Art – Etienne Cail, le peintre Lyonnais qui monte qui monte !

Ayant grand soif, (comme souvent), la rédaction de l’Hurluberlu a décidé de poser son pack à Moras-en-Valloire dans l’atelier d’Etienne Cail afin de lui proposer une petite bière et de pouvoir échanger avec lui sur ses œuvres en vidéo.

A la rencontre d’ Etienne Cail

 

En effet, actuellement exposé au sein de la galerie lyonnaise le Twenty Two, sa patte, et ses gueules comme il aime les appeler, nous avaient particulièrement impressionné lors du vernissage. Son concept: insérer des visages asiatiques sur des toiles classiques occidentales. A 22 ans, il semblerait que le lien entre classicisme et modernité soit au bout de son pinceau.

Retrouvez notre interview ici :

Etienne Cail – Hiro 200×300

La belle vidéo de Benoit Durrande

 

Retrouvez Etienne Cail sur
Son site internet
Sa page facebook

Musique – Rencontre avec Reptile Youth

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A l’occasion de leur passage à Paris le 22 septembre dernier, nous avons pu discuter avec le duo masculin Danois,  Reptile Youth.  Leur album Rivers That Run for a Sea That Is Gone sorti en mars 2014 est un véritable carton. On les avait découvert avec leur premier album en 2011 oscillant entre la pop, l’electro et le rock, à la manière de nombreux groupes de la fin des années 2000 comme The RaptureGossip ou Hercule and the love Affair . Le deuxième album n’a pas vraiment changé: ça tabasse sec et c’est toujours aussi esthétique, à l’image du clip « JJ ».

Mads, le chanteur du groupe Reptile Youth a accepté de répondre à quelques questions.

Hulubberlu: Tout d’abord pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs?

Nous sommes un groupe de personne de Copenhague, nous faisons notre possible pour être sympa et travailler dur.

Comment avez vous choisi votre nom de groupe et pourquoi ? 

Nous l’avons choisi car il nous plaisait à tous les deux.  On a une image différente du nom que cela nous évoque. On suppose que l’on voudrait tous les deux rester jeunes éternellement, mais c’est assez difficile; mon esprit d’enfant se bat toujours avec mon esprit d’adulte… 

Un mot pour définir votre musique à ceux qui ne vous connaissent pas ? 

Libre. C’est comme ça que je la définie

Votre album se nomme Rivers That Run for a Sea That Is Gone, pouvez-vous expliquer pourquoi ? 

Car on trouvait ça intéressant de courir après quelques chose qui n’existe pas. Courir après l’impossible, c’est ce qui permet de grandir. 

En ce moment, quel est votre groupe préféré ? 

Le disque que j’écoute le plus en ce moment c’est  Redemer de Dean Blunt. J’adore le désordre de cet album. Ce que j’aime dans l’Art, c’est lorsque les choses ne sont pas exactement à leur place, comme dans  le dernier Kanye West. Un disque où l’on sent que « tout peut arriver ».

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=8Jom4NmCRrI[/youtube]

Si vous étiez un animal, lequel seriez vous ? 

Un cheval surement, j’adore les chevaux, j’aime leur tempérament. Je trouve  aussi qu’ils sont vraiment beaux. En plus, ils ont une grande gueule, comme moi.

Pensez-vous que Reptile Youth peut dominer le monde ? 

Non, je pense pas que quelque chose peut dominer le monde.

Allez on se quitte en musique !

David Olkarny : Interview du photographe de la sensation.

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Cela fait depuis le début de sa carrière en 2011 que je suis de près le photographe David Olkarny. David Olkarny, c’est un belge de 27 ans qui a sa vie rythmée par le diaphragme de son appareil photo. Quand il n’est pas en train de shooter à Kinshasa, à l‘Ile Maurice, à Biarritz ou ailleurs, David en profite pour faire des photos de mariages, de portraits, de mode ou encore d’architecture. David Olkarny, c’est un peu votre pote facebook de trop, celui qui vous rappelle que votre vie peut toujours être plus cool que ce qu’elle n’est déjà. Mais bon … pourquoi le supprimer s’il nous fait voyager à travers ces photos ?

David Olkarny : Le photographe aux 250k « likes » Facebook.

Salut David : Bienvenue sur Hurluberlu et merci de prendre le temps de répondre à nos questions !
– Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour, David Olkarny, photographe. Je suis à la fois passionné et perfectionniste, impulsif et réfléchi. Je pense photo avant la prise. Au moment du shooting je m’adapte au lieu, aux conditions climatiques et à la personne pour créer une ambiance qui fasse appel à notre imaginaire. Ensuite, quand les images sont dans la boîte, je passe des heures à les magnifier et les peaufiner, homme de terrain doublé d’un vrai geek 😉

– Parle nous un peu de ton parcours …
Après être sorti du lycée, je suis parti en Australie pour me ressourcer et faire le vide pendant plusieurs mois. A mon retour, c’était confirmé, je voulais faire des études de cinéma. Et me voilà diplômé de l’Inraci. Ce n’est qu’en deuxième année que j’ai découvert l’univers de la photographie en achetant mon premier boîtier qui, à la base, était prévu pour les tournages et diverses captations. Cette passion est immédiatement devenue très prégnante dans ma vie, c’est que du bonheur. Je me suis d’ailleurs « professionnalisé » depuis septembre dernier !

– Le style David Olkarny, ça donne quoi ?
Des images colorées, un univers en extérieur hors des studios, une dose de surréel, d’imaginaire et d’apesanteur.. Il y a de nombreuses mises en scène avec des situations parfois un peu tirées par les cheveux. Cela me permet de me distraire de la réalité et de pouvoir présenter ma vision du monde.
Ma technique consiste en un travail relativement improvisé au moment de la prise de vue, avec la recherche d’une belle lumière pour ensuite passer en postproduction à retoucher les images pour parfois les transformer radicalement avec le photomontage.

– Plutôt numérique ou argentique ?
Numérique à 100% mais l’argentique me tente de plus en plus, je pense m’acheter un argentique moyen format, prochainement.

– Quel matériel utilises-tu ?
Un canon 5D mark II + 50mm 1.4

– Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la photo ?
Beaucoup d’éléments m’ont conduit à commencer la photographie. Les superbes photographies que je pouvais voir sur la toile me faisaient rêver, ensuite je fus émerveillé par la qualité des photos qui découlaient de mon nouveau joujou. La simple idée de pouvoir immortaliser des scènes intenses, voire de les créer, me faisait frissonner. Il fallait que je devienne photographe, c’était une évidence.

– As-tu un photographe de prédilection ?
Incontestablement Christophe Gilbert.

– Comment se passe une séance photo avec toi ?
C’est plutôt simple. Une fois le contact pris, on discute brièvement du style d’images et d’univers souhaité sans pour autant évoquer le terme « thème » que je trouve ringard et inapproprié. Ensuite, lors du shooting, sur 3, 4 lieux improvisés et/ou prévus, on se lâche, on mélange nos idées, on se découvre et on s’amuse tout en créant des images qui plairont, j’espère.
Dans mon cas, plus on planifie un shooting, plus c’est plat… L’improvisation sur le vif, c’est ça le secret… là où opère toute la magie.

– D’après toi, quelles sont les qualités requises pour être un bon photographe?
Globalement je dirais beaucoup de patience, de créativité, d’imagination et énormément d’ouverture d’esprit.

– Comment gères-tu ton activité de photographe vis-à-vis de tes proches ?
Je la vis très bien, ils me soutiennent à tout point de vue. Puis c’est pratique, je fais souvent appel à ma copine pour être mon modèle lors de mes inspirations soudaines  : )

– La photographie est-elle pour toi une sorte de thérapie ?
En quelque sorte, oui. La photographie ne m’apporte que du bien, que du positif.
C’est un équilibre dans ma vie, une ouverture vers l’humain. Tout à coup, grâce à la photographie, deux parfaits inconnus se rencontrent pour faire quelques photos et bien souvent le courant passe si bien qu’on crée des liens et parfois des amitiés se créent. Socialement, cet univers est une épatante thérapie.

– As-tu un coup de gueule, un message a faire passer, quelque chose qui te tient à cœur ?
Je déplore le fait que certains photographes ne se cantonnent qu’aux photos de studio. Aucun photographe ne devrait se limiter à une pièce avec un fond uni et quelques flashs. Je vois trop souvent ce genre de photos où une pseudo modèle est en petite tenue avec une pose suggestive, maquillée à outrance, le flash en plein visage.
J’ai juste envie de dire: allez dehors. Il y a tellement de magnifiques endroits extérieurs, peu importe le lieu. Tout est tellement plus vrai, spontané et naturel.
Si les photos en studio sont plus maniables, plus faciles à mettre en place, je trouve personnellement que les photos prises à l’extérieur, dans une ambiance météorologique peu clémente sont souvent plus percutantes.

– Comment te vois-tu dans dix ans ?
Dans le meilleur des mondes, j’aimerais juste vivre de ma passion.

– Y a-t-il toujours un message dans tes photos ? Si oui, lequel ?
Sans doute mais ce n’est pas à moi de le révéler. A la lecture d’un roman, chaque personne éprouve un ressenti. Idem pour la photo, à chacun son interprétation.

– Où trouves-tu ton inspiration ?
Au cinéma ou tout simplement dans mon quotidien : au volant de ma voiture, je repère des lieux, dans la file d’un magasin je suis frappé par l’expression d’un visage, en forêt je regarde les arbres avec les yeux de blanche-Neige 😉 ou le mobilier de ma maison me semble trop statique et j’ai envie de le « déménager ».

– Le mot de la fin ?
Osez sortir des studios, foncez, prenez froid, expérimentez, couchez-vous par terre pour shooter, faites-vous confiance mais surtout… innovez! Y a que ça de vrai en photographie !

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(Crédits photos : David Olkarny)