A propos Marion

Testeuse professionnelle d'activités saugrenues, gouteuse experte en liqueurs et spiritueux, technicienne de haut niveau en culture underground. Dilettante en réjouissances, amateurisme intense en port de talons

On a testé pour vous la prison de Escape Game

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Un grand homme a dit un jour “The future belongs to people who see possibilities before they become obvious”. Theodore Levitt ou Jack Bauer je ne sais plus mais je mettrais un petit billet sur Jack, roi de la résolution du casse-tête en environnement tendu.

Plus que les muscles et les guns, Jack incarne ce génie, ce 5e sens, la faculté de se retrouver dans des scénarios insolubles ; c’est ce cocktail qui nous donne envie de goûter, nous aussi, à notre journée en enfer. Alors, toi qui t’apprêtes à frissonner par procuration devant la prochaine saison de « 24 H chrono », pourquoi ne pas vivre l’aventure par toi-même?

Tu connais toute les répliques de John McCane ? Tu adores quand ton bosse te demande de réaliser ton travail dans une deadline impossible? Tu sais résoudre un sudoku niveau expert en moins de 5 minutes ?

L’escape game. La promesse : 1 heure dans une pièce pour comprendre comment s’en échapper

 

 

 Aguiché par l’authenticité de l’expérience et ayant envie de faire chauffer notre matière grise, Hurluberlu est parti avec une équipe de choc expérimenter ce nouveau concept d’escape game.

19h30 : Je quitte le bureau sous couverture, alors que tout le monde part dîner ou prendre un verre. Je suis sur le point d’être enfermée 1 heure dans un lieu inconnu et d’essayer d’en sortir : EXCITING.

19h32 : En rentrant dans le métro, je me dis que je vais plus ou moins réitérer l’expérience de ce matin en cherchant mes clefs après le petit déj’ ; je me souhaite plus de sensations et moins de jurons pour l’aventure de ce soir.

19h45 : J’envoie un message à mon crew pour vérifier que tout le monde est d’attaque. Ils le sont.

19h55 : La team est rassemblée, jamais 5 personnes n’ont eu autant hâte de se faire séquestrer.

19h59 : L’expérience est sur le point de commencer mais avant un prérequis : des menottes deux par deux aux pieds pour un groupe et aux poignées pour l’autre. Alors qu’on pensait pouvoir rentrer, on nous bande les yeux (chaînes et foulards, je crois entendre des doutes quant à la chasteté de l’événement).

20h00 : L’escape game commence, un premier constat pratique s’impose : être attaché par les pieds, c’est vachement plus chiant que par les mains.

20h10 : Chacun essaye de justifier son absence de résultat à sa manière. « Mais c’est dingue, en primaire j’ai gagné le Kangourous des mathématiques, je devrais y arriver avec ce code ! »

20h15 : Alors que tous ont l’air à bloc, je ne me sens pas très inspirée ; je tente la technique du « je retourne beaucoup de choses en me grattant la tête et en ayant l’air concentré»

20h20 : Finalement nos investigations commencent à porter leurs fruits : nous avons des clefs, reste à comprendre ce qu’elles ouvrent.

20h35 : Le casse-tête n’est pas simple et certains d’entre nous commencent à douter de notre réussite. Heureusement Camille, motivée par une forte envie d’aller aux toilettes, continue à chercher d’arrache-pied.

20h40 : Les clefs que nous possédions depuis 20 minutes ouvraient en fait nos menottes. Nous sommes heureux de ne pas avoir eu à nous scier le pied. Surtout que nous n’avions ni scie ni couteau suisse.

20h50 : Un gong nous annonce que nous sommes à 10 minutes de la fin. Il semble que le stress nous donne le déclic nécessaire. Tout va vite, on me crie des informations dans les oreilles et on se postillonne dessus en parlant fort. Tout à coup, victoire ! Nous finissons par trouver la solution.

20h54 : Nous sortons haletants et heureux d’avoir relevé le défi in extremis. En discutant avec les organisateurs, nous apprenons que des trois niveaux que compte cet escape game, nous avons réussi le plus facile. Ou le « moins difficile » comme saura diplomatiquement le formuler notre geôlier.

21h30 : Sur le chemin du retour un consensus : Qu’on nous remette des chaînes et qu’on nous jette dans un cachot, on adore.

Alors que j’arrive à la porte de mon appartement, je glisse ma main dans mon sac sans trouver ma clef… Let’s the escape game start again.

(Plus d’infos sur le site de Gamescape)

MOOC, What is that?

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Si vous avez plus de 20 ans, il est très probable que vous vous souveniez de l’avant internet, d’avoir joué inlassablement sur le minitel familial, d’avoir cherché des mots dans un Robert et d’avoir entendu le bip infernal des premier modems ADSL. Si vous avez plus de 20 ans, vous vous faites forcément la réflexion régulièrement, que tout a changé tellement vite et que les discussions qu’aura plus tard notre génération avec celle de nos enfants seront parfois lunaires.

On n’arrive même plus à faire la liste de tous les changements que le web a engendré année après année, parmi eux : la gratuité de certains produits. L’industrie musicale est la première à s’être pris un sacré KO 2.0. Acheter un disque est presque devenu un acte militant tant il est rare pour beaucoup de consommateurs aux bibliothèques iTunes pourtant bien garnies. Piratage semble aujourd’hui être un terme disproportionné pour désigner le self-service musical qu’offre internet, même ma mère télécharge gratuitement, tout est dit.

L’accès à l’information et au savoir ultra-démocratisé est également un pas de géant redevable à l’ère numérique. Si il faut relativiser l’idée selon laquelle l’avènement de Wikipédia et du Smartphone font des êtres connectés des personnes plus cultivées que leurs parents (des chercheurs de l’Université Yale ont prouvé que les utilisateurs d’un moteur de recherche finissent, à la longue, par se croire plus érudits qu’ils ne le sont), il est impossible de ne pas s’émerveiller devant la base de donnée infinie de connaissances qu’est internet.

Et le MOOC qu’est ce que c’est ?

Une des dernières révolutions en marche porte le nom de MOOC, à savoir : Massive Open Online Courses. Il s’agit de cours en ligne dispensés par des professeurs certifiés, à l’aide de webcam, à un grand nombre d’étudiants et de façon gratuite. Le système ne se contente pas de dispenser des leçons, les inscrits peuvent, tels de vrais étudiants, passer une certification à la fin de leur module (qui souvent dure plusieurs mois). Si les cours sont toujours gratuits, la certification est parfois payante, à un prix évidemment faible en comparaison à un semestre universitaire.

Les MOOCs gagnent en crédibilité lorsqu’il y a deux ans la prestigieuse université de Stanford décide de rejoindre le MIT dans son Open Courseware initiative. Depuis, la tendance a été suivie par un bon nombre d’universités parmi lesquelles les américaines Harvard, Berkeley et Columbia.

Si le système tend à se développer plus rapidement chez les anglo-saxons, surement en raison du prix moyen de l’université dans ces pays, la France n’est pas en reste avec notamment la plateforme France Université Numérique, dont la liste d’écoles partenaires comprend des noms tels que Science Po, Polytechnique, l’ESSEC ou encore Centrale.

Alors demain contracter un emprunt pour étudier sera-t-il obsolète ?

La qualité de certain MOOC pourrait nous en convaincre. Les cours de Coursera et TedX sont réalisés presque exclusivement par des professeurs renommés issus du milieu académique. Egalement, et particulièrement pour les étudiants anglophones, les MOOC recouvrent à peu prêt l’intégralité des thèmes qu’il est possible de trouver à l’université. Tous les MOOC fonctionnent de manière différente mais beaucoup d’entre eux comprennent la réalisation d’exercices pratiques « TD » comme c’est le cas dans l’enseignement traditionnel.

Lorsque l’on sait qu’un étudiant américain finit son cursus universitaire avec un emprunt de 26 600 dollars en moyenne, le MOOC apparait comme une réponse d’avenir.

De plus, étudier de chez soi est aussi adapté à un grand nombres d’étudiants à travers le monde pour lesquels l’accès à l’Université n’était pas possible car trop loin de leur domicile familial et incapables de payer un logement dans la grande ville la plus proche.

Sans conteste ces modules online incarnent un idéal démocratique en terme d’études. En revanche dire qu’il s’agit du futur de l’enseignement relève de l’utopie.

La première limite est la crédibilité du diplôme et ses faibles chances de donner accès à un emploi. Pour les recruteurs la valeur de la certification est un problème. Les examens étant faits en ligne du domicile de l’étudiant, aucun contrôle n’est possible pour lutter contre les fraudes et de ce fait le diplôme a une valeur très faible. Autre problème : les exigences sont extrêmement variables d’un MOOC à un autre. Il n’est par exemple pas nécessaire d’avoir suivi certains MOOC pour réussir l’examen. Face à cette hétérogénéité de niveau, et le manque de repère attestant de leur sérieux, ces diplômes sont des lignes peu impactantes sur un CV.

Ensuite il semble que l’absence de cadre universitaire et d’investissement économique de la part des étudiants n’encouragent ni à l’assiduité ni à la réussite. La plupart des modules sont abandonnés avant la fin par 90 % des inscrits. Ce chiffre doit faire relativiser le nombre impressionnant de personnes inscrites à travers le monde. N’étant ni encouragées par des professeurs, des groupes d’étudiants ou sous la pression d’un effort financier, beaucoup de participants abandonnent, trop absorbés par d’autres priorités.

Alors très certainement, il n’est pas possible de mettre sur un même plan ces nouvelles méthodes avec l’enseignement traditionnel. Mais le constat est-il pour autant que ces modules sont bons à jeter ?

Leur utilité est peut être plutôt à rechercher du coté d’un public de professionnels, déjà en poste, à la recherche d’une actualisation de leurs connaissances ou d’un degré supplémentaire dans leur spécialisation. Un bon nombre d’actifs curieux en font déjà l’usage. Le système leur étant particulièrement adapté car n’ayant que faire de la certification final, les MOOCs sont intégralement gratuits pour eux.

Alors les études en ligne avec les MOOCs ?

En résumé les MOOCs sont à prendre pour ce qu’ils sont : une des nombreuses opportunités qu’internet offre pour s’informer et se former, mais limité par sa gratuité. Leur avenir en tant que rivaux des grandes écoles et universités est du moins envisageable, en acceptant de participer financièrement, même de façon modérée, à cette formation ; des examens de validation avec une surveillance pourraient être mis en place, les diplômes pourraient être valorisés et ainsi une alternative crédible aux études couteuses pourrait exister.

Si peu de choses finalement nous séparent de l’enseignement du futur.

On a testé pour vous : Paris-Londres pour 12 euros

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La vie étudiante est porteuse d’un cruel paradoxe : l’envie de tout faire, de tout voir et le porte monnaie aussi vide que le cœur d’un terroriste.
Les quelques provisions faites pendant ta carrière estivale de plagiste auront été vite dilapidées en bière et T-shirts à messages parodiques.
Les lois arithmétiques terrestres font qu’une opportunité de voyage est plus probable de se déclarer lorsque tes poches sont vides. Conséquences de cet algorithme : une frustration maximum et un gâchis de temps à baver sur l’instagram de ton cousin Berlinois.

Les hurluberlus sont toujours prêts à faire tourner les bons plans. Alors quand on a entendu parler d’un Paris-London en car pour 12 euros, on s’est dit qu’un test de rigueur s’imposait!

Paris-Londres pour 12 euros, ça donne quoi ?

Charles et Camilla trouvant ce prix « ridiculously cheap »

20h : RDV à porte Maillot Une file de bus attendent leurs passagers. Sont scotchées sur une feuille A4 jaunie les destinations des navettes : Madrid, Prague, Barcelone, Amsterdam… Comme à l’aéroport, on rêve en lisant la multitude de destinations, sauf que là il n’y a ni checking, ni hôtesse, ni avion, ni aéroport.

20h15 : Pas évident de trouver un chauffeur assez aimable pour m’indiquer la localisation du bus à destination de Londres. Qu’importe, mon enthousiasme de me faire un weekend à moindre frais est plus fort que tout. Je m’imagine déjà faire le plein de rencontres pendant ce long trajet, dans une navette probablement pleine d’étudiants au goût du voyage prononcé.

20h18 : Je m’installe à bord et vérifie que mes denrées sont suffisantes pour passer outre-manche : une bouteille de Ginger Ale et un paquet de digestive, les comptes sont bons, larguez les amarres.

20h25 : Pour fêter la mise en route du moteur et le confort assuré de mon trajet de part l’absence de voisin, je m’enfile un premier biscuit, calant confortablement mes jambes sur les deux places que je me suis auto-attribuée.

20h26 : Le digestive a un petit gout de reviens-y, alors que j’en pioche un second, Suzy, anglaise de 48 ans et mère de famille dévouée, s’installe tout sourire à côté de moi, brisant à jamais l’ergonomie de mon voyage.

20h50 : Suzy n’a pas eu la délicatesse des gâteaux secs pour casser la croute. Au menu : salade chou-fleur mayonnaise, pringles onion sour cream. Le visuel de salade ne m’attire pas plus que ça mais les pringles constituent une réelle agression sonore et olfactive.

21h : La batterie de mon Smartphone décline dangereusement. Organisée comme je suis, mon chargeur n’est jamais loin. 5 minutes après le branchement, un message sur mon écran m’indique l’extinction imminente de mon téléphone et, au passage, la vétusté de la prise dans laquelle j’avais placé tout mes espoirs.

21h20 : Une fois son repas finit, Suzy se sent d’humeur bavarde, je le suis moins mais me soumets tant bien que mal à une biographie odeur crème oignon.

22h30 : Le bus s’arrête. Une partie des passagers se font extirper brusquement de leur sommeil comme l’atteste l’arrêt soudain du concert de ronflement.

22h31 : Pas de panique : pas de panne technique, il s’agit juste de l’arrêt à la douane. Tout le monde descend, il fait approximativement 2 degrés, et nous sommes contraints de faire la queue pour présenter nos passeports à deux agents. Je m’imagine le drame du distrait se rendant compte qu’il a oublié sa carte, à 22h30, dans un bled, dans le froid, après 2 heures de route en compagnie d’une Suzy.
Je regarde les gens se succéder en tendant leurs papiers aux deux policiers, aussi glaciaux que la météo locale. Un instant je me demande si je pars en weekend ou au goulag.

22h45 : Retour dans le bus, pour me réconforter de cette halte impromptue je continue ma consommation de digestives, je vois Suzy en mal de dessert loucher sur le paquet, je lui en propose un, elle en acceptera deux.

23h30 : Incroyable mais il semblerait que j’ai enfin trouvé une position, mi-fœtale mi-lotus, qui soit à peu prés confortable. Alors que Morphée me berce : deuxième arrêt.

23h45 : Toute groggy je me dirige vers le Ferry, je vois une joyeuse bande sortie d’un autre bus, courir vers l’entrée. Je ne comprends pas cet empressement, persuadée qu’il y a assez de place à bord et que le capitaine n’oserai jamais m’abandonner sur le quai.

00h00 : Après 5 tours du navire et la certitude qu’il ne reste aucune banquette digne de ce nom, je réalise que je paie mon manque de réactivité pour passer à l’abordage. Je croque un Digestive pour me consoler.

04h00 : L’ennui est mortel, trouver le sommeil : impossible. Je monte sur le pont pour m’en griller une. La mer est agitée, je tente tant bien que mal de protéger ma roulée du vent et de la pluie. Alors que je dois me résoudre à abandonner l’idée de fumer, j’ai comme l’impression que les éléments se liguent contre moi. Avant de me mettre à l’abri, je jette un regard furieux au ciel et me prend une dernière giclée d’eau dans la figure.

04h30 : Retour dans le bus, j’ai le réflexe con de croquer un Digestive. C’est le trop plein, ce qui était mon biscuit préféré me dégoutera à jamais à compter de cette date, je donne le reste du paquet à Suzy.

05h30 : Alors que nous arrivons à Londres, j’ai comme la sensation d’une gueule de bois. Pourtant mon Ginger Ale est garantie 100% sucre et 0% alcool.

06h30 : Arrivée à Londres, je veux un lit, vite, dans la ville qui ne dort jamais.

En payant 12 euros pour parcourir 500 KM et traverser une mer, il ne faut pas s’attendre à une prestation 4 étoiles et comme dirait nos amis québécois : on ne demande pas à un cheval de pondre un oeuf. En revanche ne sous-estimez jamais votre besoin de confort et la sensibilité de votre postérieur. Le deal du bus bat en matière de prix tout autre moyen de transport, mais c’est à vous de choisir, entre la bourse et les hémorroïdes!

Sauvetage de Noël de dernière minute pour les agoraphobes.

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23 décembre, Jean-Kevin avachi sur son convertible Ikea plonge mollement sa main dans son paquet XXL de Doritos. Alors que l’espace d’un instant son regard se détourne de son télé-crochet préféré pour vérifier le flux de textos et divers « like » facebook sur son téléphone, une montée d’angoisse le saisit. La lecture de la date du jour sur son écran lui renvoie en pleine figure 1 mois de procrastination, à repousser l’achat de cadeaux de Noël. Un regard par la fenêtre sur la zone commerciale noire de monde en contrebas de son studio estudiantin suffit à le faire fondre en larmes.

Si comme Jean-Kevin tu as fait preuve d’un petit manque d’anticipation et que la présence d’humains en masse te fait mouiller les aisselles, Hulubberlu vient à ton secours et te file quelques tips de dernière minute pour ne pas te taper la honte devant toute la mifa le 25 au matin, avec une liste de Noël complète « sans sortir de chez soi ».

 

 

Sauvetage de Noël

 

1. Une place pour un spectacle.

Fini l’époque de la queue au guichet Fnac le plus proche de chez toi. Grâce à la magie de l’an 2000 et de l’internet presque n’importe quelle place pour un concert/show de magie / spectacle de patinage artistique, s’achète sur internet. Pas de délai de livraison, tu imprimes tranquillement ton joli ticket le 24 au matin.
Hulubberlu vous recommande particulièrement le stand-up tordant, original et osé de Jarry Atypique (à 50% de réduction jusqu’au 3 janvier) http://www.jarryatypique.fr/?m=dates )

La cible : Du spectacle d’André Rieu pour Mamie-mamie au concert de Baxter Dury pour Mamie-sexy, vous en trouverez pour tous les goûts.

 

 

2. Un carnet manuscrit de vos recettes préférées.

Vos proches s’émerveillent de vos prouesses culinaires à chacun de vos diners ? Donnez leur une partie de vous même en leurs confectionnant un petit cahier de vos mets les plus goûtus. Attention, cette option est à éviter si vous ne disposez pas d’un talent particulier en matière de gastronomie. Il est en effet peu probable que vos amis soient fous de joie à l’idée de posséder votre fameuse recette de coquillettes-emmental-ketchup.

La cible : Les mamans seront des cibles particulièrement sensibles à cette attention. La touche fait maison leurs rappelleront les cadeaux de fêtes des mères que vous offriez en primaire (à cette époque ou vous étiez si miiiiignon) en plus de les rendre fières de l’adulte chef cuisto que vous êtes devenu.

 

 

3. Des heures de ménage :

Non on ne vous parle pas d’une enveloppe ringarde contenant un « bon pour un ménage » à effectuer par vous même. Si vos cadeaux de Noël ne sont toujours pas faits le 23 c’est que vous êtes un gros flemmard désorganisé, et entretenir votre studio de 9 m2 est un challenge assez exigeant pour vous.
En 2014 il est désormais possible d’offrir des heures de ménage, ce service est notamment proposé par ce site http://www.cheques-cadeaux-services-a-domicile.com

La cible : Votre meilleur pote qui organise tous les samedis des apéros particulièrement festifs, et qui se laisse vivre au milieu des cendriers et traces de vodka redbull jusqu’au vendredi suivant chaque semaine.

La cible interdite : votre copine, surtout si vous vivez ensemble, ne nous obligez pas à vous expliquer où se situe l’indélicatesse.

 

 

4. Graver un CD : 

Si à une époque graver un CD était d’une grande banalité, le passage au MP3 a petit à petit tué cette pratique de radins. Graver un CD aujourd’hui c’est presque vintage et donc c’est cool. Encore une fois tout dépendra de l’originalité et du bon goût que vous y mettrez. 

La cible : Votre pote accro à votre Soundcloud et toujours friand de nouveautés musicales.

 

 

5. Voler le chat de votre voisin

Ce connard de matou gratte a votre porte tous les dimanches matins et squatte les croquettes de Felix. En l’offrant vous faites d’une pierre deux coups : l’assurance d’une paisibillité retrouvée et la certitude de faire plaisir : Les chats sont les stars de l’internet depuis 2002 (et surement bien avant), ils sont doux et quand vous oubliez de les nourrir ils vont chasser des souris tout seuls (pas comme ces débiles de chiens !).
En revanche faites tout de même gaffe, on ne sait pas quelle loi le sanctionne, mais on est à peu près sur que cette action est complètement illégale.

La cible : La meuf que vous voulez pécho pour faire ressortir votre coté sensible… à moins qu’elle ne soit allergique !

 

A lire aussi : Les supers-frustrations de Noel

On a testé pour vous : Apprendre l’anglais autour d’une pinte

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Les Français seraient des cancres en matière d’anglais, 69eme exactement sur un classement de 109 Pays. Mais pas besoin de statistiques pour le reconnaître, le Français est mauvais en langue, n’importe qui ayant eu l’occasion d’échanger en anglais avec un Allemand, Néerlandais ou Suédois a pu se rendre compte aisément de la différence de niveau.

Le concept: Discuter avec des anglais autours d’une bière avec Franglish

Pourtant l’Anglais est aujourd’hui essentiel, tes parents te l’ont sermonné  après chaque conseil de classe, depuis tes 11 ans, et tu sais que (pour une fois), ils n’ont pas tort. Si ce n’est pour décrocher le poste de tes rêves, la bilingue-attitude te permet de regarder le dernier Games of Throne sans attendre les sous-titres ou encore de draguer des jolies Danoises en soirée, deux choses franchement utiles.
Dans notre société ouverte et internationale, la majorité des étudiants ont eu l’opportunité de partir faire un « Erasmus », pèlerinage de la beuverie et stage en ouverture d’esprit. Souvent cette expérience a au moins le mérite de donner quelques bonnes bases en anglais et parfois une cirrhose du foie. Mais une fois de retour au bercail, toute cette aisance à l’oral, si durement acquise, s’estompe jour après jour.
Hurlubberlu n’aime pas beaucoup les cours et vous a déniché une expérience anglophone beaucoup plus fun que votre prof de lycée. Sur le même principe que le speed-dating, l’aspect dating en moins, le concept est d’échanger avec des anglophones 7 minutes en anglais et 7 minutes en français, puis de changer de partenaire. Parce que apprendre c’est bien mais apprendre un verre à la main c’est mieux, on est allé s’essayer à cette pratique.


18h : Je vérifie mon mail avec l’adresse et l’heure du speed meeting. 2 jours plus tôt je me suis inscrite, via le site Franglish  pour participer à cet événement. Trajet en métro : Check, appli I-phone traductrice en « bouée de sauvetage » : Check. Tenue vestimentaire : Je décide de jouer la carte « confusion« , ce sera veste en tweed et derbys vernies, ma peau blanche et mes taches de rousseurs finiront le look : on ne pourrait pas faire plus anglaise.

18h20 : Dans le métro je m’interroge sérieusement sur mes capacités à tenir des conversations toute la soirée, l’anglais ça fait un bail que je ne l’ai pas pratiqué. « Cut, Cut, Cut« , « Forget, Forgot, Forgotten » « Drink, Drank, Drunk« , dans mon cerveau c’est ambiance veille de partiel.

18h22 : Le destin vient me rassurer lorsque que j’entends une touriste américaine demander, dans un français plus qu’approximatif, quelques renseignements : Peut-être que je ne suis pas bilingue, mais les anglophones ne sont pas réputés pour être des as en langues étrangères non plus.

18h35 : Arrivée au bar, je suis une des premières, ce qui me donne le temps de faire une petite inspection des lieux. C’est plutôt une agréable surprise, les organisateurs ont réussi à trouver un lieu à la fois sympa mais aussi assez grand pour accueillir confortablement tous les participants.
Une des organisatrices se dirige vers moi pour m’indiquer la marche à suivre, elle me parle en français d’office, échec de ma tentative « look confusion« .

18h40 : La majorité des participants sont maintenant arrivés, on se regarde tous un peu du coin de l’oeil sans vraiment oser venir se parler. Je crains que le même vide intersidéral s’installe une fois seule à table avec quelqu’un. Dans ma tête je fait rapidement le tour des sujets qu’on pourrait aborder : la grossesse de Kate,  le référendum en Ecosse, le mariage de George, on évitera seulement de parler de Jeanne d’Arc.

18h43 : Alors que je sirote mon verre de rouge en bonne Française, l’archétype du gentleman britannique fait son entrée dans le bar, je me dis qu’avec lui je voudrais bien que mon speed-meeting se transforme en speed-dating.

18h50 : Je m’installe à ma table et suis bientôt rejointe par mon premier interlocuteur, un Neo-Zelandais : Braen (attention pas Brian), il m’explique que c’est un prénom d’origine Gallique. Un de mes amis Anglais m’ayant un jour expliqué que les Gallois étaient experts en prénoms étranges (vous appelleriez votre fils Perceval vous?), je n’ai pas eu de difficulté à le croire.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Xe_ncCTp8hg[/youtube]

18h51 : Ecouter est une chose mais il est temps de se lancer. « Whéére are you fromeuh?« , au niveau de l’accent je m’auto inflige un 0, mais finalement la conversation est plutôt fluide et malgré le brouhaha on arrive très bien à se comprendre, et même à faire quelques traits d’humour. Braen me dit que mon anglais est vraiment parfait, je l’entendrai dire ça aux trois interlocuteurs suivants dans la soirée, mais pour l’heure, j’y crois.

18h57« It’s time to switch guys », il est temps de parler français. Enorme surprise, le niveau de mon partenaire est vraiment très bon, et ce sera le cas, à 90%, de tout les anglophones avec qui je parlerai.

19H11 : Je quitte à regret Braen et découvre ma nouvelle interlocutrice, une anglaise étudiante Erasmus. Constatant que nos deux verres sont presque vides je lui lance un « cul sec« . Elle ne connaissait pas l’expression, alors que je lui explique la signification elle me répond avec l’accent le plus charmant du monde « ohhhh, c’est parce que le cul du verre est sec? ». Le temps que ça monte, je lui répond qu’elle a surement raison.

19h30 : C’est l’heure de la pause, mon cerveau pense clope, le cerveau des anglais pense bière. Une fois à l’extérieur je réalise que je suis la seule fumeuse, les bilingues seraient-ils des gens plus sains que la moyenne? Il y a quelque chose à creuser.
Finalement un Français me rejoint pour « prendre l’air ». Le gaillard est un habitué. Etudiant en droit, contrairement à tout ses copains d’école de commerce, il n’avait pas eu l’occasion de partir faire un semestre à l’étranger. Puisqu’il n’avait pas pu aller en Angleterre il avait laissé l’Angleterre venir à lui en pratiquant régulièrement ici. Il y avait même fait de belles rencontres dont une New-Yorkaise qu’il était allé visiter 3 fois en 2 mois (si toi aussi tu veux des parents chez Air France : Clap your hands!).

19h45 : Fin du break, commande d’un dernier verre, les rencontres s’enchainent et ne se ressemblent pas : Anglais, Américains, Australiens, Nouveaux-Zelandais, Sud Africains, Ecossais… la diversité des nationalités et des profils est impressionnante.

19h46 : « Teach me something dirty » Mon nouveau partenaire pose les bases clairement. Je me lâche en ajoutant une touche belge inspiré par Hergé. Bachibouzouck, moule à gaufre et graisse de trombone à coulisse font maintenant parti de son vocabulaire.

20h : La soirée touche à sa fin alors que je suis au milieu d’un grand débat avec un américain orginaire de San Fransisco. 2 semaines après son arrivée il avait déjà une bonne analyse du système français « Votre Université c’est vraiment super bien, mais qu’est ce que c’est le bordel pour s’inscrire! ».

20h15 : Fin du speed-meeting, on vient d’entamer le sujet du système de santé avec mon nouveau copain ricain « quand s’arrête le libéralisme? » « Micheal Moore est-il un propagandiste? » trop de questions qui ne peuvent s’élucider en 10 minutes. Il me propose de se joindre à un verre avec quelques uns de ses amis. Ravie de prolonger l’expérience j’accepte. En sortant je croise le gentleman anglais, il remercie l’organisatrice, a passé un excellent moment et promet de revenir bientôt. Une bonne raison, pour moi aussi, d’y revenir sans tarder.