque, l’Espagne, Hong Kong, Singapour et la France. D’ailleurs, les Français ont rassemblé 350 000 euros l’an dernier.

 Une belle « ganache » avec la moustache

La moustache, c’est l’élégance à la française d’un autre temps, celle de Guy de Maupassant, de René Lacoste, d’Yves Saint-Laurent et, dans un autre registre, Jean Claude Duss. Outre les avantages, d’avoir toujours un morceau de « casse-croute » qui traine dans un coin, en cas de petit creux passager, la moustache est atout séduction indéniable. C’est surtout l’occasion de prouver à tous les hipsters qui écoutent leurs musiques sur des tournes disques (ou walkman), s’habillent chez Emmaus (parce que c’est mainsream) et se nourrissent exclusivement de brunch composé de burger de chèvre et tartine à la confiture de groseille, qu’on peut porter une moustache pour une bonne raison…

 

Mais pourquoi la moustache ?

Parce que vous avez toujours rêvé de courir comme David Hasselhoff sur la plage pour sauver une demoiselle en détresse.

Parce qu’Alexandre Dumas est votre auteur préféré.

Parce que, le XV de France, emmené par Marc Lievremont jusqu’à la finale, vous a fait rêver, lors de la coupe du Monde de 2011.

Parce qu’au fond vous avez un peu de tendresse pour Raymond Domenech, le plus grand moustachu que la Ligue 1 ait vu passé (avec un prénom pareil, on pouvait s’en douter).

Parce que bohémian rhapsody de Queen ne vous a jamais laissé indifférent et que d’une manière générale, vous êtes toujours impressionné par la voix de Freddy Mercury.

Parce que vous pensez que le tennis a perdu l’un de ses plus brillants sujets, lorsque Björn Borg a pris sa retraite en 1986.

Parce que Friedrich Nietzche est votre philosophe préféré, (on sait qu’« Ainsi parlait Zarathoustra » est votre livre de chevet préféré aussi).

Parce que Magnum est, de loin, votre série préférée (on est est même sure).

Enfin, parce que vous mettez les gars du « Golden Moustache » au-dessus de la mêlée du « You Tube Game ».

Si vous vous retrouvez dans toutes ces coïncidences de moustachu. Félicitation, vous êtes prêt pour Movember (on vous accorde un désaccord avec le cas Domenech).

Pour participer, il suffit de s’inscrire sur Movember.fr, et de laisser de côté tondeuse et rasoir au placard pendant 30 jours.

#Do : Avoir vu les films Star Wars.

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L’épisode 7 de la saga Star Wars, nommé The Force Awakens, sort en France le 16 Décembre prochain. La dernière bande-annonce parue il y a quelques temps sur Internet a fait le buzz. Si vous ne l’avez pas vu, là voici:

Perso j’ai mouillé mon slip que même ma maman l’a lavé à 95 degrés après.

Après la visualisation de ce trailer, se distinguent deux catégories de personnes :

  • Les gens sains d’esprit, qui ont joui devant le sabre laser en croix et les plus chiants pointilleux qui analysent chaque arrière plan de chaque scène pour en connaître un max sur le prochain film et choper en soirée.
  • Les gens nuls qui ont la diarrhée et qui ne comprennent pas l’engouement autour de cet univers et qui, surtout, n’ont pas vu les 6 premiers films !

Puis-je voir Star Wars Episode 7 The Force Awakens sans avoir vu les autres ?

Certains d’entre vous diront qu’il est possible de voir ce 7e opus sans avoir vu les autres avant. Oui mais non. Personne n’a envie de traîner avec des gens comme ça. Vous irez voir le film accompagnés de la solitude, ou avec des gens qui n’y connaissent rien et qui vivent dans leur urine.

Bon, partons de l’hypothèse que vous trouvez une bonne âme qui veuille vous accompagner. Malheur à lui, vous êtes partis pour poser plein de questions relou pendant le film « c ki le mec tout poilu ? Il est a ki le mask noir tout fondu ? Il est ou le chapeau de indiana jones ? », ce qui risque d’exaspérer rapidement votre interlocuteur. Des guerres ont été déclaré pour moins que ça !

Comment j’ai chialé à ce moment.

Que dois-je faire pour comprendre Star Wars Episode 7 The Force Awakens et avoir des amis ?

Si vous ne voulez pas passer Noël tout seul, il est vivement recommandé de voir les 6 premiers films. Commencez par la trilogie originelle. Vous y verrez des combats de Jedi chorégraphiés à la perfection, des effets spéciaux à couper le souffle, une princesse qui embrasse son frère, un Harrison Ford jeune, et des oursons trop mignons mettant misère à la meilleure armée de la galaxie.

Puis enchaînez par la prélogie. Vous y découvrirez de vrais combats de Jedi, un Ewan McGregor jeune, les origines de Dark Vador, le combat Anakin/Obi-Wan, de belles batailles spatiales, Ewan Mc Gregor avec un bouc,  Anakin sans bras, et Pascal Legitimus dans le rôle de Mace Windu.

Ensuite passez aux jeux video, comics, figurines, cosplays. Vous pourrez même acheter un sabre laser et briller dans les soirées mondaines pour seulement 20 balles. (Mais rassurez vous, les vrais fan s’offriront la version à 700 balles !

Pour l’avenir de l’Humanité, il est important d’avoir vu au moins ces 6 films. La durée totale est de 9 heures et ne venez pas me dire que c’est trop long. La saison 3 de Game of Thrones est aussi longue et vous avez regardé les 10 épisodes en une après midi, allongé dans votre lit en mangeant des chips et du beurre, pour rattraper votre retard.

Le pire ennemi des Stormtroopers.

Une fois à jour dans les Star Wars, me laisserez-vous tranquille ?

Oui.

Le showeb d’automne : récap

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Mardi 6 Octobre, 9h30 Paris est déjà levé depuis quelques heures, c’est donc bien réveillé qu’il voit débarquer sur son avenue la plus célèbre une horde de gens de l’internet. Ils viennent tous d’horizons différents mais sont liés par un point commum: le cinéma. L’Avenue des Champs Elysées est détrempée, l’Arc de Triomphe à peine visible mais le cadre reste splendide.

Tout ce beau monde dans le Gaumont Marignan, la salle d’attente se remplit doucement, on attend juste le signal pour rentrer dans la salle. La salle parlons-en, il y a deux types de salles, l’amphithéâtre, représenté comme ceci : \ | ; et les salles plates comme ceci : _ |. Là c’est plat, la scène et l’écran sont légèrement surélevés, cela favorise ceux qui ont la fougue de se placer dans les premiers rangs. C’est idéalement placé que la convention peut démarrer.

Gros débat quelques minutes avant le début du showeb : quel sera le film surprise de fin de convention ? Les possibilités fusent et c’est au bout de 2 minutes de convention que l’on nous apprend que le film ne sera pas diffuser faute de temps.

Premier résumé, l’événement : Trois sessions, les gros distributeurs, les petits et indépendants puis les gros. Entre les sessions, une pause repas. Le buffet, simple, très simple, mais efficace, rien à redire. Une pause café ou un goûter, pareil efficace, simple et funky.

Passons aux choses sérieuses, les films.

Il y  avait beaucoup de distributeurs, c’est une très bonne chose, mais c’était long, surtout si certains d’entre eux n’apportent pas grand chose. Pour convaincre dans ce genre d’événement il faut des coups de coeur, que ce soit en rapport au style du film, au casting, à la bande annonce ou autres. Ce showeb (m’)aura déçu dans ce sens, sur approximativement une bonne centaine de films présentés, seuls une petite dizaine auront retenu mon attention. Les voici :

Men and Chicken :

Distributeur : Urban Distribution

Le film est déjà sorti, mais au Danemark. Il s’agit d’une comédie noire qui sort des sentiers battus, l’humour est différent, le film aussi. Le film sera adoré ou haï.

The Danish Girl :

Distributeur : Universal Pictures

Quelle transition. Tom Hooper, Eddie Redmayne. Le réalisateur du Discours d’un roi accompagné de celui qui a joué Stephen Hawking dans Une Merveilleuse histoire du temps. Je pourrais m’arrêter là que cela devrait avoir convaincu une majorité d’aller voir ce film, du coup je vais arrêter et laisser le trailer terminer de vous convaincre.

Pauline s’arrache

distributeur : Jour2fête

Strip-tease, l’émission de France 3, vous étiez fan ? Vous adorerez Pauline s’arrache. C’est drôle, c’est filmé différemment, c’est punk. Et ça sort avant Noël.

Un joli podium du showeb. La conclusion comportera une liste de noms de films qui feront parler d’eux vus lors de la convention :

Made in FranceRoomArrêtez moi là, Mr. Gaga, Bastille Day, Au nom de ma fille, Legend.