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Je me suis fait tabasser par un contrôleur SNCF – M comme Marcel

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Cela faisait longtemps que je n’avais pas baladé ma plume dans la maison d’Hurluberlu, et pour cause j’étais alité à l’hôpital après une grosse marave exécutée par un gang de contrôleurs SNCF.

À la base, je devais aller chez un pote qui habite à Lille pour fêter son anniversaire. J’ai donc réservé un BlaBlaCar pour me faire le trajet, les billets de TGV étant bien trop chers pour ma petite bourse de stagiaire.

Le vendredi soir, en sortant du boulot, je donne rendez-vous à « Émilien 71 » sur le parking d’un bowling en périphérie de la ville de Lyon. Il était 19h 30, lorsque la Dacia de mon transporteur désigné est arrivée au point de rendez-vous, la voiture s’est garée. De son bord sont sortie trois individus en tenus commando, pantalon en toile violette, gilet sans manche épinglé du sceau de la SNCF et petit béret traditionnel. Très  vite, j’ai compris que c’était une embuscade tendue par des individus qui en avaient gros sur la patate depuis que la SNCF a perdu son monopole dans les transports terrestres.

L’histoire a tourné court, à peine ai-je eu le temps de comprendre ce qui se passait qu’ils se sont rués sur moi pour m’asséner de violents coups au visage et à la poitrine. Je suis tombé au sol, ils ont continué à frapper jusqu’à ce que je perde connaissance, pour me laisser inerte sur un parking de bowling avant de repartir à la tombée du jour vers d’autres victimes potentielles.

Cette histoire terrible a eu le mérite de m’ouvrir les yeux sur deux terribles réalités, la première c’est que les aliments sont meilleurs lorsqu’ils ne sont pas mixés et servis en soupe (pour éviter une mastication douloureuse). La seconde, c’est que la concurrence économique peut pousser des êtres humains au bout d’eux-mêmes.

Pourtant, cela fait un petit moment que la révolution entrepreneuriale s’est lancée dans l’Hexagone. D’abord, il y a eu l’émergence d’un nouveau mouvement de personnes qui se sont mises à travailler en freelance pour éviter d’être assommées par les cotisations sociales et les prélèvements automatiques pour les retraites. 

C’est vrai que  tout le monde s’est lancé, avec de bonnes et de moins bonnes idées, et a tourné le dos au travail classique de salarié en entreprise. De l’autre côté, les entreprises classiques étaient de moins en moins en demande d’employés au sens strict du terme, car les éventuels litiges prud’homaux qui pouvaient en découler avaient des conséquences catastrophiques. Surtout, les entreprises ont préféré utiliser des consultants plutôt que des employés classiques, puisque cela leur coutait 30% moins cher  et surtout parce qu’une personne en freelance est plus indépendante ; il n’a aucun bénéfice de la part de l’entreprise, est payé pour son juste travail et n’a pas besoin de supervision.

Les statuts d’entrepreneurs sont alors devenus la norme et le statut de salarié a été rejeté.

C’est à partir de ce moment que les choses ont dérapé, les taxis se sont révoltés à cause de la concurrence d’Uber, les tenanciers d’hôtel se sont révoltés à cause de la concurrence d’AirBnB, les syndicats se sont révoltés à cause de l’émergence du statut d’auto-entrepreneur, et la SNCF s’est mise en grève prolongée pour manifester contre la privatisation de ses lignes de chemin de fer. Les contrôleurs SNCF ont perdu leur statut de fonctionnaire et pour se venger, ont décidé de s’organiser en petites équipes afin de mener des opérations punitives contre ce qui les ont menées à leur perte : l’évolution.

Bientôt, nous serons en 2026, la population française comptera plus de 35 millions de personnes à la retraite et la population active sera passé de 70% en 2012 à moins de 50% , la caisse des retraites aura disparu et la France sera passée du pays le plus imposé fiscalement au monde à un État où la taxation fiscale sera quasiment nulle.

La France aura renouvelé son modèle économique, et les mentalités auront changé et si je dois mangé à la paille pendant quelques mois pour contribuer au changement, cela m’est bien égal, je veux que mes frères qui sont partis vivre à l’étranger reviennent et surtout je veux être fier de mon pays.

La route est encore longue, le plus dur n’est jamais la chute mais bel et bien l’atterrissage et j’espère qu’il sera plus doux que ce qui est annoncé !

(crédit photo : Midilibre)

PS : Marcel précise que cet article est bien sûr à prendre au 2nd degré pour rebondir sur la polémique Uber VS Taxi

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