A propos Raphaël

Jeune francilien, il m'arrive d'étudier en Lettres de temps en temps. Il aime beaucoup les concerts gratuits et le cinéma entre autres. Parfois il parle de lui à la troisième personne mais on l'aime quand même.

C’est maintenant que tu le découvres ? #9 Radio Elvis

Bonjour, Messieurs, Mesdames.

Aujourd’hui, nous parlons français, belles phrases, beaux mots, poésie, clavier, guitare. Joli programme en perspective pour parler de Radio Elvis.

Radio Elvis, C’est maintenant que tu le découvres ?

Certains diront que le train est déjà passé, que le groupe en question est sur les rails vers le succès et que les nouveaux fans seront ceux de la deuxième vague mais tant pis. Il reste quelques places dans les derniers wagons de Radio Elvis.

Bon si vous ratez le train c’est également de ma faute, cela fait une bonne année que je connais le groupe pour les avoir découverts au festival OUI FM en Mai 2015. Mais j’avoue ne pas avoir été tout de suite convaincu par le rock amoureux des parisiens.

Radio Elvis c’est trois garçons, Pierre Guénard, ancien slameur qui écrit et chante. Colin Russeil à la batterie et au clavier et Manu Ralambo à la guitare.

La français est très en vogue en ce moment, impossible de le nier, entre Izia et son album en français, l’émergence de Feu! Chatterton et l’amour de certains pays pour la nouvelle génération du rap français. (ici notre article avec Demi Portion pour les curieux). Radio Elvis apporte autre chose dans cette renaissance du français dans la musique. La poésie a une grande place dans les morceaux chantés et Pierre Guénard s’inspire de poèmes pour écrire les aventures décrites dans les chansons du trio.

Je vous disais tout à l’heure que je n’avais pas été tout de suite convaincu par les morceaux du groupe parisien. Mais qu’est ce qui m’a convaincu à devenir un amoureux inconditionnel de Radio Elvis ? Leur album. Les Conquêtes sorti le 1 Avril 2015 est un bijou de musique. Pour décrire au mieux ce qu’est cet album, je vais citer tout simplement la description disponible sur le site officiel du groupe :

« Les conquêtes sont des aventures qui entraînent sur les chemins de l’errance, les sens en alerte, au gré du vent, du sable, du soleil…. Métaphores amoureuses, aventureuses, exploration de soi ou quête spirituelle, chacun y trouvera sa propre conquête. Cet album tient en éveil. Nul repos possible au cours du voyage, mais l’envie perpétuelle de l’écouter sans arrêt. Toutes les chansons sont essentielles. »

Je n’ai pas grand chose d’autres à ajouter. Cet album est parfaitement construit de A à Z, il est fait pour être écouter dans l’ordre de la tracklist. Aucun morceau n’est à jeter, tout a son sens, tout est exact.

Le groupe fait beaucoup de scènes, je vous conseille fort logiquement d’aller y jeter un oeil et surtout une oreille.

Je vais sans doute continuer à parler de la langue française dans des futurs articles.

Bisous.

 

Tu en veux plus sur la série « C’est maintenant que tu le découvres ? ». C’est par ici.

C’est maintenant que tu le découvres ? #8 Ulrika Spacek

Salut.

Comme le dit si bien Frank Sinatra ci-dessus, ça faisait quand même quelques mois que mon nom n’était pas apparu sur le site. Si je devais donner une raison ce serait le planning, le temps m’ayant manqué autant qu’écrire m’avait manqué.

N’ayant pas d’inspiration pour trouver une transition entre l’introduction et l’artiste présenté, j’ai mis une photo.

Ulrika Spacek

Cinq anglais qui font de la musique, c’est le retour au complet des One Direction. Les « boys » comme ils aiment être appelé par leurs fans, dont l’accent british laissent parfois à désirer, reviennent avec les cheveux gras, de la barbe, des guitares, une basse, une batterie et tout plein de grammes à disperser dans le sang ou dans des feuilles à rouler.

Sur-productif depuis qu’ils sont basés sur leur deux nouveaux leaders : Rhys Edwards et Rhys Williams, les 1D qui pour avancer sereinement ont désormais choisi le pseudonyme « Ulrika Spacek » reviennent après un dernier album discret sorti en Novembre 2015. The Album Paranoia sorti le 5 Février 2016 devient le premier jet d’une renaissance pour les anglais qui souhaitent attirer un nouveau public, plus intime sans doute.

Il est marrant ton délire mais c’est quoi ? 

La formule des InRocks est très bien trouvée, ils définissent le groupe comme étant : « Entre Tame Impala et Radiohead ». Ulrika Spacek va faire le bonheur des amoureux de psyché. Si le terme succès est très faible pour définir la réussite de Tame Impala dans le monde, ce serait mentir si l’on disait que l’album d’Ulrika Spacek n’était pas inspiré par la vague amorcée, plus ou moins, par Kevin Parker et ses acolytes. Ulrika Spacek ajoute à sa musique une flopée de troubles psychiques et utilise moins de procédés électroniques que ses homologues australiens.

L’album, dont le titre « The Album Paranoia » annonce la couleur, est composé de 10 titres, il dure 45 min et plonge l’auditeur dans une bulle où se trouvent toutes sortes de substances moyennement licites et une succession de troubles tout aussi inquiétants. L’album joue sur un enchaînement d’ambiances qui oscillent entre énergie et morphine. On va synthétiser cela comme une expression de la schizophrénie, qui est un thème majeur dans les textes de l’album et de l’ambiance de l’album.

En conclusion, une belle expérience d’écoute dans la lignée d’un mouvement qui plaît de plus en plus, et un groupe qui peut devenir très productif dans les années à venir. L’écoute de l’album est possible ci-dessous.

La bise.

 

Tu en veux plus ?

Le showeb d’automne : récap

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Mardi 6 Octobre, 9h30 Paris est déjà levé depuis quelques heures, c’est donc bien réveillé qu’il voit débarquer sur son avenue la plus célèbre une horde de gens de l’internet. Ils viennent tous d’horizons différents mais sont liés par un point commum: le cinéma. L’Avenue des Champs Elysées est détrempée, l’Arc de Triomphe à peine visible mais le cadre reste splendide.

Tout ce beau monde dans le Gaumont Marignan, la salle d’attente se remplit doucement, on attend juste le signal pour rentrer dans la salle. La salle parlons-en, il y a deux types de salles, l’amphithéâtre, représenté comme ceci : \ | ; et les salles plates comme ceci : _ |. Là c’est plat, la scène et l’écran sont légèrement surélevés, cela favorise ceux qui ont la fougue de se placer dans les premiers rangs. C’est idéalement placé que la convention peut démarrer.

Gros débat quelques minutes avant le début du showeb : quel sera le film surprise de fin de convention ? Les possibilités fusent et c’est au bout de 2 minutes de convention que l’on nous apprend que le film ne sera pas diffuser faute de temps.

Premier résumé, l’événement : Trois sessions, les gros distributeurs, les petits et indépendants puis les gros. Entre les sessions, une pause repas. Le buffet, simple, très simple, mais efficace, rien à redire. Une pause café ou un goûter, pareil efficace, simple et funky.

Passons aux choses sérieuses, les films.

Il y  avait beaucoup de distributeurs, c’est une très bonne chose, mais c’était long, surtout si certains d’entre eux n’apportent pas grand chose. Pour convaincre dans ce genre d’événement il faut des coups de coeur, que ce soit en rapport au style du film, au casting, à la bande annonce ou autres. Ce showeb (m’)aura déçu dans ce sens, sur approximativement une bonne centaine de films présentés, seuls une petite dizaine auront retenu mon attention. Les voici :

Men and Chicken :

Distributeur : Urban Distribution

Le film est déjà sorti, mais au Danemark. Il s’agit d’une comédie noire qui sort des sentiers battus, l’humour est différent, le film aussi. Le film sera adoré ou haï.

The Danish Girl :

Distributeur : Universal Pictures

Quelle transition. Tom Hooper, Eddie Redmayne. Le réalisateur du Discours d’un roi accompagné de celui qui a joué Stephen Hawking dans Une Merveilleuse histoire du temps. Je pourrais m’arrêter là que cela devrait avoir convaincu une majorité d’aller voir ce film, du coup je vais arrêter et laisser le trailer terminer de vous convaincre.

Pauline s’arrache

distributeur : Jour2fête

Strip-tease, l’émission de France 3, vous étiez fan ? Vous adorerez Pauline s’arrache. C’est drôle, c’est filmé différemment, c’est punk. Et ça sort avant Noël.

Un joli podium du showeb. La conclusion comportera une liste de noms de films qui feront parler d’eux vus lors de la convention :

Made in FranceRoomArrêtez moi là, Mr. Gaga, Bastille Day, Au nom de ma fille, Legend.

C’est maintenant que tu le découvres ? #7 Fuzz

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Au risque de me faire taper par une partie des adolescents des années 90, j’ai rarement vu un groupe produire des sons aussi proches que ceux que faisaient Nirvana.

 

 

C’est ainsi qu’on va présenter Fuzz, ceux que vous avez pu entendre lors du dernier jour de Rock en Seine se forme en 2011 autour d’un monstre du rock, Ty Segall, l’Américain qui n’a même pas encore 30 ans est déjà un artiste incroyable. Polyvalent aussi bien au chant, qu’à la batterie au sein de Fuzz, il est déjà l’auteur de 7 albums solo et de nombreux autres avec ces projets divers. En ce qui concerne Fuzz, il est accompagné de Charlie Moothart et de Chad Ubovitch (qui lui sera remplacé par Roland Cosio)

Leurs uniques productions datent de 2013 avec un album éponyme et trois EP contenant chacun deux chansons.

Pour faire simple le groupe oscille entre Garage Punk et Rock Psyche, peu importe le résultat est merveilleusement old school. Ils font la base du rock, une guitare, une basse, une batterie et des voix.

Les trois garçons n’ont pas annoncé de projets pour les prochaines, la tournée des festivals se terminant bientôt (en Europe) on ne sait pas trop à quel moment ils reviendront remplir nos oreilles de leurs sons si particuliers.

Le monstre qui n’a pas aimé Vice Versa, c’est moi.

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Rares sont les films aussi biens accueillis par la critique et par le spectateur, 4,7/5 par les critiques et 4,4/5 par les gens devant l’écran sur Allociné. Le baromètre américain Rotten Tomatoes lui offre même 98%.

Avant de commencer, un léger résumé du film: Riley est une fille dont les actions sont dictés par 5 personnages tout mignons représentants les émotions puis c’est le bordel et ça finit bien. Cette corvée du résumé terminée, on va attaquer le gros du sujet.

Suis-je un monstre sans âme qui n’a pas apprécié ce si splendide film d’animation ? Non et oui.

Il est très clair que le film de Pete Docter est une réussite, la musique est excellente, la technique d’animation est maîtrisée (la patte Pixar) et les doublages sont parfaits aussi bien pour Inside Out que pour Vice Versa.

Cependant, ce qui rend ce film si bon selon les puristes, c’est la portée psychologique et le double sens qui touche les adultes et les enfants. Soit je ne suis pas fini et, malgré deux visionnages du film, je ne vois que la portée basique de ce film qui n’est destiné qu’aux enfants, soit du haut de mes 19 ans je ne peux plus apprécier les films enfantins et je ne suis pas assez expérimenté pour comprendre la portée plus adulte de ces mêmes films.

Le second « mais » est plus général :

– Si la simple présence du sarcasme rend le film adulte, la mémoire vous est bien courte mes amis. En effet il est impensable de faire un film pour enfant avec un humour d’une simple bassesse, ce serait dégoûtant et usant. De plus l’humour n’est pas le point fort, hormis les gags répétitifs à répétition et le sarcasme gentillet qui apparaît de temps en temps, ce n’est pas la grosse marrade.

– Dans la liste contenant les pourquoi du comment, le film n’a aucune portée adulte. Le scénario est d’un basique, aucune surprise, il y a un grand trou où si tu y vas ça craint, bingo ils vont dedans, un labyrinthe gigantesque, et hop 1h de film dedans. C’est pas si important en soit, mais l’absence de réflexion que pourrait offrir un scénario différent, grâce à l’animation qui laisse libre court à l’imagination, me rend mauvais au plus haut point.

Pour conclure, Vice Versa n’est pas nul, mais c’est assez énervant de faire d’un film très bien réalisé techniquement et un chef d’oeuvre psychologique alors qu’il ne l’est a priori pas.

En parlant de chef d’oeuvre si vous avez l’honneur d’avoir vu le court métrage Lava, vous êtes fort chanceux, et si vous avez l’occasion de le voir, vous serez forts chanceux.

Nos derniers articles geek !

C’est maintenant que tu le découvres ? #6 FUZETA

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Asseyez vous : cliquez sur le bouton play, écoutez, lisez, voici une histoire :

Tout commence en ce si triste mois de Janvier 2015, j’aperçois sur le site de Ricard S.A Live Music un concert gratuit du groupe Colours in the Street pour présenter leur album. Sur-le-champ, je réserve ma place et j’attends la date fatidique.

Le jour-J : 

Le 11 février, après une harassante journée de cours *rires dans l’assemblée* mon ami que j’ai convaincu de venir et moi même partîmes bravant le froid et le métro pour rejoindre le Café de la Danse. Une bonne heure avant le concert, nous apprenons qu’un autre groupe s’ajoute à la programmation, « FUZETA » disaient-ils, qui venait de remporter le concours Ricard S.A Live Music. La salle se remplit, le concert s’apprête à débuter.

 

Fuzeta Le concert : 

Leur musique nous est présentée comme étant « pop aérienne », personne ne sachant comment définir la pop aérienne, on passe à une présentation des membres, quatre gars dont trois frangins qui font de l’Indie Pop avec des guitares « low cost » pour plus d’authenticité. Fin du speech, place à la musique, les quatre hommes vont jouer les morceaux qui seront plus tard dans leur ep, le public est admiratif, la puissance de la voix, le son produit par les guitares, le rythme changeant selon les chansons et la beauté, quelle beauté ? L’ensemble, la musique qu’ils offrent au public est tout simplement belle. Arrivés avec brio jusqu’à la fin du morceau »Ferns« , ils ne répondent malheuresement pas à l’appel du rappel pour laisser la place à Colours in the street qui fera comme toujours une prestation très solide.

Alors les gars, si vous me lisez, plus jamais vous ne refuserez un appel ou une pétition de boycott sera créée, comme celle pour Nutella, avec peut-être un peu plus de succès.

Ensuite : 

Annoncé lors du concert, la date de l’ep est dévoilée, il sortira le 20 mai 2015, d’ici là, beau programme les Bretons, entre l’enregistrement de l’ep et les voyages autour de la France c’est la folie. Ils sont les têtes d’affiches de la tournée Ricard Live Music avec Jabberwocky et Hyphen Hyphen. La tournée Ricard Live Music, c’est 11 concerts, répartis sur 11 jours consécutifs, dans 11 villes de France. Celle ci débuta le 31 Mars 2015, mais cette date marque aussi le début de la promo de « Dive », pour cette promo, chaque semaine va sortir un extrait de l’ep, 6 au total avant le 20 Mai.

Le prolongé jeu : (francisation honteuse d’extanded play = EP)

23 minutes, 6 morceaux, c’est amplement suffisant pour apprécier ce bijou de pop qu’est « Dive », comme lors du concert, le voix est impressionnante, l’alternance des sons doux comme « Y » ou « Ferns » ou d’autres beaucoup plus jouasse comme « Rise », pour comparer, il est possible de lorgnez sur Phoenix voire sur Blur.

Les représentations : 

Il se produiront lors de nombreux festivals cet été, dont à la Fête de la Musique à Paris le 21 Juin 2015 avec entre autres Big Flo & Oli. Toujours à Paris, ils font partis de la programmation du OUI FM Festival le 24 Juin à 19h avec lors de même festival des noms comme Noel Gallagher, Talisco, Cali ou Mina Tindle. Les autres dates sont disponibles sur la page « FUZETA » du site de Ricard S.A Live Music (ici).

La conclusion :

Le meilleur pour la fin, leur ep est disponible gratuitement en téléchargement ici ou .

La bise

La conclusion, la vraie promis après j’arrête

L’album de Kid Astray (C’est maintenant que tu le dévouvre #4) est disponible depuis le 15 Juin et est très bon.

La bise, la vraie.

C’est maintenant que tu le découvres #4 Kid Astray

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Kid Astray

Goddag! Hvordan har du det?

Moi ça va. On continue d’explorer le monde de la musique. Vous aurez reconnu malgré mon accent parisien que je maîtrise parfaitement le norvégien. Mais comment ça les parisiens ont un accent ? Calomnies. La Norvège musicalement c’est le mythique groupe a-ha séparé depuis 2010, Alexander Rybak (qui en fait est biélorusse) qui remporta l’Eurovision avec brio en 2009 ou Röyksopp plus récemment.

Goddag! by therafoufou12

Kid Astray

Je vous rassure, en norvégien ça ne veut pas dire grand chose. Mais en anglais cela veut bien « enfant égaré ».

Ils sont six. Benjamin Giørtz (voix principale/piano) Elizabeth Wu (synthé/voix) Even Steine (guitare) Alex Meek (guitare) Håkon Carlin (basse/synthé) Jakob Bechmann (percussions/voix).

Le groupe est tout jeunot, ils publient leur premier ep en Avril 2013 « Easily Led Astray », sous l’impulsion du titre « The Mess » le groupe s’attire quelques fans qui vont accompagner leur progression.

 

The Mess by Kid Astray

Le groupe basé à Sandvika, toujours en Norvège va tranquillement continuer à produire des sons entre le rock, la pop, l’indie rock ou le courant global de l’alternatif. L’alternatif c’est génial, mais c’est quoi ? Je n’ai pas vraiment la réponse donc on va l’utiliser comme un gage de qualité.

En 2014, pour faire patientez les fidèles de Kid Astray, ils vont sortir le genre d’EP qui me sort par les yeux et les autres orifices de mon corps. C’est à dire, très peu de productions du groupe, ici deux (trois sur spotify) nouvelles chansons, et des remix souvent moyens qui viennent « remplir » l’EP.

 

Taking You With Me by Kid Astray

Mais 2014 n’a pas été qu’une année moyenne avec cet EP, à la fin de l’année, le groupe dévoile l’excellent « Back to the Ordinary » qui va permettre au groupe de s’afficher comme un groupe à suivre en 2015. Après le succès du titre, le groupe révèle donc la sortie d’un album en 2015.

 

Home before the dark

Kid Astray n’a pas encore donné de date exacte pour la sortie de l’album mais il est attendu pour la mi-juin. Le groupe a quand même révélé le contenu d’album, il sera composé des deux sons exclusifs de l’EP de 2014, de « The Mess » le premier morceau dévoilé par le groupe depuis sa création et des différents extraits sortis depuis le début de l’année. Tout ces extraits sont regroupés dans une playlist spotify crée par le groupe lui-même. (Ici le lien vers l’album complet dont la plupart des sons ne sont écoutables qu’en Norvège, ce n’est ni un souci de spotify, ni de votre ordinateur)

Cet album accompagnera peut-être votre été, en tout cas il fera parti du mien car en tant qu’universitaire en vacances, je n’ai plus qu’à attendre les résultats d’une année bien sympathique en écoutant de la musique. Allez la bise.

 

 

 

C’est maintenant que tu le découvres ? #3 Young Fathers

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« White men are black men too » ce n’est pas qu’une phrase dont le message n’est pas bien compliqué à comprendre, c’est surtout le nom du dernier album de Young Fathers sorti le 3 Avril.

Young Fathers: bad boys d’Edimbourg

Après l’Angleterre avec Fyfe, l’Irlande avec All Tvvins c’est maintenant au tour de l’Écosse d’être mis à l’honneur sur cette chronique. Le groupe basé à Edimburgh s’est formé en 2008 autour de trois membres : Kayus Bankole, Graham Hastings et Alloysious Massaquoi. Les trois comparses vont attendre 2010 avant de mettre au jour deux premiers projets, « Automatic » et « Dancing Mataray ». Ces deux morceaux seront repris de nombreuses fois par différents artistes méconnus à la manière de « Want it Back » de Guts.

Un bon nombre de recruteurs pourraient demander à quoi correspond la pause de 3 ans de votre CV, cette ellipse peut s’expliquer par un long voyage spirituel, une dépression ou un séjour en prison mais certaines de ces options ne plairont pas à la personne en face de vous. Du coup, entre les deux morceaux présentés datant de 2010 et « Tape One » sorti en 2013, on ne cherchera pas à comprendre le pourquoi de cette absence. « Tape One » puis « Tape Two » sont comme leur nom l’indique, deux mixtapes qui vont mettre un son sur ce que veut être Young Fathers. Ces mixtapes de très bonne qualité, pour ce que l’on peut appeler un premier jet, sont déjà un savoureux mélange entre une musique électronique à la portée de tous et un hip hop loin de la volonté ironique « trash » de Run the Jewels à titre de comparaison.

Young Fathers – "Mr. Martyr" by anticon

Ces deux mixtapes (notamment « Tape Two ») sont déjà récompensées en 2014 en Écosse.

Cette même année 2014 va voir la sortie d’un premier album « DEAD« , tout en majuscules. Cet album va se détacher des deux mixtapes par sa tournure plus rap, les instrus (si on ose appeler ceci des instrus) sont beaucoup plus travaillés et les qualités pures de technique de rap sont mises en avant. Il s’agit aussi de l’album du changement de label, les trois bonhommes passent d’Anticon à Big Dada. Le point commun entre ces deux labels ? Leur indépendance.

Toujours chez Big Dada, c’est donc le deuxième album de Young Fathers qui a vu le jour ce vendredi 3 Avril. Cet album peut s’apparenter à celui de la confirmation, mais que nenni. On n’a pas fini de découvrir de nouvelles facettes à ce groupe si atypique. Comme nos mélanges de physique chimie en cinquième B de nos collèges respectifs, cet album est hétérogène, dans le sens où chaque morceau n’a aucun corps commun avec celui qui suit/précède. Les bases électro varient du très simple à l’extrêmement travaillé selon les chansons. Le côté rap est moins présent dans « White men are black men too » mais il est remplacé par une tournure soul qui se marie étrangement bien avec les instrus électro.

Pour résumer, White men are black men too mélange une électro gérée avec un mélange folk, soul, pour au final un album sans raté. Si je devais trouver un défaut à cet album, c’est qu’aucun morceau ne sort largement du lot pour sa qualité. L’album est hétérogène dans le genre, mais homogène dans la qualité, 38 minutes à ne pas manquer et plusieurs heures d’écoute pour l’intégrale des projets des trois hommes.

NB : les dates de sortie des mixtapes divergent selon les sources, donc pour construire chronologiquement mon article, j’ai choisi les dates qui me semblaient les plus sûres. Bises.

C’est maintenant que tu le découvres ? #2 All Tvvins

All Tvvins – Thank You by All Tvvins

Commençons par le commencement, le format soundcloud est génial car il vous permettra d’écouter et de lire en même temps.

La nouvelle pépite de Warner Music UK 

Lorsqu’on cite Warner Music UK, on parle de Muse, Kid Rock, Fun, Bruno Mars, Led Zeppelin ou encore les Red Hot Chili Peppers. Ce n’est donc pas hasard si on vous présente ces deux gars.

Mais de qui parles tu donc ? 

Made in Dublin, on n’avait rien vu d’aussi sympa venu d’Irlande depuis les Dropkicks Murphys et le prince Harry. Tout d’abord formé sous le nom de Tvvins début 2014, All Tvvins c’est l’association de Conor Adams et de Lar Kaye (allez trouver des noms plus irlandais), les deux avaient déjà effectué des premiers jets dans leurs groupes respectifs comme Cast of Cheers ou No Spill Blood. Mais depuis peu leur carrière sous le noms de All Tvvins a fait un bon, leur single Thank You diffusé au grand public il y a à peine un mois est déjà sur les ondes radiophonique de l’autre côté la Manche.

Thank You est leur seul et unique morceau diffusé et trouvable sur l’internet grand public, ces 4 minutes de bonheur risque beaucoup de se retrouver sur les bandes FM dans ces prochains et de vous pourrir votre été par ces diffusions multiples.

On s’enflamme peut-être un peu ? 

Pas si sûr. Le label Warner Music UK ne peut pas être considéré comme un gage de qualité car chacun ses goûts, ses croyances bla bla bla mais il est à l’heure actuel gage de succès, dans la liste d’artistes cités en précédemment, deux faisaient le show de Superbowl en 2014, un autre remportait le Grammy de la chanson de l’année et un dernier est à l’heure actuelle le roux le plus connu et apprécié de la planète. De quoi s’enflammer quand même.

 

Sinon musicalement c’est quoi

All Tvvins, c’est pop, très pop, c’est britannique. Le trio du genre alternatif composé d’un synthétiseur, d’une basse et d’une batterie et souvent diablement efficace, et c’est le cas ici. De plus les paroles vont à l’encontre de l’instrumental, une instru très rythmée pour une chanson sur l’amour perdu. Des couplets en anaphores, un refrain facile à retenir et à comprendre. Ils sont les clés du succès, ne leur restent plus qu’à enfoncer la porte.

 

 

Showeb de printemps : Le cinéma de 2015

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[button size= »medium » url= »https://www.hurluberlu.fr/showeb-dautomne-recap/ » text= »Voir le récap de cette année pour les films de 2016″]

Récemment, je me suis rendu au showeb de printemps pour représenter Hurluberlu à l’ugc de Bercy Village dans le 12ème arrondissement de Paris. Toute une journée réservée pour les professionnels du web. Pour résumer rapidement l’événement, on a vu plein de bandes annonces, quelques extraits, des choses qu’on n’a pas le droit de vous parler parce que les Américains ont peur, Orelsan, Jamel Debbouze, François-Xavier Demaison, R2-D2 et prit des photos avec des Stormtroopers (les guerriers blancs dans Star Wars).

Qu’est ce qu’on en a retenu ? Sur la soixantaine de films présentés, voici une liste des films les plus intéressants, innovants, attendus, pour faire court, ceux qui ont retenu mon attention

We are your Friends :

Il y a quelques années, nous avions Projet X, récemment Spring breakers, en 2015, Studio Canal réunit, Justice pour la musique, Zac Efron et Emily Ratajkowski pour un film d’été. Le film suit une tournée de DJ avec toutes leurs histoires et leur représentations.

Adam Jones (titre va peut-être changer)

SND présente ici un film sur la gastronomie. On est d’accord, c’est pas ultra trippant mais John Wells, le réalisateur a réussi à réunir des grands noms comme Bradley Cooper, Sienna Miller, Omar Sy ou Jamie Dornan (n’en déplaise à certains). Le titre Adam Jones est provisoire et ne sera sans doute pas conserver. Adam Jones étant le nom du personnage principal qui sera incarné par Bradley Cooper.

Antigang : 

Cela faisait 5 ans qu’on attendait Jean Reno de nouveau dans un film de gangster, après L’Immortel, c’est dans Antigang que l’acteur français revient pour un film qui promet. Autour de Reno, de jeunes acteurs vont donner une dynamique très vivante pour un film qui se veut « fun ». L’action se déroule à Paris et ça c’est bien. On attend un film bien badass, avec un humour de conséquence et des scènes de fusillade à en faire pleurer les yeux les plus sensibles. A voir à partir du 19 Aout.

La résistance de l’air : 

Reda Kateb va se retrouver dans un bourbier avec La Résistance de l’air, ancien champion de tir, il va devoir tuer pour vivre et faire vivre sa famille, une situation complexe pour un film sombre, à voir ce que cela peut donner. En salles le 17 juin

Nos futurs : 

Pio Marmaï, Kyan Khojandi, entres autres pour une comédie qui n’aura rien de bien original sur le papier. D’anciens potes qui, 15 ans après, veulent refaire une soirée avec leurs connaissances. Ce qui m’a fait retenir ce film ? Kyan Khojandi, en grande partie et aussi l’extrait exposé qui montrait un humour un peu à part dans les comédies françaises récentes. Sortie cet été

Arès :

Encore une fois, Paris, mais des années plus tard cette fois ci. La France fait désormais partie des pays pauvres du monde, contrôlée par des entreprises plus rien ne semble pouvoir sauver le pays qui compte plus de 15 millions de chômeurs (on en est à moins de 3 500 000 actuellement, on est large). Mais le thème n’est pas là, ce film dit « d’anticipation » montre une facette encore plus sombre, le dopage est légal et le sport fétiche des français est un sport de combat que l’on peut comparer à l’UFC. Un sportif en bout de course est forcé de tester une drogue expérimental pour continuer son métier de combattant, le seul risque qu’il encourt ? La mort.

The Boy and The Beast

Un film d’animation tout bête de Hosada qui va mettre en scène un jeune garçon et « la bête » qui sera en quelques sortes son maître d’armes. Ce qui m’intrigue ? La présentation du réalisateur, Hosada a été présenté comme le successeur de Miyasaki, rien que ça, un sacré défi.

Heatwave

On ne va pas faire un article sur les sorties cinéma sans parler d’un film d’auteur. Heatwave, film psychologique sur un immigré en Grèce qui va subir la fourberie d’un policier ripoux, le contexte caniculaire va faire dévier le personnage principal qui va entrer dans une psychose que va vivre le spectateur.

Unfriended :

Film d’horreur sur les dangers d’internet. Une bande d’amis postent des photos de soirées qui vont causées le suicide d’une de leurs amies, lors de leur discussion fréquente sur internet, un inconnu présentée sous le nom de leur amie morte va causer la terreur dans la conversation. Pendant 1h30, vous ne verrez que l’écran de l’ordinateur et ce qui s’en suit. Un film très prenant et très innovant dans sa forme, qui a déjà séduit outre-Atlantique arrive en France en 2015.

Burn Burn Burn :

Une bonne comédie britannique pour changer de contexte, mélange assumé entre Thelma et Louise et quatre mariages pour un enterrement, ce film initiatique a tout pour faire rire, une intrigue (enfin un but) complètement décalé et le fait d’être anglais. Pour résumer, deux amies doivent réaliser les voeux testimoniaux de leur ami Dan, ces voeux vont amener les deux amies au quatre coins de l’Angleterre.

En parlant de décalage, la devise du film est : « Un film sur la vie, la mort et les tupperwares »

Vice versa : 

Deux films d’animation par Disney en une année, on ne dit pas non, comme souvent précédé d’un court métrage, celui qui sera avant Vice Versa n’est à manquer sous aucun prétexte, Lava, est un petit bijou. Sortie le 17 juin.

The Good dinosaur :

Le second Pixar de l’année, ce film d’animation que l’on va qualifier de lambda pour le moment, va se distinguer par la nouvelle technique d’animation utilisée qui se rapproche de plus en plus du photo réalisme. Sortie en salles le 25 novembre.

Les châteaux de sable : 

Un scénario très accrocheur, écrit au fil de la plume. Une romance touchante avec Emma de Caunes qui joue son rôle à la perfection et Yannick Rennier qui tient un rôle fait pour lui. Sortie le 1 Avril.

Hyena

The Jokers s’avoue radical, la prise de risque concernant Hyena va sans doute payer. Une intrigue digne des meilleures séries condensée dans un long métrage, entre police, alcool, gang et tout plein d’autres cliché du thriller banal, Hyena s’annonce violent, dur mais très prenant. Pour reprendre l’expression utilisé par les membres du film : « Le futur du thriller a un nom : Hyena », sortie le 6 Mai

Snow in Paradise :

Je vais pas m’étaler je vous offre la bande annonce

Les cow-boy :

Thomas Bidegain a offert l’un des meilleurs scénario de ces dernières années à Pathé. Dans l’Est de la France transformé en western, tout va bien pour François Damiens et sa communauté jusqu’à la disparation de sa fille Kelly. Le film traite de l’amour d’un père pour sa fille, Alain, le personnage joué par François Damiens, va mettre en péril tout ce qu’il avait acquis pour retrouver sa fille.

D’autres films intéressants mais pas assez et faut pas déconner la liste peut pas contenir 45 films :

Russel Crowe revient avec La Promesse d’une vie, son sixième film en tant que réalisateur. Après Pitch Perfect 1, Pitch Perfect 2 en 2015. De nombreux accidents ont lieu en montagne, Everest fait d’un véritable accident dans le mont éponyme un film. Le projet X à la française revient en 2015, Babysitting 2 est en tournage au Brésil. Manos Sucias, le film Colombien au summum du cliché vu qu’il parle de drogue, sauf que celui ci est tourné au coeur même du réseau de la drogue colombienne, et il est produit par Spike Lee. Ant-Man, un Marvel, au programme, des fourmis, de l’humour, des effets spéciaux et Michael Douglas. Enfin François-Xavier Demaison produit un film à la France 3 sur la fin de carrière d’un instituteur de village. Enfin les amateurs d’animés, de chansons qui restent dans la tête seront ravis du court-métrage sur la Reine des neiges qui sera diffusé avant Cendrillon à partir du 25 Mars.

C’est maintenant que tu le découvres ? #1 Fyfe

Deux ans pour un album, Fyfe a mis le temps qu’il fallait pour produire 40 minutes de plaisir auditif. Le premier extrait de « Control« , le premier album de Fyfe, « St-Tropez » a vu le jour en Février 2013, et pourtant il a continué d’avancer dans l’anonymat le plus complet.

Paul Dixon, le natif de Londres n’est pas un néophyte du monde de la musique, du haut de ses 25 ans, il en est déjà à sa troisième production publique. En 2011, sous le nom de David’s Lyre, il sort un premier EP « In Arms » disponible encore aujourd’hui avec son premier album « Picture of the Youth » sorti en Février 2012 sur BANDCAMP.

Avant ceci, Paul Dixon avait signé chez un major label, après avoir était  révélé en faisant des cover d’artistes comme Ellie Goulding. Mais à peine un an après, en 2011, Fyfe redevient indépendant et se concentre sur le seul et unique album de David’s Lyre.

BON, Fyfe maintenant.

D’où Fyfe ? Dans une interview il explique que ce nom est un projet, il différencie ça d’un pseudonyme comme il avait avec David’s Lyre. Fyfe est une succession de productions avec un artiste en tête d’affiche. Ce n’est pas juste l’artiste, compris ? ( Bon lisez l’interview -> ICI)

Fyfe est internet. Tout commence par une chaîne YouTube, classique. Il poste ses morceaux, comme je le disais « St-Tropez » il y a maintenant deux ans. A l’heure actuelle, le 9 Mars, il culminait au nombre impressionnant de 3 253 abonnés ! Mais peu importe le nombre, il devrait grimper extrêmement rapidement durant l’année. Acclamé par les critiques, adoré par des artistes comme Childish Gambino et London Grammar, c’est le moment d’écouter et de découvrir pour ensuite pouvoir être détestable en disant d’un air supérieur : « C’est maintenant que tu le découvres ?« 

Fyfe aime la France, enfin il a intérêt, il a signé chez le label de musique français Believe Recordings qui produit également des artistes tels que Grand Corps Malade, Raggasonic ou Iggy Pop. Le label organise très souvent des rencontres entre ses artistes, l’occasion de voir de nombreuses productions innovantes, Fyfe a déjà réalisé un duo avec le rappeur Sneazzy (mais je ne mettrai pas le lien car le son est bof bof).

Parlons  de la musique de Fyfe maintenant

Il aime la musique, il s’inspire de nombreuses styles musicaux dont le rap, (d’où le duo avec Sneazzy) la folk ou encore David Bowie ( David Bowie n’est pas un style musical au cas où vous vous poseriez la question ). Il fait une musique que je vais qualifier de précise, tout est contrôlé ( Control, nom de l’album, tout s’explique, tout se rejoint, quel talent de rédaction ), le Sunday Times du 8 Mars fait un bilan de l’album qui convient à l’artiste, traduction approximative :

 

Control est le résultat d’un mélange, une succession de regards, des sons précis relatant ses productions d’enfance inspirés de la musique classique, ceci combiné avec un rythme R&B, des paroles faisant preuve d’une conscience de soi-même remarquable et la voix d’un ange blasé

Sous le nom de Fyfe, il a continué à faire des cover d’artistes mondialement connu, comme Kanye West :

L’album est comme on l’attendait, très agréable à écouter, pendant 40 minutes, Fyfe fait ce qu’il nous a déjà montré auparavant, c’est à dire de la qualité et une musique très addictive. Dans ce flux d’albums de qualité sortis récemment, Control de Fyfe a amplement sa place parmi les meilleurs albums de ce début d’année 2015.

Spotify propose même un commentaire audio de l’album l’artiste même. Il nous révèle les histoires de chaque morceaux, il s’agit d’histoires purement fictionnels ou de vraies expression de sentiments qu’il a vécu. On entend aussi qu’il est doté d’une voix très ennuyeuse lorsqu’il prend la parole.

On a hâte  que le Londonien revienne en France pour nous présenter son album. Il sera le 8 Avril au Point FMR à Paris.

En attendant, l’extrait préféré du rédacteur :