Quelle bouteille ramener en soirée?

Quelle bouteille ramener en soirée?

13/03/2018 Non Par Hurluberlu et ses ami(e)s
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Chaque samedi soir, c’est la même galère, on a une soirée de prévu et on reste planté des heures devant le rayon bibine de chez Carrefour Market en attendant que la chips de M. Pringles vienne nous conseiller sur la “tise” à choisir. Entre le pote qui est sec comme un désert Mauritanien et l’autre cuistre qui a gagné son pari combiné sur Betclic, l’histoire est mal embarquée pour arriver à se mettre d’accord. Du coup, entre la bière de clodo et la bouteille de Talisker millésimée, on est resté à faire les cent pas dans le magasin jusqu’à se retrouver  nez à nez avec un paquet de poissons panés Findus,  ce qui est pourtant le dernier truc qu’on avait prévu de ramener à la soirée.

Finalement, et comme trop souvent, on est sorti sans vraiment avoir acheté ce qu’on voulait, avec une figurine PEZ et deux bouteilles de vins “moelleux”, qui nous ont fait passées pour des pingres toute la soirée.

Le choix de ce que vous ramenez à boire en soirée, impact finalement, durablement le déroulement de votre nuit et il est conseillé de bien réfléchir avant d’investir. D’autant plus si c’est la fin du mois et que votre nourriture se caractérise essentiellement par des nouilles chinoises instantanées, aromatisées à la sauce Samouraï. On vous propose donc trois plans: le classique, l’économe et le sophistiqué, à vous de voir…

Petit guide d’utilisation de la bouteille à ramener en soirée:

 

Les classiques

En guise de classique, on parle de formules vues et revues, avec laquelle on sûr de faire le taf. Le fameux 4-4-2 de la bouteille de soirée, le triptyque: whisky, vodka, gin. Avec une de ces trois quilles, dans un ratio équilibré bouteilles/personnes, un hôte normalement constitué ne pourra jamais vous refuser les portes de sa demeure même si vous ramenez votre collègue de stage et son cousin de passage dans votre ville. Pour ces trois bouteilles, vous pouvez aisément miser sur du premier prix, distillé respectivement avec du Coca, du Red-Bull ou du Tonic, le breuvage n’en sera que très peu affaibli.

Bouteilles de Club Mate au repos

Bouteilles de Club Mate au repos

Si vous arrivez à mettre la main sur du Club Mate, une boisson  allemande sans alcool à base de café,  vous dégagerez  l’impression d’être un grand voyageur, à la manière d’Indiana Jones, ce qui est idéal pour épater les filles, pour un peu que vous ayez  quelques notions d’archéologie. En plus, le gout du Mate est tellement fort, qu’il couvrira tous les types de vodkas, même les plus affreuses.  De toute façon c’est dans ce genre de situation, que la phrase d’Alfred De Musset prend tout son sens, « qu’importe le flacon, pourvu qu’il y est l’ivresse », et l’on sait qu’après quelques verres d’un alcool qui tourne généralement autour de 40°, vous serez forcément bien armés pour affronter la rudesse de la nuit.

La bouteille de choix: Si vous avez un peu de tune sur le compte en banque, on vous conseille d’acquérir le bourbon du Tennessee le plus fameux du monde, ce bon vieux Jack Daniels.

Non pas, à cause du fait que  se soit la boisson favorite de Booba ou de Jack Nicholson dans Shining, mais parce que son petit arrière goût de miel passe toujours bien. Surtout, qu’à la différence de la “Rachmaninoff” de grandes surfaces, vous n’aurez pas un petit singe qui jouera des cymbales dans votre crâne  le lendemain matin…

Les économiques

Le duc de

Le duc de Charmeuil

D’entrée de jeu, on élimine la mythique bouteille de Villageoise, qui se caractérise par un contenant en plastique avec un bouchon à vis, dont la seule indication du cépage en quatre mots garantit un tordage de boyaux de tous les diables; « vin originaire de l’Union Européenne ». On passe aussi sur  Le Duc de Charmeuil,  ce mousseux  à 1 euros la bouteille (0,76  centimes tout du moins à l’époque, mais sus à l’avarice) car  aucun organisme normalement constitué ne pourrait supporter plus d’une bouteille et demi sans percer un trou dans la paroi de son estomac. Enfin, on passe aussi sur la bière FAXE 10% qui malgré des mensurations alléchantes,  1 Litre, 10 degrés, 3 euros et des bananes, n’a aucun gout, si ce n’est celui de l’alcool.

On peut lui reconnaitre tout de même, le format pratique de 1000 ml d’aluminium, qui peut se transporter facilement et même se ranger dans les poches, notamment lorsqu’il s’agit de se déplacer dans un milieu urbain. Cela  peut ainsi devenir le meilleur plan si l’on va en festival, avec quelques beaux breuvages comme la AMSTERDAM MAXIMATOR à  11,6 degrés en format de 50 cl ou la KRONENBOURG 7,2% , elle aussi en format pocket. (Il faut tout de même être un gourmand)

En bon français, on est plutôt  fan des petits plants vins, qui vous feront passer pour un esthète cultivé auprès des zouzs que vous aller être amener à rencontrer.

Chez Nicolas d’abord, il y a un excellent Château Mirefleurs 2011, un bordeaux supérieur, finement boisé, à servir frais à 7,75 euros. Ensuite, il y le Prosecco, idéal lorsqu’on est en phase « apéro tranquille », puisque sa texture moussante et fruitée accompagne parfaitement un pain surprise ou un Monster Munch, le tout  à 6, 30 euros la bouteille. Enfin les Viognier premier prix qui sont caractérisés par un nez de fruits exotiques, et qui plaisent vraiment aux meufs, sont entre 5 et 7 euros.

Chez Monoprix, les sélection du jury qui tournent autours de 5 euros, sont toujours très complètes et en plus, elles sont calées à l’entrée du magasin, donc on ne peut pas les louper.

D’une manière plus générale, le Côte du Rhône est une valeur sûre, qui tout en colorant les dents, permettra de discuter bouquin et musique en ayant du fruit en bouche pour pas cher.

Bouteille de choix: Caïpirinha Velho Barreiro de chez Nicolas à 3 euros la bouteille de 20 cl. Ce n’est pas la même que celle qu’on buvait cette été sur la plage de Copacabana, mais selon les mots de Nico c’est «  une  boisson avec une robe trouble verdâtre, nez frais de citron sans excès. Acidité mordante puis sucré. Franc avec une finale capiteuse et acidulée. ». Assez aguichant non ?

Les sophistiqués

Par principe, le kit de cocktail est composé généralement d’un shaker, d’une passoire  et d’un doseur double à alcool. Mais ce n’est pas forcément le meilleur plan, lorsqu’on ambitionne une tourné d’appartements qui s’étend  généralement sur plusieurs kilomètres.

Il existe néanmoins quelques astuces pour picoler sophistiqué  et ainsi se mettre bien pour pas trop cher.

Sacré Ernest...

Sacré Ernest…

Le Bloody Mary est un cocktail inventé par l’écrivain Ernest Hemingway  qui,  craignant les colères de sa femme, Mary Welsh, qu’il surnommait Bloody Mary  (la vénère Mary) demanda au barman de  l’hôtel Ritz de lui créer un cocktail « sans-odeur » après lui avoir dit « ma femme ne veut plus que je boive, quand je rentre, elle respire mon haleine et elle m’engueule ».

Étant donné que c’est vraiment la galère de ramener son “Bloody kit” avec  de la vodka, du jus de tomate, du jus de citron, de la sauce Tabasco, de la sauce Worcestershire, du  poivre et du sel au céleri. On conseille tout simplement de se munir d’une vodka et d’un Gaspacho de tomate Alval en guise de soft. Si au début, on peut vous prendre pour un fou, le résultat final est tout à fait surprenant, aussi bien au niveau du gout, que de l’effet, et de l’aura que vous aller avoir après des convives qui seront intrigués par votre génie. On dit ça, en toute modestie bien sûr…

L’Americano, est le cocktail qui, selon Hank Moody (le héros de Californication),  plait le plus aux femmes. Étant donné la réputation du bonhomme, qui n’est plus à démontrer, on peut facilement se laisser tenter par ce breuvage acidulé aux effets décontractants. Pour faire les choses de manière exact, il faudrait (en théorie) se munir d’une bouteille de Martini Rouge (50%) , d’une bouteille de  Bitter Campari  (35 %) et d’une bouteille de Martini Dry (15%). Seul les deux premiers ingrédients suffisent, en faisant 2/3 de Martini Rouge et 1/3 de Bitter Campari vous arriverez à faire une boisson tout à fait agréable en faisant l’économie de 20 doll’s

La Tequilla Sunrise, a l’avantage d’être assez costaux en alcool tout en étant ultra déshydratante, ce qui est le bon plan pour les bavards qui aiment discuter en soirée ou des gens qui ont souvent soif (comme nous). Il suffit de se munir de Tequilla et de jus d’orange (milieu de gamme). Au niveau du dosage, il faut se la jouer réglementaire, c’est à dire 30% de Tequila et 70 % de jus d’orange.

Bouteille de choix: Le Jägermeister, parce que c’est la “Deutsch Qualität” et qu’en shoot avec du Red-Bull, on peut être sûr de danser jusqu’au bout de la nuit avec cette fille qui semble s’ennuyer désespérément sur le balcon.

mieux vaut

Voilà, on vous a donné quelques  techniques pour être sûr de ramener la bonne bouteille en soirée. On espère que ça vous servira pour la prochaine fois. Si vous avez d’autres plans, n’hésitez pas à nous le faire savoir…

Cordialement

PS : A lire aussi notre article cool pour apprendre à attirer l’attention du barman !