A propos Theo

Théo, 23 ans pur lyonnais et rookie pour cette nouvelle saison au sein du Team Hurluberlu. Passionné - parfois trop – sur et en dehors des terrains, pour moi le sport se consomme autant qu’il se vit, se raconte autant qu’il se déguste. Marre des discussions de PMU et des brèves de l'Equipe, venez déguster mes chroniques sportives - garanties EPO-free - à la sauce Hurluberlu !

La passion sur les épaules

Au moment où je commence à écrire ces lignes, 1 mois exactement nous sépare du match d’ouverture de l’Euro 2016 en France. La France n’a pas soulevé de trophée majeur depuis 2000 et les Bleus seraient bien inspirés de mettre un terme à cette mauvaise spirale. Fort heureusement, la passion du foot ne renaît pas tous les deux ans. Des passionnés font vivre tous les jours le football tel qu’ils l’aiment.

C’est notamment le cas de Bruno, passionné du ballon rond et propriétaire du site de vente d’articles rétro-vintage de football : Les Voyages en Ballon. Depuis 5 ans maintenant, cet entrepreneur organise chaque année des tournois où se réunissent des amoureux des belles tuniques et du romantisme footballistique.

J’ai participé en 2014 avec ma bande de potes à un des tournois de football rétro-vintage. A l’époque nous représentions très fièrement les couleurs du Mexique, et il faut dire que ce tournoi restera un souvenir mémorable pour les membres de notre sélection. C’est pourquoi, l’Euro approchant, j’ai voulu partager avec vous cette expérience et cette passion ambiante qui anime ce tournoi si particulier.

En discutant avec Bruno, on comprend tout de suite que la passion est le carburant principal de son moteur. J’aime beaucoup discuter avec des passionnés car ils ont très souvent de belles histoires à raconter. J’ai notamment eu la chance de revisiter quelques anecdotes sur l’Equipe de France et la théorie de la bande rouge, les popstars du football, le film de Cristiano Ronaldo, mais surtout les raisons qui font que les Bleus vont gagner l’Euro qui s’annonce. En dehors d’une connaissance aiguisée du football ancien et du foot moderne (« beaucoup plus technique et plaisant »), mon interlocuteur dispose d’une réelle science sur les chandails du ballon rond.

Bruno a repris les commandes des Voyages en Ballon depuis 10 ans. Il voue une véritable adoration à l’Equipe de France et à ses liquettes historiques. Figurez-vous qu’il détient la plus grande collection de maillots de l’Equipe de France de football… de quoi organiser un concours avec Loulou Nicollin ? En redynamisant le site internet des Voyages en Ballon, Bruno a réuni une foule d’aficionados qui ne souhaitaient qu’une seule chose : étrenner leurs plus beaux maillots rétro en vrai sur le pré !

Depuis maintenant 5 ans, Bruno organise chaque année des tournois de football rétro-vintage en région Parisienne. Le modèle s’étend en province cette année avec une date à Lyon (déjà prise d’assaut) et plus tard à la Bretagne avec Rennes et Nantes. Habituellement programmés l’été, les tournois pourraient également bénéficier d’une date hivernale… affaire à suivre.

Si vous êtes d’ores et déjà convaincu de réunir une équipe pour le tournoi, comprenez bien une chose : ce rendez-vous n’est pas une compétition mais bien une expérience à part entière. Bruno m’a expliqué le côté très théâtral de l’événement. Pour lui son tournoi mélange le foot et le spectacle dans un état d’esprit festif et avec une grosse dose d’humour et de franche camaraderie. Préparez-vous à croiser des habitués, des socios de Liverpool, Bordeaux ou encore de la Juve, des types en kilts avec le maillot de l’Ecosse ou cagoulés avec des maillots du SC Bastia. Toutes ces histoires sont véridiques et participent à la légende de ce tournoi inédit.

Autant vous dire que depuis 5 ans, le tournoi tourne à plein régime et Bruno a vu passé de sacrés lascars. Selon lui, son événement n’a pas perdu son état d’esprit et réunit des inconditionnels comme des nouveaux challengers. Saisir la mentalité du tournoi c’est comprendre que la plus belle des récompenses n’est pas la coupe mais bien la reconnaissance éternelle du look rétro-vintage.

Alors un bon conseil, inspirez-vous de cet article : laissez pousser moustaches et rouflaquettes, remontez les shorts et baissez les chaussettes et en avant !

Je sens déjà que cet événement titille votre curiosité. Cependant je me dois d’être transparent sur quelques points :

  • Pour ceux d’entre vous qui souhaitaient rendre hommage au mythique numéro 14 Hollandais, sachez que les maillots de Monsieur Cruyff sont déjà tous réservés. Au même titre que ceux de Boca Junior du génie Maradona, généralement réservés 7/8 mois en avance…
  • Les socios d’Arsenal apprécient moyennement les petits-ponts et les grigris à 10H32 du matin. Respectez donc vos glorieux aînés, jouez sans pression et respectez les arbitres.
  • Une année, le Team SC Bastia est arrivé avec un corbillard, un cercueil et des cagoules pour simuler un enterrement de nationalistes Corses. Niveau déguisement, les mecs sont très très sérieux. En même temps pour les meilleurs des abonnements So Foot sont distribués : le jeu en vaut la chandelle !
  • La théorie de la bande rouge sur le maillot des Bleus : Selon Bruno, la bande rouge qui ornait les maillots victorieux des Bleus en 1984, 1998 et 2000 n’est plus un synonyme de victoire. En effet entre 2004 et 2010, la bande s’est tordue et même déchirée… Pensez-y au moment de choisir votre maillot pour le tournoi. Concernant l’Euro 2016, je vous rappelle que la tunique des nos Bleus ne comporte pas cette fameuse bande… est-ce un bon signe ?

Tournoi de Football Rétro-Vintage

  • Toutes les infos sur le tournoi sont à retrouver –> ICI !
  • Dates :

1er tournoi : LYON le DIMANCHE 12 JUIN (Plaine des jeux de Gerland)
2e tournoi : PARIS le SAMEDI 18 JUIN (Parc du Tremblay – 94)
3e tournoi : PARIS le DIMANCHE 19 JUIN (Parc du Tremblay – 94)
4e tournoi : PARIS le SAMEDI 25 JUIN (Parc du Tremblay – 94)

Le foot US à l’écran : ça passe et/ou ça casse !

Le sport est bien plus présent dans la société américaine et se retrouve donc plus souvent dans les thématiques de séries, films ou documentaires. Il faut dire que les moyens financiers ne sont pas les mêmes et que le fanatisme outre-Atlantique est incomparable quand il s’agit de supporter la franchise locale. Je ne suis pas un connaisseur du foot US, je n’ai même jamais vraiment capté les règles de ce sport. Pour autant j’ai constaté que ce sport est vraiment paradoxal. Cette dualité est d’ailleurs souvent illustrée dans les quelques œuvres que je vais citer.

Je m’excuse par avance pour mes choix de films et documentaires, qui peut-être vont heurter, la sensibilité des fans ou des cinéphiles. Je suis à l’écoute de vos suggestions sur les chefs d’œuvres qui manquent à ma collection…

  • Le foot US à l’écran : ça passe !

    Ces quelques films sacralisent le sport préféré des Américains. La NFL met un point d’honneur à pénétrer chaque foyer pour que l’idée de pratiquer le football imprègne le cerveau des plus jeunes. Les parents sont en général les plus grands fans de leurs enfants et la passion du sport et de l’équipe se transmet de générations en générations. Je commence donc mon inventaire avec Invincible (7.1/10 IMDb) une fable romancée d’un petit gars de Philadelphie qui se retrouve propulsé du bar où il est serveur aux terrains de NFL grâce à une détection organisée par le club. Cette production Disney tape en plein dans le mille sentimental de tous les sportifs en herbe qui rêvent un jour de jouer aux côtés de leurs idoles et de représenter leurs quartiers et villes de naissance.

    Disney nous a également offert le très beau Remember The Titans (4.1/5 Allociné) dans lequel un coach noir intègre dans son équipe universitaire de foot US, 50% de joueurs noirs, le tout dans un bled paumé de Virginie dans les années 70. L’histoire des Titans est une histoire vraie et un bel exemple de l’intégration sociale réussie quand celle-ci utilise le vecteur du sport. Le film prend bien en compte toutes les difficultés que le coach (Denzel Washington) va rencontrer en travaillant avec certains joueurs de l’effectif, le coach en place et les habitants de la ville. SPOILER ALERT : A la fin les noirs et les blancs s’aiment, jouent au foot ensemble et tout le monde est content. La NFL aussi car le foot US réunit les populations.

    • Le foot US à l’écran : ça passe et ça casse !

      Quand certains films envisagent le foot US dans la sa globalité, cela donne des œuvres en général assez complètes et très paradoxales. Ce sont, pour moi, ces films qui captent le mieux la complexité de ce sport très violent et risqué mais également incroyablement lucratif.

      A titre de premier exemple, je vais citer Any Given Sunday (6.8/10 IMDb) d’Oliver Stone. Al Pacino campe le rôle du manager d’une équipe de Miami à la dérive et fissurées par les égos des membres de son effectif. En dehors du fait que la bande originale est excellente, ce film donne un aperçu assez précis et sombre du fonctionnement d’une franchise NFL. Les contrats, les primes, les actionnaires, les vieux joueurs cadres et les jeunes aux dents longues, le bling-bling du succès et la déchéance, tout y passe. Le côté social et humain laisse la place à l’ambition sportive et aux enjeux économiques de la performance, qui sont le quotidien d’une grande franchise américaine.

      Dans la même veine, la série Ballers de la chaîne HBO expose ces aspects du sport mais de façon plus humoristique. Dwayne Johnson incarne un ancien pro qui jongle entre les jeunes joueurs insouciants et caractériels et ses propres troubles psychologiques liés aux coups reçus tout au long de sa carrière. La série propose de se mettre à la place d’un agent de joueur, ce qui est assez intéressant dans la mesure où ces personnes dictent le rythme du marché. Les frasques des joueurs et de leurs différents satellites sont généralement très cocasses et contribuent au capital sympathie de la série.

      • Le foot US à l’écran : ça casse !

        En dépit de son succès et de sa popularité, le sport roi a aussi des détracteurs.  Ceux-ci mettent en avant les risques médicaux et les séquelles psychologiques irréversibles dont souffrent les anciens joueurs. Ces gladiateurs envoyés à l’abattoir par la ligue finissent souvent avec des troubles mentaux graves menant à la folie, la démence, la dépression et au suicide. Ce sujet revient de plus en plus dans le débat public depuis la publication d’articles médicaux et les suicides retentissants d’anciennes gloires de ce sport.

        Ces combats sont mis en avant dans deux œuvres assez similaires : le très récent Concussion (7.1/10 IMDb) et le documentaire de Spécial Investigation « NFL A mort les Gladiateurs ». Concussion retrace l’histoire du Dr Bennet Omalu qui a mis en évidence les séquelles graves liées à la pratique du foot US sur le cerveau humain. Ce film très fort montre notamment la déchéance mentale et psychologique de l’idole des Pittsburgh Stealers, Iron Mike. Suite à ces publications et à de nombreux discrédits de la part de la NFL, le Dr Omalu voit sa réputation entachée mais parvient néanmoins à faire entendre ses travaux par le Congrès. C’est tout le système NFL et ses acteurs qui sont impliqués dans ce film. On comprend le poids et l’impact négatif pour la NFL de telles révélations, en mesurant l’investissement des lobbys et de la Ligue pour les combattre et les faire disparaitre.

        Le documentaire de Special Investigation fait notamment intervenir le Dr Omalu et rapporte de nombreux faits présents dans le film. Cependant il ajoute encore un peu plus de noirceur au tableau quand il expose les séquelles du même type chez des adolescents pratiquant le football à la fac ou au College. Les témoignages des parents et des coéquipiers sont assez saisissants et on comprend pourquoi la NFL est de plus en plus sous pression. Des associations de parents, d’anciens joueurs et de médecins se rassemblent pour que la NFL trouve un moyen de mettre fin au désastre annoncé et envisagé.

        Le sport chéri des américains est certes un formidable tremplin pour certains et un vecteur d’intégration et de fraternité, mais pour d’autres la chute est très rude et souvent fatale.

One Of Those Days

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Qui n’a pas entendu parler de Candide Thovex et du troisième opus de la série One of Those Days ? C’est un des phénomènes médias et sportifs actuellement qui passe en  boucle sur toutes les plateformes d’infos. Il est quasiment impossible que votre fil d’actualité, votre timeline ou même vos conversations mondaines aient été épargnés. Décryptage du phénomène…

C’est la vidéo qui vous donne envie de repartir poncer la montagne ou alors de tenter des acrobaties que la morale médicale et vos propres articulations désapprouvent. Ce n’est pas forcément précisé dans la vidéo, mais « ne tentez pas de reproduire ces cascades chez vous« … les acteurs de cette vidéo sont des professionnels entraînés et encadrés. Et quel professionnel…. Candide Thovex en personne !

Les trois vidéos de la série One of Those Days mettent en scène le skieur de La Clusaz dans son élément naturel : la montagne de la station Haut-Savoyarde. Le quadruple vainqueur des X-Games dévale les (hors) pistes à toute allure en plaçant bien évidemment quelques gros tricks et en terrorisant les badauds. Le tout est filmé à la première personne (soit avec les yeux de Candide) et sans stabilisateur. Un peu comme dans un Jason Bourne mais sur des skis et sans les flingues et les coups de tatanes…

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’ensemble fonctionne très bien. Même sans être un vrai fan de ski on ne peut qu’être captivé et admiratif de la performance du champion. Il faut dire qu’il est excessivement difficile de rester insensible aux images, aux acrobaties et aux touches d’humour un peu hooligan. En témoignent les quelques 28 millions de vues que rassemblent les 3 vidéos ainsi que la profusion d’articles (dont celui-ci) à propos de la série.

En même temps elles ont tout pour plaire. Un acteur principal sympa, des images à couper le souffle et des chutes globalement inattendues. Certains se prennent même au jeu du « fake ou pas fake« . Le rythme est très soutenu et chaque vidéo repousse un peu plus les limites du genre. Au fur et à mesure des productions des équipes de montage plus garnies viennent aider Candide. Il faut dire que l’artiste délaisse quelque fois le clavier quand l’appel de la montagne se fait trop pressant.

En même temps, sans entrainement et sans plaisir impossible d’arriver à un tel niveau de performance.

Trêve de bavardages, jetez-vous sur les 3 vidéos de la série :

One of Those Days 1

One of Those Days 2

One of Those Days 3

 

Petit bonus, la pub pour Audi Quattro avec Candide Thovex

Une soirée chez l’Impact de Montréal

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La franchise de l’Impact de Montréal est très jeune (1992) et elle ne joue en Major League Soccer (championnat de soccer nord-américain) que depuis 2012.  Pour autant, influence européenne oblige, le football est bien plus important au Canada qu’aux Etats-Unis. Il suffit de compter le nombre de terrains publics qui jalonne la ville de Montréal pour s’en convaincre. Sevré de stade depuis mon départ de Lyon, j’ai envie de découvrir à quoi ressemble un match de Soccer et pourquoi on le considère très différent de notre bon vieux Football européen. J’espère également assister à un match tonitruant de la nouvelle idole locale.

Fans de l’Impact de Montréal

Une soirée chez l’Impact de Montréal : Soccer ou Football ?

Le football n’a jamais été un sport prépondérant aux Etats-Unis, pour autant la MLS voit son attractivité s’accroître au fil des ans. De nombreuses stars européennes sont passées par les franchises nord-américaines : Cruyff, Beckenbauer, Bechkam, Gerrard, Lampard et Thierry Henry. Aujourd’hui ce championnat souffre d’un manque de crédibilité et d’exposition en Europe mais il apparaît comme une bonne alternative pour les joueurs dont la carrière est en panne sèche. Il faut néanmoins souligner que le niveau de jeu relativement faible offre très souvent des matchs assez spectaculaires et agréables à regarder. Ils permettent aussi aux nostalgiques et romantiques du foot Européen de recroiser leurs idoles en pré-retraites.

Si le Hockey et ses Canadiens est le sport roi et incontesté à Montréal, le soccer attire de plus en plus les foules. L’Impact s’est même offert un ambassadeur de très gros calibre en la personne de Didier Drogba. L’Ivoirien est une véritable star adulée comme telle par les partisans montréalais et toutes ses apparitions soulèvent les foules. Il faut dire que l’attaquant semble se balader depuis son arrivée en MLS avec notamment un triplé lors de sa première titularisation.

Stade Saputo – Impact de Montréal

Une soirée chez l’Impact de Montréal : L’ambiance !

Aux abords du stade Saputo ça ne sent pas vraiment la merguez ou le kebab. Canada oblige, les fans se délectent en général de hot-dogs, poutines ou autre pop-corns. Qui est le plus raffiné ? C’est uniquement une question de goûts. Le merchandising bat son plein et les produits dérivés de l’Impact se comptent par centaines. Il faut dire que la Drogba-mania s’est emparée de la ville et que l’Impact est soudain devenu très trendy. Le maillot bleu de l’Impact est très présent dans les tribunes ainsi que toute une flopée de bonnets à pompons aux couleurs de la franchise.

Le stade Saputo est une petite enceinte champêtre de 20800 places, collée au complexe olympique de Montréal. L’ambiance au stade est assez bon enfant et on saisit très vite la différence entre les spectateurs et les supporters. Les « ultras » de l’Impact savent quand même se faire entendre mais ils sont nettement plus pacifiques et moins belliqueux que leurs homologues européens. Cependant cela a du bon, aucun membre de la famille de l’arbitre ou d’un joueur adverse n’a été insulté ce soir-là et chaque incartade est très lourdement sanctionnée par la ligue et les clubs. Bref on peut venir en famille et rester assis pendant tout le match sans que cela déclenche l’hystérie… comme au Parc des Princes en fait !

Didier Drogba – Impact de Montréal

Une soirée chez l’Impact de Montréal : Le match !

30 minutes avant le début du match les tribunes ne sont pas très remplies. Il faut dire que le froid s’installe en ce 25 Octobre. Les fans préfèrent picoler et festoyer sous les tribunes du stade bien au chaud. Le stade fait le plein lors du très solennel moment de l’hymne Canadien que le stade entier chante debout la main sur le cœur. Premiers moments de liesse quand le speaker présente les compositions d’équipes. Le public a ses chouchous notamment le capitaine Patrice Bernier, Ignacio Piatti, Laurent Ciman et l’inévitable « centurion » Didier Drogba.

Le début de partie est assez équilibré et l’Impact peine à concrétiser ses opportunités. De son coté Toronto joue avec ses armes : la vitesse et la vista de la « Formica Atomica » (et MVP de la Ligue), Sebastian Giovinco, et la puissance de Jozy Altidore. Toronto ouvre le score dans un silence de stupéfaction et Drogba s’énerve contre ses coéquipiers. L’impact regagne les vestiaires mené et moi je vais gôuter la « gastronomie de stade » locale.

Les locaux démarrent la seconde mi-temps pieds au plancher et intensifient la pression sur le but Torontois. L’hystérie totale s’empare du stade quand « Didier » (comme on l’appelle ici) profite d’un deuxième centre en retrait pour claquer son doublé. Le public hurle son nom pendant de longues minutes et se délecte de la victoire qui se dessine contre ces « bouffons de Torontois ». Giovinco, Cheyrou et les autres n’y pourront rien, l’Impact s’impose 2-1 et aura le privilège de recevoir son adversaire du soir pour un match de barrage d’accession aux Play-Offs de la MLS. Didier pourra encore faire trembler les filets pour le plus grand plaisir des Montréalais !

Sports d’Epoque

En cette rentrée 2015, le rythme ne faiblit pas pour le sport Français. Le XV tricolore ferraille en Angleterre. Le basket a reçu les cadors européens à la maison. Enfin la bande de Didier Deschamps entame un marathon dans l’optique de son Euro en 2016. Pour accompagner et encourager les Bleus sur tous les terrains, quoi de plus important que de revêtir ses plus beaux habits ? Si la virgule ou les 3 bandes ne vous attirent pas, Sports d’Epoque peut vous venir en aide.

 

Sports d’Epoque

Sports d’Epoque : la classe côté textile

 

La marque a été créée en 2007 par de frères fanatiques de sport. C’est d’ailleurs ce qui frappe quand on visite le site web de Sports d’Epoques ; on parle avec de vrais connaisseurs. La philosophie est bien simple : des articles historiques et emblématiques, respectueux de leurs époques et conçus en France ou en Europe. Les produits sont variés et répondent aux besoins les plus nombreux. Ainsi le tennisman, le rugbyman, le footballeur mais également l’athlète trouveront tous de quoi ce sustenter, au même titre que le « Nu-Tête », le « Défroqué » ou le « Torse-poil ».

Sports d’Epoque offre la rare possibilité de se faire une garde-robe complète et cohérente, du béret au sac de voyage en passant par le maillot de bain. Polos, chemises, t-shirts, vestes, cardigans, sweats, pulls, shorts, pantalons, ceintures, maillots de bain, casquettes, bonnets et bagages : rien n’est laissé de côté. La qualité est au rendez-vous et le drapeau du Made in France (ou Europe) est son étendard. La marque possède 10 boutiques éponymes et est présente dans 9 points de  vente aux quatre coins de la France. Pour les plus intrépides, un store éphémère a été installé en plein cœur du pays Anglois à l’occasion de la Coupe du Monde de rugby.

 

Credit Photo – Sports d’Epoque

Sports d’Epoque : le coté Sport

 

La sélection des articles indique une profonde connaissance de la tradition sportive, avec un fort accent français. Même s’il est possible de s’offrir les maillots d’époque de quelques équipes du VI Nations (dont ces effroyables anglais), vous pourrez également parader avec les couleurs de votre XV favoris du Top 14. La culture rugby est d’ailleurs très présente sur le site et le choix des maillots est impressionnant (on trouve même celui du Havre…). Sports d’Epoque offre – enfin – aux footeux plus classieux que la moyenne, la possibilité de porter un maillot à la ville. Laissez donc cette horreur de maillot noir du Réal Madrid (oui celui avec le dragon) et offrez-vous un splendide maillot de l’équipe de France de 1908. Les tennismen pourront eux déambuler dans Roland Garros avec une très belle réédition des vestes de joueurs de 1925, ce qui est bien plus classe et original que le Panama Peugeot…

Si le fonds de commerce de Sports d’Epoque est le passé, la marque vit également avec son temps. Ainsi avec la Coupe du monde de rugby, la marque se mouille et intègre ses modèles dans des visuels aux couleurs des matchs de chaque journée du tournoi. Une autre preuve de son identité rugbystique se trouve dans cette vidéo promotionnelle tournée à l’occasion du 100e Crunch de l’histoire. A cette occasion, Sports d’Epoque avait réédité le Crunch x Sports d’Epoque le 22 Mars 1906 et Monsieur Serge Betsen racontait ses souvenirs de ce match mythique.

Il ne reste plus qu’à espérer que dans 50 ans Sports d’Epoque existera toujours, et que les maillots de France 2015 en rugby et France 2016 en football appartiendront au Panthéon des victoires mythiques du sport Français. On y croit tous, Allez les Bleus !

Credits Photo – Sports d’Epoque

Le Crunch, la 100e !

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Même pendant les périodes de repos estival, l’actualité sportive ne prend pas de vacances. Cette rentrée 2015 (vous avez encore un peu de temps) s’annonce captivante. En plus des reprises des divers championnats et sports habituels, un événement vient pimenter un peu plus la sauce.

La 8e édition de la Coupe du monde de Rugby à XV s’annonce en terres Anglaises dès le 18 Septembre 2015. En stage de préparation commando depuis le début de l’été, nos Bleus ont décidé de se frotter au pays hôte le soir du 15 Août. Si les dernières confrontations n’ont pas souvent été à l’avantage des Français, la balance s’équilibre sur l’ensemble des 99 rencontres qui constituent la légende du Crunch.

Décryptage musclé, viril mais correct…

Le Crunch la 100e !

Le Crunch, la 100e : Au passé

Nous sommes le 22 Mars 1906 au Parc des princes à Paris et l’Angleterre vient de remporter le 1er des 99 matchs qui composent la légende du Crunch. Ce terme qui désignait le crucial moment entre les deux meilleures équipes de l’hémisphère nord, est aujourd’hui entré dans la mémoire collective comme le match opposant nos Bleus à nos meilleurs ennemis, les roatsbe… les Anglais.

Même si le rugby est «  un sport de voyou joué par des gentlemen » on ne peut pas nier que la légende du Crunch s’est souvent écrite à bons coups de tours de manivelles dans la poire. Vincent Moscato peut vous en parler, lui qui s’est fait expulser lors d’une sulfureuse rencontre le 15 Février 1992. Il est vrai que la rivalité exacerbée entre les deux nations pousse les joueurs à se surpasser plus que dans n’importe quel autre match.

Les gentlemen sont donc enclins à se balancer quelques mandales et caramels sur le pré avant d’aller se faire pardonner autour de quelques pintes. Côté supporter, pour avoir fréquenté quelques bars lors de ces matchs de légende, la règle est, comme dans chaque derby, de ne pas perdre, ou au  moins d’emmerder un maximum l’autre équipe. Pari réussi pour les bleus lors du dernier Tournoi des VI Nations, qui s’ils n’avaient pas les armes pour battre les Anglais, ont néanmoins réussi à les priver du trophée (une sombre histoire de goal average) au profit des cousins roux et verts.

Au-delà des bourre-pif, le Crunch est aussi le terrain de quelques-uns des plus  beaux exploits français. C’est notamment contre les Anglais que les Bleus ont donné en 1991 une leçon de French Flair, soit le jeu rapide et fait de passes que le monde entier nous jalouse. L’essai du siècle prend sa source dans les 22 mètres des bleus et se termine entre les poteaux anglais sans une seule interruption et sans qu’aucun roastbeef n’est touché le ballon… MA-GIQUE !

Sur le plan comptable enfin, sur les 99 précédents matchs, les Anglais mènent par 54 victoires contre 38 pour les Bleus. Une victoire ce soir ne va pas rééquilibrer le bilan, mais elle peut rassurer les bleus à quelques encablures du début de la Coupe du monde.

Le Crunch la 100e !

Le Crunch,  la 100e : Présent

Comme annoncé, le 100e Crunch de l’histoire fera partie de la préparation de l’Equipe de France pour la Coupe du monde de Rugby 2015. Les Bleus sortent d’une intense préparation dans les Pyrénées à base de physique mais surtout de jeu. Il faut dire que les dernières sorties des hommes de Saint André ont été très laborieuses lors du tournoi des VI Nations. 4e avec seulement deux victoires, le bilan n’est pas reluisant, au contraire des Anglais qui avaient notamment plié les Bleus lors d’un mémorable 55-35.

Les coupables de ces résultats médiocres avaient clairement été identifiés : l’attitude et le jeu. Le premier problème ne semble pas très compliqué à régler. En effet quel joueur ne peut pas se sentir motivé par un Crunch ou par une Coupe du Monde qui approche ? Nul doute que tous veulent débuter, et les places sont très chers dans le XV français. Sur le plan du jeu, le groupe français manquait clairement d’allant et de vivacité. Les automatismes étaient rouillés et inexistant, bref le French Flair était aux abonnés absents… Mais une complicité se construit et se façonne. Gageons que les semaines passées ensemble permettront aux joueurs de construire une unité qui rendra l’équipe irrésistible.

De l’autre côté de la Manche, les Anglais sont prêts…. Et ils n’ont pas vraiment le choix. Pays hôte de la compétition, les premiers et seuls vainqueurs européens du trophée Webb Ellis en 2003 semblent armés pour aller conquérir le Graal. Il faut dire qu’au pays qui l’a vu naître, le rugby suscite toujours beaucoup d’espoirs. Si en plus le pack Anglais peut piétiner les cousins Français, promis qu’il ne s’en privera pas.

Le Crunch la 100e !

Le Crunch la 100e : Futur « très » proche

Les Bleus entreront dans le vif du sujet le 19 Septembre face aux cousins Italiens, puis le 23/09 contre la Roumanie, le 01/10 contre le Canada et le 11/10 face à l’Irlande. Une poule assez relevée avec 3 nations européennes dont 2 majeures. Les Anglais inaugureront eux face aux Fidji le 18/09 puis seront opposés successivement au Pays de Galles, à l’Australie et à l’Uruguay. Là aussi le XV de la Rose aura fort à faire contre deux énormes nations de la planète rugby.

Les Bleus pourraient éventuellement croiser les All-Blacks dès les quarts de finale. Pour cela il faut que les deux équipes ne terminent pas au même rang dans leurs poules respectives. Les Anglais peuvent eux rencontrer le 1er ou le 2e de la poule B : Afrique du Sud, Ecosse voire USA ou Japon…

Anglais et français ont donc toutes les chances de se croiser en demis ou en finale pour ce qui serait le 102e Crunch de l’histoire (Les Bleus rejoueront les Anglais le 22 Août 2015). En attendant messieurs les Français, pensons à gagner le 100e qui se profile dès ce soir. Il fera du bien au moral, aux jambes et surtout à l’Histoire !

Pour entrer un peu plus dans la légende vous pouvez acheter le premier maillot de l’équipe de France: ici

Le Crunch la 100e !

Gignac chez les Tigres

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Hurluberlu vous livre en exclusivité le résumé de la saison 2016 d’ André-Pierre Gignac chez les Tigres UANL de Monterrey. Avis aux parieurs et aux fans. Ceci est une œuvre de fiction – do not take it seriously !

Gignac chez les Tigres : Viva Dédé !

Dans la chaleur de Monterrey, un zinc se pose sur le tarmac chauffé à blanc par la foule en délire. Cette marée humaine, tous drapeaux et fumigènes dehors, est là pour accueillir en grandes pompes la nouvelle idole du pays. André-Pierre Gignac, sombrero vissé sur la tête et t-shirt motif aztèque peine à se frayer un chemin à travers les quelques 2.5 millions (oui plus de la moitié de la ville) de fans hystériques sur le chemin du Stadio Universitario. Autant dire qu’avec une telle ferveur populaire, le néo-ex Marseillais ne regrette pas son choix. Enfin un public qui ne le sifflera pas et qui n’entonnera pas de chants grossiers sur son poids ou ses habitudes alimentaires…

La visite médicale est une simple formalité tant le Dédé est affuté au sortir de sa cure d’amaigrissement estivale. Les 2 semaines de congés en famille à Cancùn n’y changeront rien… Lors de sa présentation de rock-star, la nouvelle coqueluche nationale est acclamée par quelques 50 000 spectateurs et foule le tapis rouge au son d’un Color Gitano qui résonne dans tout Monterrey. Après quelques gestes techniques bien sentis et 5 ballons balancés au public, Dédé se sent pousser des ailes : « Vous êtes mon club de cœur, je réalise un rêve d’enfant, je vous aime… et en plus j’adore le guacamole ! ».  Le public est sous le charme, Dédé ne s’est pas trompé, ça valait vraiment le coup d’enterrer sa carrière en Equipe de France.

 

Gignac chez les Tigres : De Dédé à Beber !

Si l’histoire s’annonçait idyllique, la réalité est tout autre. Nous sommes le 5 Novembre et André-Pierre Gignac déguste seul un Super Dédé, le nouveau burrito qui porte son nom depuis son arrivée à Monterrey. Ce sandwich, résume à lui seul la mélancolie et le marasme dans lequel est plongé l’attaquant français. Pourtant tout y est… de bons ingrédients mais la sauce ne prend pas… Il faut dire que les problèmes se sont accumulés.

D’abord les joueurs locaux, un peu jaloux du statut de la nouvelle idole, ne sont pas plus accueillants qu’un Furiani un soir de derby, et pas moins inamicaux qu’un conquistador devant une tribu d’aztèques. Il faut dire que le penalty raté en finale de la Libertadores 2015 traine toujours dans les esprits… Mais merde quoi c’est impossible de se concentrer dans ces satanés stades… « C’est vrai qu’ils aiment pas le football comme en France les gringos d’El Volcan » dira Dédé sur le plateau du CFC. Le poids du transfert (5,5 m€ de salaire) pèse sur les épaules de Gignac. Lui qui pensait se débarrasser de la pression en quittant Marseille doit revêtir un costume de Zorro pour sauver les Tigres UANL bien mal embarqués en championnat.

Au niveau du jeu ça coince aussi. Dédé peine à trouver ses marques, il n’est que l’ombre du goléador redoutable des cassettes vidéos envoyées par Vincent Laburne aux scouts des Tigres. Seulement 3 buts et une passe décisive en 12 matchs depuis le début de la saison. C’est très clairement insuffisant pour un international français qui plantait goals sur goals sur le Vieux Port. Ce qui agace surtout ce sont les incroyables ratés de Dédé dont les exploits tournent sur toutes les chaines de TV locales. Au point même qu’on ne l’appelle plus Dédé mais Beber en référence à Bernardo, le valet muet ( on dit « muet devant le but«  ) de Zorro.

Bides toujours, les polémiques autour de la surcharge pondérale du striker alimentent de nouveau les gazettes et les talkshow. Il faut dire que Dédé n’est plus aussi svelte qu’à son arrivée, et ça se voit. En coulisse déjà car l’intendant du club qui ne l’avait pas prévu doit désormais commander des maillots dans une taille supérieure. En dehors du terrain aussi car Dédé à adopter le rythme de vie d’un loco de chez loco, Ronaldinho. Les deux champions enchaînent les grillades, les spring-break et les shots de tequila. Tout ceci enchante les bars et les restaurateurs locaux, mais beaucoup moins les dirigeants des Tigres qui flairent l’arnaque. Eux qui pensaient mettre la main sur un crack, ont en fait récupérer un ersatz de touriste américain lambda, splendide de beaufferie et incapable de planter une cacahuète à une équipe d’anonymes boliviens.

 

Gignac chez les Tigres : Le retour du buteur masqué !

C’est au fond du trou que Dédé va finalement trouver la lumière. Alors qu’il assiste, au premier rang, à un combat de catch local, voilà qu’un des lutteurs glisse depuis la troisième corde et s’écrase violemment sur le français. Avec une fracture de la clavicule, voilà que Dédé est contraint au congé médical. Les témoignages de soutiens affluent des 4 coins du Mexique, mais pas de France  où les observateurs sont obnubilés par la nouvelle starlette locale : Yassine Benzia – le 246e « Nouveau Zidane »

Cette convalescence est. L’homme semble également être transformé. Il reprend l’entrainement 5 jours après son réveil, contre l’avis du staff et adopte une hygiène de vie de marathonien. Naturellement les résultats et les performances reviennent, Dédé redevient la machine à buts redoutable de son époque Toulousaine et talonne désormais Bafé Gomis (il a signé à Guadalajara pendant la période de Noel) au classement des buteurs. Beber redevient Dédé – El Goleador Enmascarado, en référence à sa nouvelle célébration qui consiste à courir avec la main devant les yeux. Ce qui pose problème notamment contre le Yucatàn FC quand Dédé fonce tout droit vers les tribunes adverses sans s’en rendre compte… Les projectiles pleuvent mais Dédé s’en fout il a déjà connu bien pire à Rennes ou à Evian.

S’il est redevenu le leader technique et charismatique des Tigres, Dédé n’est pas totalement satisfait… Malgré un titre de champion remporté haut la main et un trophée de meilleur buteur glané à la barbe de Bafé Gomis, il reste encore un gout d’inachevé. Ce satané penalty lui trotte toujours dans la tête et l’empêche de faire sa sieste à l’ombre des cactus. Fort heureusement le destin décide qu’en 2016 la finale de la Libertadores sera un remake de la finale de 2015. Exit Lisandro Lopes, Dédé retrouve Bafé en finale pour un match qui sent la poudre et la Ligue 1. El Goleador, auteur d’un triplé OKLM, sera élu homme du match et Gomis quittera la pelouse au bout de 20 minutes suite à un malaise vagal. Gignac est enfin prophète en son – nouveau – pays et s’installe à la table des divinités contemporaines et des légendes des Tigres. Sa statue trône désormais sur l’esplanade qui mène au stade d’El Volcan et André-Pierre est devenu le prénom le plus donné dans les maternités de Monterrey chez les nourrissons tous sexes confondus…

Avec le sentiment du devoir accompli, Dédé peut désormais étudier en toute sérénité, la proposition de contrat du Réal Pattaya.

Affaire à suivre…

Mayweather vs Pacquiao : Fight of the Century

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Floyd – Money – Mayweather et Manny – Pacman – Pacquiao s’affronteront dans un combat de légende au MGM Grand de Las Vegas le 2 Mai 2015. Après 5 ans d’attente, ce combat promet d’être titanesque sur et en dehors du ring. Eclairage.

 

Autant le dire tout de suite, je n’ai jamais été un pratiquant ni même un grand fan du Noble Art. Je n’ai jusqu’à maintenant regardé qu’un seul combat de boxe dans toute ma vie. C’était avec mes colocataires en Angleterre et la rencontre avait tourné court après un round d’observation. Au-delà de ça, je n’ai aucune attirance pour la castagne – aussi noble soit-elle – les droites, les gauches ou les uppercuts. Les seuls crochets que je tolère sont généralement l’œuvre de quelques brésiliens peroxydés sur un rectangle vert. Cependant, je suis quand même capable de reconnaitre un grand événement quand il se présente, autant dire que je ne vais pas rater le Combat du Siècle.

 » Fight of the Century « 

 

Après cinq années de palabres et de tractations, ceux que l’on appelle les deux plus grands  boxeurs du siècle ont enfin décidé de mettre les points sur les « i » de l’autre. Comprenez, Floyd – Money – Mayweather et Manny – Pacman – Pacquiao vont combattre pour le plus grand plaisir des fans et du monde du sport en général. L’enjeu est colossal car à 36 et 38 ans les deux colosses vont offrir à leurs fans un spectacle titanesque. On parle là de l’affrontement entre les deux stars de la boxe contemporaine. Pacquiao a décroché un titre mondial dans huit catégories différentes et affiche à son palmarès 57 victoires, dont 38 avant la limite, cinq défaites et deux nuls. De son coté, « Pretty Boy » Mayweather est toujours invaincu en 47 combats, dont 26 remportés avant la limite. La période difficile vécue par Pacquiao le place dans une position de challenger face à l’invincibilité de Mayweather. Pour autant bien malin qui peut donner un quelconque pronostic.

deux crevettes?

 » Money on their minds « 

En plus d’être une histoire de gros muscles, la boxe est également une histoire de – très – gros sous. Premièrement, Money est le sportif le mieux payé au monde et il tient à ce que cela se sache. Selon Forbes, le salaire de Pretty Boy s’élève à 105 millions de dollars pour 2014. Quand on sait que son dernier combat de 36 minutes lui a rapporté 32 millions de dollars, on comprend que le mec pèse. Deuxièmement, ce combat sera sans aucun doute le plus lucratif de l’histoire. Avec une répartition des gains déjà fixée, on sait que peu importe l’issue du match, l’Américain touchera environ 180 millions quand le Philippin émargera à 100 millions. Ce combat sera aussi celui de la démesure. Quelques infos en vrac :

  • Seulement 15 minutes après l’annonce officielle, toutes les chambres du MGM Grand étaient réservés et pour ceux qui voudraient aller voir le match, comptez 7.000 euros pour les premiers prix, 23.000 euros pour les plus chères !
  • Les spectateurs, non résident au MGM, devront mettre la main à la poche pour assister à cette rencontre, puisqu’ils devront payer de 1500 $ à 7500 $ leur billet.
  • Bob Arum, le promoteur du combat, a affirmé que les recettes perçues par le MGM Grand Garden Arena seront supérieures à 72 millions de dollars. Le précédent record était de 20 millions de dollars, pour un match – déjà – de Mayweather. C’était en 2013, face à Canelo Alvarez.
  • Floyd Mayweather a décidé de porter un protège-dent dans son style. Le boxeur américain s’est fait faire un objet d’une valeur de 25000 dollars (23000 euros) qui sera composé de diamants, d’or et de vrais billets de 100 dollars.

 

 

On hâte d’être le 2 mai…

Évolution du look d’un footeux

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Évolution du look d’un footeux

La croissance exponentielle des moyens investis dans le football depuis sa création explique les changements dans ce sport. Cela implique également une modification des tenues des joueurs. On veut que le joueur se remarque, se distingue et cela passe souvent par son apparence sur le terrain. Un nouveau modèle doit être visible, un contrat de sponsoring doit s’afficher et une opération de communication doit être remarquée. Il est indéniable que parce qu’il est populaire, le football est un reflet de la société à laquelle il appartient. Hirsute et contestataire dans les 60’s et 70’s, flashy et industriel dans les 90’s, tatoué et décomplexé aujourd’hui.

Il me tenait à cœur depuis bien longtemps de mettre cote à cote deux photos d’un Johan Cruyff et d’un Kevin Prince Boateng et de jouer au Jeu des 7 Différences. Le but n’étant pas de comparer les looks en dehors mais bien sur les terrains. Si cela peut vous paraître un peu superficiel, n’oubliez jamais les paroles de Saint Aimé Jacquet « Le football est le reflet de notre société. Regardez bien l’expression d’un joueur sur le terrain, c’est sa photographie dans la vie. »

CHEVEUX DES FOOTEUX

Vaste sujet que l’originalité capillaire de nos amis footballeurs. Certains sont passe-partout, d’autres bien plus excentriques… Crêtes, mulets, tignasses, boule à zéro ou autre épilation-maillot à même le crâne (Ronaldo en 2002). Je ne mentionne même pas l’encyclopédie Taribo West x Mario Balotelli x Djibril Cissé qui à elle seule représente un volume plus important que 30 années du Vidal de médecine. Vous l’avez compris, les exemples se comptent par milliers. La coupe de cheveux en elle même n’est pas un accessoire de jeu. Elle est cependant un vrai révélateur de l’époque dans laquelle évolue les footballeurs.

Voici un cas d’école labellisé National Mannschaft : Paul Breitner milieu de terrain de la RFA des 70’s et le virevoltant ailier de Dortmund : Marco Reus. Breitner était considéré comme un trublion contestataire à son époque mais son look était assez répandu. Une tignasse fournie et négligée et une belle moustache de trucker. Reus aborde lui le célèbre dégradé-à blanc ou « coupe de footeux » à savoir rasé sur les cotés et long sur le dessus. On observe également une légère décoloration des mèches, totalement tendance dans le milieu ces temps-ci. Preuve que la rigueur allemande passe elle aussi au révélateur des années et des modes successives. La coupe d’aujourd’hui est généralement impeccablement taillée et fixée par des couches de gel. Les folles crinières de Rocheteau, Socrates ou Valderrama ne trouvent aujourd’hui d’écho que chez David Luiz ou Marouane Fellaini. Le look commun d’hier est aujourd’hui une preuve de marginalité.

MAILLOTS DES FOOTEUX

L’évolution des maillots suit une évolution technologique des fibres textiles dédiées aux sports. Les différents équipementiers se tirent tous la bourre dans la recherche de la liquette ultime. Quand on compare les tuniques old-school, fabriquées dans un coton très épais, aux maillots actuels dont le but est de favoriser l’évacuation de la transpiration, on ne peut que constater le chemin qui a été parcouru. Les maillots d’hier généralement composés de 2 voire 3 couleurs sont aujourd’hui remplacés par des tuniques bariolées et sur-sponsoriées. La prolifération de sponsors est un fléau malgré tout nécessaire. Même le Barça, qui n’avait jusqu’à lors jamais succombé au sponsors maillot (sauf pour l’UNICEF) arbore aujourd’hui un détestable Qatar Airways sur son poitrail.

Si certaines marques comme Adidas, Puma ou encore Kappa, misent tout sur les maillots ultra moulant, d’autres comme Nike ou Umbro s’orientent vers des design plus vintage. On note cependant que les maillots les plus classes sont très souvent les plus simples. À tel point que les supporters ne comprennent généralement pas pourquoi il faut débourser 90€ pour un simple polo bleu avec un écusson.

Le Cameroun a même arboré une combinaison-maillot signé Puma pour la Coupe d’Afrique des Nations 2004 en Tunisie. Bref on pourrait écrire une encyclopédie illustrée sur les maillots atroces… le football étant – parfois – un sport de mauvais gout, les exemples ne manquent pas !

SHORTS DES FOOTEUX

Qui n’a jamais porter son pantalon un peu plus bas que la limite réglementaire ? Cette « pratique stylistique »  qui faisait enrager nos mamans se retrouvent également dans le foot.
Le short porté haut par nos ainés est désormais vissé plus bas que la taille pour laisser apparaitre l’élastique griffé du boxer (cf paragraphe sur les slips). Il est donc très fréquent, qu’au détour d’une glissade ou d’un essuyage de visage avec le-dit maillot, les joueurs nous gratifient d’un défilé de lingerie. Le short se porte également à la moitié ou sous le fessier, soit en position relax, à la fin des matchs lors du tour d’honneur.

Si la façon de le porter a changé, la taille du short est également un périmètre muable. Coupe maillot de bain donc très court bien au dessus du genou dans les 70’s, il est désormais long et flirt avec le bas de la rotule. Un look de basketteur US qui n’est pas forcément gage d’agilité ou d’aérodynamisme quand on se lance dans un raid solitaire. Cependant il offre une surface d’expression plus large pour quelques publicitaires non scrupuleux. Que dire des clubs ayant trouvé judicieux de se faire tatouer l’arrière du short avec un Wati-B ou un Rapid Croq’… un tel sacrilège n’était jadis même pas concevable.

Le port du short s’analyse également avec celui des chaussettes. La plupart du temps baisées par les rebelles du ballon rond des années 80.  Elles sont aujourd’hui portées hautes et étirées au maximum pour faire la jointure avec le bas du short. On ne peut alors plus distingue un centimètre de peau visible. On peut donc appliquer le faux théorème suivant : short court = chaussettes baissées et short long = chaussettes levées. On trouve bien évidemment des exceptions à la règle ; Thomas Müller parmi tant d’autres…

CHAUSSURES DES FOOTEUX

Nike et son fameux modèle Nike Air Jordan One avait suscité la polémique dans les années 80. Les joueurs de NBA de l’époque ne pouvait porter que des chaussures intégralement noires, or, Jordan le rebelle portait le fameux modèle rouge-noir et blanc. Il n’y a qu’à regarder les nouveaux modèles de sneakers du All Star Game pour se rendre compte que la NBA a, aujourd’hui, revu ses positions archaïques.

En football la mode est aujourd’hui au flashy-strass et paillettes, à tel point que quand un Ibrahimovic porte un modèle intégralement noir, un débat de sponsoring s’installe. Les collections spéciales de Nike, Adidas ou encore Puma font rarement dans la discrétion : rose, bleu flash, or, argent, vert pomme, orange, jaune ou encore deux chaussures dépareillées… il y en a pour tous les mauvais goûts. Le symbole de la chaussure efficace par excellence – la Kaiser – ne se compose que de noir et blanc quand LA chaussure révolutionnaire du dernier mondial brésilien se décline en jaune, orange ou vert.

Sur le plan de la composition ; la robustesse ou la qualité du cuir, qui étaient autrefois les critères d’une bonne chaussure, ont laissé la place à la légèreté ou encore la surface de toucher. Il suffit de comparer le poids de la fameuse Kaiser avec celui d’une Adidas F50 pour comprendre où se situent les enjeux actuels. On privilégie la légèreté des matériaux à leur robustesse, quitte à laisser quelques phalanges dans un contact un peu trop virile. Encore faut-il pouvoir mettre un taquet à Léo Messi… beaucoup ont essayé, peu ont réussi !

La technologie demande également de développer des modèles jouant le rôle d’une chaussette-chaussure. Le maillage de la pompe doit désormais couvrir une surface s’étendant du bout des ongles au haut de la cheville. Enfin, le digital s’insère progressivement sous les semelles des champions. La vague des objets connectés déferle sur les footeux et leurs équipements. On retrouve donc sur le marché des chaussures équipées de leurs capteurs personnels pour une collecte de toujours plus de datas !  Il faut bien que le staff bosse pendant les troisièmes mi-temps !

SOUS-VETEMENTS DES FOOTEUX

Mettons nous d’accord tout de suite : quand on joue au foot on veut se sentir soutenu. Soutien des supporters, de son club, de ses coéquipiers et de ses sous-vêtements. Donc le slip a longtemps été la seule alternative crédible pour éviter de jouer des maracas en plein match. Aujourd’hui des néo-esthètes comme Mathieu Valbuena nous font découvrir les joies de la lingerie, souple et confortable certes, mais terriblement bariolée ! Etoiles, coeurs, dollars… c’est tout l’univers de la tecktonik qui est chargé de veiller sur vos précieuses quand vous montez sur corner. Certains poussent même le vice jusqu’à lancer leurs propres marques et modèles … pensez-y pour Noël !

Il reste cependant toujours des réfractaires à ce carnaval de sous-vêtements. Nos amis italiens étant, par tradition, amateurs du slip kangourou arborent toujours religieusement le-dit cache-sexe. Certains choisissent également de la jouer profile bas et tapent dans le monochrome. D’autres, comme Thomas Touré vont même jusqu’à zapper cette étape de l’habillage ; oubli pouvant être préjudiciable lors d’un tacle glissé…

TATOUAGES DES FOOTEUX

Je préfère ne pas vous expliquer l’état de mon historique de recherche après une quête de photo d’un footballeur tatoué dans les 60’s. Autant vous dire que j’ai passé 1 heure à chercher et que l’intitulé de mes requêtes était assez folklorique. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à l’époque on était pas très fan des marques indélébiles à même la peau. Le tatouage est peut-être également bien plus à la mode de nos jours. Le coté « bad-boy » qu’il confère est sans doute plus recherché dans le sport, qui, reste une compétition physique et mentale. Un sportif tatoué serait alors un dur-au-mal, un guerrier qui n’a pas peur de la souffrance et des aiguilles.

Si Maradona porte fièrement un portrait du Ché sur son biceps, ses camarades d’époque n’étaient pas fan du tatouage. On constate également que les sportifs ont plus tendance à s’exhiber shirt-less en public. Nos sportifs contemporains ont une tendance croissante à l’exhibitionnisme. Le professionnalisme et l’exigence d’une hygiène de vie au service de sa profession imposent aux sportifs de limiter les excès. Ajoutez de la musculation à haute dose et des entrainements quotidiens et vous obtenez de vrais corps d’athlètes. Or les sportifs étant – parfois – assez égocentriques, ils résistent rarement à l’idée de montrer leurs plastiques. 

Au delà du foot le tatouage est globalement de plus en plus présent chez nos amis les sportifs ; rugbymen, basketteurs, footballeurs américains … Il n’est aujourd’hui plus rare que les muscles d’athlètes soient ornés d’encre. La plupart du temps on choisit une référence à la religion, à son parcours  et à ses potos ou sa à maman. Certains optent pour la couleur et la discrétion d’autres ne veulent que du noir mais ont le corps presque totalement recouvert. Zlatan Ibrahimovic s’est même fait tatouer pour soutenir l’opération « 805 Million Names » pour lutter contre la famine.

En conclusion on ne peut que constater que nos amis les footballeurs sont globalement des victimes. Ne voulant pas choquer ou m’attirer les foudres de hordes de supporters en furie, je précise mon propos. Victimes de la Mode, des époques, du Football-Circus mais également du Foot-business. Quand on constate les turpitudes stylistiques par lesquelles nous sommes déjà passés, demandons nous comment sera le footballeur de 2020, 2030 ou 2050 ? J’ai hâte d’y être !