Berlin peut pas nous blairer, mais nous on l’adore !

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Pourquoi Berlin sera THE Place To Be de cet été ?

Ca y est, il a fait beau deux jours consécutifs et il n’en fallait pas plus pour qu’on envisage les vacances, pour que l’on nourrisse notre imaginaire et notre soif d’évasion en consultant les prix des vols, pour qu’on commence à élaborer des projets, des road trip qui ne verront jamais le jour (tout simplement parce que non, cette copine éloignée qui a le permis n’acceptera pas de vous transbahuter dans un vanne de location à travers la Russie)…

Brandenbur Gate (Berlin)

 

Pour éviter les plans vaseux, ceux qui tombent à l’eau avant même qu’ils ne soient aboutis, nous vous proposons une destination qui mettra tout le monde d’accord : Berlin.

 

Avec les compagnies aériennes low-cost il coûte désormais moins cher de parcourir l’Europe que de prendre un billet de train Lyon-Paris. Cette évolution du marché du tourisme (en corrélation avec la démocratisation des nouvelles technologies) rend simple, accessible et facile le voyage. Oubliez votre sac à dos de randonné et votre pancarte d’autostoppeur, un cabas de plage et une paire de lunettes de soleil suffiront. Aujourd’hui on « book » son vol comme on s’enfilerait un pot de pâte à tartiner après une déception : de façon impulsive et déraisonnée.

 

En vous y prenant avec un peu d’avance, vous trouverez un aller-retour Bercy-Berlin pour une somme dérisoire.

 

Envie de liberté, d’espace, de hype et d’underground ? Armez-vous d’insouciance, de courage et de détermination.

 

Berlin is not calling

Paul Kalkbrenner nous aurait t-il menti ?

A Berlin, les easy-jet-setter ne sont pas forcément ou subtilement vu d’un bon œil par les autochtones (il est habituel de tomber sur des stickers ou des graf’ « If you like Berlin, leave it », « Fuck tourists » ou encore « Berlin </3 you »). Effectivement ces nouveaux venus (avec le regain d’intérêt que connait la ville) ont un impact néfaste sur Berlin. En respectant le principe de l’offre et de la demande ; les prix augmentent de façon exponentiel dans la capitale allemande (les loyers, les entrées en club, l’alimentation ou même les coiffeurs : tous les tarifs sont en hausse). Pour apprécier un week-end dans la contrée d’Angela, il vous faudra accepter cette contradiction : aimer et profiter du mode de vie berlinois le tue.

 

En passant du temps dans la mégalopole, vous participez consciemment ou non à cet effet domino, celui qui a fait que le Tacheles sera remplacé par une galerie commerciale, celui qui a causé la fermeture du KaterHolzig, celui qui fait que les squats et les endroits alternatifs meurent, que les jeunes et les antisociaux doivent s’excentrer de plus en plus. La bobohisation de la ville, c’est de votre faute.

 

Malgré ce détail, si vous arrivez à passer outre ce sentiment de culpabilité, nous vous livrons 10 bonnes raison d’opter pour Berlin :

  • –        Les open-air : de l’électro pointu, des lieux atypiques et un rayon de soleil, n’est-ce pas la recette du bonheur ?
  • –          Le dernier endroit « fumeur » : oui, ce sentiment de transgression et de liberté de fumer dans un bar est grisant.
  • –          La bière et le Moscow Mule
  • –          La currywurst (non, ça c’est une blague échafaudée par les anti-touristes)
  • –          L’art : qu’il soit street, alternatif ou non, la rue, les galeries et les musées vous combleront !
  • –          Les parcs : entre le Mauerpark et le Görlitzer Park,  vous n’aurez qu’à choisir ou installer votre barbecue et votre plaid.
  • –          Le Badeschiff : cette piscine dans la Spree est véritablement une attraction immanquable de la ville
  • –          Kreuzberg : ce quartier est l’épicentre de la culture alternative, on y croise des drogués, des punks, des SDF avec des pancartes amusantes, des artistes, des DJ, …
  • –          Les friperies : elles sont nombreuses et vous permettront de rapporter un souvenir authentique ET abordable.
  • –           Les brocantes : l’endroit parfait pour une promenade léthargique le dimanche en début d’après-midi
  • –          Les brunchs : ils sont souvent servis jusqu’à 17h et ils sont allemands (ça veut dire qu’ils contiennent de la charcuterie, et ça, ça n’a pas de prix).

Vous voilà désormais plus au fait concernant la ville de Berlin. Il ne tient désormais plus qu’à vous de faire votre choix entre « protectionnisme, nationalisme solidaire » ou « consommation meurtrière ».

 

En fait, choisir Berlin, c’est comme porter de la fourrure, c’est doux, chaleureux et agréable, mais pour ça,  il faut tuer des bébés chatons…

Bonnes vacances !

Jacques THIEBAUT

Passer les vacances chez ses parents – M comme Marcel

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Les vacances en famille ? Le bon plan ?

     C’est l’été, tu viens de passer ton brevet, ton Bac, ta licence, ton master en rien, ou de terminer ton stage en machine à café, ton CDD de caca, et tu décides de rentrer chez tes parents à la campagne afin de te ressourcer, de faire respirer tes poumons, de marcher pieds nus dans les bois à l’aube, de sentir les rayons de soleil sur ton visage, et de découvrir une faune et une flore vierge de toute empreinte humaine. Quelle beauté.

      Ta journée commence par dormir, puis tu te lèves à 13h, parfois a 12h40 quand tu as fais un cauchemar (ta mère et ton pote dans un lit). La maison est silencieuse, et arrivé dans la cuisine, tu te fais soit un petit déjeuner, soit un bon steak congelé avec du jambon. Ouverture de l’ordinateur, actualisation de la page facebook. Rien. Tu prends une bonne douche de 20 minutes parce que tu ne payes pas l’eau.

          Il est 15h et te voilà prêt pour une journée de folie ! Actualisation de ta page Facebook : 2 actualités, dont l’article « Un homme accouche d’une chèvre, la réaction de l’arbitre va vous surprendre ! », sûrement un des meilleurs articles du web. Posé dans ton canapé, tu décides de te caler une bonne baguette de Pain-Nutella en jouant à la console de jeux vidéo ludiques (Playstation 1, N64 ou Dreamcast).

            Le temps paraît s’engouffrer dans un trou noir, il est maintenant 20h, et tes parents apparaissent de nulle part : « A table Franklin, vient manger de la laitue ». Ils te racontent leurs journées où ton père, flic de Beverly Hills, a chopé deux « niggas » de la street qui avait tiré sur le Président. Ta mère, infirmière, apprend qu’elle a été mutée à l’Hôpital Velpeau. Tu leur rétorques que tu cherches ardument un stage et un pays où faire ton année de césure (sûrement l’Australie comme tous les hispters fragiles) et que cela te prend tous tes après-midis.

            20H30, tu actualises ta page Facebook. Tes potes prévoient une multitude de soirées sur le centre ville de la capitale du pays, mais, oh misère, tes parents habitent dans un champ où le béton n’existe pas, où les bunkers sont balayés par des bourrasques balistiques de belvédères (allitération en b).

            Tu aimerais leur dire leurs quatre vérités à ces « amis » qui s’amusent sans toi. Mais tu ne réponds pas, tu ne réagis pas. D’ailleurs ton cerveau ne fonctionne qu’à 2%, tu es en économie d’énergie afin de préparer ton prochain cycle du sommeil. C’est pour cela que ton corps est flasque. Cependant au fond de toi, tu sais que sous cette carapace se révèle une véritable machine à penser, une arme de philosophie massive, qui balance des bombes de vers, de proses, d’alexandrins et d’autres trucs de poésie, comme les rappeurs M Pokora et Tragédie. Mais trop crevé de ta journée, ton élan de flemme t’empêche d’entreprendre un débat houleux.

            C’est 20H34 et tu dois occuper ta soirée autrement. Tu commences par le dernier épisode de True Detective Saison 2, puis les 12 épisodes de Sense 8, histoire de bien kiffer la night. Tu finis ta soirée par quelques parties en ligne de Pro Evolution Soccer 4 (avec Henry, Totti et Colina sur la jaquette), ton jeu préféré.

            L’horloge indique 3h23 lorsque tu te dis qu’il serait temps d’aller te coucher. Dans ton lit tu check ton booty ton GSM intelligent mais le repose très vite. Tu n’es pas un esclave des nouvelles technologies après tout.

            Demain il fera aussi beau qu’aujourd’hui, peut-être que tu iras dans le jardin.