Entrepreneuriat – L’aventure « Avions de Chasse »

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Stendhal disait que « les femmes extrêmement belles étonnaient moins le second jour », c’est la raison pour laquelle,  la startup Lyonnaise, « Avions de Chasse » a décidé de publier chaque jour,  sept photos de  jolies filles, pour maintenir la gent masculine dans l’étonnement permanent.

En à peine un an d’existence, « Avions de Chasse » a surtout réussi le tour de force de collecter  plus de 173 000 fans sur Facebook (l’équivalent de la ville de Saint-Étienne), et cela malgré le terrible algorithme mis en place par la société de Marc Zuckerberg.  En effet, avec le grand nombre d’utilisateurs et de pages Facebook, il est impossible d’afficher dans le fil d’actualité d’un utilisateur l’intégralité des contenus postés par ses amis et les pages qu’il suit. Facebook doit donc trier. Il le fait grâce à un algorithme extrêmement opaque et complexe qui ne laisse apparaître que les contenus qui sont le plus susceptibles d’être « aimés », « commentés » et « partagés ». C’est à cause de ce maudit algorithme , que vous passez à côté de certains merveilleux articles proposés par la rédaction. Malgré cela, « Avions de Chasse » a su tirer son épingle du jeu, et se développe sur internet à une vitesse fulgurante.

La startup lyonnaise a fini de nous convaincre, lorsque après un partenariat organisé, puis annulé avec Uber, leur site  était en première page  de CNN.

Si « Avions de Chasse » s’est fait une spécialité de l’amour digital, en proposant des jolies filles quotidiennement, le concept a vocation à s’étendre sous d’autres formats, notamment des vidéos et des soirées organisés dans de prestigieux clubs français. Les  « Avions de Chasse » sont sur le tarmac et prêts aux décollages.  On a donc décidé de s’entretenir  avec  leur cofondateur,  Pierre pour discuter, entrepreneuriat digital et  business modèle sur Internet.


Hulubberlu : Comment, devient-on en quelques mois à peine, le « chef de meute »,  de plus de 170 000 personnes sur Facebook?

En fait, j’ai commencé à travailler dans le digital, à partir du 3e cycle que j’ai effectué à l’EM Lyon. Ensuite, je me suis fait incuber à la pépinière d’Écully de l’EM Lyon, j’y suis resté pendant un an avant de voler de mes  propres ailes, mais l’expérience s’est soldé par échec. J’ai heureusement rebondi en  travaillant à Paris pour Mobile Network Group, la régie publicitaire de Shazam, des Inrocks, de Marie-Claire, exclusivement des marques extrêmement premiums dans le digital.  Puis, j’ai été débauché par une autre entreprise qui fait de la technologie de publicité digitale géolocalisée.

Pour la petite histoire, « Avions de chasse » est né avec un de mes potes de Lyon, Gaspard fondateur d’ une agence  de conseils en  communication. On avait créé, une fan page au départ pour rigoler, et elle a tellement bien pris, qu’on en a fait un site Internet.

Avion de chasse: terme familier pour désigner une jolie fille comme Yana Bella

C’est vrai qu’à un moment, la page Facebook prenait jusqu’à 5 000 fans par jour. On a donc eu une croissance assez rapide, d’ailleurs passés les 100 000 fans, Facebook nous a bridés, c’est-à-dire que nos publications avaient moins de portée, on a donc ralenti un peu la croissance, mais on avait pris presque 80 000 fans en 5 mois, donc on s’est dit qu’on pouvait essayer de faire quelque chose.

Hulubberlu : « Avions de Chasse », est  donc plus un délire de potes qu’une vraie volonté de faire un site Internet?

Oui c’est exactement ça ; mais c’est un « délire » sur lequel on s’investit beaucoup, en terme de temps et d’argent.  Puisqu’on a pour ambition d’être plus qu’une plateforme où l’on peut voir des  jolies demoiselles. C’est un projet à long terme qui consiste à créer un club pour les jolies filles en partenariat avec des boîtes de nuit.

Car, en plus de passer des bonnes soirées, les filles cumuleraient des points pour des cadeaux ; ça peut aller d’un bijou, à un voyage à New-York, donc, elles seraient récompensées pour leur fidélité à « Avions de chasse »,et pour le plus grand plaisir de la gent masculine…

https://www.youtube.com/watch?v=8w_0IKjLgAA

Hulubberlu : Tu aurais des conseils à donner à nos lecteurs, sur la façon de développer une page sur Facebook ?

Aujourd’hui, si tu veux développer une page Facebook, il faut mettre en place une stratégie de management digitale. C’est à dire, qu’en fonction de ce que tu proposes, il faut adapter tes publications.

Par exemple, sur  la page Facebook « Avions de chasse », on s’est rendu compte qu’il fallait publier moins que sur le site, pour optimiser la visibilité de nos posts.

Mais il n’y a pas de recette miracle, il faut faire des tests pour savoir comment publier, pour toucher le plus de monde possible…

Hulubberlu : On dit souvent que le digital, est très rentable, car un site Internet, n’est pas un « gros » investissement, par contre la rentabilité peut-être maximale, es-tu d’accord avec cette idée ?

C’est vrai qu’aujourd’hui, on peut créer un site Internet avec un petit budget, mais après,  s’il on veut le développer, il faut mettre en place des opérations de communications;  il faut faire appelle à des graphistes, à des agents de maintenances et, cumulés, toutes ces choses font que le site, va finalement,  revenir assez cher. Quand à la rentabilité, tout dépend du trafic qu’on arrive à générer.  C’est vrai que si l’on a beaucoup de visiteurs uniques, on peut signer avec une grosse régie publicitaire, et on  pourra avoir un bon complément de revenu, mais c’est très rare de pouvoir en vivre, à moins d’avoir une énorme fréquentation.

« Je pense que l’entrepreneuriat c’est un choix de luxe »


Hulubberlu : Plus généralement, que penses-tu de l’entrepreneuriat en France ?

Je pense que l’entrepreneuriat « c’est un choix de luxe ». C’est-à-dire, que, sans faire des généralités, pour entreprendre, il faut avoir la chance d’avoir des gens autour de toi, qui te soutiennent financièrement. Parce que, si, lorsque tu montes ton entreprise, tu n’as pas les moyens de payer ton loyer, ton projet va vite « tomber à l’eau ».

Concernant le vivier français des entrepreneurs, j’ai constaté avec ma petite expérience, que dès que tu créé une entreprise, tu es tout de suite taxé, alors même que tu n’as pas fait un euro de chiffre, et ça, c’est un peu pénible.

Paradoxalement, il y a aussi beaucoup  d’aides financières, comme Oséo qui peut t’aider à la création et d’autres choses, comme le « crédit impôt recherche »,  mais malheureusement, c’est souvent les grosses entreprises qui en bénéficient et jamais les jeunes startup, le monde est mal fait… .

Donc, c’est vrai que je connais beaucoup de potes qui ont créé des startups dans le digital et ils sont tous dans une logique de partir de France pour optimiser leur plan fiscal.

Mais cette question, de partir de France, c’est utile lorsque tu commences à gagner beaucoup d’argent. Donc je pense qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.

Hulubberlu : Dernière petite question : est-ce que le fait d’avoir « avion de chasse » t’aide avec les filles ?

J’ai une copine depuis un petit moment, c’est, sans aucun doute, la plus belle des « avions de chasse. »

Entrepreneuriat – Ces français qui lèvent 1,2M de $ dans la Silicon Valley

Mindie est une application pour iPhone destinée à partager des séquences de sa vie en vidéo, sur fond musical, en 7 secondes. Lancé en octobre 2013 par quatre jeunes français, Mindie vient de lever 1,2 millions de dollars dans la Silicon Valley.

Mindie souhaite entrer dans l’histoire avec un service innovant qui lie images animées et musique. L’application nous rappelle le célèbre Vine, mais le concept de Mindie va plus loin. Il incite ses utilisateurs à donner une ambiance amusante aux séquences qu’ils partagent à l’aide d’une musique sélectionnée dans le catalogue d’Itunes. Le service est très graphique et simple d’utilisation et le résultat des Mindies peut être très surprenant.

« On se positionne au début d’une nouvelle ère »

Quatre jeunes entrepreneurs français sont à l’origine de ce concept novateur.

Pour eux, on entre actuellement au début d’une nouvelle ère sur les réseaux sociaux. « Une grosse partie va être centrée sur la vidéo, et on se positionne au début de ça » nous confie Grégoire Henrion, CEO de Mindie.

Par un format qui se veut populaire, les fondateurs de Mindie avouent qu’ils croient fortement au potentiel de leur application car « elle est fun et très centrée sur l’émotionnel ».

Soutenu par les mêmes investisseurs que Path, Facebook, Twitter …

Parce que pour eux il a été compliqué de se lancer en France, les quatre français ont rapidement décidé d’aller conquérir l’Amérique. Au sein de la Silicon Valley, ils sont parvenus à séduire des investisseurs et ont levé pas moins d’1,2M de dollars en un mois seulement, quand la France n’y croyait pas.

Ils font parti de ce pourcentage de startup française à avoir eu le soutien de quelques investisseurs, notamment ceux qui ont cru en Path, Facebook, Uber ou encore Twitter.

Un bel exemple d’entrepreneuriat français

Les quatre français ne veulent pas encore communiquer le nombre d’utilisateurs de leur application. Néanmoins Ashton Kutcher l’a déjà adopté. Et quand on sait qu’il a été l’un des précurseurs sur Twitter, on ose imaginer le même succès pour Mindie.

Ambitieux, les quatre jeunes hommes ne sont pas à leur premier coup d’essai. Ils ont d’abord travaillé sur un premier projet d’application, Ever, pour finalement aboutir sur le concept de Mindie qui a de très bonnes heures devant lui.

Quand les fondateurs de l’application donnent un conseil à de jeunes entrepreneurs : « Aujourd’hui grâce à Internet, tout est possible. Osez, vous ne perdrez rien ».

Accros à Vine, vous allez aimer ce bel exemple d’entrepreneuriat français, à suivre de très près dans les prochains mois.

Testez Mindie et dîtes-nous ce que vous en pensez !

Sébastien Jeny

Le vin est-il un placement financier intéressant?

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Le vin est-il en passe de devenir un placement financier comme les actions, obligations ou autres assurances vies ?

C’est en tout cas une tendance qui se développe depuis quelques années. Le mécanisme est simple ; acheter de bonnes bouteilles et attendre qu’elles prennent de la valeur pour les revendre avec parfois une plus-value impressionnante. Mais cette spéculation fait monter les prix et rend certains grands crus totalement inaccessibles aux communs des mortels.  Continuer la lecture

Blockchain et crypto-monnaies : Vous êtes perdus ? Session de rattrapage

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Même si vous vivez dans une grotte, vous avez certainement entendu parler des crypto-monnaies et de la technologie blockchain. De plus en plus de commerces acceptent les paiements en Bitcoins, des jeunes et des moins jeunes font fortune depuis leur smartphone, d’autres perdent des sommes astronomiques en quelques heures… Mais de quoi s’agit-il ? Petit résumé pour celles et ceux qui sont encore dans le flou…

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Et si vous gagnez au loto : comment faudrait-il investir votre argent ?

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Si vous faites partie des rares élus à remporter le gros lot lors d’un tirage de la Française des jeux, toutes nos félicitations ! Votre vie est sur le point de radicalement changer. Grâce à ces quelques numéros que vous avez marqués, votre vie va prendre un tournant extraordinaire et même décisif. Cependant, ne vous laissez pas trop aller, si vous ne voulez pas vous Continuer la lecture

Les chiffres des e-commerces en France 2017

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Depuis la démocratisation d’internet, le e-commerce connait une expansion fulgurante, et ça d’année en année. C’est un secteur en constante évolution, dont il faut maitriser les chiffres afin de pouvoir faire une projection de son évolution dans l’avenir. Pour vous aider à avoir une meilleure idée des réalités de ce marché, nous avons décidé de vous présenter les chiffres les plus importants du e-commerce en 2017.  Continuer la lecture

Economie – le Beaujolais nouveau, Bacchus, pardonne leur, il ne savent pas ce qu’ils font…

Le Beaujolais Nouveau

En ce troisième jeudi du mois de novembre, se déroule un événement qui rassemblera autour de lui un bon nombre de bouchons Lyonnais et de bars branchés d’ailleurs. Vous l’aurez deviné, nous voulons bien sûr parler du Beaujolais Nouveau!

Si Cyril Lignac le trouve « gouleyant et fruité » cette année, beaucoup ne partagent pas cet avis et s’accordent même à décrire ce breuvage comme un « coup marketing pour chinois incultes » … Retour donc sur un succès controversé…

Fruité te dis-je!

L’Histoire du Beaujolais Nouveau : 

Il y a 62ans, un arrêté, stipulant que les vins d’appellation d’origine ne peuvent être vendus avant le 15 décembre de leur année de récolte, est voté afin de préserver la qualité et donc l’image des appellations. Néanmoins, non contents de ne pouvoir vendre entre septembre et décembre, les syndicats de vignerons s’offusquent et négocient le fait que certains vins puissent être commercialisés dès le 13 novembre sans donc attendre le déblocage du 15 décembre. C’est la naissance du Beaujolais Nouveau, vin vendu bien avant sa maturité, dans le but d’étaler les recettes des vignerons, et ce sans souci de qualité…

Beaujolais… Un coup marketing?

Heureusement, pour palier à la qualité, les vignerons se sont armés en utilisant un marketing d’une incroyable puissance. En effet, avec 1000hL distribués en 1960, le beaujolpif ne partait pas au mieux, mais deux hommes auront vite fait de faire augmenter ses ventes et sa production.

Le premier, Jean Tixier est publicitaire chez Havas et originaire de Villefranche sur Saône. Ayant un sacré coup de flaire et se sentant également investit d’une mission pour sa région natale, notre Octave Parango de la piquette s’attèle donc à changer l’image du beaujo afin de le rendre chic et branché.

Conversion des artistes…

Il ne reste donc plus qu’à commercialiser ce breuvage que les cavistes de proximité refusent… C’est là qu’intervient Georges Duboeuf, négociant en vin très reconnu.

A eux deux, il arrivent à convaincre de nombreux artistes, politiques, et autres personnalités s’y connaissant autant en vin que Timsit en blagues drôles, et voilà comment un vin trop jeune pour être bon à la consommation se retrouve propulsé à la première vente chez tous les cavistes de province. (D’ailleurs selon vous, le vin est t-il un bon investissement ou non ?)

 

Du coup, ce soir on fait quoi?

Ce soir, même si on sait que demain on aura la pateuse, un mal de crâne terrible, et les yeux rouges, on le boit… Et ce pour au moins 5 raisons:

La première car ça fait travailler les petits producteurs.

La seconde car la banane c’était l’an dernier, et il ne pourront pas faire pire (enfin on espère!)

La troisième car ça va bien avec un chapeau melon, un monocle et une moustache!

La quatrième car toute occasion est bonne pour boire un petit canon!

La cinquième car plus on en boit, moins il en restera demain!

Livraison en 1 heure: Le « tout et tout de suite » poussé à son paroxysme

La grande distribution est l’un des secteurs qui dégagent le plus de profits dans l’univers du « B to C » ( des entreprises aux particuliers), en utilisant toutes sortes de techniques: Des techniques de vente directe évidemment, avec les fameux produits d’appels et autres têtes de gondoles, mais ce n’est pas tout. La « grande distri » comme on l’appelle, utilise aussi des techniques complexes au niveau du re-assort, en traitant avec différentes structures qui s’occupent de l’approvisionnement des hypermarchés, comme Vendôme Distribution par exemple. Les montages financiers font également partie intégrante des business plans de ces machines à profits. Quoi qu’il en soit, à tous les niveaux, la grande distribution se doit d’être à la hauteur, et de suivre les tendances… Continuer la lecture

Yespark : Une start-up qui a terrassé le cauchemar du stationnement

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Yespark : Rencontre avec une start-up qui a terrassé le cauchemar du stationnement dans les grandes métropoles

Quand vous avez signé pour le job, l’appart et la voiture, vous n’avez pas signé pour tourner 30 minutes les bons jours et plus d’une heure les mauvais pour parvenir à vous garer et regagner enfin votre sweet home… ou plutôt si, vous avez signé parce que l’appart était l’occasion à ne pas laisser filer et que vous avez laissé de côté l’absence de garage, box, parking, place réservée pour votre carrosse.

Maintenant vous vous en mordez les doigts à chaque fois que vous devez le déplacer, c’est-à-dire tous les jours.
Bien évidemment vous n’avez pas le budget pour acheter un box – même si on vous dit dans les magazines spécialisés dans l’immobilier que c’est un bon investissement – et pas plus pour faire valider la location d’un garage auprès d’une agence immobilière qui en plus demande un dossier aussi long que celui constitué pour votre appartement (et heureusement que vous utilisez du papier recyclé).

Bref c’est la galère et cette galère, Thibaut Chary, co-fondateur de Yespark l’a vécue avant vous et c’est tant mieux parce que vous allez pouvoir profiter de son ingéniosité pour en sortir en un clic sur votre smartphone.

Galère + économie collaborative = Yespark

En tournant encore et encore pour trouver un stationnement, Thibaut Chary a remarqué que des places vacantes étaient bien là à lui tendre les bras… sauf qu’entre ces places et lui se trouvaient des portes de parking bien fermées et sécurisées.

Il fallait donc convaincre le cerbère de la porte de lui laisser l’accès et c’est ce qu’il a fait en contactant bailleurs sociaux et immobilières d’entreprise pour les convaincre de lui donner en gestion les places de parking non utilisées par les locataires ou salariés pour les louer à moindre coût à des automobilistes errants dans les rues de la capitale.

Un partenariat gagnant-gagnant :

  • D’un côté des places utilisées donc plus de pertes financières,
  • Et de l’autre, un tarif de location 30% moins cher que le marché.

Avec les premiers parkings sont arrivés les premiers clients, Yespark était lancée.

A lire aussi : Notre article interview de BlaBlaCar

 

Le concept a l’air simple mais ça marche comment en vrai ?

Dans la réalité, cela fonctionne aussi simplement que sur le papier :

  • Un site internet pour créer son compte et communiquer les informations nécessaires (comme un moyen de paiement !) pour valider son abonnement ;
  • Une formule d’abonnement mensuel qui permet de louer pour la durée dont a besoin avec un préavis réduit à un clic sur « je me désabonne » (plus simple, ce n’est pas possible) ;
  • Une appli pour localiser la place de parking la plus proche de votre domicile (ou de celui de l’élu(e)de votre cœur) ou de votre bureau ;
  • Une appli qui vous sert aussi de sésame d’entrée pour votre place réservée comme ça plus de risque de perte de clé ou de carte démagnétisée et l’appli fonctionne même sans être connecté à internet (pas d’impact sur votre forfait 4G).

Bref c’est aussi simple que les deux jours de test offert par Yespark et nous, on irait bien s’acheter une voiture !

Entrepreneuriat – L’aventure OhMySocks

Le monde de l’entrepreneuriat fascine autant qu’il terrifie, c’est la raison pour laquelle on a décidé de partir à la recherche des jeunes entrepreneurs français d’aujourd’hui, pour savoir ce qui se passe dans ce microcosme. Pour la première édition, on est partie à la découverte de l’aventure OhMySocks.

OhMySock, la chaussette « made in france »

« Les chaussettes, ce n’est pas uniquement fait pour chausser les pieds »
C’est en tout cas ce que pense Alexis Frerejean, le créateur de la marque française OhMySocks. En effet, en 2010 le jeune homme décide de faire de la chaussette un accessoire de mode à part entière, au même titre qu’une chemise ou qu’une paire de chaussures (produis qu’il fabriquera par la suite). Grâce notamment à une communication habile, l’aventure OhMySocks a porté ses fruits, puisque la marque est aujourd’hui distribuée dans 175 points de vente notamment en France, mais aussi en Belgique et aux États-Unis , et vend plus de 300 000 paires de chaussettes par an. Une success-story made in France, qui nous a poussé à interroger  son créateur afin d’en savoir plus sur ses motivations et son parcours.

Hurluberlu : Déjà, commençons par le commencement, peux-tu présenter brièvement à nos lecteurs ton parcours professionnel. Tu as plus le profil de l’étudiant modèle en école de commerce ou du malin qui a su trouver son chemin (malgré quelques détours) ?

Je suis diplômé de Dauphine en gestion et d’un master de finance à l‘EM Lyon, ni élève modèle ni tire au flanc, j’ai fait des études correctes. Une fois diplômé après un stage en fusion & acquisition, j’ai travaillé pendant deux ans dans un fond infrastructure. En septembre 2009, nous avons commencé à réfléchir à un projet d’entreprise de chaussettes et nous nous sommes lancés en mai 2010, travaillant tous les deux à côté. Ce n’est qu’en septembre que j’ai quitté mon travail pour travailler à plein temps sur le projet. Je pense que ce cheminent graduel vers l’entrepreneuriat à plein temps est la bonne solution pour évaluer les risques et les difficultés du marché sans trop s’exposer

 

Hurluberlu : Avant même que Montebourg vêtisse sa marinière, tu avais déjà eu l’idée de remettre le made in France, et surtout l’élégance à la française, au gout du jour. Tu as senti le vent tourner ou l’idée OhMySocks est née indépendamment ?  

OhMySocks est une jeune marque de chaussettes élégante et ludique. Nous sommes partis d’un constat assez simple, il n’y a pas de réelle marque de chaussettes. La seule variable existant sur le marché est le prix en fonction de la qualité. Nous avons donc décidé de révolutionner le petit monde de la chaussette sur le prix, mais surtout sur le packaging, l’image et la communication pour passer d’un achat pratique à un achat plaisir. Le côté entrepreneur français est évidemment un plus, et correspond à une tendance forte d’une migration de la demande vers la qualité et la traçabilité.

 

Hurluberlu : À l’heure actuelle, on à l’impression que faire du business en France c’est quelque chose de très compliquée notamment à cause de la législation fiscale pas forcément très favorable et d’un système éducatif qui n’encourage pas assez l’entrepreneuriat. Toi qui es au cœur du sujet, qu’en penses-tu?

À mon sens, et contrairement aux idées reçues, l’entrepreneuriat early stage ( le fait de se faire aider financièrement avant même d’avoir un produit à lancer sur le marché)  n’est pas si compliqué en France, il existe pas mal de structures de conseils publiques ou semi-privées, des subventions, les démarches de création sont assez simples. Ce qui manque réellement en France, c’est un accompagnement sur la durée, notamment en terme de charges, pour favoriser la croissance de l’entreprise. Au bout de deux ans, il n’existe quasiment plus rien pour aider l’entrepreneur alors que c’est une période charnière dans la vie de l’entreprise.

 

Hurluberlu : On dit que les « business angels », grands pourvoyeurs de fonds pour les jeunes entrepreneurs, sont en voie de disparition en France. Et toi, tout au long de ton aventure entrepreneuriale, as-tu pu compter sur des soutiens de poids (famille, « business angels », banques, collaborateurs) qui ont été décisifs dans la réussite du projet ?

Il existe pour moi deux types de soutiens essentiels pour les entrepreneurs. Le soutien financier qui, est évidemment essentiel, même si je pense qu’il faut d’abord valider le modèle avant de se lancer dans une levé de fonds. Nous avions lancé OhMySocks avec trois mille euros, et ce n’est qu’au bout d’un an et demi que nous avons ouvert 10% du capital à un business angel. Nous avons eu de la chance, car c’est notre business angel, client chez nous, qui nous a directement contactés. L’autre soutien aussi capital est celui de ces proches. On a trop souvent tendance à sous-estimer la psychologie dans l’entrepreneuriat, mais à la création d’un projet il faut se préparer à traverser des moments très durs et il faut pouvoir compter sur sa famille est ses amis.

 

Hurluberlu : Peu de gens osent encore se lancer, tu l’as fait, félicitations ! Mais… quels ont été les sacrifices que tu as dû faire pour te lancer ? En fais-tu toujours actuellement ?

Le premier sacrifice étonnant le plus simple à faire est financier. Il faut accepter de gagner peu ou pas d’argent pendant un certain temps. Le vrai sacrifice est celui de la stabilité. Une fois lancé on ne dort jamais plus de la même manière. Ces sacrifices existent donc, mais ne sont rien comparés aux avantages. Entreprendre c’est vivre de sa passion, apprendre tous les jours et plus rapidement, avoir des interlocuteurs à hautes responsabilités très vite! Ces sacrifices sont donc un juste prix à payer.

 

Alexis et son kit de survie OhMySocks

 

Hurluberlu : Beaucoup de gens disent que la principale qualité d’un entrepreneur à l’heure actuelle, c’est d’être capable de créer un réseau et de savoir l’exploiter, est-tu d’accord avec ça et si oui de quelle façon ça à concerné OhMySocks ?

Effectivement le réseau est capital pour entreprendre. Il intervient à tous les niveaux. À la création, pour une levée de fonds, ou dans le commercial. Globalement il faut rapidement dépasser le réseau de ses proches, très utile au départ, et se construire son propre réseau. Rester ouvert à toutes les opportunités et surtout réfléchir d’abord à ce qu’on peut apporter avant de réfléchir à ce qu’on peut gagner dans une relation.

 

Hurluberlu : À ton avis quelles sont les qualités principales que doit avoir un jeune gars s’il veut tenter l’aventure entrepreneuriale ?

D’abord je pense que le gars peut-être une femme….

Il ou elle doit avoir une tête bien faite, mais surtout de la persévérance et une forte capacité de travail et d’organisation.

 

Hurluberlu : 2013 était une bonne année pour OhMySocks, quels sont vos projets pour 2014 ?

En 2014 nous souhaitons creuser notre cœur de métier, la chaussette en lançant deux nouvelles gammes pour hommes et deux gammes pour femmes. Nous accentuons par ailleurs la communication sur des supports assez inédits avec quelques surprises pour le lancement de la collection printemps. Enfin on espère intensifier encore notre réseau commercial avec l’embauche d’un nouveau commercial en CDI.

On a hâte d’en découdre !

 

Hurluberlu : Qu’est ce que la création d’ OhMySocks t’a apporté sur le plan personnel ? Plutôt du plaisir et de l’indépendance, ou alors des contraintes et du stress ?

Les deux mais surtout beaucoup de plaisir

 

Hurluberlu : Si tu avais un seul conseil à donner à ceux qui se sentent entrepreneurs dans l’âme, ce serait… ?

Allez-y vous ne risquez rien… qu’un peu d’argent et votre carrière

 

 

Notre dernier Hurlu Entrepreneuriat

L’assurance vie, ce n’est pas que pour les vieux ! Si…? Non !

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Vous n’y connaissez pas grand-chose en assurance-vie… voire rien du tout…. Vous êtes jeune (ou pas !) et vous ne vous voyez vraiment pas investir dans une assurance vie. Erreur de débutant !

Bon ce n’est pas très grave, parce que comme on vous aime bien, on va-vous expliquer un peu comment ça marche.

Vous souhaitez mettre de côté pour l’achat d’une maison ou alors vous envisagez de recueillir chaque année les fruits de votre épargne? Pensez à l’assurance vie, oui je m’adresse même à toi jeune Padawan. Allez, un peu de sérieux – c’est parti.

L’assurance-vie : un placement multifonctions

À la fois outil d’épargne individuel et instrument de transmission de patrimoine, l’assurance-vie est un placement multifonctions. Elle permet de cette manière de répondre à des objectifs variés.

Concrètement, l’ouverture d’un contrat d’assurance-vie offre de multiples possibilités, comme par exemple :

> Se constituer progressivement un capital

En effectuant des versements réguliers (mensuels, trimestriels ou semestriels), l’épargne grossit selon le principe de la capitalisation.

Exemple :

Sur la base d’un rendement annuel de 5 % nets par an, 500 € placés chaque mois permettent de se retrouver à la tête d’un capital d’environ 58 000 € au bout de 8 ans et de 77 000 € au bout de 10 ans.

Dans ce but, le souscripteur peut procéder à des versements programmés ; dans les contrats « modernes », cette formule est assez souple puisque l’assuré a la faculté d’interrompre ou de diminuer à tout moment le montant de ses cotisations. Mais il peut aussi épargner à son propre rythme en fonction de ses capacités du moment.

> Valoriser une épargne déjà constituée

Là encore, la capitalisation des revenus permet de faire fructifier des fonds en vue de réaliser ses projets : achat d’une résidence principale, financement des études des enfants…

Ainsi, placés à 4% nets, 100 000 € investis rapportent 4 000 € par an ; sur 10 ans, le capital récupéré s’élève à 148 020€. A 5 %, ce même capital atteindra l0 ans plus tard 162 890€.

> Bénéficier d’une épargne toujours disponible

À la différence d’autres produits tels que le plan d’épargne en actions (PEA) ou le plan d’épargne retraite populaire (PERP), sur un contrat d’assurance, les sommes versées ne sont pas bloquées : elles peuvent être retirées à tout moment sans attendre une échéance de 8 ans.

Seule la fiscalité est plus ou moins douce en fonction de la date de retrait des fonds. En cas de besoin urgent de liquidités ou pour compléter ses revenus, il est donc toujours possible de piocher dans son contrat.

> Réaliser des opérations boursières sans subir l’impôt

Sur un contrat multisupport, le souscripteur peut réaliser des arbitrages à l’intérieur de son portefeuille, c’est-à-dire acheter ou vendre des titres.

Sur un compte-titres ordinaire, les gains dégagés lors de cette opération sont soumis à hauteur de 27% à l’impôt sur le revenu, même s’ils sont réinvestis immédiatement. En revanche, sur un contrat d’assurance-vie, ils sont à l’abri de toute ponction fiscale tant que les capitaux ne sont pas retirés.

> Utiliser son assurance-vie comme un compte rémunéré

Lorsque le contrat a été ouvert depuis plus de 8 ans, les sommes retirées sont exonérées ou faiblement imposées. Il est ainsi possible d’effectuer un versement, et cinq ou six mois plus tard de retirer les sommes sans impôt.

Dans l’intervalle, les fonds placés seront ainsi rémunérés.

> Disposer d’un complément de revenus à l’âge de la retraite

L’assurance-vie permet de choisir le dénouement de son contrat en fonction de ses besoins ; une sortie unique en capital, une sortie progressive ou une sortie sous forme de rente.

Pour compenser la baisse de ses revenus suite à son départ à la retraite, il est ainsi possible de procéder à des retraits d’argent partiels qui peuvent être programmés à échéances régulières ; dans le même objectif il également possible d’opter pour le versement d’une rente viagère qui aura néanmoins pour contrepartie d’aliéner le capital.

> Transmettre un capital

De ce point de vue, rappelons les deux atouts de l’assurance-vie

  • elle permet de transmettre les sommes détenues sur le contrat à une personne de son choix ; il peut s’agir de ses héritiers directs, mais aussi de son conjoint, de ses petits-enfants et même d’une personne étrangère à la famille ;

 

  • elle bénéficie d’un régime fiscal avantageux; les sommes transmises sont exonérées de droits de succession à hauteur de 152 500 € par bénéficiaire à condition que les primes aient été versées avant 70 ans.

Un produit complexe

Ces produits puisent dans votre épargne avec la régularité d’un métronome pour vous distribuer des revenus. Et la fiscalité est beaucoup moins importante que ce que l’on croit : elle est même en fait très avantageuse sur bien des points (explication en détail de la fiscalité l’assurance-vie ici).

Pour autant, l’assurance-vie n’est pas un placement miracle. Elle demeure un outil relativement complexe qui ne doit pas être souscrit à l’improviste.

Pour optimiser son utilisation et être sûr qu’elle corresponde bien à ses objectifs, il est indispensable de connaître plus en détail ses règles de fonctionnement.

A ce titre plusieurs points méritent d’être déjà soulignés ;

  • la différence d’autres produits financiers (Livret A, «super Livret », comptes à terme…), l’assurance-vie n’est pas un placement gratuit ; elle supporte des frais qui vont diminuer la rentabilité de l’investissement ;
  • dès la souscription, l’assuré doit choisir où sera affecté son argent; ses primes peuvent ainsi se porter sur des supports financiers garantis ou sur des supports plus risqués. Ce choix est très important car il va déterminer le rendement du contrat et la sécurité du capital placé ;
  • enfin, pour bénéficier des avantages en matière de succession, le souscripteur doit absolument indiquer la personne qui recueillera les capitaux en cas décès. A défaut, les fonds transmis seront taxés dans les conditions normales.

A lire aussi : Notre article sur les start-ups

 

Crédit photo de une : Geralt – CC0 Public Domain

Economie – L’épargne : Assurances-vie, PEA et PEL, quoi de neuf?

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« Une forme de rupture du contrat de confiance passé avec l’État » selon un gestionnaire !

(ATTENTION : CETTE TAXE N’A AU FINAL PAS ETE RETENUE POUR LES PEL ET PEA ET NE CONCERNERA PLUS QUE LES ASSURANCES VIES MULTISUPPORTS)
L’Assemblée Nationale a adopté mercredi 23 octobre une uniformisation par le haut des prélèvements sociaux sur les revenus du capital. Les assurances-vie multi-support, plans d’épargne logement (PEL) et plans d’épargne en actions (PEA) sont concernés.
«Quel est donc le mauvais démon qui conseille au président de la République d’étrangler les Français d’impôts, alors que nous sommes en pleine situation de concurrence ?» dit la droite
«J’ai demandé au ministre du Budget de revenir sur cette assiette» dit la gauche.

Mais pourquoi cette taxe est-elle controversée de tous les cotés ?

Jusqu’ici, au moment de la clôture (ou du rachat) des assurance-vie, PEL et PEA, les intérêts étaient assujettis au taux en vigueur à la date de versement de la rente. Sur ces revenus, certaines taxes s’imposaient comme la CSG prélevée pour financer l’assurance maladie. Ces prélèvements sociaux se situaient ainsi dans une fourchette comprise entre 0,5 et 15,5% selon les années. (0,5% pour les intérêts perçus jusqu’en 1996, puis 3,9% pour 1997, 10% entre 1998 et 2004 et 11% en 2005…)

Maintenant, le taux des prélèvements sociaux passe à 15,5% sur les intérêts issus des PEA de plus de cinq ans, sur les primes versées avant le 26 septembre 1997 sur des contrats d’assurances-vie multi-supports, sur les produits de l’épargne salariale, sur les primes versées dans le cadre des comptes et plans épargne logement (CEL et PEL), et sur les intérêts acquis sur des PEL de moins de 10 ans souscrits avant le 1er mars 2011. Hé oui ! Hollande n’épargne pas les épargnants!

Un petit exemple ? Jacques Duhem, professionnel du patrimoine, a calculé ce que va devoir payer un Français qui a placé 200.000 euros en 1996 avec un rendement annuel de 4%. Son capital s’élève aujourd’hui à 405.814 euros.
Le jour où cet épargnant voudra récupérer cette somme il ne paiera pas 22.304 euros de prélèvements sociaux, comme ce serait le cas aujourd’hui, mais 31.901 euros, soit une augmentation de… 43%.

Le problème est que cette taxe est rétroactive, c’est-à-dire qu’elle interfère avec le passé ! Autrement dit, (si on lisse l’ensemble), l’épargnant qui s’attendait à avoir un revenu supplémentaire d’environ 900€/mois va en en réalité avoir 850 €. Et non seulement il apprend maintenant qu’il ne verra jamais plus les 9 600€ de différence mais qu’il fera également ses budgets sur un calcul erroné, devant ainsi réapprovisionner un autre budget …

On comprend que les Français prennent cette réforme comme un coup de poignard dans le dos. La législation change tout les 4 mois … comment prévoir avec cette situation économique instable ?
On va même jusqu’à se demander si Marianne nous aime encore. Mais qu’est ce qu’on a fait pour mériter ça …?
Rien du tout, vous pouvez déculpabiliser. En réalité, Marianne est juste vénale.
600 millions d’euros, c’est le montant attendu de cette uniformisation, dont 450 millions seront reversés à la sécurité sociale. (N’allez pas nous faire croire qu’ils ne pouvaient pas se débrouiller autrement)

Affaire à suivre… Devant les contestations nombreuses, Matignon assure que des «améliorations peuvent être apportées pour le PEL et le CEL ». Michel Verpeaux, spécialiste du droit constitutionnel en France, quant à lui, estime déjà que le texte peut être attaqué.
(ATTENTION : CETTE TAXE A ÉTÉ AU FINAL SUPPRIME ET NE CONCERNERA PLUS QUE LES ASSURANCES VIES MULTISUPPORTS)

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9 conseils de Warren Buffett pour devenir un bon investisseur

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Bientôt la rentrée de septembre 2016. Pendant que certains sont encore dans l’esprit festif des vacances entrain de courir de partout dans la ville armés de téléphones branchés sur Pokemon Go, d’autres eux n’ont pas ce luxe. Selon moi la période fin août/début septembre est, avec la période de fin décembre/début janvier la plus propice pour faire un bilan et réajuster des objectifs. C’était donc le bon moment pour vous livrer les meilleurs conseils de l’investisseur number one aux US : Warren Buffett.

Selon le magazine Forbes, Warren Buffett serait la 3ème fortune mondiale avec 67,2 milliards de dollars… et voici ces conseils pour devenir un excellent investisseur.

1 – Avoir confiance en soi

« Vous devez séparer votre opinion de la foule. Le grégarisme tend à paralyser tous ces gros QI (…) être malin cela ne veut pas toujours dire être rationnel. Pour être un investisseur qui rencontre le succès, vous devez faire fi des peurs et de la cupidité des gens qui vous entourent, même si cela semble presque impossible » (source)

2 – … sans oublier de rester entourer

Avoir confiance en soi ne veut pas dire avoir le melon et penser que l’on est le meilleur sur tous les sujets. La confiance, la culture et la loyauté sont des qualités que vous devrez retrouver chez les personnes qui vous entourent. A cela, Warren Buffett rajoute qu’il est préférable de choisir des associés avec un meilleur comportement que le notre car ils vous remettront dans le droit chemin en cas d’égard.

3 – Connaitre les métiers et comprendre les sociétés dans lesquels on investit.

Si Warren Buffett n’a jamais miser de billets sur les sociétés de la high tech, ce n’est pas parce qu’il pense que le secteur n’a pas d’avenir, (bien au contraire), mais tout simplement car il n’y comprend rien. Selon l’américain il faut connaitre le secteur et l’entreprise et son fonctionnement pour ainsi évaluer la capacité de quelqu’un à la reprendre car un jour ou l’autre, le gérant changera et il se peut qu’il soit moins doué que son prédécesseur.

4 – Avoir une pensée à long terme

En 1996, il a écrit dans sa lettre aux investisseurs qu’il faut résister à la tentation. Ainsi, il ne faut même pas envisager de garder une action dix minutes si de base, vous n’êtes déjà pas prêt à la garder pendant dix ans.

Pour lui un investissement doit durer et être sûr et réfléchi. Il estime que le temps est le meilleur juge sur une entreprise.

5 – Ne pas s’emballer lorsque le marché est en hausse

Un autre conseil tiré de sa lettre aux investisseurs. Celle de 2013 cette fois. Dans cette dernière il compare un marché haussier avec un rapport sexuel en expliquant que le meilleur moment c’était juste avant la fin. Pour Warren Buffet, les actions doivent s’accumuler avec le temps, petit à petit. Aussi il ne faut pas avoir peur dès le premier signe négatif.

6 – Ne pas mettre tous ces oeufs dans le même panier

Toujours sur les actions et toujours dans la même lettre de 2013, l’homme d’affaires précise qu’il est primordiale de diversifier ses actions. Il vaut mieux investir sur un ensemble d’entreprises que sur une seule. Aussi bonne qu’elle en a l’air sur le papier, toute société peut faire faillite. Si cela venait à arriver, il sera préférable d’en avoir d’autres sous le coude afin de couvrir ses pertes que que l’ensemble cumulé reste à la hausse.

7 – Arrêter de penser que parce que une entreprise est complexe, elle sera plus performante.

Ce n’est pas parce que la société A travail sur des innovations et des algorithme de pointe qu’elle sera plus rentable que la société B qui fait uniquement des choses très basique. Notre cerveau nous fait des tours et à souvent tendance à nous faire croire que « complexe = intelligent = utile = forte croissance » mais c’est faux. Le seul facteur qui vous intéresse en cas d’investissement c’est celui de la rentabilité.

8 – Prenez soin de votre corps mais aussi de votre esprit …

Comme dit dans le point 4, le facteur temps est primordiale. Warren Buffet part du constat simple que vous n’aurez qu’un seul corps et qu’un seul esprit pour toute votre vie. Il faut donc rester en forme et avant d’investir en bourse il faut d’abord investir dans sa santé

9 – … un esprit sain et un esprit cultivé

Se cultivé est également un investissement personnel. D’après ce qui ce dit, l’investisseur aurait lu dans les premières années de sa carrière en moyenne mille pages par jour !

 

Sur le même sujet, on vous invite à lire les conseils pour investir de Hurluberlu

Doit-on consommer 100% français ?

Quelle est cette drôle de nouveauté de vouloir sans cesse nous faire consommer français, ne sommes nous donc pas satisfaits de notre burger américain, de notre tee-shirt chinois et de notre café brésilien ?

Le « made in France » a été un argument massu utilisé par chacun des candidats à la présidence, au point de nommer un ministre du redressement productif s’habillant en marinière et présentant fièrement un blender, à la manière d’un Rodger Federer présentant le trophée de Wimbledon.
Nous pensions belle et bien avoir enfin enterré le débat, quand un jeune couillu : Benjamin Carle vient nous cueillir à même notre canapé, sur Canal + en montrant qu’il l’a fait; qu’il a vécu en 100% français pendant 9 mois. Cette question est désormais résolue car oui on peut vivre made in France, au risque de manger avarié (n’ayant pas de frigo), de surfer sur une tablette de cuisine et d’écouter Piaf en allant au boulot…

Courageux vous me direz, alors qu’en est-il ressorti de cette expérience ? Qu’il n’est pas décent et surtout profondément stupide de vivre made in France dans son intégralité.

C’est vrai consommer français, au moment de l’apéro, une bonne bouteille de côte du Rhône en main, le saucisson et le fromage sur la table, on se laisserait tous  tenter par l’expérience.

Mais est-il intelligent de fabriquer des téléviseurs, de l’acier ou encore des tee-shirt en France ?

D’abord il serait important de savoir ce qu’est vraiment le made in France. Ainsi, selon l’article 24 du Code des douanes communautaires c’est  « Une marchandise (…) originaire du pays où a eu lieu la dernière transformation ou ouvraison substantielle ». On s’aperçoit alors que le made in France ça ne veut pas dire grand chose.
Face à cette approximation, une entreprise privée a pu créer le « label origine France garantie », deux conditions sont ici à remplir : le produit doit être associé en France et plus de 50% de la valeur ajoutée doit être française.

Donc à votre calculatrice pour savoir si votre marinière, fabriquée à Brest, composée de fil Allemand, de teinte indienne et de coton français, est véritablement française…

Alors oui, on doit consommer français, c’est d’ailleurs vous qui le souhaitez à 78%. Car oui, vous estimez que ça va sauver l’emploi de Jean-Claude Duchenot, 58 ans, un ouvrier spécialisé dans la fameuse technique du cousu retourné travaillant chez J-M Weston.

Vous estimez qu’il a plus de savoir faire que Kim Nguyen 12 ans, un ouvrier Vietnamien qui travaille pourtant 50h par semaine pour 60$.
Vous justifiez ce choix par le fait que c’est plus écolo, que votre chaussure sera plus belle, vieillira mieux, que vous bénéficierez d’un bien meilleur service après vente et que c’est tout de même beaucoup plus chic et dans l’air du temps de consommer français.

Vous aurez, mes amis, à défaut de 100% français, 100% raison.

Le consommateur souhaite retrouver cette French Touch, ce savoir faire et cette image du beau produit.
Le producteur quant à lui peut se retrouver dans ce processus car même s’il est séquestré et ligoté dans son bureau quant il refuse d’augmenter le salaire de Jean-Claude, il peut en effet garantir un SAV de qualité, les frais de retour des produits seront en effet bien moins élevés, ses frais de transaction se trouveront diminués et comme c’est la volonté du marché, le label « France » fera augmenter ses ventes.

Mais vous alors vous me direz, est il important que Pierre Lecocq, surnommé Pierrot, continue de travailler dans les hauts fourneaux de Florange ?

Économiquement parlant OUI, Mais du point de vue du ménage ? Cela ne se justifie pas. On marche sur la tête en continuant à produire ce que Ardhendu Hamsa, un indien de 36 ans travaillant dans une aciérie en Inde produit de qualité équivalente et pour beaucoup moins cher.

Car nous ne le cachons plus, une entreprise en France subira une pression réglementaire et fiscale beaucoup plus importante que sa concurrente en Inde. On pourrait plus simplement rappeler que fabriquer en France coûtera au total 7 fois plus cher que de fabriquer en Chine. De plus le protectionnisme trop poussé nous rappellera de mauvais souvenirs soviétiques. Enfin l’entreprise pourra se demander si le made in France n’est pas une mode de bobo et qu’elle passera comme le bio…

Vous l’aurez alors compris, nous devons consommer français de manière intelligente. Vous devez consommer français dans les domaines dans lesquels nous excellons. Il faut garder à l’esprit que nous ne devons pas accepter de payer 3x plus cher pour un produit mieux fabriqué chez son concurrent étranger. Cela signifie tout simplement que vous devez continuer à consommer des bolides allemand, de la musique anglaise, des films américains ou encore des télés coréennes.

Car en effet, il semble que nous rigolions de manière un peu abusive de nous-même et cela dans tous les domaines, nous sommes de très mauvais commerçants d’un très bon produit. Le consommateur est une personne raisonnable, il doit avant tout être rationnel dans ses choix, je veux dire par là, qu’il doit consommer français pour ce que la France fait de mieux. De fait, il a été prouvé que lorsque Renault a souhaité monter en gamme notamment avec sa Velsatis, que cela a été un bide totale bien que fabriquée en France car le consommateur achète avant tout une image et l’image que renvoie Renaut ne leur permettait pas de se placer à un tel niveau.

Enfin ne confondez pas l’image France avec la fabrication française. Si la première ne cesse de se bonifier avec le temps comme un bon vin, la seconde doit faire sa place dans une société mondialisée où la concurrence extérieure est de plus en plus exacerbée.

Cependant, si vous-voulez consommer 100% français, on vous recommande quelques marques cools, qui font du « made in france« , beaux et malins, pour vous habiller des pieds à la tête.

Le tee-shirt des Fists et des Lettres de « Monsieur Tee-shirt » (17 euros)

Le sweat « Bachibouzouk » des Petits Frenchies (42 euros)

Docksides rouge pas Sebago (109 euros)

Alors, elle est pas belle la vie avec nous ?

LeCab.fr – Qu’est ce que c’est ?

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Parfois, trouver un moyen de transport, c’est galère. Imaginez : vous devez prendre le train en catastrophe, parce que votre patron a décidé que c’est VOUS (et vous seul !) qui devez aller remplir la mission qu’il vous a confié. Vous montez dans le train, vous faites votre trajet en évitant d’aller au wagon-bar (pour ne pas y laisser votre PEL), et vous arrivez enfin à la capitale. Paris vous tend les bras ! Seul bémol : personne ne vous attend. Et l’hôtel est loin. C’est dans ces moments-là qu’il faut avoir des bonnes idées qui permettent de se débrouiller. Et justement j’ai ce qu’il vous faut : www.leCab.fr !

Crédits photo : blog.marche-prive.com

leCab.fr, qu’est-ce que c’est ?

Très simplement, leCab.fr est un service de VTC qui met à votre disposition une flotte entière de voitures et de chauffeurs, prêts à vous déposer n’importe où dans Paris (également disponible à Lyon d’ailleurs). Pour rappel, VTC est l’acronyme de Véhicule de Transport avec Chauffeur. Et c’est bien le service qu’ils vous proposent. Peu importe l’endroit où vous vous trouvez, quelqu’un sera disponible pour venir vous chercher. C’est pas beau ça ?

Sur le même sujet : Cet article à prendre au second degré.

Mais qu’est-ce qu’ils proposent concrètement ?

La première chose, c’est que le prix est fixe : vous payez au kilomètre et non pas le temps que vous passez assis dans la voiture, planté en plein milieu des bouchons. Que vous fassiez un trajet dans un sens ou dans l’autre, et même si la durée de la course est différente, vous paierez la même chose. En plus de ça, vous réglez votre course à l’avance ce qui vous permet de faire votre trajet en toute sérénité, sans mauvaise surprise à l’arrivée. Et petit détail supplémentaire : vous ne payez évidemment pas le temps que met le chauffeur privé (qui au passage est agréé par la préfecture, et sera toujours souriant quoiqu’il arrive !) pour arriver jusqu’à vous. Les galères à la sortie de la gare vous l’aurez compris : c’est terminé ! leCab.fr est une vraie solution simple et efficace pour se déplacer tranquillement aux quatre coins de la capitale !

Vous aurez aussi droit à quelques surprises comme un iPad à bord (qui connait votre nom !), qui vous permettra de d’accéder à internet pour vos effectuer vos recherches ou lire l’actualité. La playlist est aussi selon votre goût, ce qui vous évitera les mauvaises surprises (je dis ça pour ceux qui, comme moi, n’aiment ni Nostalgie, ni Les Grosses Têtes sur RTL). Enfin, vous aurez d’autres petites choses comme la possibilité de noter votre course… Pratique pour ceux qui viendront dans leCab après vous !

Crédit photo : leCab.fr

Pour réserver votre taxi pas cher, vous avez le choix : directement sur leur site internet, par téléphone, ou même via leur application mobile (iPhone only). Et puis, une fois que c’est fait, vous n’avez plus qu’à attendre que la Peugeot 508 vienne vous chercher… Finalement, il a pas bien fait votre patron de vous envoyer VOUS ? Chanceux va !

Clique et lis : Notre article sur l’économie tertiaire.

Et si le secteur tertiaire était l’avenir de l’économie collaborative?

Aujourd’hui l’économie collaborative semble enfin être arrivée à son paroxysme et comme toute chose qui arrive au sommet, le moment où le phénomène ralentira est inévitable. Si leurs créateurs semblent en avoir fait le deuil, on pense plus simplement que sa planche de salut réside dans le secteur du tertiaire, si le législateur lui en laisse la possibilité.

L’économie collaborative qu’est ce que c’est?

Hier considérée comme une alternative pour les débrouillards, elle est aujourd’hui un mode de vie adopté par la majorité de la population. On peut se réjouir de ce changement radical de moeurs, qui met l’accent sur l’utilisation plutôt que sur la propriété, la disruption, l’innovation, l’échange supporté par le numérique, l’interdépendance (le consommateur est au centre et le nombre d’intermédiaires est réduit) et la dynamique (le prix étant ajusté en temps réel et l’accès au produit ou service  se faisant à la demande, au moment et à l’endroit voulu par l’utilisateur).

Si l’économie collaborative utilise le domaine digital pour mettre en relation ses utilisateurs, c’est souvent à tort, qu’on utilise pour le désigner, le terme « uberisation« , qui est clairement une déformation de langage. En effet, Uber est à l’origine un service de chauffeur privé à la demande, qui permettait à n’importe qui, titulaire d’un permis de conduire, d’être chauffeur pour des particuliers à moindre coût. En effet, l’idée même de l’économie collaborative, c’est que la demande est en même temps l’offre et vice et versa. Lorsque Uber permettait à chaque usager, d’être un chauffeur privé, (avant l’interdiction des « UberPop » en France), on pouvait dire que terme « uberisation » était synonyme d’économie collaborative. Mais depuis qu’en France, les Uber ont le statut de voiture de tourisme avec chauffeur (statut de VTC qui est lui-même règlementé par la préfecture), ce n’est plus de l’économie collaborative en tant que telle, mais simplement un service de mise en relation de chauffeur privé digitalisé. On peut en conclure que désormais la synonymie est erronée, mais on comprend bien l’idée…

Que représente le marché de l’économie collaborative?

Si le secteur du tertiaire était l’avenir de l’économie collaborative?

Selon Deloitte, le marché de l’économie collaborative représente aujourd’hui 26 millards et il devrait atteindre 100 millards d’euros en 2018. En France, l’économie collaborative représente un marché d’environ 3,5 milliards d’euros. Un chiffre qui devrait être multiplié par trois d’ici à 2018. L’Hexagone représente un marché dynamique où ne cohabitent pas moins de 276 plateformes collaboratives, dont 70% sont françaises. C’est donc un marché extrêmement important, qui soulève néanmoins quelques zones d’ombre.

Pourquoi l’économie collaborative est-elle à un tournant?

On peut constater à travers ce bouillonnement que le « sharing » semble avoir trouvé ses limites. En effet, on ne peut malheureusement pas tout partager, à commencer par son gaufrier ou sa perceuse, que certains pourtant, ont tenté de louer. De même, qu’on ne peut pas lancer un business de « time sharing« , en pensant que la mise en relation des utilisateurs qui désirent échanger leur temps et leurs compétences gratuitement, puisse être lucrative.

La raison de ces fausses  « bonnes idées » est simple, pour qu’une entreprise collaborative soit véritablement viable, il faut que le nombre d’utilisateurs soit très conséquent, et il n’est pas aisé de créer une communauté importante. Si BlablaCar peut se targuer d’avoir plus de 10 millions de membres actifs sur sa plateforme, il peut aussi témoigner de la difficulté qu’il lui a fallu pour arriver à créer sa communauté. De même qu’Airbnb, qui accueille chaque nuit 425 000 invités, soit 22% de plus qu’Hilton dans le monde entier, alors qu’il ne possède pas un seul bien immobilier, a dû s’y prendre à deux fois avant de réussir sa première levée de fonds.

Mais ce que le covoiturage ou la location de biens immobilier entre particuliers ont permis, tous les secteurs d’activités ne le peuvent pas. L’économie collaborative est donc un faux eldorado, puisque toutes les banches d’activité n’ont pas vocation à être partagées comme on peut vous l’expliquer très bien ici.

Deuxième zone d’ombre de l’économie collaborative, l’augmentation de la législation qui risque de faire du grabuge. Libre de tout marquage depuis le début du match (hommage à Johan Cruyff), le sharing, en tant qu’économie sociale et solidaire est gratifiée d’un traitement fiscal de faveur, notamment en France, qui est pourtant déjà le champion du monde de l’impôt.

Les récents problèmes de concurrence (voir notre article à prendre au 2nd degré sur le sujet) déloyale entre taxi et « Uber Pop » ou entre les hôtels et Airbnb laissent à penser que le gouvernement français va durcir sa politique fiscal à l’encontre des plateformes collaborative. D’ailleurs, le rapport du député Pascal Terrasse sur l’économie collaborative remis à Manuel Valls le 8 février dernier, propose quelques axes de réflexion. Selon le député de l’Ardèche, le cadre fiscal actuel n’a pas besoin d’être réformé pour s’adapter aux pratiques de l’économie collaborative. Néanmoins le texte appelle à clarifier la distinction entre revenus, partage de frais (comme lors d’un covoiturage) et activité professionnelle.

Autre axe évoqué par le rapport: que les plateformes collaboratives se chargent elles-mêmes de transmettre le montant des transactions des usagers à l’administration.

À noter également qu’à compter du 1er juillet 2016, les plateformes seront tenues d’informer leurs utilisateurs de leurs obligations en matière sociale et fiscale. Oui, car les revenus tirés de l’économie collaborative doivent bien être déclarés.

Pourquoi le tertiaire représente l’avenir de l’économie collaborative?

Cependant, alors que l’économie collaborative semble être à un tournant, l’emploi est lui aussi en train de se transformer. À l’image du gouvernement français qui tente de changer une législation bien trop complexe, la façon de travailler change. En effet, les gens ne souhaitent plus être salariés, avec un lien de subordination à un employeur unique, mais veulent être vendeurs de prestation de service à plusieurs entités différentes. C’est en tout cas, ce que révèle l’explosion des sites de mise en relation professionnelle aux Etats-Unis. L’un deux, UpWork, publie une étude selon laquelle 54 millions d’Américains sont travailleurs indépendants permanents ou occasionnels et surtout 80% d’entre eux gagnent mieux leur vie que lorsqu’ils étaient salariés.

L’idée, dans ce nouveau monde économique, c’est que chacun d’entre nous qui est déjà consommateur peut devenir producteur. On ne dépend plus d’un patron mais d’un client, on ne signe plus un contrat de travail mais un contrat commercial, on ne vend plus 35h par semaine mais une prestation, un savoir-faire, il n’y a plus de licenciement mais de simples ruptures de contrat.

Si l’on rajoute à ce paramètre, le phénomène de vieillissement de la population et le fait que la demande de services à la personne est le secteur d’activité qui connait le plus haut taux de croissance depuis 2005, on peut entrapercevoir ce que peut sera l’économie collaborative de demain.