Les commandements du parfait montagnard

Image

Pour ceux d’entre vous qui ont encore les moyens de se payer des vacances à la montagne pour s’adonner aux sports d’hiver, il est indispensable de connaître quelques règles de savoir-vivre du parfait montagnard qui vous éviterons de passer pour des rustres ou pire d’être carrément relou avec vos congénères.

La nature, tu respecteras

Que ce soit dans les Pyrénées, dans les Alpes ou même à Mica au Canada, la montagne est belle, surtout en hiver.  Rien n’est comparable à la beauté d’une forêt enneigée au petit matin, la neige recouvrant chaque arbre d’un manteau  blanc immaculé aux reflets argentés par les premiers rayons du Soleil. C’est presque poétique, donc par pitié, amis fumeurs ne jetez pas vos mégots par terre,  c’est pêché. Il y a même des risques d’accident ; certaines personnes ayant l’habitude de revêtir des perruques de clowns sur les pistes de ski, le jet de cigarettes incandescentes du haut des télésièges  peut provoquer  des descentes en flambeaux, humaines… (Cf notre article : Cigarette : Tendance ou hasbeen)

Ton temps, tu prendras

Déjà que vous faites partie des 10% de la population française qui ont les moyens financiers de partir à la montagne, prenez le temps d’apprécier votre moment et notamment lorsque vous faites la queue aux remontées mécaniques. Rien de plus pénible, lorsque vous avez organisé votre positionnement au départ du télésiège pour le prendre avec votre copine, histoire de partager un petit moment romantique à très basse température et qu’un type se faufile au dernier moment pour finalement s’asseoir entre vous, tout ça pour gagner quelques minutes de temps. Même incompréhension lorsqu’un énergumène qui a, au demeurant, la même dégaine qu’un prof de chimie de collège se précipite dans la première télécabine venue bousculant tout le monde sur son passage pour gagner là encore deux minutes sur sa journée. Minutes qu’il reperdra quelques heures plus tard, en essayant de rechausser ses patinettes après une chute.
Bref, être pressé à la montagne, c’est comme si un footballeur du PSG allait chercher sa bouffe au Resto du Cœur, c’est franchement ridicule et surtout incompréhensible

De narguer tes camarades sur les réseaux sociaux, tu arrêteras 

Le 26 décembre au matin, Martin,  un  pauvre étudiant est resté enfermé dans son appartement pour réviser ses partiels qui sont programmés début janvier, pendant que tous ses potes de lycée sont partis quelques jours à la montagne. Le pauvre homme va être harcelé, photos sur Facebook, Snapchat, MMS, appel nocturne.  Les mecs ont décidé de lui mettre l’enfer pour bien lui faire regretter de ne  pas être venu avec eux.  Résultat des courses le mec craque, rejoint ses potes, oublie de réviser, loupe ses partiels, et redouble. Petite cause, grande conséquence.
La morale de l’histoire : arrêter de traumatiser vos amis lorsque vous êtes à la montagne en mettant des photos 15 fois par jours sur les réseaux sociaux.

Ta vitesse, tu maîtriseras

Une piste de ski, c’est un peu comme une autoroute, il faut adapter son comportement pour pouvoir l’utiliser à plusieurs, et de facto lorsqu’on ne maîtrise pas trop, on est prudent sinon on est dangereux surtout pour les autres. Si les campagnes pour la sécurité routière et les limitations de vitesse aident à maintenir une certaine cohérence sur les voies rapides, absolument rien ne vous protège sur les pistes de ski. Donc  le gars déguisé en poulet qui descend en patinette les bras écartés en criant « Akkounamattata », il est légalement en règle. Par contre, on sait tous que si il y a le moindre obstacle en face de lui, un sapin, une petite fille ou vous, il sera totalement incapable de vous éviter. Au mieux vous aurez une ITT de 6 jours, au pire vous finirez comme Schumacher.

Une tenue adaptée tu revêtiras 

 Revenons à notre ami déguisé en poulet, légalement parlant, il a le droit de s’habiller comme ça, mais « stylistiquement » parlant c’est une erreur grossière. Chaque année on voit cette bande de potes encore un peu saouls de la veille qui se tapent le trip de se déguiser en Télétubbies  pour une journée, ils ont l’air ridicule, mais qui peut condamner l’amusement de la jeunesse ?
Ce ne sera surement pas nous – par contre, vêtir délibérément et systématiquement la tenue de Jim Carrey dans The Mask pour skier, c’est un peu  plus délicat. L’ensemble bonnet Marsupilami, maillot de hockeys des Mighty Ducks d’Anaheim et bas de costume d’ours, ça ne vous donne pas l’apparence de Bode Miller, mais plus du gars qui veut se faire remarquer.

L’inverse est d’ailleurs vrai, ne vous habillez pas en « gros rider de la montagne » si vous ne pratiquez pas le ski freeride parce que les Parisiens que l’on voit habillés de la tête au pieds par tous les derniers produits des marques les plus pointues nous font kiffer … surtout quand ils se prennent une boite en descendant en chasse neige du télésiège !
Sobriété est gage de qualité, sur les pistes comme ailleurs la devise prédomine.


Voilà pour les premiers commandements, on attend les vacances de février pour vous délivrer les suivants. En attendant, ne vous cassez rien, soyez prudents et soyez fidèles amis !
Et pour ceux que ça intéresse, vous pouvez également profiter d’
Offres spéciales de premières minutes jusqu’à -40% sur un séjour au ski à réserver dès maintenant

M comme Marcel – La drague 2.0

Image

Quand j’avais 14 ans, j’étais un pro de MSN. Sans mentir, j’avais un don pour trouver le bon statut, la bonne photo de profil et le bon angle de webcam, je connaissais la drague 2.0. La coqueluche du collège, quoi. Plaire aux filles, c’était moins difficile à l’époque, essentiellement parce que ma e-reputation était plus clean et plus facile à entretenir. Aujourd’hui, c’est toute une affaire.

Drague 2.0, « C’était mieux avant » ?

Je sais de quoi ça a l’air. Je ressemble à ces aigris qui rabâchent que « c’était mieux avant ». Attention, ce n’est pas le propos ! Effectivement, avant c’était plus simple d’avoir l’air d’un mec bien. Mais c’était aussi l’époque de l’appareil dentaire et des moments gênants. Et puis Youporn n’avait pas encore été inventé. Bref, c’était pas non plus la panacée. Il y avait juste moins d’interfaces et donc plus de contrôle.

Commençons avec celui à qui je dois presque tout, Tinder. Là, ça reste simple et mon expertise en photogénie reste ma meilleure alliée. Une photo seul, de face, dans toute ma splendeur ; une photo avec mes potes qui ont l’air de se tordre de rire à une de mes blagues ; une photo avec une copine pour la jouer mystérieux. Un, deux, trois, dix matchs. Je maîtrise tout ça, pas d’inquiétude, allez donc vérifier auprès de Tina83.

Ca se complique avec Facebook. Impossible de contrôler totalement ce que publient vos ‘amis’ à votre propos. Une seconde d’inattention et paf, je me retrouve avec une photo pas très flatteuse mettant en avant mon penchant honteux pour les soirées déguisées – une bonne occasion de quitter Facebook ? -. Difficile de garder mon image travaillée de gars bien sous tout rapport ! Et au risque de passer pour un control freak, il est difficile de demander à tous vos contacts d’éviter toute photo gênante.

On peut aussi bien sûr citer Twitter grâce à qui mon ex Charlotte avait réalisé que ma syntaxe n’était pas parfaite en toutes circonstances. De toute évidence, c’était un défaut rédhibitoire, ce qui m’a valu d’être éjecté de sa vie fissa. Le problème de Twitter, c’est qu’à la longue, j’ai perdu l’habitude de tourner 7 fois ma langue dans ma bouche avant de publier d’où une nette dégradation de ce qui se voulait être au départ un aperçu de mon intellectuel étonnant.

Enfin, comment ne pas parler de Snapchat qui n’a proposé qu’au bout de quelques versions des filtres et autres updates permettant un tant soit peu d’esthétisme ? Si 40% des gens utilisent bel et bien Snapchat pour envoyer des grimaces et autres déformations faciales, 40% l’utilisent pour envoyer des selfies faussement spontanés qui s’avèrent souvent flatteurs du fait de la qualité assez médiocre de l’image. Vous savez très bien ce que font les 20% restants, inutile de s’attarder.

Drague 2.0, Où, quand, comment ?

 

A cela s’ajoute la douloureuse problématique de la géolocalisation. Whatsapp, Viber, Messenger : votre interlocuteur sait tout. Où vous vous trouvez, à quelle heure et surtout, si vous avez lu « ce fameux message ». Si Marc Zuckerberg a eu pitié de nous en permettant d’ignorer certains messages, les autres n’ont pas encore eu la décence de faire de même, me mettant régulièrement dans l’embarras. « Alors ? » « Tu fais la tête ? » « Pourquoi tu ne réponds pas après 3 minutes ? » « Puisque c’est comme ça, tout est fini. ».

Et je ne vous raconte même pas la fois où j’ai séché la fête d’une de mes copines de l’époque en prétextant une grippe pour aller voir mes potes. Pour me donner bonne conscience, je lui ai envoyé un message Facebook. Erreur fatale.

« Désolé pour ce soir, je suis assommé par les médicaments »

« Qu’est-ce que tu fous dans le 15? »

Bref, c’est rapidement l’enfer et on glisse tout doucement de la connexion à l’oppression. Comment faire pour garder mon aura de mystère dans ce monde ultra-connecté ? C’est bien ça le fond du problème : pour mon malheur, je vis une époque friande de démystification. Les chances que les nouvelles technologies révèlent mes défauts à la fille que je convoite sont démultipliées… Tout comme le sont celles que cette même fille me semble moins jolie qu’à première vue. Catastrophe en vue !

Drague 2.0, pourquoi Instagram nous sauvera tous

 

Heureusement, Kevin Systrom et Michel Mike Krieger ont décidé de venir à ma rescousse et ont créé cet outil merveilleux qui transforme le moche en beau : Instagram. C’est scientifiquement prouvé, ce filtre est magique. Du coup, quand j’ai un doute, je file sur l’Instagram des filles que je fréquente, juste pour me mettre un peu de baume au cœur. Et croyez-moi, en cette période printanière, il y a du baume à revendre.