Littérature – Le Pingouin d’Andreï Kourkov

Andreï Kourkov avis« L’homme n’est pas fait pour vivre seul et il est incapable aussi de vivre en société » écrivait Georges Duhamel. En effet l’homme au cours de son existence, ressent le besoin de trouver son alter ego chez le sexe opposé, des camarades avec qui entretenir des relations sociales dans  faire vivre le débat. Même le plus atteint des misanthropes ne peut supporter la solitude. Seulement voilà, par moultes tentatives infructueuses, ou en complément d’un fort capital social et amoureux, l’homme ressent le besoin de la compagnie d’un animal. On connait tous les moments d’affections uniques que peuvent nous procurer nos amis « les bêtes », craquer sur l’une d’entre elles peut s’avérer être un retour sur investissement très attractif. Qui n’a jamais ressenti de l’amour pour  » le chien chien a son papa » ou le « minou a sa maman » ( oui je sais c’est marrant) ? Outre les « classiques », certains vont jusqu’à s’éprendre pour des furets, boa ou caméléon rachitique. La littérature entrevoit encore plus exotique, le Pingouin !

 

Le Pingouin

Bref, Andrei Kourkov, écrivain ukrainien de langue russe, né a St Saint-Pétersbourg en 1961 a imaginé une fiction qui met en valeur un animal insignifiant en apparence, et ridicule dans sa démarche, le Pingouin ! Dans ce savoureux roman, à la fois très bien écrit et facile d’accès, l’auteur narre l’histoire de dépendance réciproque entre un humain et un Pingouin. Victor, célibataire résident à Kiev est un journaliste en mal d’écriture. Il a pour désir de devenir romancier, il compte pour seul lien social  Micha son pingouin domestiqué rescapé de la fermeture d’un zoo.  La chance sourit a Victor lorsqu’un patron de presse lui propose d’écrire des nécrologie sur des personnes encore vivantes. Ce travail est très bien payé mais voilà que les personnes dont Victor dresse des  » petites croix » disparaissent soudainement. Entre temps, Victor  fait la connaissance d’un autre Micha  » pas le pingouin »qui lui demande de veiller sur sa fille Sonia. Stop, il ne faut pas en dire plus.

Bon, je suis loin de m’affirmer critique littéraire alors si je vous en parle c’est que ce livre d’Andreï Kourkov m’a plu ! Voici un ouvrage qui intrigue mes amis.  A mi chemin entre le roman fantastique et le thriller, tout est bon dans le Pingouin ! Il est impossible de ne pas s’attacher a ce satané pingouin dépressif. Au fil du roman on aussi ressent cette dépression vécue par Micha qui est en mal de son Antarctique natal. Le phénomène dépressif qu’incarne Micha s’apparente  aussi une nostalgie mélancolique pour l’ancien régime Stalinien. On comprend toute la spécificité émotionnelle et l’intelligence de perception dont est doté cet animal.

En effet le Pingouin semble blasé par la société de consommation qui touche l’Ukraine, comme si « c’était mieux avant ». Cette sorte de personnification est due au génie d’Andreï Kourkov qui utilise le registre de la fable animalière pour dépeindre avec humour la vie politique et social des années post soviétiques.Par son regard acéré et ironique il nous dépeint une société nouvelle en URSS qui n’arrive pas à résorber les affres du Stalinisme. On voit évoluer Victor et son Pingouin dans un univers où l’hiver est tenace,le champ lexical de la neige, du froid, de la fonte est ultra présent et répétitif tout en étant très bien détaillé.

Le Pingouin dépeint la naissance d’une société civile dissidente ou plus simplement indifférente au régime et à ses buts, hors de la tutelle du Parti, et qui conduit à l’émergence des forces démocratiques et centrifuges au sein de l’Union et à des mouvements nationalistes ou religieux clandestins. Le livre reflète bien  les libertés d’expression et de déplacement bafouées par des restes du régime totalitaires mais aussi un écoulement monotone et monacale de l’existence, le sentiment que l’on ne peut se fier a personne et que l’important est de se contenter du minimum et surtout s’efforcer de vivre malgré la morosité ambiante.

Le personnage de Victor est d’une simplicité et d’une naïveté troublante, sans cesse en questionnement sur lui même, le sens qu’il donne a sa vie a mesure que les minutes s’égrainent. Ce roman décrit ces instants simples de la vie de tous les jours, ces habitudes qui nous sont chères et qui permettent de tenir le coup ( Victor prend plaisir a déguster un café le matin à sa fenêtre l’action est décrite de la plus belle des manières.) De plus, Victor célibataire sans famille, à la charge de s’occuper de Sonia une petite orpheline qui lui procure un épanouissement nouveau, il va aussi renouer avec le plaisir charnel grâce a Nina une fille d’a peine 18 ans qui comble sa solitude.

Le thème de la mort est présent tout au long du récit, la déchéance de l’humain qui arrive en fin de vie, la précarité des soins offerts pour une masse de viande périssable. L’amour est également omniprésent avec la relation si particulière qu’entretient Victor avec Micha, l’affection qu’a le pingouin pour son maître , le regard fixe et plein de tendresse qu’il pose sur lui, mais aussi dans sa relation atypique qu’il entretient avec Nina et du rôle de pseudo père qu’il joue avec Sonia.

Pas de doute le pingouin de Andreï Kourkov marque les esprits, il est un roman qui raconte la vie tout simplement, une prise de conscience de celle ci et des instants qui la composent. Ce petit livre d’a peine 300 pages a confirmé les talents d’écrivain de Kourkov et l’a rendu célèbre dans le monde entier, il préside aujourd’hui l’Union des écrivains Ukrainien. De quoi faire un petit tour chez le libraire ou bien le commander en ligne !

T.G

 

 

Daisy Ridley – La fille du mois #13

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On sait, les filles du mois de H vous ont pour le peu, un petit peu abandonné ces derniers temps. Mais faire partie de ce cercle privée, ça se mérite ! Et comme on avait pas trop de vrais coup de coeur ces derniers temps, on a préféré écouter le proverbe « Vaut mieux être seul que mal accompagné ».

Mais en décembre, vous serez bien accompagné pour les fêtes de fin d’année ! Car c’est avec la jedi Rey ana Daisy Ridley que vous allez passer décembre 2015

Décembre 2015 w/ Daisy Ridley la bombe « Rey » de Star Wars VII

Vous avez forcément du déjà la voir, son visage est partout en ce moment et c’est bien normal. Quand Disney rachète pour 4 Milliards la marque Star Wars à Lucas Film, vous vous doutez bien que pour le plan marketing, ils vont pousser ! On aura vu tellement de marques qui auront profité de la sortie du film The Force Awakens (Le Réveil de la Force en Français) qu’on aura même pu voir des logo de Star Wars sur des cartons d’oranges dans les grandes surfaces….

Mais pas de spoil pour ceux qui n’auraient pas encore vu le film. Sur cette fille du mois, on va se concentrer uniquement sur la fille et non le film.

Qui est Daisy Ridley ?

Pas encore connue du grand publique, Daisy Ridley est une actrice anglaise de 23 ans. Qui a étudié à la Trng Park School for the Performing Arts. Elle commence sa carrière en faisant des apparitions dans des séries TV comme Casualty, Youngers, Toast of London ou encore Mr Selfridge. Niveau film, je n’ai pu en retrouvé qu’un seul : Scrawl qui s’est vite fait scrollé. Autrement dit ce n’était pas encore Hollywood pour la jeune anglaise … puis d’un coup c’est un rôle principale dans ce qui est surement le film le plus attendu de 2015 : La série Star Wars, peut être même LE film qui compte le plus de fans à travers le monde ! Certains d’eux sont allés à dormir dans la rue devant le cinéma jusqu’à plus de dix jours avant pour être sûr de pouvoir y rentrer !

Comment a t-elle obtenue le rôle de Rey ?

La comédienne de 23 ans est fille d’une maman cadre de banque et d’un papa photographe avait pourtant avoué ne pas être une « fan » de Star Wars. Mais alors comment a pu t-elle obtenir ce rôle ?

 « Je suis personne »

c’est comme cela que débutait le trailer de Star Wars 7 : Le réveil de la force avec l’éroïne. Peut être que Disney avait donc fait le choix volontaire de prendre une actrice complètement inconnue ce qui aurait eu le but de

  1. Pouvoir mieux coller à l’histoire du film
  2. Eviter les fameux « J’aurais préféré Courtney Cox ou Jenna Dewan Tatum plutôt que Penelope Cruz » ou encore avoir une actrice qui colle trop à un de ces anciens rôles. Lorsque je vois Daniel Radcliffe dans un autre film que Harry Potter, je ne peux m’empêcher de l’imaginer entrain de jouer quidditch sur son balais magique ! (Ps ; Si vous aimez la magie, on vous conseil aussi notre test poudlard)

Le physique !

Daisy Ridley est une belle femme certes mais on remarquera également sa ressemblance physique avec Natalie Portman ou encore Keira Knightley qui ont toutes les deux interprétés des rôles dans Star Wars

Natalie Portman avec la mère de Leila et Luke Skywalker : La reine Amidala
Keira Knightley dans le rôle d’une de ses soubrettes dans le film Star Wars La menace Fantôme.

Peut être que Georges Lucas a un penchant pour ce type de physique et comme il a avait encore une bonne main mise sur le film il en a profité …. ?

La famille

Rey aka Daisy Ridley est aussi la petite copine de Charlie Hamblett (dsl les mecs elle est prise). Elle est aussi issue d’une famille d’artistes. Son grand oncle Arnold Ridley est un célèbre acteur et dramaturge anglais et sur ses 4 soeurs, deux sont également sur les planches. Sa soeur aînée Poppy Sophia est musicienne et la seconde Kika Rose est mannequin

Pour le reste, Daisy Ridley a visiblement suivie les auditions comme n’importe qui. La jeune qui avait connu un début de carrière pourtant difficile (et même des scènes coupées au montage des fois avec The Inbetweeners 2). On dira que sa determination a payeé. Certains disent déjà qu’elle aura du mal à trouver d’autres rôles comme beaucoup d’acteurs Star Wars hormis Harrison Ford. Mais nous à la rédac, on sait déjá que la force est avec elle 🙂

 

BONUS « : Tu veux pouvoir faire le metteur en scène et dire à Daisy Ridley ce qu’elle doit faire ? Alors on te conseil de checker le film interactif ci dessous :

 

Quoi tu veux encore un bonus ? 

Bon ok, mais c’est le dernier parce que là tu risque de lui ruiner sa carrière avec ça … voilà Daisy qui fait une belle chorégraphie sur Banana Phone en 2009

Mais en fait, c’est quoi la loi Godwin ?

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Un lundi soir pénard, on se balade sur Internet, short de bain et Charentaise anglaise. C’est qu’on aime se balader sur la toile, « nous autres les jeunes ». Au détour d’un article du Monde, on descend en bas de la page pour aller lire le plus intéressant : les commentaires.  En effet, sur ces sites d’informations, un peu intello, se ruent toutes sortes d’individus, qui derrière leur poste d’ordinateur et sous couvert d’un pseudo bien ringard, s’insurgent ou s’encanaillent de l’actualité du jour. Le point commun de ces « commentateurs impulsifs » digitaux outre la culture très approximative du sujet qu’ils traitent, c’est leur affection démesurée pour les références historiques douteuses.  Au milieu de ce remue-ménage d’intellectuels à la sauce Wikipédia,  il y a toujours un moment où l’un d’entre eux va forcément traiter l’autre de « SS / Hitler » ou faire une comparaison foireuse sur le nazisme, c’est à ce moment-là que l’on touche du doigt, le point du Professeur Godwin.

Lorsque lInternet brasse la connerie : cest le paradoxe du point Godwin.

C’est en trainant sur le réseau Usenet que Mike Godwin, un avocat américain, a remarqué que plus les mecs s’embrouillaient plus la probabilité qu’ils en viennent à parler du nazisme s’approcher de 100%.  Outre le fait de prouver que le droit menait vraiment à tout, Godwin a sans doute développé la plus belle loi empirique de toute l’histoire de l’humanité.  C’est à dire quelque chose que l’on a prouvé grâce à des exemples et qui ne repose sur aucun fondement théorique, avouez que c’est ouf…

Bref, pour en revenir à la théorie du bon maître Godwin, on dit donc que la conversation a atteint son « Point Godwin » et on ferme la discussion afin de repartir sur des bases saines. « Le point  G »est en quelque sorte un carton rouge qui signifie que le débat va « trop loin ».  Le problème, c’est que comme en Ligue 1, les arbitres autoproclamés, que sont les Internautes, sont vraiment mauvais et l’utilisation abusive du terme anéantis tous ces effets.

D’abord, parce que même si Godwin a théorisé sa loi avec le Nazisme, elle peut s’appliquer à chaque débat au cours duquel les protagonistes utilisent des arguments issus d’idéologie extrême. À ce titre, le communisme, l’anarchisme et tous les mouvements d’extrême gauche peuvent être à l’origine d’un point Godwin. Ensuite, parce qu’on a constaté ces dernières années, un regain d’affection pour l’utilisation abusive du terme par les Internautes francophones, et il est presque impossible d’avoir un débat sans que l’on arrive au point critique de Godwin, comme si la théorie était elle-même enfermée dans une autre théorie, celle de se dire, que : les gens bêtes, incultes et à court d’arguments, en arrivent toujours aux mêmes conclusions lorsque le débat ne tourne pas en leur faveur.

Mike Godwin

Le troll : le con 2.0

Ce que nos grands-parents auraient appelé« un gros con », le Petit Larousse illustré version 2014 l’appelle un « troll », « une personne qui participe à une discussion ou un débat dans le but de susciter ou nourrir artificiellement une polémique ».

Est-ce la nature même du Net (facile d’accès, anonyme) qui transforme n’importe quelle discussion en défouloir ? Autrement dit : «Internet rend-il méchant ? », la nature humaine est ainsi faite et personne n’est à l’abri de dire une très grosse connerie – Personne ne naît troll, tout le monde peut le devenir. Homme, femme, banquier, chômeur, ministre, étudiant, secrétaire. Aucun profil type, mais une logique simple : une opinion d’Internaute déplaît, un autre riposte ; et c’est l’engrenage.

C’est comme au café PMU du village, les mecs s’insurgent, s’insultent, se jurent l’un et l’autre  de détenir la vérité.  Mais la différence c’est qu‘ils sont bien planqués derrière leurs écrans d’ordinateur, short de bain et charentaise anglaise, bien planqués derrière des pseudonymes bien idiots.

Cambert71 : « Sacré gros con de nazie, va ! ».

Petitchat93 : «Ca y est, c’est le point Godwin. Bien joué champion »

Hulubberlu : « … »

C.

Qui paie l’addition au premier rendez-vous ?

L’addition svp !

« Dans le geste de “sortir” sa carte de paiement ou ses billets au moment de l’addition, il y a une projection “éjaculatoire” », explique une sexothérapeute.

Qui doit payer le resto ?

Ça, c’est une des inepties que j’ai pu lire en réfléchissant à cette fameuse question. Bon, en vrai, j’y avais déjà réfléchi avant puisque je me suis retrouvée dans cette situation pas plus tard que la semaine dernière. Hurluberlu m’a invitée au restaurant. Alors il a sorti le grand jeu : un truc chic, lumière tamisée et petite musique d’ambiance. Too much. Mais en même temps, j’ai passé une heure devant le miroir à me dire talons, pas talons, lèvres pulpeuses (bouche de…), ou naturelle et décontractée (même pas bonne à…). Bref, je me suis pris la tête aussi. Quand on s’est retrouvé, il était déjà à l’intérieur à attendre, les yeux perdus dans le vague (on connait la tactique du mec mystérieux et rêveur hein). Je lui ai fait un petit signe de la main, un peu niais et je suis allée m’asseoir. Il a feins de se lever, par politesse, c’est la moindre des choses. La conversation a commencé, sourire aux lèvres, pas encore de trucs coincés dans les dents, après ça se gâte

Le premier rencard, c’est la découverte. Il est attentif, je sais qu’il n’écoute pas la moitié de ce que je dis, mais je parle quand même, enfin pas la bouche pleine j’évite. Mais ça reste un mec Hurluberlu, alors il commence à parler de ses études avec un air de moi-moi-moi exaspérant mais MOI je l’écoute vraiment (même si mon pantalon classe, et de sortie annuelle, me serre déjà le ventre). En apparence tout se passe à merveille, PRESQUE comme au cinéma, ça fait pourtant pas tant rêver que ça : petites attentions, mains qui s’effleurent, regards de braise. Et le tout s’éternise, même si je passe un très bon moment. Tout ça,  juste parce que l’un comme l’autre, on redoute THE moment fatidique : l’addition.

Déjà, il n’y a pas que la problématique de base de payer. Il y a aussi tout ce que ça induit. Celui qui paie c’est celui qui domine et l’autre celui qui désire. Une femme qui se laisse offrir le diner, c’est une femme vénale. Et celle qui insiste pour sortir la carte bancaire, c’est une féministe casse-bonbons. L’homme qui paie est un gentleman intéressé et celui qui ne paie pas, un radin qui s’est bien ennuyé. Chacun sa vision. Et c’est là que tout se complique : personne ne pense la même chose. Mon dieu, je vais galérer à répondre à cette question, on n’aurait pas pu aller manger une glace aux smarties avec Hurluberlu ?

En fait, si je le laissai payer l’addition ce soir-là, il ne paierait probablement aucune de celles à venir. Oui, parce que le premier rencard, vous êtes parfaits, et puis après ça se dégrade et vous vous satisfaites du médiocre, que vous considérez comme convenable voire plutôt bien. Le prochain resto ce sera sûrement un Mcdo en jogging à 23 heures parce que votre copine n’aura pas eu le temps de faire les courses et que vous vous aurez eu la flemme. Je caricature ? Avouez, pas tant que ça.  Du coup, j’ai fait ce qu’il me semblait logique de faire pour mettre un terme à ce moment crucial. J’ai proposé de payer l’addition, en espérant évidemment qu’il refuse.  J’ai quand même bien insisté, je suis du coup passée pour la féministe casse-bonbons mais quelle importance, il a fini par payer. En réalité, vous, nos « amours, bébés, petites poussins » ce serait une source de castration que de ne pas vous laisser sortir votre portefeuille (qui n’en est souvent pas vraiment un). Alors, dans tous les cas, on vous laissera sûrement payer, ne vous faites pas prier, ni désirer, ça changera pas notre envie de vous baiser ou de rentrer se coucher.

Bien à vous,