Top 7 des vrais problèmes de mecs – M comme Marcel.

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Il est de notoriété commune de penser que les femmes ont de plus gros problèmes à surmonter dans leur existence que les hommes. On dit souvent qu’elles sont les malchanceuses de la vie. Entre le maquillage tous les matins, l’épilation chaque semaine, les règles une fois par mois, la grossesse pendant 9 mois, l’accouchement tous les ans, et la ménopause à 32 ans, c’est le jackpot de mère Nature.

Mais nous aussi les vrais bonhommes, rencontrons des problèmes de mecs, des épreuves de la vie, des choses qui font mal, qui atteignent notre cœur, car derrière notre armure et nos pectoraux, il existe un homme qui peut être blessé. Nous pouvons soulever 150 kilos en développé couché mais il nous est parfois compliqué de soulever les problèmes de notre âme.

TOP 7 des vrais problèmes de mecs

1 – Se muscler.

Les femmes disent souvent qu’elles adorent notre petite bedaine. Que dalle, elles préfèrent les mecs bien baraqués qui savent bouger un pec tout seul et péter une brique avec leur front. Du coup nous avons OBLIGATION d’aller à la salle 2 à 3 fois par semaine, de porter un marcel tombant dégueu, et de bouffer des prot’. Mon rêve était de m’inscrire à des cours de poésie dramatique putain. #larmeàl’oeil

2 – Trop manger.

90 kgs de muscles, ça s’entretient. Ainsi il te faut manger équilibré, genre un bon gros Do Mac des familles, le menu maxi golden super saiyan. Tu n’en ressors pas vivant. Ton ventre crie la mort. Tu te roules par terre comme Bilic lors de France-Croatie 98 (bisous à Laurent). Ton seul désir est que ton estomac digère tout ça et que tu relâches la pression sur le Iron Throne. Et bien sûr, interdiction de te plaindre. Les filles peuvent discuter de leurs règles mais toi tu dois bien fermer ta gueule quand ton double cheese passe mal.

3 – Se coiffer.

On parle de maquillage pour les filles, mais pour les mecs de la street comme nous, le pot de gel Vivelle Dop fixation béton est une nécessité. Fini les snap de ta teub ridée, voilà des photos de beau gosse. Le gel sera difficile à enlever sous la douche mais de toute manière c’est soit ça, soit la coiffure playmobil, celle avec tes cheveux du devant tombant jusqu’à tes sourcils. Horrible. J’ai envie de te cracher dessus d’ailleurs.

4 – Uriner le matin.

Déjà ça pue. Clairement, tu ne bois pas tes 1,5 litres d’eau par jour, ton urine est donc de couleur jaune foncée voir marron ce qui est affreux. De plus tu as un peu la tête dans le cul, tu ne remarques pas forcément la forme alambiquée de ton zboub déformée par ta position pendant la nuit. Résultat le premier jet est aléatoire, il finit donc la plupart du temps sur dans tes mains ou au plafond. Et c’est sans parler de la gaule matinale qui envoie directement ton jet dans le mur en face, et pour les plus malchanceux, dans l’œil.

5 – Tuner sa caisse.

Préparation de soirée, tu reflètes déjà la loose avec ton marcel moulant. Tu te rends chez ton libraire mais manque de chance tu es pauvre, tu ne peux donc pas te procurer les jantes chromées et le pot nitro tant désiré. En plus il y a un meeting ce soir sur le parking du Géant Casino. C’est dommage tu ne seras jamais populaire et ne ramènera pas Kimberley du Zouk’Club, afin de la pécho sur la banquette arrière de ta Golf GTI.

6 – Regarder Sochaux-Metz.

Ce soir c’est foot, tes potes ne sont pas disponibles (ils ont des meufs eux) mais qu’à cela ne tienne tu te mets au plus grand des calmes dans ton canapé. Cependant tu n’as pas BeIn Sport donc ce sera le mythique Sochaux-Metz sur TMC. Tu sais le gros match de Ligue 1 qui se termine par un 0 – 0, avec des stats à chier : deux frappes non cadrées, 3 corners et 8 cartons jaunes. En plus de ça tu portes ton jogging Sergio Tacchini et des tongs FILA. Et ta bière est tiède. L’échec. Ta dignité est brisée.

7 – Avoir trop mal au doigt.

Une fois dans la rue (Times Square j’avoue), j’ai voulu montrer la direction à un passant chinois et un bus m’est tombé sur l’index, j’ai eu troooop mal. J’ai commencé par me rouler par terre en me tenant la jambe, normal. Ma copine s’est occupée de moi, elle m’a mis du mercurochrome le pansement des héros, puis m’a fait un bisou. J’allais un peu mieux, je suis retourné jouer dans mon bac à sable mais j’ai subi un traumatisme ce jour-là.

Vous voyez les filles, la vie nous réserve aussi des épreuves difficiles à surmonter, qu’elles soient régulières ou plus succinctes, elles n’en laissent pas moins des cicatrices sur notre peau, ou dans notre cœur de babtou fragile.

L’enfer du marcel de « teufeur »

En matière vestimentaire, il y a des choses que je ne comprendrais jamais.  L’existence du bob, du marcel ou encore de la chaussure « crocs » font partie de ce grand inventaire des curiosités stylistiques qui me laisse aussi perplexe que la taille infinie de l’univers. Sacré surprise, en effet, que de croiser dans mes soirées ces mecs qui déambulent comme des zombies avec leurs débardeurs  façon « poncho »  qui leur tombent en dessous du genou et bien souvent floqués d’un groupe de rock punk qu’ils n’ont, sûrement, que trop peu écoutés (les Ramones en tête de liste).

Historiquement conçu pour permettre aux ouvriers d’être plus à l’aise dans leurs travaux de force, le « Marcel » a été popularisé grâce aux acteurs américains comme Marlon Brando ou Bruce Willis qui en ont fait l’accessoire de virilité ultime.

C’est ainsi que pendant près de trois générations, les gros durs ont arboré leurs marcels pour faire étalage de leurs muscles ou simplement travailler plus confortablement. Mais pour une raison qui m’est bien inconnue, les jeunes se sont affublés de ce vêtement pour squatter les dance floors du monde entier, et particulièrement durant la période des festivals.

 

 

Si l’été est synonyme de stages dans des bureaux brûlants pour l’étudiant dévoué, pour la majorité de la population il est un moment de douceur et de réconfort, après dix mois de durs et loyaux services, passés à« suer le burnous » afin de collecter les quelques sesterces nécessaires à la traditionnelle séance de bronzette annuelle sur les plages de la Côte d’Azur.

Pour les plus mélomanes, l’été est synonyme de voyages à travers les villes de France et d’Europe à la recherche du « festival » qui les relaxera le plus possible. Moment de communion musicale entre un artiste et son public, c’est donc l’occasion d’arborer ses plus belles tenues afin de parader tels des paons à ces grandes kermesses de la musique. La plus populaire de ces tenues : c’est le marcel de « teufeur », sans vraiment le justifier, on peut essayer de comprendre les origines de l’engouement que suscite ce vêtement.

 

Tu es drogué, donc tu as chaud

 

Une des explications qui peut justifier un tel engouement pour cet habit particulièrement chelou, c’est qu’il est orné de deux trous de part et d’autre du thorax permettant une aération permanente de tout le corps qui facilite le confort en milieu hostile. Particulièrement lorsque le bougre en est à son quatrième ou cinquième parachute de MDMA, et que sa chaleur corporelle est proche de celle d’un volcan en éruption.

 

Tu as perdu un pari, tu veux rigoler

 

On sait que durant ces grosses soirées, où affluent le son et les DJ, les gens aiment bien rigoler et donc se déguiser. Ballon géant au bras, lunette de soleil pour se reposer les yeux (voir paragraphe précédent), maquillage surréaliste ou carrément costume de Tigrou,  la seule limite est sans doute la hauteur  sous plafond de la salle organisatrice de l’évènement. Au milieu de cette folie ambulante,  pourquoi ne pas prendre part à la fête en enfilant un marcel XXL façon robe, pour triper tout simplement.  L’humour n’étant vraiment pas universel, chacun fait comme il veut, et surtout comme il peut.

 

C’est un cadeau, tu veux être poli(e)

 

On ne peut pas  traiter du marcel de « teufeur »sans parler de la scène culte de la remise des cadeaux dans le Père Noel est une ordure. Le petit gilet tricoté et  « cousu main »par Thérèse (alias Anémone) pour Pierre (alias Thiery Lhermitte) était-il annonciateur d’une mode à venir vingt ans plus tard. J’en doute, mais la comparaison est flagrante.

 

 

 

 

Conseil pour la fin

 

En soirée électronique, préférez simplement un petit Tee-shirt à la cool, à la rigueur un marcel sous une chemise,  mais oubliez définitivement cette mauvaise idée vestimentaire de le porter sans rien, au risque de passer pour un seigneur de Dogtown qui s’est perdu, ou  d’un plombier polonais venu faire la maintenance électrique.

 

Bonne chance

 

l’affiche du Marcel Festival – le 11 Octobre dernier