Sport – Le PSG est-il un grand d’Europe ?

Dominateur d’une ligue 1 bien trop étroite pour lui, le PSG retrouvait hier son amour de Ligue des Champions .
Opposé au Bayer Leverkusen, les joueurs de la capitale n’ont laissé aucune chance aux Allemands et se sont imposés 4-0.
Un performance impressionnante d’autant plus que le match se déroulait en Allemagne, pour autant faut-il considérer le PSG comme un candidat à la victoire finale en C1 ?

Football – Le PSG est-il un grand d’Europe ?

En coller quatre au second de Bundesliga avec une possession de balle d’environ 60% ça marque les esprits. A titre de comparaison, l’année dernière au même stade de la compétition le PSG remportait le match aller contre Valence 2-1 et finissait à 10 après l’exclusion de Zlatan Ibrahimovitch. A l’image de son attaquant suédois, le PSG se bonifie avec le temps . Désormais cette équipe est un collectif redoutable avec en son cœur un milieu à trois têtes qui semble ne jamais paniquer . Thiago Motta, Blaise Matuidi et Marco Verratti sont les maîtres du jeu parisien et l’importance de ces trois joueurs montre la volonté qu’à Laurent Blanc de faire de son équipe un monstre de conservation de balle .

Pour autant, Paris manque cruellement de réalisme offensif . Il peut paraître osé de dire ça d’une équipe qui vient de marquer sept buts en deux matchs mais c’est un fait ! La blessure de Cavani a fait ressurgir une certaine Zlatan dépendance . Les compères du suédois sur le front de l’attaque francilienne n’ont pas cet esprit de tueur devant le but . Lavezzi est un joueur entier qui se dépense sans compter ce qui explique ses difficultés à concrétiser les occasions qu’il se procure, quant à Lucas il a plus un profil passeur que buteur . Zlatan porte donc l’attaque parisienne sur ses larges épaules et c’est pour l’instant un succès( 10 buts en en 6 matchs de C1 ).

Le PSG est donc une équipe qui sait garder le ballon et qui a dans ses rangs des joueurs de classe mondiale. Pourtant cette équipe ne semble pas (pour le moment) pouvoir tenir la comparaison avec des équipes comme le Bayern Munich ou le Real Madrid. La faute à un banc des remplaçants pas très garni, l’arrivée de Cabaye pendant l’intersaison est une preuve que le staff parisien à conscience de son effectif limité. Quand le Real peut se permettre de mettre sur la touche des joueurs comme Isco ou Xabi Alonso tout en restant compétitif le PSG ne peut pas faire de même .

Cet effectif un peu court est à l’heure actuelle la seule différence majeure que l’on peut souligner lorsque l’on compare Paris et d’autres grands clubs européens . Alors oui, le PSG est dans la cours des grands, oui le PSG joue un beau football mais sauf incroyable exploit le PSG ne semble pas assez armé pour prétendre au titre de meilleur équipe d’Europe… cette année .

Roland-Garros en images

Le dimanche 25 mai dernier a débuté la 113ème édition du mythique tournoi français de tennis, Roland-Garros. Les plus grands joueurs (et joueuses, ne l’oublions pas) du monde se sont donnés rendez-vous comme chaque année à la porte d’Auteuil à Paris (qui devient donc le repère des aficionados du tennis 2 semaines par an, remplaçant ainsi les fidèles clients habituels du bois de Boulogne).

 

Roland-Garros en images

A Roland-Garros (« RG » pour les intimes), on y retrouve du sport, mais aussi du spectacle, du people, de l’insolite… Et plein de choses à se mettre sous la dent même pour ceux qui ne seraient pas forcément fans de la balle jaune. Le but n’étant pas de faire un report sportif façon l’Equipe, voici simplement un résumé en images de ce qu’il ne fallait pas manquer du début de cette édition 2014…

Gulbis semblait un peu nerveux durant son match face à Federer… Sa raquette en a fait les frais.

Monfils a fait une démonstration de ses talents de danseur lors d’un battle de danse avec Lokoli, orchestré par Bob Sinclar sur le court Philippe Chatrier.

Le beau temps ne peut pas toujours être au rendez-vous malheureusement… Bâchage des courts.

Un mauvais temps qui ne semble pour autant pas décourager le public parisien… Quitte à se ridiculiser dans des ponchos en plastique.

Richard Gasquet au service, qui a malheureusement été sorti du tournoi par Verdasco.

 

L’incroyable plongeon de Gaël Monfils lors de son match victorieux face à Garcia-Lopez.

La pluie empêche peut-être Novak Djokovic de jouer au tennis, mais ne l’empêche pas de faire sourire le public en plaisantant et trinquant avec un ramasseur de balle pendant la pause.

Le public de Roland-Garros qui ne manque pas d’imagination cette année.

Le beau geste de Roland-Garros cette année envers la fondation Roger Federer : à chaque ace réussi, le tournoi reverse 25€ à la fondation. Chapeau !

La fille du mois #8 – Laure Boulleau

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Janvier 2015 avec Laure Boulleau.

Qui a dit que les filles du mois devaient être des mannequins ou des actrices?

Je ne m’intéresse pas assez au football féminin, à mon grand regret,  je pense qu’il mérite d’être plus médiatisé, car je  ne suis jamais déçu de voir un match.

Ils sont d’ailleurs souvent, plus techniques que sur ceux du football masculin. Tout ça pour dire, que je ne connais que très peu d’athlètes dans cette catégorie. Puis un jour, en trainant sur Facebook, je suis tombé sur la page de Laure Boulleau.

Je m’étais dit que j’allais attendre une actualité pour en parler mais Téléfoot y a consacré un reportage cette semaine. Alors, au lieu de m’en vouloir de ne pas avoir fait un papier plus tôt, j’en profite pour rebondir sur ce reportage.

Laure Boulleau, 26 ans, arrière gauche de l’équipe de France féminine de football et l’équipe professionnelle  du PSG, fait à mon sens, partie des sportives pétillantes dont on a besoin, notamment dans un sport qui a besoin de médiatisation.

Souriante et pétillante (ça change de certains joueurs payés comme des princes, qui font la gueule sur le terrain et ont du mal à aligner deux mots en interview…)

Laure Boulleau, c’est le genre de joueuse qui donne envie aux petites filles de se mettre au ballon rond, c’est le genre de joueuse qui attire les marques pour des campagnes et nous rappelle que le football féminin existe. Alors Laure, si tu nous lis : Merci !

Crédit photo ; Laure Boulleau Facebook

 

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Gignac chez les Tigres

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Hurluberlu vous livre en exclusivité le résumé de la saison 2016 d’ André-Pierre Gignac chez les Tigres UANL de Monterrey. Avis aux parieurs et aux fans. Ceci est une œuvre de fiction – do not take it seriously !

Gignac chez les Tigres : Viva Dédé !

Dans la chaleur de Monterrey, un zinc se pose sur le tarmac chauffé à blanc par la foule en délire. Cette marée humaine, tous drapeaux et fumigènes dehors, est là pour accueillir en grandes pompes la nouvelle idole du pays. André-Pierre Gignac, sombrero vissé sur la tête et t-shirt motif aztèque peine à se frayer un chemin à travers les quelques 2.5 millions (oui plus de la moitié de la ville) de fans hystériques sur le chemin du Stadio Universitario. Autant dire qu’avec une telle ferveur populaire, le néo-ex Marseillais ne regrette pas son choix. Enfin un public qui ne le sifflera pas et qui n’entonnera pas de chants grossiers sur son poids ou ses habitudes alimentaires…

La visite médicale est une simple formalité tant le Dédé est affuté au sortir de sa cure d’amaigrissement estivale. Les 2 semaines de congés en famille à Cancùn n’y changeront rien… Lors de sa présentation de rock-star, la nouvelle coqueluche nationale est acclamée par quelques 50 000 spectateurs et foule le tapis rouge au son d’un Color Gitano qui résonne dans tout Monterrey. Après quelques gestes techniques bien sentis et 5 ballons balancés au public, Dédé se sent pousser des ailes : « Vous êtes mon club de cœur, je réalise un rêve d’enfant, je vous aime… et en plus j’adore le guacamole ! ».  Le public est sous le charme, Dédé ne s’est pas trompé, ça valait vraiment le coup d’enterrer sa carrière en Equipe de France.

 

Gignac chez les Tigres : De Dédé à Beber !

Si l’histoire s’annonçait idyllique, la réalité est tout autre. Nous sommes le 5 Novembre et André-Pierre Gignac déguste seul un Super Dédé, le nouveau burrito qui porte son nom depuis son arrivée à Monterrey. Ce sandwich, résume à lui seul la mélancolie et le marasme dans lequel est plongé l’attaquant français. Pourtant tout y est… de bons ingrédients mais la sauce ne prend pas… Il faut dire que les problèmes se sont accumulés.

D’abord les joueurs locaux, un peu jaloux du statut de la nouvelle idole, ne sont pas plus accueillants qu’un Furiani un soir de derby, et pas moins inamicaux qu’un conquistador devant une tribu d’aztèques. Il faut dire que le penalty raté en finale de la Libertadores 2015 traine toujours dans les esprits… Mais merde quoi c’est impossible de se concentrer dans ces satanés stades… « C’est vrai qu’ils aiment pas le football comme en France les gringos d’El Volcan » dira Dédé sur le plateau du CFC. Le poids du transfert (5,5 m€ de salaire) pèse sur les épaules de Gignac. Lui qui pensait se débarrasser de la pression en quittant Marseille doit revêtir un costume de Zorro pour sauver les Tigres UANL bien mal embarqués en championnat.

Au niveau du jeu ça coince aussi. Dédé peine à trouver ses marques, il n’est que l’ombre du goléador redoutable des cassettes vidéos envoyées par Vincent Laburne aux scouts des Tigres. Seulement 3 buts et une passe décisive en 12 matchs depuis le début de la saison. C’est très clairement insuffisant pour un international français qui plantait goals sur goals sur le Vieux Port. Ce qui agace surtout ce sont les incroyables ratés de Dédé dont les exploits tournent sur toutes les chaines de TV locales. Au point même qu’on ne l’appelle plus Dédé mais Beber en référence à Bernardo, le valet muet ( on dit « muet devant le but«  ) de Zorro.

Bides toujours, les polémiques autour de la surcharge pondérale du striker alimentent de nouveau les gazettes et les talkshow. Il faut dire que Dédé n’est plus aussi svelte qu’à son arrivée, et ça se voit. En coulisse déjà car l’intendant du club qui ne l’avait pas prévu doit désormais commander des maillots dans une taille supérieure. En dehors du terrain aussi car Dédé à adopter le rythme de vie d’un loco de chez loco, Ronaldinho. Les deux champions enchaînent les grillades, les spring-break et les shots de tequila. Tout ceci enchante les bars et les restaurateurs locaux, mais beaucoup moins les dirigeants des Tigres qui flairent l’arnaque. Eux qui pensaient mettre la main sur un crack, ont en fait récupérer un ersatz de touriste américain lambda, splendide de beaufferie et incapable de planter une cacahuète à une équipe d’anonymes boliviens.

 

Gignac chez les Tigres : Le retour du buteur masqué !

C’est au fond du trou que Dédé va finalement trouver la lumière. Alors qu’il assiste, au premier rang, à un combat de catch local, voilà qu’un des lutteurs glisse depuis la troisième corde et s’écrase violemment sur le français. Avec une fracture de la clavicule, voilà que Dédé est contraint au congé médical. Les témoignages de soutiens affluent des 4 coins du Mexique, mais pas de France  où les observateurs sont obnubilés par la nouvelle starlette locale : Yassine Benzia – le 246e « Nouveau Zidane »

Cette convalescence est. L’homme semble également être transformé. Il reprend l’entrainement 5 jours après son réveil, contre l’avis du staff et adopte une hygiène de vie de marathonien. Naturellement les résultats et les performances reviennent, Dédé redevient la machine à buts redoutable de son époque Toulousaine et talonne désormais Bafé Gomis (il a signé à Guadalajara pendant la période de Noel) au classement des buteurs. Beber redevient Dédé – El Goleador Enmascarado, en référence à sa nouvelle célébration qui consiste à courir avec la main devant les yeux. Ce qui pose problème notamment contre le Yucatàn FC quand Dédé fonce tout droit vers les tribunes adverses sans s’en rendre compte… Les projectiles pleuvent mais Dédé s’en fout il a déjà connu bien pire à Rennes ou à Evian.

S’il est redevenu le leader technique et charismatique des Tigres, Dédé n’est pas totalement satisfait… Malgré un titre de champion remporté haut la main et un trophée de meilleur buteur glané à la barbe de Bafé Gomis, il reste encore un gout d’inachevé. Ce satané penalty lui trotte toujours dans la tête et l’empêche de faire sa sieste à l’ombre des cactus. Fort heureusement le destin décide qu’en 2016 la finale de la Libertadores sera un remake de la finale de 2015. Exit Lisandro Lopes, Dédé retrouve Bafé en finale pour un match qui sent la poudre et la Ligue 1. El Goleador, auteur d’un triplé OKLM, sera élu homme du match et Gomis quittera la pelouse au bout de 20 minutes suite à un malaise vagal. Gignac est enfin prophète en son – nouveau – pays et s’installe à la table des divinités contemporaines et des légendes des Tigres. Sa statue trône désormais sur l’esplanade qui mène au stade d’El Volcan et André-Pierre est devenu le prénom le plus donné dans les maternités de Monterrey chez les nourrissons tous sexes confondus…

Avec le sentiment du devoir accompli, Dédé peut désormais étudier en toute sérénité, la proposition de contrat du Réal Pattaya.

Affaire à suivre…

La passion sur les épaules

Au moment où je commence à écrire ces lignes, 1 mois exactement nous sépare du match d’ouverture de l’Euro 2016 en France. La France n’a pas soulevé de trophée majeur depuis 2000 et les Bleus seraient bien inspirés de mettre un terme à cette mauvaise spirale. Fort heureusement, la passion du foot ne renaît pas tous les deux ans. Des passionnés font vivre tous les jours le football tel qu’ils l’aiment.

C’est notamment le cas de Bruno, passionné du ballon rond et propriétaire du site de vente d’articles rétro-vintage de football : Les Voyages en Ballon. Depuis 5 ans maintenant, cet entrepreneur organise chaque année des tournois où se réunissent des amoureux des belles tuniques et du romantisme footballistique.

J’ai participé en 2014 avec ma bande de potes à un des tournois de football rétro-vintage. A l’époque nous représentions très fièrement les couleurs du Mexique, et il faut dire que ce tournoi restera un souvenir mémorable pour les membres de notre sélection. C’est pourquoi, l’Euro approchant, j’ai voulu partager avec vous cette expérience et cette passion ambiante qui anime ce tournoi si particulier.

En discutant avec Bruno, on comprend tout de suite que la passion est le carburant principal de son moteur. J’aime beaucoup discuter avec des passionnés car ils ont très souvent de belles histoires à raconter. J’ai notamment eu la chance de revisiter quelques anecdotes sur l’Equipe de France et la théorie de la bande rouge, les popstars du football, le film de Cristiano Ronaldo, mais surtout les raisons qui font que les Bleus vont gagner l’Euro qui s’annonce. En dehors d’une connaissance aiguisée du football ancien et du foot moderne (« beaucoup plus technique et plaisant »), mon interlocuteur dispose d’une réelle science sur les chandails du ballon rond.

Bruno a repris les commandes des Voyages en Ballon depuis 10 ans. Il voue une véritable adoration à l’Equipe de France et à ses liquettes historiques. Figurez-vous qu’il détient la plus grande collection de maillots de l’Equipe de France de football… de quoi organiser un concours avec Loulou Nicollin ? En redynamisant le site internet des Voyages en Ballon, Bruno a réuni une foule d’aficionados qui ne souhaitaient qu’une seule chose : étrenner leurs plus beaux maillots rétro en vrai sur le pré !

Depuis maintenant 5 ans, Bruno organise chaque année des tournois de football rétro-vintage en région Parisienne. Le modèle s’étend en province cette année avec une date à Lyon (déjà prise d’assaut) et plus tard à la Bretagne avec Rennes et Nantes. Habituellement programmés l’été, les tournois pourraient également bénéficier d’une date hivernale… affaire à suivre.

Si vous êtes d’ores et déjà convaincu de réunir une équipe pour le tournoi, comprenez bien une chose : ce rendez-vous n’est pas une compétition mais bien une expérience à part entière. Bruno m’a expliqué le côté très théâtral de l’événement. Pour lui son tournoi mélange le foot et le spectacle dans un état d’esprit festif et avec une grosse dose d’humour et de franche camaraderie. Préparez-vous à croiser des habitués, des socios de Liverpool, Bordeaux ou encore de la Juve, des types en kilts avec le maillot de l’Ecosse ou cagoulés avec des maillots du SC Bastia. Toutes ces histoires sont véridiques et participent à la légende de ce tournoi inédit.

Autant vous dire que depuis 5 ans, le tournoi tourne à plein régime et Bruno a vu passé de sacrés lascars. Selon lui, son événement n’a pas perdu son état d’esprit et réunit des inconditionnels comme des nouveaux challengers. Saisir la mentalité du tournoi c’est comprendre que la plus belle des récompenses n’est pas la coupe mais bien la reconnaissance éternelle du look rétro-vintage.

Alors un bon conseil, inspirez-vous de cet article : laissez pousser moustaches et rouflaquettes, remontez les shorts et baissez les chaussettes et en avant !

Je sens déjà que cet événement titille votre curiosité. Cependant je me dois d’être transparent sur quelques points :

  • Pour ceux d’entre vous qui souhaitaient rendre hommage au mythique numéro 14 Hollandais, sachez que les maillots de Monsieur Cruyff sont déjà tous réservés. Au même titre que ceux de Boca Junior du génie Maradona, généralement réservés 7/8 mois en avance…
  • Les socios d’Arsenal apprécient moyennement les petits-ponts et les grigris à 10H32 du matin. Respectez donc vos glorieux aînés, jouez sans pression et respectez les arbitres.
  • Une année, le Team SC Bastia est arrivé avec un corbillard, un cercueil et des cagoules pour simuler un enterrement de nationalistes Corses. Niveau déguisement, les mecs sont très très sérieux. En même temps pour les meilleurs des abonnements So Foot sont distribués : le jeu en vaut la chandelle !
  • La théorie de la bande rouge sur le maillot des Bleus : Selon Bruno, la bande rouge qui ornait les maillots victorieux des Bleus en 1984, 1998 et 2000 n’est plus un synonyme de victoire. En effet entre 2004 et 2010, la bande s’est tordue et même déchirée… Pensez-y au moment de choisir votre maillot pour le tournoi. Concernant l’Euro 2016, je vous rappelle que la tunique des nos Bleus ne comporte pas cette fameuse bande… est-ce un bon signe ?

Tournoi de Football Rétro-Vintage

  • Toutes les infos sur le tournoi sont à retrouver –> ICI !
  • Dates :

1er tournoi : LYON le DIMANCHE 12 JUIN (Plaine des jeux de Gerland)
2e tournoi : PARIS le SAMEDI 18 JUIN (Parc du Tremblay – 94)
3e tournoi : PARIS le DIMANCHE 19 JUIN (Parc du Tremblay – 94)
4e tournoi : PARIS le SAMEDI 25 JUIN (Parc du Tremblay – 94)

Le foot US à l’écran : ça passe et/ou ça casse !

Le sport est bien plus présent dans la société américaine et se retrouve donc plus souvent dans les thématiques de séries, films ou documentaires. Il faut dire que les moyens financiers ne sont pas les mêmes et que le fanatisme outre-Atlantique est incomparable quand il s’agit de supporter la franchise locale. Je ne suis pas un connaisseur du foot US, je n’ai même jamais vraiment capté les règles de ce sport. Pour autant j’ai constaté que ce sport est vraiment paradoxal. Cette dualité est d’ailleurs souvent illustrée dans les quelques œuvres que je vais citer.

Je m’excuse par avance pour mes choix de films et documentaires, qui peut-être vont heurter, la sensibilité des fans ou des cinéphiles. Je suis à l’écoute de vos suggestions sur les chefs d’œuvres qui manquent à ma collection…

  • Le foot US à l’écran : ça passe !

    Ces quelques films sacralisent le sport préféré des Américains. La NFL met un point d’honneur à pénétrer chaque foyer pour que l’idée de pratiquer le football imprègne le cerveau des plus jeunes. Les parents sont en général les plus grands fans de leurs enfants et la passion du sport et de l’équipe se transmet de générations en générations. Je commence donc mon inventaire avec Invincible (7.1/10 IMDb) une fable romancée d’un petit gars de Philadelphie qui se retrouve propulsé du bar où il est serveur aux terrains de NFL grâce à une détection organisée par le club. Cette production Disney tape en plein dans le mille sentimental de tous les sportifs en herbe qui rêvent un jour de jouer aux côtés de leurs idoles et de représenter leurs quartiers et villes de naissance.

    Disney nous a également offert le très beau Remember The Titans (4.1/5 Allociné) dans lequel un coach noir intègre dans son équipe universitaire de foot US, 50% de joueurs noirs, le tout dans un bled paumé de Virginie dans les années 70. L’histoire des Titans est une histoire vraie et un bel exemple de l’intégration sociale réussie quand celle-ci utilise le vecteur du sport. Le film prend bien en compte toutes les difficultés que le coach (Denzel Washington) va rencontrer en travaillant avec certains joueurs de l’effectif, le coach en place et les habitants de la ville. SPOILER ALERT : A la fin les noirs et les blancs s’aiment, jouent au foot ensemble et tout le monde est content. La NFL aussi car le foot US réunit les populations.

    • Le foot US à l’écran : ça passe et ça casse !

      Quand certains films envisagent le foot US dans la sa globalité, cela donne des œuvres en général assez complètes et très paradoxales. Ce sont, pour moi, ces films qui captent le mieux la complexité de ce sport très violent et risqué mais également incroyablement lucratif.

      A titre de premier exemple, je vais citer Any Given Sunday (6.8/10 IMDb) d’Oliver Stone. Al Pacino campe le rôle du manager d’une équipe de Miami à la dérive et fissurées par les égos des membres de son effectif. En dehors du fait que la bande originale est excellente, ce film donne un aperçu assez précis et sombre du fonctionnement d’une franchise NFL. Les contrats, les primes, les actionnaires, les vieux joueurs cadres et les jeunes aux dents longues, le bling-bling du succès et la déchéance, tout y passe. Le côté social et humain laisse la place à l’ambition sportive et aux enjeux économiques de la performance, qui sont le quotidien d’une grande franchise américaine.

      Dans la même veine, la série Ballers de la chaîne HBO expose ces aspects du sport mais de façon plus humoristique. Dwayne Johnson incarne un ancien pro qui jongle entre les jeunes joueurs insouciants et caractériels et ses propres troubles psychologiques liés aux coups reçus tout au long de sa carrière. La série propose de se mettre à la place d’un agent de joueur, ce qui est assez intéressant dans la mesure où ces personnes dictent le rythme du marché. Les frasques des joueurs et de leurs différents satellites sont généralement très cocasses et contribuent au capital sympathie de la série.

      • Le foot US à l’écran : ça casse !

        En dépit de son succès et de sa popularité, le sport roi a aussi des détracteurs.  Ceux-ci mettent en avant les risques médicaux et les séquelles psychologiques irréversibles dont souffrent les anciens joueurs. Ces gladiateurs envoyés à l’abattoir par la ligue finissent souvent avec des troubles mentaux graves menant à la folie, la démence, la dépression et au suicide. Ce sujet revient de plus en plus dans le débat public depuis la publication d’articles médicaux et les suicides retentissants d’anciennes gloires de ce sport.

        Ces combats sont mis en avant dans deux œuvres assez similaires : le très récent Concussion (7.1/10 IMDb) et le documentaire de Spécial Investigation « NFL A mort les Gladiateurs ». Concussion retrace l’histoire du Dr Bennet Omalu qui a mis en évidence les séquelles graves liées à la pratique du foot US sur le cerveau humain. Ce film très fort montre notamment la déchéance mentale et psychologique de l’idole des Pittsburgh Stealers, Iron Mike. Suite à ces publications et à de nombreux discrédits de la part de la NFL, le Dr Omalu voit sa réputation entachée mais parvient néanmoins à faire entendre ses travaux par le Congrès. C’est tout le système NFL et ses acteurs qui sont impliqués dans ce film. On comprend le poids et l’impact négatif pour la NFL de telles révélations, en mesurant l’investissement des lobbys et de la Ligue pour les combattre et les faire disparaitre.

        Le documentaire de Special Investigation fait notamment intervenir le Dr Omalu et rapporte de nombreux faits présents dans le film. Cependant il ajoute encore un peu plus de noirceur au tableau quand il expose les séquelles du même type chez des adolescents pratiquant le football à la fac ou au College. Les témoignages des parents et des coéquipiers sont assez saisissants et on comprend pourquoi la NFL est de plus en plus sous pression. Des associations de parents, d’anciens joueurs et de médecins se rassemblent pour que la NFL trouve un moyen de mettre fin au désastre annoncé et envisagé.

        Le sport chéri des américains est certes un formidable tremplin pour certains et un vecteur d’intégration et de fraternité, mais pour d’autres la chute est très rude et souvent fatale.

Sport – 2014, le retour du roi Federer ?

Quels sont les vœux de Federer pour 2014 ?

Actuel 6eme au classement ATP, Roger Federer paie sa piètre année 2013.
Un seul titre gagné (tournoi de Halle), le Suisse a enchaîné les déceptions et totalisait 17 défaites à la fin de la saison.

Pourtant, on ne peut imaginer Federer être sur le déclin, même si les statistiques disent le contraire, même si avec ses 32 ans la répétition des efforts n’est plus aussi facile, il est inconcevable de penser qu’il puisse régresser, tout simplement parce que Roger Federer respire le tennis, il incarne le tennis. L’intéressé lui-même déclare avoir bon espoir de jouer à son meilleur niveau dès l’Open d’Australie qui aura lieu du 13 au 26 janvier.
La semaine dernière il a cependant perdu la finale de l’ATP Brisbane contre Lleyton Hewitt (6-1 4-6 6-3) un duel entre deux anciens numéros 1 mondiaux ou le suisse a semblé sans repères notamment lors du 1er set qu’il a laissé échapper en 27 minutes. Voilà toute la complexité du personnage, si la finale a été mauvaise le reste du tournoi été plutôt convaincant. Une sorte de syndrome docteur Jekyll et Mister Hyde qui nous empêche de croire à un retour au sommet de l’Helvète.


Le trio de tête Djokovic, Nadal, Murray semble pour l’instant intouchable mais attention, Federer n’est pas cuit, si ses problèmes physiques le laissent en paix et qu’il se remet dans le rythme, alors l’homme aux 17 grands chelems aura des arguments pour récupérer son trône et sa couronne de roi du tennis mondial.
2014 s’annonce comme une année charnière dans la carrière de Roger Federer, l’open d’Australie nous donnera nos premiers indices sur sa véritable forme. On pourra alors déterminer si cette année est celle de la fin du tout-puissant Federer ou celle qui annonce le retour du roi. Dans tous les cas, par son palmarès impressionnant, sa technique infaillible et sa classe inimitable le Suisse restera gravé dans l’histoire du tennis.
https://www.youtube.com/watch?v=ZIMx7Zx_Oh0&feature=youtu.be

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Lyon, l’exemple à suivre ?

Victorieux le week end dernier face au Paris Saint Germain, l’olympique lyonnais a dû s’incliner contre cette même équipe hier soir en finale de la coupe de la ligue. Une défaite deux buts à un marqué par une énorme faute d’arbitrage qui a annihilé les chances de victoire du club rhodanien . Pourtant les joueurs de Rémy Garde n’ont pas démérité et ont su mettre en difficulté un collectif parisien moins souverain depuis l’élimination en ligue des champions face à Chelsea.

« Un lion ne meurt jamais, il dort ».

Il semblerait en effet que l’Olympique Lyonnais soit doucement en train de se réveiller .
Arrivé à la tête du club en 1987 Jean Michel Aulas a construit son équipe comme on bâtit une entreprise, une vision du football totalement novatrice qui porte ses fruits dans les années 2000, l’OL est alors la meilleure équipe française et un sérieux candidat au titre de meilleure équipe européenne . A l’époque, ces performances permettent aux Lyonnais de dégager d’énormes sources de revenus à travers les droits TV, les contrats de sponsoring mais aussi les gains en ligue des champions . La saison 2008-2009 marque la fin de l’hégémonie lyonnaise sur les terrains et donc financièrement . Le début d’un nouveau cycle avec une cotation en bourse qui a surpris bon nombre d’observateurs, les sceptiques annonçaient un fiasco . Il est légitime de leur donner raison pour l’instant puisque le titre ne vaut aujourd’hui que deux euros contre 24 euros à son entrée en bourse. Cependant, cette ouverture du capital intégrait la construction d’un stade détenu à 100% par le club .

Un bijou de 60000 places, avec restaurants et boutiques dont la totalité des revenus générés seront pour le club olympien . Après de très longues négociations, le stade devrait être opérationnel pour 2016 . Une petite révolution dans le monde du football français puisque la majorité des stades de ligue 1 appartiennent aux villes et pas aux clubs. Le stade des lumières est donc l’une des pierres angulaires du nouveau modèle économique lyonnais .

A cela il faut ajouter l’autre pilier de cette nouvelle stratégie : le centre de formation. De Karim Benzema à Hatem Ben Harfa en passant par Loic Rémy l’OL a toujours été loué pour la qualité de sa formation . Selon une étude publiée par l’observatoire Suisse CIES, le centre de formation lyonnais est le deuxième club le plus performant en matière de formation derrière Barcelone . En attendant la livraison de son stade et l’arrivée d’un possible fair play financier Jean Michel Aulas a donc décidé de s’appuyer sur ses jeunes. Un pari assez réussi puisque les lyonnais ont été éliminé en quart de finale de la ligue Europa et sont toujours en course pour une qualification européenne.

Pourtant tout n’est pas si rayonnant dans la ville lumière, l’année dernière le club à enregistré plus de 19 millions d’euros de pertes . Pour rééquilibrer les balances, le club pourrait vendre ses meilleurs éléments à l’instar de Gonalons ou Grenier et alléger la masse salariale avec le départ en fin de contrat de Jimmy Briand . Cependant, peut on vraiment rester compétitif en remplaçant des joueurs confirmés par des joueurs issus du centre de formation ? C’est ici la principale limite du modèle lyonnais, réduire au maximum les dépenses et se séparer de ses meilleurs éléments peut nuire au projet sportif . Une non qualification européenne serait un fiasco pour le club rhodanien tant les conséquences sur le plan financier seraient désastreuses ( contrats de sponsoring et gain lié à la compétition ) .

La stratégie Lyonnaise a le mérite de ne pas s’appuyer sur des mécènes étrangers comme ceux du PSG ou de Monaco . Pourtant, la perte de compétitivité du club d’années en années pourrait porter préjudice à ce nouveau modèle . C’est une bonne chose d’avoir un beau stade encore faut il pouvoir le remplir, et pour cela il faut des ambitions sportives.

 

http://youtu.be/Jd1d1VL50Mk

 

Et le PSG selon vous ? Est ce que c’est une grande équipe d’Europe ? 

Affaire « Willy Sagnol », il ne faut jamais mélanger football et politique

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Dimanche 6 juillet 2006,  stade olympique de Berlin, l’équipe de France de football affronte sa meilleure ennemie, l’Italie. On joue la 103e minute, Willy Sagnol, arrière latéral de son état, réussi un centre parfait pour Zidane qui, seul au premier poteau, ajuste une tête sous la barre transversale, mais le grand Gianluigi Buffon réussit la parade parfaite, sauvant son équipe du K.O.

La suite, le monde entier la connaît: le meilleur joueur de la planète, peut-être de la décennie, perd le contrôle de son match, « pète un gros coup de boule » dans le thorax de Materazzi et la France s’incline finalement «aux tirs au but». Le football est une tragédie dont l’histoire ne retient généralement que les gagnants. Si Zidane avait marqué sur le centre de Sagnol, l’équipe de France aurait glané sa deuxième étoile sur le maillot et la République aurait fait des vingt-trois acteurs des idoles nationales au même titre que la joyeuse bande d’Aimé Jacquet en 98. Mais la France a perdu et Willy Sagnol n’a pas été auréolé de la gloire qu’il aurait mérité.

Willy Sagnol, ancien capitaine de Bayern Munich

Huit ans plus  tard, Willy Sagnol est devenu entraineur des Girondins de Bordeaux. Dans un entretien accordé pour Sud Ouest, le lundi 3 novembre, il se penche sur les qualités techniques et physiques des joueurs d’origine africaine. Il prononce ces quelques lignes qui vont lui valoir une lapidation médiatique en place publique : « L’avantage du joueur typique africain, c’est qu’il n’est pas cher quand on le prend, c’est un joueur prêt au combat généralement, qu’on peut qualifier de puissant sur un terrain. Mais le foot, ce n’est pas que ça. Le foot, c’est aussi de la technique, de l’intelligence, de la discipline. »

Une semaine après les propos d’un technicien du football, qu’une horde de journalistes enragés et haineux a pris pour une incitation au racisme, Willy Sagnol s’effondre en larme après le deuxième but de son joueur d’origine africaine.

La presse jubile, le matraquage médiatique est réussi. L’homme craque, il pleure. Mieux que des excuses, ils l’auront mis à genou.

De cette histoire qui montre, pour ceux qui en doutaient, que la machine médiatique peut détruire n’importe qui, n’importe quand. Il faut surtout retenir l’arrogance d’un certain nombre de journalistes et de personnalités publiques qui oublient qu’avant d’être un sport, le football est un combat dont les joueurs sont les gladiateurs. Ce qui justifie d’ailleurs les sommes colossales qui sont nécessaires pour les entretenir.

Le football « est un monde dans le Monde » qui a ses codes et ses usages et qui ne sont généralement pas compatibles avec la politique.

Pas de racisme dans le football, mais parfois des mots déplacés.

Thierry Roland,  Jacques Chirac et Jean Michel Larqué

Le 22 juin  1986, quart de finale de coupe du Monde entre l’Argentine et l’Angleterre au stade Azteca de Mexico, Diego Armando Maradona marque de la main le premier but de la rencontre. L’arbitre tunisien, Monsieur Ali Bennarceur, l’accorde, la « main de Dieu » est née. Au même moment, Thierry Roland commente le match en tribune, pour la première chaine française et interroge Jean Michel Larqué: « Honnêtement Jean Michel, ne croyez-vous pas qu’il y a autre chose qu’un arbitre tunisien pour arbitrer un match de cette importance ? ». Quelques semaines après cette réflexion, il tentera de se rattraper en expliquant ne pas être raciste car il employait une femme de ménage d’origine tunisienne.

Quelques années après cette passe d’armes, en juin 2002, la France dispute un match amical face à la Corée du Sud, organisateur de la Coupe du monde qui doit démarrer quelques jours plus tard. Thierry Roland se lâche de nouveau sur les antennes de TF1 et de ce pauvre Jean Michel Larqué qui n’en demandait pas temps ;  «Il n’y a rien qui ressemble plus à un Coréen qu’un autre Coréen, surtout habillé en footballeurs. Ils font tous à peu près 1,70 m à 1,75m, ils sont tous bruns, sauf le gardien».

Racisme ordinaire ou chauvinisme à la française, on ne le saura jamais ; puisque celui qui a commenté plus de 1 300 matchs à la télévision française est décédé en 2012, laissant derrière lui sa passion pour le ballon rond. « Passion », le terme est d’ailleurs un peu faible pour qualifier le sentiment qu’éprouvait Thierry Roland à l’égard du football. C’est à lui que l’on doit la tirade suivant « L’équipe de France est championne du monde, vous le croyez ça ? Je crois qu’après avoir vu ça, on peut mourir tranquille. Enfin le plus tard possible. Ha c’est superbe ! Quel pied ! À quel pied, oh putain ! Oh lalalala, oh c’est pas vrai !», prononcé le soir du 12 juillet 1998, lorsque l’équipe de France remporta le seul et unique titre de champion du monde de son histoire. Dans cette équipe de France, il y avait des blancs, des Arabes et des noirs, à l’unisson de leur nation. L’expression, la plus belle de la génération « black, blanc, beur ».

Pouvait-il autant aimer cette équipe de France s’il était vraiment raciste ?

Personnellement j’en doute, simplement, politique et football sont des mondes qui ne se comprennent pas…

 

Le Championnat de France et les joueurs africains, une histoire d’amour

Sagnol s’est fait mettre au pilori par une flopée de journalistes qui ne connaissent rien au football. Tout simplement parce que d’un point de vue footballistique il a raison de dire qu’il y a beaucoup de joueurs d’origine africaine dans le championnat de France.

C’est en effet le fruit de la politique de recrutement qui est menée par les clubs de Ligue 1 depuis le milieu des années 90. Dès la saison 1996-1997, l’UEFA met un terme aux quotas de joueurs étrangers au sein des équipes professionnelles qui peuvent donc recruter autant de joueurs communautaires qu’elles le souhaitent. Les années qui suivent voient les effectifs se diversifier autant qu’ils s’étoffent.

Les clubs, qui possédaient en moyenne 20,15 joueurs dans leur effectif professionnel en 1980, en possèdent 23,65 lors de la saison 2000/2001 et le pourcentage de joueurs français évoluant en Ligue 1 se stabilise aux alentours de 60%. Les joueurs africains arrivent de plus en plus nombreux dans les clubs de l’élite française et passent même devant les Européens.

En 2010, la part des joueurs africains est très clairement majoritaire parmi les joueurs étrangers. Le nombre de joueurs provenant d’Amérique latine reste plus ou moins stable à l’instar de celui des joueurs français. Cependant,  la présence des joueurs africains dans le Championnat de France n’est pas seulement une volonté du marché tricolore qui faisait principalement ses emplettes en Afrique subsaharienne et au Maghreb en raison du faible coût des joueurs et de leur capacité d’adaptation plus rapide. C’est aussi la conséquence d’une politique menée par les centres de formation des clubs de Ligue 1 depuis le début des années 90 qui consiste à  privilégier les joueurs athlétiques aux joueurs techniques.

À cet égard, l’actuel numéro 27 du PSG, le très talentueux Javier Pastore a été recalé par le centre de formation de l’Association Sportive de Saint-Étienne en novembre 2006 car il était trop frêle et pas assez guerrier pour supporter les températures négatives du Forez. Il y en a des dizaines d’autres qui n’ont pas retenu l’attention des clubs français. Antoine Griezmann, par exemple, est passé par le centre de formation de l’Olympique Lyonnais avant de se faire « remercier » à quinze ans et de rejoindre les rangs de la Real Sociedad avec le succès que l’on connaît aujourd’hui.

Sagnol n’est pas raciste, c’est simplement un  professionnel du football qui a dit tout haut ce que beaucoup de gens pensent tout bas et qui dénonce la politique des clubs de Ligue 1 qui privilégie les joueurs physiques – qui sont souvent des joueurs d’origine africaine – aux joueurs plus techniques – qui sont souvent  des joueurs d’origine européenne. Voilà ce qui lui a valu ce défoulement médiatique : une politique qui consiste  à cogner d’abord et à discuter ensuite .

Coupe du monde, pourquoi ça dérange ?

Dans moins de deux mois débutera la 20ème édition de la Coupe du Monde de football organisée par la FIFA. Mais avant que le monde entier ne se mette à vivre au rythme « ballon rond », revenons sur les éléments fâcheux qui entourent l’événement.

 

Ca approche à grands pas…

Tous les 4 ans, arrivés début juin, il est un événement que la moitié de la population mondiale ne raterait sous aucun prétexte. En effet tous les mâles (ou presque) de cette planète (et aussi parfois quelques femmes, sans sexisme aucun) attendent impatiemment… la Coupe du Monde de football. Ainsi, les supermarchés se retrouvent envahis de footeux qui dévalisent les rayons bière, biscuits apéritifs et pizzas surgelées (source Carrefour/Auchan, aucun cliché n’est admis) et autres mets délicieux et gastronomiques, que les femmes, non-contentes de voir leurs hommes activer leur mode « macho », n’auront pas à cuisiner. Ces dernières, après avoir été prévenues qu’elles pourraient dire adieu à toute sortie en amoureux et à toute relation sexuelle pendant un mois, se retrouvent donc à prier chaque soir pour que l’équipe supportée par leurs maris se fasse éliminer le plus rapidement possible de la compétition… Pour vous situer, au dernier recensement lors de la Coupe du Monde 2010, le taux de divorce était de 200% supérieur à la moyenne (rassurez-vous, ce n’était pas le cas en France, puisqu’on a même vu le nombre de mariages augmenter en raison des performances exécrables réalisées par l’Equipe de France).

Dans le fond, la Coupe du Monde est un événement sportif, qu’on soit bien d’accord. Mais aujourd’hui, on constate (malheureusement ?) que cette manifestation est devenue bien plus qu’une simple dispute pour une baballe sur un terrain vert, accompagnée d’énergumènes chantant (ou pas) les hymnes nationaux en braillant. Aujourd’hui, c’est surtout un moyen de présenter les nouveaux maillots des équipes nationales, c’est l’occasion pour les requins marketing des enseignes mondiales d’exposer leurs publicités, pour les régies de vendre de l’espace publicitaire à des nombres à 7 chiffres, pour les politiques de redorer leurs blasons en exhibant fièrement une écharpe aux couleurs de leur pays, pour les chaînes de télévision de s’arracher les matches afin de détenir l’apanage de diffusion, … Bref, vous l’aurez compris, le foot, c’est plus ce que c’était.

Pourquoi ça fait débat ?

Mais trêve de plaisanterie, car les réjouissances s’arrêtent bel et bien là. En effet, l’engouement international créé par l’effet ballon rond semble pomper l’air à certains, sans mauvais jeux de mots. A commencer par notre coco national, monsieur Jean-Luc MELENCHON qui s’est exprimé récemment face aux journalistes de SoFoot à propos de la Coupe du Monde qui aura lieu au Qatar en 2022 : « Ne parlons pas de celle qui va avoir lieu au Qatar ! Le foot mondial va apporter appui à un régime politique barbare qui est une survivance du Moyen-âge. Et encore, le Moyen-âge contenait des aspects beaucoup plus sympathiques que ce machin qui est en plus une infamie écologique ». Par ces douces paroles, il dénonce toutes les affaires qui ont éclaté ces derniers mois dès lors que le Qatar a été choisi pour accueillir l’événement, à commencer par les problèmes climatiques qui avaient été soulevés (le Qatar connaît un climat désertique particulièrement chaud), les soupçons de corruption de membres haut placés de la FIFA par des Qataris fortunés, l’emploi illégal de main d’œuvre (notamment des népalais), ou encore la dénonciation du système politique du pays (monarchie absolue, sans système électoral ni partis politiques), …

Brésil 2014

Mais ne nous projetons pas aussi loin dans le temps, car il est inutile de rappeler que la Coupe du Monde de football arrive à grands pas en cette année 2014. Danseuses en bikini, tambours et autres instruments folkloriques d’Amérique du Sud seront de la partie. Vu de cette façon, ça peut faire rêver. Mais malheureusement là encore, le folklore brésilien est gâché par de nombreux scandales, qui suscitent encore aujourd’hui un débat géo-ethno-écolo-historico… politique.

Le Brésil, qui malgré son statut de pays en voie de développement, reste l’un des pays où les inégalités sont très marquées avec un taux de pauvreté élevé, a en effet investi dans la construction et la rénovation des infrastructures permettant l’organisation de la Coupe du Monde, et ce pour la modique somme de 10 milliards d’euros. Les mouvements de protestation dans les grandes villes ne cessent donc jamais depuis plusieurs mois, la population ayant tout simplement l’impression que son pays jette de l’argent par les fenêtres pour voir des hommes 100 fois plus riches qu’eux taper dans une baballe, alors que les priorités au Brésil restent la santé et l’éducation. Mais… La FIFA ayant toujours la bonne parole, cette dernière a « promis » (comme quoi il n’y a pas que les politiques qui sont adeptes de la promesse bidon) au peuple brésilien que les retombées économiques liées à la compétition devraient être trois fois plus importantes que les investissements. Ce qui reste à prouver…

D’immenses retards sont aussi prévus, le stade de Sao Paulo qui accueillera la cérémonie d’ouverture devrait visiblement « être terminé à la dernière minute » selon la FIFA. Que de points négatifs me direz-vous, mais rassurez-vous chers amis footeux, la Coupe du Monde aura bel et bien lieu, les joueurs joueront, les danseuses danseront et les tambours battront.

Le mythique stade du Maracana qui a été entièrement rénové pour accuillir la Coupe du Monde.

Et l’équipe de France ?

Et qu’en est-il de notre chère équipe nationale ? La clique à Didier sera prochainement annoncée, nous connaîtrons donc les 23 qui s’envoleront destination Rio pour… Tester les performances des prostituées brésiliennes (certain d’entre eux ayant eu quelques ennuis avec les françaises, ils préfèrent se tourner vers d’autres langues…). Ah, et il semblerait qu’ils y aillent également pour disputer la Coupe du Monde, information qui sera bientôt communiquée aux joueurs. Malgré cela, dans un élan de patriotisme, nous souhaitions tout de même glisser un petit « Allez les bleus », dans l’espoir de voir le logo d’Hulubberlu apparaître sur le maillot tricolore.

 

Pour terminer cet article en musique, nous vous faisons découvrir (si ce n’est déjà fait) la perle musicale (ou pas) pondue par Pitbull et Jennifer Lopez, qui est l’ « hymne officiel » de la Coupe du Monde 2014. Surtout, ne l’écoutez qu’une fois car d’ici quelques temps elle sera diffusée en non-stop sur les radios et télés, et nous ne voudrions surtout pas être à l’origine de vos sifflements d’oreille. La musique, c’est donc comme le foot, c’est plus ce que c’était…

Hugues.