Tu sais que tu es étudiant expatrié à l’étranger quand…

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Depuis la chute du mur de Berlin en  1989, les frontières européennes se sont ouvertes, les compagnies de transports se sont améliorées et il est devenu tout à fait commun pour la jeunesse de France de partir étudier à l’étranger. De cette globalisation des échanges a émergé une nouvelle génération de  « citoyens du Monde »  qui prône « l’Erasmus Way of Life ». 

Tu sais que tu es étudiant expatrié quand…

 

… Tes films préférés c’est  l’Auberge Espagnole et Lost  In Translation

… Tu sais que où que tu ailles tu vas croiser des Espagnols : ils sont partout dans le monde (sauf en Espagne)

… Ta joie ultime est de te faire envoyer de la bouffe française par tes parents (le trio, saucisson, Camembert, vin rouge  devient sacré à tes yeux)

 

Car tu sais très bien que cette photo de fromage aura plus de « like » que n’importe quelle autre photo Instagram

… Tu es étudiant en Erasmus et ton emploi du temps se résume à 3h de cours par semaine

… Tu n’as pas une valise, mais un sac à dos, c’est bien plus facile pour partir en roadtrip

… Tu as arrêté d’acheter du vin français, car dans n’importe quel pays du monde, tu sais qu’il te faudrait vendre ton MacBook pour faire l’acquisition d’un simple carton de six bouteilles.

… Pour  toi, il n’y a pas d’heure pour l’apéro (même si tu as mal vécu le premier pot avec tes nouveaux colocs ; forcément lorsqu’il faut boire du sakai à l’heure française du petit déjeuner, il faut avoir l’estomac solide)

… Tu as renoncé d’ expliquer en soirée quelle est ta ville natale. Avec les mecs, tu préfères tout miser sur les clubs de Ligue 1 (PSG, OL, OM, LOSC, ASSE, la géographie française « du ballon rond»). Avec les filles tu leurs dit juste « Paris »

… Tu as compris qu’il ne fallait pas faire de jeux d’alcool avec un Écossais ou avec un Russe, par contre tu fais le caïd avec les asiatiques (nul besoin d’aller embêter la standardiste de la Licra, ceci est de l’humour)

… Chaque fois que tu prends l’avion pour des vols internes européens, tu vérifies 12 fois si ton sac fait moins de 20 kg

… Tu es un utilisateur de Couchsurfing, car tu as compris que tu dormais rarement seul dans le canapé (coquin(e) va !)

… Tu as été  le seul à comprendre pourquoi  WhatsApp avait été rachetée 19 milliards de dollars par Facebook

… Pour la première fois de ta vie des gens ton appeler « Zizou » lors d’une partie de foot (parce que tu étais le seul français)

Tu as bien compris que ce n’était pas pour tes talents footbalistiques,mais simplement parce que tu étais le seul français de l’équipe

 

 … Tu as essayé d’initier tes potes étrangers à Brel, puis tu t’es souvenu qu’il était belge

… Tu as renoncé à acheter du fromage, (car non, le Cheddar n’est pas du fromage)

 … À l’instar  de Montebourg,  tu penses que le French Kiss est la chose qui s’exporte le mieux

… Tu as compris que niveau football, la France ne faisait plus peur à personne lorsqu’au moment de la qualification pour la coupe du monde, aucun bar de ta ville ne retransmettait le match contre l’Ukraine

…. Tu as compris que la meilleure façon de communiquer avec l’habitant était de partager un verre (souvent plus)

… Du coup, à forcer de « communiquer », tu vas  arrêter de boire en rentrant en France, car tu commences à avoir peur pour ton foie (enfin après les soirées de retour)

… Tu as ramené des cadeaux tout moisis à tes potes et tes parents car il te restait plus assez d’argent (c’est ainsi que tu t’es retrouves à la tête d’une collection de porte clef « panda » ou de bracelet porte bonheur en poile de chèvre, « j’te jure tout le monde en portent là-bas« ..)

…Chaque jour, tu essaies que ta vie ressemble à celle d’Antoine de Maximy, mais bizarrement tes randonnées en Go Pro ne rendent pas pareil

… Tu étais pudique,  avant de vivre deux semaines dans une auberge de jeunesse où tu logeais dans un dortoir avec quarante autres personnes sans aucune  intimidée (à part les rideaux, des six malheureuses douches, qui trônaient au fond du bazar)

… Lorsque  tu ne sais pas quoi faire, tu lies Kerouac, ou Jules Vernes, pour te convaincre que, toi aussi, tu es un grand voyageur

… Tu sais reconnaître un compatriote, car c’est le seul qui n’est pas un fan de musculation (en gros, c’est le petit sec avec le maillot de bain Vilebrequin)

… Tu trouvais que porter des tongs c’était la honte absolue avant d’aller passer un an en Australie

… Tu as déjà passé une aprèm à chercher de la tapenade d’Olive noire pour un diner avec ta correspondante suédoise

… Tu as le fameux sweat à capuche « I love«  de la destination où tu viens de passer six mois (New-York c’est d’ailleurs bien plus classe que Canberra)

… Tu pensais que la vie à l’étranger allait se passer comme le film « à nous les petites Anglaises », mais en fait ça ressemble plus au  film « À bord du Limitaded Darjeling »: une longue galère entre potes.

… Tu as essayé de convaincre ton colocataire canadien que Johnny Halliday était un grand rockeur  (au moins digne du All Rock of Fame)

…. Au début,  tu faisais tes courses en regardant les images sur les emballages (tu as d’ailleurs dégoté des sacrés trouvailles gustatives, mais tu les gardes pour toi)

… Tu as compris pourquoi les Nuls chantaient, « en espadrille on a l’air d’un con », lorsque tu t’es ramené au premier barbuc organisé par les mecs de ta résidence, qui ton demandé si tu t’appelais pas Aladin avec tes babouches.

… Tu n’hésites pas à te taper 8h de voiture dans le week-end pour aller voir une ville, alors qu’en France, tu n’aurais pas fait 100 bornes

… Tu es un adepte du dicton: « ce qui se passe à l’étranger, reste à l’étranger »

… Expatrié dans un pays anglo-saxon, tu sais que si tu oublies ta carte d’identité, ta soirée est fini car on te l’a demande TOUT le temps (même pour acheter du vin blanc  pour faire une fondu savoyarde…)

… Tu as connu tellement de galères que tu te sens plus proche de tes nouveaux potes expats que certains potes Français que tu connais depuis 2 ans ! (Mais en rentrant, tu ne leurs racontera uniquement les parties de rigolades et les soirées se finissant à midi!)

 … Tu  te tapes des barres lorsque tes potes étrangers essayent de parler français avec toi

Crédit photo: Guilaume Depierre

Quelle bouteille ramener en soirée?

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Chaque samedi soir, c’est la même galère, on a une soirée de prévu et on reste planté des heures devant le rayon bibine de chez Carrefour Market en attendant que la chips de M. Pringles vienne nous conseiller sur la « tise » à choisir. Entre le pote qui est sec comme un désert Mauritanien et l’autre cuistre qui a gagné son pari combiné sur Betclic, l’histoire est mal embarquée pour arriver à se mettre d’accord. Du coup, entre la bière de clodo et la bouteille de Talisker millésimée, on est resté à faire les cent pas dans le magasin jusqu’à se retrouver  nez à nez avec un paquet de poissons panés Findus,  ce qui est pourtant le dernier truc qu’on avait prévu de ramener à la soirée.

Finalement, et comme trop souvent, on est sorti sans vraiment avoir acheté ce qu’on voulait, avec une figurine PEZ et deux bouteilles de vins « moelleux », qui nous ont fait passées pour des pingres toute la soirée.

Le choix de ce que vous ramenez à boire en soirée, impact finalement, durablement le déroulement de votre nuit et il est conseillé de bien réfléchir avant d’investir. D’autant plus si c’est la fin du mois et que votre nourriture se caractérise essentiellement par des nouilles chinoises instantanées, aromatisées à la sauce Samouraï. On vous propose donc trois plans: le classique, l’économe et le sophistiqué, à vous de voir…

Petit guide d’utilisation de la bouteille à ramener en soirée:

 

Les classiques

En guise de classique, on parle de formules vues et revues, avec laquelle on sûr de faire le taf. Le fameux 4-4-2 de la bouteille de soirée, le triptyque: whisky, vodka, gin. Avec une de ces trois quilles, dans un ratio équilibré bouteilles/personnes, un hôte normalement constitué ne pourra jamais vous refuser les portes de sa demeure même si vous ramenez votre collègue de stage et son cousin de passage dans votre ville. Pour ces trois bouteilles, vous pouvez aisément miser sur du premier prix, distillé respectivement avec du Coca, du Red-Bull ou du Tonic, le breuvage n’en sera que très peu affaibli.

Bouteilles de Club Mate au repos

Si vous arrivez à mettre la main sur du Club Mate, une boisson  allemande sans alcool à base de café,  vous dégagerez  l’impression d’être un grand voyageur, à la manière d’Indiana Jones, ce qui est idéal pour épater les filles, pour un peu que vous ayez  quelques notions d’archéologie. En plus, le gout du Mate est tellement fort, qu’il couvrira tous les types de vodkas, même les plus affreuses.  De toute façon c’est dans ce genre de situation, que la phrase d’Alfred De Musset prend tout son sens, « qu’importe le flacon, pourvu qu’il y est l’ivresse », et l’on sait qu’après quelques verres d’un alcool qui tourne généralement autour de 40°, vous serez forcément bien armés pour affronter la rudesse de la nuit.

La bouteille de choix: Si vous avez un peu de tune sur le compte en banque, on vous conseille d’acquérir le bourbon du Tennessee le plus fameux du monde, ce bon vieux Jack Daniels.

Non pas, à cause du fait que  se soit la boisson favorite de Booba ou de Jack Nicholson dans Shining, mais parce que son petit arrière goût de miel passe toujours bien. Surtout, qu’à la différence de la « Rachmaninoff » de grandes surfaces, vous n’aurez pas un petit singe qui jouera des cymbales dans votre crâne  le lendemain matin…

Les économiques

Le duc de Charmeuil

D’entrée de jeu, on élimine la mythique bouteille de Villageoise, qui se caractérise par un contenant en plastique avec un bouchon à vis, dont la seule indication du cépage en quatre mots garantit un tordage de boyaux de tous les diables; « vin originaire de l’Union Européenne ». On passe aussi sur  Le Duc de Charmeuil,  ce mousseux  à 1 euros la bouteille (0,76  centimes tout du moins à l’époque, mais sus à l’avarice) car  aucun organisme normalement constitué ne pourrait supporter plus d’une bouteille et demi sans percer un trou dans la paroi de son estomac. Enfin, on passe aussi sur la bière FAXE 10% qui malgré des mensurations alléchantes,  1 Litre, 10 degrés, 3 euros et des bananes, n’a aucun gout, si ce n’est celui de l’alcool.

On peut lui reconnaitre tout de même, le format pratique de 1000 ml d’aluminium, qui peut se transporter facilement et même se ranger dans les poches, notamment lorsqu’il s’agit de se déplacer dans un milieu urbain. Cela  peut ainsi devenir le meilleur plan si l’on va en festival, avec quelques beaux breuvages comme la AMSTERDAM MAXIMATOR à  11,6 degrés en format de 50 cl ou la KRONENBOURG 7,2% , elle aussi en format pocket. (Il faut tout de même être un gourmand)

En bon français, on est plutôt  fan des petits plants vins, qui vous feront passer pour un esthète cultivé auprès des zouzs que vous aller être amener à rencontrer.

Chez Nicolas d’abord, il y a un excellent Château Mirefleurs 2011, un bordeaux supérieur, finement boisé, à servir frais à 7,75 euros. Ensuite, il y le Prosecco, idéal lorsqu’on est en phase « apéro tranquille », puisque sa texture moussante et fruitée accompagne parfaitement un pain surprise ou un Monster Munch, le tout  à 6, 30 euros la bouteille. Enfin les Viognier premier prix qui sont caractérisés par un nez de fruits exotiques, et qui plaisent vraiment aux meufs, sont entre 5 et 7 euros.

Chez Monoprix, les sélection du jury qui tournent autours de 5 euros, sont toujours très complètes et en plus, elles sont calées à l’entrée du magasin, donc on ne peut pas les louper.

D’une manière plus générale, le Côte du Rhône est une valeur sûre, qui tout en colorant les dents, permettra de discuter bouquin et musique en ayant du fruit en bouche pour pas cher.

Bouteille de choix: Caïpirinha Velho Barreiro de chez Nicolas à 3 euros la bouteille de 20 cl. Ce n’est pas la même que celle qu’on buvait cette été sur la plage de Copacabana, mais selon les mots de Nico c’est «  une  boisson avec une robe trouble verdâtre, nez frais de citron sans excès. Acidité mordante puis sucré. Franc avec une finale capiteuse et acidulée. ». Assez aguichant non ?

Les sophistiqués

Par principe, le kit de cocktail est composé généralement d’un shaker, d’une passoire  et d’un doseur double à alcool. Mais ce n’est pas forcément le meilleur plan, lorsqu’on ambitionne une tourné d’appartements qui s’étend  généralement sur plusieurs kilomètres.

Il existe néanmoins quelques astuces pour picoler sophistiqué  et ainsi se mettre bien pour pas trop cher.

Sacré Ernest…

Le Bloody Mary est un cocktail inventé par l’écrivain Ernest Hemingway  qui,  craignant les colères de sa femme, Mary Welsh, qu’il surnommait Bloody Mary  (la vénère Mary) demanda au barman de  l’hôtel Ritz de lui créer un cocktail « sans-odeur » après lui avoir dit « ma femme ne veut plus que je boive, quand je rentre, elle respire mon haleine et elle m’engueule ».

Étant donné que c’est vraiment la galère de ramener son « Bloody kit » avec  de la vodka, du jus de tomate, du jus de citron, de la sauce Tabasco, de la sauce Worcestershire, du  poivre et du sel au céleri. On conseille tout simplement de se munir d’une vodka et d’un Gaspacho de tomate Alval en guise de soft. Si au début, on peut vous prendre pour un fou, le résultat final est tout à fait surprenant, aussi bien au niveau du gout, que de l’effet, et de l’aura que vous aller avoir après des convives qui seront intrigués par votre génie. On dit ça, en toute modestie bien sûr…

L’Americano, est le cocktail qui, selon Hank Moody (le héros de Californication),  plait le plus aux femmes. Étant donné la réputation du bonhomme, qui n’est plus à démontrer, on peut facilement se laisser tenter par ce breuvage acidulé aux effets décontractants. Pour faire les choses de manière exact, il faudrait (en théorie) se munir d’une bouteille de Martini Rouge (50%) , d’une bouteille de  Bitter Campari  (35 %) et d’une bouteille de Martini Dry (15%). Seul les deux premiers ingrédients suffisent, en faisant 2/3 de Martini Rouge et 1/3 de Bitter Campari vous arriverez à faire une boisson tout à fait agréable en faisant l’économie de 20 doll’s

La Tequilla Sunrise, a l’avantage d’être assez costaux en alcool tout en étant ultra déshydratante, ce qui est le bon plan pour les bavards qui aiment discuter en soirée ou des gens qui ont souvent soif (comme nous). Il suffit de se munir de Tequilla et de jus d’orange (milieu de gamme). Au niveau du dosage, il faut se la jouer réglementaire, c’est à dire 30% de Tequila et 70 % de jus d’orange.

Bouteille de choix: Le Jägermeister, parce que c’est la « Deutsch Qualität » et qu’en shoot avec du Red-Bull, on peut être sûr de danser jusqu’au bout de la nuit avec cette fille qui semble s’ennuyer désespérément sur le balcon.

Voilà, on vous a donné quelques  techniques pour être sûr de ramener la bonne bouteille en soirée. On espère que ça vous servira pour la prochaine fois. Si vous avez d’autres plans, n’hésitez pas à nous le faire savoir…

Cordialement

PS : A lire aussi notre article cool pour apprendre à attirer l’attention du barman !

Tendance : l’appareil dentaire, dernier accessoire mode en Asie ?

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A l’heure où les prothésistes dentaires occidentaux rivalisent d’inventivité pour proposer des appareils aussi discrets que possible , les adolescents indonésiens, chinois ou thaïlandais s’arrachent, quant à eux, les bagues métalliques comme s’il s’agissait du dernier accessoire à la mode. Mais contrairement à un sac à main, un headband ou à des boucles d’oreilles, ces appareils dentaires peuvent causer d’importants dommages dentaires mais également entraîner de sérieuses complications pour la santé en générale. Décryptage d’un phénomène pas aussi anodin qu’on pourrait le croire.  Continuer la lecture

Notre sélection des 20 femmes les plus sexy de l’année

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De nos jours, avoir gagné à la grande loterie du code génétique et avoir trouvé un super styliste ne suffisent plus à faire partie des femmes les plus attirantes et les plus incroyables du monde. Il faut ce petit plus qui fait la différence, et croyez nous, les 20 créatures dont nous allons parler ici on bien plus qu’un « petit truc en plus ». Continuer la lecture

Réussir son gala sans gamelle en 3 étapes

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GALA : CONSEIL AUX CANDIDATS :

C’est la fin de l’année, les oiseaux chantent, le soleil brille, les fleurs vacillent avec la douce brise d’été. Bref, c’est bientôt les vacances. Vos examens sont bientôt finis ou peut-être déjà terminés. Mais avant de pouvoir aller faire du farniente tout l’été sur la plage en reluquant les faux mannequins qui arborent tranquillement le sable chaud, il vous reste peut-être une dernière épreuve : Le gala de fin d’année. Et pour ne pas risquer un rattrapage dans ce domaine, je vous propose une petite révision pour le réussir sans gamelle.

1) Choisir la tenue adéquate

Si vous voulez déjà pouvoir obtenir la moyenne à l’épreuve du gala, ne commettez par l’affront de confondre « gala » et « bal ». Pour une grande majorité des écoles organisant un gala, celui-ci ressemble aux autres soirées organisées par le BDE avec pour seules particularités les habits des convives et la qualité des boissons distribuées. Ainsi, vous devrez choisir votre tenue en conséquence. En effet, il est si vite arrivé de faire un petit tour dans le fumoir avec votre camarade un peu trop éméché qui vous troue le pantalon de costume avec sa cigarette brulante. (Même si le mieux reste d’arrêter de fumer bien sûr). Pour éviter ce genre de déboires, si vous devez acheter une tenue spécialement pour l’occasion, il est recommandé de jeter un petit coup d’œil sur l’étiquette.

Les filles, à ceci peut s’ajouter la longueur de votre robe si vous aviez prévu une longue tenue. Imaginez une magnifique longue robe de bal que vous avez payé l’équivalent d’un demi salaire qui traine au final dans l’alcool et autres fluides qui jonchent le sol.

2) Savoir danser

Une fois habillé comme un véritable tombeur avec les cheveux coiffés, la chemise boutonnée et la cravate correctement nouée (c’est à dire aligner le bas du grand pan avec niveau de la boucle de la ceinture), on peut bien se dire que vous n’avez pas fait tous ces efforts pour, finalement, sauter bêtement sur la pointe des pieds en levant un bras. C’est alors que vous apprendrez à danser pour coordonner votre tenue avec vos actes.

Pour ce faire, pourquoi ne pas essayer de danser avec un balai dans votre chambre. En plus, cela plaira à votre compagne, colocataire, mère ou toute autre personne vivant avec vous, de vous voir manier un balai. Vous pouvez aussi utiliser votre ami en ligne de toujours qu’est Google pour rechercher le nombre de pas associé à chaque danse, comment reconnaître une danse à son rythme, mais là nous rentrons dans quelque chose de plus technique réservé à ceux qui visent la mention.

Pour ceux qui ont pris l’option « drague » à l’épreuve du gala, je pense qu’il est inutile de le rappeler mais mieux vaut prévenir que guérir : vous aurez des points bonus si vous maîtrisez l’art de Billy Eliott vous permettant de valider les deux épreuves d’une seule traite.

3) Se respecter soi-même

Ce dernier point est facultatif mais peut faire la différence entre les bonnes copies et les très bonnes copies. On vous l’a répété maintes et maintes fois, la conclusion est importante et permet de se démarquer et il en est de même pour les exercices pratiques.

De plus si vous ratez ce point, vous risquez de dégrader tous vos efforts précédents. Un verre de trop et c’est la tenue qui finit tachée d’une couleur variable à l’odeur nauséabonde et des danses qui ressemblent plus à la maladie de Parkinson qu’au traditionnel slow ou au bon vieux rock’n roll.

Nous ne le rappellerons jamais assez, ceci est une épreuve et non un concours. Donc, merci de ne pas ruiner le travail des autres candidats en leur renversant le contenu votre verre sur leurs tenues que ce soit de manière manuelle… ou orale.

J’attends de vous des excellents travaux et espère ne pas voir de lecteurs fidèles à Hurluberlu.fr aller aux rattrapages et gâcher le début de leur été.

Bonne chance à tous les candidats.

Etre une femme sans enfant mais… heureuse !

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Même si cela n’est pas toujours simple, on peut être une femme sans enfant et ne pas vivre dans l’éternel regret de ne pas en avoir eu. Enquête et témoignages.

Toutes les femmes que nous avons rencontrées n’ont pas nécessairement choisi de ne pas avoir d’enfant, mais cela ne les empêche pas de vivre et d’aimer. Mariées ou pas, elles travaillent et ont une vie sociale riche.

Comment ressent-on le fait de ne pas être mère dans une société qui considère la maternité comme l’accomplissement des femmes ?

Agnès, 55 ans, revendique haut et fort son choix. Créateur de costumes (elle refuse que l’on dise “créatrice”), elle est passionnée par son métier qu’elle vit comme une véritable vocation et constate qu’il est tout simplement incompatible avec la maternité :

« J’ai décidé à 12 ans environ que je n’aurais pas d’enfant. Je ne voulais pas être une femme “femelle’ J’assume parfaitement ma féminité physique, mais moins la fonction de mère. Dans un métier comme le mien, on travaille parfois jusqu’à seize heures par jour, on est appelé à partir souvent à l’étranger sur des tournages. C’est totalement incompatible avec la maternité. D’ailleurs, je le vois bien autour de moi : dès qu’elles ont des enfants, les femmes arrêtent ce métier.

Avec un enfant, on sacrifie soit sa vie professionnelle, soit sa vie privée. Mon métier est ma passion, je n’ai jamais ressenti la nécessité d’avoir un enfant. »

Mon métier est ma passion, je n’ai jamais ressenti la nécessité d’avoir un enfant. Agnès 55 ans

Il est vrai que les femmes qui n’ont pas eu d’enfants et n’en auront plus ont, par définition, passé le cap de l’horloge biologique. Elles ont toutes plus de quarante ans. C’est la fameuse génération des baby-boomers, de la contraception et du féminisme. Celle qui a pu avoir le choix de travailler, d’être femme et mère, ou mère tout court. Ou femme et pas mère, qui a refusé le rôle traditionnel des femmes exclusivement définies par la maternité ou, pour certaines, la soumission aux hommes.

Plus jeune qu’Agnès, Elisabeth, 40 ans, n’a effectivement aucune envie de ressembler à sa mère : « On peut vivre heureuse sans enfant ! » s’insurge-t-elle.

« Si j’avais vraiment voulu un enfant, j’aurais pu en avoir, explique-t-elle. Mais ma mère a été’ “la victime” de mon père. Je n’ai pas envie de ressembler à cette image de femme. »

La pression sociale pousse à se justifier en permanence

Notre société est ainsi faite qu’une femme sans enfant suscite toujours des interrogations.

Serait-elle homosexuelle ? Quand elles ont un mari, un compagnon attitré ou bien des aventures, les questions fusent. « Tu ne veux pas d’enfant ? » ou encore « Quand est-ce que tu fais un enfant ?« …

Une pression sociale très forte, souvent ressentie de manière intrusive, voire violente, contraint ces femmes à toujours devoir se justifier. Arrivées à un certain âge, certaines trouvent la parade en répondant : “Je suis trop vieille.

Mais tant qu’elles ne sont pas ménopausées, elles doivent bien répondre. Or, dans la vie des femmes, beaucoup de sujets de conversation tournent autour des enfants : chez le coiffeur, dans les dîners et, évidemment, en… famille. Ce qui les amène toutes, à un moment ou l’autre, à se poser des questions sur elles-mêmes.

Un renoncement qui oblige à faire un travail de deuil

Les questions que pose l’entourage de manière souvent indiscrète renvoient les femmes à leur propre intimité.

« Dire que l’on est heureuse sans enfant, c’est souvent avoir effectué ce qu’en psychanalyse nous appelons un travail de reconstruction, il y a un travail progressif de l’ordre du renoncement. »

Difficile à admettre et à reconnaître pour Marie, qui se réjouit : « Je vais avoir 42 ans la semaine prochaine. Ouf ! Bientôt je ne pourrai plus en avoir, formidable ! Si j’en avais voulu un, j’aurais pu. Je n’ai jamais dérapé. Jamais été enceinte. J’ai toujours pris la pilule. Je fais partie d’une catégorie de femmes, comme certains hommes, qui n’ont pas envie d’enfant. »

Agnès, l’artiste, qui a réussi à concilier sa passion pour son métier avec une vie de couple riche qui dure depuis près de vingt ans parle de choix, mais refuse l’idée de renoncement.

Pas Angelina, qui a fait une psychothérapie pendant quatre ans, après qu’Alex l’ait quittée au bout de vingt-cinq ans de vie commune, la laissant définitivement sans enfant :

« Autrefois, quand les femmes me racontaient leur grossesse et leur accouchement, c’était une vraie douleur pour moi.

L’avis des autres m’importe peu. Évidemment je me demande parfois si je suis passée à côté de quelque chose. Est-ce que des enfants m’auraient fait avancer ?

Aujourd’hui, je l’ai dépassée. J’aurais pu partir et avoir un enfant avec un autre homme. Pourquoi est-ce lui que j’ai tant aimé ? Cette passion n’a-t-elle pas été un refuge ? En fait, il était un enfant. Je le maternais beaucoup. Par son calme, il me rassurait. Par son côté désemparé et enfantin, il m’attendrissait… »

Marie et Angelina sont de merveilleuses complices pour des ribambelles d’enfants à qui elles envoient des petits mots et des cadeaux. Comme des grandes sœurs. Pas du tout comme des “mères de substitution”.

Il y a un passage dans une autre génération qui ne se fait pas. Comme un désir d’une éternelle jeunesse, avec une négation de l’éventualité du vieillissement.

« Je suis une fille, dit effectivement Elisabeth. Pas une femme. Je vis comme une éternelle adolescente. Je ne me vois pas faire des promenades en famille le dimanche. Transmettre la douleur que j’ai ressentie quand j’étais moi-même une enfant.

Avoir un enfant est une coupure entre l’adolescence et l’âge adulte. Moi, j’ai l’impression d’une continuité avec ce que je suis. »

Agnès n’est pas d’accord, elle qui assume de très grosses responsabilités professionnelles. Difficile de faire la part des choses, de savoir ce qui a été “loupé” entre elles-mêmes et leur propre mère, ce que seul un travail sur soi permet de comprendre.

Objectivement pourtant, toutes ces femmes rencontrées ont un amour de la vie, un plaisir de faire ce qu’elles ont à faire qui prouve qu’effectivement, on peut parfaitement être une femme sans être mère. Avec, pour certaines, des regrets, certes. Mais quelle femme n’en a pas ?

Avec ou sans enfant !

 

Credit photo : Pexels-  Pixabay – CC0 Public Domain

TOP 5 des pires galères de l’été

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Les galères, on en a tous, mais en voici cinq qui peuvent arriver à tout le monde et qui sont quand même bien enmerdantes ! 

1 – Choper un bon coup de soleil

C’est certainement la chose la plus fourbe, la plus narquoise, la plus vicieuse qui puisse vous arriver pendant l’été. Tranquillement installé au bord de la mer (ou de la piscine), vous regardez l’horizon avec un air profond, quasiment en communion avec la nature qui s’offre à vous. L’air marin vous donne de temps en temps un petit frisson, l’eau vous rafraîchit et pourtant le lendemain, impossible de mettre un t-shirt : coup de soleil ! Et oui, il faut mettre de la crème, indice 50°. Profitez-en pour demander de l’aide à la serviette d’à-côté ; sur un malentendu, ça peut marcher !

2 – Casser son smartphone

Vous voyez une célébrité, disons David Guetta (hasard total, mais vous êtes à Ibiza, donc ça devient possible) ; premier réflexe : vous sortez votre téléphone pour faire un selfie bien sûr ! Vous ajustez, tout le monde est content, beaux sourires et là, c’est le drame : votre téléphone vous glisse des mains et l’écran se fracasse sur le sol. David s’en va en se moquant de vous, et vous voilà seul au monde. L’air con. Et surtout, votre meilleur ami est en mille morceaux. Qu’à cela ne tienne ! Un site spécialisé sur internet peut vous faire un devis et réparer votre iPhone de manière rapide et ciblée ; il suffit d’indiquer votre modèle de portable, le lieux où vous êtes et le tour est joué ! Elle est pas belle la vie ?

3 – Se faire larguer

Oui, ça arrive même aux meilleur(e)s ! Nul n’est à l’abri de LA rencontre estivale, celle qui fait chavirer les coeurs et qui anime les fantasmes de jeunesse. Votre copine part « entre filles » dans un camping du sud de la France, et au détour d’une caravane c’est le coup de foudre. Les centaines de kilomètres qui vous séparent d’elle sont un argument de plus. Et là, vous recevez un SMS qui veut tout dire : « Jcroi ke G envi de fer 1 pose… La distanse ma fai bocou réfléchire ». Vous savez quoi ? C’est pas si grave ! La prochaine sera la bonne ! (et surement pas une connasse !)

4 – S’ennuyer

Quoi de mieux que d’être en vacances ? Non mais sérieusement ? Enfin, vous n’avez plus votre boss sur le dos. Enfin, vous pouvez vous la couler douce, faire la grasse matinée et profiter de la salle de sport. Enfin, vous pouvez glander sur votre console, sans être pressé par le temps ou les obligations de cette vie qui va beaucoup trop vite. Mais il y a un problème. Vous avez deux semaines de vacances et vous commencez à tourner en rond au bout de 3 jours… Prenez votre temps ! Sortez, essayez de croiser vos amis (s’ils ont eu la bonne idée d’être en vacances en même temps que vous), mais ne vous laissez pas piéger ; pour apprécier quelque chose, il faut le déguster.

5 – Travailler tout l’été

La plus grande des galères de cet été ne serait-elle pas justement celle de travailler tout l’été ? On ne peut rien faire pour vous. N’ouvrez pas Facebook, les photos de vos amis vous déprimerez. Votre boîte mail se transforme en désert : peu de monde est dans votre situation et vous avez l’impression d’être oublié par tous. Vous convoitez même en secret de rejoindre la Garde de Nuit, parce qu’au moins là-bas, il y a un peu d’action. Votre petite amie vient en plus de partir en vacances « entre filles » (tiens tiens), vous êtes blanc comme un cachet d’aspirine et vous venez de fracasser votre téléphone en voulant faire un selfie tête-de-chien sur Snapchat… On pense très fort à vous ! Et n’oubliez pas : la roue tourne toujours !

L’écrivain Liberati

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J’aimerais vous parler d’un mec complètement décalé. Simon Liberati. C’est un écrivain donc j’apprécie tout particulièrement. Le genre de mec que j’aimerais bien croiser, dans la rue, pour aller boire un verre avec lui. Je l’ai découvert il y a déjà quelques années, à une certaine époque où France 2 diffusait le samedi soir une émission appelée Tout le monde en parle, animée par un certain Thierry Ardisson. Une époque plutôt lointaine donc, et où il était encore possible de voir à la télévision des mecs comme lui. Amené par Frédéric Beigbeder sur le plateau, Simon Liberati était arrivé complètement bourré mais parlait pourtant parfaitement de son livre. Ensuite j’ai lu, naturellement. Et puis j’ai aimé. Le temps a eu la désobligeance de s’écouler et maintenant, il compte désormais six livres, dont un essai et quelques parutions dans le magazine Lui. En somme, c’est un bon mec. D’ailleurs, il vient de publier un bouquin intitulé Eva qui a pour sujet sa femme. Leur rencontre et leur amour. Que c’est beau.

« Liberati habite dans les années 70 et tente de faire ressurgir la dolce vita parisienne »

Source: www.ledailymontpellier.com

J’aime les écrivains dont la vie est peu glorieuse, et qui en tirent un véritable style. Parce que quand on lit du Liberati, on le sait. Dans ses premiers romans, Liberati habite dans les années 70 et tente de faire ressurgir la dolce vita parisienne, avec des personnages qui eux-mêmes sont nostalgiques de leur présents. Comme un auteur s’inspire de souvent de sa propre vie (tout le monde le sait hein), il faut rappeler qu’il était avec Frédéric Beigbeder lorsque celui-ci a été arrêté par la police pour “consommation de drogue dure sur la voie publique”. Voulant rejouer une scène mythique de film, les deux compères n’ont pas hésité à sniffer de la cocaïne sur un capot de voiture, devant une célèbre boîte de nuit de la capitale. Les deux s’enfuient en riant ; merde, Fred a oublié sa carte bleue (oui, on s’en sert pour couper la drogue) sur le capot de la voiture. La police arrive, la case prison est inévitable ; Beigbeder écrira un livre à la suite de cette histoire : Un roman français. Simon Liberati quant à lui, déclame des poèmes et des vers en latin au flic qui lui passe les menottes. Une scène complètement surréaliste et ça tombe bien, parce que le mec est aussi un grand fan du cinéma de la moitié du XXème siècle.

« Le style est complètement poétique, tout en sobriété »

Récompensé par le Prix de Flore en 2009 avec L’Hyper Justine, on l’accuse d’être pistonné par le président du jury qui n’est autre que Frédéric Beigbeder. Décidément, là on trouve l’un, l’autre n’est jamais très loin. Pourtant, le bouquin est vraiment très réussi, et reste dans mon top 3 littéraire : un mec paumé, qui se fait passer pour quelqu’un d’autre, tombe amoureux d’une jeune fille qu’il voit sur un balcon du boulevard Haussman. Le style est complètement poétique, tout en sobriété, et rappelle sans cesse la rigueur classique qui manque parfois à certaines auteurs d’aujourd’hui. On commence à lire et puis on est déjà à la dernière page.

Source : www.20minutes.fr

« Pour Antony, cordialement »

Il gagne également le Prix Fémina en 2011 pour sa rétrospective sur une actrice américaine célèbre : Jayne Mansfield 1967. C’est son premier prix, incontestable cette fois-ci, qu’il savoure amplement. Après avoir écrit l’horoscope pour des magazines, pour je cite “en dégoûter les lectrices”, Liberati est aujourd’hui un auteur français qui est sur le point de devenir incontournable. Il lui manque un tout petit peu de notoriété, un petit quelque chose pour en faire un grand auteur. La bascule de l’ombre à la lumière est sûrement difficile et aléatoire. Son dernier livre lui permettra peut-être d’attirer un peu plus de lecteurs, et de se rapprocher de son objectif d’être célèbre et… attendez. On me dit qu’il s’en fout. À un salon du livre où je vais pour le rencontrer : « Hey monsieur Liberati, je vous adore. Anthologie des apparitions c’est vraiment le seul livre que je peux lire et relire sans me fatiguer. Vous êtes pour moi l’écrivain le plus talentueux du moment, respect ». Sa réponse « Merci. Votre nom pour la dédicace ? ». Du coup j’ai un bouquin dédicacé de sa main, où il est inscrit : « Pour Antony, cordialement ». Bon pour le côté convivial, on repassera.

Le showeb d’automne : récap

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Mardi 6 Octobre, 9h30 Paris est déjà levé depuis quelques heures, c’est donc bien réveillé qu’il voit débarquer sur son avenue la plus célèbre une horde de gens de l’internet. Ils viennent tous d’horizons différents mais sont liés par un point commum: le cinéma. L’Avenue des Champs Elysées est détrempée, l’Arc de Triomphe à peine visible mais le cadre reste splendide.

Tout ce beau monde dans le Gaumont Marignan, la salle d’attente se remplit doucement, on attend juste le signal pour rentrer dans la salle. La salle parlons-en, il y a deux types de salles, l’amphithéâtre, représenté comme ceci : \ | ; et les salles plates comme ceci : _ |. Là c’est plat, la scène et l’écran sont légèrement surélevés, cela favorise ceux qui ont la fougue de se placer dans les premiers rangs. C’est idéalement placé que la convention peut démarrer.

Gros débat quelques minutes avant le début du showeb : quel sera le film surprise de fin de convention ? Les possibilités fusent et c’est au bout de 2 minutes de convention que l’on nous apprend que le film ne sera pas diffuser faute de temps.

Premier résumé, l’événement : Trois sessions, les gros distributeurs, les petits et indépendants puis les gros. Entre les sessions, une pause repas. Le buffet, simple, très simple, mais efficace, rien à redire. Une pause café ou un goûter, pareil efficace, simple et funky.

Passons aux choses sérieuses, les films.

Il y  avait beaucoup de distributeurs, c’est une très bonne chose, mais c’était long, surtout si certains d’entre eux n’apportent pas grand chose. Pour convaincre dans ce genre d’événement il faut des coups de coeur, que ce soit en rapport au style du film, au casting, à la bande annonce ou autres. Ce showeb (m’)aura déçu dans ce sens, sur approximativement une bonne centaine de films présentés, seuls une petite dizaine auront retenu mon attention. Les voici :

Men and Chicken :

Distributeur : Urban Distribution

Le film est déjà sorti, mais au Danemark. Il s’agit d’une comédie noire qui sort des sentiers battus, l’humour est différent, le film aussi. Le film sera adoré ou haï.

The Danish Girl :

Distributeur : Universal Pictures

Quelle transition. Tom Hooper, Eddie Redmayne. Le réalisateur du Discours d’un roi accompagné de celui qui a joué Stephen Hawking dans Une Merveilleuse histoire du temps. Je pourrais m’arrêter là que cela devrait avoir convaincu une majorité d’aller voir ce film, du coup je vais arrêter et laisser le trailer terminer de vous convaincre.

Pauline s’arrache

distributeur : Jour2fête

Strip-tease, l’émission de France 3, vous étiez fan ? Vous adorerez Pauline s’arrache. C’est drôle, c’est filmé différemment, c’est punk. Et ça sort avant Noël.

Un joli podium du showeb. La conclusion comportera une liste de noms de films qui feront parler d’eux vus lors de la convention :

Made in FranceRoomArrêtez moi là, Mr. Gaga, Bastille Day, Au nom de ma fille, Legend.

Médias – Pourquoi les geeks changent le monde ?

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Checkpoint Charly : Les questions existentielles ou presque.

Pourquoi les geeks changent le monde ?

Les questions existentielles ou preque du Checkpoint Charly

Nous ne sommes pas seuls. Venus d’une galaxie très lointaine ils ont envahi la terre et ont pris forme humaine (avec plus ou moins de réussite au départ). Nous avions remarqué leur présence sur notre planète dans les années 60, mais il semblerait qu’ils étaient déjà là avant. Au XVIIIe siècle déjà, on parlait de gecken, monstres de foire dans les cirques ambulants austro-hongrois. Vers la fin du XIXe siècle, en Amérique du Nord on présentait ces freaks dans les side-shows pour effrayer les visiteurs. On parlait du bestiaire de l’étrange. Enfermés dans des cages, personne ne se doutait qu’ils allaient un jour contrôler le monde. On leur donna alors un nom que le monde n’oublierait pas (roulement de tambours): LES GEEKS ! (Badaboum ! Enchaînement avec une musique dramatique avec chorus transcendé).  Le terme est alors attribué aux gens décalés et bizarres, qui ne s’intègrent pas dans la société. Tandis que l’humanité avait sous-estimé leur intelligence, ces « extra-terrestres » un peu fous que l’on pouvait voir rentrer chez eux les vêtements négligés, les cheveux en désordre, absorbés dans leurs pensées, allaient enfin sortir de leurs ténèbres spatiales. C’est dans les années 60, qu’avec le développement des calculatrices puis des ordinateurs, que le terme commença à être utilisé pour parler de ces « intellos » en sciences et technologies qui – dans les lycées et les universités – ne s’intéressaient pas à la plupart des activités de leurs camarades. À noter que si ces derniers avaient amélioré leurs apparences humaines, quelques imperfections subsistaient encore. On peut notamment évoquer les boutons d’acné et une vue réduite qui les contraignait à porter de grosses lunettes. Autant de signes qui permettaient à la société d’identifier facilement ces malheureux. Isolés, rejetés, parfois incompris et souvent cognés par les joueurs de football américain, ces derniers ont pris la fuite et se sont alors réfugiés dans des mondes imaginaires. Dans leur fuite, les geeks ont absorbé des kilos de volumes de romans d’anticipation, de science fiction, d’heroic fantasy, de comics. Les marginaux sont devenus des passionnés. Leur identité s’est établie. Tout geek est d’abord un fan. Nos freaks se sont retrouvés, jusqu’à former ensemble une communauté auto-suffisante et épanouie de créateurs et de fans. Probablement nostalgiques de leur lointaine galaxie oubliée, ils se sont mis à inventer, à raconter et à partager ensemble ces incroyables histoires qui ne finissent jamais. « Vers l’infini et au-delà ». Ainsi leurs esprits créatifs se sont retrouvés dans la génération X qu’ils allaient sans le savoir bouleverser complètement. La vérité, c’est que les geeks ont en réalité contribué à la faire évoluer. Leur fracture avec cette génération-là étant tellement énorme, qu’elle est en fait à l’origine d’une nouvelle génération connectée : la génération Y.

Leur révolution était en marche. La révolution par l’imagination. Elle-même doublée d’une arme de création massive : l’informatique.  Se passionnant pour ses nouvelles technologies terriennes, nos geeks ont commencé à partager leurs connaissances, travaillant alors à imaginer un monde à leur image. Ils allaient inventer le futur. Alors que pendant ce temps-là certains se baladaient à poils dans les festivals prenant du LSD pour dire merde à la guerre et faisant l’amour sans capotes pour la paix dans le monde, ceux-là préparaient l’avenir dans leur garage. Mais ne faisons pas de généralités, il y a peut-être une petite proportion de ces geeks qui se baladaient à poils dans les festivals prenant du LSD pour dire merde à la guerre et faisant l’amour sans capotes pour la paix dans le monde (avec un poil moins de succès peut-être).

Mais revenons à nos moutons. Nos fameux moutons sont sortis de l’ombre en s’évadant de l’enclos des conventions, sortant des sentiers battus, prouvant que derrière leur image d’intellos torturés se cachaient les génies que tout le monde allait adorer.

Alors, qui sont-ils ? Qu’on t-ils fait de génial ?  Et tentons de répondre à cette question fondamentale que l’on se pose tous :

Comment les geeks changent le monde ?

Ces geeks ne sont autres que Georges Lucas, Steve Jobs, Bill Gates, Marc Zuckerberg, Jack Dorsey, Xavier Niels, les Daft Punk… mais ce sont aussi des anonymes, des anonymous, des Hulubberliens et… des filles (dites geekettes) ! Ces geeks, ils ont bouleversé le cinéma, crée des machines révolutionnaires et des logiciels dont plus personne ne se passe. Ils ont aussi inventé les réseaux sociaux et les jeux-vidéos. Parfois-même ils ont fait danser la planète. Grâce au geek, le particulier accède, à un outil tellement incroyable qu’il dépasse l’imagination : Internet. La connaissance absolue. L’information immédiate. Le Saint-Graal du geek. En un clic, l’information fait le tour du monde, voyageant à la vitesse de la lumière. La communication entre les Hommes change, la vie aussi.

Arrive alors un grand principe fondamental, le cadeau des geeks à l’Humanité : l’Open Source. En trois mots l’accessibilité, le partage et la gratuité. Autrement dit, la plus belle politique du monde. Si aujourd’hui nombre de foyers en France regardent plus de films et écoutent plus de musiques qu’ils n’en achètent, c’est grâce aux geeks qui ont inventé le peer to peer. C’est beau l’esprit d’équipe ! Bref les geeks partagent tout, débattent, se transmettent des idées, des observations, des expériences. Et ils le font souvent de manière désintéressée, voyant plus d’intérêt pour tout le monde à se refiler des tuyaux ou du matériel qu’à se mettre des bâtons dans les roues. La communauté d’abord. Esprit communautaire qui d’ailleurs ne se limite pas qu’à l’informatique. Les joueurs de jeu vidéo se transmettent des informations, se prêtent leurs jeux, jouent ensemble, en ligne, en réseau, sur console et ce depuis toujours, bien avant que ce marché ait pris les proportions pharaonesques d’aujourd’hui. Si le consommateur lambda peut à notre époque s’immerger dans des jeux vidéo plus vrais que vrais, ou complètement farfelus, aux décors et musiques somptueuses, c’est parce qu’après qu’un geek a inventé Pong, un autre a inventé Tetris, et que certains des geeks qui y jouaient en ont inventé d’autres.

Star Wars, Apple, Microsoft, Google, YouTube, Yahoo! eBay, Ubi-Soft, EA-Games, Activision, Marvel, MSN, MySpace, Spotify, Free, Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat… Tout ça c’est les geeks. Ça fait un sacré gros paquet de milliards pas vrai ? Alors mesdames, la prochaine fois que vous croiserez un geek en soirée (Playstation en panne), ne le sous-estimez pas, il pourrait vous surprendre !

Le geek passe à la postérité. Ces mêmes extra-terrestres que tout le monde charriait au collège sont désormais riches, adulés et inspirants. Ce qu’ils avaient fait pour y arriver ? Juste une petite bosse dans l’univers.

Mais comme à la rédac’ d’Hulubberlu on aime les choses bien faites, on vous livre leurs trois secrets pour changer le monde :

Souvenez-vous la pub Apple : « Ceci est en l’honneur des cinglés, des marginaux, des rebelles, des provocateurs, des blocs ronds dans les trous carrés, de ce ceux qui voient les choses différemment des autres. Ils ne sont pas fous des règles et n’ont aucun respect pour le statut quo. On peut les citer, les dénoncer, les admirer ou encore les détester. Mais la seule chose qu’on ne peut pas faire, c’est les ignorer. Parce qu’ils changent les choses. Ils poussent la race humaine à avancer. Certains voient en eux de la folie, nous nous voyons en eux du génie. Parce que ceux parmi nous qui sont assez fous pour croire qu’ils vont changer le monde, sont ceux qui le font« . Voilà ce que disait la marque à la pomme au monde : THINK DIFFERENT.

Voilà comment les geek changent le monde. Leur pulsion de connaissance les pousse toujours plus avant dans leur découverte de terres inconnues.

Les geeks sont plus qu’une révolution, ils sont l’évolution. La victoire de l’esprit sur la chair.

Rétabliront-ils l’équilibre dans la force? Détruiront-ils l’anneau de Sauron ? Libèreront-ils les hommes de la Matrice? Autant de questions qui nous poussent à nous demander si comme Néo et ses copains, les geeks ne pourraient pas sauver le monde ?

Le Checkpoint Charly c’est fini pour aujourd’hui, mais on se retrouve dans un mois pour pleins de nouvelles questions existentielles ou presque. Super bisou les loulous!

 

 

True Detective & GOT : est-ce que c’était mieux avant ?

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« On a le monde qu’on mérite. »

Si c’est le moustachu Colin Farrell qui le dit, c’est que ça doit être vrai.


À moins de vivre dans une grotte, vous ne pouvez ignorer que depuis quelques semaines, True Detective, le bijou qui a illuminé notre année 2014, est de retour. Enfin, disons qu’il est là sans l’être. La noirceur fascinante et l’atmosphère poisseuse sont bel et bien là mais la première moitié de cette nouvelle saison laisse un arrière-goût assez amer. Presque simultanément, la saison 5 de Game of Thrones s’est arrêtée. Et là aussi, on ne peut pas dire qu’elle ait tenu toutes ses promesses : arcs narratifs laissés à l’abandon, introduction assez maladroite de la religion et des sectes dans l’intrigue principale, ficelles scénaristiques usées (Daenerys seule chez des barbares, sérieusement ?). Alors est-ce que c’était mieux avant ?

Le vieux, c’est cool ; le neuf, c’est bof

Il faut bien avouer que notre génération est un peu spécialiste du « c’était mieux avant ». On a tous eu une période vinyles et Beatles dans notre adolescence, le cinéma rétro est toujours aussi en vogue et même des marques ciblant les jeunes misent de plus en plus sur des égéries old school. La majorité des plus cinéphiles de notre génération reste parfois dubitative devant l’usage de la 3D, méprise la dernière tétralogie de Michael Bay et considère que depuis Capra, personne n’a été capable de réaliser un film de Noël qui ne soit pas un nanar.

Concernant les séries TV, le débat a toujours été présent, ne serait-ce que dans le match Friends vs how I Met Your Mother qui, encore aujourd’hui, a laissé des traces. Et sans même comparer les séries entre elles, le développement d’une série en elle-même est souvent compliqué et est assujetti aux audiences : est-ce que ce n’est pas la saison de trop ? Jusqu’où aller pour attirer le spectateur ? Est-ce que cette storyline est cohérente et séduisante ? Les scénaristes naviguent souvent à vue et il est difficile de produire un résultat remarquable sur la durée compte tenu des diktats du calendrier des grandes chaînes de télévision.

Ce qui nous a manqué en 2015

Même s’il est un peu injuste de juger la saison 2 de True Detective sur la seule base d’une demi-saison, un début de critique – forcément subjective – semble possible.

Pizzolatto, scénariste et showrunner de la série, a laissé Matthew McConaughey que l’on a pu voir dans  Le loup de Wall Street ou encore Dallas Buyers Club s’envoler hors du nid et a abandonné la Louisiane. Dès le premier épisode de True Détective, on débarque donc en Californie, plus précisément à Vinci. Colin Farrell campe Ray Velcoro, un flic traumatisé porté sur la boisson et partage l’affiche avec Vince Vaughn – décidément une belle collection d’acteurs ratés sur le retour. S’il est vrai qu’on a du mal à dire au revoir à l’attachant McConaughey, il faut admettre que Farrell a suffisamment de présence et de charisme pour nous intéresser.

Pas de problème de décor donc, ni d’acteurs. Non, ce qui semble poser un véritable problème dans cette deuxième saison, ce sont les choix narratifs. Le scénario dans sa globalité pâtit du recours à des séquences elliptiques qui sapent le rythme ; les protagonistes sont nombreux et l’intrigue se retrouve quelque peu éclatée sans qu’on puisse arriver à distinguer ceux qui s’en sortiront. Enfin, si la touche 70’s n’est pas désagréable, on peut regretter un côté soap opera qui peut lasser : à force de cumuler les fêlures, les personnages perdent paradoxalement en consistance.

Et Game of Thrones dans tout ça ?

Quand à Game of Thrones, autant avouer que cette saison m’a franchement déçue. Le poids démesuré de la religion a fait irruption sans préavis dans le scénario et m’a laissée un peu perplexe : la reine-mère Cersei châtiée par une organisation qu’elle a soutenue, pour de vrai ? Comme pour justifier cette apparition, les scénaristes ont redoublé d’ardeur pour mettre en scène toutes les horreurs possibles : l’abus de petites filles, le désormais traditionnel inceste, le sacrifice des enfants, le viol. Comme s’ils avaient fait la liste de tout ce qui allait « pimenter » la saison et qu’ils avaient distillé les éléments par-ci par-là. Et pendant ce temps, plus personne ne semble se préoccuper de qui doit occuper le trône de fer et chacun cherche simplement à ne pas se faire attraper pour ses péchés. Dans ce méli-mélo religieux, la rencontre entre Daenerys et Tyrion a constitué, à mes yeux, le seul intérêt de la saison – et pas des moindres !

Alors tandis que la saison 4 me laissait bouche bée après chaque épisode, celle-ci a occupé les lundis soir. Est-ce le ralentissement de l’intrigue (forcément corrélé au lien avec l’écriture des livres) ? La lassitude de l’alternance violence / sexe ? Je miserais plutôt sur l’irréalisme de certains choix scénaristiques à commencer par le fait que le si intelligent Littlefinger laisse Sansa entre les mains d’un barje notoire. Ne vous méprenez pas, bien sûr j’ai suivi cette saison et je suivrai certainement la sixième. Mais je regrette un peu le temps où la nuit du lundi au mardi n’était que folles spéculations sur l’épisode suivant.

Top 7 des vrais problèmes de mecs – M comme Marcel.

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Il est de notoriété commune de penser que les femmes ont de plus gros problèmes à surmonter dans leur existence que les hommes. On dit souvent qu’elles sont les malchanceuses de la vie. Entre le maquillage tous les matins, l’épilation chaque semaine, les règles une fois par mois, la grossesse pendant 9 mois, l’accouchement tous les ans, et la ménopause à 32 ans, c’est le jackpot de mère Nature.

Mais nous aussi les vrais bonhommes, rencontrons des problèmes de mecs, des épreuves de la vie, des choses qui font mal, qui atteignent notre cœur, car derrière notre armure et nos pectoraux, il existe un homme qui peut être blessé. Nous pouvons soulever 150 kilos en développé couché mais il nous est parfois compliqué de soulever les problèmes de notre âme.

TOP 7 des vrais problèmes de mecs

1 – Se muscler.

Les femmes disent souvent qu’elles adorent notre petite bedaine. Que dalle, elles préfèrent les mecs bien baraqués qui savent bouger un pec tout seul et péter une brique avec leur front. Du coup nous avons OBLIGATION d’aller à la salle 2 à 3 fois par semaine, de porter un marcel tombant dégueu, et de bouffer des prot’. Mon rêve était de m’inscrire à des cours de poésie dramatique putain. #larmeàl’oeil

2 – Trop manger.

90 kgs de muscles, ça s’entretient. Ainsi il te faut manger équilibré, genre un bon gros Do Mac des familles, le menu maxi golden super saiyan. Tu n’en ressors pas vivant. Ton ventre crie la mort. Tu te roules par terre comme Bilic lors de France-Croatie 98 (bisous à Laurent). Ton seul désir est que ton estomac digère tout ça et que tu relâches la pression sur le Iron Throne. Et bien sûr, interdiction de te plaindre. Les filles peuvent discuter de leurs règles mais toi tu dois bien fermer ta gueule quand ton double cheese passe mal.

3 – Se coiffer.

On parle de maquillage pour les filles, mais pour les mecs de la street comme nous, le pot de gel Vivelle Dop fixation béton est une nécessité. Fini les snap de ta teub ridée, voilà des photos de beau gosse. Le gel sera difficile à enlever sous la douche mais de toute manière c’est soit ça, soit la coiffure playmobil, celle avec tes cheveux du devant tombant jusqu’à tes sourcils. Horrible. J’ai envie de te cracher dessus d’ailleurs.

4 – Uriner le matin.

Déjà ça pue. Clairement, tu ne bois pas tes 1,5 litres d’eau par jour, ton urine est donc de couleur jaune foncée voir marron ce qui est affreux. De plus tu as un peu la tête dans le cul, tu ne remarques pas forcément la forme alambiquée de ton zboub déformée par ta position pendant la nuit. Résultat le premier jet est aléatoire, il finit donc la plupart du temps sur dans tes mains ou au plafond. Et c’est sans parler de la gaule matinale qui envoie directement ton jet dans le mur en face, et pour les plus malchanceux, dans l’œil.

5 – Tuner sa caisse.

Préparation de soirée, tu reflètes déjà la loose avec ton marcel moulant. Tu te rends chez ton libraire mais manque de chance tu es pauvre, tu ne peux donc pas te procurer les jantes chromées et le pot nitro tant désiré. En plus il y a un meeting ce soir sur le parking du Géant Casino. C’est dommage tu ne seras jamais populaire et ne ramènera pas Kimberley du Zouk’Club, afin de la pécho sur la banquette arrière de ta Golf GTI.

6 – Regarder Sochaux-Metz.

Ce soir c’est foot, tes potes ne sont pas disponibles (ils ont des meufs eux) mais qu’à cela ne tienne tu te mets au plus grand des calmes dans ton canapé. Cependant tu n’as pas BeIn Sport donc ce sera le mythique Sochaux-Metz sur TMC. Tu sais le gros match de Ligue 1 qui se termine par un 0 – 0, avec des stats à chier : deux frappes non cadrées, 3 corners et 8 cartons jaunes. En plus de ça tu portes ton jogging Sergio Tacchini et des tongs FILA. Et ta bière est tiède. L’échec. Ta dignité est brisée.

7 – Avoir trop mal au doigt.

Une fois dans la rue (Times Square j’avoue), j’ai voulu montrer la direction à un passant chinois et un bus m’est tombé sur l’index, j’ai eu troooop mal. J’ai commencé par me rouler par terre en me tenant la jambe, normal. Ma copine s’est occupée de moi, elle m’a mis du mercurochrome le pansement des héros, puis m’a fait un bisou. J’allais un peu mieux, je suis retourné jouer dans mon bac à sable mais j’ai subi un traumatisme ce jour-là.

Vous voyez les filles, la vie nous réserve aussi des épreuves difficiles à surmonter, qu’elles soient régulières ou plus succinctes, elles n’en laissent pas moins des cicatrices sur notre peau, ou dans notre cœur de babtou fragile.

Le monstre qui n’a pas aimé Vice Versa, c’est moi.

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Rares sont les films aussi biens accueillis par la critique et par le spectateur, 4,7/5 par les critiques et 4,4/5 par les gens devant l’écran sur Allociné. Le baromètre américain Rotten Tomatoes lui offre même 98%.

Avant de commencer, un léger résumé du film: Riley est une fille dont les actions sont dictés par 5 personnages tout mignons représentants les émotions puis c’est le bordel et ça finit bien. Cette corvée du résumé terminée, on va attaquer le gros du sujet.

Suis-je un monstre sans âme qui n’a pas apprécié ce si splendide film d’animation ? Non et oui.

Il est très clair que le film de Pete Docter est une réussite, la musique est excellente, la technique d’animation est maîtrisée (la patte Pixar) et les doublages sont parfaits aussi bien pour Inside Out que pour Vice Versa.

Cependant, ce qui rend ce film si bon selon les puristes, c’est la portée psychologique et le double sens qui touche les adultes et les enfants. Soit je ne suis pas fini et, malgré deux visionnages du film, je ne vois que la portée basique de ce film qui n’est destiné qu’aux enfants, soit du haut de mes 19 ans je ne peux plus apprécier les films enfantins et je ne suis pas assez expérimenté pour comprendre la portée plus adulte de ces mêmes films.

Le second « mais » est plus général :

– Si la simple présence du sarcasme rend le film adulte, la mémoire vous est bien courte mes amis. En effet il est impensable de faire un film pour enfant avec un humour d’une simple bassesse, ce serait dégoûtant et usant. De plus l’humour n’est pas le point fort, hormis les gags répétitifs à répétition et le sarcasme gentillet qui apparaît de temps en temps, ce n’est pas la grosse marrade.

– Dans la liste contenant les pourquoi du comment, le film n’a aucune portée adulte. Le scénario est d’un basique, aucune surprise, il y a un grand trou où si tu y vas ça craint, bingo ils vont dedans, un labyrinthe gigantesque, et hop 1h de film dedans. C’est pas si important en soit, mais l’absence de réflexion que pourrait offrir un scénario différent, grâce à l’animation qui laisse libre court à l’imagination, me rend mauvais au plus haut point.

Pour conclure, Vice Versa n’est pas nul, mais c’est assez énervant de faire d’un film très bien réalisé techniquement et un chef d’oeuvre psychologique alors qu’il ne l’est a priori pas.

En parlant de chef d’oeuvre si vous avez l’honneur d’avoir vu le court métrage Lava, vous êtes fort chanceux, et si vous avez l’occasion de le voir, vous serez forts chanceux.

Nos derniers articles geek !

J’irai dormir en terre inconnue

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Voyager. Je crois qu’après la découverte du feu et de la fourchette, ça a dû être la passion que l’homme a essayé de développer le plus. En fait, en y réfléchissant bien, le voyage a un aspect assez religieux : le pèlerinage, effectué par les divers prophètes et leurs apôtres ; sinon, les seuls qui voyageaient souvent étaient les marchands et les explorateurs (on pense ici bien évidemment à Marco Polo, pensez-y pour votre rattrapage du bac, c’est important). Bref, vous l’aurez compris, le voyageur ancien possède un but concret, tandis que nous, à notre époque, on voyage simplement pour bronzer et ramener des statuettes en terre cuite.

Crédits photo : thesnug.com

« Leur souhait est littéralement d’avaler le monde »

Seulement, dans les années 50 aux États-Unis, naquit un mouvement appelé Beat Generation. Ces gens-là, jeunes américains passionné d’écriture, de voyages et de jazz, reprennent à leur sauce cet acte de voyager, pour l’amplifier et en faire quelque chose de beaucoup plus mystique. Leur souhait est littéralement d’avaler le monde, de le connaitre dans les moindres recoins, pour pouvoir le recracher dans leur littérature. Généralement, on cite trois auteurs principaux de ce mouvement : Allen Ginsberg, William S. Burroughs (qui a une histoire « particulière » cf. Wikipédia) et Jack Kerouac. Ce dernier, vous devez sans doute le connaître, puisqu’il est l’auteur de Sur la route, oeuvre monumentale et ode à la liberté de déplacement. Dans une Amérique qui revient de la guerre, on peut dire que ces trois jeunes mecs n’avaient plus envie de rêver à la manière dictée par l’oncle Sam ; faire de l’argent ne les intéressait pas, et leur seul désir restera de témoigner des gens et des paysages rencontrés.

Crédits photo : quoteswave.com

« Un monde où rien ne se termine tant qu’on est pas entre quatre planches »

Kerouac au fond, c’est plutôt pas mal. On a l’impression de lire un pote à nous, qui nous raconte ses voyages, avec toutes les escales et les galères. Sauf que lui, il trouve toujours un moyen de fumer de la marijuana ou mâcher du peyotl (au Mexique), ou goûter à l’opium (à Tanger, en Algérie). Et finalement, il semblerait que trop de liberté, finisse par tuer la liberté. Parce que, en lisant Sur la route, on comprend que faire San Francisco – New-York est une aventure en soi ; mais dites-vous bien qu’il faut revenir ensuite. À l’époque, il fallait quelques semaines. Et puis Kerouac aime aussi le Mexique, alors pourquoi pas faire New-York – Mexico ? Allons-y. Tant que la voiture roule, tout roule. Et nous, en lisant, on a l’impression que c’est facile. Que tout est facile, que les rencontres sont faciles, que le monde est facile (que les filles qu’il rencontre, elles aussi, sont faciles). C’était l’Eldorado d’après-guerre, dans un monde où rien ne se termine tant qu’on est pas entre quatre planches. Pourtant, une note de lassitude apparaît. Le même genre que celle que l’on a, quand on possède enfin l’objet que l’on a longtemps désiré : on en profite, et puis on le met dans un coin et on l’oublie. Kerouac se lasse de cette liberté et c’est certainement la plus grande leçon à apprendre de son oeuvre. On ne peut pas trouver la quiétude, comme il le dit lui-même, si l’on ne s’arrête pas quelques instants.

Crédits photo : surlaroute.insa-rennes.fr

Rien que pour le souffle et le style de l’auteur, je vous encourage vivement à lire Sur la route. Même si ça fait peur, prenez le temps de partir avec lui (il y aura des tas de bouchons pour aller et partir de la plage, j’en suis sûr). Je vous conseille en supplément de lire Les anges vagabonds, qui fait un peu office de suite ; la partie mexicaine est beaucoup plus intéressante. Surtout le côté mythologie. Je comprends pas ce qu’on leur trouve, moi, à ces pyramides mayas… C’est juste un tas de caillasse non ?

Pourquoi devrait-on tous jouer aux jeux de rôle?

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Donjon & Dragon présentera sa V5 dès le 15 juillet, à l’occasion de son 40ème anniversaire.

Pillars of Eternity connait un franc succès en renouant avec les fondamentaux du jeu de rôle sur PC.

Vous ne comprenez pas un traître mot de ce que je viens d’écrire ? C’est que le monde du jeu de rôle vous est alors étranger. Et c’est bien dommage, car n’importe quel joueur de jeux de rôle vous affirmera, fébrile, l’œil brillant, les lèvres écumantes, que la découverte du jeu de rôle à littéralement changé sa vie.

En tout cas, moi, joueur de jeux de rôle de longue date, je vous le dis.

Comment définir le joueur de jeux de rôle?

Les plus réducteurs affirmeront que c’est un sous-genre relevant de la catégorie « geek », caractérisé par son addiction aigüe pour les jeux où on tape des monstres, son amour pour les endroits obscurs et son goût pour le death metal.

Bien que certains correspondent plus ou moins à ce grossier stéréotype, que j’ai d’ailleurs TROP souvent entendu, celui-ci est vraiment loin de refléter l’essence même du personnage. La communauté des adeptes du jeu de rôle regroupe des individus aussi divers dans leurs origines, milieux et passions, que nombreux. Certains sont en école d’architecture, d’autres en fac de droit. Certains sont intermittents du spectacle et d’autres sont bibliothécaires…

Oui, au fond de chacun d’entre nous se cache un rôliste qui s’ignore.

Le joueur de jeux de rôle est un un éternel rêveur

Et oui, les filles aussi aiment les jeux de rôle.

Avant toute chose, le rôliste est animé par un profond désir d’évasion. Le jeu de rôle est une sorte de portail vers d’autres mondes plus variés les uns que les autres ou le fantastique épouse l’épique. Il rêve de grandeur, d’horreur, de quêtes nobles ou de conquêtes barbares et le jeu lui permet de voyager dans les tréfonds incommensurables de son imagination.

Que l’on affectionne les univers relevant du style Donjon et Dragon le plus pur (cf. Seigneur des Anneaux : œuvre fondatrice en la matière), les mondes davantage tournés vers le « steampunk », les quêtes dans le genre « space opera », ou les plus classiques combats entre loups garous et vampire, tous les goûts se retrouvent dans le jeu de rôle. La seule limite demeure l’imagination du Maître du Jeu, sorte de « dieu-conteur » qui créé le monde dans lequel évoluent les joueurs, leur pose le décor et sème moultes embuches sur leur chemin.

Les Maîtres du Jeu les plus généreux peuvent même laisser aux protagonistes la possibilité de réaliser leurs fantasmes les plus secrets… S’ils l’ont mérité.

Le joueur de jeux de rôle est avant tout un joueur invétéré

J’y suis déjà allé : un chouette coin.

C’est peut-être ainsi qu’il est le plus perçu. De fait, c’est une caractéristique importante du rôliste. Il aime jouer dans le sens premier du terme, c’est-à-dire avec ses potes, sa fiche de personnage, son mythique dé à 20 faces (oui ça existe), son plateau de jeu et une bonne bière pour faciliter son immersion dans l’esprit du Maître du Jeu (certains racontent qu’après 1,5 litre ingurgité, on pourrait commencer à lire ses pensées).

Mais il aime également jouer dans le sens plus théâtral du terme. En effet, le rôliste s’attache à créer un personnage qu’il fait évoluer au fur et à mesure des aventures, des interactions avec les autres personnages et des quêtes qu’il accomplit. Quelle que soit la forme de la partie, qu’il s’agisse d’un jeu de rôle papier, de jeux vidéo type RPG ou de murder party (= jeux de rôle « grandeur-nature » sur fond d’enquête), le joueur doit totalement incarner son personnage pour profiter au maximum de l’expérience. Et plus le personnage est loufoque, plus c’est amusant…

Le joueur des jeux de rôle, un adepte du partage

Sans pour autant être synonyme de marxisme, le rôlisme c’est du partage à l’état brut. Si vous connaissez un adepte de jeux de rôle papier ou de murder party, demandez-lui de vous raconter ses aventures. Il parlera toujours à la troisième personne du pluriel, mentionnant à tous les coups ses compagnons sans qui l’aventure n’a plus de sens.

En effet, le rôlisme n’a d’intérêt que parce que l’on passe des moments hilarants avec des amis et que l’on se créé des souvenirs complétement virtuels mais qui, grâce à l’imagination et à l’effet de groupe, sont tels que l’on a l’impression de les avoir vécu « en vrai ». C’est peut-être l’aspect le plus fantastique de la chose.

So many pros

Si vous ne saviez pas ce que signifiait « être rôliste », j’espère vous avoir donné un aperçu aussi fidèle qu’alléchant du plaisir de faire partie de cette communauté, certes silencieuse, mais ô combien passionnée !

PS : Je fais confiance à mes fidèles acolytes du Code P.E.O.N.S. et autre Sombre Soleil pour me corriger le cas contraire.

PS bis : C’était une « private joke » de rôliste.

Cinéma: le programme des super-héros DC Comics.

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Devant le succès des films Marvel au cinéma, DC Comics se met aussi à développer son univers cinématographique. Ils débutent avec l’inconvénient de commencer après leur concurrent, mais l’avantage d’avoir du recul sur ce genre de projet. Ils peuvent du coup éviter de sortir des films moisis comme Batman et Robin.

Tout d’abord, Warner Bros détient les droits sur les super héros DC, donc ils peuvent utiliser tous les personnages à leur guise. Cependant, leur phase de films reliés débute beaucoup moins bien que Iron Man pour Marvel. En effet Man of Steel de Zack Snyder a effectué un départ moyen au box office avec un scénario plat, un héros plat, un méchant plat, et des muscles plats. Notons quand même des bonnes scènes de combats et une Loïs Lane qui ne sert absolument à rien.

Après cette introduction pourrie, je vais maintenant vous exposer mon plan. Dans une première partie je présentes chaque film de façon chronologique tout en rajoutant un petit commentaire courtois et sympathique. Fin de mon plan.

Batman v Superman: Dawn of Justice (Mars 2016) de Zack Snyder

« Tell me. Do you bleed ? … You will. » 

Avoue tu es émoustillé.

Pour le casting, nous avons Henry Cavill en Superman qui, malgré son costume ultra-moulant, a autant de charisme que K-Maro; Ben Affleck dans le rôle de Batman avec son costume à la Dark Knight Returns (le comics) qui j’avoue promet quelques étoiles dans les yeux; et un Jesse Eisenberg en Lex Luthor  qui n’aura pas de cheveux.

Bon avec du recul, un bon teaser ne veut pas forcément dire qu’on aura un bon film. Man of Steel disposait de 3 superbes trailers et le film fut décevant. Donc difficile d’en dire plus pour l’instant.

Suicid Squad (Août 2016)

La Suicid Squad est un groupe de super-vilains recrutés par une agence secrète pour effectuer des missions suicides. Bien que méconnue, cette équipe rassemble:

Harley Quinn, interprétée par Margot Robbie, la belle blonde qui joue dans le Loup de Wall Street;

Deadshot, interprété par Will Smith, l’acteur que tout le monde connaît;

L’Enchanteresse, interprétée par Cara Delevingne, le mannequin qui est un mannequin.

Nous retrouverons aussi Killer Croc, Captain Boomerang, Rick Flagg, Katana, et Slipknot. Tu ne les connais pas ? Ouais moi non plus. En tout cas l’un utilise des boomerangs et un autre un est groupe de métal.

Ajoutons aussi la présence du Joker, interprété par Jared Leto, qui logiquement, ne sera pas un membre de la Suicid Squad mais dont le rôle risque d’être prédominant.

Wonder Woman (2017)

Gal Gadot, la jeune actrice qu’on vous a présenté lors d’une fille du mois et qu’on a pu voir dans les bouzes Fast and Furious 5 et 6, aura l’honneur de jouer la super-héroïne iconique de l’univers DC. Certains fans se sont plaints du choix de l’actrice, cependant, sa carrière de mannequin et d’entraîneuse sportive dans l’armée israélienne devrait en calmer quelques uns. En fait ça veut rien dire, mais fallait bien que j’ajoute des informations sur elle. Sinon j’ai une photo d’elle où elle montre ses muscles.

Justice League Part One (2017)

La première partie du cross-over de DC, rassemblant tous les super-héros afin de combattre une menace qui sera sûrement dangereuse pour la sécurité de la planète, comme des extra-terrestres, ou la fusion Lex Luthor/Joker, ou Darkseid, ou Brainiac, ou Franck Leboeuf. En gros ce sera l’équivalent des Avengers chez Marvel.

La suite

En 2018, nous aurons les sorties de The Flash et Aquaman. Ce dernier sera joué par Jason Momoa, le Khal Drogo de Game of Thrones. En 2019, ce sera Shazam et la deuxieme partie de Justice League puis l’année 2020 clôturera le programme avec Cyborg et le reboot de Green Lantern.

Pour conclure ma dissertation, j’ajoute que même si le calendrier DC est moins chargé que celui de Marvel, il promet tout autant de super-pouvoirs, de costumes moule-bite et de punchlines sévères.

M comme Marcel – La drague 2.0

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Quand j’avais 14 ans, j’étais un pro de MSN. Sans mentir, j’avais un don pour trouver le bon statut, la bonne photo de profil et le bon angle de webcam, je connaissais la drague 2.0. La coqueluche du collège, quoi. Plaire aux filles, c’était moins difficile à l’époque, essentiellement parce que ma e-reputation était plus clean et plus facile à entretenir. Aujourd’hui, c’est toute une affaire.

Drague 2.0, « C’était mieux avant » ?

Je sais de quoi ça a l’air. Je ressemble à ces aigris qui rabâchent que « c’était mieux avant ». Attention, ce n’est pas le propos ! Effectivement, avant c’était plus simple d’avoir l’air d’un mec bien. Mais c’était aussi l’époque de l’appareil dentaire et des moments gênants. Et puis Youporn n’avait pas encore été inventé. Bref, c’était pas non plus la panacée. Il y avait juste moins d’interfaces et donc plus de contrôle.

Commençons avec celui à qui je dois presque tout, Tinder. Là, ça reste simple et mon expertise en photogénie reste ma meilleure alliée. Une photo seul, de face, dans toute ma splendeur ; une photo avec mes potes qui ont l’air de se tordre de rire à une de mes blagues ; une photo avec une copine pour la jouer mystérieux. Un, deux, trois, dix matchs. Je maîtrise tout ça, pas d’inquiétude, allez donc vérifier auprès de Tina83.

Ca se complique avec Facebook. Impossible de contrôler totalement ce que publient vos ‘amis’ à votre propos. Une seconde d’inattention et paf, je me retrouve avec une photo pas très flatteuse mettant en avant mon penchant honteux pour les soirées déguisées – une bonne occasion de quitter Facebook ? -. Difficile de garder mon image travaillée de gars bien sous tout rapport ! Et au risque de passer pour un control freak, il est difficile de demander à tous vos contacts d’éviter toute photo gênante.

On peut aussi bien sûr citer Twitter grâce à qui mon ex Charlotte avait réalisé que ma syntaxe n’était pas parfaite en toutes circonstances. De toute évidence, c’était un défaut rédhibitoire, ce qui m’a valu d’être éjecté de sa vie fissa. Le problème de Twitter, c’est qu’à la longue, j’ai perdu l’habitude de tourner 7 fois ma langue dans ma bouche avant de publier d’où une nette dégradation de ce qui se voulait être au départ un aperçu de mon intellectuel étonnant.

Enfin, comment ne pas parler de Snapchat qui n’a proposé qu’au bout de quelques versions des filtres et autres updates permettant un tant soit peu d’esthétisme ? Si 40% des gens utilisent bel et bien Snapchat pour envoyer des grimaces et autres déformations faciales, 40% l’utilisent pour envoyer des selfies faussement spontanés qui s’avèrent souvent flatteurs du fait de la qualité assez médiocre de l’image. Vous savez très bien ce que font les 20% restants, inutile de s’attarder.

Drague 2.0, Où, quand, comment ?

 

A cela s’ajoute la douloureuse problématique de la géolocalisation. Whatsapp, Viber, Messenger : votre interlocuteur sait tout. Où vous vous trouvez, à quelle heure et surtout, si vous avez lu « ce fameux message ». Si Marc Zuckerberg a eu pitié de nous en permettant d’ignorer certains messages, les autres n’ont pas encore eu la décence de faire de même, me mettant régulièrement dans l’embarras. « Alors ? » « Tu fais la tête ? » « Pourquoi tu ne réponds pas après 3 minutes ? » « Puisque c’est comme ça, tout est fini. ».

Et je ne vous raconte même pas la fois où j’ai séché la fête d’une de mes copines de l’époque en prétextant une grippe pour aller voir mes potes. Pour me donner bonne conscience, je lui ai envoyé un message Facebook. Erreur fatale.

« Désolé pour ce soir, je suis assommé par les médicaments »

« Qu’est-ce que tu fous dans le 15? »

Bref, c’est rapidement l’enfer et on glisse tout doucement de la connexion à l’oppression. Comment faire pour garder mon aura de mystère dans ce monde ultra-connecté ? C’est bien ça le fond du problème : pour mon malheur, je vis une époque friande de démystification. Les chances que les nouvelles technologies révèlent mes défauts à la fille que je convoite sont démultipliées… Tout comme le sont celles que cette même fille me semble moins jolie qu’à première vue. Catastrophe en vue !

Drague 2.0, pourquoi Instagram nous sauvera tous

 

Heureusement, Kevin Systrom et Michel Mike Krieger ont décidé de venir à ma rescousse et ont créé cet outil merveilleux qui transforme le moche en beau : Instagram. C’est scientifiquement prouvé, ce filtre est magique. Du coup, quand j’ai un doute, je file sur l’Instagram des filles que je fréquente, juste pour me mettre un peu de baume au cœur. Et croyez-moi, en cette période printanière, il y a du baume à revendre.

M comme Marcel, les vrais escrocs ne meurent jamais

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« Escroc » est une expression que j’utilise assez souvent, aussi bien pour qualifier un ami qui va réussir à me mettre un petit pont sur un coup de chance incroyable lors d’une partie de soccer 5, que pour remercier  ironiquement celui  qui s’abstient de régler sa cotisation annuelle de l’association d’aide aux devoirs de mon quartier, dont je suis le modeste trésorier.

Avant d’être une expression, c’est une infraction pénale qui est tout de même sanctionnée par 350 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement en droit français, et une balle dans la tête en droit chinois.

Mais si le meurtre et le viol entraînent chez moi une nausée immédiate, l’escroquerie éveille au contraire une fascination considérable. Mais attention, je parle de la belle « escroquerie », pas d’un petit minable en costume Zara qui va saouler des personnes âgées au mauvais crèment pour leur faire signer un contrat de vente de leur résidence secondaire en viager.  Je parle de ces légendes bouillonnantes, que l’on entend ici ou là, sur un riche aristocrate qui aurait fait fortune en dépouillant des tyrans par d’habiles stratagèmes, qui des années après, entraine la création d’un personnage voleur contorsionniste de nationalité française, interprété le grand Vincent Cassel, dans un blockbuster américain.

Je me suis d’ailleurs souvent rêvé en Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur, qui est selon Dutronc « le plus grand des voleurs », un dandy séducteur qui ne vole exclusivement que les riches comme Robin des Bois, à la grande différence qu’il garde le butin à son profit.

https://www.youtube.com/watch?v=q0BSrsMW9B4

L’escroc ce héros…

Assurément l’escroquerie si elle est bien réalisée vaut tous les honneurs du monde. À ce titre, certains individus que d’aucuns qualifieraient de peu fréquentables sont passés maîtres dans l’Art de la roublardise, de la filouterie de grande échelle, de la carotte de grand Duc.

Il y a une belle liste d’escrocs qui mériteraient leurs portraits dans les musées, mais s’il ne devait en rester que quelques-uns, ces types-là  en seraient les conservateurs.  Si la tromperie était côté au guide Michelin, ils seraient tous étoilés.

D’abord comment ne pas rendre hommage posthume à  Albert Spaggiari qui par une belle journée de juillet 1976 pénétra dans la Société Générale de Nice pour y dérober 50 millions de francs en passant par les égouts de la ville. Arrêté trois mois après son forfait, il s’évade en sautant du bureau du juge d’instruction et pendant près de douze ans donnera interviews et nouvelles aux publics sans qu’un policier de France ou de Navarre n’arrive à lui mettre la main dessus.

Ensuite,  il y  a Victor Lustig escroc et imposteur tchécoslovaque professionnel. L’histoire se passe en 1927, la Tour de Gustave Eiffel a 36 ans et les journaux pointent du doigt les coûts d’entretien du symbole parisianophallique rouillé. Germe alors dans l’esprit de Victor Lustig, de la vendre à un ferrailleur. Il envoie des invitations à en-tête de la ville de Paris aux 5 plus gros ferrailleurs de la région et sort le grand jeu. Gueuleton au Crillon, limousine et coupe-file pour aller visiter l’objet de l’escroquerie. Un pigeon mord à l’hameçon, il ne pouvait s’appeler qu’André Poisson (véridique). Il verse une énorme commission à l’aigrefin tchécoslovaque pour être placé en haut de la liste des acheteurs. Se rendant compte de l’arnaque, Poisson n’osera même pas porter plainte, de peur que le monde entier se paie sa fiole. Après avoir échoué à la vendre une seconde fois, Lustig se réfugie aux États-Unis pour vendre des machines à imprimer les faux billets, notamment à Al Capone, avant de se faire arrêter en 1934.

Il y a aussi Otto Witte et son CV pour le moins hétéroclite. Équarrisseur,dresseur d’animaux exotiques, scaphandrier, légionnaire, illusionniste, mais surtout clown. Profession qu’il exerce en 1912, lorsque l’Albanie déclare son indépendance et demande au neveu du sultan de l’Empire Ottoman de devenir son roi. Constatant sa ressemblance avec le futur monarque, Otto se dit qu’il ne cracherait pas sur un petit job saisonnier. Il achète un costume et une fausse moustache puis envoie un télégramme aux autorités albanaises pour annoncer son arrivée. Pas là pour vendre des sapins, Otto annonce dans son premier discours qu’il déclare la guerre au Monténégro et que son harem sera désormais constitué de filles du peuple. Beau geste. 2 jours après son couronnement, les autorités découvrent le pot aux roses et Otto s’enfuit avec le trésor royal grâce à ses courtisanes. Par la suite, le clown qui devint roi vécut tranquillement en Allemagne et mourut 45 ans jour pour jour après son couronnement. Pas peu fier, il avait fait inscrire sur sa carte d’identité, et plus tard sur sa pierre tombale, « Ancien roi d’Albanie« . Il se plaignit même auprès de la chancellerie de Monaco de n’avoir pas été invité au mariage de Rainier et de Grasse Kelly, en sa qualité d’ex-monarque.

Désormais, il y a des escrocs d’un nouveau type, des fins connaisseurs de la finance qui sèment la terreur au sein du CAC 40. Comme des créateurs de start-up, ils sont à l’affût des nouveaux marchés pour repérer les failles dans la législation et le contrôle.

Dans la famille des plus grands escrocs, je voudrais Gilbert Chikli, un Israélien spécialisé dans les arnaques financières.

À son actif, il est l’instigateur de l’arnaque sur le marché de la taxe carbone, sur lequel les entreprises s’échangent des droits à polluer. La technique: acheter des quotas de CO2 hors taxe dans un pays européen et les revendre avec TVA en France, taxe qu’ils conservent avant de disparaître dans la nature. Une affaire qui a coûté 1,6 milliard d’euros à l’État, « la fraude fiscale la plus importante jamais enregistrée en France en un temps aussi bref », selon la Cour des comptes.

Autre grand fait d’armes du garçon, « l’arnaque au président », dont le procès se jouait au début du mois d’avril.

Se faisant passer pour Jean-Paul Bailly, le président du groupe, il a appelé la directrice d’une agence postale. « Vous allez recevoir un appel d’un agent de la DGSE (NDLR: Les services de renseignement français) », lui a-t-il dit. Quelques minutes plus tard, l’agent secret téléphone à la directrice l’avertit qu’un dangereux terroriste faisant partie de ses clients va bientôt retirer de l’argent. Et il ordonne à la patronne de l’agence de lui apporter tous les billets en caisse pour qu’il leur appose une puce électronique.

La directrice a remis 350.000 euros dans une mallette, qu’elle a glissée sous la porte des toilettes d’une brasserie parisienne! Après la découverte de l’arnaque, elle a été licenciée et serait tombée en dépression.

Voilà c’est dit lorsque je serais grand, je serais Chikli, et je tenterais d’escroquer comme lui une quarantaine de banques françaises en me faisant passer pour  un agent secret.

C’est bien connu, pour les agents secrets comme pour les escrocs, « demain ne meurt jamais ».

Showeb de printemps : Le cinéma de 2015

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Récemment, je me suis rendu au showeb de printemps pour représenter Hurluberlu à l’ugc de Bercy Village dans le 12ème arrondissement de Paris. Toute une journée réservée pour les professionnels du web. Pour résumer rapidement l’événement, on a vu plein de bandes annonces, quelques extraits, des choses qu’on n’a pas le droit de vous parler parce que les Américains ont peur, Orelsan, Jamel Debbouze, François-Xavier Demaison, R2-D2 et prit des photos avec des Stormtroopers (les guerriers blancs dans Star Wars).

Qu’est ce qu’on en a retenu ? Sur la soixantaine de films présentés, voici une liste des films les plus intéressants, innovants, attendus, pour faire court, ceux qui ont retenu mon attention

We are your Friends :

Il y a quelques années, nous avions Projet X, récemment Spring breakers, en 2015, Studio Canal réunit, Justice pour la musique, Zac Efron et Emily Ratajkowski pour un film d’été. Le film suit une tournée de DJ avec toutes leurs histoires et leur représentations.

Adam Jones (titre va peut-être changer)

SND présente ici un film sur la gastronomie. On est d’accord, c’est pas ultra trippant mais John Wells, le réalisateur a réussi à réunir des grands noms comme Bradley Cooper, Sienna Miller, Omar Sy ou Jamie Dornan (n’en déplaise à certains). Le titre Adam Jones est provisoire et ne sera sans doute pas conserver. Adam Jones étant le nom du personnage principal qui sera incarné par Bradley Cooper.

Antigang : 

Cela faisait 5 ans qu’on attendait Jean Reno de nouveau dans un film de gangster, après L’Immortel, c’est dans Antigang que l’acteur français revient pour un film qui promet. Autour de Reno, de jeunes acteurs vont donner une dynamique très vivante pour un film qui se veut « fun ». L’action se déroule à Paris et ça c’est bien. On attend un film bien badass, avec un humour de conséquence et des scènes de fusillade à en faire pleurer les yeux les plus sensibles. A voir à partir du 19 Aout.

La résistance de l’air : 

Reda Kateb va se retrouver dans un bourbier avec La Résistance de l’air, ancien champion de tir, il va devoir tuer pour vivre et faire vivre sa famille, une situation complexe pour un film sombre, à voir ce que cela peut donner. En salles le 17 juin

Nos futurs : 

Pio Marmaï, Kyan Khojandi, entres autres pour une comédie qui n’aura rien de bien original sur le papier. D’anciens potes qui, 15 ans après, veulent refaire une soirée avec leurs connaissances. Ce qui m’a fait retenir ce film ? Kyan Khojandi, en grande partie et aussi l’extrait exposé qui montrait un humour un peu à part dans les comédies françaises récentes. Sortie cet été

Arès :

Encore une fois, Paris, mais des années plus tard cette fois ci. La France fait désormais partie des pays pauvres du monde, contrôlée par des entreprises plus rien ne semble pouvoir sauver le pays qui compte plus de 15 millions de chômeurs (on en est à moins de 3 500 000 actuellement, on est large). Mais le thème n’est pas là, ce film dit « d’anticipation » montre une facette encore plus sombre, le dopage est légal et le sport fétiche des français est un sport de combat que l’on peut comparer à l’UFC. Un sportif en bout de course est forcé de tester une drogue expérimental pour continuer son métier de combattant, le seul risque qu’il encourt ? La mort.

The Boy and The Beast

Un film d’animation tout bête de Hosada qui va mettre en scène un jeune garçon et « la bête » qui sera en quelques sortes son maître d’armes. Ce qui m’intrigue ? La présentation du réalisateur, Hosada a été présenté comme le successeur de Miyasaki, rien que ça, un sacré défi.

Heatwave

On ne va pas faire un article sur les sorties cinéma sans parler d’un film d’auteur. Heatwave, film psychologique sur un immigré en Grèce qui va subir la fourberie d’un policier ripoux, le contexte caniculaire va faire dévier le personnage principal qui va entrer dans une psychose que va vivre le spectateur.

Unfriended :

Film d’horreur sur les dangers d’internet. Une bande d’amis postent des photos de soirées qui vont causées le suicide d’une de leurs amies, lors de leur discussion fréquente sur internet, un inconnu présentée sous le nom de leur amie morte va causer la terreur dans la conversation. Pendant 1h30, vous ne verrez que l’écran de l’ordinateur et ce qui s’en suit. Un film très prenant et très innovant dans sa forme, qui a déjà séduit outre-Atlantique arrive en France en 2015.

Burn Burn Burn :

Une bonne comédie britannique pour changer de contexte, mélange assumé entre Thelma et Louise et quatre mariages pour un enterrement, ce film initiatique a tout pour faire rire, une intrigue (enfin un but) complètement décalé et le fait d’être anglais. Pour résumer, deux amies doivent réaliser les voeux testimoniaux de leur ami Dan, ces voeux vont amener les deux amies au quatre coins de l’Angleterre.

En parlant de décalage, la devise du film est : « Un film sur la vie, la mort et les tupperwares »

Vice versa : 

Deux films d’animation par Disney en une année, on ne dit pas non, comme souvent précédé d’un court métrage, celui qui sera avant Vice Versa n’est à manquer sous aucun prétexte, Lava, est un petit bijou. Sortie le 17 juin.

The Good dinosaur :

Le second Pixar de l’année, ce film d’animation que l’on va qualifier de lambda pour le moment, va se distinguer par la nouvelle technique d’animation utilisée qui se rapproche de plus en plus du photo réalisme. Sortie en salles le 25 novembre.

Les châteaux de sable : 

Un scénario très accrocheur, écrit au fil de la plume. Une romance touchante avec Emma de Caunes qui joue son rôle à la perfection et Yannick Rennier qui tient un rôle fait pour lui. Sortie le 1 Avril.

Hyena

The Jokers s’avoue radical, la prise de risque concernant Hyena va sans doute payer. Une intrigue digne des meilleures séries condensée dans un long métrage, entre police, alcool, gang et tout plein d’autres cliché du thriller banal, Hyena s’annonce violent, dur mais très prenant. Pour reprendre l’expression utilisé par les membres du film : « Le futur du thriller a un nom : Hyena », sortie le 6 Mai

Snow in Paradise :

Je vais pas m’étaler je vous offre la bande annonce

Les cow-boy :

Thomas Bidegain a offert l’un des meilleurs scénario de ces dernières années à Pathé. Dans l’Est de la France transformé en western, tout va bien pour François Damiens et sa communauté jusqu’à la disparation de sa fille Kelly. Le film traite de l’amour d’un père pour sa fille, Alain, le personnage joué par François Damiens, va mettre en péril tout ce qu’il avait acquis pour retrouver sa fille.

D’autres films intéressants mais pas assez et faut pas déconner la liste peut pas contenir 45 films :

Russel Crowe revient avec La Promesse d’une vie, son sixième film en tant que réalisateur. Après Pitch Perfect 1, Pitch Perfect 2 en 2015. De nombreux accidents ont lieu en montagne, Everest fait d’un véritable accident dans le mont éponyme un film. Le projet X à la française revient en 2015, Babysitting 2 est en tournage au Brésil. Manos Sucias, le film Colombien au summum du cliché vu qu’il parle de drogue, sauf que celui ci est tourné au coeur même du réseau de la drogue colombienne, et il est produit par Spike Lee. Ant-Man, un Marvel, au programme, des fourmis, de l’humour, des effets spéciaux et Michael Douglas. Enfin François-Xavier Demaison produit un film à la France 3 sur la fin de carrière d’un instituteur de village. Enfin les amateurs d’animés, de chansons qui restent dans la tête seront ravis du court-métrage sur la Reine des neiges qui sera diffusé avant Cendrillon à partir du 25 Mars.

La prostitution 2.0, mythe ou réalité?

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Pour Philippe Bouvard,  « La prostitution est une des rares professions qui soient demeurées très artisanales en dépit du progrès technique. Les prostituées sont des femmes qui ne demandent pas qu’on les invite à dîner avant de passer à un autre genre d’exercice. » Qu’en est-il de la prostitution 2.0?

La prostitution est dit on le plus vieux métier du monde, s’il est reconnu classiquement comme étant l’échange de relations sexuelles contre une rémunération, exercée par les femmes et consommée par les hommes, nous constatons qu’il évolue au gré des époques.

Nous retrouvons mention de l’existence de la profession de prostitués dès l’Antiquité, elle semblait déjà être au service de la société, que cela soit pour honorer des divinités dans la société grecque ou plus généralement dans la bonne cohésion de la communauté entière.

Saint Thomas d’Acquin estimait au XIIIe siècle que la prostitution était « nécessaire à la société comme les toilettes à une maison, car cela sent mauvais, mais sans elle(s), c’est partout dans la maison que cela sentirait mauvais« . Il semble donc encore que si la prostitution est tabou dans presque toutes les sociétés elle parvient toujours à survivre et à s’imposer comme inévitable.

En droit français, elle a pu récemment faire l’objet de controverse. Une loi a été adoptée par l’Assemblée nationale en 2013 visant à pénaliser les clients de la prostitution, mais cette loi face aux discordes qu’elle entraîna est encore en discussion au sénat et donc pas encore en vigueur. Pour faire simple, disons qu’actuellement dans notre société occidentale, la prostitution est tolérée en vertu du droit de disposer librement de son corps. Mais est réprimé :  le racolage « Salut bel inconnu, ça te dirait de passer du bon temps ? » et le proxénétisme, vous savez ces mecs au demeurant hyper accueillants, roulant dans de grosses voitures, raffolant des pompes en croco et de costume tout droit sorti de l’imaginaire du producteur de jeux vidéos : Rockstar Games et de sa légendaire franchise « Grand Theft Auto ».

Il demeure aussi que les acteurs de cette pratique n’ont pas tellement évolué avec les époques successives, le drame étant tout de même que la prostitution ne soit pas sur la voie de l’amélioration. Si on se réfère au rapport parlementaire d’information sur la prostitution en France réalisé en 2011, on s’aperçoit que 91% des prostitués en France sont étrangers, composés aux deux tiers de filles de l’Europe de l’Est et appartenant en majeure partie à des réseaux mafieux mondiaux.

Ne discutez donc pas de la chute du mur de Berlin avec Régine qui a derrière elle 35 ans d’ancienneté de trottoir et qui a vu chuter son CA de 70% à cause des Gorbatchev, Jean-Paul II et autres acteurs de la libéralisation du marché de la prostitution européenne…

Sont aussi touchés les mineurs, les étudiants et toute autre personne dans la précarité. On peut ajouter à cette longue liste, certains individus bien pensants, bien éduqués à la recherche d’une expérience sexuelle nouvelle.

La prostitution comme tout système économiquement très viable, s’est adaptée et a profité de l’éclatement de la bulle Internet pour muter et renouveler son offre grâce aux possibilités quasi illimitées permises par cette plateforme d’échange et de communication sans précédent.

Je vous propose de faire un petit tour d’horizon de ces nouveaux moyens de prostitution définitivement 2.0…

Prostitution 2.0: les petites annonces 


Élie Sémoun et Franck Dubosc les avaient déjà imaginés il y a quelques années, c’est désormais possible. À la manière de La Centrale pour revendre son épave ou le bon coin pour revendre ses cadeaux (moisis) de Noël, on a vu fleurir sur la toile des petites annonces assez suggestives.
Le site VivaStreet en est un principal acteur par le biais de sa rubrique « érotica ». On peut désormais librement entrer en contact avec Simone 65 ans, 80 kg, 85D, sulfureuse brune expérimentée.
Ce supermarché de la prostitution permet au client de choisir sa dame non à la lumière tamisée d’un lampadaire un soir pluvieux, mais grâce au rétroéclairage de l’écran de sa tablette tactile.

Simone quant à elle n’a plus besoin de se mouiller les soirs pluvieux ou d’être frigorifiée en hiver, elle peut ferrer le matou à distance, ordinateur sur les genoux confortablement installée devant les anges de la téléréalité. 

Le rôle du proxénète est ici bien plus éphémère, car madame peut travailler librement à la maison en bonne chef d’entreprise 2.0.
Si cela est assez individuel ont a aussi vu naître des systèmes beaucoup plus corporatistes.

Prostitution 2.0: L’agence professionnelle d’escorte 


Grâce à ces services, c’est la prostitution à porter de clic,  par l’interemédiaire de professionnelles et d’un réseau sans limites. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. D’abord, le service de Luxe où monsieur et madame sont recrutés sur présentation des relevés de notes de Master, tests de culture G, examens médicaux et critères physiques draconiens.

L’agence prend les choses en main : paiement sécurisé, mise à disposition du téléphone de service, réservation de chambres d’hôtel, étude approfondie du dossier client.
Aussi, clé en main où en quelques clics vous pourrez aller passer un séjour en montagne pour quelques milliers d’euros avec la femme dont vous rêvez (http://travel-lady.com/) …

Le client en un mail se voit aussitôt comblé, sans avoir à contacter Dodo La Saumur et ses plans foireux.

À côté de cela, on a aussi pu voir des systèmes plus low cost, le Facebook de la prostitution : Escort-Annonce, le site à la différence de Vivastreet, était taillé pour la cyberprostitution. La justice est parvenue à mettre un terme à ces pratiques en incriminant les gestionnaires du site internet pour proxénétisme.

La suppression et l’arrestation des auteurs de ce site ne sont que l’arbre qui cache la forêt, car les offres pullulent sur Internet via les moteurs de recherches habituelles. Dans ce domaine, il n’y a pas besoin d’aller sur le dark-web pour voir des offres de prostitution directement sur l’ordinateur de Marcel.

Prostitution 2.0: Le live Show 


Alors là, nous sommes sur le plus gros dossier de Spam qu’internet n’ait jamais connu. Mais derrière cette page qui s’ouvre « Loana 25 ans : « Bonjour, ça te dirait 12 nanas pour toi ce soir, nous sommes en chemin, donne nous juste ton digicode (ps : une photo recto/ verso de ta carte bancaire est nécessaire pour m’assurer de ton identité) »… Bref c’est grotesque, souvent mal traduit de l’anglais, ça fait peur et ça peut même calmer Kevin à l’habitude grand amateur de porno.

Toutefois, la pratique existe bel et bien derrière ces spams. En effet, certaines personnes ont recours à des systèmes comme Skype, pour tarifer  l’exhibition sexuelle. 

Aussi des sites sont spécialisés pour mettre à disposition de leurs clients des shows sexuels, ils regroupent différents intervenants sur une même et unique enseigne.

Des services en ligne tentent de faire le ménage, comme dernièrement Snapchat dans la limite du possible, mais cette pratique reste assez prolifique et utilisée.

« Peut-on empêcher l’homme d’être homme »

Il existe donc bel et bien un nouveau visage de la prostitution permise par l’usage du web. Hurluberlu toujours bien loin des polémiques diverses et variées vous laisse avec votre conscience et vos idées sur la question.

Mais en tout état de cause peut-on empêcher l’homme d’être homme ?

Si le métier de charron a disparu, c’est bien que l’homme n’a plus besoin de charrette, espérons qu’un jour il n’ait plus besoin de prostitués, en tout état de cause, si le métier existe toujours, c’est bien qu’il est nécessaire.

Il demeure qu’un équilibre doit être trouvé pour qu’il y ait une liberté d’activité, une liberté de disposer de son corps, une sécurité sanitaire, médicale et physique pour les praticiens comme pour la clientèle.

Il est vrai aussi qu’il semble que le meilleur moyen de diminuer cette pratique serait de lutter contre la précarité.

Quittons-nous sur plus de poésie:

https://www.youtube.com/watch?v=PpChUNCALmE&t=315

 Crédit photo: Thomas Hawk 

M comme Marcel: Comment réussir le buzz sur Facebook

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Nouveau venu sur Hurluberlu, Marcel nous fait part de ses analyses très pointues sur le monde qui l’entoure, aventurier dans l’âme, il se définit lui même comme un « Davy Croquette » des temps modernes, on vous laisse juger.

Avec un quart de siècle au compteur, je suis un pur produit de la génération Y et donc les réseaux sociaux sont mon pain quotidien. Chaque matin, comme un rituel, je vérifie que les filles de mon Instagram n’ont pas disparu pendant la nuit. À 12h, je regarde les évènements de la soirée à venir sur Facebook et le soir, à défaut d’avoir trouvé une soirée à faire, je suis les matchs de football en live sur Twitter (je regarde les commentaires des gens qui, eux, regardent le match, ça s’appelle un « live Tweet » et c’est assez rigolo)

Pour suivre les autres, je suis plutôt bon, en revanche, lorsqu’il s’agit de mettre ma vie en jeu, je suis carrément nul. Pourquoi ?

 Au milieu de toutes ces photos de gens extraordinaires, mon selfie au Roudourou avec Jocelyn Gourvennec est un peu mince pour récolter des cœurs, même avec un filtre sépia.

La réponse est simple, c’est que pour exister sur les réseaux sociaux, il faut avoir une vie de ouf. Le « Like » se mérite autant qu’une invitation pour une soirée sur le Axe Boat de St Tropez (ou la soirée des César, ça dépend de votre région). Quant au « Tweet », il faut lâcher LA réplique qui tue en 140 caractères pour avoir la chance que quelques bonnes âmes reprennent notre mot d’esprit (ou alors, s’appeler Laurent Baffie).

Enfin, Instagram, la nouvelle référence, en matière de « social network », est le pire endroit du monde, où il faut aller, si (comme moi), l’on touche du doigt un quelconque complexe d’infériorité. Des restaurants gastronomiques en pagaille, des photos de vacances, des filles sublimes, des voitures de sports, et des rooftops où jouent les meilleurs DJ de la planète en Boiler Room. Au milieu de toutes ces photos de gens extraordinaires, mon selfie au Roudourou avec Jocelyn Gourvennec est un peu mince pour récolter des cœurs, même avec un filtre sépia.

Cette semaine, je me suis donc attelé à essayer de sortir de l’anonymat digital – comme tout bon jeune de la génération Y – qui se respecte. Au début j’avais pensé faire quelque chose de « classique » ; tenter d’intégrer la nouvelle émission de téléréalité  de W9 (mais, mes parents ne voulaient pas), ou bien publier une vidéo de mon ex sur un site à caractère pornographique, façon « The girl next doors » (mais je ne maîtrise pas assez Photoshop pour arriver à me flouter).

Je commençais à sérieusement d’espérer lorsque…  j’ai vu un nouveau phénomène de mode envahir ma Timeline Facebook, la participation d’un certain nombre de mes amis à des évènements imaginaires dont le seul intérêt résidait dans un jeu de mot dans le titre.

 Je me suis dit, « même si tu n’es pas Pagnol, créer un évènement, à défaut de faire l’Académie française, tu peux finir à la Star Académie ».

C’est-à-dire que des centaines de milliers de personnes s’inscrivent sur Facebook à des évènements du type, « Grand rassemblement pour savoir, si être scripte, c’est une bonne situation ? » (Référence évidente à Astérix et Obélix mission Cléopâtre). On peut aussi trouver des évènements à caractère plus footballistique, du genre «  Grande réunion pour savoir si Robert doit muscler son jeu », ou « Grande expédition pour aller chercher Clément dans le Grenier». Mais, le plus commun de ce genre de petite farce reste tout de même basé sur les bonnes vieilles expressions populaires françaises, du type « Grande chaine humaine pour sortir mémé des orties » ou alors « Grande débat pour savoir si l’habit fait le moine ».

Je me suis dit, « même si tu n’es pas Pagnol, créé un évènement, à défaut de faire l’Académie Française, tu peux finir à la Star Académie ».

J’ai donc passé ma fin de semaine, à regarder les évènements Facebook se créer, afin de puiser un maximum d’inspiration dans le but de pouvoir, moi aussi, réunir des milliers de personnes autour d’un thème fédérateur qui rassemble. Au hasard, « Comment le marchand a réussi à se faire voler son orange », « Pourquoi le petit bonhomme en mousse est tombé de son plongeoir» ou « La réunion annuelle pour retrouver les pains perdus »

Finalement, on est vendredi, je n’ai pas trouvé d’idée pour faire le buzz sur Facebook et Hurluberlu me demande de rendre mon papier, j’envisage de faire un rassemblement, « Pour comprendre les rassemblements  Facebook », mais j’ai bien peur de passer, encore une fois, à côté du buzz.

À la semaine prochaine,

M.

Deathmatch : True Detective VS Julie Lescaut

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Aujourd’hui, deux séries policières s’affrontent dans l’arène des combats à mort afin de savoir laquelle est la meilleure.

Dans le coin droit nous avons True Detective, une série américaine d’anthologie de 8 épisodes traitant de 2 inspecteurs de la Louisiana State Police qui sont interrogés sur une enquête qu’ils ont résolus 17 ans auparavant.

Dans le coin gauche, son adversaire du jour, Julie Lescaut, une série française de 22 saisons et 101 épisodes, qui narre l’histoire d’une commissaire de police de la banlieue parisienne qui tente d’allier son travail et sa vie de famille.

Ce duel se déroule en 5 manches, suivant les critères officiels de la Ligue Officielle des Critères de Comparaison des Séries.

Let’s play !

Audience

La communauté des fans de Julie Lescaut en 1993, déjà en avance sur leur temps.

Julie Lescaut a comptabilisé en moyenne 8.5 millions de téléspectateurs pour chaque saison. En multipliant ce chiffre par le nombre de saisons (22), cela fait une moyenne de 187 millions de téléspectateurs au total, soit la population du Pakistan. C’est comme si tous les Pakistanais regardaient Julie Lescaut. C’est fou non ?

Cependant True Detective a fait mieux avec 11 millions de téléspectateurs en une saison. Si je multiplie ce chiffre par le nombre de saisons, cela fait 11 millions toujours, ce qui ne correspond pas du tout à la population de la Creuse. Ce chiffre ne prend pas en compte les téléchargements illégaux. De toute façon c’est interdit par la loi, c’est Hadopi qui le dit.

Pour que cette épreuve soit équitable, nous restons sur le critère du nombre de téléspectateurs moyen par saison. Ainsi True Detective remporte le point.

TD 1   /  JL 0

Scénario

 

Les premiers scripts de True Detective.

Dans Julie Lescaut, chaque épisode est une nouvelle enquête, avec en fond l’évolution de sa vie personnelle, sa relation avec ses filles ou son ex-mari, et des choses de la vie de tous les jours comme aller chercher le pain avant de rentrer à la maison, ou faire deux trois drifts sur un parking pour décompresser.

True Detective propose un scénario en flashback. Les deux inspecteurs sont interrogés sur leur enquête de 1995 car des meurtres similaires ont lieu aujourd’hui. La narration se concentre sur leurs investigations avec en fond  la relation entre Rust Cohle et Martin Hart et leurs vies personnelles pour ensuite évoluer vers l’enquête de 2012. Cherche pas il n’y a pas de blague dans ce paragraphe.

Pour son fil rouge, ses rebondissements et son dénouement à couper le souffle, la série américaine remporte son deuxième point.

TD 2   /  JL 0

Acteurs

 

Matt Leblanc n’a rien à faire dans cet article.

 

D’un côté nous avons Matthew McConaughey avec son Oscar et Golden Globe du meilleur acteur pour son interprétation dans Dallas Buyers Club, et Woody Harrelson avec son Emmy Award du meilleur second rôle masculin pour son rôle dans Cheers en 1989, ses 3 grands prix de Formule 1 et son doctorat de trompettiste. Mais aucune récompense pour leur prestation dans True Detective.

De l’autre côté se tient Véronique Genest, avec son baccalauréat mention bien , ses trois Sept d’Or en 1997, 1999, et 2001 et le prix spécial du public au festival de la fiction TV de Saint Tropez 2003, tout ça pour son rôle dans Julie Lescaut !!! Ca calme hein ?

La petite dame remporte le point.

TD 2  /  JL 1

Ambiance

 

Charmant voyage.

Julie Lescaut est tourné à la façon Plus belle la vie,  c’est à dire qu’il y a très peu de musique sauf pour les scènes d’action, et il y a toujours cette impression que les acteurs se font autant chier que les téléspectateurs et qu’ils ne croient pas en leurs textes. Néanmoins, cela n’a pas empêché la série de remporter le Sept d’Or 1997 du meilleur montage. C’était grâce à Windows Movie Maker.

True Detective, c’est juste l’Emmy Award 2014 de la meilleure réalisation pour une série dramatique. Bitch.

TD 3  /  JL 1

Personnages principaux

Petite moustache à la Movember, posey.

Dans True Detective, Martin Hart est un type qui se dit lui même « normal ». Mais qu’est ce que la normalité ? Vous avez 4h.

Le duo d’inspecteurs est surtout marqué par le caractère et le style de Rust Cohle, joué par Matthew, Mat comme j’aime l’appeler. Très bon détective,froid, parle peu, ne croit pas à la religion après la mort de sa fille, il est du genre à sortir des répliques qui apportent la joie:  » Je crois que la conscience humaine est un faux pas tragique de l’évolution (…) Peut-être que la seule chose digne à faire, pour notre espèce, c’est de renoncer à notre instinct, arrêter de nous reproduire et nous diriger, comme frères et sœurs, main dans la main, vers notre extinction, la renonciation ultime dans ce jeu de dupes. » Ou comment niquer l’ambiance dans une soirée.

Dans Julie Lescaut, l’héroïne arbore un style classique, brassard fluo de la Police, petit chemisier blanc, et gilet pare-balles. Cependant, notre amie est bien plus badass que ses collègues américains. Par exemple, dans l’épisode 1 de la saison 19, elle va faire du shopping et dans le magasin de l’autre coté de la rue deux motards braquent une bijouterie. Sang froid et efficacité, elle menotte discrètement la  chaîne de la moto et ainsi les deux cambrioleurs finissent les fesses sur le goudron. Reste plus qu’à appeler ce bon vieux Gilles pour embarquer les deux loubards. J’en ai eu des frissons tellement c’était intense. Julie tu remportes le point.

TD 3  /   JL 2

Mince j’ai beau chercher, je ne trouve pas une autre catégorie où Julie Lescaut peut gagner. Bon je tente le tout pour le tout.

Epreuve du bisou : est-ce que tu préfères faire un bisou à Matthew McConaughey ou à Veronique Genest ?

Et merde

TD 4  /  JL 2

Victoire de True Detective

De toute façon ce duel est truqué depuis le début.

Si vous en voulez plus sur True Détective, on vous invite à lire cette article sur le retour de la série