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Qui paie l’addition au premier rendez-vous ?

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L’addition svp !

« Dans le geste de “sortir” sa carte de paiement ou ses billets au moment de l’addition, il y a une projection “éjaculatoire” », explique une sexothérapeute.

Qui doit payer le resto ?

Ça, c’est une des inepties que j’ai pu lire en réfléchissant à cette fameuse question. Bon, en vrai, j’y avais déjà réfléchi avant puisque je me suis retrouvée dans cette situation pas plus tard que la semaine dernière. Hurluberlu m’a invitée au restaurant. Alors il a sorti le grand jeu : un truc chic, lumière tamisée et petite musique d’ambiance. Too much. Mais en même temps, j’ai passé une heure devant le miroir à me dire talons, pas talons, lèvres pulpeuses (bouche de…), ou naturelle et décontractée (même pas bonne à…). Bref, je me suis pris la tête aussi. Quand on s’est retrouvé, il était déjà à l’intérieur à attendre, les yeux perdus dans le vague (on connait la tactique du mec mystérieux et rêveur hein). Je lui ai fait un petit signe de la main, un peu niais et je suis allée m’asseoir. Il a feins de se lever, par politesse, c’est la moindre des choses. La conversation a commencé, sourire aux lèvres, pas encore de trucs coincés dans les dents, après ça se gâte

Hulu au restaurant

Le premier rencard, c’est la découverte. Il est attentif, je sais qu’il n’écoute pas la moitié de ce que je dis, mais je parle quand même, enfin pas la bouche pleine j’évite. Mais ça reste un mec Hurluberlu, alors il commence à parler de ses études avec un air de moi-moi-moi exaspérant mais MOI je l’écoute vraiment (même si mon pantalon classe, et de sortie annuelle, me serre déjà le ventre). En apparence tout se passe à merveille, PRESQUE comme au cinéma, ça fait pourtant pas tant rêver que ça : petites attentions, mains qui s’effleurent, regards de braise. Et le tout s’éternise, même si je passe un très bon moment. Tout ça,  juste parce que l’un comme l’autre, on redoute THE moment fatidique : l’addition.

Qui paie l'addition ?

Déjà, il n’y a pas que la problématique de base de payer. Il y a aussi tout ce que ça induit. Celui qui paie c’est celui qui domine et l’autre celui qui désire. Une femme qui se laisse offrir le diner, c’est une femme vénale. Et celle qui insiste pour sortir la carte bancaire, c’est une féministe casse-bonbons. L’homme qui paie est un gentleman intéressé et celui qui ne paie pas, un radin qui s’est bien ennuyé. Chacun sa vision. Et c’est là que tout se complique : personne ne pense la même chose. Mon dieu, je vais galérer à répondre à cette question, on n’aurait pas pu aller manger une glace aux smarties avec Hurluberlu ?

En fait, si je le laissai payer l’addition ce soir-là, il ne paierait probablement aucune de celles à venir. Oui, parce que le premier rencard, vous êtes parfaits, et puis après ça se dégrade et vous vous satisfaites du médiocre, que vous considérez comme convenable voire plutôt bien. Le prochain resto ce sera sûrement un Mcdo en jogging à 23 heures parce que votre copine n’aura pas eu le temps de faire les courses et que vous vous aurez eu la flemme. Je caricature ? Avouez, pas tant que ça.  Du coup, j’ai fait ce qu’il me semblait logique de faire pour mettre un terme à ce moment crucial. J’ai proposé de payer l’addition, en espérant évidemment qu’il refuse.  J’ai quand même bien insisté, je suis du coup passée pour la féministe casse-bonbons mais quelle importance, il a fini par payer. En réalité, vous, nos « amours, bébés, petites poussins » ce serait une source de castration que de ne pas vous laisser sortir votre portefeuille (qui n’en est souvent pas vraiment un). Alors, dans tous les cas, on vous laissera sûrement payer, ne vous faites pas prier, ni désirer, ça changera pas notre envie de vous baiser ou de rentrer se coucher.

Bien à vous,

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