A propos Matthieu

Etudiant à Sciences Po Grenoble. Créatif et curieux. -Politique, Relations Internationales, Sport et Musique- Voyageur passionné et avéré. Hurluberlu dans l'âme. Twitter: @MatthDes / Instagram: @matthsnow

Réussir son gala sans gamelle en 3 étapes

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GALA : CONSEIL AUX CANDIDATS :

C’est la fin de l’année, les oiseaux chantent, le soleil brille, les fleurs vacillent avec la douce brise d’été. Bref, c’est bientôt les vacances. Vos examens sont bientôt finis ou peut-être déjà terminés. Mais avant de pouvoir aller faire du farniente tout l’été sur la plage en reluquant les faux mannequins qui arborent tranquillement le sable chaud, il vous reste peut-être une dernière épreuve : Le gala de fin d’année. Et pour ne pas risquer un rattrapage dans ce domaine, je vous propose une petite révision pour le réussir sans gamelle.

1) Choisir la tenue adéquate

Si vous voulez déjà pouvoir obtenir la moyenne à l’épreuve du gala, ne commettez par l’affront de confondre « gala » et « bal ». Pour une grande majorité des écoles organisant un gala, celui-ci ressemble aux autres soirées organisées par le BDE avec pour seules particularités les habits des convives et la qualité des boissons distribuées. Ainsi, vous devrez choisir votre tenue en conséquence. En effet, il est si vite arrivé de faire un petit tour dans le fumoir avec votre camarade un peu trop éméché qui vous troue le pantalon de costume avec sa cigarette brulante. (Même si le mieux reste d’arrêter de fumer bien sûr). Pour éviter ce genre de déboires, si vous devez acheter une tenue spécialement pour l’occasion, il est recommandé de jeter un petit coup d’œil sur l’étiquette.

Les filles, à ceci peut s’ajouter la longueur de votre robe si vous aviez prévu une longue tenue. Imaginez une magnifique longue robe de bal que vous avez payé l’équivalent d’un demi salaire qui traine au final dans l’alcool et autres fluides qui jonchent le sol.

2) Savoir danser

Une fois habillé comme un véritable tombeur avec les cheveux coiffés, la chemise boutonnée et la cravate correctement nouée (c’est à dire aligner le bas du grand pan avec niveau de la boucle de la ceinture), on peut bien se dire que vous n’avez pas fait tous ces efforts pour, finalement, sauter bêtement sur la pointe des pieds en levant un bras. C’est alors que vous apprendrez à danser pour coordonner votre tenue avec vos actes.

Pour ce faire, pourquoi ne pas essayer de danser avec un balai dans votre chambre. En plus, cela plaira à votre compagne, colocataire, mère ou toute autre personne vivant avec vous, de vous voir manier un balai. Vous pouvez aussi utiliser votre ami en ligne de toujours qu’est Google pour rechercher le nombre de pas associé à chaque danse, comment reconnaître une danse à son rythme, mais là nous rentrons dans quelque chose de plus technique réservé à ceux qui visent la mention.

Pour ceux qui ont pris l’option « drague » à l’épreuve du gala, je pense qu’il est inutile de le rappeler mais mieux vaut prévenir que guérir : vous aurez des points bonus si vous maîtrisez l’art de Billy Eliott vous permettant de valider les deux épreuves d’une seule traite.

3) Se respecter soi-même

Ce dernier point est facultatif mais peut faire la différence entre les bonnes copies et les très bonnes copies. On vous l’a répété maintes et maintes fois, la conclusion est importante et permet de se démarquer et il en est de même pour les exercices pratiques.

De plus si vous ratez ce point, vous risquez de dégrader tous vos efforts précédents. Un verre de trop et c’est la tenue qui finit tachée d’une couleur variable à l’odeur nauséabonde et des danses qui ressemblent plus à la maladie de Parkinson qu’au traditionnel slow ou au bon vieux rock’n roll.

Nous ne le rappellerons jamais assez, ceci est une épreuve et non un concours. Donc, merci de ne pas ruiner le travail des autres candidats en leur renversant le contenu votre verre sur leurs tenues que ce soit de manière manuelle… ou orale.

J’attends de vous des excellents travaux et espère ne pas voir de lecteurs fidèles à Hurluberlu.fr aller aux rattrapages et gâcher le début de leur été.

Bonne chance à tous les candidats.

Pourquoi j’ai quitté Facebook ?

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Il y a peu de temps, j’ai décidé de faire une chose que peu de gens dans ce monde auraient eu l’idée de faire : j’ai quitté Facebook. Je dois le reconnaître, je l’ai fait tel un petit joueur puisque je ne me suis pas embourbé dans les multiples formalités numériques nécessaires à la désactivation définitive de mon profil. La fonction « Désactiver votre compte » qui permet un retour à la normale à n’importe quel moment m’a semblé être un bon compromis pour mener à bien mon expérience personnelle tout en ne supprimant pas tout le contenu de mon ‘journal’. Toi qui lis cet article, tu peux poursuivre ta lecture : je ne suis pas sur le point de t’exposer des théories fumeuses sur l’espionnage et les données, des thèses supposées te dégoûter de ton utilisation ‘facebookienne’ quotidienne si tu fais partie des 1,35 milliard d’utilisateurs mondiaux ou des 26 millions de membres actifs rien qu’en France. La preuve : je n’ai pas complètement cessé d’exister sur les réseaux sociaux. Je me suis lancé dans cette expérience par envie de me déconnecter légèrement, de réfléchir plus longuement sur ce que Facebook (ou ne pas avoir Facebook) a réellement comme impact sur la vie quotidienne.

Quitter Facebook

Le début est, je pense, une première étape barrière. On se demande si c’est le bon moment pour l’expérience ; avant d’appuyer sur le bouton, on espère qu’on ne manquera pas de grandes choses dans l’actualité de notre école, dans les événements, etc. Puis on se décide finalement, avec un petit peu de volonté, à appuyer sur ce lien qui nous demande de taper une dernière fois notre mot de passe tout en essayant de nous dissuader de désactiver notre profil avec des annonces telles que « Vous allez manquer à Marcel ». Mais soyons francs, le plus difficile reste à venir.

Lorsque l’on est encore inscrit sur Facebook, on ne s’en rend pas compte mais le réseau social agit réellement comme une drogue. On y va quand on s’ennuie sous prétexte de se divertir ; mais à force de s’ennuyer, l’action de se connecter devient presque anodine, de l’ordre du réflexe. Je me suis rendu compte dès les premiers jours de l’expérience que dès lors que j’allumais mon ordinateur et que j’ouvrais mon navigateur, dès lors que je déverrouillais mon téléphone dans le tramway, une sorte de réflexe myotatique me faisait aller sur Facebook, soit en tapant juste la lettre ‘F’, soit en cliquant sur la petite application. Sans le vouloir, à force de se persuader que c’est juste pour se divertir en se disant « J’arrête quand je veux », on se retrouve à être dépendant sans s’en rendre compte jusqu’au jour où l’on souhaite arrêter. A mon niveau, cette période n’a duré qu’une ou deux semaines. Je me suis mis à chercher des alternatives de sites (Hurluberlu.fr est une très bonne lecture) afin d’essayer de contrer ce réflexe.

Un autre problème, lorsque l’on arrête Facebook, est que l’on n’est plus au courant de rien. De nos jours, presque toutes les universités et toutes les associations au sein de ces dernières font circuler leurs informations par le biais des réseaux sociaux. L’inconvénient est que dès lors que l’on quitte Facebook, toutes les informations sur les soirées et les conférences, les aides scolaires et toute autre information utile à une vie sociale et scolaire épanouie disparaissent avec, vous entraînant dans des scénarios tels que :

« -Eh Marcel, tu viens à la soirée de ce soir ?

-Laquelle ?

-Ben celle organisée par l’association de Kevin, t’as reçu une invitation sur Facebook normalement »

Facebook a su se rendre indispensable dans nos vies d’étudiants et de jeunes actifs. Ce qui est impressionnant, c’est qu’il y a encore 4 ans, je n’avais pas Facebook et pourtant, les gens savaient communiquer autrement. La où Facebook prétend nous rapprocher et faciliter la communication, il n’a fait que créer une barrière de plus entre les non-membres et les membres en éradiquant les autres réseaux de communication. Dans la vidéo « Can We Auto-Correct Humanity », Prince EA va plus loin en proposant de reclasser Facebook comme un réseau antisocial. De surcroît, nous sommes par nature accros à la recherche du lien social. Le site encourageant le nombrilisme nous permet d’exister dans l’ombre en nous permettant une meilleure compréhension et une meilleure vision des gens que nous ne connaissons pas vraiment.

Pour être franc, aujourd’hui je suis retourné sur Facebook pour des raisons associatives, mais une chose est sûre : Facebook, tu ne l’aimes pas forcément, mais tu ne le quittes pas.