On aime, on partage: PhotoVice

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Chez Hurluberlu, il faut avouer que malgré nos airs de jeunes gens biens sous tous rapports, nous sommes majoritairement très pâtes au beurre, Simpsons, et chaussettes sales dans un quinze mètres carrés parisien; mais il faut surtout avouer que ce mode de vie, précaire en tout point de vu, est avant tout subit, et que comme tout à chacun, nous savons tout de même apprécier les belles choses.

Ainsi nous aimons, entre autres, l’art, l’entreprenariat et les gens passionnés !

C’est ce que nous avons trouvé en discutant avec Mircea Oarda, organisateur du concours PhotoVice.

 

PhotoVice, qu’est-ce que c’est?

PhotoVice est une façon concrète de promouvoir la photographie auprès d’un public le plus large possible.

Le principe est finalement assez simple, les organisateurs proposent 3 concours par ans via la plateforme PhotoVice; pour chaque concours, il y a un thème, un jury, des participants et des récompenses.

Ce concours permet chaque année à Photo Vice de proposer l’édition d’un livre d’art, ainsi qu’un grand vernissage réalisés à partir des photos de la douzaine de lauréats.
Le site mutualise ainsi contenu et récompenses et permet ainsi à de nombreux photographes, amateurs ou non d’être publiés, et relayés auprès d’un large public.

L’objectif de ce concours? La promotion d’artistes, la découverte de talents, mais aussi l’édition d’un livre qui paraîtra au printemps 2016.

Le concours proposé cet été par la plateforme a pour thème « Vie Privée » et offre pour l’instant au public une sélection d’une quarantaine de photos, d’une qualité exceptionnelle.
Ces photos seront soumises au jury, et aux internautes, afin d’en sélectionner une douzaine qui seront mises en avant lors du vernissage, ainsi que dans le livre proposé par PhotoVice.

 

 

L’agence Picabel à l’origine du projet…

Ce beau projet est une initiative de l’agence de photographie et de communication Picabel. En effet cette agence lyonnaise créée il y a deux ans, s’est spécialisée dans l’Image avec un grand I et est à l’initiative de jolis projets généralement en rapport avec son activité principale qui est aussi la passion de ses collaborateurs: la photo.

Ainsi, grand frère de PhotoVice, From Lyon, est devenu une référence internationale en terme de tourisme Lyonnais. Ainsi la plateforme, gérée sous forme de communauté, rassemble pour des reportages communs, un photographe et un rédacteur autour de leur passion pour la capitale des Gaules.

 

En bref, on a kiffé le projet, on croit en vos talents, du coup on partage!
http://photovice.com/
http://picabel.com/

Ci dessous: La sélection de la rédac parmis le grand nombre de photos de qualité.

 

 

Pâris Kyriakidis – L’ancêtre

Maxence Lebreux – After hour

Maxence Lebreux – Baudelaire

Julien Mouffron-Gardner – Montréal depuis la rue

Caroline Capelle Tourn – SOLITUDE

Benjamin Lalande -Intimité

Alexandre Villard – Mistresse

Tu sais que tu es étudiant expatrié à l’étranger quand…

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Depuis la chute du mur de Berlin en  1989, les frontières européennes se sont ouvertes, les compagnies de transports se sont améliorées et il est devenu tout à fait commun pour la jeunesse de France de partir étudier à l’étranger. De cette globalisation des échanges a émergé une nouvelle génération de  « citoyens du Monde »  qui prône « l’Erasmus Way of Life ». 

Tu sais que tu es étudiant expatrié quand…

 

… Tes films préférés c’est  l’Auberge Espagnole et Lost  In Translation

… Tu sais que où que tu ailles tu vas croiser des Espagnols : ils sont partout dans le monde (sauf en Espagne)

… Ta joie ultime est de te faire envoyer de la bouffe française par tes parents (le trio, saucisson, Camembert, vin rouge  devient sacré à tes yeux)

 

Car tu sais très bien que cette photo de fromage aura plus de « like » que n’importe quelle autre photo Instagram

… Tu es étudiant en Erasmus et ton emploi du temps se résume à 3h de cours par semaine

… Tu n’as pas une valise, mais un sac à dos, c’est bien plus facile pour partir en roadtrip

… Tu as arrêté d’acheter du vin français, car dans n’importe quel pays du monde, tu sais qu’il te faudrait vendre ton MacBook pour faire l’acquisition d’un simple carton de six bouteilles.

… Pour  toi, il n’y a pas d’heure pour l’apéro (même si tu as mal vécu le premier pot avec tes nouveaux colocs ; forcément lorsqu’il faut boire du sakai à l’heure française du petit déjeuner, il faut avoir l’estomac solide)

… Tu as renoncé d’ expliquer en soirée quelle est ta ville natale. Avec les mecs, tu préfères tout miser sur les clubs de Ligue 1 (PSG, OL, OM, LOSC, ASSE, la géographie française « du ballon rond»). Avec les filles tu leurs dit juste « Paris »

… Tu as compris qu’il ne fallait pas faire de jeux d’alcool avec un Écossais ou avec un Russe, par contre tu fais le caïd avec les asiatiques (nul besoin d’aller embêter la standardiste de la Licra, ceci est de l’humour)

… Chaque fois que tu prends l’avion pour des vols internes européens, tu vérifies 12 fois si ton sac fait moins de 20 kg

… Tu es un utilisateur de Couchsurfing, car tu as compris que tu dormais rarement seul dans le canapé (coquin(e) va !)

… Tu as été  le seul à comprendre pourquoi  WhatsApp avait été rachetée 19 milliards de dollars par Facebook

… Pour la première fois de ta vie des gens ton appeler « Zizou » lors d’une partie de foot (parce que tu étais le seul français)

Tu as bien compris que ce n’était pas pour tes talents footbalistiques,mais simplement parce que tu étais le seul français de l’équipe

 

 … Tu as essayé d’initier tes potes étrangers à Brel, puis tu t’es souvenu qu’il était belge

… Tu as renoncé à acheter du fromage, (car non, le Cheddar n’est pas du fromage)

 … À l’instar  de Montebourg,  tu penses que le French Kiss est la chose qui s’exporte le mieux

… Tu as compris que niveau football, la France ne faisait plus peur à personne lorsqu’au moment de la qualification pour la coupe du monde, aucun bar de ta ville ne retransmettait le match contre l’Ukraine

…. Tu as compris que la meilleure façon de communiquer avec l’habitant était de partager un verre (souvent plus)

… Du coup, à forcer de « communiquer », tu vas  arrêter de boire en rentrant en France, car tu commences à avoir peur pour ton foie (enfin après les soirées de retour)

… Tu as ramené des cadeaux tout moisis à tes potes et tes parents car il te restait plus assez d’argent (c’est ainsi que tu t’es retrouves à la tête d’une collection de porte clef « panda » ou de bracelet porte bonheur en poile de chèvre, « j’te jure tout le monde en portent là-bas« ..)

…Chaque jour, tu essaies que ta vie ressemble à celle d’Antoine de Maximy, mais bizarrement tes randonnées en Go Pro ne rendent pas pareil

… Tu étais pudique,  avant de vivre deux semaines dans une auberge de jeunesse où tu logeais dans un dortoir avec quarante autres personnes sans aucune  intimidée (à part les rideaux, des six malheureuses douches, qui trônaient au fond du bazar)

… Lorsque  tu ne sais pas quoi faire, tu lies Kerouac, ou Jules Vernes, pour te convaincre que, toi aussi, tu es un grand voyageur

… Tu sais reconnaître un compatriote, car c’est le seul qui n’est pas un fan de musculation (en gros, c’est le petit sec avec le maillot de bain Vilebrequin)

… Tu trouvais que porter des tongs c’était la honte absolue avant d’aller passer un an en Australie

… Tu as déjà passé une aprèm à chercher de la tapenade d’Olive noire pour un diner avec ta correspondante suédoise

… Tu as le fameux sweat à capuche « I love«  de la destination où tu viens de passer six mois (New-York c’est d’ailleurs bien plus classe que Canberra)

… Tu pensais que la vie à l’étranger allait se passer comme le film « à nous les petites Anglaises », mais en fait ça ressemble plus au  film « À bord du Limitaded Darjeling »: une longue galère entre potes.

… Tu as essayé de convaincre ton colocataire canadien que Johnny Halliday était un grand rockeur  (au moins digne du All Rock of Fame)

…. Au début,  tu faisais tes courses en regardant les images sur les emballages (tu as d’ailleurs dégoté des sacrés trouvailles gustatives, mais tu les gardes pour toi)

… Tu as compris pourquoi les Nuls chantaient, « en espadrille on a l’air d’un con », lorsque tu t’es ramené au premier barbuc organisé par les mecs de ta résidence, qui ton demandé si tu t’appelais pas Aladin avec tes babouches.

… Tu n’hésites pas à te taper 8h de voiture dans le week-end pour aller voir une ville, alors qu’en France, tu n’aurais pas fait 100 bornes

… Tu es un adepte du dicton: « ce qui se passe à l’étranger, reste à l’étranger »

… Expatrié dans un pays anglo-saxon, tu sais que si tu oublies ta carte d’identité, ta soirée est fini car on te l’a demande TOUT le temps (même pour acheter du vin blanc  pour faire une fondu savoyarde…)

… Tu as connu tellement de galères que tu te sens plus proche de tes nouveaux potes expats que certains potes Français que tu connais depuis 2 ans ! (Mais en rentrant, tu ne leurs racontera uniquement les parties de rigolades et les soirées se finissant à midi!)

 … Tu  te tapes des barres lorsque tes potes étrangers essayent de parler français avec toi

Crédit photo: Guilaume Depierre

Art – les expositions les plus attendues de 2014

Si la première de vos résolutions pour 2014 était d’aller au musée plus souvent, il vous faudrait un petit guide pour vous y retrouver.  Voilà donc une sélection non exhaustive et totalement subjective des meilleures expositions de 2014. De Marcel Duchamp à Jeff Koons, en passant par David Lynch ou Cartier-Bresson. Tour d’horizon des expositions les plus attendues pour 2014.

2013 fut une spectaculaire année culturelle, 2014 fera-t-elle encore mieux ?


David Lynch – la Maison Européenne de la Photographie – du 15 janvier au 16 mars

Cinéaste de renom, David Lynch est aussi artiste plasticien, designer et musicien. Pour la Maison Européenne de la Photographie, qui lui a donné carte blanche, il a imaginé « Small Stories ».
De petites histoires, autour d’une quarantaine de ses photographies en noir et blanc, créées spécialement pour l’exposition. Des images oniriques, troublantes, habitées… dans lesquelles le visiteur retrouve les motifs récurrents de l’univers de David Lynch.


Marcel Duchamp – Centre Pompidou – du 24 septembre 2014 au 15 janvier 2015


À travers une centaine d’oeuvres, le Centre Pompidou consacre une exposition monographique exceptionnelle à l’oeuvre pictural de Marcel Duchamp, au centre duquel sa peinture et les dessins qui l’ont mené à la réalisation du Grand Verre, « La mariée mise à nu par ses célibataires, même », de 1910 à 1923.
Approche inédite, volontairement paradoxale, l’exposition entend montrer les tableaux de celui qui, selon la doxa moderniste, a tué la peinture. Marcel Duchamp, « anartiste » iconoclaste à partir des années 1920, a pourtant consciencieusement regroupé ses peintures antérieures entre les mains d’un petit cercle de collectionneurs, les a répliquées dans sa Boîte-en-Valise, afin de placer, pour la postérité, son grand oeuvre – le Grand Verre – dans la cohérence d’une genèse lente et complexe.
Peu connues en Europe, ses peintures sont ainsi exceptionnellement réunies, entourées des sources de Duchamp.


Monumenta – Grand Palais – du 10 mai au 22 juin (finalement annulé)

En 2010, c’était le textile usagé de Charles Boltanski qui avait investie le Grand Palais

Confrontation artistique sans équivalent dans le monde, Monumenta invite chaque année un artiste contemporain de renommée internationale à investir les 13 500 m2 de la Nef du Grand Palais avec une oeuvre spécialement conçue pour l’occasion. En 2013, les artistes russes Ilya et Emilia Kabakov imaginent une installation spectaculaire et mystérieuse : à travers une cité utopique, ils proposent aux visiteurs, sous la verrière monumentale, un parcours initiatique et une réflexion sur la condition humaine.


 Jeff Koons – Centre Pompidou – du 26 novembre 2014 au 27 avril 2015

Une oeuvre de Koons sur le toit du MOMA à New-York

Le Centre Pompidou présente la première rétrospective majeure consacrée, en Europe, à l’oeuvre de Jeff Koons prenant pour la première fois la mesure complète de l’oeuvre de l’artiste américain, de 1979 à nos jours.
Sculptures et peintures, venues du monde entier, composent cette rétrospective dont le parcours chronologique met en évidence les différents cycles du travail de l’artiste, depuis les premières oeuvres conçues dans une veine héritée du Pop art, aux oeuvres actuelles dialoguant avec l’histoire de l’art.
Jeff Koons est devenu l’un des artistes contemporains les plus importants tout en demeurant parmi les plus controversés. Depuis 35 ans, il explore de nouvelles approches du « readymade » et de l’appropriation, jouant de la lisière entre culture des élites et culture de masse, poussant les limites de la fabrication industrielle et changeant le rapport des artistes au culte de la célébrité comme aux règles du marché.


Garry Winogrand – salle du jeu de Paume – du 14 octobre 2014 au 25 janvier 2015

Le Jeu de Paume présente la première rétrospective, depuis vingt-cinq ans, du grand photographe américain Garry Winogrand (1928-1984).
Chroniqueur célèbre de l’Amérique de l’après-guerre, Winogrand est encore mal connu, tant il a laissé de travail à accomplir dans l’archivage, le développement et le tirage de ses photographies. Il est cependant sans conteste l’un des maîtres de la photographie de rues américaines, au même titre qu’Evans, Frank, Friedlander ou Klein. Près de la moitié des photographies de cette exposition sont totalement inédites.
Célèbre pour ses photographies de New York et de la vie aux états-unis depuis les années 1950 jusqu’au début de la décennie 1980, Winogrand cherche à savoir « à quoi ressemblent les choses quand elles sont photographiées « .


Jérôme Zonder – Le lieu unique – du 7 mars au 11 mai

Jérôme Zonder privilégie dans ses dessins la mine de plomb et le grand format. D’un œil critique, il a observé les multiples potentialités du médium, ses techniques existantes comme son imagerie. En téléscopant des styles et des modes de représentation extrêmement variés, ses compositions veulent rendre compte de différentes échelles de sensations.
Pour cette exposition, il a choisi la figure de l’enfant, habituellement teintée d’innocence, pour évoquer la cruauté et la violence du monde (meurtre, torture, cruauté, sexe). Ses dessins ont la capacité d’embarquer le spectateur dans des fictions qui ont tout l’air de la réalité. En télescopant plusieurs styles, du plus populaire au plus sophistiqué, ils réussissent à interroger notre rapport aux différents modes de l’image.


Lucio Fontana – musée d’Art moderne de la ville de Paris – du 25 avril au 24 avril 


Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente l’une des plus importantes rétrospectives de Lucio Fontana (1899-1968). Considéré comme un des grands visionnaires du vingtième siècle, son œuvre a marqué plusieurs générations d’artistes, d’Yves Klein à aujourd’hui. Pour la première fois en France depuis 1987, plus de 200 sculptures, toiles, céramiques et environnements permettent d’offrir une vision globale de son parcours atypique et de ses changements de styles.
Le parcours chronologique de l’exposition couvre l’ensemble de sa production, de la fin des années 1920 à sa mort en 1968, à travers tous ses grands cycles : sculptures primitives et abstraites, dessins, céramiques polychromes, œuvres spatialistes, toiles perforées, œuvres informelles, environnements, Tagli (Fentes), Natura, Fine di Dio, Venezia, Metalli, Teatrini, etc, oscillant entre geste conceptuel épuré et profusion de matières et de couleurs jouant avec le décoratif.


Henri Cartier-Bresson – Centre Pompidou – du 12 février au 9 juin


Dix ans après la disparition de l’artiste, le Centre Pompidou consacre au photographe français Henri Cartier-Bresson, figure emblématique de l’art moderne, la première grande rétrospective présentée en Europe, événement particulièrement attendu dans le monde de la photographie.
En réunissant plus de trois cent cinquante tirages, films, documents et archives, cette exposition inédite propose une relecture des grands événements du XXe siècle à travers le regard de celui que l’on surnomme « l’oeil du siècle » : du Surréalisme à la Guerre froide, en passant par la guerre d’Espagne, la Seconde Guerre Mondiale et la décolonisation.
Si la plupart des chefs-d’oeuvre du photographe sont présentés dans l’exposition, celle-ci se propose également de mettre en lumière des aspects moins connus de son oeuvre : l’engagement politique de Cartier-Bresson, son travail de fond sur quelques-unes des grandes questions de société de la seconde moitié du XXe siècle, mais aussi un regard plus intimiste et sa passion pour la peinture et le dessin.


Vincent Van Gogh – Musée d’Orsay – du 11 mars au 15 juin 


Quelques jours avant l’ouverture d’une rétrospective Van Gogh à Paris en 1947, le galeriste Pierre Loeb suggéra à Antonin Artaud (1896-1948) d’écrire un texte sur le peintre. Prenant le contrepied de la thèse de l’aliénation, Artaud s’attacha à démontrer comment la lucidité supérieure de Van Gogh gênait les consciences ordinaires. En voulant l’empêcher d’émettre « d’insupportables vérités », ceux que sa peinture dérangeait le poussèrent au suicide.

En s’appuyant sur les catégories ou les désignations singulières mises en avant par Artaud dans Van Gogh le suicidé de la société, le parcours de l’exposition se déroule à travers une trentaine de tableaux, un choix de dessins et de lettres de Van Gogh ainsi qu’une sélection d’oeuvres graphiques du poète-dessinateur.


Les impressionnistes – Musée Marmottan Monet – du 13 février au 6 juillet


Le Musée Marmottan Monet présente une exposition réunissant exclusivement des œuvres en provenance de collections particulières. Cinquante prêteurs se sont associés avec enthousiasme à ce projet et ont accordé des prêts en provenance du monde entier. Cette exposition offre l’opportunité unique au public de découvrir des tableaux pour la plupart jamais vus. Une centaine de chefs-d’œuvre impressionnistes constituent un ensemble d’exception. Quatre-vingt peintures et une vingtaine d’œuvres graphiques par Jean-Baptiste-Camille Corot, Eugène Boudin, Johan Barthold Jongkind, Édouard Manet, Frédéric Bazille, Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Edgar Degas, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Gustave Caillebotte, Berthe Morisot, Armand Guillaumin, Paul Cézanne, Mary Cassatt, Eva Gonzalès et Auguste Rodin permettent de retracer une histoire de l’impressionnisme à travers des œuvres inédites.


De Watteau à Fragonard – Musée Jacquemart-André – du 14 mars au 21 juillet 

Le terme poétique de la fête galante désigne un genre pictural nouveau qui éclot au début du XVIIIe siècle, pendant la Régence (1715-1723), autour de la figure emblématique de Jean-Antoine Watteau (1684-1721). Dans le sillage des représentations de fêtes champêtres initiées par les artistes flamands, Watteau et ses suiveurs donnent vie à un univers auquel ils communiquent une tonalité plus subtile et nuancée, comme intemporelle.
Dans des décors à la végétation luxuriante, réels ou imaginaires, ils mettent en scène le sentiment amoureux; danseurs, belles dames ou bergers idéalisés s’adonnent à des divertissements de société ou à des confidences. La poésie et la fantaisie qui se dégagent de ces œuvres s’accompagnent d’une recherche d’élégance et de raffinement propres à l’esprit rococo qui s’épanouit au siècle des Lumières, maniant avec brio les lignes courbes et les couleurs claires. L’exposition propose de redécouvrir l’œuvre précurseur de Watteau, d’une grande créativité, autour de ses plus belles toiles et de ses plus beaux dessins de scènes de plein air. À la suite du maître, Nicolas Lancret (1690-1743) et Jean-Baptiste Pater (1695-1725) s’approprient les codes de la fête galante, qu’ils font évoluer. Ils ancrent ces scènes imaginaires dans la réalité en y reproduisant des lieux, des œuvres d’art ou des détails aisément reconnaissables par leurs contemporains.
Par sa souplesse, la fête galante invite à l’expérimentation et à l’innovation : ce genre va inspirer plusieurs générations de peintres et occuper une place majeure dans l’art français tout au long du XVIIIe siècle. Les artistes les plus créatifs, comme François Boucher (1703-1770) et Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), donneront à leur tour une vision très personnelle des plaisirs de la fête galante initiés par Watteau.


Moi, Auguste empereur de Rome – Le Grand Palais – du 19 mars au 13 juillet 

Pour commémorer le bimillénaire de sa mort, le Grand Palais fait revivre les grandes heures de l’empereur Auguste et l’effervescence artistique de son règne. L’image de l’empereur est alors omniprésente à Rome et dans les provinces. Une sélection de statues,reliefs sculptés, fresques, pièces de mobilier ou d’argenterie mais aussi la reconstitution d’une villa des pentes du Vésuve ou de tombes découvertes en Gaule révèlent les transformations du cadre de vie des Romains.


Gustave Doré – Musée d’Orsay – du 11 Février au 11 mai

Gustave Doré est sans doute l’un des plus prodigieux artistes du XIXe siècle. A quinze ans à peine, il entame une carrière de caricaturiste puis d’illustrateur professionnel avant d’embrasser tous les domaines de la création : dessin, peinture, aquarelle, gravure, sculpture. L’immense talent de Doré s’investit aussi dans les différents genres, de la satire à l’histoire, livrant tour à tour des tableaux gigantesques et des toiles plus intimes, des aquarelles flamboyantes, des lavis virtuoses, des plumes incisives, des gravures, des illustrations fantasques, ou encore des sculptures baroques, cocasses, monumentales, énigmatiques…
En tant qu’illustrateur, Doré s’est mesuré aux plus grands textes, faisant de lui un véritable passeur de la culture européenne. Il occupe ainsi une place cruciale dans l’imaginaire contemporain, sans compter son influence certaine sur la bande-dessinée ; autant d’aspects que cette première rétrospective depuis trente ans souhaite explorer.


Robert Mapplethorpe – Le Grand Palais – du 26 mars au 14 juillet

Robert Mapplethorpe est l’un des plus grands maîtres de la photographie d’art. C’est avec un noir et blanc extrêmement stylisé qu’il réalise portraits, nus, et natures mortes. Au-delà de la puissance érotique qui fait la célébrité de l’oeuvre de Mapplethorpe, l’exposition présente la dimension classique du travail de l’artiste et sa recherche de la perfection esthétique, à travers plus de 200 images qui couvrent toute sa carrière du début des années 1970 à sa mort précoce en 1989.

 

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Le Crunch, la 100e !

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Même pendant les périodes de repos estival, l’actualité sportive ne prend pas de vacances. Cette rentrée 2015 (vous avez encore un peu de temps) s’annonce captivante. En plus des reprises des divers championnats et sports habituels, un événement vient pimenter un peu plus la sauce.

La 8e édition de la Coupe du monde de Rugby à XV s’annonce en terres Anglaises dès le 18 Septembre 2015. En stage de préparation commando depuis le début de l’été, nos Bleus ont décidé de se frotter au pays hôte le soir du 15 Août. Si les dernières confrontations n’ont pas souvent été à l’avantage des Français, la balance s’équilibre sur l’ensemble des 99 rencontres qui constituent la légende du Crunch.

Décryptage musclé, viril mais correct…

Le Crunch la 100e !

Le Crunch, la 100e : Au passé

Nous sommes le 22 Mars 1906 au Parc des princes à Paris et l’Angleterre vient de remporter le 1er des 99 matchs qui composent la légende du Crunch. Ce terme qui désignait le crucial moment entre les deux meilleures équipes de l’hémisphère nord, est aujourd’hui entré dans la mémoire collective comme le match opposant nos Bleus à nos meilleurs ennemis, les roatsbe… les Anglais.

Même si le rugby est «  un sport de voyou joué par des gentlemen » on ne peut pas nier que la légende du Crunch s’est souvent écrite à bons coups de tours de manivelles dans la poire. Vincent Moscato peut vous en parler, lui qui s’est fait expulser lors d’une sulfureuse rencontre le 15 Février 1992. Il est vrai que la rivalité exacerbée entre les deux nations pousse les joueurs à se surpasser plus que dans n’importe quel autre match.

Les gentlemen sont donc enclins à se balancer quelques mandales et caramels sur le pré avant d’aller se faire pardonner autour de quelques pintes. Côté supporter, pour avoir fréquenté quelques bars lors de ces matchs de légende, la règle est, comme dans chaque derby, de ne pas perdre, ou au  moins d’emmerder un maximum l’autre équipe. Pari réussi pour les bleus lors du dernier Tournoi des VI Nations, qui s’ils n’avaient pas les armes pour battre les Anglais, ont néanmoins réussi à les priver du trophée (une sombre histoire de goal average) au profit des cousins roux et verts.

Au-delà des bourre-pif, le Crunch est aussi le terrain de quelques-uns des plus  beaux exploits français. C’est notamment contre les Anglais que les Bleus ont donné en 1991 une leçon de French Flair, soit le jeu rapide et fait de passes que le monde entier nous jalouse. L’essai du siècle prend sa source dans les 22 mètres des bleus et se termine entre les poteaux anglais sans une seule interruption et sans qu’aucun roastbeef n’est touché le ballon… MA-GIQUE !

Sur le plan comptable enfin, sur les 99 précédents matchs, les Anglais mènent par 54 victoires contre 38 pour les Bleus. Une victoire ce soir ne va pas rééquilibrer le bilan, mais elle peut rassurer les bleus à quelques encablures du début de la Coupe du monde.

Le Crunch la 100e !

Le Crunch,  la 100e : Présent

Comme annoncé, le 100e Crunch de l’histoire fera partie de la préparation de l’Equipe de France pour la Coupe du monde de Rugby 2015. Les Bleus sortent d’une intense préparation dans les Pyrénées à base de physique mais surtout de jeu. Il faut dire que les dernières sorties des hommes de Saint André ont été très laborieuses lors du tournoi des VI Nations. 4e avec seulement deux victoires, le bilan n’est pas reluisant, au contraire des Anglais qui avaient notamment plié les Bleus lors d’un mémorable 55-35.

Les coupables de ces résultats médiocres avaient clairement été identifiés : l’attitude et le jeu. Le premier problème ne semble pas très compliqué à régler. En effet quel joueur ne peut pas se sentir motivé par un Crunch ou par une Coupe du Monde qui approche ? Nul doute que tous veulent débuter, et les places sont très chers dans le XV français. Sur le plan du jeu, le groupe français manquait clairement d’allant et de vivacité. Les automatismes étaient rouillés et inexistant, bref le French Flair était aux abonnés absents… Mais une complicité se construit et se façonne. Gageons que les semaines passées ensemble permettront aux joueurs de construire une unité qui rendra l’équipe irrésistible.

De l’autre côté de la Manche, les Anglais sont prêts…. Et ils n’ont pas vraiment le choix. Pays hôte de la compétition, les premiers et seuls vainqueurs européens du trophée Webb Ellis en 2003 semblent armés pour aller conquérir le Graal. Il faut dire qu’au pays qui l’a vu naître, le rugby suscite toujours beaucoup d’espoirs. Si en plus le pack Anglais peut piétiner les cousins Français, promis qu’il ne s’en privera pas.

Le Crunch la 100e !

Le Crunch la 100e : Futur « très » proche

Les Bleus entreront dans le vif du sujet le 19 Septembre face aux cousins Italiens, puis le 23/09 contre la Roumanie, le 01/10 contre le Canada et le 11/10 face à l’Irlande. Une poule assez relevée avec 3 nations européennes dont 2 majeures. Les Anglais inaugureront eux face aux Fidji le 18/09 puis seront opposés successivement au Pays de Galles, à l’Australie et à l’Uruguay. Là aussi le XV de la Rose aura fort à faire contre deux énormes nations de la planète rugby.

Les Bleus pourraient éventuellement croiser les All-Blacks dès les quarts de finale. Pour cela il faut que les deux équipes ne terminent pas au même rang dans leurs poules respectives. Les Anglais peuvent eux rencontrer le 1er ou le 2e de la poule B : Afrique du Sud, Ecosse voire USA ou Japon…

Anglais et français ont donc toutes les chances de se croiser en demis ou en finale pour ce qui serait le 102e Crunch de l’histoire (Les Bleus rejoueront les Anglais le 22 Août 2015). En attendant messieurs les Français, pensons à gagner le 100e qui se profile dès ce soir. Il fera du bien au moral, aux jambes et surtout à l’Histoire !

Pour entrer un peu plus dans la légende vous pouvez acheter le premier maillot de l’équipe de France: ici

Le Crunch la 100e !

Franche-Comté, mon amour!

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Avec le redécoupage des régions, mon cœur a saigné. Il a saigné parce que ma région, déjà bien oubliée auparavant, est désormais reléguée au rang de contrée sans importance ni statut, subordonnée aux ordres de Dijon.

Je parle de la si riche et pourtant si délaissée : la Franche-Comté.

Pour beaucoup de mes concitoyens Parisiens ou Provinciaux, la Franche-Comté est synonyme de rusticité. Dans un sens, c’est vrai : il s’agit de la région la plus verte de France dont plus de la moitié du territoire est recouverte de forêt, un quart par des champs et le reste par de l’agglomération.

Il faut également admettre que notre patrimoine culturel repose aussi en grande partie sur ses spécialités locales dont certaines ont percé au-delà des frontières comtoises. J’entends par là l’inimitable Comté, la fameuse saucisse de Morteau, voire, pour les plus aguerris, le succulent Morbier ou la très douce Cancoillotte.

Et c’est sans compter sur ces vins du Jura à la saveur si particulière, dont Philippe Le Bel et surtout Henri IV étaient particulièrement friands, ou la fameuse absinthe récemment réintroduite dans le marché, ainsi que notre pastis local : le Pontarlier-Anis.

Manger en Franche-Comté, ou comment prendre 20 kilos en 30 minutes.

Mais réduire la Franche-Comté à son caractère rural et à ses spécialités culinaires relève de la plus haute ignorance.

Notre histoire est brillante et les francs-comtois le sont aussi. Ce n’est pas du chauvinisme, c’est un constat.

Notre population stagne depuis près d’un siècle. Nous avons laborieusement dépassé la barre des 1 500 000 habitants au moment du baby-boom, ce qui fait de la Franche-Comté une des régions de France les moins peuplée. Et pourtant, lorsque l’on s’intéresse aux personnalités nés « par chez nous » et que l’on rapporte leur nombre à celui de la population régionale : on obtient un ratio impressionnant.

Citons simplement à titre d’exemple Louis Pasteur et la découverte du vaccin contre la rage, le Comte De Jouffroy d’Abbans qui inventa le bateau à vapeur, les Frères Lumières qui furent à l’origine du cinéma ainsi que ces industriels dont la renommée a traversé les âges : Louis Vuitton et Armand Peugeot !

La Franche-Comté n’est donc pas la terre aussi morne et stérile que les mauvaises langues ont l’habitude de décrire.

Franche-Comté : Terre d’histoire et de résistance

Ma contrée rentre dans l’histoire dès l’Antiquité. Les Séquanes, peuple de cavaliers gaulois dont le territoire s’étendait en grande majorité sur ce qui s’apparente à la Franche-Comté actuelle, avaient pour capitale Vesontio (= l’actuelle Besançon).

Ils sont mentionnés pour la première fois dans la Guerre des Gaules de Jules César, qui explique être intervenu en raison de la menace que faisait peser le germain Arioviste sur les terres de ces antiques comtois.

Cette intervention s’est rapidement transformée en occupation et c’est de cette façon que la terre des Séquanes est alors annexée en tant que province romaine.

La Porte Noire de Besançon : vestige romain qui perdure encore aujourd’hui.

Le temps passe, les rois, seigneurs, princes et comtes se succèdent à la tête de la région pendant près de 1000 ans et pour autant, la Franche-Comté n’est jamais dirigée par la même puissance plus de 20 ans.

Pendant plusieurs siècles, la Franche-Comté est d’ailleurs appelée Comté de Bourgogne, par opposition au Duché de Bourgogne, qui sont tantôt réunis, tantôt séparés selon les affres des alliances féodales.

Finalement, c’est par la force des armes que Louis XIV prend possession de la Franche-Comté et intègre définitivement cette province à la France en signant le Traité de Nimègue de 1678.

Historiquement, les comtois ont toujours eu du mal avec les maîtres. Cette indépendance d’esprit se manifeste d’abord par la devise régionale « Comtois rends-toi, nenni ma foi » qui est issue de la tentative de siège de la ville de Dôle par les français.

Ceux-ci avisèrent les dolois en ces termes : « Comtois, rends toi ! » ce à quoi les assiégés répondirent « Nenni ma foi ! ». Les assaillants demandèrent alors : « Où sont vos chefs ? » et les dolois rétorquèrent superbement : « Nous sommes tous chefs ! ».

Mais cet esprit de révolte et d’opiniâtreté transparait également dans l’œuvre de certains illustres franc-comtois. J’entends par là les pères de l’anarchisme et de la philosophie du « Ni Dieu, ni maître » : Charles Fourier et Joseph Proudhon. Mentionnons également le merveilleux Gustave Courbet et son « Origine du monde » aussi subversive que scandaleuse pour les biens pensants du XIXème siècle.

Et que dire de Rouget de Lisle, cet habitant de Lons-le-Saunier que personne ne connaît mais dont tout le monde (ou presque) a appris la célèbre… Marseillaise !

(J’ai oublié de citer Victor Hugo, même s’il n’a pas été Franc-comtois très longtemps)

Malheureusement, cette identité est en passe de devenir bourguignonne et se voir ainsi diluée au sein d’un moule que l’on veut économiquement plus rentable. Mais avant de détruire les régions, il aurait peut-être fallu envisager de supprimer le « mille-feuille administratif local » qui perdurera même avec la réforme territoriale.

J’entends par là tous les conseils municipaux, communautés d’agglomérations, conseils départementaux, conseils régionaux, et j’en passe, qui ne contribuent certainement pas à une plus grande efficacité de l’administration locale.

Quoiqu’il en soit, et peu importe ce qu’ordonne Paris, je reste et resterai un Franc-Comtois.

« La France, pays de la Liberté », vraiment?

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C’est bien connu, la France est le pays des droits de l’Homme, un exemple, un modèle, une figure incontournable en matière de liberté d’expression, jusque dans la devise du pays, qui l’a mentionnée en lettres d’or, sur tous les frontons des mairies, de Paris à Roubaix.

Malheureusement la liberté d’expression ne cesse de rétrécir comme peau de chagrin.

Petit rappel historique, la loi sur la liberté de presse promulguée comme souvent après de vives luttes pour la liberté d’expression avait réussi sous la IIIe République à supprimer toutes censures, sauf pour certaines restrictions concernant l’ordre public. Elle laissait ainsi au peuple la possibilité de s’exprimer librement sans pour autant  craindre de croupir dans une geôle moisie et humide. Une réelle avancée démocratique qui donna jour à une pluralité de journaux, de brochures et de livres qui traitaient de tous les sujets, aboutissant ainsi à une offre pléthorique de quotidiens d’informations. Les années passèrent et avec elles, la liberté d’expression alla bon train, permettant ainsi de voir fleurir une presse éclectique, parfois farfelue, mais ayant le mérite d‘être libre.

C’est comme cela que sont arrivés dans les bureaux de tabac des périodiques tel que « Sanglier Passion »ou la « guerre 14/18 Magazine ».

Pourtant depuis une cinquantaine  d’années, les gouvernements successifs s’efforcent avec rigueur et méthode, comme des bûcherons canadiens, d’effectuer des coupes sans cesse plus importantes dans le tronc  de cette loi ô combien importante.

C’est d’abord le gouvernement Chaban Delmas en 1972 qui a commencé les hostilités en introduisant de nouveaux concepts de  « provocation à la haine » et de  « provocation à la discrimination » avec la Loi Pleven. À la base l’idée était bien : condamner pénalement les auteurs de propos pouvant pousser à la haine ou à des actes de violence.  Mais très vite, certaines associations, certains groupuscules ont compris qu’il était désormais possible de taper sur la tête des gens sans même qu’aucun acte ne soit commis, une aubaine.

Ainsi armées de leurs ciseaux et de leur surligneur, des associations telles que « Touche pas à mon pote »ou « SOS Racisme »vont s’employer à scruter les discours, les paroles voir même les mots employés par la « popula’s », se lançant de procédure en procédure pour faire condamner ceux et celles qui avaient eu le malheur de prononcer les mots interdits, le vocabulaire mal choisi, la phrase de trop…

On tolère les conférences de l’équipe de France de football, quitte à ce que les Molière, Racine et autre Corneille se cognent la tête à chaque prise de parole de feu Ribery    mais on traque certaines vérités qui dérangent. Nombre de personnalités  publiques ont pu en témoigner notamment Éric Zemmour, le dernier des cancres en la matière, dont on ne cesse de taper sur les doigts pour ses propos « injurieux »et incitant à la « discrimination ».  D’ailleurs, dernièrement son explication mettant en exergue une corrélation pourtant véridique entre l’origine ethnique des délinquants et le nombre de délits commis lui a tout de même coûté 10 000 euros.

« Fallait surveiller ton langage, garnement » !

C’est sûrement ce qu’aurait pensé le député communiste Gaysot. Lui qui, au début des années 90, proposa une  loi éponyme, pour empêcher que l’on critique la version officielle de certains épisodes douloureux de l’Histoire de France. La colonisation notamment, la collaboration ensuite, les génocides enfin. Désormais on apprend à nos enfants la version Républicaine sinon c’est du délit d’opinion, quarante-cinq mille euros d’amendes et un an de prison ferme (c’est en tout cas ce que dis le Code Pénal). C’est  vrai que sur le fond, le bon Gaysot avait sûrement raison. Surtout qu’à l’époque les négationnistes du génocide juif sévissaient dans les fonctions de grands partis politiques français, et qu’aujourd’hui leurs enfants sont en tête des sondages pour les élections de 2017 (suivez mon regard…)

Mais le problème, c’est qu’encore une fois, la loi sur la liberté d’expression en a pris un coup sur la tête, et, désormais on enseigne à nos chères têtes blondes que blanc c’est blanc et noir c’est noir, entre les deux il y a surtout pas de gris, (demandez à Zemour)…

 La liberté d’expression et la loi renseignement.

Le troisième volet de la scène que nous jouent les politiciens français depuis un demi-siècle et qui pourrait tristement s’intituler  « Comment réussir une censure à la chinoise en 10 leçons » s’est déroulé ces deniers jours dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, lors de la présentation de la loi renseignement.

Présenté en grande pompe par Manu « himself« , devant une trentaine de débutés à moitié endormis, la loi renseignement a clairement pour but de surveiller la population française.

C’est une réponse significative aux attentats de Charlie Hebdo qui a pour objectif affiché de traquer du terroristes  jusqu’à Dahech, mais qui va aussi surveiller l’opinion publique qui s’avérera opposé au gouvernement en place. En effet, le texte prévoit que la loi vise à prévenir les «atteintes à la forme républicaine des institutions» et les «violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale». Concrètement, cela veut dire que si l’on est pas Pro-Républicain, on est forcément contre et qu’à ce titre on peut être susceptible d’être surveiller. D’un point vu pratique, cette surveillance peut donc aussi bien toucher, les opposants « au mariages pour tous » que les entrepreneurs français qui s’opposent à la politique fiscale Hexagonale.

Concrètement, en l’état actuel des choses,  le texte autorise les services de police à  poser des micros dans un appartement ou un véhicule, installer des balises GPS ou écouter des communications téléphoniques, sans l’accord d’un juge.

Ils pourront également utiliser des IMSI-catchers, un dispositif qui permet d’écouter toutes les communications (téléphoniques comme électroniques) dans un rayon de 500 mètres à un kilomètre. Le vrai petit plaisir…

Enfin les services de renseignement seront  autorisés à récupérer les “métadonnées” des échanges électroniques, soit les informations qui entourent une conversation : qui envoie un message? à qui? quand?par quel support? Ces métadonnées sont différentes du contenu explicite des messages, qui ne sera pas collecté.

Si le texte n’a pas été voté dans sa totalité, l’Assemblé Nationale, (ou du moins ce qu’il en restait), a voté mercredi l’adoption de la « boîtes noires« ,   un système qui va permettre au gouvernement de mettre des capteurs chez tous les fournisseurs d’accès internet, dans le but d’intercepter les échanges électroniques, et notamment les emails et les historiques de navigation des internautes.

En voulant protéger la liberté d’expression, la France s’enferme peu à peu dans un carcan dont elle ne pourra bientôt plus sortir.

Politique – la disparition de la diplomatie française

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Historiquement, la diplomatie française est toujours apparue comme un des fleurons français, une industrie politique capable de trouver des solutions aux contentieux internationaux touchant de près ou de loin la sphère d’influence de la France et de défendre ses intérêts géostratégiques à travers le monde.

Sans remonter au Moyen-Âge ou même à la Renaissance, la politique internationale menée par les Chefs d’Etat français successifs depuis 1945 s’est caractérisée par des positions souvent équilibrées, indépendantes et respectueuses des autres nations. La diplomatie française a, jusqu’à très récemment, généralement fait preuve d’une grande modération dans les positions à adopter face aux conflits internationaux. En témoignent les visites du Général de Gaulle en Russie et en Chine dans les années 1960, la mise en place d’une politique pro-arabe après la Guerre des Six Jours de 1967 et le refus d’une intervention armée en Irak aux côtés des Américains et des Britanniques en 2003.

Les dernières années ont malheureusement vu cette position historique de la France disparaître.

Quai d’Orsay

Le 17 mars 2009, un vote de confiance de l’Assemblée Nationale a entériné le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. Cette date doit être évoquée car il n’est pas possible de dissocier la politique étrangère d’un pays et son appartenance à une organisation militaire aussi importante que l’OTAN. Outre son volet militaire, il ne faut pas oublier que l’OTAN est aussi dotée d’un volet économique important que les médias ont tendance à oublier. La réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN signifie par conséquent le rapprochement de sa politique étrangère avec celle des autres membres de cette organisation en tête desquels se trouvent les Etats-Unis.

Théoriquement, une telle alliance militaire ne devrait pas empêcher la France de s’exprimer et d’adopter une voie qui lui est propre, d’autant plus qu’elle fait partie de cette alliance. Mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir la symétrie ou plutôt l’alignement de la politique étrangère de Paris sur celle de Washington depuis 2011.

2011 est l’année de l’intervention en Libye. Si la France est apparue en tête de l’opération visant à évincer le Colonel Kadhafi du pouvoir – certainement pour des raisons qui nous échappent ou que les médias taisent -, une telle intervention n’aurait pu se faire sans l’aval des autres membres de l’OTAN, et des plus importants, à savoir les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Mais quel était l’intérêt de la France dans la destitution d’un dictateur qui parvenait malgré tout à maintenir un certain apaisement dans un pays composite et tribale? Le chaos qui règne actuellement en Libye montre l’erreur commise par ceux qui ont participé à cette opération. Ce pays pétrolifère et composé d’une population majoritairement alphabétisée et éduquée avait tout d’un partenaire économique correct pour la France.

Le chaos libyen

Les conséquences n’en sont que plus désastreuses. L’armement irréfléchi des rebelles libyens est la cause directe de la montée du terrorisme au Mali. Le Sahara est en effet une vaste zone d’échange sur laquelle règnent de nombreuses tribus, extrêment mobiles, qui étendent leur zone d’influence de l’Atlantique à l’Océan Indien. Le Président actuel n’a donc pas eu d’autre choix que de tenter de réparer les erreurs commises par son prédécesseur en lançant l’opération Serval. En outre, les désastres humanitaires en Libye et au-delà ont accentué l’immigration massive en Europe où les victimes des crises économiques successives n’avaient pas besoin de subir en plus les conséquences des erreurs de leurs dirigeants en Afrique.

Les interventions du Président François Hollande en 2014 ont fini d’achever l’image de la diplomatie française à travers le monde ou tout du moins de confirmer l’alignement de Paris sur la politique agressive de Washington.

En Ukraine, la France a suivi la politique de l’Union européenne qui suivait elle-même la politique de Washington. Elle a ainsi fait montre d’un manichéisme certain et d’une grande irresponsabilité en soutenant aveuglément toutes les composantes de l’opposition ukrainienne, dont certaines seraient dans un autre contexte largement blâmées, et l’ingérence grotesque des Etats-Unis par le biais de sponsors financiers. Au-delà des conséquences économiques néfastes pour l’Ukraine qu’une telle position peut engendrer, la France se met à dos un marché économiquement important qu’est celui de la Russie. Je rappellerai à nos lecteurs que le complexe militaro-industriel français s’épanouissait encore jusqu’à très récemment à travers de juteux contrats conclus avec les russes. Si l’affaire des Mistrals a été médiatisée, la presse tait les conséquences de l’embargo sur les matériels industriels militaires de haute technologie produits par des entreprises françaises.

Finalement, n’importe quel français doué de bon sens se demanderait pourquoi notre gouvernement se prive d’échanges économiques susceptibles de créer de l’emploi en France et d’améliorer un tant soit peu la situation économique de notre pays. La réponse tient essentiellement à des raisons géopolitiques. La crise ukrainienne est l’illustration de la volonté américaine de limiter et de réduire la sphère d’influence de la Russie, pays capable de peser comme un contrepoids à l’hégémonie américaine. La politique étrangère des Etats-Unis depuis 1945 s’est toujours caractérisée par l’existence d’un ennemi justifiant tous types d’ingérence, militaire ou économique. L’ennemi étant logiquement celui qui s’oppose à cette hégémonie, l’on comprend mieux pourquoi l’histoire nous présente des dictateurs plus démocratiques que d’autres. La France et le reste des pays de l’Union européenne sont pris dans ce conflit dans lequel ils doivent prendre parti sans vraiment avoir le choix tant l’influence de l’OTAN – des Etats-Unis – est prégnante. La diplomatie française n’a donc joué aucun rôle dans la crise ukrainienne. A contrario, l’absence de positionnement équilibré et réfléchi a fait passer la France et d’autres pays européens pour des vassaux n’ayant plus les moyens d’affirmer leur propre voie susceptible de défendre leurs intérêts. Le chantage politique que fait aujourd’hui François Hollande, sous la pression des Etats-Unis, à Vladimir Poutine, concernant la livraison des navires de guerre Mistrals construits par les français, finit de décrédibiliser la capacité de la France à honorer ses futurs engagements avec des partenaires étrangers.

Le manque d’indépendance de la France dans la crise ukrainienne

La question très actuelle de l’EIIL (Emirat Islamique en Irak et au Levant) parachève la fin de la diplomatie vertueuse de la France. Le conflit qui a opposé en Syrie ceux qu’on appelle « les rebelles » et l’armée régulière fidèle à Bachar Al-Assad a donné l’occasion aux occidentaux de faire preuve d’une grande ingérence dans ce pays. Ces derniers ont apporté leur soutien à une opposition soi-disant modérée qui s’est révélée ensuite être un magma composé de mouvements complètement différents dont certains versent dans le fondamentalisme islamiste. Ce soutien s’est traduit par la livraison d’armes payées directement par le Qatar et l’Arabie Saoudite. François Hollande a, à l’époque, donné son feu vert à une intervention des troupes françaises en Syrie aux côtés des américains. Lorsque Barack Obama a décidé de ne pas engager les troupes américaines, François Hollande a aussitôt fait volte-face. Où est passée l’indépendance de la France?

Le berceau de l’EIIL se situant en Syrie, qui peut encore croire que les fondamentalistes déguisés en modérés, financés hier par les occidentaux dans le but d’évincer Bachar Al-Assad, sont différents des fondamentalistes qui constituent aujourd’hui l’EIIL? Les médias taisent ainsi une faute et une véritable responsabilité des pays occidentaux dans la déstabilisation du Moyen-Orient. La France en fait évidemment partie. Des photos prises de membres de l’EIIL montrent certains d’entre eux armés de FAMAS, le fusil d’assault utilisé par l’Armée française. Pour ceux qui ne le savent pas encore, si le financement de terroristes islamistes n’a aucun intérêt pour le citoyen français, il permet toutefois de maintenir une zone tampon entre les deux puissances chiites que sont la Syrie et l’Iran. L’EIIL permet également de mettre la main sur les champs pétrolifères irakiens et de vendre du pétrole à bas prix à la Turquie et à Israël. Il permet enfin de déstabiliser une région proche du caucase et de provinces russophones, et de maintenir un réservoir de terroristes susceptibles d’aller désordonner l’ouest de la Chine. C’est donc un formidable atout pour des Etats-Unis qui souhaitent maintenir leur hégémonie face à la montée en puissance de pays comme la Russie et la Chine. Plus généralement, l’EIIL empêche la stabilisation d’une zone susceptible de voir se développer des puissances économiques qui, unies,  mettraient fin à la domination et à l’ingérence des Etats-Unis. La France se rallie ainsi à la cause d’un pays qui défend des intérêts sans véritables liens avec les siens. A l’heure de la crise économique, il n’est pas raisonnable de se priver de partenaires commerciaux pour des pseudo-raisons définies par quelques élites fanatiques.

Après l’énormité que le Président Hollande a pu sortir en expliquant que Bachar Al-Assad était un allié objectif de l’EIIL, il décide aujourd’hui de bombarder cette organisation qu’il a pu auparavant indirectement soutenir. Cette agression, si elle semble aujourd’hui nécessaire – à condition d’être utile -, conduit l’EIIL à inciter au meurtre de français. L’exécution récente d’un ressortissant français en Algérie n’est finalement qu’une conséquence de l’incohérence et de l’irresponsabilité qui règnent à l’Elysée et au quai d’Orsay depuis maintenant plusieurs années. Où est passée la diplomatie française? …

Hervé Gourdel

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Histoire – Retour sur 1515

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Malgré un temps gris ce matin là, Reims paraissait lumineuse. Chaque bourgeois, chaque corporation avait pavoisé chacune des rues. Dans la cathédrale, s’avance seul, François, dans son costume de damas blanc, précédant de plusieurs pas les 6 pairs ecclésiastiques, portant l’ampoule, le sceptre et l’anneau royal. Puis viennent les 6 pairs laïcs, chargés de l’épée de Charlemagne, sa couronne, et de l’étendard royal. En ce 25 janvier 1515, François est sacré roi de France, c’était il y a 500 ans.

2015 est donc l’année François Ier : Demi millénaire du début de son règne (1 Janvier 1515), de son sacre (25 janvier 1515) de Marignan (13 et 14 septembre 1515), etc..

Son exercice du pouvoir est aux antipodes de son très lointain successeur, mais néanmoins homonyme. Nul besoin pour lui de se cacher sous un casque pour monter chez sa maîtresse afin ne pas être reconnu. Ses sorties galantes étaient au contraire assez tapageuses, et François, au moins avant son sacre, aimait courir la gueuse dans les hôtels borgnes des faubourgs de Paris. On raconte qu’une bourgeoise lyonnaise préféra se défigurer en plongeant la tête dans un brasier, plutôt que de succomber à ses charmes.

François et une maitresse

Le règne de François Ier va profondément modifier la France dans ses paysages, sa culture, sa position internationale.

Un roi bâtisseur :

Fini le Louvre modèle château de sable, place aux prémices du bâtiment que nous pouvons voir aujourd’hui (pyramide exclue). François 1er a modifié ou bâti bien des demeures royales : Chambord, rêve de chasse en partie inachevé, Blois, Amboise, Fontainebleau pour les plus fameuses.

Un roi de la Renaissance :

Marignan 1515, ok tout le monde connaît, en revanche Pavie 10 ans après, c’est comme le siège d’Alésia, la défaite de Crécy, ou le bus de Knysna : on préfère vite oublier. Bref les campagnes d’Italie ne furent pas un franc succès militaire. Mais en France, pour transformer des défaites en succès on est aussi fort qu’en gastronomie.

Ainsi, lors des dernières élections, le chef du gouvernement peut tranquillement expliquer, que même s’il a bien perdu, les autres n’ont pas totalement gagné, en tirant sur son Havane n°3.

François 1er noya l’amertume de la défaite dans la majestuosité des arts et rentra en France avec bon nombre d’artistes italiens dont le plus connu est Léonard de Vinci mais dont les plus actifs créèrent une des premières écoles de peinture en France sur le chantier du château de Fontainebleau.

Manu un soir de défaite électorale

Un grand chef d’Etat.

Que se soit dans sa diplomatie ou dans les affaires internes, il restera comme un grand monarque. Afin de parfaire l’unité du pays, il impose le français dans toutes les administrations. Il noue des alliances audacieuses : avec les luthériens de l’Empire germanique alors qu’il combat les protestants en France ou avec le musulman Soliman Le Magnifique alors que celui-ci menace l’Europe chrétienne. Mais le paradoxe de ce roi est d’avoir fait rentrer la France dans l’humanisme de la Renaissance alors que son règne s’achève dans les premiers étripages des guerres de religion.

Leonard présentant à la cour un projet non retenu par François 1er : le home cinéma couleur.

Pour approfondir sur ce personnage, il y a de nombreuses expositions à Paris ou ailleurs, tout au long de cette année, dont une notable à la Bibliothèque Nationale de France à voir jusqu’au 21 juin.