Coups de Coeur

Anticipation, science-fiction : 6 films + livres extras !

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L’Avenir & la science-fiction.

Il fait rêver, souvent trembler, quelquefois espérer, mais toujours il inspire. De nombreux auteurs de science-fiction ont envisagé divers futurs pour notre Humanité. Il faut avouer que le sujet laisse un champ de possibilité infiniment vaste car, comme chacun le sait, l’Humain est la bête la plus imprévisible du règne animal.

Certaines des œuvres en la matière se distinguent toutefois par le fort réalisme du futur qu’elles annoncent. J’ai tenté de réunir ici les livres et films qui m’ont le plus frappé par la haute probabilité de l’avenir qu’ils envisagent.

Les pessimistes

Le Meilleur des Mondes, Aldous Huxley

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Ce roman écrit par l’auteur britannique Aldous Huxley dans les années 30 est l’œuvre fondatrice de la littérature d’anticipation. Ce genre littéraire se distingue de la science-fiction en proposant une société située dans un futur relativement proche du temps présent.

De fait, Le Meilleur des mondes est une dystopie prenant place au milieu du XXIème, soit un siècle après sa rédaction par Huxley, dépeignant le portrait d’une société mondiale parfaite où la maladie, la guerre et la faim ont disparu de la surface de la Terre. Toutefois, ce monde d’apparence merveilleuse repose sur une réalité qui l’est bien moins…

Les naissances sont industriellement contrôlées et planifiées en fonction des besoins, le sexe n’a pour unique but que la satisfaction du désir quel qu’il soit, la société est strictement hiérarchisée en différentes castes dont l’allure physique des membres reflètent leur statut social. On y déteste la laideur aussi bien que la vieillesse, et la principale valeur promue par l’Etat Mondial est la recherche du bonheur immédiat par le biais d’une consommation outrancière…

On pourrait presque se demander s’il ne s’agit pas d’une troublante prophétie plutôt que d’une simple dystopie, n’est-ce pas ?

Mad Max : Fury Road, George Miller

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Bien que d’apparence simple, ce film post-apocalyptique est en réalité très subtil. Après avoir été ravagée par les conflits nucléaires, la Terre est désertique, sans ressources et les humains, gangrénés par les radiations, s’entredéchirent pour la survie. Jusque-là rien de nouveau, je vous l’accorde.

Toutefois, une société très tribale s’est construite, basée sur le contrôle de l’eau, du carburant, des véhicules et des « pondeuses ». La légitimité de ses chefs repose, certes sur la violence, mais également sur le respect d’une mythologie improbable, véritable syncrétisme unissant croyances scandinaves, civilisation romaine, féodalisme, et société de consommation occidentale.

Même si vous ne portez pas les films d’action dans votre cœur, je vous conseille vraiment de le visionner, ne serait-ce que par curiosité, mais aussi parce qu’il est à mon sens le futur le plus probable de notre espèce.

1984, George Orwell

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L’histoire de ce fameux roman d’anticipation publié en 1949 se déroule, sans surprise, en 1984, soit trente ans après un conflit nucléaire ayant permis l’ascension d’un régime policier et totalitaire exerçant une censure massive sur la population. Les comportements et pensées de chaque individu sont contrôlés et surveillés à tout moment par le très célèbre « Big Brother », la société est déconstruite jusqu’à sa langue et chaque aspect de la vie est conditionné par une propagande constante visant à sacraliser le régime et son leader.

Bref, un super bouquin à offrir en cadeau à notre ami Kim Jong Un.

Matrix, Larry et Andy Wachowski

 

Si vous ne connaissez pas, regardez-le. C’est tout.

Les optimistes

Fondation, Isaac Asimov

Cette saga du Père de la science-fiction a été rédigée initialement dans les années 40 sous forme de nouvelles, compilées en 1951 pour former le premier titre de cette épopée stellaire. L’intrigue se passe 15 000 ans dans le futur, l’Humanité a colonisé toute la Voie Lactée mais a oublié la Terre, reléguée au rang de mythe créateur sans réel intérêt. La Galaxie est dominée par l’Empire Galactique dont Hari Seldon prédit l’inexorable chute. Mais Hari Seldon est loin d’être un prophète illuminé. Au contraire, c’est le fondateur de la « psychohistoire », science qui a pour but de prédire le comportement de groupements humains en usant d’outils statistiques ultra-performants.

Grâce à cette science, Seldon annonce la fin de l’Empire et les 30 000 ans de barbarie qui s’ensuivront avant l’avènement d’un Second Empire plus vaste et plus puissant que le premier. Afin de limiter l’anarchie à seulement 1000 ans, il met alors en place le Plan Seldon dont la première pierre est l’instauration d’une Fondation sur la planète stérile et reculée de Terminus, chargée de recueillir tout le savoir de l’Humanité…

A travers Fondation, Isaac Asimov propose une réflexion aussi profonde qu’intéressante sur le libre arbitre, le caractère cyclique des civilisations et l’évolution.

Equilibrium, Kurt Wimmer

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L’histoire se déroule en 2070, en Libria. La Terre a (une fois de plus) été dévastée par les conflits atomiques de masse. Afin de ne plus jamais revivre une telle apocalypse, les quelques survivants décident de fabriquer le « prozium », substance destinée à annihiler toute forme de sentiment ou d’émotion, ceux-ci étant jugés responsables des massacres perpétrés tout au long de l’histoire.

Une société ultra disciplinée et insensible est ainsi mise en place. Celle-ci est organisée autour du culte du Père, garant de l’administration du « prozium ». Tout ce qui est susceptible de susciter des sentiments chez l’Humain est méthodiquement détruit par les Ecclésiastes, agents d’élite formant le bras armé du Père. De cette façon, la paix absolue est assurée entre les Hommes. Ou presque.

En effet, il existe les « déviants », ceux qui refusent de prendre la dose de « prozium », rassemblés pour former « l’Underground », sorte de résistance qui tente de sauver les œuvres d’arts et lutter contre le régime du Père.

Ce film est malheureusement peu connu du grand public mais il en vaut vraiment la peine. La réflexion n’est pas forcément aussi pointue quand dans Fondation ou le Meilleur des Mondes, mais Equilibrium a le mérite de faire réfléchir sur ce qui fait réellement l’Humain, dans le meilleur comme dans le pire.

Les Fils de l’Homme, Alfonso Cuarón

#43 - Children of Men (2006)

Au delà des délicieuses références à Pink Floyd, ce film est riche d’allusions à de nombreux aspects de notre société actuelle. Ici pas de cataclysme nucléaire, en tout cas pas a priori. L’histoire débute le 16 novembre 2027, toutes les femmes de la planète sont devenues stériles et le plus jeune être humain vient de mourir à l’âge de 18 ans. Le chaos règne au sein de cette Humanité vouée à disparaître en moins d’un siècle, faute de naissances.

Ce film est particulièrement poignant. Il expose sans détour la détresse et l’anarchie d’une société sans but, sans espoir, sans avenir, bref sans enfants. Je vous le recommande.

Cette liste est évidemment loin d’être exhaustive et j’espère vous avoir donné envie de voir ou revoir certaines de ces œuvres.

Sur ce, que la Force soit avec vous !

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