Mes péripéties sur la route de la minceur

Léa Leyris, la fille qui a un peu du mal avec la vie 07/06/2017
mes péripéties sur la route de la minceur
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Mes péripéties sur la route de la minceur

Moi, Léa, 22 ans, raconte mes péripéties sur la route de la minceur: Comme toutes femmes qui se respectent un tantinet, j’aime écouter Avril Lavigne et déteste mon corps. (Alors que avouons-le, dans vingt ans, après trois enfants, on en parlera plus !)

Le déclic:

La frénésie de l’été qui approche, la volonté d’être simplement bonne, la peur de devoir un jour payer deux sièges d’avion pour cause de « fesses aussi grosses que la Russie », l’envie de porter un slim sans que mes cuisses se touchent. J’ai autant de raisons pour commencer un régime que de kilos de graisse en trop.
Tout commence généralement quand on rentre d’un séjour Erasmus de 6 mois. L’Angleterre, ce pays fabuleux qui a fait naître le Cheesecake, le Fish&Chips et la bière pas chère !
Alors que je racontais mon voyage à ma mère, assise confortablement sur le canapé dans mon jogging taille 38 (les jeans 36 étant soigneusement toujours rangés dans ma valise depuis plus de 3 mois pour cause d’impossibilité utilisationnelle), je m’attelais à une question dangereuse:

« Mamaaann ?
– Qu’est ce que tu veux encore ?
(Pour une quelconque raison, elle croit toujours que mes tentatives de communication ont un intérêt)
– Soit honnête. Est-ce que tu trouves que j’ai grossi ?
Profonde inspiration, regard qui fixe le vide.
– Disons que tu as bonne mine ! »

Alors ça c’est dur à entendre. Elle qui est pourtant toujours honnête, cherchait une manière délicate pour m’annoncer que la Russie remplissait (comme je le pensais) mon pantalon et mes joues.
C’était donc décidé. Je devais faire quelque chose.

1ère tentative:

Alors bien sur, quand on est une petite jeune, encore excitée par un futur palpitant et portant un amour inconditionnel pour la vie étudiante, on commence par un régime stupide non réfléchi que j’appellerai: “Le plaisir de s’affamer”.

Le premier jour est facile. C’est un lundi (Car le dimanche Papa fait des crêpes). Alors c’est marrant comme la vie te semble plus belle ! Tu te regardes toute la journée dans tout objet pouvant montrer ton reflet pour constater à quel point manger une pomme au petit déjeuner et ne rien avaler à midi peut-être bénéfique sur la taille de ta bedaine. Après ton petit jogging (« running » pardon !) nocturne, tu avales une soupe en sachet et rebelote. Vas-y que je me pèse, que je me mate et que je m’aime.

Malheureusement, le lendemain est un peu plus dur. La fatigue se fait ressentir (tu penses que tu pourrais quand même avaler un steak pour le fer). Evidemment tu ne sens plus tes mollets et ton dos te fait mal car oui ! C’est que ce qui arrive quand on n’a pas fait de sport depuis le BAC… Mais tu tiens le coup grâce à l’émission “Extreme Makeover Obese Edition”.

Puis arrive le mercredi (50% de réduction chez Domino’s Pizza. En plus t’as une carte de fidélité et le gérant t’appelle par ton prénom). Tu es plus bas que terre. Tu squattes depuis 7h du matin sur le site Marmiton et te retrouve à 19h à chercher une barre chocolatée sous les coussins de ton canapé. Mais comme bien-sûr tu as vidé tes placards lundi, rien n’est mangeable à part les galettes de riz sans sel. Tu te retrouves seule, à arpenter les rues de la ville à 21h à la recherche du Kebab le plus proche.

Voila comment mon premier régime a échoué. 19 ans – 2 jours de succès – 3 kilos en plus.

2ème tentative:

La deuxième tentative était bien plus intéressante. Te voila bien grandie, tu as 20 ans et ton nouveau voisin qui a emménagé ce matin est sexy. Alors je m’étais dit que c’était ça qui m’avait manqué la première fois ! Une motivation !
J’ai tenu deux semaines. Petit déjeuner au yaourt, une bonne salade avec quelques protéines à midi et une bonne soupe maison le soir (merci Femme Actuelle pour ces bons conseils). Mais en allant chercher le courrier un matin, avec mes 2 kilos en moins et des cheveux aussi soyeux et solides qu’un chat de race, j’ai fait la rencontre de Elodie. La copine de mon voisin. Blonde, ténébreuse, yeux bleus, taille 34, 1m73.

Le soir même je m’empiffrais d’un cassoulet et d’un poulet fermier mayonnaise entier. (Oui le cassoulet c’était l’apéro). Et je vous vois venir ! Non je n’ai pas de mal avec la vie du tout !

3ème tentative:

Alors la dernière tentative… C’est arrivé dimanche dernier. Elle est survenue après un brunch dominical avec mes meilleures copines. Le but est simple: tout le monde apporte quelque chose de préparé. Vous ressentez la honte quand vous vous ramenez avec votre cake aux olives (1/2 L d’huile 1/2L de vin blanc) ? Surtout quand vos chères et tendres vous concoctent des pancakes sans gluten et sans sucre, une salade de fruit naturels, une merveilleuse salade de quinoa et des verrines de yaourt au soja et graines d’avoines. (Moi qui croyait que seuls les chevaux mangeaient de l’avoine).

Le plus dur ce weekend là était de constater que j’étais la seule sans abonnement à la salle ou sans baskets de sport pour être plus générale et honnête sur ma manière de vivre.

Alors voila, ma décision est prise. Je suis motivée comme jamais. Je vais aller courir trois fois par semaine. Je me nourrirai correctement (traduction française pour “ne mangera plus de goûter parce que tu n’as plus 8ans”). Je vais boire moins (qu’elle dit…). Mais je commencerai demain. Parce qu’on est mardi. Et le mardi, c’est ravioli !

Des bisous à toutes ces copines maigres qui vous font croire que vous êtes grosse alors qu’en vrai pas du tout ! #lesrégimesc’estdelamerde

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