Top 7 des vrais problèmes de mecs – M comme Marcel.

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Il est de notoriété commune de penser que les femmes ont de plus gros problèmes à surmonter dans leur existence que les hommes. On dit souvent qu’elles sont les malchanceuses de la vie. Entre le maquillage tous les matins, l’épilation chaque semaine, les règles une fois par mois, la grossesse pendant 9 mois, l’accouchement tous les ans, et la ménopause à 32 ans, c’est le jackpot de mère Nature.

Mais nous aussi les vrais bonhommes, rencontrons des problèmes de mecs, des épreuves de la vie, des choses qui font mal, qui atteignent notre cœur, car derrière notre armure et nos pectoraux, il existe un homme qui peut être blessé. Nous pouvons soulever 150 kilos en développé couché mais il nous est parfois compliqué de soulever les problèmes de notre âme.

TOP 7 des vrais problèmes de mecs

1 – Se muscler.

Les femmes disent souvent qu’elles adorent notre petite bedaine. Que dalle, elles préfèrent les mecs bien baraqués qui savent bouger un pec tout seul et péter une brique avec leur front. Du coup nous avons OBLIGATION d’aller à la salle 2 à 3 fois par semaine, de porter un marcel tombant dégueu, et de bouffer des prot’. Mon rêve était de m’inscrire à des cours de poésie dramatique putain. #larmeàl’oeil

2 – Trop manger.

90 kgs de muscles, ça s’entretient. Ainsi il te faut manger équilibré, genre un bon gros Do Mac des familles, le menu maxi golden super saiyan. Tu n’en ressors pas vivant. Ton ventre crie la mort. Tu te roules par terre comme Bilic lors de France-Croatie 98 (bisous à Laurent). Ton seul désir est que ton estomac digère tout ça et que tu relâches la pression sur le Iron Throne. Et bien sûr, interdiction de te plaindre. Les filles peuvent discuter de leurs règles mais toi tu dois bien fermer ta gueule quand ton double cheese passe mal.

3 – Se coiffer.

On parle de maquillage pour les filles, mais pour les mecs de la street comme nous, le pot de gel Vivelle Dop fixation béton est une nécessité. Fini les snap de ta teub ridée, voilà des photos de beau gosse. Le gel sera difficile à enlever sous la douche mais de toute manière c’est soit ça, soit la coiffure playmobil, celle avec tes cheveux du devant tombant jusqu’à tes sourcils. Horrible. J’ai envie de te cracher dessus d’ailleurs.

4 – Uriner le matin.

Déjà ça pue. Clairement, tu ne bois pas tes 1,5 litres d’eau par jour, ton urine est donc de couleur jaune foncée voir marron ce qui est affreux. De plus tu as un peu la tête dans le cul, tu ne remarques pas forcément la forme alambiquée de ton zboub déformée par ta position pendant la nuit. Résultat le premier jet est aléatoire, il finit donc la plupart du temps sur dans tes mains ou au plafond. Et c’est sans parler de la gaule matinale qui envoie directement ton jet dans le mur en face, et pour les plus malchanceux, dans l’œil.

5 – Tuner sa caisse.

Préparation de soirée, tu reflètes déjà la loose avec ton marcel moulant. Tu te rends chez ton libraire mais manque de chance tu es pauvre, tu ne peux donc pas te procurer les jantes chromées et le pot nitro tant désiré. En plus il y a un meeting ce soir sur le parking du Géant Casino. C’est dommage tu ne seras jamais populaire et ne ramènera pas Kimberley du Zouk’Club, afin de la pécho sur la banquette arrière de ta Golf GTI.

6 – Regarder Sochaux-Metz.

Ce soir c’est foot, tes potes ne sont pas disponibles (ils ont des meufs eux) mais qu’à cela ne tienne tu te mets au plus grand des calmes dans ton canapé. Cependant tu n’as pas BeIn Sport donc ce sera le mythique Sochaux-Metz sur TMC. Tu sais le gros match de Ligue 1 qui se termine par un 0 – 0, avec des stats à chier : deux frappes non cadrées, 3 corners et 8 cartons jaunes. En plus de ça tu portes ton jogging Sergio Tacchini et des tongs FILA. Et ta bière est tiède. L’échec. Ta dignité est brisée.

7 – Avoir trop mal au doigt.

Une fois dans la rue (Times Square j’avoue), j’ai voulu montrer la direction à un passant chinois et un bus m’est tombé sur l’index, j’ai eu troooop mal. J’ai commencé par me rouler par terre en me tenant la jambe, normal. Ma copine s’est occupée de moi, elle m’a mis du mercurochrome le pansement des héros, puis m’a fait un bisou. J’allais un peu mieux, je suis retourné jouer dans mon bac à sable mais j’ai subi un traumatisme ce jour-là.

Vous voyez les filles, la vie nous réserve aussi des épreuves difficiles à surmonter, qu’elles soient régulières ou plus succinctes, elles n’en laissent pas moins des cicatrices sur notre peau, ou dans notre cœur de babtou fragile.

Je me suis fait tabasser par un contrôleur SNCF – M comme Marcel

Cela faisait longtemps que je n’avais pas baladé ma plume dans la maison d’Hurluberlu, et pour cause j’étais alité à l’hôpital après une grosse marave exécutée par un gang de contrôleurs SNCF.

À la base, je devais aller chez un pote qui habite à Lille pour fêter son anniversaire. J’ai donc réservé un BlaBlaCar pour me faire le trajet, les billets de TGV étant bien trop chers pour ma petite bourse de stagiaire.

Le vendredi soir, en sortant du boulot, je donne rendez-vous à « Émilien 71 » sur le parking d’un bowling en périphérie de la ville de Lyon. Il était 19h 30, lorsque la Dacia de mon transporteur désigné est arrivée au point de rendez-vous, la voiture s’est garée. De son bord sont sortie trois individus en tenus commando, pantalon en toile violette, gilet sans manche épinglé du sceau de la SNCF et petit béret traditionnel. Très  vite, j’ai compris que c’était une embuscade tendue par des individus qui en avaient gros sur la patate depuis que la SNCF a perdu son monopole dans les transports terrestres.

L’histoire a tourné court, à peine ai-je eu le temps de comprendre ce qui se passait qu’ils se sont rués sur moi pour m’asséner de violents coups au visage et à la poitrine. Je suis tombé au sol, ils ont continué à frapper jusqu’à ce que je perde connaissance, pour me laisser inerte sur un parking de bowling avant de repartir à la tombée du jour vers d’autres victimes potentielles.

Cette histoire terrible a eu le mérite de m’ouvrir les yeux sur deux terribles réalités, la première c’est que les aliments sont meilleurs lorsqu’ils ne sont pas mixés et servis en soupe (pour éviter une mastication douloureuse). La seconde, c’est que la concurrence économique peut pousser des êtres humains au bout d’eux-mêmes.

Pourtant, cela fait un petit moment que la révolution entrepreneuriale s’est lancée dans l’Hexagone. D’abord, il y a eu l’émergence d’un nouveau mouvement de personnes qui se sont mises à travailler en freelance pour éviter d’être assommées par les cotisations sociales et les prélèvements automatiques pour les retraites. 

C’est vrai que  tout le monde s’est lancé, avec de bonnes et de moins bonnes idées, et a tourné le dos au travail classique de salarié en entreprise. De l’autre côté, les entreprises classiques étaient de moins en moins en demande d’employés au sens strict du terme, car les éventuels litiges prud’homaux qui pouvaient en découler avaient des conséquences catastrophiques. Surtout, les entreprises ont préféré utiliser des consultants plutôt que des employés classiques, puisque cela leur coutait 30% moins cher  et surtout parce qu’une personne en freelance est plus indépendante ; il n’a aucun bénéfice de la part de l’entreprise, est payé pour son juste travail et n’a pas besoin de supervision.

Les statuts d’entrepreneurs sont alors devenus la norme et le statut de salarié a été rejeté.

C’est à partir de ce moment que les choses ont dérapé, les taxis se sont révoltés à cause de la concurrence d’Uber, les tenanciers d’hôtel se sont révoltés à cause de la concurrence d’AirBnB, les syndicats se sont révoltés à cause de l’émergence du statut d’auto-entrepreneur, et la SNCF s’est mise en grève prolongée pour manifester contre la privatisation de ses lignes de chemin de fer. Les contrôleurs SNCF ont perdu leur statut de fonctionnaire et pour se venger, ont décidé de s’organiser en petites équipes afin de mener des opérations punitives contre ce qui les ont menées à leur perte : l’évolution.

Bientôt, nous serons en 2026, la population française comptera plus de 35 millions de personnes à la retraite et la population active sera passé de 70% en 2012 à moins de 50% , la caisse des retraites aura disparu et la France sera passée du pays le plus imposé fiscalement au monde à un État où la taxation fiscale sera quasiment nulle.

La France aura renouvelé son modèle économique, et les mentalités auront changé et si je dois mangé à la paille pendant quelques mois pour contribuer au changement, cela m’est bien égal, je veux que mes frères qui sont partis vivre à l’étranger reviennent et surtout je veux être fier de mon pays.

La route est encore longue, le plus dur n’est jamais la chute mais bel et bien l’atterrissage et j’espère qu’il sera plus doux que ce qui est annoncé !

(crédit photo : Midilibre)

PS : Marcel précise que cet article est bien sûr à prendre au 2nd degré pour rebondir sur la polémique Uber VS Taxi

M comme Marcel, les vrais escrocs ne meurent jamais

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« Escroc » est une expression que j’utilise assez souvent, aussi bien pour qualifier un ami qui va réussir à me mettre un petit pont sur un coup de chance incroyable lors d’une partie de soccer 5, que pour remercier  ironiquement celui  qui s’abstient de régler sa cotisation annuelle de l’association d’aide aux devoirs de mon quartier, dont je suis le modeste trésorier.

Avant d’être une expression, c’est une infraction pénale qui est tout de même sanctionnée par 350 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement en droit français, et une balle dans la tête en droit chinois.

Mais si le meurtre et le viol entraînent chez moi une nausée immédiate, l’escroquerie éveille au contraire une fascination considérable. Mais attention, je parle de la belle « escroquerie », pas d’un petit minable en costume Zara qui va saouler des personnes âgées au mauvais crèment pour leur faire signer un contrat de vente de leur résidence secondaire en viager.  Je parle de ces légendes bouillonnantes, que l’on entend ici ou là, sur un riche aristocrate qui aurait fait fortune en dépouillant des tyrans par d’habiles stratagèmes, qui des années après, entraine la création d’un personnage voleur contorsionniste de nationalité française, interprété le grand Vincent Cassel, dans un blockbuster américain.

Je me suis d’ailleurs souvent rêvé en Arsène Lupin, le gentleman cambrioleur, qui est selon Dutronc « le plus grand des voleurs », un dandy séducteur qui ne vole exclusivement que les riches comme Robin des Bois, à la grande différence qu’il garde le butin à son profit.

https://www.youtube.com/watch?v=q0BSrsMW9B4

L’escroc ce héros…

Assurément l’escroquerie si elle est bien réalisée vaut tous les honneurs du monde. À ce titre, certains individus que d’aucuns qualifieraient de peu fréquentables sont passés maîtres dans l’Art de la roublardise, de la filouterie de grande échelle, de la carotte de grand Duc.

Il y a une belle liste d’escrocs qui mériteraient leurs portraits dans les musées, mais s’il ne devait en rester que quelques-uns, ces types-là  en seraient les conservateurs.  Si la tromperie était côté au guide Michelin, ils seraient tous étoilés.

D’abord comment ne pas rendre hommage posthume à  Albert Spaggiari qui par une belle journée de juillet 1976 pénétra dans la Société Générale de Nice pour y dérober 50 millions de francs en passant par les égouts de la ville. Arrêté trois mois après son forfait, il s’évade en sautant du bureau du juge d’instruction et pendant près de douze ans donnera interviews et nouvelles aux publics sans qu’un policier de France ou de Navarre n’arrive à lui mettre la main dessus.

Ensuite,  il y  a Victor Lustig escroc et imposteur tchécoslovaque professionnel. L’histoire se passe en 1927, la Tour de Gustave Eiffel a 36 ans et les journaux pointent du doigt les coûts d’entretien du symbole parisianophallique rouillé. Germe alors dans l’esprit de Victor Lustig, de la vendre à un ferrailleur. Il envoie des invitations à en-tête de la ville de Paris aux 5 plus gros ferrailleurs de la région et sort le grand jeu. Gueuleton au Crillon, limousine et coupe-file pour aller visiter l’objet de l’escroquerie. Un pigeon mord à l’hameçon, il ne pouvait s’appeler qu’André Poisson (véridique). Il verse une énorme commission à l’aigrefin tchécoslovaque pour être placé en haut de la liste des acheteurs. Se rendant compte de l’arnaque, Poisson n’osera même pas porter plainte, de peur que le monde entier se paie sa fiole. Après avoir échoué à la vendre une seconde fois, Lustig se réfugie aux États-Unis pour vendre des machines à imprimer les faux billets, notamment à Al Capone, avant de se faire arrêter en 1934.

Il y a aussi Otto Witte et son CV pour le moins hétéroclite. Équarrisseur,dresseur d’animaux exotiques, scaphandrier, légionnaire, illusionniste, mais surtout clown. Profession qu’il exerce en 1912, lorsque l’Albanie déclare son indépendance et demande au neveu du sultan de l’Empire Ottoman de devenir son roi. Constatant sa ressemblance avec le futur monarque, Otto se dit qu’il ne cracherait pas sur un petit job saisonnier. Il achète un costume et une fausse moustache puis envoie un télégramme aux autorités albanaises pour annoncer son arrivée. Pas là pour vendre des sapins, Otto annonce dans son premier discours qu’il déclare la guerre au Monténégro et que son harem sera désormais constitué de filles du peuple. Beau geste. 2 jours après son couronnement, les autorités découvrent le pot aux roses et Otto s’enfuit avec le trésor royal grâce à ses courtisanes. Par la suite, le clown qui devint roi vécut tranquillement en Allemagne et mourut 45 ans jour pour jour après son couronnement. Pas peu fier, il avait fait inscrire sur sa carte d’identité, et plus tard sur sa pierre tombale, « Ancien roi d’Albanie« . Il se plaignit même auprès de la chancellerie de Monaco de n’avoir pas été invité au mariage de Rainier et de Grasse Kelly, en sa qualité d’ex-monarque.

Désormais, il y a des escrocs d’un nouveau type, des fins connaisseurs de la finance qui sèment la terreur au sein du CAC 40. Comme des créateurs de start-up, ils sont à l’affût des nouveaux marchés pour repérer les failles dans la législation et le contrôle.

Dans la famille des plus grands escrocs, je voudrais Gilbert Chikli, un Israélien spécialisé dans les arnaques financières.

À son actif, il est l’instigateur de l’arnaque sur le marché de la taxe carbone, sur lequel les entreprises s’échangent des droits à polluer. La technique: acheter des quotas de CO2 hors taxe dans un pays européen et les revendre avec TVA en France, taxe qu’ils conservent avant de disparaître dans la nature. Une affaire qui a coûté 1,6 milliard d’euros à l’État, « la fraude fiscale la plus importante jamais enregistrée en France en un temps aussi bref », selon la Cour des comptes.

Autre grand fait d’armes du garçon, « l’arnaque au président », dont le procès se jouait au début du mois d’avril.

Se faisant passer pour Jean-Paul Bailly, le président du groupe, il a appelé la directrice d’une agence postale. « Vous allez recevoir un appel d’un agent de la DGSE (NDLR: Les services de renseignement français) », lui a-t-il dit. Quelques minutes plus tard, l’agent secret téléphone à la directrice l’avertit qu’un dangereux terroriste faisant partie de ses clients va bientôt retirer de l’argent. Et il ordonne à la patronne de l’agence de lui apporter tous les billets en caisse pour qu’il leur appose une puce électronique.

La directrice a remis 350.000 euros dans une mallette, qu’elle a glissée sous la porte des toilettes d’une brasserie parisienne! Après la découverte de l’arnaque, elle a été licenciée et serait tombée en dépression.

Voilà c’est dit lorsque je serais grand, je serais Chikli, et je tenterais d’escroquer comme lui une quarantaine de banques françaises en me faisant passer pour  un agent secret.

C’est bien connu, pour les agents secrets comme pour les escrocs, « demain ne meurt jamais ».

M comme Marcel – La drague 2.0

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Quand j’avais 14 ans, j’étais un pro de MSN. Sans mentir, j’avais un don pour trouver le bon statut, la bonne photo de profil et le bon angle de webcam, je connaissais la drague 2.0. La coqueluche du collège, quoi. Plaire aux filles, c’était moins difficile à l’époque, essentiellement parce que ma e-reputation était plus clean et plus facile à entretenir. Aujourd’hui, c’est toute une affaire.

Drague 2.0, « C’était mieux avant » ?

Je sais de quoi ça a l’air. Je ressemble à ces aigris qui rabâchent que « c’était mieux avant ». Attention, ce n’est pas le propos ! Effectivement, avant c’était plus simple d’avoir l’air d’un mec bien. Mais c’était aussi l’époque de l’appareil dentaire et des moments gênants. Et puis Youporn n’avait pas encore été inventé. Bref, c’était pas non plus la panacée. Il y avait juste moins d’interfaces et donc plus de contrôle.

Commençons avec celui à qui je dois presque tout, Tinder. Là, ça reste simple et mon expertise en photogénie reste ma meilleure alliée. Une photo seul, de face, dans toute ma splendeur ; une photo avec mes potes qui ont l’air de se tordre de rire à une de mes blagues ; une photo avec une copine pour la jouer mystérieux. Un, deux, trois, dix matchs. Je maîtrise tout ça, pas d’inquiétude, allez donc vérifier auprès de Tina83.

Ca se complique avec Facebook. Impossible de contrôler totalement ce que publient vos ‘amis’ à votre propos. Une seconde d’inattention et paf, je me retrouve avec une photo pas très flatteuse mettant en avant mon penchant honteux pour les soirées déguisées – une bonne occasion de quitter Facebook ? -. Difficile de garder mon image travaillée de gars bien sous tout rapport ! Et au risque de passer pour un control freak, il est difficile de demander à tous vos contacts d’éviter toute photo gênante.

On peut aussi bien sûr citer Twitter grâce à qui mon ex Charlotte avait réalisé que ma syntaxe n’était pas parfaite en toutes circonstances. De toute évidence, c’était un défaut rédhibitoire, ce qui m’a valu d’être éjecté de sa vie fissa. Le problème de Twitter, c’est qu’à la longue, j’ai perdu l’habitude de tourner 7 fois ma langue dans ma bouche avant de publier d’où une nette dégradation de ce qui se voulait être au départ un aperçu de mon intellectuel étonnant.

Enfin, comment ne pas parler de Snapchat qui n’a proposé qu’au bout de quelques versions des filtres et autres updates permettant un tant soit peu d’esthétisme ? Si 40% des gens utilisent bel et bien Snapchat pour envoyer des grimaces et autres déformations faciales, 40% l’utilisent pour envoyer des selfies faussement spontanés qui s’avèrent souvent flatteurs du fait de la qualité assez médiocre de l’image. Vous savez très bien ce que font les 20% restants, inutile de s’attarder.

Drague 2.0, Où, quand, comment ?

 

A cela s’ajoute la douloureuse problématique de la géolocalisation. Whatsapp, Viber, Messenger : votre interlocuteur sait tout. Où vous vous trouvez, à quelle heure et surtout, si vous avez lu « ce fameux message ». Si Marc Zuckerberg a eu pitié de nous en permettant d’ignorer certains messages, les autres n’ont pas encore eu la décence de faire de même, me mettant régulièrement dans l’embarras. « Alors ? » « Tu fais la tête ? » « Pourquoi tu ne réponds pas après 3 minutes ? » « Puisque c’est comme ça, tout est fini. ».

Et je ne vous raconte même pas la fois où j’ai séché la fête d’une de mes copines de l’époque en prétextant une grippe pour aller voir mes potes. Pour me donner bonne conscience, je lui ai envoyé un message Facebook. Erreur fatale.

« Désolé pour ce soir, je suis assommé par les médicaments »

« Qu’est-ce que tu fous dans le 15? »

Bref, c’est rapidement l’enfer et on glisse tout doucement de la connexion à l’oppression. Comment faire pour garder mon aura de mystère dans ce monde ultra-connecté ? C’est bien ça le fond du problème : pour mon malheur, je vis une époque friande de démystification. Les chances que les nouvelles technologies révèlent mes défauts à la fille que je convoite sont démultipliées… Tout comme le sont celles que cette même fille me semble moins jolie qu’à première vue. Catastrophe en vue !

Drague 2.0, pourquoi Instagram nous sauvera tous

 

Heureusement, Kevin Systrom et Michel Mike Krieger ont décidé de venir à ma rescousse et ont créé cet outil merveilleux qui transforme le moche en beau : Instagram. C’est scientifiquement prouvé, ce filtre est magique. Du coup, quand j’ai un doute, je file sur l’Instagram des filles que je fréquente, juste pour me mettre un peu de baume au cœur. Et croyez-moi, en cette période printanière, il y a du baume à revendre.

M comme Marcel: Comment réussir le buzz sur Facebook

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Nouveau venu sur Hurluberlu, Marcel nous fait part de ses analyses très pointues sur le monde qui l’entoure, aventurier dans l’âme, il se définit lui même comme un « Davy Croquette » des temps modernes, on vous laisse juger.

Avec un quart de siècle au compteur, je suis un pur produit de la génération Y et donc les réseaux sociaux sont mon pain quotidien. Chaque matin, comme un rituel, je vérifie que les filles de mon Instagram n’ont pas disparu pendant la nuit. À 12h, je regarde les évènements de la soirée à venir sur Facebook et le soir, à défaut d’avoir trouvé une soirée à faire, je suis les matchs de football en live sur Twitter (je regarde les commentaires des gens qui, eux, regardent le match, ça s’appelle un « live Tweet » et c’est assez rigolo)

Pour suivre les autres, je suis plutôt bon, en revanche, lorsqu’il s’agit de mettre ma vie en jeu, je suis carrément nul. Pourquoi ?

 Au milieu de toutes ces photos de gens extraordinaires, mon selfie au Roudourou avec Jocelyn Gourvennec est un peu mince pour récolter des cœurs, même avec un filtre sépia.

La réponse est simple, c’est que pour exister sur les réseaux sociaux, il faut avoir une vie de ouf. Le « Like » se mérite autant qu’une invitation pour une soirée sur le Axe Boat de St Tropez (ou la soirée des César, ça dépend de votre région). Quant au « Tweet », il faut lâcher LA réplique qui tue en 140 caractères pour avoir la chance que quelques bonnes âmes reprennent notre mot d’esprit (ou alors, s’appeler Laurent Baffie).

Enfin, Instagram, la nouvelle référence, en matière de « social network », est le pire endroit du monde, où il faut aller, si (comme moi), l’on touche du doigt un quelconque complexe d’infériorité. Des restaurants gastronomiques en pagaille, des photos de vacances, des filles sublimes, des voitures de sports, et des rooftops où jouent les meilleurs DJ de la planète en Boiler Room. Au milieu de toutes ces photos de gens extraordinaires, mon selfie au Roudourou avec Jocelyn Gourvennec est un peu mince pour récolter des cœurs, même avec un filtre sépia.

Cette semaine, je me suis donc attelé à essayer de sortir de l’anonymat digital – comme tout bon jeune de la génération Y – qui se respecte. Au début j’avais pensé faire quelque chose de « classique » ; tenter d’intégrer la nouvelle émission de téléréalité  de W9 (mais, mes parents ne voulaient pas), ou bien publier une vidéo de mon ex sur un site à caractère pornographique, façon « The girl next doors » (mais je ne maîtrise pas assez Photoshop pour arriver à me flouter).

Je commençais à sérieusement d’espérer lorsque…  j’ai vu un nouveau phénomène de mode envahir ma Timeline Facebook, la participation d’un certain nombre de mes amis à des évènements imaginaires dont le seul intérêt résidait dans un jeu de mot dans le titre.

 Je me suis dit, « même si tu n’es pas Pagnol, créer un évènement, à défaut de faire l’Académie française, tu peux finir à la Star Académie ».

C’est-à-dire que des centaines de milliers de personnes s’inscrivent sur Facebook à des évènements du type, « Grand rassemblement pour savoir, si être scripte, c’est une bonne situation ? » (Référence évidente à Astérix et Obélix mission Cléopâtre). On peut aussi trouver des évènements à caractère plus footballistique, du genre «  Grande réunion pour savoir si Robert doit muscler son jeu », ou « Grande expédition pour aller chercher Clément dans le Grenier». Mais, le plus commun de ce genre de petite farce reste tout de même basé sur les bonnes vieilles expressions populaires françaises, du type « Grande chaine humaine pour sortir mémé des orties » ou alors « Grande débat pour savoir si l’habit fait le moine ».

Je me suis dit, « même si tu n’es pas Pagnol, créé un évènement, à défaut de faire l’Académie Française, tu peux finir à la Star Académie ».

J’ai donc passé ma fin de semaine, à regarder les évènements Facebook se créer, afin de puiser un maximum d’inspiration dans le but de pouvoir, moi aussi, réunir des milliers de personnes autour d’un thème fédérateur qui rassemble. Au hasard, « Comment le marchand a réussi à se faire voler son orange », « Pourquoi le petit bonhomme en mousse est tombé de son plongeoir» ou « La réunion annuelle pour retrouver les pains perdus »

Finalement, on est vendredi, je n’ai pas trouvé d’idée pour faire le buzz sur Facebook et Hurluberlu me demande de rendre mon papier, j’envisage de faire un rassemblement, « Pour comprendre les rassemblements  Facebook », mais j’ai bien peur de passer, encore une fois, à côté du buzz.

À la semaine prochaine,

M.

M comme Marcel – La théorie des seins et de la main

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Figurez-vous que l’autre jour, je faisais un petit calcul de tête – calcul qui m’a quasiment donné le vertige. Attendez, voyons, voyons, il y a environ 6 milliards de personnes sur terre  – approximativement, hein. Alors voyons, 6 milliards, que j’ajoute 4 – puis je divise par 3 – attendez, hein , c’est quand même complexe, attendez, je reprends, 6 milliards d’êtres humains, oui, voyons – eh oui, c’est sûr, je retombe sur le même résultat : c’est mathématique !

Je peux donc confirmer un chiffre qui n’a jamais – je crois – été révélé : quoique la répartition soit franchement inégale, il y a 6 MILLIARDS DE SEINS dans le monde !

Ca n’a peut-être l’air de rien pur vous, mais pour moi, pour beaucoup de mes amis masculins, c’est quand même une sacrée révélation ! Pensez qu’à tout moment il y 6 000 000 000 de nichons à quasi portée de ma main – c’est ébouriffant ! Et même si ma main doit subir la compétition de 5 999 999 999 autres, je suis prêt à livrer bataille.

On notera quand même l’injustice profonde qui a placé sur la poitrine d’environ la moitié de l’humanité seulement l’intégralité des seins disponibles ; seins vers lesquels c’est justement l’autre moitié de l’humanité qui a la plus grande aspiration – enfin, la plupart du temps, il y a des exceptions. Vous avouerez que la vie est mal faite – sauf à être hermaphrodite ou auto-sexuel : on a généralement à porter de sa propre main les attributs sexuels qui vous intéressent le moins.

La morale de l’histoire, c’est qu’il faut faire de ses mains des « Ninjane » (féminin du mot ninja, en attente d’homologation par Le Larousse).

D’abord, il faut éviter soigneusement les attaques frontales, sans préavis, au risque d’avoir des problèmes avec la justice de votre pays ou pires de perdre un membre (ça dépend de la justice du pays).

Ensuite, il faut être bo goss – t’as v’u. L’ornement de la main est primordial.   À Votre avis, pourquoi les vrais bonshommes (real bonshommes en anglais) portent des gants de golf au quotidien ?

Éviter de dormir à la maison, chez sa pote, la couillasse, ça n’amène jamais rien de bon et vous le savez.

Enfin le dernier point, et c’est sans doute le plus important : mettre sa main dans votre poche, et se concentrer essentiellement sur la propriétaire qui invitera peut-être votre main a portée de ses seins, si vous en être digne.

PS: J’aime trop la gent féminine pour la réduire à une paire de seins. La femme est un être unique, et les seins sont l’expression de la grâce qui la caractérise. Ceci est avant tout  un billet à caractère humoristique et donc  par avance je vous demanderai de ne pas signaler ce contenu à Maristol Touraine. 

NON, la femme parfaite n’est pas une connasse – M comme Marcel

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À la Télévision, à la radio, au théâtre et dans les livres, on vante les mérites de la « femme connasse », qui boit, qui fume, qui se la pète et pas que dans son bain. Un tableau très peu glamour qui fait office de nouvelle référence de style. L’intention est louable : décomplexer les femmes imparfaites, en affirmant que la femme belle, riche, intelligente, qui réussit sa vie de couple comme ses bons petits plats… n’existe pas. Ou alors c’est une connasse à laquelle il faut cesser de ressembler, car ce modèle est hors d’atteinte.

Pourtant, entre la femme parfaite et la connasse, il y un juste milieu.

La connasse : le modèle stéréotypé de la femme

On vit une époque formidable, où pour lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes, on vante à tout va les mérites de la femme normale, dans le sens le plus pessimiste du terme.

La cible parfaite semble être une femme citadine, qui confond le basilic avec le muguet le 1ermai,  âgée de 30 ans à 35 ans elle passe son temps à se plaindre tout en regrettant l’époque de ses 20 ans. Le temps où elle pouvait encore coucher par terre chez un inconnu ou survivre à une nuit blanche.

Dans une logique tout aussi paradoxale, ces trentenaires sont souvent cadres supérieurs pour lutter contre le stéréotype de la femme au foyer, mais s’adonnent à des tonnes de mesquineries dès qu’elles le peuvent, comme donner le minimum dans l’enveloppe des pots de départs ou faire payer le homard sauce américaine, au « pigeon » qui les invitera à dîner.   

Elle est  sans doute accro aux séries, parfois célibataire (et passe le Jour de l’an seule avec son chat), tient mal l’alcool, mais boit beaucoup, a une vie sexuelle désordonnée et peu satisfaisante, mais écrit ici et là comment trouver des excuses pour ne pas avoir de rapport lorsque sa série préférée est retransmise, voire même comment arrêter certains préliminaires (pourtant si cher à la gent masculine.)

Chez les plus jeunes, le modèle de base est une petite précieuse, qui fait de la « com » parce qu’elle maîtrise les bases de Photoshop et veut devenir célèbre, arbore fièrement une petite paire de Stan Smith alors qu’elle n’a jamais tenu une raquette de tennis de sa vie et couche avec des garçons seulement lorsqu’elle n’a pas envie de s’attacher, laissant ainsi ceux pour qui elle a de l’affection croupir dans un coin de peur de trop se dévoiler.

Point commun entre les jeunes et les moins jeunes : l’obsession pour l’apparence, à commencer par leurs poids. Capable de défoncer un pot de Nutella en cinq minutes, mais au bord de la dépression lorsqu’elles ne peuvent plus rentrer dans le « jeans test », celui qu’elles ressortent de temps en temps pour vérifier qu’elles n’ont pas grossi. Elles compensent leurs surcharges pondérales (imaginaires) en bronzage, maquillage,  vernis à ongles, coiffeur et épilation, tout le temps et sous n’importe quel prétexte.

Question cliché, les hommes ne sont pas épargnés. Pour la connasse, leur vie hésite entre le cul et la console de jeux, ils rompent par textos, reluquent les culs de leurs meilleures amies quand ils ne parlent «carbu» et sont tout juste bon à renouveler leur penderie.

Au lit, ils sont incapables d’assurer le «minimum syndical»,  voire même de bander, ce qui rendrait une «demi-molle» presque glorieuse.

La femme parfaite n’existe pas, et alors? 

Du panel de défauts clichés que je viens d’énumérer, je ne connais aucune de mes amies qui en cumulent plus d’un dixième et pourtant, il est érigé en modèle sociale, comment expliquer une telle aberration?

Sans doute que vouer un culte à  la connasse du XXème siècle fait vendre, à l’image de la mini série de Canal + qui a remis la chaîne crypté au premier rang de la caméra cachée ou du livre des soeurs Girard qui revendique plus de 600 000 ventes avec leur  bible « la femme parfaite est une connasse » (qui m’a très fortement inspiré pour écrire ces lignes).

Sans doute aussi que c’est rassurant de voir dans cet être gracieux et magistral, une personne banale, qui a ses faiblesses, ses défauts et qui fait caca….

Un fait demeure: la femme parfaite n’existe pas, au même titre que l’homme parfait d’ailleurs. Simplement, il convient pour l’un comme pour l’autre de trouver celui ou celle qui sera parfait à leurs yeux.

Crédit photo: http://cinema.jeuxactu.com/

M comme Marcel – La procrastination

Depuis tout petit, je me comporte comme le lièvre dans la célèbre fable de Jean de Lafontaine : je sais qu’il faut « partir à point », pourtant,  je préfère « courir » et tout faire à la dernière minute. Je remets toujours au lendemain ce que j’aurais pu faire la veille, et j’ai une fâcheuse tendance à multiplier cette pratique chaque jour de l’année. Ce qui fait de moi un expert intergalactique de la procrastination.

1000 et 1 raisons d’aimer la procrastination

Tout le monde procrastine un petit peu suivant le rythme de sa vie et aussi des saisons. En hiver, lorsque le thermomètre affiche – 6°, on a moins envie d’aller porter ses pots de sauce Bolognaise (et ses bouteilles d’alcool vides) à la benne à verre que lorsque le temps est au beau fixe. Mais on en profite souvent pour fixer au mur les cadres qu’on a reçus à Noël ou pour réparer la chasse d’eau qui fuie. Dans mon cas particulier, si je ne vais pas à la benne à verre, je ne fais pas pour autant une des 10 000 tâches que je dois faire. Pire encore, je repousserai inlassablement la mission jusqu’au point de non-retour. C’est-à-dire que, concrètement, je vais attendre de ne plus pouvoir entrer dans mon appartement pour me décider d’emmener les différents cadavres qui forment un sanctuaire Inca devant ma porte ou carrément attendre patiemment le dégât des eaux pour réparer les w.c. (alors que je savais pertinemment que ça allait finir comme ça).

Parce que c’est ça la vraie procrastination, c’est de savoir que les conséquences minimes d’un incident à un instant T vont empirer diablement avec le temps mais de laisser dégénérer la situation.

Vous pouvez donc être rassurés si vous êtes du genre à laisser quelques assiettes salles sur votre rebord d’évier ou que vous laissez trainer l’envoi des photos de vos dernières vacances à vos potes qui les réclament pourtant toutes les deux semaines.

 Je suis un Marc Raquil en puissance en 2003, un Christophe Dominici virevoltant en 1999 contre la Nouvelle-Zélande, je suis le genre de gars qui veut créer l’exploit, quitte à prendre des risques complètement insensés.

Si la procrastination était un sport olympique, j’aurais toutes mes chances pour être en équipe de France. Plus qu’un défaut, c’est un mode de vie : celui de me prouver chaque jour que je vais arriver à faire toutes les choses que je dois faire avant le temps qui m’est imparti. C’est l’idée même de penser que je vais pouvoir combler mon retard accumulé pendant des mois en une seule journée, de plus décisive. 

Je suis un Marc Raquil en puissance en 2003, un Christophe Dominici virevoltant en 1999 contre la Nouvelle-Zélande, je suis le genre de gars qui veut créer l’exploit, quitte à prendre des risques complètement insensés. Alors, ça pourrait être la grande classe, le seul problème, c’est que je n’arrive jamais à tenir mon calendrier et que ce qui aurait pu être simple devient inlassablement compliqué.

En sport, il y a quelque chose que les journalistes sportifs aiment à appeler le Money Time. C’est le petit moment d’un match quelconque où la victoire va basculer d’un adversaire à l’autre. Je suis en permanence dans le Money Time sauf que je perds presque tout le temps mes matchs.

Cette règle s’applique à tous les moments de ma vie, en amour, comme dans mes études, comme d’ailleurs dans n’importe quel projet professionnel.

 Dernièrement, j’ai loupé un week-end à la montagne car j’ai pris idée de farter mes skis une demi-heure avant mon BlaBlaCar du samedi matin.

 

J’ai passé la plupart de mon temps à l’université à faire la fête sauf les quinze jours qui précédaient chaque partiel semestriel où je m’enfermais nuits et jours, parfois sans manger ni boire pour assimiler les quelques 1 500 pages que je devais maîtriser. Très souvent, cette technique m’emmenait au rattrapage où je devais revoir le programme d’une année entière pendant une petite semaine (alors que tous mes potes étaient en train de buller à la terrasse des cafés).

J’ai loupé des avions et un nombre incalculable de trains ou de covoiturage, en faisant des choses stupides que j’aurais dû faire avant. Dernièrement, j’ai loupé un week-end à la montagne, car j’ai pris idée de farter mes skis, une demi-heure avant mon BlaBlaCar du samedi matin.

Le pire de l’histoire c’est que, bien souvent, procrastiner me prend plus de temps que si j’avais réglé le problème initial directement. Il y a deux mois, j’ai cogné la porte de mon garage en revenant du foot. Au lieu de m’en occuper directement, je suis allé chercher la caisse à outils, j’ai démonté la serrure mais je ne l’ai jamais remontée, laissant la porte condamnée . Cela fait donc deux mois que je dois grimper par dessus la porte de mon garage pour y accéder, et que je dois tirer manuellement la poulie de la porte pour sortir ma voiture. Un vrai bonheur lorsqu’on est en costume et que l’on a un entretien pour un stage dans un cabinet assez prestigieux – c’est vrai que la compétence « bricoleur » et les traces de graisse noire sur le trench beige étaient souhaitées dans l’annonce.   

Il y a aussi cette fâcheuse tendance à emprunter des livres à tous mes amis pour qu’ils prennent la poussière pendant minimum un trimestre, encombrent mon salon, avant que finalement mes amis ne me les reprennent sans même que j’ai ouvert la première page.

D’ailleurs, en ce moment-même, je cours après la pendule comme le lapin d’Alice pour boucler le papier que je dois rendre à Hurluberlu (comme chaque semaine en fait) et je me dis qu’il faudrait vraiment que ça change.

Malheureusement, je pense que vu mon cas, il m’est impossible d’arrêter de procrastiner. Par contre je peux développer une procrastination structurée pour devenir un foudre de guerre de la « dernière minute » et ainsi acquérir un sens aigu, voire «ninja», de la gestion du temps en situation de crise. Enfin, je ferai ça demain mais «demain c’est loin» (pratique d’emprunter sa phrase de conclusion à IAM)

Bien à vous.