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NON, la femme parfaite n’est pas une connasse – M comme Marcel

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À la Télévision, à la radio, au théâtre et dans les livres, on vante les mérites de la « femme connasse », qui boit, qui fume, qui se la pète et pas que dans son bain. Un tableau très peu glamour qui fait office de nouvelle référence de style. L’intention est louable : décomplexer les femmes imparfaites, en affirmant que la femme belle, riche, intelligente, qui réussit sa vie de couple comme ses bons petits plats… n’existe pas. Ou alors c’est une connasse à laquelle il faut cesser de ressembler, car ce modèle est hors d’atteinte.

Pourtant, entre la femme parfaite et la connasse, il y un juste milieu.

La connasse : le modèle stéréotypé de la femme

On vit une époque formidable, où pour lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes, on vante à tout va les mérites de la femme normale, dans le sens le plus pessimiste du terme.

La cible parfaite semble être une femme citadine, qui confond le basilic avec le muguet le 1ermai,  âgée de 30 ans à 35 ans elle passe son temps à se plaindre tout en regrettant l’époque de ses 20 ans. Le temps où elle pouvait encore coucher par terre chez un inconnu ou survivre à une nuit blanche.

Dans une logique tout aussi paradoxale, ces trentenaires sont souvent cadres supérieurs pour lutter contre le stéréotype de la femme au foyer, mais s’adonnent à des tonnes de mesquineries dès qu’elles le peuvent, comme donner le minimum dans l’enveloppe des pots de départs ou faire payer le homard sauce américaine, au « pigeon » qui les invitera à dîner.   

Elle est  sans doute accro aux séries, parfois célibataire (et passe le Jour de l’an seule avec son chat), tient mal l’alcool, mais boit beaucoup, a une vie sexuelle désordonnée et peu satisfaisante, mais écrit ici et là comment trouver des excuses pour ne pas avoir de rapport lorsque sa série préférée est retransmise, voire même comment arrêter certains préliminaires (pourtant si cher à la gent masculine.)

Chez les plus jeunes, le modèle de base est une petite précieuse, qui fait de la « com » parce qu’elle maîtrise les bases de Photoshop et veut devenir célèbre, arbore fièrement une petite paire de Stan Smith alors qu’elle n’a jamais tenu une raquette de tennis de sa vie et couche avec des garçons seulement lorsqu’elle n’a pas envie de s’attacher, laissant ainsi ceux pour qui elle a de l’affection croupir dans un coin de peur de trop se dévoiler.

Point commun entre les jeunes et les moins jeunes : l’obsession pour l’apparence, à commencer par leurs poids. Capable de défoncer un pot de Nutella en cinq minutes, mais au bord de la dépression lorsqu’elles ne peuvent plus rentrer dans le « jeans test », celui qu’elles ressortent de temps en temps pour vérifier qu’elles n’ont pas grossi. Elles compensent leurs surcharges pondérales (imaginaires) en bronzage, maquillage,  vernis à ongles, coiffeur et épilation, tout le temps et sous n’importe quel prétexte.

Question cliché, les hommes ne sont pas épargnés. Pour la connasse, leur vie hésite entre le cul et la console de jeux, ils rompent par textos, reluquent les culs de leurs meilleures amies quand ils ne parlent «carbu» et sont tout juste bon à renouveler leur penderie.

Au lit, ils sont incapables d’assurer le «minimum syndical»,  voire même de bander, ce qui rendrait une «demi-molle» presque glorieuse.

La femme parfaite n’existe pas, et alors? 

Du panel de défauts clichés que je viens d’énumérer, je ne connais aucune de mes amies qui en cumulent plus d’un dixième et pourtant, il est érigé en modèle sociale, comment expliquer une telle aberration?

Sans doute que vouer un culte à  la connasse du XXème siècle fait vendre, à l’image de la mini série de Canal + qui a remis la chaîne crypté au premier rang de la caméra cachée ou du livre des soeurs Girard qui revendique plus de 600 000 ventes avec leur  bible “la femme parfaite est une connasse” (qui m’a très fortement inspiré pour écrire ces lignes).

Sans doute aussi que c’est rassurant de voir dans cet être gracieux et magistral, une personne banale, qui a ses faiblesses, ses défauts et qui fait caca….

Un fait demeure: la femme parfaite n’existe pas, au même titre que l’homme parfait d’ailleurs. Simplement, il convient pour l’un comme pour l’autre de trouver celui ou celle qui sera parfait à leurs yeux.

Crédit photo: http://cinema.jeuxactu.com/

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