David Olkarny : Interview du photographe de la sensation.

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Cela fait depuis le début de sa carrière en 2011 que je suis de près le photographe David Olkarny. David Olkarny, c’est un belge de 27 ans qui a sa vie rythmée par le diaphragme de son appareil photo. Quand il n’est pas en train de shooter à Kinshasa, à l‘Ile Maurice, à Biarritz ou ailleurs, David en profite pour faire des photos de mariages, de portraits, de mode ou encore d’architecture. David Olkarny, c’est un peu votre pote facebook de trop, celui qui vous rappelle que votre vie peut toujours être plus cool que ce qu’elle n’est déjà. Mais bon … pourquoi le supprimer s’il nous fait voyager à travers ces photos ?

David Olkarny : Le photographe aux 250k « likes » Facebook.

Salut David : Bienvenue sur Hurluberlu et merci de prendre le temps de répondre à nos questions !
– Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour, David Olkarny, photographe. Je suis à la fois passionné et perfectionniste, impulsif et réfléchi. Je pense photo avant la prise. Au moment du shooting je m’adapte au lieu, aux conditions climatiques et à la personne pour créer une ambiance qui fasse appel à notre imaginaire. Ensuite, quand les images sont dans la boîte, je passe des heures à les magnifier et les peaufiner, homme de terrain doublé d’un vrai geek 😉

– Parle nous un peu de ton parcours …
Après être sorti du lycée, je suis parti en Australie pour me ressourcer et faire le vide pendant plusieurs mois. A mon retour, c’était confirmé, je voulais faire des études de cinéma. Et me voilà diplômé de l’Inraci. Ce n’est qu’en deuxième année que j’ai découvert l’univers de la photographie en achetant mon premier boîtier qui, à la base, était prévu pour les tournages et diverses captations. Cette passion est immédiatement devenue très prégnante dans ma vie, c’est que du bonheur. Je me suis d’ailleurs « professionnalisé » depuis septembre dernier !

– Le style David Olkarny, ça donne quoi ?
Des images colorées, un univers en extérieur hors des studios, une dose de surréel, d’imaginaire et d’apesanteur.. Il y a de nombreuses mises en scène avec des situations parfois un peu tirées par les cheveux. Cela me permet de me distraire de la réalité et de pouvoir présenter ma vision du monde.
Ma technique consiste en un travail relativement improvisé au moment de la prise de vue, avec la recherche d’une belle lumière pour ensuite passer en postproduction à retoucher les images pour parfois les transformer radicalement avec le photomontage.

– Plutôt numérique ou argentique ?
Numérique à 100% mais l’argentique me tente de plus en plus, je pense m’acheter un argentique moyen format, prochainement.

– Quel matériel utilises-tu ?
Un canon 5D mark II + 50mm 1.4

– Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la photo ?
Beaucoup d’éléments m’ont conduit à commencer la photographie. Les superbes photographies que je pouvais voir sur la toile me faisaient rêver, ensuite je fus émerveillé par la qualité des photos qui découlaient de mon nouveau joujou. La simple idée de pouvoir immortaliser des scènes intenses, voire de les créer, me faisait frissonner. Il fallait que je devienne photographe, c’était une évidence.

– As-tu un photographe de prédilection ?
Incontestablement Christophe Gilbert.

– Comment se passe une séance photo avec toi ?
C’est plutôt simple. Une fois le contact pris, on discute brièvement du style d’images et d’univers souhaité sans pour autant évoquer le terme « thème » que je trouve ringard et inapproprié. Ensuite, lors du shooting, sur 3, 4 lieux improvisés et/ou prévus, on se lâche, on mélange nos idées, on se découvre et on s’amuse tout en créant des images qui plairont, j’espère.
Dans mon cas, plus on planifie un shooting, plus c’est plat… L’improvisation sur le vif, c’est ça le secret… là où opère toute la magie.

– D’après toi, quelles sont les qualités requises pour être un bon photographe?
Globalement je dirais beaucoup de patience, de créativité, d’imagination et énormément d’ouverture d’esprit.

– Comment gères-tu ton activité de photographe vis-à-vis de tes proches ?
Je la vis très bien, ils me soutiennent à tout point de vue. Puis c’est pratique, je fais souvent appel à ma copine pour être mon modèle lors de mes inspirations soudaines  : )

– La photographie est-elle pour toi une sorte de thérapie ?
En quelque sorte, oui. La photographie ne m’apporte que du bien, que du positif.
C’est un équilibre dans ma vie, une ouverture vers l’humain. Tout à coup, grâce à la photographie, deux parfaits inconnus se rencontrent pour faire quelques photos et bien souvent le courant passe si bien qu’on crée des liens et parfois des amitiés se créent. Socialement, cet univers est une épatante thérapie.

– As-tu un coup de gueule, un message a faire passer, quelque chose qui te tient à cœur ?
Je déplore le fait que certains photographes ne se cantonnent qu’aux photos de studio. Aucun photographe ne devrait se limiter à une pièce avec un fond uni et quelques flashs. Je vois trop souvent ce genre de photos où une pseudo modèle est en petite tenue avec une pose suggestive, maquillée à outrance, le flash en plein visage.
J’ai juste envie de dire: allez dehors. Il y a tellement de magnifiques endroits extérieurs, peu importe le lieu. Tout est tellement plus vrai, spontané et naturel.
Si les photos en studio sont plus maniables, plus faciles à mettre en place, je trouve personnellement que les photos prises à l’extérieur, dans une ambiance météorologique peu clémente sont souvent plus percutantes.

– Comment te vois-tu dans dix ans ?
Dans le meilleur des mondes, j’aimerais juste vivre de ma passion.

– Y a-t-il toujours un message dans tes photos ? Si oui, lequel ?
Sans doute mais ce n’est pas à moi de le révéler. A la lecture d’un roman, chaque personne éprouve un ressenti. Idem pour la photo, à chacun son interprétation.

– Où trouves-tu ton inspiration ?
Au cinéma ou tout simplement dans mon quotidien : au volant de ma voiture, je repère des lieux, dans la file d’un magasin je suis frappé par l’expression d’un visage, en forêt je regarde les arbres avec les yeux de blanche-Neige 😉 ou le mobilier de ma maison me semble trop statique et j’ai envie de le « déménager ».

– Le mot de la fin ?
Osez sortir des studios, foncez, prenez froid, expérimentez, couchez-vous par terre pour shooter, faites-vous confiance mais surtout… innovez! Y a que ça de vrai en photographie !

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(Crédits photos : David Olkarny)

Photographie – Janol Apin, les stations du métro Parisien au pied de la lettre

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Il s’appelle Janol Apin et lorsqu’il était petit, il devait sûrement aimer jouer aux jeux de mimes. C’est en tout cas l’impression que l’on a lorsque l’on découvre le travail du photographe français qui s’est amusé à illustrer chaque station du métro Parisien en fonction de son nom. Dans ces voyages quotidiens, l’image et le texte se rencontrent pour former ces jeux de mots et autres charades auxquelles nous avons forcément pensé sans jamais l’exprimer. On vous laisse deviner quelles  photos représentent quelles stations..

On ne vous a pas tout mis, simplement une petite sélection de nos photographies préférées, on est totalement admiratif de l’imagination de Janol Apin. Les mauvaises langues diront que ce n’est pas nouveau et qu’une exposition lui a été consacrée en en avril dernier, mais on est vraiment fan et on avait envie de vous le refaire partager, tout simplement. Mention toute particulière pour les photos qui suivent, entre le « Château D’eau » et « L’esplanade de la Défense » on atteint des sommets en matière d’inventivité.

Toutes ces photos ont été prises dans les années 90 lorsque le photographe Janol Apin travaillait à l’AFP en tant que technicien de laboratoire. Elles sont compilées dans un ouvrage intitulé Métropolisson  et contenant les illustrations de 120 stations parisiennes. À quelques mois des fêtes, on  commence donc à vous donner quelques idées cadeaux un peu en avance.

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