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Le drame du weekend dernier

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Le drame du weekend dernier

A la base, je ne vais pas vous mentir, j’étais partie pour une petite soirée soupe de légumes/Thalassa suite à la semaine épuisante que j’avais eu (#35heures #lemondeestfou). Je me suis imaginée me lever aux aurores samedi, fraiche comme la rosée du matin, pour sautiller dans la rue, mes cheveux au vent. Je me voyais tâter du topinambour au marché, renifler ce pauvre légume oublié de panais, lancer une petite blague sur le cinéma Pathé au boucher aux joues rouges. J’imaginais la vieille dame et son cadis me remercier pour l’avoir aidé à traverser la rue et le troubadour du voisinage jouer un air d’Amélie Poulain à l’aide de son bel accordéon ! Sauf que… La vie n’est pas comme ça. Et voilà que le drame du weekend dernier a commencé.

Tranquillement installée dans mon joli métro puant, en rentrant du travail, alors que je me préparais ma soirée dans ma tête, j’ai croisé le chemin de Adélaïde, cette fille qui boit beaucoup, qui bosse dans la pub et qui vous fait rire.

« Bon bah un verre et au lit ! » lui dis-je.

Naïve que je suis…

Je ne vous raconterai pas ma soirée pour deux raisons :
1. Ca ne vous regarde absolument pas.
2. Je l’aurai bien fait mais je ne m’en souviens pas.

Je me suis réveillée ce matin, à quatorze heures. D’une part, je porte mes chaussures sans mon pantalon. D’autre part, George le SDF de la rue d’en face dors sur mon canapé dans mon pyjama Etam une pièce lapin. Vision troublante je ne vous le cache pas. Je décide de ne pas en tenir compte.

En regardant l’heure, je me dis que c’est mort pour le marché, je cours chez Aldi. En dévalant les escaliers je me rends compte que c’est déplacé d’aller dans la rue en culotte et chaussures à ce qu’on dit. Je remonte. Je mets un jogging et repars. En arrivant, rien ne se passe comme prévu. Une fois chez Aldi, je constate que les légumes oubliés ont bien été oubliés puisqu’il n’y en a pas et que le boucher est un adolescent boutonneux pas très aimable. En sortant avec ma salade défraichie et mes tomates hors saison sans goût, j’aperçois la vieille dame en détresse et décide de courir vers elle pour lui apporter mon aide. En me voyant arriver, elle utilise son pépin -le mot qu’elle emploie pour parapluie- et m’attaque. Déçue, je repars sur le chemin de mon appartement. J’entends au coin de la rue Comptine d’un autre été de Yann Tiersen. Ce n’est pas le troubadour heureux de jouer pour les autres mais l’homme qui une semaine plus tôt m’a volé mon portable à Saxe Gambetta. Je décide de ne pas lui en vouloir parce qu’il me fait peur.

En remontant chez moi, j’ouvre la porte avec difficulté en espérant que George n’a pas fait changer les serrures. Je pose mon sac plastique pas du tout eco-friendly sur mon tot bag «Agir pour l’environnement». Je rentre calmement pour ne pas réveiller le vieux George et croise mon visage dans le miroir de la cuisine. Je ressemble à ma vieille tante, celle qui a les cheveux gras, le maquillage qui coule, les poches sous les yeux, une bière à la main et une roulée à la bouche. Je ressemble à ma grande tante qui morte en 1999 suite à son alcoolisme.

Je décide de sauter le repas puisque de toute manière je n’ai plus faim, je file à la douche et consulte ensuite mon portable qui était posé sur la lunette des toilettes. J’ai un message de Adélaïde.

« Un verre à 16h avec Fred et Caro ça te tente ? »

Ma réponse :
« Juste un verre alors ! Je suis crevée».

Naïve que je suis.

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