Pourquoi as-tu l’air idiot lorsque tu boutonnes ta chemise jusqu’en haut?

La chemise : comment la porter ?


La mode a ses raisons que la raison ignore, et s’il y en a bien une qui demeure inexplicable c’est cette tendance à vouloir boutonner sa chemise jusqu’en haut alors que l’on ne porte ni cravate ni nœud papillon. Cela porte même un nom, chez les Anglo-saxons « l’air tie », mais force est de constater qu’en territoire français,  tu as surtout l’air abruti.

À la base ça devait être un oubli, un jeune banquier de la city rejoint quelques uns de ses collègues pour un classique « after-work ». Après quelques lignes de cokes dans les toilettes d’une luxueuse boite de nuit Londonienne, le garçon en proie à une certaine excitation et sûrement à quelques bouffées de chaleur décide de se débarrasser de sa cravate pour être plus à l’aise, mais il oublie de défaire le dernier bouton de sa chemise.  Puis un couturier d’une grande maison reprend l’idée, pour sa collection automne/hiver, car il trouve dans ce gimmick un joli détail rétro. Présenté à la fashionweek de New-York, quelques célébrités, et ultra-branchés arborent désormais leurs chemises boutonnées jusqu’en haut, pour se donner l’air geek, et justement se moquer des geeks et autres gars un peu trop coincés qui boutonnent tout de haut en bas, de la maison jusqu’aux vêtements, façon Tom Hanks dans Forrest Gump.

Cinq ans plus tard et à des milliers de kilomètres de ce drôle de manège, certains individus sur notre territoire national se mettent eux aussi à arborer fièrement leur chemise boutonnée de la sorte. Incompréhension et stupeur de voir de jeunes confrères se pavaner de la sorte. Attifé ainsi,  on renvoie l’image d’un gars pas très ouvert d’esprit, qui se passionne pour les topinambours et qui a une libido comparable à celle d’une huître africaine autrement dit inexistante.

Alors soit l’idée c’est de se moquer des pauvres types, un peu simplet et auquel cas vous passer pour l’un d’eux. Soit l’idée c’est de faire le mec de la vielle-école qui porte la chemise comme un uniforme scolaire  anglo-saxon de 56, avec la raie sur le côté et le mouchoir en tissu dans la poche revolver de la veste de blazer, mais ça ne marche pas, car vous n’êtes ni le leader d’un groupe de pop britannique, ni un DJ ambassadeur de la French Touch.

Ainsi, si l’on doit arborer une chemise sans cravate, la bonne solution consiste à la boutonner depuis le deuxième bouton. Sans apparaître le moins du monde débraillé, il sera alors possible de respirer et d’envisager, surtout, une vie sociale et sexuelle épanouie. En matière vestimentaire comme dans la vie, la simplicité est souvent la meilleure des vertus.

Savoir-vivre – Peut-on photographier ses plats au restaurant?

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Classe ou pas?

Les sushis entre famille, son burger entre potes , l’entrée gastronomique de la Saint-Valentin  avec  votre amoureuse.  Partager des photos de nourriture sur Facebook, Twitter, Pinterest ou encore Instagram est devenu un phénomène courant, voire à la mode suite au succès des émissions culinaires ces dernières années, mais c’est aussi un vrai problème de savoir-vivre, Continuer la lecture

La bière c’est bon pour la récupération?

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On dit toujours après l’effort, le réconfort.

Alors, quand Hurluberlu revient de son footing mensuel,  il aime bien se laisser porter par la saveur d’une bonne bière.
De plus, d’après les on-dit :

« la bière, tu verras! C’est bon pour la récup»

Même dans le sport de haut niveau, la question de la bière après l’effort se pose souvent.

Par exemple, la légende dit qu’Emil Zátopek, fameux coureur de fond tchécoslovaque des années 50 (ayant notamment été le précurseur de l’entraînement fractionné et ayant remporté trente-huit 10000m entre 1948 et 1954) buvait la fraîche boisson fermentée même pendant ses compétitions.

Emil Zátopek champion de la récupération à la bière

Les faits:

Après l’effort:

L’organisme a notamment perdu beaucoup d’eau, a consommé des glucides, des protéines et du sodium. Il lui faut donc du repos après la sollicitation ainsi que des apports pour combler ces carences.

La recette de la bière, en simplifiant est un savant mélange d’eau, d’orge malté et de levures.

Vous pouvez rapidement dire “OUF!”, car oui la bière contient de l’eau des glucides, des vitamines B6 et B12 et des minéraux essentiels comme le magnésium. Et un moment de partage et de détente après l’effort favorise la relaxation.
Mais:

Du calme, posez le décapsuleur et finissez de lire l’article.

– Les calories apportées par l’alcool (7kCal/g) ne sont pas métabolisables par l’organisme et ne participent pas à la récupération musculaire.
– La bière est diurétique. En effet, l’alcool diminue la fabrication d’une hormone : la vasopressine dont le rôle est de retenir l’eau dans l’organisme. L’évacuation de l’eau est donc favorisée alors qu’elle devait participer à la réhydratation de votre organisme.

– Dernier inconvénient, la bière est dépourvue de sodium qui est un acteur fondamental de la récupération glucidique.

 

En même temps, on va en boire une quand même non?

Alors pour la faire courte: OK pour une bière, mais une seulement, et à faible teneur en alcool (pas plus de 5°). Sinon pour ceux qui n’arrivent pas à capter l’attention du barman en soirée, on vous conseil de lire cet article

 

Sape – L’enfer vestimentaire du maillot de foot

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Le maillot de foot hors du stade ?

N’en déplaise à certains intellectuels des hautes sphères médiatiques : le football est le sport le plus populaire du monde et pas dans la demi-mesure. Avec un tel engouement, ce n’est pas surprenant que les équipementiers sportifs cassent leur tirelire pour sponsoriser les grosses écuries européennes et les meilleures équipes nationales.  Continuer la lecture

Tu sais que tu es étudiant expatrié à l’étranger quand…

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Depuis la chute du mur de Berlin en  1989, les frontières européennes se sont ouvertes, les compagnies de transports se sont améliorées et il est devenu tout à fait commun pour la jeunesse de France de partir étudier à l’étranger. De cette globalisation des échanges a émergé une nouvelle génération de  « citoyens du Monde »  qui prône « l’Erasmus Way of Life ». 

Tu sais que tu es étudiant expatrié quand…

 

… Tes films préférés c’est  l’Auberge Espagnole et Lost  In Translation

… Tu sais que où que tu ailles tu vas croiser des Espagnols : ils sont partout dans le monde (sauf en Espagne)

… Ta joie ultime est de te faire envoyer de la bouffe française par tes parents (le trio, saucisson, Camembert, vin rouge  devient sacré à tes yeux)

 

Car tu sais très bien que cette photo de fromage aura plus de « like » que n’importe quelle autre photo Instagram

… Tu es étudiant en Erasmus et ton emploi du temps se résume à 3h de cours par semaine

… Tu n’as pas une valise, mais un sac à dos, c’est bien plus facile pour partir en roadtrip

… Tu as arrêté d’acheter du vin français, car dans n’importe quel pays du monde, tu sais qu’il te faudrait vendre ton MacBook pour faire l’acquisition d’un simple carton de six bouteilles.

… Pour  toi, il n’y a pas d’heure pour l’apéro (même si tu as mal vécu le premier pot avec tes nouveaux colocs ; forcément lorsqu’il faut boire du sakai à l’heure française du petit déjeuner, il faut avoir l’estomac solide)

… Tu as renoncé d’ expliquer en soirée quelle est ta ville natale. Avec les mecs, tu préfères tout miser sur les clubs de Ligue 1 (PSG, OL, OM, LOSC, ASSE, la géographie française « du ballon rond»). Avec les filles tu leurs dit juste « Paris »

… Tu as compris qu’il ne fallait pas faire de jeux d’alcool avec un Écossais ou avec un Russe, par contre tu fais le caïd avec les asiatiques (nul besoin d’aller embêter la standardiste de la Licra, ceci est de l’humour)

… Chaque fois que tu prends l’avion pour des vols internes européens, tu vérifies 12 fois si ton sac fait moins de 20 kg

… Tu es un utilisateur de Couchsurfing, car tu as compris que tu dormais rarement seul dans le canapé (coquin(e) va !)

… Tu as été  le seul à comprendre pourquoi  WhatsApp avait été rachetée 19 milliards de dollars par Facebook

… Pour la première fois de ta vie des gens ton appeler « Zizou » lors d’une partie de foot (parce que tu étais le seul français)

Tu as bien compris que ce n’était pas pour tes talents footbalistiques,mais simplement parce que tu étais le seul français de l’équipe

 

 … Tu as essayé d’initier tes potes étrangers à Brel, puis tu t’es souvenu qu’il était belge

… Tu as renoncé à acheter du fromage, (car non, le Cheddar n’est pas du fromage)

 … À l’instar  de Montebourg,  tu penses que le French Kiss est la chose qui s’exporte le mieux

… Tu as compris que niveau football, la France ne faisait plus peur à personne lorsqu’au moment de la qualification pour la coupe du monde, aucun bar de ta ville ne retransmettait le match contre l’Ukraine

…. Tu as compris que la meilleure façon de communiquer avec l’habitant était de partager un verre (souvent plus)

… Du coup, à forcer de « communiquer », tu vas  arrêter de boire en rentrant en France, car tu commences à avoir peur pour ton foie (enfin après les soirées de retour)

… Tu as ramené des cadeaux tout moisis à tes potes et tes parents car il te restait plus assez d’argent (c’est ainsi que tu t’es retrouves à la tête d’une collection de porte clef « panda » ou de bracelet porte bonheur en poile de chèvre, « j’te jure tout le monde en portent là-bas« ..)

…Chaque jour, tu essaies que ta vie ressemble à celle d’Antoine de Maximy, mais bizarrement tes randonnées en Go Pro ne rendent pas pareil

… Tu étais pudique,  avant de vivre deux semaines dans une auberge de jeunesse où tu logeais dans un dortoir avec quarante autres personnes sans aucune  intimidée (à part les rideaux, des six malheureuses douches, qui trônaient au fond du bazar)

… Lorsque  tu ne sais pas quoi faire, tu lies Kerouac, ou Jules Vernes, pour te convaincre que, toi aussi, tu es un grand voyageur

… Tu sais reconnaître un compatriote, car c’est le seul qui n’est pas un fan de musculation (en gros, c’est le petit sec avec le maillot de bain Vilebrequin)

… Tu trouvais que porter des tongs c’était la honte absolue avant d’aller passer un an en Australie

… Tu as déjà passé une aprèm à chercher de la tapenade d’Olive noire pour un diner avec ta correspondante suédoise

… Tu as le fameux sweat à capuche « I love«  de la destination où tu viens de passer six mois (New-York c’est d’ailleurs bien plus classe que Canberra)

… Tu pensais que la vie à l’étranger allait se passer comme le film « à nous les petites Anglaises », mais en fait ça ressemble plus au  film « À bord du Limitaded Darjeling »: une longue galère entre potes.

… Tu as essayé de convaincre ton colocataire canadien que Johnny Halliday était un grand rockeur  (au moins digne du All Rock of Fame)

…. Au début,  tu faisais tes courses en regardant les images sur les emballages (tu as d’ailleurs dégoté des sacrés trouvailles gustatives, mais tu les gardes pour toi)

… Tu as compris pourquoi les Nuls chantaient, « en espadrille on a l’air d’un con », lorsque tu t’es ramené au premier barbuc organisé par les mecs de ta résidence, qui ton demandé si tu t’appelais pas Aladin avec tes babouches.

… Tu n’hésites pas à te taper 8h de voiture dans le week-end pour aller voir une ville, alors qu’en France, tu n’aurais pas fait 100 bornes

… Tu es un adepte du dicton: « ce qui se passe à l’étranger, reste à l’étranger »

… Expatrié dans un pays anglo-saxon, tu sais que si tu oublies ta carte d’identité, ta soirée est fini car on te l’a demande TOUT le temps (même pour acheter du vin blanc  pour faire une fondu savoyarde…)

… Tu as connu tellement de galères que tu te sens plus proche de tes nouveaux potes expats que certains potes Français que tu connais depuis 2 ans ! (Mais en rentrant, tu ne leurs racontera uniquement les parties de rigolades et les soirées se finissant à midi!)

 … Tu  te tapes des barres lorsque tes potes étrangers essayent de parler français avec toi

Crédit photo: Guilaume Depierre

Quelle bouteille ramener en soirée?

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Chaque samedi soir, c’est la même galère, on a une soirée de prévu et on reste planté des heures devant le rayon bibine de chez Carrefour Market en attendant que la chips de M. Pringles vienne nous conseiller sur la « tise » à choisir. Entre le pote qui est sec comme un désert Mauritanien et l’autre cuistre qui a gagné son pari combiné sur Betclic, l’histoire est mal embarquée pour arriver à se mettre d’accord. Du coup, entre la bière de clodo et la bouteille de Talisker millésimée, on est resté à faire les cent pas dans le magasin jusqu’à se retrouver  nez à nez avec un paquet de poissons panés Findus,  ce qui est pourtant le dernier truc qu’on avait prévu de ramener à la soirée.

Finalement, et comme trop souvent, on est sorti sans vraiment avoir acheté ce qu’on voulait, avec une figurine PEZ et deux bouteilles de vins « moelleux », qui nous ont fait passées pour des pingres toute la soirée.

Le choix de ce que vous ramenez à boire en soirée, impact finalement, durablement le déroulement de votre nuit et il est conseillé de bien réfléchir avant d’investir. D’autant plus si c’est la fin du mois et que votre nourriture se caractérise essentiellement par des nouilles chinoises instantanées, aromatisées à la sauce Samouraï. On vous propose donc trois plans: le classique, l’économe et le sophistiqué, à vous de voir…

Petit guide d’utilisation de la bouteille à ramener en soirée:

 

Les classiques

En guise de classique, on parle de formules vues et revues, avec laquelle on sûr de faire le taf. Le fameux 4-4-2 de la bouteille de soirée, le triptyque: whisky, vodka, gin. Avec une de ces trois quilles, dans un ratio équilibré bouteilles/personnes, un hôte normalement constitué ne pourra jamais vous refuser les portes de sa demeure même si vous ramenez votre collègue de stage et son cousin de passage dans votre ville. Pour ces trois bouteilles, vous pouvez aisément miser sur du premier prix, distillé respectivement avec du Coca, du Red-Bull ou du Tonic, le breuvage n’en sera que très peu affaibli.

Bouteilles de Club Mate au repos

Si vous arrivez à mettre la main sur du Club Mate, une boisson  allemande sans alcool à base de café,  vous dégagerez  l’impression d’être un grand voyageur, à la manière d’Indiana Jones, ce qui est idéal pour épater les filles, pour un peu que vous ayez  quelques notions d’archéologie. En plus, le gout du Mate est tellement fort, qu’il couvrira tous les types de vodkas, même les plus affreuses.  De toute façon c’est dans ce genre de situation, que la phrase d’Alfred De Musset prend tout son sens, « qu’importe le flacon, pourvu qu’il y est l’ivresse », et l’on sait qu’après quelques verres d’un alcool qui tourne généralement autour de 40°, vous serez forcément bien armés pour affronter la rudesse de la nuit.

La bouteille de choix: Si vous avez un peu de tune sur le compte en banque, on vous conseille d’acquérir le bourbon du Tennessee le plus fameux du monde, ce bon vieux Jack Daniels.

Non pas, à cause du fait que  se soit la boisson favorite de Booba ou de Jack Nicholson dans Shining, mais parce que son petit arrière goût de miel passe toujours bien. Surtout, qu’à la différence de la « Rachmaninoff » de grandes surfaces, vous n’aurez pas un petit singe qui jouera des cymbales dans votre crâne  le lendemain matin…

Les économiques

Le duc de Charmeuil

D’entrée de jeu, on élimine la mythique bouteille de Villageoise, qui se caractérise par un contenant en plastique avec un bouchon à vis, dont la seule indication du cépage en quatre mots garantit un tordage de boyaux de tous les diables; « vin originaire de l’Union Européenne ». On passe aussi sur  Le Duc de Charmeuil,  ce mousseux  à 1 euros la bouteille (0,76  centimes tout du moins à l’époque, mais sus à l’avarice) car  aucun organisme normalement constitué ne pourrait supporter plus d’une bouteille et demi sans percer un trou dans la paroi de son estomac. Enfin, on passe aussi sur la bière FAXE 10% qui malgré des mensurations alléchantes,  1 Litre, 10 degrés, 3 euros et des bananes, n’a aucun gout, si ce n’est celui de l’alcool.

On peut lui reconnaitre tout de même, le format pratique de 1000 ml d’aluminium, qui peut se transporter facilement et même se ranger dans les poches, notamment lorsqu’il s’agit de se déplacer dans un milieu urbain. Cela  peut ainsi devenir le meilleur plan si l’on va en festival, avec quelques beaux breuvages comme la AMSTERDAM MAXIMATOR à  11,6 degrés en format de 50 cl ou la KRONENBOURG 7,2% , elle aussi en format pocket. (Il faut tout de même être un gourmand)

En bon français, on est plutôt  fan des petits plants vins, qui vous feront passer pour un esthète cultivé auprès des zouzs que vous aller être amener à rencontrer.

Chez Nicolas d’abord, il y a un excellent Château Mirefleurs 2011, un bordeaux supérieur, finement boisé, à servir frais à 7,75 euros. Ensuite, il y le Prosecco, idéal lorsqu’on est en phase « apéro tranquille », puisque sa texture moussante et fruitée accompagne parfaitement un pain surprise ou un Monster Munch, le tout  à 6, 30 euros la bouteille. Enfin les Viognier premier prix qui sont caractérisés par un nez de fruits exotiques, et qui plaisent vraiment aux meufs, sont entre 5 et 7 euros.

Chez Monoprix, les sélection du jury qui tournent autours de 5 euros, sont toujours très complètes et en plus, elles sont calées à l’entrée du magasin, donc on ne peut pas les louper.

D’une manière plus générale, le Côte du Rhône est une valeur sûre, qui tout en colorant les dents, permettra de discuter bouquin et musique en ayant du fruit en bouche pour pas cher.

Bouteille de choix: Caïpirinha Velho Barreiro de chez Nicolas à 3 euros la bouteille de 20 cl. Ce n’est pas la même que celle qu’on buvait cette été sur la plage de Copacabana, mais selon les mots de Nico c’est «  une  boisson avec une robe trouble verdâtre, nez frais de citron sans excès. Acidité mordante puis sucré. Franc avec une finale capiteuse et acidulée. ». Assez aguichant non ?

Les sophistiqués

Par principe, le kit de cocktail est composé généralement d’un shaker, d’une passoire  et d’un doseur double à alcool. Mais ce n’est pas forcément le meilleur plan, lorsqu’on ambitionne une tourné d’appartements qui s’étend  généralement sur plusieurs kilomètres.

Il existe néanmoins quelques astuces pour picoler sophistiqué  et ainsi se mettre bien pour pas trop cher.

Sacré Ernest…

Le Bloody Mary est un cocktail inventé par l’écrivain Ernest Hemingway  qui,  craignant les colères de sa femme, Mary Welsh, qu’il surnommait Bloody Mary  (la vénère Mary) demanda au barman de  l’hôtel Ritz de lui créer un cocktail « sans-odeur » après lui avoir dit « ma femme ne veut plus que je boive, quand je rentre, elle respire mon haleine et elle m’engueule ».

Étant donné que c’est vraiment la galère de ramener son « Bloody kit » avec  de la vodka, du jus de tomate, du jus de citron, de la sauce Tabasco, de la sauce Worcestershire, du  poivre et du sel au céleri. On conseille tout simplement de se munir d’une vodka et d’un Gaspacho de tomate Alval en guise de soft. Si au début, on peut vous prendre pour un fou, le résultat final est tout à fait surprenant, aussi bien au niveau du gout, que de l’effet, et de l’aura que vous aller avoir après des convives qui seront intrigués par votre génie. On dit ça, en toute modestie bien sûr…

L’Americano, est le cocktail qui, selon Hank Moody (le héros de Californication),  plait le plus aux femmes. Étant donné la réputation du bonhomme, qui n’est plus à démontrer, on peut facilement se laisser tenter par ce breuvage acidulé aux effets décontractants. Pour faire les choses de manière exact, il faudrait (en théorie) se munir d’une bouteille de Martini Rouge (50%) , d’une bouteille de  Bitter Campari  (35 %) et d’une bouteille de Martini Dry (15%). Seul les deux premiers ingrédients suffisent, en faisant 2/3 de Martini Rouge et 1/3 de Bitter Campari vous arriverez à faire une boisson tout à fait agréable en faisant l’économie de 20 doll’s

La Tequilla Sunrise, a l’avantage d’être assez costaux en alcool tout en étant ultra déshydratante, ce qui est le bon plan pour les bavards qui aiment discuter en soirée ou des gens qui ont souvent soif (comme nous). Il suffit de se munir de Tequilla et de jus d’orange (milieu de gamme). Au niveau du dosage, il faut se la jouer réglementaire, c’est à dire 30% de Tequila et 70 % de jus d’orange.

Bouteille de choix: Le Jägermeister, parce que c’est la « Deutsch Qualität » et qu’en shoot avec du Red-Bull, on peut être sûr de danser jusqu’au bout de la nuit avec cette fille qui semble s’ennuyer désespérément sur le balcon.

Voilà, on vous a donné quelques  techniques pour être sûr de ramener la bonne bouteille en soirée. On espère que ça vous servira pour la prochaine fois. Si vous avez d’autres plans, n’hésitez pas à nous le faire savoir…

Cordialement

PS : A lire aussi notre article cool pour apprendre à attirer l’attention du barman !

Dark Web : le côté obscur de la force Internet

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Tu te souviens de ce petit coin derrière ton collège ? Mais si, tu sais, là où tu  faisais tes premiers bisous avec la langue, cramais tes premières clopes, et quelques temps plus tard : fumais tes premiers joints … Ah oui, c’était « craignos » à souhait comme endroit. Tes parents avaient la conscience tranquille te sachant malmené par toute une équipe de tortionnaires , ta CPE traumatisait quelques-uns de tes camarades en salle de perm et tes professeurs se racontaient comment ils étaient parvenus à faire pleurer le petit Pierre, 12 ans, promulgué : roi des cancres, en salle des profs.  Continuer la lecture

Le carnet de Liza – Faut-il que l’homme moderne soit romantique ?

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L’homme moderne se doit d’être romantique … ou pas ?

Ça dépend. Ce n’est pas réellement une histoire de romantisme. Si vous entendez par romantique : quelqu’un bourré d’attentions niaises et… niaises. Alors, non. Les femmes n’aiment pas vraiment ça. Quoiqu’il y en a certaines… Enfin, peu importe, je ne fais pas parti de celles-là et si c’est la majorité, alors mon pauvre Hurluberlu, il est un peu mal loti.

C’est vrai qu’hier soir, il a fait preuve d’un romantisme (légèrement) exacerbé, limite dépassé. Bon, frôlant le ridicule, clairement. Mais, je lui en veux pas, il voulait bien faire. Alors, je ne vais pas vous mentir, on a tendance à être assez (très) exigeante voire carrément idéaliste. Du coup, quand vous nous appelez de votre voix douce et suave, on se monte tout un scénario. « Peut-être qu’il m’a préparé le dîner, avec un bon dessert, et qu’il m’a offert de la lingerie ou la dernière saison de Breaking Bad. Le tout, pour finir une nuit torride… »

Alors quand Hurluberlu m’a appelée hier soir, avec cette fameuse voix, c’est exactement ce que je me suis dit. J’ai du coup filé chez lui, impatiente de voir le résultat. Eh bah… J’ai pas été déçue. Alors, autant vous pouvez être crade, désorganisé, insolent limite nonchalant, autant on se retrouve dans des situations que j’appelle inattendues voire extrêmes. C’est vrai que je ne devrais pas me plaindre. J’ai ouvert la porte… Je suis sûre que vous savez exactement ce que je vais décrire maintenant. Il y avait des bougies partout, des pétales de rose qui jonchaient le sol, une musique sensuelle (oui, Barry White, vous avez deviné), et… pas d’Hurluberlu en vue. J’ai suivi le chemin, qui menait jusqu’à…la chambre. Ça a le mérite d’être clair, j’ai trouvé qu’il avait du culot. Mais, au final, ce n’était qu’une feinte, pour m’impressionner vous voyez. Du genre, « tu vois, je te conduis jusqu’à la chambre, tu penses que je pense qu’au sexe, mais c’est pas vrai ! ». Et si moi, ça m’avait arrangé ? Bref, on a finalement commencé par un verre de champagne, puis l’entrée, puis…bla, bla, bla. C’était mignon. C’est une insulte, soyez au courant.

Je vous passe les détails de cette soirée, vous avez compris l’idée. MAIS nous, on aime le romantisme soft et quotidien. Les choses que vous n’avez pas l’habitude de faire, quoi. Parce que oui, c’est très attentionné de sortir le grand jeu une fois, mais quand c’est régulier, c’est encore plus surprenant croyez-moi. Des mots d’amour cachés partout dans l’appartement, un repas les soirs de grande fatigue, regarder avec nous ce film qui nous fait tant pleurer et que vous détestez seulement pour nous faire plaisir, ces moments de silence où vous nous contemplez amoureusement, et même vos propositions indécentes.

Alors, j’ai tenté de dire gentiment à Hurluberlu que je n’avais pas besoin qu’il me fredonne des chansons d’amour sous ma fenêtre les soirs de pluie, ni qu’il ne me promette des balades à cheval en bord de mer… (Voyez ici un message subtil. En fait, on en rêve). Mais rassurez-vous on ne vous demandera jamais pour autant de nous offrir le Taj Mahal émergeant d’une eau miroitante, comme dans la pub Shalimar de Guerlain.

Sur cette bonne dose d’incompréhension féminine  et c’est ici l’unique chose que vous devez comprendre, je file chez Hurluberlu.

Bien à vous,

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