Coups de Coeur

Gignac chez les Tigres

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Hurluberlu vous livre en exclusivité le résumé de la saison 2016 d’ André-Pierre Gignac chez les Tigres UANL de Monterrey. Avis aux parieurs et aux fans. Ceci est une œuvre de fiction – do not take it seriously !
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Gignac chez les Tigres : Viva Dédé !

Dans la chaleur de Monterrey, un zinc se pose sur le tarmac chauffé à blanc par la foule en délire. Cette marée humaine, tous drapeaux et fumigènes dehors, est là pour accueillir en grandes pompes la nouvelle idole du pays. André-Pierre Gignac, sombrero vissé sur la tête et t-shirt motif aztèque peine à se frayer un chemin à travers les quelques 2.5 millions (oui plus de la moitié de la ville) de fans hystériques sur le chemin du Stadio Universitario. Autant dire qu’avec une telle ferveur populaire, le néo-ex Marseillais ne regrette pas son choix. Enfin un public qui ne le sifflera pas et qui n’entonnera pas de chants grossiers sur son poids ou ses habitudes alimentaires…

La visite médicale est une simple formalité tant le Dédé est affuté au sortir de sa cure d’amaigrissement estivale. Les 2 semaines de congés en famille à Cancùn n’y changeront rien… Lors de sa présentation de rock-star, la nouvelle coqueluche nationale est acclamée par quelques 50 000 spectateurs et foule le tapis rouge au son d’un Color Gitano qui résonne dans tout Monterrey. Après quelques gestes techniques bien sentis et 5 ballons balancés au public, Dédé se sent pousser des ailes : « Vous êtes mon club de cœur, je réalise un rêve d’enfant, je vous aime… et en plus j’adore le guacamole ! ».  Le public est sous le charme, Dédé ne s’est pas trompé, ça valait vraiment le coup d’enterrer sa carrière en Equipe de France.

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Gignac chez les Tigres : De Dédé à Beber !

Si l’histoire s’annonçait idyllique, la réalité est tout autre. Nous sommes le 5 Novembre et André-Pierre Gignac déguste seul un Super Dédé, le nouveau burrito qui porte son nom depuis son arrivée à Monterrey. Ce sandwich, résume à lui seul la mélancolie et le marasme dans lequel est plongé l’attaquant français. Pourtant tout y est… de bons ingrédients mais la sauce ne prend pas… Il faut dire que les problèmes se sont accumulés.

D’abord les joueurs locaux, un peu jaloux du statut de la nouvelle idole, ne sont pas plus accueillants qu’un Furiani un soir de derby, et pas moins inamicaux qu’un conquistador devant une tribu d’aztèques. Il faut dire que le penalty raté en finale de la Libertadores 2015 traine toujours dans les esprits… Mais merde quoi c’est impossible de se concentrer dans ces satanés stades… « C’est vrai qu’ils aiment pas le football comme en France les gringos d’El Volcan » dira Dédé sur le plateau du CFC. Le poids du transfert (5,5 m€ de salaire) pèse sur les épaules de Gignac. Lui qui pensait se débarrasser de la pression en quittant Marseille doit revêtir un costume de Zorro pour sauver les Tigres UANL bien mal embarqués en championnat.

Au niveau du jeu ça coince aussi. Dédé peine à trouver ses marques, il n’est que l’ombre du goléador redoutable des cassettes vidéos envoyées par Vincent Laburne aux scouts des Tigres. Seulement 3 buts et une passe décisive en 12 matchs depuis le début de la saison. C’est très clairement insuffisant pour un international français qui plantait goals sur goals sur le Vieux Port. Ce qui agace surtout ce sont les incroyables ratés de Dédé dont les exploits tournent sur toutes les chaines de TV locales. Au point même qu’on ne l’appelle plus Dédé mais Beber en référence à Bernardo, le valet muet ( on dit “muet devant le but ) de Zorro.

Bides toujours, les polémiques autour de la surcharge pondérale du striker alimentent de nouveau les gazettes et les talkshow. Il faut dire que Dédé n’est plus aussi svelte qu’à son arrivée, et ça se voit. En coulisse déjà car l’intendant du club qui ne l’avait pas prévu doit désormais commander des maillots dans une taille supérieure. En dehors du terrain aussi car Dédé à adopter le rythme de vie d’un loco de chez loco, Ronaldinho. Les deux champions enchaînent les grillades, les spring-break et les shots de tequila. Tout ceci enchante les bars et les restaurateurs locaux, mais beaucoup moins les dirigeants des Tigres qui flairent l’arnaque. Eux qui pensaient mettre la main sur un crack, ont en fait récupérer un ersatz de touriste américain lambda, splendide de beaufferie et incapable de planter une cacahuète à une équipe d’anonymes boliviens.

 

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Gignac chez les Tigres : Le retour du buteur masqué !

C’est au fond du trou que Dédé va finalement trouver la lumière. Alors qu’il assiste, au premier rang, à un combat de catch local, voilà qu’un des lutteurs glisse depuis la troisième corde et s’écrase violemment sur le français. Avec une fracture de la clavicule, voilà que Dédé est contraint au congé médical. Les témoignages de soutiens affluent des 4 coins du Mexique, mais pas de France  où les observateurs sont obnubilés par la nouvelle starlette locale : Yassine Benzia – le 246e « Nouveau Zidane »

Cette convalescence est. L’homme semble également être transformé. Il reprend l’entrainement 5 jours après son réveil, contre l’avis du staff et adopte une hygiène de vie de marathonien. Naturellement les résultats et les performances reviennent, Dédé redevient la machine à buts redoutable de son époque Toulousaine et talonne désormais Bafé Gomis (il a signé à Guadalajara pendant la période de Noel) au classement des buteurs. Beber redevient Dédé – El Goleador Enmascarado, en référence à sa nouvelle célébration qui consiste à courir avec la main devant les yeux. Ce qui pose problème notamment contre le Yucatàn FC quand Dédé fonce tout droit vers les tribunes adverses sans s’en rendre compte… Les projectiles pleuvent mais Dédé s’en fout il a déjà connu bien pire à Rennes ou à Evian.

S’il est redevenu le leader technique et charismatique des Tigres, Dédé n’est pas totalement satisfait… Malgré un titre de champion remporté haut la main et un trophée de meilleur buteur glané à la barbe de Bafé Gomis, il reste encore un gout d’inachevé. Ce satané penalty lui trotte toujours dans la tête et l’empêche de faire sa sieste à l’ombre des cactus. Fort heureusement le destin décide qu’en 2016 la finale de la Libertadores sera un remake de la finale de 2015. Exit Lisandro Lopes, Dédé retrouve Bafé en finale pour un match qui sent la poudre et la Ligue 1. El Goleador, auteur d’un triplé OKLM, sera élu homme du match et Gomis quittera la pelouse au bout de 20 minutes suite à un malaise vagal. Gignac est enfin prophète en son – nouveau – pays et s’installe à la table des divinités contemporaines et des légendes des Tigres. Sa statue trône désormais sur l’esplanade qui mène au stade d’El Volcan et André-Pierre est devenu le prénom le plus donné dans les maternités de Monterrey chez les nourrissons tous sexes confondus…

Avec le sentiment du devoir accompli, Dédé peut désormais étudier en toute sérénité, la proposition de contrat du Réal Pattaya.

Affaire à suivre…

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