Les meilleurs disques des mois oubliés

C’est un peu une tradition depuis la création de la maison Hurluberlu, de donner nos coups de cœur musicaux mensuels. En hôte très occupé ces derniers mois, on a complètement oublié de vous faire parvenir nos disques préférés. Alors c’est vrai, on s’est un peu rattrapé avec une playlist de 70 morceaux à télécharger (gratuitement), en guise de cadeau de rentrée, mais ça ne vaut pas une bonne vielle chronique à l’ancienne.
Étant donné que, comme Marty, notre calendrier est resté bloqué sur le mois de mai et le superbe album de Chet Faker (pour ceux qui suivent), on n’a pas moins de cinq mois à passer en revue, pour revenir à jour sur notre planning.
 
 

Le mois de juin, avec Fakear « le magicien »

On aime bien le mois de juin, c’est la fin des partiels pour les branquignols  d’universitaire que nous sommes. Au-delà de cette aspect purement technique, c’est la période de l’année où l’on commence à trainer tard la nuit ce qui nécessite une musique de circonstance.

Cette année,  c’est clairement le normand « Fakear » et son album « Sauvage » qui a su nous  tenir éveillé tout le mois de juin avec ses  sonorités d’orient. Producteur de génie, le jeune  Caennais  a confirmé qu’il fallait compter avec lui ces prochaines années sur la scène des beatmakers hexagonale. En prime, le garçon a pas mal écumé les festivals cet été, et pour avoir eu  la chance de croiser sa route, on peut vous dire, qu’il envoie du bois  sur scène.

Morceaux de choix

Le mois de juillet, sous les tropiques avec Jungles

 

Jungles, c’est une vielle histoire, celle de deux Anglais dopés à la funk des 70’s qui décident de se lancer dans la musique. Une première vidéo postée sur le net, il y a un an de ça, montrait deux jeunes renois , Stan Smith  aux pieds,  dansant comme des fous sur une bonne vielle funk des familles. Finalement, après plusieurs teaser du même acabit, le masque tombe et à la stupeur générale (surtout la nôtre), Jungles est un duo d’anglais au minois juvénile, aux allures plus proches des frères Lawrence de Disclosure que  des Kool & The Gang. En revanche au niveau des sons, ça tabasse aussi fort qu’à l’époque de la Stax Records, la banane en moins.

Pari réussi pour les deux potes de Londres qui produisent une soule humide, luxuriante et chaude, exactement comme leur nom.  

Morceau de choix: 

Le mois d’août, dans les nuages avec Rustie

 

En plein mois d’aout alors que le soleil cognait fort sur l’hexagone et partout ailleurs, pour les petits chanceux qui ont eu la chance prendre du bon temps aux quatre coins du globe.  Il fallait traverser la manche pour découvrir le deuxième album le DJ écossais roi de l’entertainment  bondissant, l’ami Rustie, pour se rafraichir. On savait depuis longtemps que le type était quasiment intouchable en live (pour les Lyonnais, sa prestation aux Nuits Sonores 2014 vous aura peut-être convaincu).  Néanmoins on avait des doutes sur la capacité du jeune homme de produire un album qui puisse s’écouter sans se taper la tête contre les murs. Belle surprise, que cet album majestueux et puissant qui donne l’impression que Hulk a pris possession de l’orgue de Notre-Dame de Paris.

A noter aussi, le retours du duo californien Foxygen, composé de Sam France et Jonathan Rado, deux potes du lycée, qui ont eu envie de quitter les bancs de l’école pour se mettre à la musique, et vu le résultat, on se dit qu’ils ont clairement bien fait. On vous avez  d’ailleurs déjà parlé du groupe lors de notre article spécial « rock garage« , et les mecs ont confirmé qu’ils étaient décidément très forts…
Fin août sortait leur troisième album « … and star power » petit merveille de pop chaude et poétique, au relent « Dylanien ».

Le mois de septembre,  viré jazz avec Electro Deluxe

 

Cette année c’était une grosse rentrée musicale, avec le premier album du producteur anglais SBTRKT, le deuxième album des géniaux ALT – J,  le retour du duo acidulé The DO, ainsi que l’album électronique le plus attendu de ces six derniers mois, « Our Love » de Caribou . Mais tous ces albums ayant déjà été chroniqués dans beaucoup de médias, on s’est dit qu’on devait donner dans quelque chose de plus original et si possible de français. Il se trouve justement que les trublions d’Electro Deluxe (à ne pas confondre avec le groupe à moustache DeLuxe), ont profité du mois de septembre pour sortir une édition de luxe  de leur album sorti un an plus tôt,  « Home ».

Un jazz « fait maison » sans chichi, ni fioriture, juste l’essentiel : quatre super musiciens et la voix  de James Copley pour assaisonner le tout. Un vrai beau disque avec des vrais bons artistes, pour ceux qui aiment les sonorités jazzy (et pour les autres aussi un peu).

Morceau de choix :

Le mois d’octobre : Voyage avec un dandy anglais et un chapelier un peu fou

 

Ce mois-ci, notre cœur balance clairement entre la classe du dandy anglais Baxter Dury et l’élégance de ce drôle de baladin qu’est le Chapelier Fou.

Indéniablement, le quatrième album du sir Dury est un chef d’oeuvre de pop, une balade mélancolique,  qui n’est pas sans rappeler un certain Bryan Ferry dans la manière d’organiser avec harmonie chaque note qui le compose.

On a  vraiment adoré  « It’s Pleasure » et tout particulièrement « the White Man » et  « Palm Trees », les morceaux les plus aboutis de l’album.

C’est aussi avec plaisir qu’on a écouté l’album de ce personnage directement sorti du roman de Lewis Caroll, qu’est le Chapelier Fou. Ce petit génie de la musique qui mélange les genres avec brio passant allègrement du violon, aux synthétiseurs, bidouillant chaque sonorité pour en faire un son de cristal.

C’est vraiment un artiste hors-norme dans le paysage musical français, c’est pour ça qu’on aime et que l’on a plaisir à le retrouver avec Delta. Le troisième album du jeune Lorrain est une heureuse berceuse, un voyage vers la rêverie et les paysages froids du pôle Nord.

On ne vous a pas choisi de morceau de choix et pour cause, tout l’album mérite d’être écouté et vous allez voir qu’une fois emmené dans son univers, comme Alice, vous aurez du mal à vous échapper.

Pour conclure cette revu de bibliothèque, on ne peut que vous conseiller aussi, de vous arrêter sur l’EP de la dernière recru du label français Roche Music, le bien nommé Dabeull qui, entre funk et soule, envoie une musique  diablement entrainante, avec une petite touche vintage très agréable.

 

Le disque du mois # 7 – « Piano Ombre » de Frànçois and the Atlas Mountains

Comme un printemps qui revient après un hiver rude, Frànçois and the Atlas Mountains a sortie son deuxième album « Piano Ombre », une ode majestueuse à l’amour, à la beauté féminine et à la vie.  Un beau disque, emprunt de mélancolie et de poésie qui sera idéal pour vous accompagner dans la gaité du mois d’avril.

Frànçois and the Atlas Mountain: de la révélation à la confirmation

Je me souviens de la première fois où j’ai vu les Frànçois and the Atlas Mountains, c’était un   après-midi pluvieux dans le parc National de Saint-Cloud, ils jouaient  à Rock en Seine en 2011, dans le cadre des jeunes talents SFR.

Quelques années après, ils reviennent dans le festival parisien en temps que tête d’affiche.  Une évolution certaine, qui est le fruit d’un long travail et de beaucoup de patience.

En effet, depuis 2003, Frànçois Marry (le leader du groupe) se forge son identité musicale, d’abord en solo outre-Manche où il jouera avec Camera Obscura, puis avec ses potes  avec lequel il créait  the Atlas Mountains en 2005, en hommage à un de leur ami musicien nomade.

De tournées Anglaises en tournées Européennes, le groupe a beaucoup murie depuis son précédent album   « E volo Love » sortie en 2011. Un très bon disque sur lequel se trouvaient déjà quelques perles pops comme  « Piscine »,   « Slow Love » ou « Muddy Heart ».

Mais en signant sur le label britannique Domino (Arctic Monkeys, Animal Collective, Hot Chip, Franz Ferdinand…),  tout a changé.

Les Frànçois et the Atlas Mountains ont la possibilité de gouter à la reconnaissance internationale et Piano Ombre a tout pour plaire..

Piano Ombre, l’échappé belle

Chanté en anglais et/ou en français, décrit a posteriori par Frànçois comme “une course dans une forêt, une forêt un peu sombre, mais une course qui mène vers une sortie”Piano Ombre est une collection de chansons merveilleuses, de balades pops incroyablement réussis, et d’histoires émouvantes .

Des morceaux tourneboulants, tant textuellements que musicalements, à la fois cérébraux et physiques. Mais surtout, un album de saison qui passe de l’obscurité à la clarté, de l’humidité à la chaleur et de la tristesse à la joie.

Le seul pas entre  le romantisme de  « la fille au cheveu de soie » et la résurrection  de « Fancy Forstight » ou l’apothéose musicale  du morceau « la vérité », caractérise parfaitement l’album . Un disque qui joue parfaitement entre les contrastes de la tristesse des sous-bois et la joie de clairière, si le premier porte la mort, le second apporte la vie, sorte de renaissance musicale qui se fait sentir tout au long de l’écoute.

Le résultat est sans appel, le nouvel album de Frànçois and the Atlas Mountain est tout simplement beau.

Une bande de potes avant tout

Frànçois and the Atlas Mountains c’est, comme bien souvent, une belle histoire d’amitié entre François, Pierre, Amaury, Jean et Gérard. Alors que la mère du leader du groupe est malade (le bien nommé François), ses potes le soutiennent, l’aide dans la construction de l’album et rendent les choses plus faciles, car après tout c’est à ça que serve les amis,  à vous soutenir dans les moments pas forcément évidents que la vie peut vous  faire traverser.

Cette cohésion entre les membres du groupe se sent sur scène, et rend chacune de leurs performances vraiment intenses pour le spectateur, que j’ai été, à deux reprises.

Coup de chance pour , le groupe s’est lancé dans une tournée française  et européenne qui passera forcément par ta ville, plus qu’un conseil, on vous recommande chaudement d’aller les voir en live.

Frànçois and the Atlas Mountains, c’est le passé, le présent et le futur de la pop française…

 

Notre prochain disque du mois ?

Les disques du mois de février (et plus si affinité)

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Le mois de février touche déjà à sa fin, un mois où l’on a eu l’occasion d’écouter beaucoup de musique blotti au fond de notre canapé avec un verre de scotch et Dostoïevski en guise de compagnie, pour lutter contre la froideur hivernale.

Un mois qui fut riche en actualité musicale, avec notamment le retour de Björk sur le devant de la scène et la surprenante reformation du mythique groupe Blur (avec un album annoncé pour le 27 avril prochain). Ce mois de février fut aussi celui de Roxy Music, puisque les deux fondateurs du groupe y sont allés de leurs albums.

D’un côté Brian Eno a sorti de ces cartons, des petits bijoux instrumentaux du début des années 90.  De l’autre Bryan Ferry, qui, revitalisé comme un enfant, depuis sa collaboration avec Todd Terje, a livré un autoportrait sonore, composé de ses meilleurs morceaux de sa carrière. Avec cet énième album,  Bryan Ferry montre qu’il est un des grands fauves du rock, un chanteur, musicien et performeur hors pair, sûrement l’un des plus grands, avec Bowie.

Les disques du mois de février, Rone et Panda Bear

Mais ce mois de février fut surtout celui de Rone et de Panda Bear, deux musiciens atypiques, dont leur différence n’a d’égale que leur talent.

Le voyage lunaire de Rone

C’était le dimanche 12 mai 2013,  le festival des Nuits Sonores livrait sa dernière bataille dans la pénombre des usines Brossettes. Le dernier artiste de la soirée, s’appelait Rone et il venait défendre son deuxième album Tohu Bohu, sorti quelques mois plus tôt. Devant les quelques 45 000 personnes réunies ce soir là, il livra une prestation incroyable, retournant son auditoire, dans une cohue presque surréaliste, au son de Bye Bye Macadam.

Ce soir-là, Lyon avait eu la confirmation que Rone était bien plus qu’un DJ, c’était un artiste singulier à l’imagination débordante.

Depuis ce fameux concert, de l’eau a coulé sous les ponts,  Rone a acquis le statut de « prodige de l’électronique français », et s’est fait beaucoup de nouveaux amis.

Etienne Daho notamment, qui lui a demandé de remixer «En surface», morceau de son dernier album, The National qu’il a épaulé sur l’album Trouble Will Find Me ou Jean-Michel Jarre, qui a choisi deux des titres du jeune homme pour une compilation.

C’est donc avec un engouement certain qu’est sorti « Creatures », le troisième album de Rone.

Ces créatures, ce sont ses petits démons intérieurs, bons ou mauvais, celles également d’un brillant casting d’intervenants extérieurs : Etienne Daho (encore lui), François Marry (Frànçois And The Atlas Mountains), Gaspar Claus, Bachar Mar-Khalifé, Bryce Dessner de The National ou le trompettiste Toshinori Kondo ont notamment participé à la naissance de ces morceaux en forme de golems sonores. Parce que Rone a ouvert son disque aux quatre vents et à toutes les latitudes, parce qu’il semble avoir réussi, techniquement comme mentalement, à lâcher sans réserve la bride de sa riche imagination, Creatures fourmille d’une vie étonnante.

Rone est de nouveau à l’affiche des Nuits Sonores, et on l’on suppose que comme un passeur , il clôturera le festival avec « Sing Song« , morceau lunaire, qui fait écho à « Bye Bye Macadam ».

L’histoire n’est donc pas près de s’arrêter…

On vous invite d’ailleurs à soutenir l’artiste en vous procurant l’album Creatures en cliquant ICI.

Panda Bear au sommet des cimes.

Jusque là, Noah Lennox, alias Panda Bear, était plus connue pour sa collaboration, avec les Daft Punk,  sur le titre Doin’it right, que pour ses projets solos.

Mais ça, c’était avant son dernier album «  Panda Bear Meets The Grim Reaper ». Un album aussi surprenant qu’éclectique, où Noah, raconte sa peur de la mort au travers d’un voyage auditif.

Je sais dit comme ça, c’est surprenant, mais après plusieurs écoutes, ce disque (chaudement recommandé par mon frère) c’est révélé être une pure merveille de créativité.

Plus austère et plus solennel que Personn Pitch et Tomboy, sorti respectivement en 2007 et 2011, « Panda Bear  meet the Grimp Reap » est un des très grands disques de ce début d’année.

Il vous suffira d’écouter « Boys Latin » ou « Mr Noha » pour vous en convaincre.

Dans la boite à musique d’Hurluberlu

Pour conclure, ce week-end musical, après le mix de Make The Girl Dance, on vous laisse avec notre playlist électronique de février. Une sélection purement subjective, de ce qui a tourné sur notre Souncloud le mois dernier, avec entre autres, un énorme remix de Nicolas Jaar, une belle reprise d’ELEPHANZ,  une nouvelle production de Mozambo, une bonne tranche d’amour distillée par le Prieur de la Marne et le retour sur le devant de la scène, du cultissime Degiheugi (dont on sera amené à vous reparler très bientôt).

Le disque du mois #8 – Built on Glass de Chet Faker

« En Mai, fais ce qu’il te plait », comme dirait ma grand-mère, et c’est  bien  ce que l’on a l’intention de faire. Des premiers barbecues en espadrille, aux petites bières champêtres en passant par ce festival lyonnais que, chaque année, on attend avec les potes comme des enfants devant une attraction de Disneyland : Les Nuits Sonores.

Le mois de Mai promet d’être intéressant.

Pour se préparer à ce joli programme, et se laisser entrer pleinement dans le printemps, on a  trouvé notre bande-son, un homme aussi talentueux que barbu ; Chet Faker et son premier album, « Built On Glass »

Australie, mon amour

Habitué à vous présenter des groupes « made in France »,  je n’ai pas pu résister à l’envie de vous parler de cette scène électronique australienne qui me ravie chaque jour un peu plus.

Au cœur de cette gigantesque machine  à « talents », se trouve le magnifique label « Futur Classic ».

De sa maison mère à Sydney, il produit, distribue et organise les concerts de l’incroyable armada australienne, qu’il a réussi à signer. Sans vouloir engager une liste exhaustive de noms, je me contenterais de désigner à la barre les trublions musicaux suivants ; Flume, Flight Facilities,  Cashmere Cat,  Panama,  et enfin bien sûr Chet Faker.

Est-ce vraiment nécessaire de vous les présenter, de vous rappeler qui est qui..

Dans le doute, je vous aie préparé une petite playlist « Made in Futur Classic », histoire de vous rafraichir la mémoire.

Ces présentations étant désormais faites, on peut s’atteler à l’objet notre article, le premier album de Chet Faker.

Chet Faker, nouveau roi de la pop moderne

Chet Faker,  c’est d’abord un morceau sublime publié il y a trois ans, qu’il l’a propulsé au sommet de la pyramide pop. Ce morceau, c’est No Diggitiy, annonciateur déjà, de quelques choses de grand à venir.

Sans suis un EP Thinking In Textures que la critique australienne consacre à deux reprises comme révélation de l’année (les Australian Independant Records Awards et les  Rolling Stone Australia Awards).

On sent alors chez ce grand barbu, une capacité étrange à mélanger les influences, notamment le jazz dont il se déclare grand fan (il se fait appelé Faker en référence au jazzman américain Chet Baker), mais aussi  dans ses beats nonchalants, que l’on retrouve un peu partout dans sa musique et qui laisse entrevoir  la musicalité aérienne d’un Jon Hopkins, ou la puissance mélodique du duo Allemand, Âme.

Car clairement, si l’on présente Chet Faker comme un chanteur pop, c’est avant tout un artiste à résonance électronique.  Dans ces choix musicaux, comme dans ses orientations. La superbe collaboration avec Flume en est la preuve ainsi que sa dernière prestation à la Boiler Room de Melbourne, qui l’a présenté aux yeux du monde comme le nouveau messie d’une électro pop que l’on avait cru oublié depuis la disparition prématurée des Versaillais d’Air.

Built of classe, confirmation d’une révélation

Que l’on vous le dise d’entrée, Built of Class est un grand disque, surement  l’une des choses les plus intéressantes parmi tout ce qui va se faire à l’approche de l’été.

Composé en 12 titres, la grande force de l’album  est de réussir à maintenir l’auditeur dans le mélange des genres avec élégance et grace. Tantôt électro smooth (« Release your Problems »),  tantôt  RNB futuriste (« Melt »),  tantôt pop (« Gold ») limite trip-hop (« Blush »), parfois Jazzy dans « Lesson in passion » voire un joyeux mélange de tout cela (« Cigarettes & Loneliness »), avant d’atteindre le paroxysme de ce luxueux bordel de sensibilité dans « 1998 ».

Mon gros coup de cœur reste le deuxième morceau de l’album « Talk is cheap », petite pépite qui vous laisse à penser que malgré les influences diverses de Faker, on est bien en train d’écouter son album.

Chet Faker, c’est un nomade de la musique, sans style, et pourtant terriblement stylé. Le mec est partout et en même temps nulle part, il se balade sur les terrains musicaux avec élégance et décontraction. Il est le passé, le présent et peut être dans un sens l’avenir de la musique électronique. Il est cet enfant qui a grandi au milieu des Internets, et qui a tellement écouté de musiques aux influences diverses qu’il ne sait plus où donner de la tête  mais nous invite dans son voyage.

Le mieux c’est de le suivre, vous ne serez pas déçus.