Entrepreneuriat – l’aventure de BlaBlaCar

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Si Internet est « La Révolution » des années 2000, « l’économie collaborative » sera sans aucun doute « La Révolution » des prochaines décennies.

L’importance de l’économie collaborative, la société française BlaBlaCar l’a bien comprise puisqu’elle est leader mondial sur le marché du covoiturage avec plus de 10 millions de membres répartis dans plus de 14 pays. Avec une croissance de 200% par an, BlaBlaCar est un véritable modèle de réussite qui montre que l’Hexagone est encore une bonne pépinière pour les entrepreneurs innovants.

En l’occurrence, de l’innovation, Frédéric Mazzella, Président fondateur de BlaBlaCar n’en manque pas. Son cursus suivi à l’Ecole Normale Supérieure a été complété par un diplôme de Stanford, une formation complémentaire à l’INSEAD et il a fait ses classes à la NASA.

En qualité de patron d’une société qui est en passe d’être valorisée à plus d’un milliard de dollars, il est aussi, très occupé. Cela n’a pas altéré notre envie de connaître les dessous d’une des plus belles sociétés françaises de cette décennie. C’est la raison pour laquelle après quelques échanges de mails, nous nous sommes rendus dans les locaux de BlaBlaCar situés dans le 9e arrondissement de Paris afin de rencontrer Laure Wagner, membre  fondatrice de l’équipe BlaBlaCar, qui a gentiment accepté de se livrer aux lecteurs d’Hurluberlu.

L’interview BlaBlaCar avec Laura Wagner

Laure Wagner

Hurluberlu : Comment est née l’idée BlaBlaCar ?

Frédéric Mazzella, le fondateur, a eu l’idée de lancer un site de covoiturage en décembre 2004. Il voulait rentrer chez ses parents pour Noël en Vendée mais il n’avait pas pris ses billets de train à l’avance. Il s’est alors aperçu qu’il était impossible de prendre un train à la dernière minute sans devoir payer des sommes astronomiques. Il a compris que le covoiturage pouvait devenir une autre alternative sur le marché pour voyager à la dernière minute sans se ruiner et qu’il y avait une opportunité à créer un site Internet dédié au covoiturage. Pour la petite histoire, à la suite de ce constat, il n’a pas dormi pendant 70h, pour essayer de réfléchir comment il pourrait organiser son site Internet.

Finalement, c’est en 2005 qu’il a vraiment commencé à coder le site Comuto.com, car le domaine Covoiturage.fr n’était pas disponible. Finalement, en 2006, il est arrivé à récupérer le nom de domaine et il s’est lancé dans le projet, de ce qui deviendra BlablaCar.

Hurluberlu: L’avantage d’être ingénieur de formation, c’est que techniquement, Frédéric Mazzella avait les moyens de lancer un site Internet comme BlaBlaCar ?

Exactement, c’est lui qui a bâti la première version du site qui était, pour l’époque, déjà assez fonctionnelle et novatrice, puisqu’il y avait déjà un système de géolocalisation lié à une cartographie Google et à un moteur de recherche. Ce qui se différenciait vraiment du concurrent de l’époque, qui était «Allo Stop», un système d’annonces non digitalisées, qui nécessitait d’appeler chaque particulier un par un pour savoir si des places étaient disponibles.

Hurluberlu: BlaBlaCar est l’une des premières sociétés (avec AirBnB) à s’être engagée sur le marché de l’économie collaborative, comment ont réagi les utilisateurs français au début ?

C’est bien de dire utilisateur et non pas consommateur, car l’économie collaborative repose sur un dualisme des cibles, puisqu’il faut aller chercher l’offre en même temps que la demande. Ce qui est très différent de l’économie « classique » où les entreprises vont simplement proposer une offre adaptée aux besoins des consommateurs.

Ce qui a été très difficile au départ était donc d’arriver à constituer une base d’utilisateurs suffisamment importante pour que l’offre proposée la soit aussi. L’économie collaborative repose sur un dualisme des cibles, puisqu’il faut aller chercher l’offre en même temps que la demande.

Frédéric a donc connu une grande « traversée du désert » de 2005 à 2009. En effet, c’était vraiment frustrant de voir que des gens cherchaient des trajets Nantes/Marseille pour tel jour et que, finalement, ce jour là, n’était proposé qu’un Guingamp/ Caen. Je grossis volontairement le trait, mais c’est ce à quoi l’on a été confronté.

En plus de ça, c’était le début des réseaux sociaux et de la technologie mobile, donc les gens étaient bien moins connectés que maintenant, ce qui rendait les choses assez compliquées.

Puis les gens sont peu à peu devenus plus réceptifs à notre projet en raison des gains économiques qu’ils pouvaient réaliser. Il faut savoir que la première motivation des utilisateurs était pécuniaire au début, mais désormais il y a les côtés affectifs et partage qui jouent aussi beaucoup.

Hurluberlu: Pourquoi les choses se sont-elles améliorées en 2009 ?

Au début, pour Frédéric, le site était une passion avant d’être une source de revenus. C’est-à-dire qu’il a continué à travailler en tant qu’ingénieur salarié tout en s’occupant du site. Mais en 2008, il a pris le risque de quitter son travail d’ingénieur pour faire INSEAD (NDLR : Une très grande école de management située à Fontainebleau), et il a pris un an pour réfléchir sur le modèle économique que pourrait avoir le site. Au terme de cette année, il a gagné le concours Business Venture de l’INSEAD, signe que son projet était déjà viable.

Cette année-là, il a aussi rencontré Francis Nappé, son associé actuel, (qui travaillait chez Meetic à l’époque). C’est lui qui lui a fait la première version mobile du site sur le WAP, ce qui a «bluffé» Frédéric et qui l’a décidé à l’association.

En sortant de l’école en janvier 2009, le site « Covoiturage.fr » comptait environ 100 000 membres, il fallait donc recruter quelqu’un pour s’occuper de la communication.

C’est la raison pour laquelle j’ai été embauchée pour développer et faire connaître le site « Covoiturage.fr ». En fait, je connaissais Frédéric depuis 2006, puisque je travaillais auparavant dans une agence de communication pour le compte du ministère de l’Écologie et je l’avais contacté dans le cadre d’une campagne sur les nouveaux moyens de transport “éco-responsables”.

À partir de janvier 2009, Frédéric a commencé à travailler à plein temps sur le projet qu’il avait passé un an à mûrir, avec Frédéric Nappé son associé et moi en qualité de « first employée ». C’est donc à ce moment-là que les choses ont vraiment décollé.

Hurluberlu: Donc 100 000 utilisateurs en 2009 et plus de 10 000 000 d’utilisateurs aujourd’hui, ça fait beaucoup d’utilisateurs gagnés en cinq années, quel est le secret ?

Franchement, ça a été super lent – la blague, c’est qu’en 2009, je n’avais que 500 euros de budget pour gérer la communication et qu’il fallait faire comme on pouvait avec ce que l’on avait.

Mais, notre chance, ça a été d’avoir eu de très bons « bouche-à-oreille », puisque le site étant bien fait, les gens en parlaient autour d’eux alors même qu’ils ne trouvaient pas forcément leurs trajets. On a alors eu l’idée de mettre un système d’alerte sur les trajets, c’est-à-dire qu’on a incité les gens qui ne trouvaient pas à revenir dès lors que le trajet qui les intéressait se créait.

Concernant les conducteurs, on essayait de leur faire publier plusieurs trajets, afin de fournir une offre toujours plus importante. Par exemple, on demandait à quelqu’un qui publiait une annonce pour un trajet, si ce trajet était hebdomadaire. Alors, au lieu de proposer une annonce, la personne en proposait une centaine.

La grande difficulté d’un site comme BlaBlaCar, par rapport à AirBnB par exemple, c’est que nos offres ont une durée de vie très courte. Ainsi, quelqu’un qui va poster une annonce de location d’appartement va voir son annonce durer dans le temps, alors que quelqu’un qui poste l’annonce d’un trajet Lyon/ Marseille à 16h 00, à 16h 01 l’annonce expire. Donc, il fallait absolument profiter de la venue d’un nouveau membre sur le site pour en tirer le plus d’informations.

Hurluberlu : C’est avec ce genre de recette que vous avez réussi une levée de fonds record de 100 millions de dollars auprès  Index Ventures en juillet dernier ?

En fait, une fois que l’on a eu fidélisé les utilisateurs, il a fallu trouver un modèle économique. C’est la raison pour laquelle on a fait une première levée de fonds de 1,5 million de dollars en 2011. C’est à cette époque-là que l’on a mis en place la commission de 10% sur les transactions, en mettant parallèlement en place la notation des voyageurs afin de renforcer l’esprit communautaire du site.

Ensuite on a fait une deuxième levée de 8 millions afin de se lancer à l’international, c’est avec ça qu’on a pu conquérir les marchés espagnol, portugais, italien, anglais, allemand, polonais, ukrainien ou russe.

Enfin, la levée de fonds de cet été, c’est pour s’étendre sur tous les pays du monde et notamment en Asie et en Amérique du Sud. On est déjà leader sur le marché en termes de nombre d’utilisateurs, mais ce que l’on ne veut pas, c’est que des sociétés prennent notre modèle économique pour s’implanter dans une région et deviennent si grosses, qu’il nous sera impossible de les détrôner. On est dans une logique de porte-drapeau, on envoie des équipes aux quatre coins du monde afin d’implanter la société.

Hurluberlu: Et la rentabilité dans tout ça, j’ai lu que la société BlaBlaCar n’est pas encore rentable, est-ce vrai ?

À l’heure actuelle, on est déjà rentable dans deux pays, la France et l’Espagne, où l’on a instauré un système de commission. Pour tous les autres pays, on met en relation les utilisateurs entre eux, mais on ne prend rien sur les transactions, car le marché n’est pas assez mature. Donc, c’est vrai, que pour l’instant, BlaBlaCar, n’est pas encore rentable.

 Il faut bien se dire que pour l’instant, BlaBlaCar n’est pas du tout rentable.

On a le modèle économique, désormais il faut attendre que le covoiturage rentre dans les mœurs pour pouvoir prendre une commission. 

Hurluberlu: BlaBlaCar est une très belle réussite française, à une époque, où il est tendance de dire et de penser qu’il est impossible d’entreprendre dans notre pays, quelle est votre opinion sur les opportunités économiques françaises ?

C’est une question qui est récurrente c’est vrai, puisqu’on a tendance à se morfondre sur notre condition. Mais par rapport à BlaBlaCar, la France nous a beaucoup apporté. D’abord parce qu’il y de très bons ingénieurs et lorsqu’on voit le défi technique du site, c’est très important d’être entouré de personnes très compétentes.

 La France nous a beaucoup apporté.

Le second point c’est que je pense que la France est un pays qui a le mieux compris les enjeux de l’économie collaborative; par exemple le site OuiShare est français, le premier espace de coworking est né en France (NLDR : La Mutinerie à Paris) et KissKissBangBang est l’un des tous premiers sites de crowfounding à avoir vu le jour dans le monde.

Ensuite, le nerf de la guerre reste la motivation, en France ou ailleurs.

Hurluberlu: Quels sont les projets de BlablaCar pour l’année à venir ?

Le but c’est de continuer l’expansion internationale, en s’implantant dans tous les pays du monde. On doit réussir l’ouverture en Inde à la fin du mois de février, puis suivra l’Amérique du Sud. En revanche, on ne voit pas le marché américain comme une priorité, car le prix de l’essence étant très bas, il n’y a pas de réel besoin de faire du covoiturage. En plus, les villes sont tellement lointaines, que les américains font la plupart de leurs longs trajets en avion.

Hurluberlu: Une dernière question, tout le monde croit que BlaBlaCar appartient à la SNCF, vous pensez que c’est un complot des chemins de fer pour vous nuire ?

 (Rire) – ça se pourrait oui, car on leur prend des nouvelles parts de marché à chaque nouvelle grève. Mais je pense que les gens confondent avec ID Vroum, le site de co-voiturage de la SNCF, c’est une belle légende urbaine en tout cas !

Crédits photos : © BlaBlaCar

Et si le secteur tertiaire était l’avenir de l’économie collaborative?

Aujourd’hui l’économie collaborative semble enfin être arrivée à son paroxysme et comme toute chose qui arrive au sommet, le moment où le phénomène ralentira est inévitable. Si leurs créateurs semblent en avoir fait le deuil, on pense plus simplement que sa planche de salut réside dans le secteur du tertiaire, si le législateur lui en laisse la possibilité.

L’économie collaborative qu’est ce que c’est?

Hier considérée comme une alternative pour les débrouillards, elle est aujourd’hui un mode de vie adopté par la majorité de la population. On peut se réjouir de ce changement radical de moeurs, qui met l’accent sur l’utilisation plutôt que sur la propriété, la disruption, l’innovation, l’échange supporté par le numérique, l’interdépendance (le consommateur est au centre et le nombre d’intermédiaires est réduit) et la dynamique (le prix étant ajusté en temps réel et l’accès au produit ou service  se faisant à la demande, au moment et à l’endroit voulu par l’utilisateur).

Si l’économie collaborative utilise le domaine digital pour mettre en relation ses utilisateurs, c’est souvent à tort, qu’on utilise pour le désigner, le terme “uberisation“, qui est clairement une déformation de langage. En effet, Uber est à l’origine un service de chauffeur privé à la demande, qui permettait à n’importe qui, titulaire d’un permis de conduire, d’être chauffeur pour des particuliers à moindre coût. En effet, l’idée même de l’économie collaborative, c’est que la demande est en même temps l’offre et vice et versa. Lorsque Uber permettait à chaque usager, d’être un chauffeur privé, (avant l’interdiction des “UberPop” en France), on pouvait dire que terme “uberisation” était synonyme d’économie collaborative. Mais depuis qu’en France, les Uber ont le statut de voiture de tourisme avec chauffeur (statut de VTC qui est lui-même règlementé par la préfecture), ce n’est plus de l’économie collaborative en tant que telle, mais simplement un service de mise en relation de chauffeur privé digitalisé. On peut en conclure que désormais la synonymie est erronée, mais on comprend bien l’idée…

Que représente le marché de l’économie collaborative?

Si le secteur du tertiaire était l’avenir de l’économie collaborative?

Selon Deloitte, le marché de l’économie collaborative représente aujourd’hui 26 millards et il devrait atteindre 100 millards d’euros en 2018. En France, l’économie collaborative représente un marché d’environ 3,5 milliards d’euros. Un chiffre qui devrait être multiplié par trois d’ici à 2018. L’Hexagone représente un marché dynamique où ne cohabitent pas moins de 276 plateformes collaboratives, dont 70% sont françaises. C’est donc un marché extrêmement important, qui soulève néanmoins quelques zones d’ombre.

Pourquoi l’économie collaborative est-elle à un tournant?

On peut constater à travers ce bouillonnement que le “sharing” semble avoir trouvé ses limites. En effet, on ne peut malheureusement pas tout partager, à commencer par son gaufrier ou sa perceuse, que certains pourtant, ont tenté de louer. De même, qu’on ne peut pas lancer un business de “time sharing“, en pensant que la mise en relation des utilisateurs qui désirent échanger leur temps et leurs compétences gratuitement, puisse être lucrative.

La raison de ces fausses  “bonnes idées” est simple, pour qu’une entreprise collaborative soit véritablement viable, il faut que le nombre d’utilisateurs soit très conséquent, et il n’est pas aisé de créer une communauté importante. Si BlablaCar peut se targuer d’avoir plus de 10 millions de membres actifs sur sa plateforme, il peut aussi témoigner de la difficulté qu’il lui a fallu pour arriver à créer sa communauté. De même qu’Airbnb, qui accueille chaque nuit 425 000 invités, soit 22% de plus qu’Hilton dans le monde entier, alors qu’il ne possède pas un seul bien immobilier, a dû s’y prendre à deux fois avant de réussir sa première levée de fonds.

Mais ce que le covoiturage ou la location de biens immobilier entre particuliers ont permis, tous les secteurs d’activités ne le peuvent pas. L’économie collaborative est donc un faux eldorado, puisque toutes les banches d’activité n’ont pas vocation à être partagées comme on peut vous l’expliquer très bien ici.

Deuxième zone d’ombre de l’économie collaborative, l’augmentation de la législation qui risque de faire du grabuge. Libre de tout marquage depuis le début du match (hommage à Johan Cruyff), le sharing, en tant qu’économie sociale et solidaire est gratifiée d’un traitement fiscal de faveur, notamment en France, qui est pourtant déjà le champion du monde de l’impôt.

Les récents problèmes de concurrence (voir notre article à prendre au 2nd degré sur le sujet) déloyale entre taxi et “Uber Pop” ou entre les hôtels et Airbnb laissent à penser que le gouvernement français va durcir sa politique fiscal à l’encontre des plateformes collaborative. D’ailleurs, le rapport du député Pascal Terrasse sur l’économie collaborative remis à Manuel Valls le 8 février dernier, propose quelques axes de réflexion. Selon le député de l’Ardèche, le cadre fiscal actuel n’a pas besoin d’être réformé pour s’adapter aux pratiques de l’économie collaborative. Néanmoins le texte appelle à clarifier la distinction entre revenus, partage de frais (comme lors d’un covoiturage) et activité professionnelle.

Autre axe évoqué par le rapport: que les plateformes collaboratives se chargent elles-mêmes de transmettre le montant des transactions des usagers à l’administration.

À noter également qu’à compter du 1er juillet 2016, les plateformes seront tenues d’informer leurs utilisateurs de leurs obligations en matière sociale et fiscale. Oui, car les revenus tirés de l’économie collaborative doivent bien être déclarés.

Pourquoi le tertiaire représente l’avenir de l’économie collaborative?

Cependant, alors que l’économie collaborative semble être à un tournant, l’emploi est lui aussi en train de se transformer. À l’image du gouvernement français qui tente de changer une législation bien trop complexe, la façon de travailler change. En effet, les gens ne souhaitent plus être salariés, avec un lien de subordination à un employeur unique, mais veulent être vendeurs de prestation de service à plusieurs entités différentes. C’est en tout cas, ce que révèle l’explosion des sites de mise en relation professionnelle aux Etats-Unis. L’un deux, UpWork, publie une étude selon laquelle 54 millions d’Américains sont travailleurs indépendants permanents ou occasionnels et surtout 80% d’entre eux gagnent mieux leur vie que lorsqu’ils étaient salariés.

L’idée, dans ce nouveau monde économique, c’est que chacun d’entre nous qui est déjà consommateur peut devenir producteur. On ne dépend plus d’un patron mais d’un client, on ne signe plus un contrat de travail mais un contrat commercial, on ne vend plus 35h par semaine mais une prestation, un savoir-faire, il n’y a plus de licenciement mais de simples ruptures de contrat.

Si l’on rajoute à ce paramètre, le phénomène de vieillissement de la population et le fait que la demande de services à la personne est le secteur d’activité qui connait le plus haut taux de croissance depuis 2005, on peut entrapercevoir ce que peut sera l’économie collaborative de demain.