A propos Liza

Journaliste de métier, Hurluberlu m'accompagne le reste du temps. Avant de le rencontrer j'étais un peu comme un manouche sans guitare, comme Lauren Bacall sans Humphrey Bogart, comme Rox sans Rouky.

Comment survivre au premier repas de Noël avec la belle famille ?

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1er Noël avec la belle famille (Le carnet de Liza)

C’est simple, vous n’y survivrez probablement pas… Ou, du moins, vous finirez alité pendant une semaine avec Xanax et Doliprane à votre chevet.

Si je commence à vous raconter le repas de Noël de l’année passée dans ma famille… Vous aurez pitié d’Hulubberlu. Il suffit de tomber sur une mère envahissante, une grand-mère raciste, un cousin homophobe et un oncle ivrogne… Et vous voilà servi pour un repas bien festif ! Je me console en imaginant que c’est pareil dans toutes les familles. Sauf que, quand vous êtes dans la vôtre, c’est toujours supportable. Vous pouvez l’ouvrir si vraiment les conversations sont ras les pâquerettes. Mais chez belle-maman vous avez juste à vous la boucler. Parce qu’elle aura de toute façon cuisiné la meilleure dinde aux marrons du siècle, acheter le meilleur foie gras sur le marché, et déboucher une bouteille de champagne, digne de ce nom, comme vous n’en avez jamais dégusté.

Seulement, les sujets à éviter cette année sont nombreux… la légalisation du mariage homosexuel, la montée du FN encore et toujours, les élections municipales, les interventions françaises au Mali et en Centrafrique, les anaphores récurrentes de François Hollande dans ses discours, le racisme autour de Christiane Taubira et de la nouvelle Miss France, votre avis sur le dernier album d’Etienne Daho… Oui, parce que belle-maman est à tous les coups fan, alors si vous l’avez trouvé creux, agaçant ou peu mélodieux, n’en dites rien. En bref, évitez de parler de choses qui paraissent existentielles. Sans pour autant être reconduit au rang d’abruti sans cervelle.

Vous pouvez parler de ce qui vous passionne par exemple. Hulubberlu, lui, il est passionné par le cinéma et… l’origami. Si c’est votre cas aussi, optez plutôt pour une bonne discussion cinématographique plutôt qu’un cours sur « comment plier joliment du papier », je ne suis pas sûre que ça conquiert qui que ce soit, à tort hein soyons franc (ou juste assez amoureuse pour ne pas lui reprocher ça, le pauvre).

Et si des questions d’ordre privé surgissent, évitez-les gracieusement. C’est facile à dire, certes. Mais, ça vous épargnera des hochements de tête désapprobateurs ou des regards jaugeurs. Vous n’échapperez cependant pas au célèbre « vous faites quoi dans la vie ? » En espérant que votre Hulubberlute ait été assez prévoyante et vous ait préparé le terrain. Mais surtout, dans la forme, restez naturel mais discret. Parce que rappelez-vous dans le film le « Nom des gens « , comment le sujet des camps de concentration se retrouve au cœur de la discussion sans crier gare.

Et si vous vous heurtez à la jalousie paternelle, bon courage… « Ah, mais ce n’est pas assez bien pour ma fille ça ». Sans compter les éternelles comparaisons avec celui d’avant qui était sans aucun doute pire que vous, mais qui est forcément le gendre idéal maintenant que vous êtes le nouveau. Alors, ne soyez pas désemparer et ne vous laissez pas écraser. Le paternel attend juste de vous que vous soyez docile mais franc. N’hésitez pas, avec toute la subtilité dont vous savez faire preuve quand vous le voulez bien, à gentiment le reconduire.

(Comme disait Renaud,: « on choisit ses copains mais rarement sa famille ». Si votre belle famille est timbrée, il va falloir faire avec…  On vous conseille tout de même de profiter du dîner de Noël!)

Bon. Je faisais tout pour ne pas aborder le sujet. Pourtant, le malaise absolu tant redouter par vous tous existe bel et bien. Ce moment où notre cher père commence à se sentir à l’aise avec vous, cherche le conflit ou simplement à vous indisposer devant nous. L’instant S, l’instant sexe.

Blagues un peu salasses, histoires d’expériences.. Sauf que beau-papa a tendance à oublier que celle que vous avez dans votre lit tous les soirs, c’est sa fille. Et que oui, vous aimez bien faire des cunni, que l’idée du tantrisme vous intrigue depuis un certain temps, et que faire l’amour -pour ne pas dire autre chose- dans un ascenseur c’est vraiment l’extase. Mais que non, vous « rêvez pas de vous enfiler des filles tous les soirs »… Et si vous voulez éviter de finir célibataire le soir de Noël, ce genre de détails ne devrait surtout pas se retrouver dans une quelconque conversation.

Petits détails bien utiles pour le reste. Ne vous risquez pas à ramener une bouteille de vin. Ramenez une bonne bûche traditionnelle de Noël. Ou le Kama sutra au père obsessionnel. Ou des jolies décorations en origami pour la table, qui sait peut-être que tout ça pourrait vous sauver…

Pas de basket, ni de costard, pas de chemise boutonnée jusqu’en haut (n’oubliez pas les conseils qu’on vous donne dans nos articles), et pas non plus de mocassins vernies.

Et si la dinde est immangeable vous n’aurez qu’à vous planquer sous le sapin (incroyablement parfait de belle-maman).

Bien à vous,

Le carnet de Liza – Faut-il que l’homme moderne soit romantique ?

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L’homme moderne se doit d’être romantique … ou pas ?

Ça dépend. Ce n’est pas réellement une histoire de romantisme. Si vous entendez par romantique : quelqu’un bourré d’attentions niaises et… niaises. Alors, non. Les femmes n’aiment pas vraiment ça. Quoiqu’il y en a certaines… Enfin, peu importe, je ne fais pas parti de celles-là et si c’est la majorité, alors mon pauvre Hurluberlu, il est un peu mal loti.

C’est vrai qu’hier soir, il a fait preuve d’un romantisme (légèrement) exacerbé, limite dépassé. Bon, frôlant le ridicule, clairement. Mais, je lui en veux pas, il voulait bien faire. Alors, je ne vais pas vous mentir, on a tendance à être assez (très) exigeante voire carrément idéaliste. Du coup, quand vous nous appelez de votre voix douce et suave, on se monte tout un scénario. « Peut-être qu’il m’a préparé le dîner, avec un bon dessert, et qu’il m’a offert de la lingerie ou la dernière saison de Breaking Bad. Le tout, pour finir une nuit torride… »

Alors quand Hurluberlu m’a appelée hier soir, avec cette fameuse voix, c’est exactement ce que je me suis dit. J’ai du coup filé chez lui, impatiente de voir le résultat. Eh bah… J’ai pas été déçue. Alors, autant vous pouvez être crade, désorganisé, insolent limite nonchalant, autant on se retrouve dans des situations que j’appelle inattendues voire extrêmes. C’est vrai que je ne devrais pas me plaindre. J’ai ouvert la porte… Je suis sûre que vous savez exactement ce que je vais décrire maintenant. Il y avait des bougies partout, des pétales de rose qui jonchaient le sol, une musique sensuelle (oui, Barry White, vous avez deviné), et… pas d’Hurluberlu en vue. J’ai suivi le chemin, qui menait jusqu’à…la chambre. Ça a le mérite d’être clair, j’ai trouvé qu’il avait du culot. Mais, au final, ce n’était qu’une feinte, pour m’impressionner vous voyez. Du genre, « tu vois, je te conduis jusqu’à la chambre, tu penses que je pense qu’au sexe, mais c’est pas vrai ! ». Et si moi, ça m’avait arrangé ? Bref, on a finalement commencé par un verre de champagne, puis l’entrée, puis…bla, bla, bla. C’était mignon. C’est une insulte, soyez au courant.

Je vous passe les détails de cette soirée, vous avez compris l’idée. MAIS nous, on aime le romantisme soft et quotidien. Les choses que vous n’avez pas l’habitude de faire, quoi. Parce que oui, c’est très attentionné de sortir le grand jeu une fois, mais quand c’est régulier, c’est encore plus surprenant croyez-moi. Des mots d’amour cachés partout dans l’appartement, un repas les soirs de grande fatigue, regarder avec nous ce film qui nous fait tant pleurer et que vous détestez seulement pour nous faire plaisir, ces moments de silence où vous nous contemplez amoureusement, et même vos propositions indécentes.

Alors, j’ai tenté de dire gentiment à Hurluberlu que je n’avais pas besoin qu’il me fredonne des chansons d’amour sous ma fenêtre les soirs de pluie, ni qu’il ne me promette des balades à cheval en bord de mer… (Voyez ici un message subtil. En fait, on en rêve). Mais rassurez-vous on ne vous demandera jamais pour autant de nous offrir le Taj Mahal émergeant d’une eau miroitante, comme dans la pub Shalimar de Guerlain.

Sur cette bonne dose d’incompréhension féminine  et c’est ici l’unique chose que vous devez comprendre, je file chez Hurluberlu.

Bien à vous,

A lire :

Qui paie l’addition au premier rendez-vous ?

L’addition svp !

« Dans le geste de “sortir” sa carte de paiement ou ses billets au moment de l’addition, il y a une projection “éjaculatoire” », explique une sexothérapeute.

Qui doit payer le resto ?

Ça, c’est une des inepties que j’ai pu lire en réfléchissant à cette fameuse question. Bon, en vrai, j’y avais déjà réfléchi avant puisque je me suis retrouvée dans cette situation pas plus tard que la semaine dernière. Hurluberlu m’a invitée au restaurant. Alors il a sorti le grand jeu : un truc chic, lumière tamisée et petite musique d’ambiance. Too much. Mais en même temps, j’ai passé une heure devant le miroir à me dire talons, pas talons, lèvres pulpeuses (bouche de…), ou naturelle et décontractée (même pas bonne à…). Bref, je me suis pris la tête aussi. Quand on s’est retrouvé, il était déjà à l’intérieur à attendre, les yeux perdus dans le vague (on connait la tactique du mec mystérieux et rêveur hein). Je lui ai fait un petit signe de la main, un peu niais et je suis allée m’asseoir. Il a feins de se lever, par politesse, c’est la moindre des choses. La conversation a commencé, sourire aux lèvres, pas encore de trucs coincés dans les dents, après ça se gâte

Le premier rencard, c’est la découverte. Il est attentif, je sais qu’il n’écoute pas la moitié de ce que je dis, mais je parle quand même, enfin pas la bouche pleine j’évite. Mais ça reste un mec Hurluberlu, alors il commence à parler de ses études avec un air de moi-moi-moi exaspérant mais MOI je l’écoute vraiment (même si mon pantalon classe, et de sortie annuelle, me serre déjà le ventre). En apparence tout se passe à merveille, PRESQUE comme au cinéma, ça fait pourtant pas tant rêver que ça : petites attentions, mains qui s’effleurent, regards de braise. Et le tout s’éternise, même si je passe un très bon moment. Tout ça,  juste parce que l’un comme l’autre, on redoute THE moment fatidique : l’addition.

Déjà, il n’y a pas que la problématique de base de payer. Il y a aussi tout ce que ça induit. Celui qui paie c’est celui qui domine et l’autre celui qui désire. Une femme qui se laisse offrir le diner, c’est une femme vénale. Et celle qui insiste pour sortir la carte bancaire, c’est une féministe casse-bonbons. L’homme qui paie est un gentleman intéressé et celui qui ne paie pas, un radin qui s’est bien ennuyé. Chacun sa vision. Et c’est là que tout se complique : personne ne pense la même chose. Mon dieu, je vais galérer à répondre à cette question, on n’aurait pas pu aller manger une glace aux smarties avec Hurluberlu ?

En fait, si je le laissai payer l’addition ce soir-là, il ne paierait probablement aucune de celles à venir. Oui, parce que le premier rencard, vous êtes parfaits, et puis après ça se dégrade et vous vous satisfaites du médiocre, que vous considérez comme convenable voire plutôt bien. Le prochain resto ce sera sûrement un Mcdo en jogging à 23 heures parce que votre copine n’aura pas eu le temps de faire les courses et que vous vous aurez eu la flemme. Je caricature ? Avouez, pas tant que ça.  Du coup, j’ai fait ce qu’il me semblait logique de faire pour mettre un terme à ce moment crucial. J’ai proposé de payer l’addition, en espérant évidemment qu’il refuse.  J’ai quand même bien insisté, je suis du coup passée pour la féministe casse-bonbons mais quelle importance, il a fini par payer. En réalité, vous, nos « amours, bébés, petites poussins » ce serait une source de castration que de ne pas vous laisser sortir votre portefeuille (qui n’en est souvent pas vraiment un). Alors, dans tous les cas, on vous laissera sûrement payer, ne vous faites pas prier, ni désirer, ça changera pas notre envie de vous baiser ou de rentrer se coucher.

Bien à vous,

La BD, « On fera avec »

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« On fera avec ». On fera avec la vie, on fera avec nos échecs, avec nos angoisses et nos remords. On fera avec nos rêves avortés, nos amours morts nés. On fera avec le regard des autres, l’incertitude et la lassitude. On fera avec la mort et le fardeau qu’elle laisse derrière elle.

On fera avec, Manu Larcenet, 1999 est une BD initiatique, à couper le souffle dont vous n’êtes pas prêt de vous lasser. Elle se lit en une demi heure mais vous vous surprendrez à remettre le nez dedans régulièrement.

Hurluberlu, j’ai décidé de l’appeler comme ça parce que Manu il lui a pas donné de nom à son petit bonhomme tout perdu. Bon. Hurluberlu se balade de case en case, et de déception en déception. On a un peu envie de le prendre sous son aile sauf que… « On fera avec », rappelle à quel point on est tous pareil. Et si vous êtes pas comme Manu, ni comme Hurluberlu, ça sert à rien de lire cette BD.

« La vie est compliquée. C’est toujours quand on croit qu’on est tout au fond du gouffre… qu’on est certain de ne pas pouvoir descendre plus bas… Qu’on aura beau s’agiter, l’existence ne pourra pas être plus pourrie…. C’est toujours à ce moment-là que ça empire ».

Avec beaucoup de dérision, Manu Larcenet connu pour son univers toujours entre la noirceur/la laideur du monde et son ironie, dépeint un univers enfantin, mais un peu dur quand même, dans « On fera avec ». On a tous envie de se retrouver dans ses bulles qui éclatent, on a aussi tous envie de leur échapper. Surtout.

Manu a de l’humour, aussi noir soit-il et il a des traits fins. Pas de couleurs. Ici, on est pas dans « Le combat ordinaire » ni dans les blast dans « Blast ». C’est un peu l’une de ses premières BD, ses premiers coups de crayons publiés au grand jour. On ne sait pas vraiment s’il les aime bien mais nous, on adore. Parce qu’On fera avec, est subtile et d’une immense fragilité. Parce qu’On fera avec, nous donne du vague à l’âme, certes. On se dit qu’on n’a pas fini de ramasser des coups dans les dents, que c’est un peu un cercle à l’infini, vicieux ou pas, ça dépend des jours. Ca dépend des gens qu’on croise.

Mais On fera avec apprend surtout à savoir rire de soi. C’est un peu tout ce qui se passe dans nos têtes à nous, nos tranches de vie. Aussi laborieuses et mélancoliques soient elles. Manu Larcenet nous donne un sourire un peu gêné, « putain, c’est vraiment moi ça… », mais peu importe. On peut lui dire merci parce qu’on a presque envie de s’accepter tel qu’on est après une lecture pareille.

« Globalement, on passe une grande partie de sa vie à souffrir. La souffrance du corps et de l’esprit. C’est vrai qu’il y a des moments magiques. Certains instants où on se sent étrangement plus proche de soi et de l’univers… Mais quand même, on doit souvent tout payer par la souffrance ».

Moi aussi, je veux être aventurière.

FIN.

(PS : Si tu veux te procurer la B.D à bon prix, c’est ICI)

Et si on changeait d’air ?

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J’avais littéralement abandonné Hurluberlu depuis plusieurs mois. On avait besoin de faire une pause lui et moi. Mais on s’est réconcilié. Seul hic. Il en avait un peu marre d’être toujours au coeur de mes articles. Du coup, j’ai changé un peu. Je me suis ouverte. C’est toujours le Carnet de Liza, avec moins d’animosité envers les hommes. C’est pas mal aussi non ? Mais si vous avez des difficultés avec le sexe opposé, je pourrais toujours me pencher dessus. En attendant, pour mon retour, je me lance dans mes coups de gueule, mes coups de coeur.

Un petit penchant cinématographique ce mois-ci. 

SAMBA

« Samba fait chavirer les coeurs du début à la fin. Mais pas au début, ni à la fin. »

Huit français sur dix ont vu Intouchables (évidemment, il faut enlever les mioches qui ont empêché leurs parents de se faire une soirée salle obscure). Bref, il y a les autres. Et parmi eux, il y a celui qui prétend ne pas avoir aimé ce film. Un menteur marginal en somme, qu’on a tous vu allègrement rire au premier rang en avant-première de cette bonne comédie française. Une fois populaire, notre joli couple black-handicapé ne l’a plus trop fait rêver. Bref, Intouchables c’était plutôt pas mal. Et on attendait tous Omar Sy au tournant.

Comparer ce film de Olivier NAKACHE et Eric TOLEDANO à leur précédent parait légèrement exagéré. C’est vrai qu’on a le coeur à danser et à s’émouvoir au rythme du scénario. Un pas chassé vers le misérabilisme et puis un petit déhanché vers la dérision sur la dépression occidentale. A ça, on ajoute le contraste entre les deux et nous voilà plongés dans les délicatesses du couple maladroit mais touchant formé par Omar Sy et Charlotte Gainsbourg.

Après un démarrage qui traîne en longueur, les répliques poignantes provoquent éclats de rire et sourires éloquents. Peut-être un peu trop : on ne sait plus si le scénario est dramatique ou comique. Ceux qui étaient assez amoureux du jeu d’acteur de la fille Gainsbarre, risquent d’être lassé par son côté toujours un peu neurasthénique. Charlotte alias Alice reste plutôt sans saveur et sans odeur (même si son parfum au musc titille les sens de Samba).

Après Nymphomaniac où elle s’en sortait avec brio (quoique toujours dans son rôle profond, lugubre et torturée), elle s’est avéré plus décevante dans « 3 coeurs » aux côtés de Benoit Poelvoorde et Ciara Mastroianni. Et là, hormis une scène de danse qu’elle savoure à bras le corps avec le beau Tahar Rahim, Charlotte Gainsbourg, en plein burn-out, ne fait pas trop rêver. Un peu rire parfois mais certainement plus pleurer.

Charlotte Gainsbourg avait déjà trompé Omar Sy dans Nymphomaniac

Quelques répliques cultes restent encrées une fois la porte de sortie franchie. Rien qui ne poussera pour autant les américains à adapter le film version USA. Bon, après tout, si dimanche prochain vous n’avez rien à faire ou que votre copine n’a pas envie de vous toucher ce soir, ça peut toujours être une alternative. Parce qu’une chose est sûre : on ne s’ennuie pas pour autant. Et on préférera toujours Samba à « Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu ? ».

 Petit Plus de Samba : Le Strip-tease plutôt funky de Tahar Rahim


MOMMY 

« Mais accrochons-nous. Ensemble nous pourrons changer ce monde qui a besoin d’être changé » 

Mommy, ça fait six mois qu’on en parle. Je l’attendais comme on attend le messie. Xavier Dolan, c’est un peu toute ma vie. Un génie auprès duquel on aimerait pouvoir s’épancher. Je lui voue un culte sans fin, je le confesse. Outre « Tom à la ferme », son thriller psychologique que je qualifierai modestement d’erreur de parcours, le jeune québécois a fait bien plus qu’émouvoir la foule depuis ses débuts. Et pour ceux qui ont attendu que le jeune prodige reçoive un prix à Cannes pour s’intéresser à son oeuvre, il est temps de se pencher sur sa filmographie et ses bandes sons toujours géniales.

Certains verront Mommy comme un aboutissement, une réalisation ultime. D’autres, comme moi, continueront de placer « Les amours imaginaires », triptyque amoureux aux plans déroutants, ou « Laurence Anyways », où le coeur prend un coup de massue, en haut du top Five de notre chouchou. Ca ne fait pas de son dernier coup de génie, un film lambda. Bien au contraire. C’est une claque visuelle, psychologique, artistique, photographique et intellectuel. Une claque générationnelle aussi…

Suzanne Clément dans Laurence Anyways 

On en viendrait presque à aimer Céline Dion, tellement la scène dans la cuisine entre Suzanne Clément, Anne Dorval et Antoine-Olivier Pillon fait l’effet d’un coup de fouet. Violences, hystérie, arrachement, amour passionnel et Oedipe tardif éclatent à l’écran comme un mystère qu’on aurait enfin percé. Les larmes coulent aux moments on s’y attend le moins.

Pas de spoil à l’horizon mais plutôt un bémol. Xavier Dolan qui voulait éviter tout misérabilisme et « regarder les gens non pas d’en haut, ni d’en bas mais droit dans les yeux », a réussi son coup à quelques exceptions près. Malgré une petite maison, dans un quartier résidentiel, à l’intérieur plutôt désuet (et vite dévasté), il laisse planer le doute sur les conditions sociales de cette famille populaire. Steve a les dernières fringues à la mode, une jolie longboard et jette allègrement de la nourriture quand l’envie lui prend. On pourrait mettre ça sur le dos de ces troubles du comportement qui sont au coeur du film mais ça ne tient pas toujours la route.

Et si vous n’avez pas lu le synopsis de Mommy, c’est ça l’histoire.

En 2015, vision futuriste de la société canadienne, une nouvelle loi entre en vigueur. Cette loi, très controversée permet aux familles de confier à des centres étatiques les enfants qui représenteraient un danger physique, psychologique ou même financier, et ce sans même passer par un juge. Le film débute ainsi. Diane « Die » Després (interprétée par Anne Dorval), quadragénaire loufoque au style dépassé, a un accident de voiture. Après quelques insultes au conducteur responsable, son téléphone  sonne. Son fils Steve, atteint du syndrome TDAH (trouble du déficit de l’attention et Hyperactivité), placé en centre d’accueil, vient de provoquer un incendie ayant gravement brûlé un autre enfant du centre. Die, récupère son fils. Fier de retrouver son amour. Un amour qui annonce un univers assez manichéen ou plénitude et destruction ne cesseront de s’entrechoquer. Kila (interprété par Suzanne Clément), la voisine bègue à l’apparence calme et discrète devient le noyau de cette famille éclatée.

Ne vous attendez pas à sortir de cette séance de 2h20, le coeur léger et prêt à dire oui au monde. Mommy bouleverse les codes de l’amour parental et dérange nos esprits, bien loin d’imaginer comment on peut survivre/vivre avec ces troubles comportementaux. Une problématique souvent négligé ou méconnu.

Et si Samba et Mommy n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Que l’un est un moment détente et l’autre une claque psychologique. Ils ont un point commun :

Une musique à écouter avec déraison. Une mélodie qui transporte et dont rien est à oublier. Surtout pas la scène qu’elle accompagne dans Mommy.

PLUS de Mommy : Antoine-Olivier Pillon faisait une brève apparition dans Laurence Anyways. Pour ceux ou celles qui en tomberaient amoureux, à vous de le trouver.

Quelles sont les règles de sexualité élémentaires à respecter?

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Sexualité – Comment s’y prendre avec les filles ?

Chacun ses tendances, ses envies, ses fantasmes. Certains s’essaient au triolisme d’autres ont des trips sado-masochistes. De mon côté je resterai dans le « soft » pour tenter d’aiguiller votre sexualité effrénée ou au contraire qui aurait ralenti sans que vous ne sachiez trop pourquoi…

Avec Hurluberlu on a mis du temps à construire notre sexualité. ça n’est pas venu d’un coup d’un seul. Contrairement à certains avec qui un coup, semble suffire…

Le sexe pour du sexe vous n’avez pas besoin de moi pour ça, ça se règle à la sauvage. Seul l’instinct animal s’éveille. Alors que quand on aime, tout est une histoire de connexion, d’ivresse, de symbiose et même si ça m’ennuie affreusement de l’admettre : de Tendresse, MAIS PAS TROP.

Au débutHurluberlu était presque plus timide que moi. Quand je vous dis au début, j’évoque vraiment les prémices de notre vie sexuelle… avant même qu’il ait osé glissé sa main ne serait ce qu’à l’aube de ma petite culotte. Alors imaginez ce que ça a été de l’amener à s’aventurer un peu.. Et le tout sans qu’il s’adonne pour autant à des pratiques tendancieuses.

Oui, parce que sachez une chose… Ce n’est pas parce qu’on devient cru et qu’on vous autorise à nous dire « Je vais te prendre sur le coin de la table », qu’on aime être dans la soumission ou subir votre irrespect.

Sachez donc quelques « règles » plus ou moins universelles. Enfin après tout vous en faites ce que vous voulez si vous voulez vous asseoir dessus, vous torchez avec… Vous ne direz pas que je ne vous ai pas prévenu.

Règle n°1 : On ne vous dit pas de demander la permission avant d’éjaculer en nous, mais un « je vais finir en toi » peut toutefois être excitant.

Règle n°2 : Tenir la tête pendant une fellation : oui. Tirer les cheveux pour diriger votre partenaire et prendre le risque qu’elle s’étouffe avec votre phallus est moins recommandé et utile.

Règle n°3 : Ne jamais demander si c’était bien après parce que ça veut dire que vous saviez que ce n’était pas la folie et ça nous pousse à vous mentir après…

C’est pas non plus la peine, de faire genre que vous venez de gagner le match des Super Lourds car vous nous avez fait monter le volume sonore, on ne retiendra de toute façon que les mauvaises fois, alors abstenez vous de ce genre de célébration à la Charlie Sheen  …

Règle °4 : Décrire ce qu’on va faire peut être assez jouissif, le faire avec vulgarité un peu moins. La langue française est tellement riche alors pourquoi tenter un « Suce moi la queue » quand on peut subtilement dire « rallume le calumet », « jouer un morceau de flute enchantée », « secouer la belette du chef d’orchestre » ou encore, le plus joli sans doute : « chopiner le gouvernail de profondeur » (merci la langue française)

Règle n°5 : Quand vous nous caressez n’oubliez pas deux choses : le clitoris EXISTE aussi bien que notre vagin. Et l’un comme l’autre ne sont pas des manettes de Flipper. Vous pouvez y aller doucement de temps en temps, ça marche aussi. Que ce soit avec vos délicates mains ou avec votre langue.

Règle n°6 : Pensez à notre plaisir de temps en temps et pas simplement au vôtre. Vous n’êtes ni en train de vous astiquer tout seul devant une photo de Zahia, ni à une course hippique pour démontrer que vous êtes le meilleur cheval du coin. Alors laissez dans vos chaussettes (que nous vous supplions messieurs d’enlever!!) l’orgasme solitaire et la performance.

Règle n°7 : Toutes ces fois où vous ne réussissez pas à nous faire jouir, à provoquer l’orgasme ou le multi-orgasme comme le fantasme certains, ne soyez pas désemparés. Si on pouvait éviter d’en entendre parler pendant trois jours après…. Surtout que ça vous pousse à être insistants et médiocres.

Règle n°8 : Les soirs où on n’a pas envie ne croyez pas qu’il y a un problème. Rien ne sert de nous forcer, de caresser nos cuisses et nos courbes parce que soit on s’endormira soit on se transformera en vide-c…. Et je ne suis pas sûre que l’un ou l’autre vous redore l’égo. Donc endormez-vous sur la béquille et laissez nous tranquille!

Règle n°9 : « L’anal n’est jamais acquis »  – Quoiqu’il arrive, prévenez nous avant la sodomie. C’est permis, autorisé voire fortement conseillé si vous voulez éviter toute castration immédiate.

 Oups, je crois que j’ai fait une connerie…

Règle n°10 : Je sais qu’aussitôt le coït terminé,  vous aimeriez que l’on se transforme en pizza chaude et en bière fraiche, mais non désolée messieurs, cela ne marche pas comme cela et on aime bien avoir un petit instant câlin  avec vous après s’être fait « secouer comme des pelotes de laine ».

Faites un effort et prenez sur vous, car s’endormir trois minutes après son va et vient de lévrier c’est vraiment pas digne du gentleman que vous êtes.

May the force be with you, 

Bien à vous,

Liza

Le carnet de Liza – Séducteur ou dragueur : Où est la nuance ?

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Séducteur ou dragueur ?

En règle générale, vous pensez tous être assez doués pour séduire une fille. Comme le prince dans Raiponce, référence Walt Disney où est le problème ? Bouche en cul de poule, haussement de sourcils et « poupée » ou « princesse » à tout va… vous pouvez oublier. Ça ne marche pas. Et si ça marche : fuyez. La fille est sûrement amoindrie intellectuellement parlant pour supporter ce genre de comportements.

Pour toutes les répliques d’accostage raté dans la rue, référez-vous en au site payetashnek.fr. Vous éviterez déjà un nombre incalculable de maladresses et par la même, un manque de savoir vivre. En espérant que l’homme moderne à qui je m’adresse n’ait jamais réellement osé dire ça un jour…

Dans les bars, dans la rue, dans le train, à la fac ou au travail : à chaque lieu, sa méthode. Mais vous donner les bases serait déjà un bon début. Distinguer le regard suggestif du regard insistant, la franchise de la brutalité et la délicatesse de la niaiserie. Attention, cours de subtilité.

Hier soir, j’étais dans un bar avec une amie. Un homme à la démarche ambitieuse et au sourire ravageur s’est avancé vers nous d’un pas décidé, autant dire qu’on l’a senti venir. Il a osé le célèbre, si vous venez avec moi « nous passerons le week-end, nous mangerons bien, nous boirons du vin, nous ferons l’amour…» de Javier Bardem dans Vicky Cristina Barcelona. Sauf que, manque de pot, il n’avait ni le charme de l’artiste espagnol, ni la carrure du beau Juan Antonio.

Ne croyez donc pas qu’il y ait des répliques toutes faites qui passent à toutes les sauces et avec toutes les filles parce que vous courez tout droit à votre perte.

Ceux qui se pensent moins doués que d’autres le seront peut-être plus. Pour dire vrai, Hulubberlu était un peu timide à notre première rencontre. Au lieu de tenter une phrase bateau du style « Je t’offre un verre ? », qui peut vite en exaspérer plus d’une, il m’a lancé humoristiquement stressé « de toute façon, ça n’aurait jamais marché entre nous » et s’est enfui. Première réaction ? Drôle de personnage… Deuxième ? Je le cherche dans toute la boîte, je le veux celui-là. Et la preuve qu’il a bien réussi son coup ce petit hulubberlu.

J’aimerais vous éviter les nombreux et incessants râteaux dont vous êtes victimes mais je me pose tout de même une question… Un homme capable de dire « dans cinq minutes, tu pourras plus te passer de moi », ou encore « s’il te plait, s’il te plait, donne-moi juste ton nom pour que je te rentre sur Facebook » mérite-il vraiment que je lui donne des conseils ?

Je vais être indulgente et vous soumettre cette petite liste non exhaustive élaborée par mes soins (ainsi qu’à l’aide de mes Hulubberlutes) », de ces rengaines à proscrire :

« Je m’en fous de savoir ton prénom, je sais qu’on va coucher ensemble à la fin de la soirée » Moi, vivante ? Jamais.

« Tu veux boire une Corona », compris «  tu veux voir mes cojones » quand la musique est trop bruyante…

« Coucou, tu veux voir ma B…. », Vu ton fasciés, non merci.

(photo: Cyprien)

« T’inquiètes je suis pas jaloux », quand on vous explique gentiment qu’on a déjà quelqu’un.

« T’es vraiment trop bien foutue, vas-y balance-toi » arrêtez d’écouter Tony Parker, ça craint.

« Ça te dit pas qu’on aille manger une glace un de ces après-midi ? » : demande à ta petite sœur.

Du coup tentez plutôt subtilement « t’as vraiment un bon style » et partez discrètement. Ça donnera forcément envie à la fille de vous retrouver et d’attirer votre regard une fois de plus. Ça ne marche pas à tous les coups, loin de là, ne vous méprenez pas. Après, le culot et l’acharnement peuvent aussi avoir leur charme. Le tout est d’être respectueux mais audacieux, ou timide mais clair et limpide.

Bien à vous,