A propos Alexandre

Etudiant en Droit. Passionné d'Histoire Antique et de Science-Fiction. Adepte de Funk et de House. Amour tout particulier pour les jeux de rôles. Conclusion : Un mec très sérieux.

Le rêve, frontière de la réalité

Les rêves fascinent et c’est peu de le dire. Voyez comme à travers les âges ils ont toujours suscité croyances, études, mysticismes et interprétations. Bien que la science progresse de façon fulgurante en usant de méthodes toujours plus performantes, il n’en demeure pas moins que la signification des rêves en eux-mêmes échappe à la Raison.

Peut-être est-ce la preuve qu’il existe en nous des mécanismes bien plus profonds que l’on ne veut le croire. Ou peut-être est-ce simplement l’œuvre d’un ensemble de capacités purement physiologiques aboutissant à un résultat parfaitement aléatoire.

Personne ne saurait le dire, et pourtant nombreux sont ceux qui se sont attelés à la complexe tâche visant à décrypter nos songes.

L’interprétation divine du rêve chez les Anciens

Le lien entre le rêve et le divin est quelque chose d’assez universel. On le retrouve dans un grand nombre de mythes fondateurs et de légendes. Les mythologies égyptienne, grecque, romaine et monothéiste, pour ne parler que d’elles, foisonnent de personnages qui, touchés par la grâce des dieux, ont entre-aperçu le futur en rêve. Car oui, lorsqu’il y a du divin, il y a nécessairement du prophétique !

Parfois, elle ne se rappelait plus.

Le rêve prémonitoire était d’ailleurs une des spécialités de la célèbre Pythie de Delphes, l’Oracle du Temple d’Apollon qui, joyeusement droguée, faisait part de sa communication avec les puissances occultes de l’au-delà. Dans le même registre, les pharaons de l’Antique Egypte (lire ici notre article sur le monde antique) sollicitaient très sérieusement les conseils des légions de prêtres, médecins, astrologues et autres onirologues (« spécialiste » des rêves) composant leur divine cour.  Et que dire du rêve dans la tradition biblique, et plus précisément des célèbres visions de Daniel présentant la statue aux pieds d’argile ou encore les quatre bêtes symbolisant quatre empires auxquels succédera la venue du Messie.

Un moyen simple d’avoir l’attention des puissants…

Cela étant, il n’en demeure pas moins que, quoiqu’antiques, certains personnages étaient bien moins superstitieux. Platon estimait, par exemple, que le rêve était le lieu où les désirs honteux s’exprimaient. Aristote, quant à lui, les envisageait comme un phénomène lié au vécu de la journée. Il est très surprenant de constater à quel point leurs réflexions sont toujours d’actualité, que ce soit à travers la psychanalyse freudienne ou les études relatives à l’incidence de l’environnement sur le sommeil !

A lire sur le même sujet : L’homme utilise t-il 10% de son cerveau ?

La frustration, selon Freud

Le père de la psychologie s’est beaucoup penché sur le phénomène. En étudiant l’inconscient de la personnalité, Freud émet l’hypothèse que le rêve est une manifestation des pulsions du « ça », cette partie de notre psyché qui suggère en permanence au « moi » des désirs très souvent sexuels, et que notre « surmoi » oppresse de son mieux pour permettre la vie en société. Selon Freud, les pulsions refoulées jaillissent inconsciemment à travers les rêves et c’est la raison pour laquelle il les interprète comme un indicateur des frustrations sexuelles d’un individu par références implicites.

Au-delà du fait que Freud base toute sa réflexion sur le rapport au sexe, les problèmes apparaissent lorsque le psychanalyste précise que le rêve s’appuie sur des images provenant de l’inconscient collectif, des sortes de schémas partagés inconsciemment par tous. Par exemple, si une femme rêve qu’elle caresse un chat, cela signifie qu’elle a de gros besoins masturbatoires. Si un homme rêve d’un chêne, cela signifie qu’il se questionne quant à son rapport au phallus…

Entre Floyd et Freud, il n’y a qu’un rêve.

No comment.

On notera toutefois le courage et le mérite de Freud d’évoquer au XIXème siècle, à une époque encore très empreinte de tabou et de religion, le rapport entre l’individu et sa sexualité. Il est très probable que cela ait une incidence sur le rêve, mais dans une moindre mesure à n’en pas douter !

L’approche moderne et technique du rêve

Les progrès en matière de médecine ont permis, à défaut d’en percer les mystères, en tout cas d’étudier et décortiquer le sommeil en plusieurs phases : le sommeil lent, et le sommeil paradoxal et le sommeil intermédiaire (de façon très schématique).

En mettant en évidence les signaux électriques produits par le cerveau durant le sommeil, certaines études relèvent que le rêve a lieu principalement pendant la phase du sommeil paradoxal. Cette phase assez courte, d’une durée de 15 à 20 minutes, s’accompagne de mouvements oculaires rapides, dont les rêves seraient à l’origine.

Tout est dans la tête.

Le songe est davantage présenté par la technique comme une fonction physiologique primordiale permettant une « mise à jour » de la mémoire, ce qui explique pourquoi les animaux rêvent également. Quant à leur signification, il s’agirait en réalité d’une succession de données collectées par notre mémoire et combinées aléatoirement dans notre cerveau. L’intensité du souvenir de rêve serait liée, quant à elle, au moment précis de notre réveil. Selon la phase durant laquelle l’individu est réveillé, il en gardera un souvenir plus ou moins net.

Il ne s’agit là évidemment que d’hypothèses. La science ne parviendra peut-être à expliquer le rêve que lorsqu’elle aura réussi à percer les mystères du cerveau. Et il y a encore beaucoup de travail !

Cela étant, rien ne nous empêche d’avoir notre propre conception des rêves, aussi troublants, mystérieux et abscons puissent-ils être. Si une chose est bien certaine, c’est que le rêve est précisément quelque chose de personnel. La meilleure méthode pour l’étudier au niveau individuel consiste surement à l’écrire lorsqu’il est encore frais, peu après le réveil. Peut-être qu’en le lisant avec du recul, quelque chose de particulier en jaillira.

Et, après tout, la signification du rêve réside peut-être dans un mélange de toutes ces considérations ? Un peu de physiologie, un peu de frustration et un peu de prémonition

Et si le français était la langue la plus parlée ?

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Bénéficiant d’un rayonnement culturel historique, la langue de Molière s’est imposée pendant plusieurs siècles comme la langue de la diplomatie par excellence. Dès le XVIIe siècle, les Cours royales d’Europe avaient pour usage de négocier en français. La précision et la rigueur de notre idiome national en faisait sans aucun doute un précieux outil permettant d’éviter de dangereux contresens. A l’époque, tous les traités étaient écrits en français et l’usage voulait que le prince reçoive ses hôtes en leur souhaitant la bienvenue en français. Toutes les Cours se prêtaient à cette tradition, y compris l’aristocratie britannique elle-même.

Au XVIIIème siècle, le français s’exporte au-delà de la Méditerranée, de l’Atlantique et du Pacifique, à travers l’immense empire colonial français. Lourdement armés de leur vision universaliste du monde, les colons l’enseignent aux peuples vernaculaires et cet héritage perdure encore aujourd’hui puisque le français demeure la langue administrative, si ce n’est officielle, d’un grand nombre de ces pays.

Aujourd’hui, amoindri face à l’omniprésence de l’anglais sur la scène internationale et à un mandarin conquérant dans les rapports économiques, le français peine à conserver son statut de langue diplomatique par excellence. Notons qu’elle demeure langue officielle de l’Union Européenne au même titre que la langue de Shakespeare, idem concernant les Nations Unies. De la même façon, le français est la langue officielle des Jeux Olympiques, ceux-ci ayant été fondés par notre très frenchie Baron Pierre de Coubertin.

Cette moustache…

 Français LV1 en 2050

Revenons à présent sur une étude qui a interpellé votre dévoué serviteur avide d’anecdotes amusantes. Celle-ci, produite par la banque d’investissement Natixis en 2013, prédit que le français sera la langue la plus parlée au monde en 2050.

Étonnant ? A priori, pas tant que ça. L’étude s’appuie sur la croissance démographique explosive que connait l’Afrique dans sa globalité. Le continent devrait atteindre 4,5 milliard d’individus en 2050. Ce boom propulserait le nombre de francophones à 800 millions à travers le monde contre 220 millions à l’heure actuelle, devant l’anglais qui aurait plutôt tendance à diminuer dans les prochaines décennies. Voilà de quoi ravir notre « ego idiomatique ».

Des prédictions à relativiser

Malheureusement, l’étude est critiquable sur plusieurs aspects. En premier lieu, elle émane d’une institution française ce qui, d’emblée, remet en cause sa crédibilité scientifique. L’idéal aurait été de voir cette étude publiée par un organisme gouvernemental, osons-le, anglais afin de difficilement remettre en question l’impartialité de ces instigateurs.

Cela étant, là ne réside pas son seul défaut. En effet, les méthodes employées sont, elles aussi, sujettes à controverse. Il est notamment reproché à l’étude de comptabiliser de façon très générale les pays disposant du français comme langue administrative ou officielle. Force est de constater à ce niveau que le français est loin d’être réellement maitrisé par l’intégralité des populations visées. A titre d’exemple, citons la Belgique, la Suisse ou le Luxembourg dont les populations ne sont pas en toutes francophones. Le même problème se retrouve également dans les Etats africains, au sein desquels s’ajoute, outre les difficultés liées à la coexistence de plusieurs dialectes régionaux, un fort taux d’analphabétisme ne facilitant certainement pas l’apprentissage du français.

Enfin, l’étude semble ignorer toutes les possibilités géopolitiques susceptibles de secouer le globe en trente-cinq ans. Il est bon de rappeler qu’il y a autant de temps en arrière, le russe était réellement la deuxième langue la plus parlée au monde, le mur de Berlin était encore solidement fixé et les français avaient parié sur le Minitel plutôt que l’Internet.

LA modernité à l’état pur

Concrètement, l’influence de la Chine à travers le monde a tout simplement été relayée au second plan au motif que le mandarin n’est pas une langue dite « internationale ». Au-delà de l’absence de définition claire et justifiée de ce qu’est une langue « internationale », on peut légitimement s’interroger quant à l’absence du mandarin dans cette étude.

Un raisonnement tout à fait analogue peut être appliqué à la langue arabe. Si l’on doit croire cette étude, la langue arabe est censée être parlée, logiquement, dans l’intégralité des pays arabes, ces pays étant sujets pour la majorité d’entre eux à une très forte croissance démographique. Pourtant, rien n’est dit à leur propos.

Alors que penser de l’avenir de notre langue ? Certes, il est difficile de répondre à cette question sans être Nostradamus. Mais nous avons quelques pistes pour forger cet avenir nous même, plutôt que de l’attendre passivement. L’usage d’une langue à travers le monde est, sans conteste, le résultat de son rayonnement international. Pour que le français s’exporte à nouveau à travers les frontières, peut-être nous faut-il commencer par retrouver un semblant de crédibilité sur la scène mondiale ?

Les 7 merveilles du monde antique

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« Tu t’es pris pour la huitième merveille ou bien ? »

L’expression est connue, les sept autres le sont moins. Personnellement, j’en ai entendu parler à travers deux puissants vecteurs de savoir : les cours de latin (un peu) et Rome : Total War (beaucoup !).

Ces édifices grandioses sont les constructions les plus incroyables érigées pendant l’Antiquité. A l’exception d’une seule, elles ont aujourd’hui toutes disparues. Le seul témoignage permettant de certifier leur existence est le manuscrit « Péri tôn hépta théamatôn » (« A propos des Sept Merveilles du Monde ») de Philon de Byzance, datant du IIème siècle avant J-C. Au-delà de ce témoignage, les fouilles archéologiques ont prouvé l’existence de toutes les merveilles à l’exception de celle des Jardins suspendus de Babylone.

La Pyramide de Khéops

Ce gigantesque monument est le dernier encore visible ainsi que le plus ancien. On estime sa construction aux environs du IIIème millénaire avant J-C. Il s’agit du tombeau de Khéops, un pharaon de l’Ancien Empire, qui souhaitait braver le temps par sa sépulture. Il faut bien comprendre que les pharaons étaient considérés comme de véritables dieux sur terre, ce qui peut expliquer la modestie sous tendant la création de l’édifice. Cela étant, la Pyramide de Khéops demeure à l’heure actuelle un des plus grands monuments jamais bâti par l’Homme. D’après les spécialistes, les pierres titanesques composant l’édifice auraient été charriées depuis les montagnes d’Arabie jusqu’au site de construction via le Nil, et plusieurs milliers d’esclaves seraient morts sur le chantier.

Les Jardins suspendus de Babylone

Babylone fut la capitale de l’Empire Perse pendant de nombreux siècles. La cité se trouvait à quelques dizaines de kilomètres au sud de la ville actuelle de Bagdad. La légende veut que le roi Nabuchodonosor II ait ordonné au VIème siècle avant J-C, la construction des Jardins suspendus pour sa femme, en souvenir de la végétation de son pays natal. L’existence de cette merveille est parvenue jusqu’en Occident par l’intermédiaire des soldats d’Alexandre le Grand, mais aucune fouille n’a jamais accrédité leurs propos. On ne sait donc pas vraiment si les Jardins suspendus de Babylone sont un fantasme ou une réalité.

La Statue de Zeus à Olympie

Olympie n’est pas seulement le lieu de naissance des jeux olympiques. La cité fut également celle qui abritait la monumentale statue d’or et d’ivoire représentant Zeus assis dans son trône. Elle mesurait approximativement 12 mètres de haut pour 6 mètres de large. Le trône était décoré d’ébène, de pierres précieuses et d’or. Il ne reste aujourd’hui que les ruines du temple qui était consacré à la divinité, celui-ci ayant été ravagé par un incendie en 462 de notre ère.

Le Temple d’Artémis à Ephèse

Cette merveille est très spéciale. En premier lieu, elle a été détruite sept fois en mille ans depuis sa construction qui s’est elle-même étalée sur trois siècles (du VIème au IIIème siècle avant J-C). Il faut aussi noter que la dernière destruction du temple, celle qui la raya définitivement du planisphère, fut orchestrée la nuit de la naissance d’Alexandre le Grand, par un dénommé Herostratus qui souhaitait être célèbre à travers les âges (et il a manifestement réussi le bougre) ! La légende dit qu’Artémis était trop occupée à veiller sur le futur conquérant pour veiller en même temps sur son temple. A l’instar des autres merveilles, il n’en reste que de jolis cailloux.

Le Mausolée d’Halicarnasse

Rares sont les Hommes ayant fait de leur nom un mot courant. C’est le cas de Mausole, Roi de Carie, une satrapie perse située en Asie Mineure (Turquie actuelle). La construction de l’édifice a vraisemblablement été ordonnée par Artémise II, épouse et sœur de Mausole, du vivant de ce dernier. Cette merveille avait la réputation de frapper non pas par sa taille, tout à fait respectable soit dit en passant, mais davantage par les ornements, détails et richesses que le tombeau offrait à la vue des visiteurs.

Personne ne sait si l’édifice a été terminé un jour. Il n’en demeure pas moins qu’un tremblement de terre a eu raison de sa structure après seize siècles de bonne conservation.

Le Colosse de Rhodes

La particularité de cette gigantesque statue bâtie au IIIème siècle avant J-C est qu’elle servait de phare aux navires arrivant au port de Rhodes. Ainsi, les voyageurs avaient la vision de cet improbable géant tenant une flamme immense. Le colosse faisait quatorze mètres de moins que la Statue de la Liberté et était, selon Philon, composée de plusieurs tonnes de bronze et de fer. En définitive, la statue a été détruite par un tremblement de terre et les restes auraient été saisis pour payer une créance…

Le Phare d’Alexandrie

Cet édifice se situait sur l’île de Pharaos, en face d’Alexandrie en Egypte, qui a par la suite donné son nom à tous les édifices du même type. La construction du Phare a débuté au IIIème siècle sous Ptolémée Ier, un des lieutenants d’Alexandre le Grand. La merveille était de marbre blanc sur environ 150 mètres de hauteur et était visible jusqu’à 50 kilomètres en mer. Elle a tenu bon jusqu’en 1303, où sa robustesse a alors fléchi devant un raz de marée et plusieurs tremblements de terre. Tout au long de l’Histoire, le Phare a fait l’objet de nombreuses évolutions architecturales selon les civilisations qui se sont succédées à Alexandrie. Ainsi, elle a longtemps été surplombée par une statue de Zeus, puis de Neptune, puis de Jésus Christ avant de loger une mosquée au sommet du Phare.

BD – Qui veut de l’humour noir ?

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Si vous aimez l’humour noir, le nihilisme en dessin et la violence poussée à son paroxysme, j’ai peut-être de quoi satisfaire vos viles pulsions avec quelques titres de BD tout à fait adéquats. Il s’agit de bandes dessinées, dénichées il y a fort longtemps dans les méandres sinueuses du mauvais Internet, ou alors que des amis peu fréquentables (et peu fréquentés) m’ont transmis d’une main tremblante, moite et accompagnée d’un clin d’œil démoniaque. Les dessins sont moches, les intrigues nullissimes, les personnages affreux et les dialogues sentent la vase. Mais c’est si bon…

ATTENTION : Si vous ne portez pas l’absurde dans votre cœur et si la violence sous toutes ses formes n’est pas, selon vous, une pépinière à blague : passez votre chemin, saint individu. Ici ne viennent que les crapules et les êtres corrompus.

Pour les autres : allons-y. Ne perdons pas un instant de plus.

La Bande Pas Dessinée, par Navo

Comme le dit Navo lui-même : « La Bande Pas Dessinée est une arnaque mondiale manigancée par Navo sous WordPress ».

C’est tout à fait exact. Pour être plus précis, Navo a réalisé un blog dans lequel il stocke des strips de 3 cases, sans dessins, seulement avec quelques bulles aboutissant à une blague. Voyez par vous-même :

Si vous en voulez plus, c’est par ici : La Bande Pas Dessinée

Ultimex et Steve le faire-valoir prodige, de Gad

Cette BD met en scène deux types qui n’ont que trois centres d’intérêts : briller en soirée, tuer et copuler. Ultimex est invincible, richissime, séducteur, affranchi de toute inhibition et… n’a pour guise de crâne qu’un oeil immense. En bref, il est l’übermensch nietzschéen dans toute sa splendeur. Steve, quant à lui, est l’archétype du looser par excellence qui passe son temps à suivre et vénérer Ultimex, d’où son titre de faire-valoir prodige.

Les deux compères passent l’intégralité de leur temps à fumer, boire et se faire justice eux mêmes (pour les plus absurdes raisons possibles), le tout en ruinant l’ensemble des barrières morales de l’Humanité.

Mais au fond, ce sont de braves types dont les aventures peuvent être lues ici : Ultimex et Steve le faire-valoir prodige

Un petit extrait pour vous faire une idée :

Paf et Hencule, de Goupil Acnéique et Abraham Kadabra

La référence à Pif et Hercule n’aura échappé à personne j’imagine. Mais la référence s’arrête ici. Avec Paf et Hencule on touche à de l’artillerie lourde. Pas de blog pour ceux-ci : il va falloir payer si vous voulez goûter ce fruit du Péché. Ces deux bêtes vaguement humanoïdes portent la blouse blanche dans le premier tome : « French Doctors ». Puis ils la troque pour l’uniforme et la robe noire dans le deuxième tome : « Deux hommes en colère ».

A travers les thématiques de la Médecine et de la Justice/Armée (qui sont de véritables réservoirs à blagues immondes, il faut l’avouer), ces deux énergumènes représentent tout ce qu’il y a de plus mauvais, de vil et de pervers en ce bas monde. Ils sont le Mal fait dessin. Ils sont racistes, homophobes, obsédés, corrompus, misogynes, fascistes, tordus, nihilistes et j’en passe. La moindre de leur parole suinte la haine. Leur attitude décadente, cynique au possible, source infinie d’ignominie, représente la définition la plus pure du mot « ABJECT ».

La légende dit que ces horreurs font jaillir des larmes de sang des yeux des lecteurs les plus innocents.

C’est la fin de ce petit article un peu provoc’, anti-morale, toussa toussa. La faute au soleil qui m’a probablement brûlé quelques neurones de trop. Quoiqu’il en soit, j’espère que vous partagez mon goût pour ces horreurs qui, je l’avoue sans complexe, me font bien plus rire que Cyril Hanouna ou Nabilla.

Anticipation, science-fiction : 6 films + livres extras !

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L’Avenir & la science-fiction.

Il fait rêver, souvent trembler, quelquefois espérer, mais toujours il inspire. De nombreux auteurs de science-fiction ont envisagé divers futurs pour notre Humanité. Il faut avouer que le sujet laisse un champ de possibilité infiniment vaste car, comme chacun le sait, l’Humain est la bête la plus imprévisible du règne animal.

Certaines des œuvres en la matière se distinguent toutefois par le fort réalisme du futur qu’elles annoncent. J’ai tenté de réunir ici les livres et films qui m’ont le plus frappé par la haute probabilité de l’avenir qu’ils envisagent.

Les pessimistes

Le Meilleur des Mondes, Aldous Huxley

 

Ce roman écrit par l’auteur britannique Aldous Huxley dans les années 30 est l’œuvre fondatrice de la littérature d’anticipation. Ce genre littéraire se distingue de la science-fiction en proposant une société située dans un futur relativement proche du temps présent.

De fait, Le Meilleur des mondes est une dystopie prenant place au milieu du XXIème, soit un siècle après sa rédaction par Huxley, dépeignant le portrait d’une société mondiale parfaite où la maladie, la guerre et la faim ont disparu de la surface de la Terre. Toutefois, ce monde d’apparence merveilleuse repose sur une réalité qui l’est bien moins…

Les naissances sont industriellement contrôlées et planifiées en fonction des besoins, le sexe n’a pour unique but que la satisfaction du désir quel qu’il soit, la société est strictement hiérarchisée en différentes castes dont l’allure physique des membres reflètent leur statut social. On y déteste la laideur aussi bien que la vieillesse, et la principale valeur promue par l’Etat Mondial est la recherche du bonheur immédiat par le biais d’une consommation outrancière…

On pourrait presque se demander s’il ne s’agit pas d’une troublante prophétie plutôt que d’une simple dystopie, n’est-ce pas ?

Mad Max : Fury Road, George Miller

 

Bien que d’apparence simple, ce film post-apocalyptique est en réalité très subtil. Après avoir été ravagée par les conflits nucléaires, la Terre est désertique, sans ressources et les humains, gangrénés par les radiations, s’entredéchirent pour la survie. Jusque-là rien de nouveau, je vous l’accorde.

Toutefois, une société très tribale s’est construite, basée sur le contrôle de l’eau, du carburant, des véhicules et des « pondeuses ». La légitimité de ses chefs repose, certes sur la violence, mais également sur le respect d’une mythologie improbable, véritable syncrétisme unissant croyances scandinaves, civilisation romaine, féodalisme, et société de consommation occidentale.

Même si vous ne portez pas les films d’action dans votre cœur, je vous conseille vraiment de le visionner, ne serait-ce que par curiosité, mais aussi parce qu’il est à mon sens le futur le plus probable de notre espèce.

1984, George Orwell

 

L’histoire de ce fameux roman d’anticipation publié en 1949 se déroule, sans surprise, en 1984, soit trente ans après un conflit nucléaire ayant permis l’ascension d’un régime policier et totalitaire exerçant une censure massive sur la population. Les comportements et pensées de chaque individu sont contrôlés et surveillés à tout moment par le très célèbre « Big Brother », la société est déconstruite jusqu’à sa langue et chaque aspect de la vie est conditionné par une propagande constante visant à sacraliser le régime et son leader.

Bref, un super bouquin à offrir en cadeau à notre ami Kim Jong Un.

Matrix, Larry et Andy Wachowski

 

Si vous ne connaissez pas, regardez-le. C’est tout.

Les optimistes

Fondation, Isaac Asimov

Cette saga du Père de la science-fiction a été rédigée initialement dans les années 40 sous forme de nouvelles, compilées en 1951 pour former le premier titre de cette épopée stellaire. L’intrigue se passe 15 000 ans dans le futur, l’Humanité a colonisé toute la Voie Lactée mais a oublié la Terre, reléguée au rang de mythe créateur sans réel intérêt. La Galaxie est dominée par l’Empire Galactique dont Hari Seldon prédit l’inexorable chute. Mais Hari Seldon est loin d’être un prophète illuminé. Au contraire, c’est le fondateur de la « psychohistoire », science qui a pour but de prédire le comportement de groupements humains en usant d’outils statistiques ultra-performants.

Grâce à cette science, Seldon annonce la fin de l’Empire et les 30 000 ans de barbarie qui s’ensuivront avant l’avènement d’un Second Empire plus vaste et plus puissant que le premier. Afin de limiter l’anarchie à seulement 1000 ans, il met alors en place le Plan Seldon dont la première pierre est l’instauration d’une Fondation sur la planète stérile et reculée de Terminus, chargée de recueillir tout le savoir de l’Humanité…

A travers Fondation, Isaac Asimov propose une réflexion aussi profonde qu’intéressante sur le libre arbitre, le caractère cyclique des civilisations et l’évolution.

Equilibrium, Kurt Wimmer

 

L’histoire se déroule en 2070, en Libria. La Terre a (une fois de plus) été dévastée par les conflits atomiques de masse. Afin de ne plus jamais revivre une telle apocalypse, les quelques survivants décident de fabriquer le « prozium », substance destinée à annihiler toute forme de sentiment ou d’émotion, ceux-ci étant jugés responsables des massacres perpétrés tout au long de l’histoire.

Une société ultra disciplinée et insensible est ainsi mise en place. Celle-ci est organisée autour du culte du Père, garant de l’administration du « prozium ». Tout ce qui est susceptible de susciter des sentiments chez l’Humain est méthodiquement détruit par les Ecclésiastes, agents d’élite formant le bras armé du Père. De cette façon, la paix absolue est assurée entre les Hommes. Ou presque.

En effet, il existe les « déviants », ceux qui refusent de prendre la dose de « prozium », rassemblés pour former « l’Underground », sorte de résistance qui tente de sauver les œuvres d’arts et lutter contre le régime du Père.

Ce film est malheureusement peu connu du grand public mais il en vaut vraiment la peine. La réflexion n’est pas forcément aussi pointue quand dans Fondation ou le Meilleur des Mondes, mais Equilibrium a le mérite de faire réfléchir sur ce qui fait réellement l’Humain, dans le meilleur comme dans le pire.

Les Fils de l’Homme, Alfonso Cuarón

Au delà des délicieuses références à Pink Floyd, ce film est riche d’allusions à de nombreux aspects de notre société actuelle. Ici pas de cataclysme nucléaire, en tout cas pas a priori. L’histoire débute le 16 novembre 2027, toutes les femmes de la planète sont devenues stériles et le plus jeune être humain vient de mourir à l’âge de 18 ans. Le chaos règne au sein de cette Humanité vouée à disparaître en moins d’un siècle, faute de naissances.

Ce film est particulièrement poignant. Il expose sans détour la détresse et l’anarchie d’une société sans but, sans espoir, sans avenir, bref sans enfants. Je vous le recommande.

Cette liste est évidemment loin d’être exhaustive et j’espère vous avoir donné envie de voir ou revoir certaines de ces œuvres.

Sur ce, que la Force soit avec vous !

Pourquoi devrait-on tous jouer aux jeux de rôle?

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Donjon & Dragon présentera sa V5 dès le 15 juillet, à l’occasion de son 40ème anniversaire.

Pillars of Eternity connait un franc succès en renouant avec les fondamentaux du jeu de rôle sur PC.

Vous ne comprenez pas un traître mot de ce que je viens d’écrire ? C’est que le monde du jeu de rôle vous est alors étranger. Et c’est bien dommage, car n’importe quel joueur de jeux de rôle vous affirmera, fébrile, l’œil brillant, les lèvres écumantes, que la découverte du jeu de rôle à littéralement changé sa vie.

En tout cas, moi, joueur de jeux de rôle de longue date, je vous le dis.

Comment définir le joueur de jeux de rôle?

Les plus réducteurs affirmeront que c’est un sous-genre relevant de la catégorie « geek », caractérisé par son addiction aigüe pour les jeux où on tape des monstres, son amour pour les endroits obscurs et son goût pour le death metal.

Bien que certains correspondent plus ou moins à ce grossier stéréotype, que j’ai d’ailleurs TROP souvent entendu, celui-ci est vraiment loin de refléter l’essence même du personnage. La communauté des adeptes du jeu de rôle regroupe des individus aussi divers dans leurs origines, milieux et passions, que nombreux. Certains sont en école d’architecture, d’autres en fac de droit. Certains sont intermittents du spectacle et d’autres sont bibliothécaires…

Oui, au fond de chacun d’entre nous se cache un rôliste qui s’ignore.

Le joueur de jeux de rôle est un un éternel rêveur

Et oui, les filles aussi aiment les jeux de rôle.

Avant toute chose, le rôliste est animé par un profond désir d’évasion. Le jeu de rôle est une sorte de portail vers d’autres mondes plus variés les uns que les autres ou le fantastique épouse l’épique. Il rêve de grandeur, d’horreur, de quêtes nobles ou de conquêtes barbares et le jeu lui permet de voyager dans les tréfonds incommensurables de son imagination.

Que l’on affectionne les univers relevant du style Donjon et Dragon le plus pur (cf. Seigneur des Anneaux : œuvre fondatrice en la matière), les mondes davantage tournés vers le « steampunk », les quêtes dans le genre « space opera », ou les plus classiques combats entre loups garous et vampire, tous les goûts se retrouvent dans le jeu de rôle. La seule limite demeure l’imagination du Maître du Jeu, sorte de « dieu-conteur » qui créé le monde dans lequel évoluent les joueurs, leur pose le décor et sème moultes embuches sur leur chemin.

Les Maîtres du Jeu les plus généreux peuvent même laisser aux protagonistes la possibilité de réaliser leurs fantasmes les plus secrets… S’ils l’ont mérité.

Le joueur de jeux de rôle est avant tout un joueur invétéré

J’y suis déjà allé : un chouette coin.

C’est peut-être ainsi qu’il est le plus perçu. De fait, c’est une caractéristique importante du rôliste. Il aime jouer dans le sens premier du terme, c’est-à-dire avec ses potes, sa fiche de personnage, son mythique dé à 20 faces (oui ça existe), son plateau de jeu et une bonne bière pour faciliter son immersion dans l’esprit du Maître du Jeu (certains racontent qu’après 1,5 litre ingurgité, on pourrait commencer à lire ses pensées).

Mais il aime également jouer dans le sens plus théâtral du terme. En effet, le rôliste s’attache à créer un personnage qu’il fait évoluer au fur et à mesure des aventures, des interactions avec les autres personnages et des quêtes qu’il accomplit. Quelle que soit la forme de la partie, qu’il s’agisse d’un jeu de rôle papier, de jeux vidéo type RPG ou de murder party (= jeux de rôle « grandeur-nature » sur fond d’enquête), le joueur doit totalement incarner son personnage pour profiter au maximum de l’expérience. Et plus le personnage est loufoque, plus c’est amusant…

Le joueur des jeux de rôle, un adepte du partage

Sans pour autant être synonyme de marxisme, le rôlisme c’est du partage à l’état brut. Si vous connaissez un adepte de jeux de rôle papier ou de murder party, demandez-lui de vous raconter ses aventures. Il parlera toujours à la troisième personne du pluriel, mentionnant à tous les coups ses compagnons sans qui l’aventure n’a plus de sens.

En effet, le rôlisme n’a d’intérêt que parce que l’on passe des moments hilarants avec des amis et que l’on se créé des souvenirs complétement virtuels mais qui, grâce à l’imagination et à l’effet de groupe, sont tels que l’on a l’impression de les avoir vécu « en vrai ». C’est peut-être l’aspect le plus fantastique de la chose.

So many pros

Si vous ne saviez pas ce que signifiait « être rôliste », j’espère vous avoir donné un aperçu aussi fidèle qu’alléchant du plaisir de faire partie de cette communauté, certes silencieuse, mais ô combien passionnée !

PS : Je fais confiance à mes fidèles acolytes du Code P.E.O.N.S. et autre Sombre Soleil pour me corriger le cas contraire.

PS bis : C’était une « private joke » de rôliste.

Franche-Comté, mon amour!

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Avec le redécoupage des régions, mon cœur a saigné. Il a saigné parce que ma région, déjà bien oubliée auparavant, est désormais reléguée au rang de contrée sans importance ni statut, subordonnée aux ordres de Dijon.

Je parle de la si riche et pourtant si délaissée : la Franche-Comté.

Pour beaucoup de mes concitoyens Parisiens ou Provinciaux, la Franche-Comté est synonyme de rusticité. Dans un sens, c’est vrai : il s’agit de la région la plus verte de France dont plus de la moitié du territoire est recouverte de forêt, un quart par des champs et le reste par de l’agglomération.

Il faut également admettre que notre patrimoine culturel repose aussi en grande partie sur ses spécialités locales dont certaines ont percé au-delà des frontières comtoises. J’entends par là l’inimitable Comté, la fameuse saucisse de Morteau, voire, pour les plus aguerris, le succulent Morbier ou la très douce Cancoillotte.

Et c’est sans compter sur ces vins du Jura à la saveur si particulière, dont Philippe Le Bel et surtout Henri IV étaient particulièrement friands, ou la fameuse absinthe récemment réintroduite dans le marché, ainsi que notre pastis local : le Pontarlier-Anis.

Manger en Franche-Comté, ou comment prendre 20 kilos en 30 minutes.

Mais réduire la Franche-Comté à son caractère rural et à ses spécialités culinaires relève de la plus haute ignorance.

Notre histoire est brillante et les francs-comtois le sont aussi. Ce n’est pas du chauvinisme, c’est un constat.

Notre population stagne depuis près d’un siècle. Nous avons laborieusement dépassé la barre des 1 500 000 habitants au moment du baby-boom, ce qui fait de la Franche-Comté une des régions de France les moins peuplée. Et pourtant, lorsque l’on s’intéresse aux personnalités nés « par chez nous » et que l’on rapporte leur nombre à celui de la population régionale : on obtient un ratio impressionnant.

Citons simplement à titre d’exemple Louis Pasteur et la découverte du vaccin contre la rage, le Comte De Jouffroy d’Abbans qui inventa le bateau à vapeur, les Frères Lumières qui furent à l’origine du cinéma ainsi que ces industriels dont la renommée a traversé les âges : Louis Vuitton et Armand Peugeot !

La Franche-Comté n’est donc pas la terre aussi morne et stérile que les mauvaises langues ont l’habitude de décrire.

Franche-Comté : Terre d’histoire et de résistance

Ma contrée rentre dans l’histoire dès l’Antiquité. Les Séquanes, peuple de cavaliers gaulois dont le territoire s’étendait en grande majorité sur ce qui s’apparente à la Franche-Comté actuelle, avaient pour capitale Vesontio (= l’actuelle Besançon).

Ils sont mentionnés pour la première fois dans la Guerre des Gaules de Jules César, qui explique être intervenu en raison de la menace que faisait peser le germain Arioviste sur les terres de ces antiques comtois.

Cette intervention s’est rapidement transformée en occupation et c’est de cette façon que la terre des Séquanes est alors annexée en tant que province romaine.

La Porte Noire de Besançon : vestige romain qui perdure encore aujourd’hui.

Le temps passe, les rois, seigneurs, princes et comtes se succèdent à la tête de la région pendant près de 1000 ans et pour autant, la Franche-Comté n’est jamais dirigée par la même puissance plus de 20 ans.

Pendant plusieurs siècles, la Franche-Comté est d’ailleurs appelée Comté de Bourgogne, par opposition au Duché de Bourgogne, qui sont tantôt réunis, tantôt séparés selon les affres des alliances féodales.

Finalement, c’est par la force des armes que Louis XIV prend possession de la Franche-Comté et intègre définitivement cette province à la France en signant le Traité de Nimègue de 1678.

Historiquement, les comtois ont toujours eu du mal avec les maîtres. Cette indépendance d’esprit se manifeste d’abord par la devise régionale « Comtois rends-toi, nenni ma foi » qui est issue de la tentative de siège de la ville de Dôle par les français.

Ceux-ci avisèrent les dolois en ces termes : « Comtois, rends toi ! » ce à quoi les assiégés répondirent « Nenni ma foi ! ». Les assaillants demandèrent alors : « Où sont vos chefs ? » et les dolois rétorquèrent superbement : « Nous sommes tous chefs ! ».

Mais cet esprit de révolte et d’opiniâtreté transparait également dans l’œuvre de certains illustres franc-comtois. J’entends par là les pères de l’anarchisme et de la philosophie du « Ni Dieu, ni maître » : Charles Fourier et Joseph Proudhon. Mentionnons également le merveilleux Gustave Courbet et son « Origine du monde » aussi subversive que scandaleuse pour les biens pensants du XIXème siècle.

Et que dire de Rouget de Lisle, cet habitant de Lons-le-Saunier que personne ne connaît mais dont tout le monde (ou presque) a appris la célèbre… Marseillaise !

(J’ai oublié de citer Victor Hugo, même s’il n’a pas été Franc-comtois très longtemps)

Malheureusement, cette identité est en passe de devenir bourguignonne et se voir ainsi diluée au sein d’un moule que l’on veut économiquement plus rentable. Mais avant de détruire les régions, il aurait peut-être fallu envisager de supprimer le « mille-feuille administratif local » qui perdurera même avec la réforme territoriale.

J’entends par là tous les conseils municipaux, communautés d’agglomérations, conseils départementaux, conseils régionaux, et j’en passe, qui ne contribuent certainement pas à une plus grande efficacité de l’administration locale.

Quoiqu’il en soit, et peu importe ce qu’ordonne Paris, je reste et resterai un Franc-Comtois.

Histoire : Comment est mort Alexandre le Grand ?

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Avant d’entrer dans la postérité et de remplir aussi bien notre mémoire collective que les tombeaux les plus somptueux, les grandes figures du passé étaient, avant tout, des femmes et des hommes comme nous tous !

Cela semble a priori évident, mais nombreux sont ceux qui ont tendance à oublier que ces grandes personnalités mangeaient, dormaient, riaient et pleuraient.

Bien entendu, l’Histoire n’aime pas les héros humains. L’Histoire préfère les demi-dieux, les héros invincibles et les tyrans démoniaques. Elle aime distendre leurs vies et exagérer leurs traits au point de les déformer, voire de nous faire oublier qu’ils n’étaient que de vils mortels.

Pourquoi ? Tout simplement parce que l’Histoire n’aspire qu’à devenir Mythes et Légendes !

Hurluberlu s’en va donc vous narrer la véritable cause de la mort d’Alexandre le Grand, aussi peu épique soit-elle…

ALEXANDRE LE GRAND : Sa véritable mort.

Alexandre le Grand, dont la réputation n’est plus à faire, meurt le 13 juin 323 avant J-C dans des circonstances aussi tragiques que mystérieuses.

Pendant longtemps, les raisons de son décès sont restées relativement obscures. Bien que les sources fiables soient aussi nébuleuses que peu nombreuses, la plupart des faits relatés par les auteurs antiques se recoupent et ont permis de reconstituer partiellement le moment du décès.

Ainsi, le célèbre macédonien alors âgé de 33 ans, dans la force de l’âge et d’une constitution robuste, développe subitement une étrange pathologie qui aura raison de lui en quelques jours seulement. Au départ, il ressent une forte fièvre et éprouve de grandes difficultés pour manger et boire. Il est ensuite atteint de violentes douleurs, de toux fréquentes, de vomissements et alterne les phases de délires et de conscience. Cet état persiste environ quelques jours avant de provoquer son décès.

C’est ainsi que le maître de la moitié du monde connu s’éteint, laissant à sa succession un empire dont la carcasse encore fumante sera partagée entre ses plus proches lieutenants, et ouvrant par la même l’ère des Royaumes Diadoques.

Empire d’Alexandre et Royaumes Diadoques

LES THÉORIES DE L’EMPOISONNEMENT

Évidemment, les spéculations et théories sur le sujet ont largement eu le temps de mûrir et s’épanouir en plus de deux millénaires. Deux d’entre elles ont particulièrement été approuvées à travers les siècles :

La plus classique d’entre elle, la plus vendeuse, celle que tout le monde connait et à laquelle presque tout le monde adhère, consiste à attribuer le funeste sort d’Alexandre le Grand à un empoisonnement.

Il faut avouer qu’un empire s’étalant du Nord de la Macédoine aux rives de l’Indus en passant par le Sud de l’Egypte et par le Nord de l’Arménie avait de quoi susciter quelques convoitises… Mais au-delà de ces viles considérations politiques, il faut également admettre qu’une mort aussi foudroyante, chez un homme dont la force physique et la robustesse sont avérées, a tout d’un acte suspect. Et les suspects étaient nombreux.

Toutefois cette hypothèse a toujours été confrontée au fait qu’aucun des goûteurs d’Alexandre n’avait contracté le même mal…

« On accepte une coupe de poison de celui qui nous a offert 100 coupes de nectar » Proverbe indien

La plus ancienne théorie, moins intuitive, consiste à attribuer le décès du conquérant à une septicémie. Pourquoi ? Parce que la tradition antique grecque veut que les vainqueurs au combat célèbrent leurs victoires par de glorieux banquets où l’alcool coule autant à flot que le sang de l’adversaire.

Et Alexandre le Grand était plutôt le genre de guerrier qui gagne beaucoup. Il buvait donc… beaucoup ! Peut-être même trop, selon certains de ces proches. C’est pourquoi, des spécialistes ont envisagé l’idée selon laquelle l’ingurgitation massive d’alcool aurait conduit à un empoisonnement certes, mais « involontaire » cette fois.

Cependant, là encore, rien n’est avéré : l’empoisonnement du sang en raison de l’alcool aurait normalement dû provoquer une ou plusieurs cirrhoses avant de calmer les ardeurs du jeune guerrier. Or aucun texte ne relate de tels antécédents…

Le liquide idéal pour se liquider.

UN BIEN CRUEL DESTIN

La dernière hypothèse, très récente, beaucoup moins héroïque et reconnue par l’intégralité des spécialistes historiens comme médecins, consiste à affirmer qu’Alexandre le Grand est décédé à cause……… d’un insecte !

Une mouche anophèle, vecteur du paludisme.

En effet, le plus grand conquérant de tous les temps serait bel et bien mort suite à la fatale piqure d’un moustique anophèle, moustique qui lui aurait transmis le paludisme alors qu’il inspectait des marais.

Le plus ironique dans cette histoire est qu’Alexandre le Grand n’avait quasiment jamais été battu sur un champ de bataille, qu’il était en bonne santé jusqu’alors et qu’il envisageait même de diriger ses armées de l’autre côté de la Méditerranée. Voici une preuve supplémentaire de l’humour noir auquel aime tant se livrer le Destin.

Moralité : soyez à jour dans vos vaccins.

Comment combattre les nouveaux « orateurs »?

Citation

Désuète, la brillante époque des toges et des joutes oratoires endiablées au rythme des acclamations de l’auditoire.

Dépassée, la fameuse époque des bonnets phrygiens et des débats houleux de la Convention sur fond de révolte populaire.

Démodée, la grande époque des hommes à moustache, costumes trois pièces, monocles et cigares, interpellant fiévreusement les rangs de l’Assemblée par des discours restés dans les annales.

Pourtant… « Le Débat » jouit à l’heure actuelle d’une importance quasi inégalée dans l’Histoire. L’individu est sans cesse invité à réagir, à voter, à participer à des sondages, à commenter… Donner son avis n’est plus une vile affaire de comptoir ou une prérogative exclusivement dévolue à une certaine élite intellectuelle. Sous l’influence des médias et des réseaux sociaux, chacun de nous est invité à donner son opinion aussi bien sur les récents problèmes de Nabilla que sur la politique fiscale menée par le Gouvernement.

Malgré tout, et devant une telle « démocratisation » de la chose, il est surprenant de voir à quel point la quantité a largement empiété sur la qualité. Il suffit de jeter un œil aux divers échanges pré-électoraux pour constater que les discours sont creux tant sur le fond que sur la forme. Et c’est sans parler des échanges du quotidien auxquels tout un chacun est amené à faire face…

Cela étant dit, un phénomène sociologique intéressant s’est développé suite à cette expansion du débat : des catégories « d’orateurs » ont vu le jour, venant s’ajouter à celles déjà existantes depuis longtemps…

Clarifions d’emblée les choses. Par « orateur » je ne fais pas référence au sens mélioratif du terme désignant « un individu sachant s’exprimer avec aisance ». Je l’utilise en réalité dans son sens premier désignant simplement « une personne qui prononce un discours ». Précision sémantique importante car ces « orateurs » sont de parfaits archétypes !

On les retrouve un peu partout dans notre entourage direct ou indirect, à la fac ou en soirée, au boulot ou dans le métro.

Ces orateurs, bien qu’idéologiquement antagonistes, ont fâcheusement tendance à produire un discours stéréotypé qui les rapproche plus qu’ils ne veulent bien l’admettre. Ils mettent également un point d’honneur à annihiler la bonne ambiance de certaines soirées ou l’espoir de tenir une discussion sérieuse et productive.

En voici quelques uns…


Le Partisan

Jean-Luc Mélenchon,  le partisan par excellence.

Il est le plus répandu parmi les citoyens du monde libre, et peut-être le plus violent. Comme vous vous en doutez, la discussion tourne en général très vite au débat politique. Sa caractéristique principale est sa foi aveugle dans le bienfondé du programme de son parti ou de son courant politique.

Attention, si votre opinion est trop originale à son goût, il se montrera rapidement aussi condescendant que sarcastique. Méfiance également, car c’est avec lui qu’on a le plus de chance d’atteindre le point Godwin. Il est donc très important de garder son calme et de ne pas s’emporter.

Il connait son petit discours par cœur et le ressort fièrement dès qu’il en a l’occasion, persuadé qu’il a LA solution à la crise. Il adore faire dans le prosélytisme à la sortie des lycées, voire distribuer des tracts de temps en temps. Surtout, il adore les chiffres qu’on lui a vaguement soufflés à l’oreille et qui accréditent la thèse du parti. Il pense que ça crédibilise son discours.

En réalité, c’est précisément là sa faiblesse. Il répète un discours dont il ne comprend que le dixième (et encore). Le meilleur moyen de le calmer est alors de lui demander d’où viennent ces chiffres ou ces exemples fallacieux qu’il balance à tire-larigot et, surtout, ce qu’ils signifient.

Là, il va commencer à hésiter. En réalité il n’en sait pas grand-chose. Alors, il va tenter la langue de bois, comme le font si bien ses héros qui passent à la télé et inspirent son quotidien. Il va commencer à vous sortir des énormités historiques, sociales, économiques car il adore les raccourcis intellectuels. Il va brasser du vent, voire se contredire. Et c’est précisément à ce moment-là qu’il faut lui faire remarquer qu’il parle comme le parfait petit politicien en herbe, politicien qu’il est d’ailleurs le premier à condamner.

Laissez le parler, il finira par se noyer !

Le Comploteur

Complot n° 546: Le village des schtroumpfs serait un village d’homosexuels communistes…

Le Comploteur est amusant. Il a le viscéral sentiment d’être le seul à détenir la Vérité sur ce qui se trame dans les coulisses du monde. Il aime la numérologie, le Da Vinci Code, Anonymous et la science-fiction. Il est incollable aussi bien sur le secret des Pyramides de Gizeh que sur les mystères des temples Mayas. Il fréquente ce genre de sites : http://la-verite-nous-emancipera.blogspot.fr/, et regarde ce genre de vidéos :

http://www.youtube.com/watch?v=tvkOh9vOdIc

Il s’improvise volontiers physicien, mathématicien, historien, anthropologue ou biologiste et tente souvent de crédibiliser ses dires par un raisonnement pseudo-scientifique ou par la similitude de phénomènes sans aucun rapport !

Le Complotiste peut se montrer déroutant, tant il a raison sur tout. Son désir le plus cher est d’expliquer l’inexplicable par une thèse établissant l’existence d’une société secrète (terrestre ou extra-terrestre) visant à dominer l’Humanité. En gros.

Ses arguments sont donc redondants et repose sur une logique qui n’en est pas une. Il entend ce qu’il a envie d’entendre et il voit ce qu’il a envie de voir. Il n’y a donc pas grand-chose à faire avec ce genre « d’orateur » si ce n’est, à la limite, de lui faire comprendre que rester passivement derrière un ordinateur à compiler et absorber des vidéos qui confortent sa paranoïa, ne lui permettra pas plus de sauver l’Humanité que de percer les secrets de l’Univers.

Cependant, si vous êtes courageux, vous pouvez tenter de démonter ses arguments les uns après les autres. C’est largement possible mais ce sera fastidieux dans la mesure où sa réponse à tous vos contre-arguments sera systématiquement un simple : « C’est normal que tu me dises ça : c’est ce qu’ils veulent que tu penses ! »…

Le Fondamentaliste

Les religions monothéistes selon l’artiste français, JR.

Il s’agit peut-être de la plus ancienne catégorie d’orateur et c’est en fait une sorte de mélange des deux premiers : il est agressif, persuadé de l’invincibilité de son dogme religieux, invincibilité qu’il est capable de prouver par tout moyen, et qui lui sert à expliquer la raison d’être du monde. Il est aussi incroyablement étroit d’esprit que particulièrement moralisateur.

Pour lui clouer le bec, c’est assez simple. Les fanatiques religieux ont souvent un mode de vie en totale contradiction avec leur discours, surtout au XXIème siècle et surtout en Occident. Ils sont également de grands hypocrites quand ils ont décidé de s’y mettre. Si vous connaissez un minimum le Fondamentaliste qui vous fait face, vous n’aurez aucun mal à mettre l’accent là-dessus et ça calmera ses ardeurs. Enfin, vous pouvez toujours lui rappeler que la violence des propos qu’il tient est totalement incompatible avec ses croyances. En effet, il ne faut pas oublier, en tout cas pour les grands monothéismes, qu’il s’agit de religions initialement basées sur la paix et l’amour…

Le Sceptique Relativiste

« Le sceptique relativiste », est une personne qui a des idées sur tout et surtout des idées comme les Tranxen 200 incarnés par les Inconnus

Il est redoutable. Peut-être parce que son discours est philosophiquement le plus défendable. Il n’est jamais le premier à lancer le débat, par contre il est le premier à critiquer chaque prise de position et chaque argument en jouant sur les mots, sur les définitions, sur les concepts ou sur les contre-exemples, que ce soit approprié ou non. Il n’a d’avis sur rien car, selon lui, il n’y a pas de vérité absolue, tout est relatif. Il n’apporte aucune solution, ne pose aucune question. Il se contente de contredire pour le plaisir ou pour jouer la provoc’.

Lorsque la discussion avec ce genre d’orateur se fait pesante, il suffit de lui dire que « son scepticisme appliqué à toute réflexion devient, en lui-même, une doctrine qu’il érige en vérité. C’est un dogmatisme retourné qui le rend semblable au plus inconditionnel des fanatiques ». Le temps qu’il comprenne le sens réel de cette phrase, vous avez le temps de vous servir un petit verre et vous trouver d’autres compagnons de discussion !