Entrepreneuriat – L’aventure Les Petits Frenchies

Bizolle 17/06/2014
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Avant même que Monsieur Montebourg ne vêtisse sa marinière, il avait déjà eu l’idée de remettre le « Made in France », et surtout l’élégance à la française, au goût du jour, en créant le site internet « les Petits Frenchies». Lui, c’est Thibaut Mallecourt, jeune entrepreneur dynamique et ambitieux, qui en à peine quatre ans d’existence, a réussi le tour de force de redonner ses lettres de noblesse aux marques françaises avec un site marchand original. Bien loin des classiques un peu solennels des Marc Jacobs et autres Yves Saint-Laurent, «Les Petits Frenchies » s’efforcent de mettre en lumière de jeunes marques françaises, tirées par de jeunes entrepreneurs qui portent fièrement les couleurs hexagonales.

les petitsfrenchies

 

 

 

 

Explication de texte avec son créateur d’une trentaine d’années, Thibaut Mallecourt.

 

Hurluberlu: Pour commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs et surtout nous en dire un peu plus sur ton parcours, dans ta jeunesse, tu étais plutôt « l’élève modèle » ou le « cancre »?

thibaut-mallecourtJe n’ai jamais eu le profil du « premier de la classe ». En fait, j’ai fait l’école de commerce d’Euromed à Marseille, puis je me suis orienté vers le Master « Entrepreneuriat » de l’EM Lyon. De là, grâce à l’incubateur, j’ai pu monter ma première start-up qui s’appelait « So We Trip », un site internet proposant aux internautes de partager et de rechercher des bons plans de séjours en ligne. Ce portail web qui comptait plus de 25 000 membres a été racheté en 2012 par la société Easy Voyage, de là j’ai commencé à me focaliser sur le site « Les Petits Frenchies ».

Hurluberlu: Justement, comment est venue l’idée LES PETITS FRENCHIES, c’était un trip entre potes ou avais-tu vraiment la volonté d’en faire un site marchand tout de suite ?

Non, j’ai toujours pensé que le fait de créer un blog centré sur les marques françaises pouvait être assez porteur, notamment par rapport au positionnement. Au début, ce n’était qu’un blog, mais on a eu un gros succès très vite, et donc je me suis orienté sur le format d’un véritable site internet. Mais j’ai toujours eu une petite équipe qui me faisait de la création éditoriale. Depuis le mois de mars, nous sommes vraiment passés dans une autre dimension, puisque le site est passé E-marchand et qu’on s’est mis à faire de la vente « réelle », avec une boutique éphémère qui a été ouverte pendant la période de Noël. Maintenant depuis 15 jours, on a un showroom : Étienne Marcel 15 passage du Bourg l’Abbé dans le 2ème arrondissement de Paris (ouvert tous les mercredis en fin de journée).

Hurluberlu: Comment te sens-tu en tant qu’entrepreneur français en 2014 ?

Les jeunes qui lancent leurs start-ups sont confrontés très vite à un problème de visibilité. C’est, je crois, l’essence même des PETITS FRENCHIES, d’être une sorte d’estrade pour les jeunes entreprises, tout en mettant l’entrepreneur au cœur du sujet. On a vraiment envie de ne pas faire simplement un catalogue de marques, mais de présenter chaque marque, comme si l’on racontait une histoire, car chacun a la sienne. Après, pour en revenir à l’entrepreneuriat en France, c’est vrai que depuis une dizaine d’années, c’est un domaine qui est devenu « à la mode », les gens ont de plus en plus envie de se laisser tenter par l’aventure et je trouve que ce changement d’état d’esprit est assez cool.

Hurluberlu: On dit souvent que l’Hexagone n’est pas une terre d’accueil pour les jeunes entrepreneurs, qu’en penses-tu ?

Il faut bien reconnaître que d’un point de vue opérationnel, les choses ne sont pas toujours hyper simples pour nous. Il y a qu’à voir la dernière réforme qui veut limiter à 10% le nombre des stagiaires dans la masse salariale des entreprises. Les conséquences, pour nous, vont être désastreuses. Chaque jour, on reçoit des dizaines de CV de jeunes qui veulent bosser avec nous et je ne pourrais pas les prendre alors que tout le monde connaît l’importance des stages à l’heure actuelle, que ce soit pour nous ou pour les étudiants. Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Cela fait pas mal de contraintes, que l’on doit gérer, peut-être plus qu’ailleurs, ça, c’est sûr.

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Hurluberlu: Si tu ne devais n’en choisir qu’un, quel pays conseillerais-tu pour monter sa boite ?

Alors, je n’ai pas le recul nécessaire pour pouvoir analyser tous les pays du monde bien entendu. Mais surtout, je pense que cela dépend de ton secteur d’activité. Chaque pays a ses avantages et ses inconvénients. Il n’y a pas de grandes règles en la matière et je ne connais pas encore l’eldorado de l’entrepreneuriat.

Hurluberlu: Quelle sont les qualités qui font : un « entrepreneur qui réussit »?

Chacun doit trouver « chaussure à son pied ». Je pense qu’il faut d’abord se connaître pour pouvoir trouver le domaine d’activité qui nous correspond. Ensuite, c’est une histoire de passion, c’est à dire de faire les choses avec cœur. Si tu aimes ce que tu fais, tu pourras l’emmener au bout, tu pourras te réaliser et surtout performer. Il faut aussi avoir de la perspective, car tu dois te projeter sur le long terme pour pouvoir vraiment développer ton projet. L’adéquation entre l’homme et le projet est aussi vraiment primordiale.

Hurluberlu: Revenons un peu sur ta marque, les PETITS FRENCHIES, c’est un avantage de faire du « made in France » en France en 2014 ?

Alors, on ne fait pas que du made in France, on a entre 30 et 40% de marques qui sont 100% made in France, mais par contre ce sont toutes des marques françaises. Avoir un catalogue diversifié qui fabrique tout en France, c’est vraiment difficile à tenir. Mais la porte d’entrée pour être présent sur le site Les Petits Frenchies c’est d’être français et d’être jeune.

Hurluberlu: Quels sont les projets pour la suite ?

Cela accélère fort: on a fait une levée de fonds de 300 000 euros le mois dernier, l’ouverture du showroom, puis le lancement prochainement d’une grande campagne de publicité. On a aussi des grandes ambitions digitales avec la création d’une version du site en anglais pour aller chercher de nouveaux marchés à l’international.

On  souhaite « bon continuation » à toute l’équipe Les Petits Frenchies et on vous invites vivement à passer les voir au showroom Etienne Marcel, chaque mercredi après-midi..

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Et vous alors, vous pensez que les Petits Franchies font partis de ces soldats Français du régiment start-up ?