Cinéma – Le lobby de la médecine dans Dallas Buyers Club

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Dallas Buyers Club ou le lobby de la médecine par Jean-Marc Vallée

Tiré d’une histoire vraie, Dallas Buyers Club est l’histoire d’un cow-boy, un vrai: Ron Woodroof (Matthew McConaughey) est un électricien homophobe qui gagne sa vie en prenant des paris de rodéos et comme un bon vieux cowboy qui se respecte, il aime les filles, la boisson et préfère encaisser que décaisser !
Mais sa vie de rockeur bascule vite lorsqu’il est diagnostiqué séropositif et apprend qu’il ne lui reste que 30 jours à vivre. Pensant d’abord à une mauvaise blague, il manque de peu de mettre une pépite au toubib qui le lui annonce, (après tout en 1985 le sida c’était les gays!).

 

http://www.youtube.com/watch?v=U8utPuIFVnU

 

Commençant alors ses recherches sur le virus du VIH de son côté, il se rend vite compte que les traitements proposés par les hôpitaux ne sont pas fait pour lui. Ron Woodroof va alors commencer un combat pour sa propre vie en cherchant des traitements à l’étranger. Se rendant compte que l’AZT prescrit par les médecins contient aussi une liste d’effets secondaires dérangeants comme l’anémie, le cancer, la déplétion de la moelle osseuse, la fièvre, la perte auditive, l’impuissance ou la neuropathie. Son combat se transforme alors en cause générale et contre le lobby de la médecine
Outre le message de l’apprentissage d’un homophobe se liant d’amitié avec un gay (joué par Jared Leto) et qui fini très tolérant. On ne pensait pas que le cinéma et des acteurs si connus mettraient le doigt sur un sujet si sensible que le lobby de la médecine en faisant un film sur ses clubs qui soignaient mieux que les hôpitaux à l’instar du Dallas Buyers Club.

 

 

Le film est sortie mercredi 29 janvier en France, quelques jours après la sortie du plan cancer de F.Hollande doté de 1,5 milliard d’euros. Mais aussi quelques jours après la mort du docteur André Gernez (8 janvier 2014).

Le Dr Gernez aurait demandé sa radiation de l’Ordre des médecins en 1991 voyant que sa découverte « la théorie unifiée du cancer » pour laquelle il reçut le prix Hans Adalbert Schweigart en 1979 ne sera jamais publiée (jury composé de 40 prix Nobel). Selon une étude de l’INSERM de 1971 (et internet), sa théorie aurait permise d’éviter le développement des cellules cancéreuses dans 93% des cas.

Quoiqu’il en soit sans en dévoiler plus, l’affaire du Dallas Buyers Club a permis ensuite de sauver des millions de vies en diminuant la dose d’AZT  prescrite.

 

Jared Leto & Jennifer Garner dans Dallas Buyers Club

 

Photographie – Tom Ryaboi, le gars qui n’a pas peur du vide

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Dans le vide avec Tom Ryaboi

On vous annonce tout de suite si vous êtes sujet au vertige, il ne faut surtout pas que vous rencontriez Tom Ryaboi, il risque de vous donner des sueurs froides. En effet, le jeune canadien originaire de Toronto est passionné de  rooftoppingdiscipline photographique qui consiste à prendre des photos à partir du haut des gratte-ciels, bâtiments et autres structures surélevées type Skyscraper.

Aujourd’hui, la communauté des rooftoppers s’est propagée dans de grosses villes comme Toronto, Chicago, Londres, Melbourne, Hong Kong, Dubaï, et Moscou où les jeunes rooftoppers ont déjà fait parler d’eux. En gros Ryaboi est à la photographie urbaine du haut des immeubles ce que les Yamakasis sont au parcours, autant dire un pionnier d’une discipline encore très peu pratiqué qui utilise l’architecture des bâtiments modernes comme moyens d’expression   et dont la créativité et la la qualité artistique laissent à penser qu’elle va se populariser dans les années à venir. C’est très original et le moins que l’on puisse dire c’est que le résultat est plus que bluffant, on vous laisse apprécier par vous même.

 

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Non, le Rock and Roll n’est pas mort, je l’ai rencontré

Rencontre avec le Rock and Roll

Ces derniers temps, la musique Rock and Roll s’est réjouie du retour sur le devant de la scène des groupes catégorisés comme « les grands groupes de rocks des années 2000 » : Strokes, Franz Ferdinand, Phoenix, Vampire Weekend… chacun y est allé de son album tant attendu par les fans et la presse, après trois voire cinq ans de dur labeur, de recherche artistique, de travail personnel, de projets ambitieux, de dépassement de soi, pour en arriver le plus souvent à un album qui, outre de sentir les pieds, se retrouve être un peu mou du flanc, sans personnalité, cachant le plus souvent un manque d’inspiration flagrant derrière une production qui en fait trop et une communication bien rôdée. Et bien sûr, en toute logique, ça marche. Le public (c’est-à-dire nous) fait semblant d’aimer, se persuade qu’au fond il écoute du Rock and Roll (bah oui il y a des guitares) comme papa en son temps, qu’il assiste en quelque sorte à un truc qu’il pourra raconter à ses enfants. Bref, le public ne bronche pas car on ne lui offre pas tellement le choix.
Ce que l’on sait moins par contre, c’est que, caché derrière les prix verts Fnac et autres  concerts au Zénith, se trouvent des jeunes (et vieux) groupes, talentueux, qui vendent des disques (Ah bon ?), partent en tournée tous les six mois, et sortent au minimum deux albums par an (si on ne compte pas les singles), le tout sur un support physique écoutable (et non pas perdu dans l’immensité internet et du big data), le vinyle.

Puisque je vous le dit.

Symbole de cette vitalité propre au Rock and Roll, de cet art de vivre qui a fait de cette musique une mentalité qui ne se prend pas au sérieux, la scène Rock and Roll Garage US est un vrai rayon de soleil dans notre paysage musical morose. Plonger en son sein, c’est un peu prendre le sentier broussailleux bordant la route goudronné, on ne sait pas trop sur quoi on va tomber mais on le fait car on souhaite tourner le dos à la grisaille qu’on nous impose.
Quand on y arrive, on découvre un véritable monde parallèle, un univers avec ses codes, ses groupes, ses cultures, ses histoires, ses anecdotes… Si l’Angleterre avait été la reine des années 2000 en matière de Rock and Roll (Libertines et Arctic Monkeys en tête), l’Amérique en est le prince déshérité des années 2010.

Il va bien falloir travailler méthodologiquement : ça sera géographiquement. Oui. Coup de projecteur sur cette scène alternative US qui mériterait qu’on s’y attarde, définitivement.

CALIFORNIA DREAMIN’

Haut lieu historique de rêverie Rock and Roll et autre vérités connues (Jefferson Airplane, Grateful Dead, Creedences, Doors…), la Californie est toujours, à l’image de la fille qu’on veut se taper le premier jour de rentrée, la plus belle, la plus intelligente, et la plus géniale à la fois. Elle est divisée autour de ses deux pôles, à savoir San Francisco et sa sœur rebelle, Los Angeles.

A « Frisco », c’est l’histoire d’une grande bande de potes réunis autour du véritable gourou de la ville, John DYWER. Ce gars-là, c’est le vieux briscard de l’underground qui a sorti pas moins de 20 albums depuis le début des années 2000, le tout sous plusieurs noms (le plus connu étant Thee Oh Sees), et qui a fondé le label CASLTE FACE Record qui lança de nombreux groupes de la bay arena.

Thee Oh Sees

C’est le groupe de Rock and Roll emblématique de la ville (et des US au sens large). Emmenés par le fameux John Dywer, ils ont sorti depuis 2007 dix albums (quand par exemple les Strokes en publient 5 en 12 ans). Leur discographie est articulé autour des albums du « vrai » groupe, et les projets solos de Dywer qui portent aussi le nom de Thee Oh Sees. Depuis 2011 et la sortie du fabuleux « Carrion Crawler / The Dream » et avec en 2013 « Floatin’ Coffin », les Oh Sees ont trouvé leur recette miracle, à savoir un Krautrock psychédélique ramassant absolument tout sur son passage et qui a doté le groupe d’une réputation en concert absolument remarquable (voir la photo de l’article). Les albums solos de Dywer, eux, sont plus une sorte de folk-rock un peu déglingué. Bref, un groupe mythique.

(Dywer en solo)

Ty Segall

Ty Segall, où l’image du kid blond surfer californien à chemise de bûcheron. Avant d’entreprendre une carrière solo (le plus souvent accompagné de side-kick), il a fait ses preuves en tant que batteur dans quelques groupes de Rock and roll lycéens (notamment les très bon Epsilon) et fait des concerts en one-man-band (assis derrière sa batterie avec sa guitare) pour cause de membres absents. Nouvelle coqueluche de l’Amérique, étoile confirmée de la scène garage rock US, s’est même fendu d’une couverture de ROCK & FOLK chez nous (Novembre), Ty Segall possède une discographie impressionnante faite d’albums solo (Melted, Goodbye Bread, Twins…), de collaboration avec ses nombreux potes (Hair, Reverse Shark Attack…) et autres projets de groupe (Slaughterhouse, Fuzz…). En 2012, le bonhomme n’a sorti pas moins de 3 albums dont nous vous proposons un extrait du psychédélique-folk « Hair » (en collaboration avec White Fence) ainsi qu’un live issue de « Twins ». Il est revenu en 2013 avec son album folk et intimiste « Sleeper » et un projet de groupe un peu lourdingue, FUZZ.
Extrait de l’album « Hair » (2012) avec White Fence

Ty Segall avec son band (dont Mikal Cronin à la basse) chez Letterman pour la présentation de son troisième album en 2012 « Twins ». Ca swingue ! 

 

 

The Fresh & Onlys

Autre groupe lancé par le label CASTLE FACE de Dywer, les Fresh & Onlys sont 4 potes assez éloignés de l’imagerie contemporaine californienne, emmenés par leur chanteur barbu et non moins énigmatique, Tim Cohen. Leur premier album éponyme sorti en 2009 reste un classique garage bouillonnant et vaporeux mais extrêmement talentueux. Les Fresh & Onlys ont su évolué au fil de leur 4 albums (et 2 EPs) pour aboutir avec « Long Slow Dance » en 2012 à un album très mélodique et pop, loin du Rock and Roll psychédélique garage de leur début. Fin mélodistes, chacune de leurs sorties est d’une qualité que peu de groupes peuvent revendiquer. Un aperçu de l’évolution du groupe avec trois chansons ci-dessous :
Peacok & Wing sur leur premier album psychédélique et nerveux sortie en 2009


Waterfall sur le très Hippie et Garage « Play It Strange » en 2010 

La chanson-titre Long Slow Dance sortie en 2012. [youtube]http://www.youtube.com/watch?v=jHoT9pK8wFc[/youtube]

Sonny & The Sunsets

Sonny Smith est un personnage un peu à part, comme un oncle du Rock and Roll bienveillant, sortant des disques d’une haute précision et d’une régularité sans faille avec son groupe des « Sunsets » depuis maintenant 4 ans. Sa musique se résume à celle d’une pop simple et joyeuse, sans artifices inutiles, doté d’une mélodie sympathique qui donne généralement le sourire. En 2013, le quatrième album du groupe Sonny & The Sunsets donc, fait part aux mélodies contemporaines avec un aspect folk toujours présent, et une qualité d’écoute irréprochable. Un artiste facile d’accès et sans prétention, à mille lieux de ce que l’on peut trouver aujourd’hui. Un extrait de son dernier album.

White Fence

Nom d’emprunt, White Fence est le projet Folk-Rock d’un artiste un tant soi peu solitaire nommé Tim Presley. D’abord installé à Los Angeles, le chanteur-guitarise rejoint San Francisco et toute sa clique de groupes tant pour l’ambiance et l’enthousiasme de la ville que pour le charme. Bricolo-débrouillard, l’artiste sort en 2009 un album solo fait maison (littéralement) qui eût un bon écho dans le cercle Garage Rock. Artiste prolifique, il sortira le très bon « Is Growing Faith » en 2011 pour s’associer avec Ty Segall sur « Hair » en 2012, mais aussi sortir ses deux albums « Family Perfume (Volume I & II) », et plus récemment en 2013 « Cyclops Reap ». On aime le côté simple et mélodique quoique bancal de son Garage Rock qui revêt un certain charme quant à sa simplicité d’élaboration.
Premier album en 2009

Outre ces artistes, on retrouve à San Francisco les défunts moustachus glamoureux Bare Wires (auteur du très Rock and Roll et Punk « Seeking Love » en 2010), pas mal d’artistes solos ayant participé de près ou de loin à des albums des groupes cités plus haut. Bref, une mine d’or de talents et de joie.
A Los Angeles, c’est un peu différent : moins de cohésion, moins de groupes, mais tout autant de qualité.

Fidlar

Jeunes, fougueux, rigolards, talentueux… De nombreux qualificatifs pourraient correspondre à ce jeune groupe (1er album en 2013) très prometteur qui a déjà fait parler de lui chez nous (disque du mois dans ROCK & FOLK, passage sur « L’album de la semaine » chez Canal +). Leur premier album est une pépite Garage-Punk mais, à la différence de nombreux groupes s’essayant dans ce domaine, il ne suffit pas de brailler fort et de dire des gros mots : Fidlar le fait, mais dans une évidence mélodique de haute volée, alternant urgences punks aux morceaux plus sympathiques et plus relax. Le tout saupoudré d’une savoureuse touche d’humour et d’autodérision dont on ne pourrait surtout pas imaginer que certains groupes en fasse preuve aujourd’hui. Un modèle du genre.
http://www.youtube.com/watch?v=BYbJmQj5VkE
Clip de « Gimme Something » où FIDLAR se prennent pour les CCR.

The Allah-Las

A l’inverse de Fidlar, les impeccables Allah-Las ont une allure plus bourgeoise et moins pittoresques. La bière et la sueur ont laissé place aux vestes en daim, moustaches taillés, et guitares carillonnantes. Outre ces petites remarques gentilles qu’on peut leur faire sur leur pose « bobo » et leurs filtres Instagram, il n’empêche que le groupe a livré un très bon premier album (éponyme, en 2012) et se pose comme admirateur des sixties oubliées. Leurs chansons talentueuses (Busman’s Holidays, Déjà Vue, Catamaran…) font tout de suite références aux Byrds et à la Californie ensoleillée. On ne boude pas notre plaisir.

The Growlers

Surfeurs branleurs, les Growlers ont (ré)inventé un style de musique qu’ils ont affectueusement nommé « Beach Goth » (héritage de Rock and Roll, Surf Music, Psychédélisme ayant pour ancêtres des groupes comme West Coast Pop Art Experimental Band…). En fait, le groupe a enregistré plusieurs EPs vers 2008 et, devant le succès du genre musical, ont décidé de réenregistrer leurs chansons pour sortir deux albums en 2009 et 2010. En 2013, ils publié le savoureux « Hung At Heart » fait de mélodies perchées, complaintes du chanteur accompagné par des arrangements simples et subtils (guitares claires, orgue pointilleux, rythmique entrainante). Alors que les gentils Allah-Las s’étaient approprié ce genre du « Beach Goth », les crados  Growlers nous rappellent que ce sont eux à l’origine du truc.

Foxygen

Le duo rock and roll plus ou moins californien de Foxygen jouit d’une belle réputation en devenir. Auteur d’un très bon album en 2012 qui fut notamment remarqué dans la presse « spécialisée » et la blogosphère française, les deux comparses ont sorti une petite merveille cette année avec « We Are The 21st Century Ambassador Of Peace & Magic » (tout un programme). Révélateur de leur popularité en devenir, on trouve le vinyle à la Fnac. Le disque est un savoureux mélange de psychédélisme à l’ancienne, douceur pop innocente, rock and roll enjoué, où les rythmes s’enchaînent et se défont selon les incantations très Jaeggerienne du chanteur. Leur chanson « San Francisco », est surement l’une des plus belle réussite de l’année.

LOOKIN’ FOR DETROIT

Outre la Californie, la ville de Détroit peut se targuer d’une scène prolifique et historique (White Stripes au hasard). Décryptage de deux groupes à l’image de leur citée, « Rust Belt » du rock Garage.

The Dirtbombs

Les Dirtbombs, c’est deux basses, deux batteries, 40 ans de moyenne d’âge, 6 albums, et une quantité incalculable de 45 tours. Le groupe qui publia son premier « opus » (quel vilain mot) en 1998, vient de sortir son nouvel « LP » en 2013 (bien mieux). Outre des prestations live à déboucher les tympans, l’image d’indépendance que représentent les Dirtbombs, et l’authenticité dont ils font preuve, font que le groupe possède une grande notoriété sur la scène alternative américaine. Bref, 15 ans après leur premier album, ils continuent de faire des concerts, sortir des disques, envoyer la sauce sur différents concepts (reprises de titres techno de Détroit version Rock and Roll sur « Party Store », adaptation de succès Motown façon Stooges sur « Ultraglide in Black »), et de régaler leur public à chaque apparition. Respect.

The Go

The Go est un groupe caractérisant bien l’injustice musicale qui peut frapper le talent et ne plus le lâcher pour toujours. Quand on voit certaines « choses » qui remplissent les stades à n’en plus pouvoir et qu’on remarque que The Go n’est jamais sorti de l’ombre en 15 ans de carrière, ça fait réfléchir. Comme les Dirtbombs, les Go ont sorti leur premier album en 98 et comptait dans leur rang un guitariste nommé Jack White, futur fondateur d’un groupe nommé White Stripes. « Watcha Doin’ », « Hawl The Haunted Beat You Ride », et plus récemment en 2013 « Fiesta », The Go sortent des albums d’anthologies qui ne trouvent écho ni dans la presse, et encore moins au sein de la population. Pourtant, certaines bonnes âmes militent corps et âmes pour la reconnaissance du groupe de rock and roll comme  le label français « Mauvaise Foi Record » qui a pris l’initiative d’éditer chez nous l’édition vinyle du nouvel album « Fiesta ». Franchement, allez-y, ça vaut le coup. Un extrait ci-dessous.


Plus au Sud, à Atlanta, se trouvent les chefs de file du mouvement garage américain, les célèbres et grands déconneurs de The Black Lips.

The Black Lips

Les Black Lips, c’est la grande classe. Fondé au milieu des années 2000, le groupe aux reconnaissables références sixties a su capter l’air de son temps pour proposer un Rock and Roll terrible, bordélique à souhait, plaisant, et indéniablement génial. Leurs albums s’enchainent et le succès ne se dément pas, tournant au quatre coins de la planète et faisant à chaque fois salle comble. D’une simplicité déconnante, leur musique représentent parfaitement ce qu’on appelle (souvent à tort et à travers) le « Garage Rock » : une batterie, deux guitares, une basses, des chœurs, de la bière, de la fuzz, et du talent. Leur dernier album en date, « Arabia Mountain » sorti en 2011 contient de nombreuses pépites et s’écoute d’une seule traite malgré ses 14 titres. On ne peut que conseiller l’autre chef d’œuvre du groupe, « Good Bad Not Evil » publié en 2008 et l’hilarant titre Bad Kids. En concert, c’est tout autant jouissif (crétinerie sans fin, envahissement de scène quotidien, canettes de bières volantes…). Pour vous dire à quel point ces groupes de rock and roll marquent une rupture avec ce que l’on veut bien nous faire écouter à la radio et voir à la télévision, leur concert à Lyon en juin dernier s’est passé dans la banlieue-usine de Feyzin, dans un gymnase que l’on avait séparé en deux d’un grand draps blanc, et d’une soirée inoubliable pour les 100 personnes présentes. Pourvu que ça dure.

http://www.youtube.com/watch?v=lrNSjItTfes
Pour finir notre tour d’horizon, direction Miami et ses joyeux lurons des Jacuzzi Boys, qui viennent de sortir leur troisième album.

Jacuzzi Boys

Dans la même veine Californienne, les Floridiens de Jacuzzi Boys sont un groupe plutôt pop qui signe un parcours sans faille depuis la sortie de leur premier album « No Seasons » en 2010. Par la suite, ils sont sorti un des meilleurs albums en 2011, le très apprécié « Glazin’ » : une production épuré, un style minimaliste et direct, des mélodies qui reste en tête, que demander de plus ? Après avoir gagné leurs galons de groupe plus que recommandable notamment sur scène, les Jacuzzi Boys viennent de sortir leur troisième album, plus pop, toujours aussi évident, et qui ensoleille un peu notre automne.

Extrait du nouvel album éponyme

Automatic Jail sur l’album « Glazin' » publié fin 2011

MORALE

On aurait pu en citer d’autres, (les New Yorkais de Woods et Crocodiles, les Night Beats, les Cosmonauts…), parler plus longuement du rôle des labels indépendants (In The Red, Castle Face, Woodist…), mais ça serait trop en demander au pauvre lecteur qui a déjà du mal à ingurgiter tout ça.
Tant mieux, il vaut mieux prendre son temps, ne pas faire le choix de la course effréné à la découverte, en gros plutôt que d’enchaîner des shots de Vodka en continue, savourez une bière chez vous tranquillement.
Mais par contre, il serait dommage de parler de tout cela sans évoquer le vinyle. Oui, le vinyle. Car il faut savoir que lorsque qu’on vous parle d’albums, de singles, d’EPs, ce n’est pas un mythe : ces disques sortent vraiment, ces disques sont achetés, ces disques sont en ruptures de stock messieurs (et on ne parle pas de trois exemplaires). Il y a des gens chez eux qui possèdent vraiment ces chansons, qui les écoutent sur leur platine, des jeunes, des vieux.

Oh Sees Vinyk

« Castle Mania » des Oh Sees sortie en 2011. C’est quand même autre chose qu’un onglet Bandcamp
Aller chez le disquaire, c’est un sentiment que notre jeune génération avait oublié. Trouver la perle rare, demander conseil, toucher son disque, le sentir, l’écouter tranquillement en suivant le débat de passionnés se déroulant à côté de nous, tant de chose qui font que nous conseillons au moins, si l’idée d’acheter des disques vous refroidi vous et votre budget, de pénétrer dans ces haut-lieux de musiques et de culture, juste pour voir (et écouter). Ca vous changera de Deezer, radicalement ! (Bien sur on peut faire les deux).

Dangerhouse, à Lyon, surement le meilleur disquaire hexagonal.
Quoi qu’on en dise, la transmission musicale et la popularité ne se mesurent pas en visionnage Youtube ou en écoute sur Bandcamp, non. Quelle prétention de s’estimer artiste de renom quand personne chez soi ne possède sa musique, quand on n’est pas capable de donner, si on le demande, le moindre disque publié en son nom.

L’EP « Secret Walls » des Fresh & Onlys sortie en 2011. Généralement, les labels insèrent un coupon de téléchargement gratuit de l’album.

Il est aussi important de parler des concerts : ici, point de stades, de salles géantes où vous passez la plupart de votre temps à regarder l’écran géant à défaut de véritablement voir le groupe jouer. Les groupes cités ici jouent généralement dans des salles accueillant de 150 à 700 personnes, ce qui créer une véritable ambiance où l’on est en réelle communication avec les artistes qui sont littéralement à deux pas de nous. Faut savoir aussi qu’ils ne chôment pas. Lorsqu’ils partent en tournée européenne, les groupes font ce qu’on appelle le one night one show, à savoir un concert par soir dans une ville différente, et cela sans interruption, une vrai vie d’artiste. C’est quand même toujours sympa de pouvoir fumer une clope avec eux au début du concert et de les voir derrière leur comptoir pour vendre leurs propres disques et autres badges & T-shirts…  En plus, quand le prix d’une place se situe aux alentours de 15€, on est toujours gagnant.

Les Jacuzzi Boys au Point Ephémère à Paris fin Novembre. 200 personnes à tout péter.
Dans cet article, les groupes dont on vous parle ne sont pas des musiciens underground enregistrant de la musique à l’aide de logiciel plus ou moins obscurs et dont la sphère d’écoute et leurs trois vinyles ne dépassent pas la cour de récré ou la complaisance des amis. Non, ces musiciens ont du succès, tentent de vivre de leur musique (et de toute façon s’en foutent), sortent des disques (que l’on trouve à peu près partout) car ça leur plait, ne se foutent pas de la gueule de leur public en annulant des concerts pour cause de maux de gorges (sachant qu’en plus ils en font un par soir généralement), s’amusent, nous régalent, et rendent vie à cette musique appelé Rock and Roll vouée à ne jamais disparaître.
Pour vous aider à vous y retrouver au milieu de cette sélection (non exhaustive) d’artistes plus talentueux les uns que les autres, on vous a fait une petite playlist à écouter au coin du feu:

A choisir entre la route goudronnée ou le chemin broussailleux, on a vite fait notre choix chez Hurluberlu.fr !

La fille du mois #6 – Cara Delevingne

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La fille du mois – Cara Delevingne

La fille du mois de Novembre 2014 est née le 12 Août 1992 et elle est britannique. C’est, c’est, c’est… Cara Delevingne.

Tout d’abord parce qu’on doit dire qu’un regard aussi « dark deep » sur une tête aussi innocente ça fait craquer. Mais aussi parce que Cara Delevingne a beaucoup fait parler d’elle ces derniers temps. Tout d’abord : la belle Cara était chez nous, à Paris, jeudi dernier (6 novembre 2014) en compagnie de Kate Moss pour inaugurer les célèbres vitrines du magasin Printemps en s’associant à Burberry pour qui elles sont égéries. Ensuite, on a pu l’apercevoir dans le dernier clip « Ugly Boy » du duo complètement timbrés Die Antwoord. Et pour finir elle fait aussi les couvs des magazines people car elle aurait un nouveau compagnon : Jack O’Connell. Son nom  ne vous dit peut être rien mais il sera la star de la nouvelle réalisation d’Angelina Jolie, Invincible en janvier prochain.

Cara Delevingne commence sa carrière en 2009. C’est Sarah Doukas: la directrice de l’agence Storm qui la repère.  La petite anecdote dit qu’elle était alors la mère de sa meilleure amie. (Pour info, c’est aussi Sarah Doukas qui a repéré Kate Moss). Quoi qu’il en soit, Cara Delevingne est vite propulsée, puisqu’après cette rencontre, elle signe pour DNA Model peu de temps après

A 18 ans, elle devient l’égérie de Burberry pour qui elle fit son premier défilé. Après avoir posé pour de nombreux magazines comme V magazine, Jalouse, Harper’s Bazaar, I-D, British Vogue et j’en passe, elle est élue « mannequin de l’année 2012 » par la British Fashion Council

Ce nouveau titre lui ouvre les portes des défilés de Dolce & Gabbana; Stella McCartney; Fendi ou Donna Karan. Elle pose alors pour Chanel, fait les collections 2012/2013 pour Zara et Pepe Jeans, prête son visage au parfum Body Tender de Burberry, ses pieds aux chaussures de Karl Lagerfeld et ses yeux au mascara Baby Doll d’Yves Saint Laurent elle essaye même des ailes pour Victoria’s Secret.

Cara Delevingne c’est aussi un ange très riche. Selon le magazine Forbes, son salaire annuel en 2014 serait de 3,5 millions de dollars.

En tout cas, Cara est une addict des réseaux sociaux et à su s’en servir à bon escient.

Le disque du mois #1- Bellevue de Misteur Valaire

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Septembre 2013 w/ Misteur Valaire –

Tabarnac, les bambocheurs de Misteur Valaire sont de retour avec une galette qui pète les bretelles.

Traduction: les cinq musiciens de Sherbrooke reviennent pour le plus grand plaisir de nos oreilles, avec un quatrième album sorti  le 23 septembre dernier, intitulé Bellevue et qui s’annonce comme un des grands albums de cette rentrée.

Pour la petite histoire, les mecs  se connaissent depuis le collège et ils jouent ensemble depuis qu’ils ont l’âge de rouler des patins aux filles derrière le gymnase, autant dire depuis un petit moment. Cela se ressent dans leur style musical très pointu et une complicité sur scène presque fraternelle. Ils font partie des inclassables du genre, un mélange entre le jazz et la musique électronique, mais avec la volonté de faire danser un public qui s’agrandit d’année en année. Ils ont produit trois albums de qualité Mr. Brian  (2005), Friterday Night  (2007) et le remarquable  Golden Bombay  (2010). Basés sur le modèle économique du  pay-what-you-want, leurs albums peuvent être achetés sur la toile au prix que l’auditeur désire, leur permettant ainsi d’avoir écoulé un nombre important de disques et de s’être fait connaître sur la toile. Une stratégie novatrice à l’époque qui a, depuis, été reprise par bon nombre d’artistes.

Sur scène comme dans la vie, les types sont vraiment joviaux et chacune de leur prestation est une performance hors pair. A l’image de ce live pour Bande à Part réalisé il y a quelques années et qui décorne sacrément l’original.

Les cinq loustics, qui, on l’aura compris, ont pour la plupart une solide et très académique éducation jazz  ont trouvé leur voie à travers la diversité de leurs influences pour faire une musique à leur image : une pure folie. Cela donne une sauce bourrée de couleurs et d’hédonisme électronique, de pop sur pneumatiques et de hip-hop en Chamallow. L’impression d’écouter un joyeux cirque ivre, mais avec une justesse qui fait mouche et une véritable qualité instrumentale. Ils ont longtemps été éloignés des studios pour cause de tournées redondantes en Europe et au Canada, dont un fameux live enregistré l’année dernière à Montréal devant plus de 100 000 personnes, qui reprend les plus grands tubes du groupe et qui doit s’écouter sans modération, pour se faire pleinement une idée de l’étendue de leur talent.

Ils sont donc de retour avec un nouvel album qui est lui aussi en écoute intégral sur Spotify et qui s’annonce d’ores et déjà comme un grand disque. Toujours dans le style de trublions qu’on leur connait, avec une patte un peu plus électrique; ce qui n’est pas pour nous déplaire.

On notera la présence du grand Jamie Lidell invité sur le morceau Montains of Illusion pour un groove dopé à la vitamine C. Ainsi que la participation de Heems le rappeur américain, posant un flow incroyable sur le morceau Life get Brutal.  

A part ça quoi dire, si ce n’est que ces onze pistes peuvent être alignées sur tous les terrains et seront idéales pour attaquer cet automne qui promet d’être rigoureux. En prime, un excellent remix de 20 syl, le MC d’Hocus Pocus et de DJ du quatuor Nantais C2C, une vrai petite bombe électronique à déguster sans modération.

A noter que le groupe va se lancer dans une grande tournée européenne. L’occasion de les voir en live, assurément, un bon remède anti-crise.

 

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Photographie – Star Wars : Lyon Confluence colonisé

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Je suis allé courir mardi dernier du côté de Confluence à Lyon, et j’ai trouvé le quartier bien calme. Cela cachait bien évidemment quelque chose : un plan diabolique et obscur.

Le côté obscur de la force s’est emparé de Lyon

En effet, on peut y voir des Stormtroopers en train de faire du shopping, le Faucon Millenium dans la darse ou encore un combat entre Luke Skywalker et son papa Dark Vador sur le pont.

Coloniser Confluence par le côté obscur et tout ça en Lego, c’est le projet de Benoît Lapray et Matthieu Latry, deux photographes Lyonnais fans de la saga Star Wars.

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM /

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM / Faucon Millenium

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM / Shopping

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM / Centre commercial

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM / Shopping 2

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM / combat

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM / Dark Vador

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM / luke skywalker

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM / Cube Orange

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM /

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM /

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM /

© Benoît Lapray – © Matthieu Latry (post production) – © The LEGO Group. – © Lucas Film Ltd. & TM / La darse colonisée

(Livre) Marilyn, dernières séances de Michel Schneider

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Je ne sais pourquoi, mais quoique j’aimasse fort ce livre de Michel Schneider, j’en ai étiré longtemps la lecture, le traînant comme si c’était un pavé illisible alors que j’étais pourtant fort intéressé par l’intrigue et ses développements. Il y a des moments comme ça où lire est difficile, bien que l’on aime lire. C’est du moins ma façon à moi de lire les livres: je peux passer un mois dans une grande frénésie de lecture et le mois suivant n’avoir que rarement envie de me mettre devant un livre, si bon puisse-t-il être. C’est comme ça, comme le chantaient les Rita Mitsouko, si ma mémoire est bonne.  Continuer la lecture

La fille du mois #8 – Laure Boulleau

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Janvier 2015 avec Laure Boulleau.

Qui a dit que les filles du mois devaient être des mannequins ou des actrices?

Je ne m’intéresse pas assez au football féminin, à mon grand regret,  je pense qu’il mérite d’être plus médiatisé, car je  ne suis jamais déçu de voir un match.

Ils sont d’ailleurs souvent, plus techniques que sur ceux du football masculin. Tout ça pour dire, que je ne connais que très peu d’athlètes dans cette catégorie. Puis un jour, en trainant sur Facebook, je suis tombé sur la page de Laure Boulleau.

Je m’étais dit que j’allais attendre une actualité pour en parler mais Téléfoot y a consacré un reportage cette semaine. Alors, au lieu de m’en vouloir de ne pas avoir fait un papier plus tôt, j’en profite pour rebondir sur ce reportage.

Laure Boulleau, 26 ans, arrière gauche de l’équipe de France féminine de football et l’équipe professionnelle  du PSG, fait à mon sens, partie des sportives pétillantes dont on a besoin, notamment dans un sport qui a besoin de médiatisation.

Souriante et pétillante (ça change de certains joueurs payés comme des princes, qui font la gueule sur le terrain et ont du mal à aligner deux mots en interview…)

Laure Boulleau, c’est le genre de joueuse qui donne envie aux petites filles de se mettre au ballon rond, c’est le genre de joueuse qui attire les marques pour des campagnes et nous rappelle que le football féminin existe. Alors Laure, si tu nous lis : Merci !

Crédit photo ; Laure Boulleau Facebook

 

A lire aussi :

La fille du mois #14: Jade Leboeuf

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Depuis l’héroïne de Star Wars, les « Filles du mois » vous ont manqué ? À nous aussi. C’est pourquoi on a décidé de commencer 2018 en beauté, et avec un petit côté chauvin ! Et oui, ce mois-ci, on vous a sélectionné une petite Française bien de chez nous. Ce n’est pas la première fois qu’on reste dans l’hexagone, souvenez vous de Virginie Ledoyen… Mais cette fois-ci, on change de style, et on vous présente une incroyable créature avec un nom de famille qui va vous rappeler des souvenirs de champions du Monde… Continuer la lecture

(Livre) Hôtel Koral d’Anthony Pastor.

Étrange objet de bande dessinée non identifié que cet Hôtel Koral d’Anthony Pastor. Une succession d’images en couleur, hyper-réalistes (deux par page), autour d’un hôtel sans charme où débarquent une jeune femme et un couple de vieux. Mais, comme dans un conte pour enfant —une légère comptine enfantine inaugure chaque chapitre— il y a du Continuer la lecture

(Livre) La fille sans qualités de Julie Zeh

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La fille sans qualités est un roman glacial voire glaçant racontant comment Ada, lycéenne dotée d’une rare intelligence, incarne jusqu’à l’effroi le cynisme, la froideur, l’absence totale d’émotion, de regrets ou de remords; comment, avec son camarade Alev, elle en vient à considérer son rapport à l’humanité et à la vie sous le seul angle Continuer la lecture

(Film) Tabou – Friedrich W. Murnau

Il m’arrive parfois de faire des classements personnels à la con (mes chansons préférées, les meilleurs albums de ma discothèque, etc.); j’ai cependant très vite arrêté de faire mon classement des films préférés, car depuis plus de dix ans Tabou de Friedrich Wilhelm Murnau reste pour moi l’indétrônable Meilleur Film du Monde, tout innombrables que soient les concurrents sérieux à cette place de Numéro 1 (Les fleurs de Shanghai, Psychose, Lolita, etc. ). Continuer la lecture

(Livre) Zayni Barakat – Gamal Ghitany

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Je ne sais trop que penser de ce premier roman de Gamal Ghitany, auteur qui avant la lecture du livre m’était complètement inconnu (comme d’ailleurs une grande partie de la littérature égyptienne). Zayni Barakat est très bien écrit —ou, en tout cas, très bien traduit. Le roman a donc une voix, et même plusieurs, puisqu’il est polyphonique: ce style est magnifique, imagé, ne perd jamais le lecteur sans pourtant se priver d’arabesques stylistiques, d’allers et retours temporels, de constructions complexes. Et si j’ai lu jusqu’au bout ce roman, c’est bien que ces voix m’emportaient, me captivaient même, m’invitant à prolonger ma lecture. Et pourtant… Continuer la lecture

Bangkok, Les meilleurs bars de la ville qui ne dort jamais !

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Il y’a énormément d’endroits à visiter (temples, palais royal, restaurants, bars, etc.) dans la ville de Bangkok, capitale du royaume de Thaïlande. (On prononce Krungthep en thailandais) C’est l’une des villes les plus visitées au monde. Donc, tout bon touriste qui se respecte se doit d’y aller au moins une fois dans sa vie. Il y’a tellement de lieux intéressants dans cette ville que vous n’aurez pas assez de temps dans toute une vie pour tous les visiter.  Continuer la lecture

Jeu concours MaBièreBox

Devenez l’heureux propriétaire d’une box de bière MaBièreBox. 6 bières artisanales made in France à déguster sous le sapin avec un simple commentaire !

Noël c’est dans une semaine alors on vous gâte !

 

 

C’est toujours la fête à chaque début de mois avec la fine équipe de MaBièreBox. Recevoir directement dans sa boîte aux lettres une belle sélection de bières goûteuses, choisies avec soin par un incroyable biérologue, et provenant des meilleures brasseries de France.

 

UNE BIEREBOX DANS VOTRE BOITE AUX LETTRES JUSTE AVANT LES FÊTES

 

Pour gagner, partager le post Facebook sur votre mur et illustrez votre motivation en nous donnant en commentaire la chanson de Noël sur laquelle vous souhaiteriez déguster ce joli package… La ou le gagnant sera sélectionné(e) parmi les commentaires. Fin du jeu concours lundi 14h !

Bonne chance à toutes et à tous !

 

Pour ceux qui sont trop pressés, vous pouvez commander dès maintenant votre box ici.

Pourquoi les sales types nous font-ils rire ?

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C’est triste à dire, mais regarder les sales types faire des crasses aux autres, que ce soit au cinéma ou à la télévision, c’est toujours particulièrement drôle. Moralement, ce n’est pas correct, pourtant on ne peut s’empêcher de rire à pleines dents lorsqu’on voit le Sergent Hartman mettre la misère à ses soldats dans « Full Metal Jacket » ou lorsqu’un dingo entarte un pauvre passant lors d’une caméra cachée. Mais pourquoi le connard est-il si amusant à regarder? Tâchons de le découvrir…

Parce que que le sale type va toujours plus loin dans son comportement

Nous on essaye d’être des mecs biens, polis, serviables, et attentionnés. Mais lui, la morale « il s’en tape le cul sur la banquise », et il pousse sans cesse un peu plus les bornes de la décence. Au début, on est surpris, on ne comprend pas, on pense à quelque chose, mais on se dit qu’il ne va pas oser et puis finalement il ose. En général on retrouve ce genre de comportements dans les caméras cachées. Le monde regorge de ces mecs complètement fous qui font tout et n’importe quoi, pourvu que ce soit un truc improbable. En France, le grand spécialiste c’est Rémi Gaillard, qui prône ouvertement sa désinvolture, avec un slogan aussi direct, qu’explicite : « c’est en faisant n’importe quoi que l’on devient n’importe qui ». Comme ça au moins c’est clair, tu ne peux pas te tromper sur l’activité du bonhomme. Mais à ce petit jeu là, il semblerait que les Russes tiennent le titre de champion de la folie. Comme tout bon super héros, son identité demeure secrète, mais on le surnomme dans le milieu « super Connard », en tout cas sur YouTube où l’on peut voir ses exploits. Pas grand-chose à dire si ce n’est que le bonheur des uns fait le malheur des autres, comme bien souvent dans le domaine.

 Parce que le sale type met à bout ses congénères sans une once de remords

Il est le provocateur de ta classe de 6ème, celui qui fait le beau jusqu’à te faire sortir de tes gonds, sans jamais s’arrêter. Monter sur le ressort, il est ce Tyler Durden qui à la tronche en charpie et qui continue de se moquer, comme si rien ne pouvait l’arrêter. Car en définitif, rien ni personne ne peut le stopper. C’est ainsi que l’humour naît, à l’usure, travaillé au corps façon Frazier qui te tourne autour sans discontinuer. Toi, simple mortel, tu aurais lâché l’affaire depuis longtemps, mais lui, il est entraîné et calibré pour faire le relou et il ne s’arrêtera pas tant qu’il n’aura pas mis son interlocuteur au bord de la crise de nerfs. Notre maître à tous, François Damiens qui, par ses caméras cachées à travers  la Belgique, a réussi à s’imposer comme le champion de ce petit jeu de provocation plus ou moins assumé. C’est d’autant plus respectueux, que le commun des mortels ne pourrait pas tenir deux secondes dans ces joutes verbales assumées par François dit « l’embrouille ». On pourrait mettre tous les DVD tellement on est fans, mais on s’en tiendra simplement à ce passage, où l’embrouille joue un garde maritime déguisé en marin d’eau douce. Du grand art.

Parce que le sale type est moqueur, mais assez malin pour ne pas le montrer

Mettre en dérision son interlocuteur contre son plein gré, c’est le mélange entre la rhétorique et la malice, entre le « je te fais un croche-pied, mais je t’aide à te relever »,  le geste d’amabilité qui tourne en dérision l’être humain. La moquerie c’est salaud, mais c’est indéniablement quelque chose de drôle. Du Grand Journal à Jean-Yves Lafesse, ils en ont fait leur gagne-pain, en prenant à partie des passants dans la rue ou avant quelques manifestations pour les tourner au ridicule aux yeux du public. Tout le monde se souvient de quelques phrases filmées par l’équipe de Yann Barthès lorsque des fans exprimaient leurs joies ou leurs peines après différents concerts que se soit celui de Snoop Dogg ou de Pete Doherty. Au cinéma c’est Pierre Brochant qui prime sans cesse François Pignon, sans que celui-ci n’eût rien compris au manège mené par son hôte. Au début on a tendance à trouver ça malsain puis finalement on est pris au jeu, et on ne peut que rigoler devant la pertinence du propos et la justesse des mots. Il y a beaucoup d’exemples de moquerie, qu’on pourrait vous montrer, car il faut avouer qu’en France c’est presque un sport national. Mais, on va faire la place à ce cher Marc The Ugly, le nouveau sale type du net et accessoirement un flingueur professionnel. Il a la trempe d’un Laurent Baffie et la culture footballisitique d’un Thierry Rolland alors pour nous autres qui sommes des aficionados du ballon rond, on ne peut qu’applaudir des deux nageoires.

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Parce que le salle type est très suffisant, alors que c’est un tocard  

On a tous en nous un petit peu d’arrogance, puisque c’est un sentiment humain qui permet de s’affirmer en société. Mais ce qui peut être de la confiance en soi devient de la prétention lorsqu’elle est trop exacerbée. Dans la vie de tous les jours, on appelle ça un gros con, alors qu’au cinéma ou à la télévision on appelle ça un artiste. La seule différence c’est que le premier est sérieux alors que le second ne fait que jouer un rôle. Si le premier n’est pas fréquentable, le second est complètement hilarant si l’on ne le prend pas au premier degré. C’est cette autodérision non assumée qui uni tous les sales types du cinéma français, de Brice de Nice, à Hubert Bonisseur de la Bath alias OSS 117, en passant par Serge Benamou, se sont tous des frimeurs, qui se la raconte alors qu’ils sont complètement à côté de la plaque. C’est sûrement ce qui les rend si drôles et si sympathiques auprès du public.

Jouer le sale type n’est pas chose aisée, il est en revanche bien plus facile d’en être un dans la vraie vie. D’ailleurs très souvent,  les plus moralisateurs et les plus critiques à l’égard de ces différents personnages, sont ceux qui leur ressemblent le plus. Forcément on aime pas subir ce qu’on fait subir aux autres au quotidien…

Gignac chez les Tigres

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Hurluberlu vous livre en exclusivité le résumé de la saison 2016 d’ André-Pierre Gignac chez les Tigres UANL de Monterrey. Avis aux parieurs et aux fans. Ceci est une œuvre de fiction – do not take it seriously !

Gignac chez les Tigres : Viva Dédé !

Dans la chaleur de Monterrey, un zinc se pose sur le tarmac chauffé à blanc par la foule en délire. Cette marée humaine, tous drapeaux et fumigènes dehors, est là pour accueillir en grandes pompes la nouvelle idole du pays. André-Pierre Gignac, sombrero vissé sur la tête et t-shirt motif aztèque peine à se frayer un chemin à travers les quelques 2.5 millions (oui plus de la moitié de la ville) de fans hystériques sur le chemin du Stadio Universitario. Autant dire qu’avec une telle ferveur populaire, le néo-ex Marseillais ne regrette pas son choix. Enfin un public qui ne le sifflera pas et qui n’entonnera pas de chants grossiers sur son poids ou ses habitudes alimentaires…

La visite médicale est une simple formalité tant le Dédé est affuté au sortir de sa cure d’amaigrissement estivale. Les 2 semaines de congés en famille à Cancùn n’y changeront rien… Lors de sa présentation de rock-star, la nouvelle coqueluche nationale est acclamée par quelques 50 000 spectateurs et foule le tapis rouge au son d’un Color Gitano qui résonne dans tout Monterrey. Après quelques gestes techniques bien sentis et 5 ballons balancés au public, Dédé se sent pousser des ailes : « Vous êtes mon club de cœur, je réalise un rêve d’enfant, je vous aime… et en plus j’adore le guacamole ! ».  Le public est sous le charme, Dédé ne s’est pas trompé, ça valait vraiment le coup d’enterrer sa carrière en Equipe de France.

 

Gignac chez les Tigres : De Dédé à Beber !

Si l’histoire s’annonçait idyllique, la réalité est tout autre. Nous sommes le 5 Novembre et André-Pierre Gignac déguste seul un Super Dédé, le nouveau burrito qui porte son nom depuis son arrivée à Monterrey. Ce sandwich, résume à lui seul la mélancolie et le marasme dans lequel est plongé l’attaquant français. Pourtant tout y est… de bons ingrédients mais la sauce ne prend pas… Il faut dire que les problèmes se sont accumulés.

D’abord les joueurs locaux, un peu jaloux du statut de la nouvelle idole, ne sont pas plus accueillants qu’un Furiani un soir de derby, et pas moins inamicaux qu’un conquistador devant une tribu d’aztèques. Il faut dire que le penalty raté en finale de la Libertadores 2015 traine toujours dans les esprits… Mais merde quoi c’est impossible de se concentrer dans ces satanés stades… « C’est vrai qu’ils aiment pas le football comme en France les gringos d’El Volcan » dira Dédé sur le plateau du CFC. Le poids du transfert (5,5 m€ de salaire) pèse sur les épaules de Gignac. Lui qui pensait se débarrasser de la pression en quittant Marseille doit revêtir un costume de Zorro pour sauver les Tigres UANL bien mal embarqués en championnat.

Au niveau du jeu ça coince aussi. Dédé peine à trouver ses marques, il n’est que l’ombre du goléador redoutable des cassettes vidéos envoyées par Vincent Laburne aux scouts des Tigres. Seulement 3 buts et une passe décisive en 12 matchs depuis le début de la saison. C’est très clairement insuffisant pour un international français qui plantait goals sur goals sur le Vieux Port. Ce qui agace surtout ce sont les incroyables ratés de Dédé dont les exploits tournent sur toutes les chaines de TV locales. Au point même qu’on ne l’appelle plus Dédé mais Beber en référence à Bernardo, le valet muet ( on dit « muet devant le but«  ) de Zorro.

Bides toujours, les polémiques autour de la surcharge pondérale du striker alimentent de nouveau les gazettes et les talkshow. Il faut dire que Dédé n’est plus aussi svelte qu’à son arrivée, et ça se voit. En coulisse déjà car l’intendant du club qui ne l’avait pas prévu doit désormais commander des maillots dans une taille supérieure. En dehors du terrain aussi car Dédé à adopter le rythme de vie d’un loco de chez loco, Ronaldinho. Les deux champions enchaînent les grillades, les spring-break et les shots de tequila. Tout ceci enchante les bars et les restaurateurs locaux, mais beaucoup moins les dirigeants des Tigres qui flairent l’arnaque. Eux qui pensaient mettre la main sur un crack, ont en fait récupérer un ersatz de touriste américain lambda, splendide de beaufferie et incapable de planter une cacahuète à une équipe d’anonymes boliviens.

 

Gignac chez les Tigres : Le retour du buteur masqué !

C’est au fond du trou que Dédé va finalement trouver la lumière. Alors qu’il assiste, au premier rang, à un combat de catch local, voilà qu’un des lutteurs glisse depuis la troisième corde et s’écrase violemment sur le français. Avec une fracture de la clavicule, voilà que Dédé est contraint au congé médical. Les témoignages de soutiens affluent des 4 coins du Mexique, mais pas de France  où les observateurs sont obnubilés par la nouvelle starlette locale : Yassine Benzia – le 246e « Nouveau Zidane »

Cette convalescence est. L’homme semble également être transformé. Il reprend l’entrainement 5 jours après son réveil, contre l’avis du staff et adopte une hygiène de vie de marathonien. Naturellement les résultats et les performances reviennent, Dédé redevient la machine à buts redoutable de son époque Toulousaine et talonne désormais Bafé Gomis (il a signé à Guadalajara pendant la période de Noel) au classement des buteurs. Beber redevient Dédé – El Goleador Enmascarado, en référence à sa nouvelle célébration qui consiste à courir avec la main devant les yeux. Ce qui pose problème notamment contre le Yucatàn FC quand Dédé fonce tout droit vers les tribunes adverses sans s’en rendre compte… Les projectiles pleuvent mais Dédé s’en fout il a déjà connu bien pire à Rennes ou à Evian.

S’il est redevenu le leader technique et charismatique des Tigres, Dédé n’est pas totalement satisfait… Malgré un titre de champion remporté haut la main et un trophée de meilleur buteur glané à la barbe de Bafé Gomis, il reste encore un gout d’inachevé. Ce satané penalty lui trotte toujours dans la tête et l’empêche de faire sa sieste à l’ombre des cactus. Fort heureusement le destin décide qu’en 2016 la finale de la Libertadores sera un remake de la finale de 2015. Exit Lisandro Lopes, Dédé retrouve Bafé en finale pour un match qui sent la poudre et la Ligue 1. El Goleador, auteur d’un triplé OKLM, sera élu homme du match et Gomis quittera la pelouse au bout de 20 minutes suite à un malaise vagal. Gignac est enfin prophète en son – nouveau – pays et s’installe à la table des divinités contemporaines et des légendes des Tigres. Sa statue trône désormais sur l’esplanade qui mène au stade d’El Volcan et André-Pierre est devenu le prénom le plus donné dans les maternités de Monterrey chez les nourrissons tous sexes confondus…

Avec le sentiment du devoir accompli, Dédé peut désormais étudier en toute sérénité, la proposition de contrat du Réal Pattaya.

Affaire à suivre…

C’est maintenant que tu le découvres ? #9 Radio Elvis

Bonjour, Messieurs, Mesdames.

Aujourd’hui, nous parlons français, belles phrases, beaux mots, poésie, clavier, guitare. Joli programme en perspective pour parler de Radio Elvis.

Radio Elvis, C’est maintenant que tu le découvres ?

Certains diront que le train est déjà passé, que le groupe en question est sur les rails vers le succès et que les nouveaux fans seront ceux de la deuxième vague mais tant pis. Il reste quelques places dans les derniers wagons de Radio Elvis.

Bon si vous ratez le train c’est également de ma faute, cela fait une bonne année que je connais le groupe pour les avoir découverts au festival OUI FM en Mai 2015. Mais j’avoue ne pas avoir été tout de suite convaincu par le rock amoureux des parisiens.

Radio Elvis c’est trois garçons, Pierre Guénard, ancien slameur qui écrit et chante. Colin Russeil à la batterie et au clavier et Manu Ralambo à la guitare.

La français est très en vogue en ce moment, impossible de le nier, entre Izia et son album en français, l’émergence de Feu! Chatterton et l’amour de certains pays pour la nouvelle génération du rap français. (ici notre article avec Demi Portion pour les curieux). Radio Elvis apporte autre chose dans cette renaissance du français dans la musique. La poésie a une grande place dans les morceaux chantés et Pierre Guénard s’inspire de poèmes pour écrire les aventures décrites dans les chansons du trio.

Je vous disais tout à l’heure que je n’avais pas été tout de suite convaincu par les morceaux du groupe parisien. Mais qu’est ce qui m’a convaincu à devenir un amoureux inconditionnel de Radio Elvis ? Leur album. Les Conquêtes sorti le 1 Avril 2015 est un bijou de musique. Pour décrire au mieux ce qu’est cet album, je vais citer tout simplement la description disponible sur le site officiel du groupe :

« Les conquêtes sont des aventures qui entraînent sur les chemins de l’errance, les sens en alerte, au gré du vent, du sable, du soleil…. Métaphores amoureuses, aventureuses, exploration de soi ou quête spirituelle, chacun y trouvera sa propre conquête. Cet album tient en éveil. Nul repos possible au cours du voyage, mais l’envie perpétuelle de l’écouter sans arrêt. Toutes les chansons sont essentielles. »

Je n’ai pas grand chose d’autres à ajouter. Cet album est parfaitement construit de A à Z, il est fait pour être écouter dans l’ordre de la tracklist. Aucun morceau n’est à jeter, tout a son sens, tout est exact.

Le groupe fait beaucoup de scènes, je vous conseille fort logiquement d’aller y jeter un oeil et surtout une oreille.

Je vais sans doute continuer à parler de la langue française dans des futurs articles.

Bisous.

 

Tu en veux plus sur la série « C’est maintenant que tu le découvres ? ». C’est par ici.

Les Eurockéennes de Belfort 2015

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C’est sous une chaleur écrasante que s’est déroulée la 27 édition des Eurockéennes de Belfort. Les programmateurs ont encore fait fort, cette année ce sont 105 000 festivaliers qui ont foulé la terre du site Malsaucy. J’ai donc revêtu mon plus beau short et mes plus belles baskets sans oublier mes amies les lunettes de soleil et la crème solaire pour raconter ce marathon de trois jours essentiellement constitué de concerts et de bières mais aussi pour vous ramener quelques jolies photos.

JOUR 1 

Après avoir plantée ma tente et après avoir pris connaissance des horaires du jour, je retrouve les garçon de Cotton Claw qui jouent sur le club loggia (la plus petite scène du festival) à 23h00. Petite séance photo improvisée sur la camping au milieu des Tipi avant de rejoindre le site du festival armée du chapeau que le festival distribue avant de monter dans les navettes. Le visuel étant rose cette année celui ci ne déroge pas à la règle.

Cotton Claw – © IAMJUSTEEN

17h00, le festival ouvre ses portes. Malgré la chaleur encore présente à cette heure ci, je décide de commencer cette première journée avec Royal Blood, ces deux anglais que j’avais remarqué suite à leur reprise plutôt surprenante du titre de Lana Del Rey, West Coast. Je me dirige ensuite sur la Greenroom mais je vais vite changer d’avis car le métal de Black Rebel Society, très peu pour moi. Il y a une scène que j’adore particulièrement aux Eurockéennes c’est celle de la plage, c’est justement sur cette scène que je vais ensuite voir The Soft Moon, qui fut programmé suite à l’annulation, de Antemasque, et c’est pas plus mal. Oui mesdames et messieurs, la palme du Noise Rock romantique leur revient. Très beau moment. La Greenroom est ensuite assaillie par les festivaliers pour voir Fakear mettre le feu sur scène, ainsi que pour The Dø.

The Soft Moon – © IAMJUSTEEN

The Dø – © IAMJUSTEEN

JOUR 2

The Shoes – © IAMJUSTEEN

Le deuxième jour j’ai assisté à la conférence de presse de The Shoes, leur retour fait comme l’effet d’une bombe, ils présentaient cet année leur nouveau live à l’occasion de la sortie de leur deuxième album Chemicals en Octobre prochain. L’occasion pour les festivaliers présents de pouvoir écouter en live les nouveaux morceaux. Les deux Rémois se sont donc installés sur la plage, la programmation sur cette scène ayant été concoctée avec l’aide du groupe.

The Shoes – © IAMJUSTEEN

Au programme aussi cette deuxième journée, Jeanne Added qui a fait sensation sur le Club Loggia et que j’ai pu rencontrer pour une petite session photo. Un coup de cœur aussi pour Ibeyi sur la Greenroom. J’ai été un peu étonnée du peu de monde devant Etienne Daho, tout le contraire pour Christine & The Queen ou il était difficile de se frayer un chemin. Mais on va pas se le cacher le concert que j’attendais le plus était celui qui clôturait cette soirée. En effet le duo des Chemical Brothers ont littéralement enflammé la grande scène, pendant que Rone enchantait la plage avec ses créatures.

 

JOUR 3 

Et oui, c’est déjà le dernier jour. J’ai décidé de poser un peu mon appareil photo pour redevenir la festivalière lambda que j’aime être. Je commence d’abord par aller voir Damian Marley. Croyez le ou pas je suis déçue. Je m’attendais à quelque chose de tellement plus fort de la part du « fils de« . Je file donc sur la greenroom pour voir Eagles Of Death Metal, Et là une question me vient à l’esprit:  où est Josh Homme? Et oui le rouquin, figure emblématique des Queen Of The Stone Age est absent, cela n’empêche pas le groupe de faire le show. Je ne tarde pas à rejoindre la grande scène en essayant de m’avancer un maximum parmi cette foule qui attend avec impatience Die Antwoord, qui ont fait transpirer le public en enchaînant les tubes. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu le chanteur des Eagles Of Death Metal danser sur I Fink U Freeky.

Atmosphère beaucoup plus calme ensuite avec James Blake, le charme du jeune anglais et sa musique ensorcelante en a fait chavirer plus d’une. Un choix à faire pour les deux derniers concerts de la journée, s’asseoir sur la plage pour profiter du set de Flume et essayer de récupérer un peu de ces trois jours ou bien affronter la foule présente pour Sting et danser sur Roxane ?

Belle façon de clôturer cette 27 édition et de dire au revoir Belfort, à l’année prochaine j’espère.

C’est maintenant que tu le découvres ? #8 Ulrika Spacek

Salut.

Comme le dit si bien Frank Sinatra ci-dessus, ça faisait quand même quelques mois que mon nom n’était pas apparu sur le site. Si je devais donner une raison ce serait le planning, le temps m’ayant manqué autant qu’écrire m’avait manqué.

N’ayant pas d’inspiration pour trouver une transition entre l’introduction et l’artiste présenté, j’ai mis une photo.

Ulrika Spacek

Cinq anglais qui font de la musique, c’est le retour au complet des One Direction. Les « boys » comme ils aiment être appelé par leurs fans, dont l’accent british laissent parfois à désirer, reviennent avec les cheveux gras, de la barbe, des guitares, une basse, une batterie et tout plein de grammes à disperser dans le sang ou dans des feuilles à rouler.

Sur-productif depuis qu’ils sont basés sur leur deux nouveaux leaders : Rhys Edwards et Rhys Williams, les 1D qui pour avancer sereinement ont désormais choisi le pseudonyme « Ulrika Spacek » reviennent après un dernier album discret sorti en Novembre 2015. The Album Paranoia sorti le 5 Février 2016 devient le premier jet d’une renaissance pour les anglais qui souhaitent attirer un nouveau public, plus intime sans doute.

Il est marrant ton délire mais c’est quoi ? 

La formule des InRocks est très bien trouvée, ils définissent le groupe comme étant : « Entre Tame Impala et Radiohead ». Ulrika Spacek va faire le bonheur des amoureux de psyché. Si le terme succès est très faible pour définir la réussite de Tame Impala dans le monde, ce serait mentir si l’on disait que l’album d’Ulrika Spacek n’était pas inspiré par la vague amorcée, plus ou moins, par Kevin Parker et ses acolytes. Ulrika Spacek ajoute à sa musique une flopée de troubles psychiques et utilise moins de procédés électroniques que ses homologues australiens.

L’album, dont le titre « The Album Paranoia » annonce la couleur, est composé de 10 titres, il dure 45 min et plonge l’auditeur dans une bulle où se trouvent toutes sortes de substances moyennement licites et une succession de troubles tout aussi inquiétants. L’album joue sur un enchaînement d’ambiances qui oscillent entre énergie et morphine. On va synthétiser cela comme une expression de la schizophrénie, qui est un thème majeur dans les textes de l’album et de l’ambiance de l’album.

En conclusion, une belle expérience d’écoute dans la lignée d’un mouvement qui plaît de plus en plus, et un groupe qui peut devenir très productif dans les années à venir. L’écoute de l’album est possible ci-dessous.

La bise.

 

Tu en veux plus ?

Hurluberlu Mixtape # 2 – Aaron Scott

On ne va pas se mentir, chez Hurluberlu, Lyon est un peu notre fief, la ville d’où la majorité de la rédaction est issue et l’endroit où l’on aime à se retrouver lorsque nos différents emplois du temps nous le permettent.

C’est pour cette raison qu’on est assez fier de vous présenter un Lyonnais pour ce deuxième Hulu Mix. En effet après le duo sexy en provenance de Bruxelles nommé The Lizzies, c’est Aaron Scott, un jeune lyonnais de 18 berges, qui nous fait l’honneur de se produire dans notre « maison ».

Malgré son jeune âge, Aaron Scott a déjà un univers musical bien à lui, ancré entre la Nu Disco et la Deep House. Ce n’est pas vraiment un secret, électroniquement parlant, depuis 2010 la Deep connaît un succès incroyable en France, grâce notamment à des artistes comme Joris Delacroix, le label Roche Musique sur lequel étaient signés les excellents French Kiwi Juice, Cherokee, ou encore Kartell. Plus récemment c’est  Zimmer ou Darius qui représentaient l’Hexagone.

Bref, en France il y a une vraie tradition de musique Deep; emmenée par toute une génération de jeune gars qui assure, et Aaron Scott fait partie de la nouvelle vague du mouvement, et le garçon est chaud.

En l’espace de quelques mois il a sorti pas moins de trois EP et se retrouve sur la liste des DJs à mixer pour la prochaine soirée Zuper Klub au Ninkasi Kao au côté notamment de Sascha Braemer et Niconé .

« Chers auditeurs, je vous souhaite un doux voyage pendant l’écoute de cette mixtape qui pour moi a été un vrai périple. La technologie nous trahit quelques fois et c’est avec beaucoup de peine que je suis malgré tout parvenu à la fin de cette session ! Au programme retrouvez l’artillerie Française et Allemande joignant leur force dans une cohabitation musicale fraternelle, qui je l’espère vous ravira ! One Love Hurluberlu, bisous à vous ! » Aaron Scott

Art – La pop culture pour le droit des femmes d’AleXsandro Palombo

Wonder Woman a l’œil au beurre noir et Marge Simpson le nez en sang… Dans une série intitulée What kind of man are you (« Quel genre d’homme es-tu ? »). Le dessinateur italien AleXsandro Palombo dénonce sur son blog les violences conjugales à travers les héros des cartoons et dessins animés populaires. Sans texte d’introduction – seule une courte légende présente les personnages –, l’artiste adapte la vie de ces figures imaginaires à la vie réelle, quelques jours avant la Journée internationale de la femme, le 8 mars.

AleXsandro Palombo et la pop culture au service du droit des femmes

Superman et Wonder Woman

Une Française sur dix est victime de violences conjugales, selon le ministère des droits des femmes. En Europe, un tiers des femmes sondées ont été victimes de violences physiques ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans, selon une enquête conduite par l’Union européenne dévoilée mercredi 5 mars. Trop souvent cette violence est banalisée et trop souvent, les victimes n’osent malheureusement pas portées plaintes.

 

Popeye et Olive

 

Peter et Lois Griffin

 

Marge et Homer Simpson

 

 

Cendrillon et son prince

 

Barney Rubble et Wilma-Flinstone (aka la famille Pierrafeu)

Lorsque l’art sert des justes causes, c’est toujours agréable d’en faire la promotion, alors n’hésitez pas, partagez..

 

A lire aussi :

David Olkarny : Interview du photographe de la sensation.

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Cela fait depuis le début de sa carrière en 2011 que je suis de près le photographe David Olkarny. David Olkarny, c’est un belge de 27 ans qui a sa vie rythmée par le diaphragme de son appareil photo. Quand il n’est pas en train de shooter à Kinshasa, à l‘Ile Maurice, à Biarritz ou ailleurs, David en profite pour faire des photos de mariages, de portraits, de mode ou encore d’architecture. David Olkarny, c’est un peu votre pote facebook de trop, celui qui vous rappelle que votre vie peut toujours être plus cool que ce qu’elle n’est déjà. Mais bon … pourquoi le supprimer s’il nous fait voyager à travers ces photos ?

David Olkarny : Le photographe aux 250k « likes » Facebook.

Salut David : Bienvenue sur Hurluberlu et merci de prendre le temps de répondre à nos questions !
– Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour, David Olkarny, photographe. Je suis à la fois passionné et perfectionniste, impulsif et réfléchi. Je pense photo avant la prise. Au moment du shooting je m’adapte au lieu, aux conditions climatiques et à la personne pour créer une ambiance qui fasse appel à notre imaginaire. Ensuite, quand les images sont dans la boîte, je passe des heures à les magnifier et les peaufiner, homme de terrain doublé d’un vrai geek 😉

– Parle nous un peu de ton parcours …
Après être sorti du lycée, je suis parti en Australie pour me ressourcer et faire le vide pendant plusieurs mois. A mon retour, c’était confirmé, je voulais faire des études de cinéma. Et me voilà diplômé de l’Inraci. Ce n’est qu’en deuxième année que j’ai découvert l’univers de la photographie en achetant mon premier boîtier qui, à la base, était prévu pour les tournages et diverses captations. Cette passion est immédiatement devenue très prégnante dans ma vie, c’est que du bonheur. Je me suis d’ailleurs « professionnalisé » depuis septembre dernier !

– Le style David Olkarny, ça donne quoi ?
Des images colorées, un univers en extérieur hors des studios, une dose de surréel, d’imaginaire et d’apesanteur.. Il y a de nombreuses mises en scène avec des situations parfois un peu tirées par les cheveux. Cela me permet de me distraire de la réalité et de pouvoir présenter ma vision du monde.
Ma technique consiste en un travail relativement improvisé au moment de la prise de vue, avec la recherche d’une belle lumière pour ensuite passer en postproduction à retoucher les images pour parfois les transformer radicalement avec le photomontage.

– Plutôt numérique ou argentique ?
Numérique à 100% mais l’argentique me tente de plus en plus, je pense m’acheter un argentique moyen format, prochainement.

– Quel matériel utilises-tu ?
Un canon 5D mark II + 50mm 1.4

– Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la photo ?
Beaucoup d’éléments m’ont conduit à commencer la photographie. Les superbes photographies que je pouvais voir sur la toile me faisaient rêver, ensuite je fus émerveillé par la qualité des photos qui découlaient de mon nouveau joujou. La simple idée de pouvoir immortaliser des scènes intenses, voire de les créer, me faisait frissonner. Il fallait que je devienne photographe, c’était une évidence.

– As-tu un photographe de prédilection ?
Incontestablement Christophe Gilbert.

– Comment se passe une séance photo avec toi ?
C’est plutôt simple. Une fois le contact pris, on discute brièvement du style d’images et d’univers souhaité sans pour autant évoquer le terme « thème » que je trouve ringard et inapproprié. Ensuite, lors du shooting, sur 3, 4 lieux improvisés et/ou prévus, on se lâche, on mélange nos idées, on se découvre et on s’amuse tout en créant des images qui plairont, j’espère.
Dans mon cas, plus on planifie un shooting, plus c’est plat… L’improvisation sur le vif, c’est ça le secret… là où opère toute la magie.

– D’après toi, quelles sont les qualités requises pour être un bon photographe?
Globalement je dirais beaucoup de patience, de créativité, d’imagination et énormément d’ouverture d’esprit.

– Comment gères-tu ton activité de photographe vis-à-vis de tes proches ?
Je la vis très bien, ils me soutiennent à tout point de vue. Puis c’est pratique, je fais souvent appel à ma copine pour être mon modèle lors de mes inspirations soudaines  : )

– La photographie est-elle pour toi une sorte de thérapie ?
En quelque sorte, oui. La photographie ne m’apporte que du bien, que du positif.
C’est un équilibre dans ma vie, une ouverture vers l’humain. Tout à coup, grâce à la photographie, deux parfaits inconnus se rencontrent pour faire quelques photos et bien souvent le courant passe si bien qu’on crée des liens et parfois des amitiés se créent. Socialement, cet univers est une épatante thérapie.

– As-tu un coup de gueule, un message a faire passer, quelque chose qui te tient à cœur ?
Je déplore le fait que certains photographes ne se cantonnent qu’aux photos de studio. Aucun photographe ne devrait se limiter à une pièce avec un fond uni et quelques flashs. Je vois trop souvent ce genre de photos où une pseudo modèle est en petite tenue avec une pose suggestive, maquillée à outrance, le flash en plein visage.
J’ai juste envie de dire: allez dehors. Il y a tellement de magnifiques endroits extérieurs, peu importe le lieu. Tout est tellement plus vrai, spontané et naturel.
Si les photos en studio sont plus maniables, plus faciles à mettre en place, je trouve personnellement que les photos prises à l’extérieur, dans une ambiance météorologique peu clémente sont souvent plus percutantes.

– Comment te vois-tu dans dix ans ?
Dans le meilleur des mondes, j’aimerais juste vivre de ma passion.

– Y a-t-il toujours un message dans tes photos ? Si oui, lequel ?
Sans doute mais ce n’est pas à moi de le révéler. A la lecture d’un roman, chaque personne éprouve un ressenti. Idem pour la photo, à chacun son interprétation.

– Où trouves-tu ton inspiration ?
Au cinéma ou tout simplement dans mon quotidien : au volant de ma voiture, je repère des lieux, dans la file d’un magasin je suis frappé par l’expression d’un visage, en forêt je regarde les arbres avec les yeux de blanche-Neige 😉 ou le mobilier de ma maison me semble trop statique et j’ai envie de le « déménager ».

– Le mot de la fin ?
Osez sortir des studios, foncez, prenez froid, expérimentez, couchez-vous par terre pour shooter, faites-vous confiance mais surtout… innovez! Y a que ça de vrai en photographie !

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(Crédits photos : David Olkarny)

2D Among Us incruste des personnages de films ou de cartoons dans la réalité

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Les utilisateurs de 2D Among se sont amusés à incruster des personnages issus de films, de manga, de cartoons ou encore de jeux vidéo dans un univers réel. C’est un peu le principe de la réalité augmentée d’ailleurs qui est d’insérer un élément virtuel dans un environnement réel.

Ici les designers se sont bien amusés et vous pourrez voir à travers cette petite galerie des personnages cultes du petit comme du grand écran comme :

Lire notre article pour : Devenir un super-hero

A lire aussi : Lyon envahi par le côté obscure de la force

 

Demi Portion :  » Libre par mes convictions  » !

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Demi portion est devenu en l’espace d’une dizaine d’années, une figure reconnue et respectée dans le milieu du Hip Hop. Son réel talent d’écriture et un rap sans fioritures ni artifices de production triomphe en octobre 2011 avec Artisan du Bic. Ensuite viennent les EP Sous le Chocde 2010, Sous le Choc, Vol. 2 qui offre en octobre 2012 un avant-goût de l’album Les Histoires annoncé par Demi-Portion. Il faut en fait attendre un peu plus d’un an pour voir sortir ce deuxième album de seize titres le 25 novembre 2013. Toujours indépendant, Demi-Portion tourne abondamment pour survivre de son art.

En 2015, il sort l’album Dragon Rash qui fait référence à la série animée à succès Dragon Ball Z. Oxmo Puccino, Disiz, Aketo et Mokless l’accompagnent dans ce retour vers les années 1990.

On est parti à la rencontre de ce super Sayen du Mic, humble et d’une grandeur d’âme sans pareil,  lors d’un concert donné à Besançon.

Go !

Notre interview avec Demi Portion

Peux-tu évoquer tes débuts et d’où te vient ce blaz ?

J’ai commencé il y a 20 ans. On était six petits jeunes du quartier à Sète et on s’appelait les demi-portions. Certains rappaient, d’autres dansaient. Nous étions les demi-portions jusqu’en 2000 puis je me suis connecté à un autre MC qui s’appelle Sprinter et c’est là que j’ai utilisé ce blaz comme nom de scène.

Quelles différences y’a-t-il entre ton dernier album (Dragon Rash) et le précédent (les Histoires) ?

« Les histoires » est un album beaucoup plus calme, lent, avec deux feats que je compare à une musique de bibliothèque (rires). Je voyais une tournée acoustique que je n’ai malheureusement pu mettre en place.

En revanche Dragon rash est un peu plus rap au sens dur, un peu plus rythmique, ce que j’avais l’habitude de faire avec mes propres productions.

Tu apportes ta griffe sur plusieurs albums (Lacraps, Nakk Mendosa, La Rumeur, Guizmo…) c’est important les connexions entre artistes ?

Oui. J’ai toujours marché avec les collaborations, que ça soit sur mixtapes ou albums. Je privilégie les relations humaines avant l’artistique. Après tout dépend des opportunités qui s’offrent à moi. J’ai attendu 20 ans pour faire une collab’ avec Mokless de la Scred Connexion même si je le connais depuis très longtemps.

Le titre, (tout album confondus) sur lequel as-tu pris le plus de plaisir et dont tu es le plus fier ?

Je ne suis jamais fier de mon travail, j’ai du mal à m’écouter. Je dirais sur le morceau « Une chaise pour deux » avec monsieur Oxmo Puccino. C’était un honneur, il m’a donné de la force. Je suis fier qu’Oxmo ait accepté un petit mec comme moi.

Quelles sont tes influences musicales ?

Étant minot j’ai eu du mal à adhérer à Brassens. Puis en grandissant, je m’en suis rapproché artistiquement, j’ai fait quelques hommages pour lui à Sète sans le reprendre car c’est impossible. Côté rap français, j’en ai beaucoup ! Je pense à la Fonky family, la Scred, Rocé, Roca, la Mixture. Je suis un peu bloqué à « l’époque » mais j’écoute ce qui se fait actuellement. Je suis le meilleur ami de youtube. J’ai également beaucoup écouté de rap américain « East Coast » comme Jadakiss et j’ai été bercé par Gangstarr, DJ Premier et bien d’autres.

Le Rap c’est du texte avant tout, aimes-tu lire ?

Je suis un peu fâché avec les livres. Le dernier en date est « Les quatre accords toltèques » J’suis malade avec les bouquins mais j’essaie de m’y pencher de temps en temps.

Dans ce cas qu’est-ce qui te pousse à écrire ?

Ma source d’inspiration reste la vie de tous les jours, le vécu, mes déceptions, mes joies, tout ce que je peux imaginer.

Quel regard portes tu sur ton rap ?

Je ne me revendique pas puriste, mais comme un artiste underground indépendant. À Sète, on se devait de faire les choses seuls. Je suis libre aujourd’hui grâce aux convictions que j’ai pu garder.

Et sur le rap « commercial » que l’on peut écouter sur des grandes stations ?

Le rap évolue, il plaît à un autre public. Je n’écoute pas ça. Pour autant je ne me sens pas en guerre contre eux. On les respecte. Chacun doit voir sa musique pour son public. Mais quand je vois les textes de certains MC, c’est un peu chaud de faire écouter leurs textes à des petits. On n’est pas forcé d’écouter ça. On peut s’en sortir autrement et distribuer sa musique sur des réseaux parallèles. Le retour aux sources est en train de se faire et c’est bien.

Quels sont selon toi les trois traits de caractères qui te définissent ?

Timide, timide, timide (Rires). Non je dirais timide, discret et ouvert.

Pour finir, quel est selon toi le meilleur album de rap connu à ce jour ?

Le meilleur album de rap que j’ai écouté reste « Détournement de son » de Fabe. C’est un album qui parle de sujets qui sont encore d’actualité à l’heure actuelle et s’il revenait sur scène on répondrait présent.

Propos recueillis par  Théo GILLET

 

 

 

Le disque du mois #6 – Le voyage de Cascadeur

Le disque du mois de février: Ghost Surfer – Cascadeur

Bordel, déjà un mois de passé, et sans m’en rendre compte je m’aperçois que je n’ai rien écouté qui mérite vraiment son coup de projecteur.  C’est vrai, il y a bien le premier album du groupe Fauve, mais est-ce vraiment la peine de revenir sur un disque qui a déjà été commenté maintes et maintes fois.  En effet débarqué le 3 février dernier, la réputation du groupe n’est plus à faire. Provocant  une cohorte de fans enthousiastes et les escortes dithyrambiques de certains médias, à l’image des Inrocks, il y a quelques semaines, qui ont annoncé que 2014 serait “L’année FAUVE”, ou de Libération, dont la couverture du supplément culture  mettait en évidence “La folie FAUVE”. Ce n’est pas quelques haters plus ou moins prononcés qui changeront les choses, Fauve est bel et bien là, et son album « Vieux Frères », n’a pas déçu. Si musicalement, l’atmosphère laisse parfois à désirer, on se rend compte en l’écoutant qu’on n’est pas les seuls à être en galère, et ça fait vraiment du bien. On va vous épargner l’analyse psychologique, mais on vous conseille vivement de vous pencher ou de vous repencher sur la question Fauve, album à l’appui.

https://www.youtube.com/watch?v=RneIZ8xkUzI

Cascadeur, un succès à visage couvert 

Si il à l’air d’un pilote de formule 1, Cascadeur n’en demeure pas moins un artiste hors du commun

 

« Et si le succès français était lié à l’anonymat ? » –  c’est en tout cas la question que l’on pourrait se poser en voyant la réussite du duo de robots le plus célèbre de la planète qui avance à visage masqué depuis 2001 et la sortie de leur album Discovery. Sous couvert de vouloir préserver une vie privée distincte de celle qui anime leurs vies artistiques, les Daft Punk ont sans doute inventé la meilleure technique de communication de la décennie. Stratagème qu’utilise aussi le collectif Fauve et dans un autre registre Cascadeur. Le jeune est vêtu depuis ses débuts d’un masque de catcheur sud-américain sur lequel il pose un magnifique casque de moto, une singularité qu’il pousse jusqu’à son nom de scène. En avançant masqué, Cascadeur a centré toutes les attentions sur sa musique et non sur sa personnalité, à l’instar de certains artistes qui sont des personnalités publiques avant d’être des musiciens (quoi Miley Cyrus est musicienne ? Je ne savais pas..)

 

Cascadeur, un espoir devenu grand

Derrière le casque se cache,  Alexandre Longo, ancien clavier du groupe de l’Est de la France, Orwell, et chanteur à l’écriture lunaire. Initialement étudiant en design, il a finalement prie le parie de la musique, pour notre grand plaisir.  C’est en  2008, l’année où il fut lauréat du concours des Inrocks,  qu’Alexandre Longo  a vraiment inventé la pop  sensuelle et mélancolique, qui le caractérise.  Son premier album « The Human Octopus » , porté par le tube Walker, lui a permis une tournée de 150 concerts et un succès national.  Dans ses ballades aériennes, très majoritairement chantées en anglais, il décline ses violons ambitieux, ses nappes de claviers, ses guitares atmosphériques ; tout un univers enchanté.

Ghost Surfer, le voyage vers l’inconnu

 

Si vous aimez le piano, les mélodies planantes, et que vous voulez vous embarquer dans un voyage aux confins de la rêverie, alors cet album est fait pour vous.  Construit comme une petite promenade sonore avec ses étapes et ses invités, Ghost Surfer est le périple de Cascadeur pour faire voyager son auditeur. En effet sur les seize pistes qui composent l’album, on retrouve les jazzmens Tigran Hamasyan et Médéric Collignon, les membres du groupe indé américain Midlake, le leader des Tindersticks, Stuart Staples, l’un des quatre DJ de C2C, Pfel, ou le chanteur français Christophe.

 

On vous conseille de vous ouvrir une bonne bouteille, de vous poser bien confortablement et vous laisser embarquer dans ce voyage improvisé avec cet inconnu casqué. Vous ne le regretterez pas.


Pour les plus motivé d’entre vous, Cascadeur sera le 12 mars prochain au Bataclan.