La fille du mois #8 – Laure Boulleau

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Janvier 2015 avec Laure Boulleau.

Qui a dit que les filles du mois devaient être des mannequins ou des actrices?

Je ne m’intéresse pas assez au football féminin, à mon grand regret,  je pense qu’il mérite d’être plus médiatisé, car je  ne suis jamais déçu de voir un match.

Ils sont d’ailleurs souvent, plus techniques que sur ceux du football masculin. Tout ça pour dire, que je ne connais que très peu d’athlètes dans cette catégorie. Puis un jour, en trainant sur Facebook, je suis tombé sur la page de Laure Boulleau.

Je m’étais dit que j’allais attendre une actualité pour en parler mais Téléfoot y a consacré un reportage cette semaine. Alors, au lieu de m’en vouloir de ne pas avoir fait un papier plus tôt, j’en profite pour rebondir sur ce reportage.

Laure Boulleau, 26 ans, arrière gauche de l’équipe de France féminine de football et l’équipe professionnelle  du PSG, fait à mon sens, partie des sportives pétillantes dont on a besoin, notamment dans un sport qui a besoin de médiatisation.

Souriante et pétillante (ça change de certains joueurs payés comme des princes, qui font la gueule sur le terrain et ont du mal à aligner deux mots en interview…)

Laure Boulleau, c’est le genre de joueuse qui donne envie aux petites filles de se mettre au ballon rond, c’est le genre de joueuse qui attire les marques pour des campagnes et nous rappelle que le football féminin existe. Alors Laure, si tu nous lis : Merci !

Crédit photo ; Laure Boulleau Facebook

 

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Unai Emery ou la xénophobie footballistique

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Unai Emery une nouvelle fois a été vilipendé par la horde sanguinaire du corporatisme français relayée par certains journalistes. Un quotidien bien connu confirme une fois de plus son copinage avec les instances « franchouillarde » d’entraineurs ou de joueurs. Ainsi, on ne compte plus les Unes mettant en cause l’autoritarisme d’Emery après l’affaire Ben Arfa en n’hésitant pas à développer des contres vérités honteuses. Puis une semaine plus tard s’en prenant au manque d’autorité après une réunion houleuse mais qui s’est avérée en vérité parfaitement constructive.

L’Equipe n’est pas à une approximation près et montre une fois de plus son copinage coupable.

Le France du football est-elle xénophobe?

Mais le football franco-français ne veut pas de nouveautés, de réformes… et de ce nouveau coach qui chamboule ce petit monde étriqué. Quand on se rappelle le blanc-seing qu’avait Laurent Blanc après 3 échecs en quart de finale, on ne laisse même pas 3 mois à Emery.

Guy Roux, symbole de ce manque d’ouverture d’esprit déclarait le 4 octobre dernier sur le plateau de l’Equipe du soir « Je constate que maintenant, il n’y a plus vraiment de secret dans le vestiaire ou dans la vie des clubs. Quand il y a une réunion entre l’entraîneur et des joueurs, rien ne devrait sortir. Maintenant, il y a tout qui sort et ça fait des débats. Il y a du désordre… Un grand club comme ça n’a pas beaucoup de rigueur. Il y en avait plus à l’époque de Laurent Blanc. Il avait pourtant l’air cool. » Ce mépris envers l’étranger s’il était transposé à une dimension politique serait proche de la discrimination et de la xénophobie. Le décalage est tout de même savoureux.

Une forme de xénophobie de Laurent Blanc à Marcelo Bielsa?

De plus, le traitement tout bonnement inacceptable envers les coachs étrangers n’est pas nouveau voire omniprésent et infatigable. Par exemple, le cas Ancelotti qui avait été sommé de s’expliquer sur le fond de jeu de son équipe sur Canal+ comme s’il s’agissait d’un vulgaire entraineur de seconde zone. Et l’avenir lui a donné raison avec une Champions League avec le Real Madrid et une nomination par la suite au Bayern Munich, excusez-le du peu ! On peut aussi citer l’agressivité disproportionnée contre le travail de Leonardo Jardim qui a été contraint de faire sans ses meilleurs joueurs (Falcao, James Rodriguez) après un changement de stratégie du club et est allé jusqu’en quart de finale en s’inclinant de peu contre la Juventus de Turin. Il a aussi qualifié chaque année son club pour des compétitions européennes en finissant sur le podium à chaque fois. Un bilan qui pourrait faire pâlir beaucoup de membres du corporatisme français.

Et le meilleur pour la fin, Marcelo Bielsa qui est adulé par le monde entier comme le « professeur du foot ». Il a fait même resurgir la passion sur la Cannebière là où il n’avait que désespoir. Evidemment, après son départ la morosité a repris ses droits. Pourtant, que n’avons-nous pas entendu sur le passage de Bielsa sur son jeu trop offensif pour notre frileuse ligue 1.

Pour finir, notre idyllique football français, surtout selon les médias et le corporatisme français, excelle dans la xénophobie qui n’a plus droit au chapitre dans la société à savoir critiquer des gens pour ce qu’ils sont et non ce qu’ils font.

 

Article concocté par Charles CARON

 

Lyon, l’exemple à suivre ?

Victorieux le week end dernier face au Paris Saint Germain, l’olympique lyonnais a dû s’incliner contre cette même équipe hier soir en finale de la coupe de la ligue. Une défaite deux buts à un marqué par une énorme faute d’arbitrage qui a annihilé les chances de victoire du club rhodanien . Pourtant les joueurs de Rémy Garde n’ont pas démérité et ont su mettre en difficulté un collectif parisien moins souverain depuis l’élimination en ligue des champions face à Chelsea.

« Un lion ne meurt jamais, il dort ».

Il semblerait en effet que l’Olympique Lyonnais soit doucement en train de se réveiller .
Arrivé à la tête du club en 1987 Jean Michel Aulas a construit son équipe comme on bâtit une entreprise, une vision du football totalement novatrice qui porte ses fruits dans les années 2000, l’OL est alors la meilleure équipe française et un sérieux candidat au titre de meilleure équipe européenne . A l’époque, ces performances permettent aux Lyonnais de dégager d’énormes sources de revenus à travers les droits TV, les contrats de sponsoring mais aussi les gains en ligue des champions . La saison 2008-2009 marque la fin de l’hégémonie lyonnaise sur les terrains et donc financièrement . Le début d’un nouveau cycle avec une cotation en bourse qui a surpris bon nombre d’observateurs, les sceptiques annonçaient un fiasco . Il est légitime de leur donner raison pour l’instant puisque le titre ne vaut aujourd’hui que deux euros contre 24 euros à son entrée en bourse. Cependant, cette ouverture du capital intégrait la construction d’un stade détenu à 100% par le club .

Un bijou de 60000 places, avec restaurants et boutiques dont la totalité des revenus générés seront pour le club olympien . Après de très longues négociations, le stade devrait être opérationnel pour 2016 . Une petite révolution dans le monde du football français puisque la majorité des stades de ligue 1 appartiennent aux villes et pas aux clubs. Le stade des lumières est donc l’une des pierres angulaires du nouveau modèle économique lyonnais .

A cela il faut ajouter l’autre pilier de cette nouvelle stratégie : le centre de formation. De Karim Benzema à Hatem Ben Harfa en passant par Loic Rémy l’OL a toujours été loué pour la qualité de sa formation . Selon une étude publiée par l’observatoire Suisse CIES, le centre de formation lyonnais est le deuxième club le plus performant en matière de formation derrière Barcelone . En attendant la livraison de son stade et l’arrivée d’un possible fair play financier Jean Michel Aulas a donc décidé de s’appuyer sur ses jeunes. Un pari assez réussi puisque les lyonnais ont été éliminé en quart de finale de la ligue Europa et sont toujours en course pour une qualification européenne.

Pourtant tout n’est pas si rayonnant dans la ville lumière, l’année dernière le club à enregistré plus de 19 millions d’euros de pertes . Pour rééquilibrer les balances, le club pourrait vendre ses meilleurs éléments à l’instar de Gonalons ou Grenier et alléger la masse salariale avec le départ en fin de contrat de Jimmy Briand . Cependant, peut on vraiment rester compétitif en remplaçant des joueurs confirmés par des joueurs issus du centre de formation ? C’est ici la principale limite du modèle lyonnais, réduire au maximum les dépenses et se séparer de ses meilleurs éléments peut nuire au projet sportif . Une non qualification européenne serait un fiasco pour le club rhodanien tant les conséquences sur le plan financier seraient désastreuses ( contrats de sponsoring et gain lié à la compétition ) .

La stratégie Lyonnaise a le mérite de ne pas s’appuyer sur des mécènes étrangers comme ceux du PSG ou de Monaco . Pourtant, la perte de compétitivité du club d’années en années pourrait porter préjudice à ce nouveau modèle . C’est une bonne chose d’avoir un beau stade encore faut il pouvoir le remplir, et pour cela il faut des ambitions sportives.

 

http://youtu.be/Jd1d1VL50Mk

 

Et le PSG selon vous ? Est ce que c’est une grande équipe d’Europe ?