Economie – le Beaujolais nouveau, Bacchus, pardonne leur, il ne savent pas ce qu’ils font…

Le Beaujolais Nouveau

En ce troisième jeudi du mois de novembre, se déroule un événement qui rassemblera autour de lui un bon nombre de bouchons Lyonnais et de bars branchés d’ailleurs. Vous l’aurez deviné, nous voulons bien sûr parler du Beaujolais Nouveau!

Si Cyril Lignac le trouve « gouleyant et fruité » cette année, beaucoup ne partagent pas cet avis et s’accordent même à décrire ce breuvage comme un « coup marketing pour chinois incultes » … Retour donc sur un succès controversé…

Fruité te dis-je!

L’Histoire du Beaujolais Nouveau : 

Il y a 62ans, un arrêté, stipulant que les vins d’appellation d’origine ne peuvent être vendus avant le 15 décembre de leur année de récolte, est voté afin de préserver la qualité et donc l’image des appellations. Néanmoins, non contents de ne pouvoir vendre entre septembre et décembre, les syndicats de vignerons s’offusquent et négocient le fait que certains vins puissent être commercialisés dès le 13 novembre sans donc attendre le déblocage du 15 décembre. C’est la naissance du Beaujolais Nouveau, vin vendu bien avant sa maturité, dans le but d’étaler les recettes des vignerons, et ce sans souci de qualité…

Beaujolais… Un coup marketing?

Heureusement, pour palier à la qualité, les vignerons se sont armés en utilisant un marketing d’une incroyable puissance. En effet, avec 1000hL distribués en 1960, le beaujolpif ne partait pas au mieux, mais deux hommes auront vite fait de faire augmenter ses ventes et sa production.

Le premier, Jean Tixier est publicitaire chez Havas et originaire de Villefranche sur Saône. Ayant un sacré coup de flaire et se sentant également investit d’une mission pour sa région natale, notre Octave Parango de la piquette s’attèle donc à changer l’image du beaujo afin de le rendre chic et branché.

Conversion des artistes…

Il ne reste donc plus qu’à commercialiser ce breuvage que les cavistes de proximité refusent… C’est là qu’intervient Georges Duboeuf, négociant en vin très reconnu.

A eux deux, il arrivent à convaincre de nombreux artistes, politiques, et autres personnalités s’y connaissant autant en vin que Timsit en blagues drôles, et voilà comment un vin trop jeune pour être bon à la consommation se retrouve propulsé à la première vente chez tous les cavistes de province. (D’ailleurs selon vous, le vin est t-il un bon investissement ou non ?)

 

Du coup, ce soir on fait quoi?

Ce soir, même si on sait que demain on aura la pateuse, un mal de crâne terrible, et les yeux rouges, on le boit… Et ce pour au moins 5 raisons:

La première car ça fait travailler les petits producteurs.

La seconde car la banane c’était l’an dernier, et il ne pourront pas faire pire (enfin on espère!)

La troisième car ça va bien avec un chapeau melon, un monocle et une moustache!

La quatrième car toute occasion est bonne pour boire un petit canon!

La cinquième car plus on en boit, moins il en restera demain!

Vidéo – GoPro vous emmène rider sur la Cordillère des Andes

«GoPro fournisseur de rêve depuis 2001», tel devrait être le slogan du fabricant de caméras portatives qui fait de chacune de ses vidéos un moment unique.

Travis Rice dans ses prouesses

Cette fois encore GoPro n’a pas manqué à son devoir, et nous a produit une vidéo avec Travis Rice, John Jackson, Chris Davenport et Lynsey Dyer, quatre potes qui ont l’air de partir en colonie de vacances UCPA dans les Pyrénées . Deux petits détails sont tout de même importants, ces riders-là sont des brutes épaisses, le genre de types qui se jette dans le vide sans une once de frétillement. Deuxième point important, ils rident sur la Cordillère des Andes en Amérique du Sud, sûrement l’un des plus beaux spot du monde avec Mica au Canada.

 

On vous laisse apprécier ces 10 petites minutes d’escapade sauvetage. Pour celles et ceux qui, comme nous, sont en manque de neige, vous allez encore plus trépigner d’impatience de chausser vos spatules. Pour les autres contentez-vous de la beauté du paysage.

Une journée avec: Les « NUGGETS »

Il était une fois les Sixties, il était une fois l’innocence et la violence réunies en un seul.  Il était une fois les « Nuggets ».

American [sixties] dream

Avant l’entrée en matière, définition physique : NUGGETS, c’est une compilation paru en 1972 sur le label ELEKTRA (celui des DOORS, STOOGES et de LOVE entre autre). Qu’est ce qu’on y trouve ? Des groupes ayant enregistré un ou deux 45 tours à l’époque (voir un 33 tours pour les plus talentueux [chanceux ?]) et qui sont tombés dans l’oubli peu après.
L’histoire se déroule entre 64 et 67 dans une Amérique alors envahie par le « British Beat » : Beatles, Stones, Kinks, Who, Yardbirds… Tous ces groupes au fort relent R’nB et Pop fascinent alors les jeunes américains (en particulier les blancs, en perte d’identité musicale avec le déclin du Rockabilly. Les jeunes noirs ayant encore le blues, la soul, et le mouvement Motown qui commence à sérieusement enflammer les pistes de danse). C’est alors qu’une grande partie de ces jeunes sans repère vont s’acheter une première guitare, un fut de batterie, un 45 tours, et vont commencer un peu partout dans le pays à répéter chez eux, jouer « Louie Louie » dans les clubs de la région, le rock « Garage » était né.
Étonnant paradoxe que de voir des groupes Anglo-saxon, directement inspirés de la scène Blues, R’nB, Rock’n Roll américaine, brancher les Américains sur leur propre musique qu’ils avaient oubliée.
Cela dit, passons. Tout d’abord l’objet : double 33 tours, pochette assez barrée, avec une inscription « Original Artyfacts From The First Pschychedelic Era 1965-1968 ». On tient là quelque chose d’important, chargé d’histoire, du « lourd » en quelque sorte. Après le cérémonial quasi-religieux de la pose du disque sur la platine et le crépitement du sillon, les premières notes se font sentir… Ca sent le Psyché à plein nez, ça bouillonne dans la pièce, et les ELECTRIC PRUNES jouent « I Had Too Much To Dream Last Night ». Le morceau met du temps à partir, la Fuzz résonnante capte l’attention, la voix s’élève, et décolle lors du refrain. Et nous on se met à rêver. Brutalement réveillé par la fin du morceau, trois notes de guitares et le frétillement d’un tambourin : c’est les STANDELLS qui répètent tranquillement leur leçon de British Beat. Une guitare, puis un clavier, puis une basse, et une chanson qui prouve encore une fois qu’un morceau à trois accords peut allègrement battre un titre de plusieurs minutes aux arrangements pompeux et au concept éprouvant : un modèle du genre [Dirty Water].
Belle mise en bouche avec des groupes comme ceux cités plus haut. On continue sur notre lancée avec le rythme soutenu et un clavier qui fait fortement penser aux 5 Gentlemen et leur « Si Tu Reviens Chez Moi » (Vous ne connaissez pas les 5 Gentlemen ? On y reviendra). Le trio des STRANGELOVES nous livre un morceau classique et direct. On prend [Night Time]. Arrivent alors les « Faboulus Knickerbockers » comme décrit sur la pochette de leur album : un titre « Beatlesque » où l’énergie déployée, l’interaction entre les deux grattes, et la naïveté des paroles fait mouche [Lies].
Et puis il y a les VAGRANTS. Ah, Les Vagrants… Un seul 45 tours publié, ces gars là venaient de New York, avaient une certaine classe, et une maturité dans leur reprise de « Respect » assez impressionnante. Un orgue tout simplement parfait, des chœurs approximatifs comme on les aime, et un chanteur vraiment crédible. Malheureusement pour eux [à l’heure où j’écris, le solo d’orgue résonne dans la pièce, petite pause], Aretha Franklin sortait sa version de « Respect » un mois après celle des Vagrants, les condamnant à ne pas sortir de leur club de Long Island pour le restant de leur courte carrière…

Si on apprécie le caractère jeune et rageur des groupes « Nuggets », l’inspiration ne fut pas parfois leur point fort : si lors du prochain morceau vous pensez entendre « Like a Rollin’ Stone » de Dylan, c’est normal, c’est quasiment la même chanson. MOUSE & The TRAPS nous livre quand même un titre sympa [A Public Exécution] ponctué d’arrangements bien sentis (guitare lead & orgue en particulier). On finit sur « No Time Like The Right Time » des BLUES PROJECT. Là encore, un orgue délicat rythme le morceau où les chœurs se chargent de soutenir la diatribe du chanteur. Un titre qui n’arrivera que 96ème au Billeboard Américain.
On a finit la face A, ouch… On prend le temps, certains allumeront une cigarette, d’autre iront boire, quelques uns iront se perdre dans la pochette barrée du disque (comme moi). On attend la suite, qui va être à la hauteur, je vous le dis.

Retournement du disque, crépitements, j’en passe. Si on avait gouté à l’innocence de la face A, on découvre la violence de la face B. Riff brutal, guitare fuzz, voix engagée, les SHADOW OF KNIGHT balancent « Oh Yeah » de manière impressionnante. Je suis toujours scotché par ce morceau. En passant, les SHADOW OF KNIGHT, une des meilleures formations de Chicago qui réussira à sortir deux très bon albums en 1966. On traverse l’Amérique pour se retrouver à l’ouest, à Los Angeles. Cette ville avait les DOORS, elle avait aussi les SEEDS : « You’re Pushin Too Hard » sera le gros succès du groupe. Un son inimitable (une gratte délicate, un orgue au son particulier, et la voix de Sky Saxon, chanteur-bassiste, reconnaissable au premier cri). Couplé à un autre succès « Can’t Seem To Make You Mine », le groupe aura une durée de vie correcte pour un groupe Nuggets.

Les SEEDS qui prennent la pose

On ne peut pas reprocher au disque d’avoir quelque moment de faiblesse, du moins c’est ce que je pense du morceau qui suit : « Moutly » des BARBARIANS, qui racontent l’histoire du batteur (Moulty justement) qui perdit sa main droite dans un accident de voiture et qui s’épanouira grâce à la musique et à son groupe. Outre l’histoire sympa, on retiendra de ce morceau l’harmonica plutôt cool.

Des faiblesses surgissent les points forts, c’est connu, et c’est ce qui arrive à Nuggets. Après l’apaisement de « Moulty », débarque un des groupe les plus talentueux du disque, les REMAINS et leur « Don’t Look Back » rageur. On imagine déjà leurs concerts déjantés à Boston dans les salles de 20m²… Tout est parfait dans ce titre, les accords qui maintiennent la chanson de manière stupéfiante jusqu’à la coupure incroyable où cette même guitare balance un riff tranchant, le chanteur nous interpelle, la basse débarque à son tour, et tout reprend de plus belle quelques secondes après. Extra.

Les REMAINS, qui ont quand même fait les premières parties des Beatles lors d’une tournée américaine

Le disque nous offre un nouveau moment d’apaisement avec « An Invitation To Cry » des MAGICIANS. Plutôt sympa, mais trop sentimental pour nous on va dire. Et pourquoi ? Pour enchainer avec un titre symbolisant à lui seul l’esprit Nuggets « Liar Liar » des CASTAWAYS (qui apparaît sur la BO d’Arnaque, Crime, et Botanique). Mais l’aspect cool du titre n’est pas là : crée par une bande de potes dans la région de Minneapolis, ce groupe sortit un seul titre qui se plaça 12ème du billeboard durant l’été 1965 et disparu par la suite. Encore un orgue fameux, une guitare qui fait son job, une voix particulière, telle est la recette Nuggets.

Arrivant à la fin de cette face B, le disque nous achève avec « You’re Gonna Miss Me » des 13th FLOOR ELEVATORS (surement le groupe le plus connu de cette compilation avec Count Five). Machisme exacerbé, violence revendiquée, concept complètement barré (le « tougoudougoudou » que vous entendez, c’est un type qui a installé un micro dans une jarre et souffle dedans, avouez que c’est cool), les 13th FLOOR ELEVATORS venaient du Texas, et le Texas n’aimait pas ce genre de chevelu consommateur de drogues, ce qui leur créa quelques problèmes et notamment un exil en terre alliée, à savoir San Francisco. Les Punks avant l’heure.


Les 13th Floor Elevators sur un show télé avant qu’ils soient considérés persona non grata au Texas

A l’image de Sir Edmund Hillary se reposant et contemplant la vue après avoir franchi une des faces de l’Everest, on a franchi les deux premières de Nuggets, et on ne boude pas notre plaisir.

Mais le temps du repos attendra, on a trop à faire. Mes amis, le Psychédélisme nous attend, et il est pressé d’en découdre. Passé le crépitement, la fuzz résonne de plus belle, l’harmonica semble sortir des tréfonds de nos enceintes, la rythmique se met en place, la batterie assure son rôle, le chanteur nous explique qu’il a perdu la fille qu’il aimait et on a droit à un des plus gros morceaux de Nuggets : « Psychotic Reaction » de COUNT FIVE (qui restera 12 semaines dans le TOP TEN du billeboard lors de l’automne 1966). Et le groupe lui, restera dans son fief de San Diego, ne bougeant que le petit doigt pour aller faire un show télé par ci par là. Le disque explose ensuite sur un grand classique « Hey Joe », par les LEAVES, présent sur un grand nombre d’albums Garage de l’époque (on ne parle pas d’Hendrix). Sur ce morceau, on retiendra surtout la basse claquante assez impressionnante qui semble vraiment porter l’ensemble du groupe sur toute la durée de la chanson.

Après ces deux morceaux très bon mais qui pourraient altérer l’écoute d’un auditeur n’aimant pas vraiment s’aventurer sur les chemins tortueux du psychédélisme, Nuggets lui offre sur un plateau un titre entrainant, ponctué d’un orgue (j’ai un problème avec les orgues) encore une fois à tomber par terre, des claquements de mains qui swinguent, et deux minutes de bonheur avec « Romeo & Juliet » de MICHAEL & THE MESSENGERS, on en redemande. Dernier répit avant la fin de cette face qui, je vous l’annonce, mettra votre patience et vos oreilles à rude épreuve, « Sugar & Spice » des CRYAN SHAMES, un de mes titre préféré. De la pop ensoleillé comme on en aime,  une gratte fabuleuse, un ensemble de voix qui réchauffe le cœur et l’esprit, un titre qui donne envie de sourire, même devant le dernier album des RHCP. Je vous avais prévenu, ce qui suit est à réserver pour les mélomanes complexés, les snobs inassumés, ou encore les masochistes repentis. Deux titres, deux hymnes au psychédélisme dézinguant, quoique bordées par une morale pop et garage. Comprenez : on expérimente mais on ne dépasse pas la ligne jaune de l’inutile, du pompeux, et de l’éprouvant. « Baby Please Don’t Go » des AMBOY DUKES, et « Tobacco Road » des BLUES MAGOOS sont le bouquet final de cette 3ème Face. Concernant les « MAGOOS », ces new-yorkais ont publié deux bons albums en 66 et 67 qui restent quand même moins timbrés que cet excellent « Tobacco Road ».

Le seul disque sorti par les Blues Magoos en France (1966), un EP 45 tours comprenant « Tobacco Road » mais aussi leur excellent single « We ain’t Got Nothing Yet ». Disque côté aux alentours de 100€. « Psychedelic Sound  » indique alors la pochette…
L’esprit vidé ou en état de névrose avancée, on lance la dernière face du disque. Peu de répit pour notre pauvre personne, le CHOCOLATE WATCH BAND envoie « Talk About Girls » : assez sombre, voix grave, guitares insistantes, refrain nerveux, rien n’est fait pour nous détendre, le disque nous teste. On prend note. Puis les nuages se dispersent, le soleil pointe le bout de son nez, on respire, « Sit Down I Think I Love You » de MOJO MEN trace une nouvelle route, celle de la pop joyeuse, avec des relents de Flower Power qui commence à poindre. Le morceau suivant continue sur cette voix, « Run Run Run » de THIRD RAIL, une intro qui balance, une voix niaise, des chœurs qui assurent, les heures sombres de « Baby Please Don’t Go » et de « Tobacco Road » semblent être loin. On se met ensuite à planer avec « My World Fell Down » de SAGITTARIUS. Des chœurs à la BEACH BOYS, un morceau délicat qui fait place aux mélodies vocales, et qui s’autorise même la venue d’un violon (chose rare sur Nuggets). C’est pas tout mais où sont passés la violence et l’esprit festif du premier disque ? Les NAZZ sont là pour assouvir notre demande avec « Open My Eyes » : une énergie débordante, une solidité dans le morceau, un effet flanger sympa (bon, ils en abusent un peu, mais que voulez vous, les types de l’époque le découvrait, on leur pardonne. Regardez Hendrix sur « Electric Ladyland »).  S’en suit un gros retour aux sources avec « Farmer John » des PREMIERS (un des rares groupes latino-américain de l’époque), enregistré live (cri de groupies, claquement de mains, ambiance…). Grand classique donc avant de s’attaquer à un gros morceau, comme les 500 derniers mètres d’une ascension, il nous reste à écouter « It’s-A-Happening » des MAGIC MUSHROOMS (ils n’ont pas choisi leur nom au hasard), là encore Nuggets fait la loi, un trip barré, ponctué d’un orgue salutaire, et d’une philosophie de vie à débattre.

Le CHOCOLATE WATCH BAND et ses bottines

Puis le son n’est plus, le bras de la platine va retrouver sa place qu’est la sienne, le disque cesse de vivre, et nous on est sonné. Il faut le dire. On vient de prendre en pleine face 4 années d’une des périodes les plus créatives, la plus intense du Rock’n Roll. Rappelez-vous « Original Artyfacts From The First Psychedelic Era »…

Bref, les NUGGETS restent une référence absolue pour de nombreux groupes (il n’y a qu’à voir la nouvelle hype concernant les STRYPES et leur « You can’t judge a book by looking at it’s cover » reprise des Shadow Of Knight). Le monde ne retiendra de ces groupes pas grand-chose, mais ils représentent une sorte de musique restée en dehors des canaux du « mainstream », de la popularité facile, même si, certains groupes, non sans un étonnement certain devant l’engouement de leurs disques rapidement oubliés, ont décidé de reprendre leurs guitares et leurs claviers et d’abandonner leur poste d’employé administratif, de buraliste, de vendeur de vélo, pour faire des concerts, jouer leurs chansons, et partager leur passion, celle de la musique simple, sans prétention, universelle.

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Entrepreneuriat – Rencontre avec Sylvain Loosli, joueur de poker professionnel

Comme chaque année depuis 1970, Les World Series of Poker, (ou les WSOP) se sont déroulés à Las Vegas. Les World Series Of Poker ce sont 79.469 joueurs enregistrés, 62 événements, 199.055.648$ de prize pool total et 111 pays représentés. Rien que ça !

La 44ème édition s’est déroulée comme le veut la tradition, en réservant le premier tournoi aux employés issus de l’activité casinotière.
Autant vous dire que c’est LE rendez-vous du poker. Le vainqueur de chaque tournoi gagne un bracelet et … un joli chèque bien sûr ! Les plus gros sharks les collectionnent et la plus grosse collection est celle de la légende du poker Phil Hellmuth : 13 bracelets WSOP ; et un record de 100 places payées (depuis cette année) pour un total de 12,270,000 $ de gains (sur les épreuves du WSOP uniquement)

Mais le tournoi des tournois, celui qui sacre le champion du monde et dont tous les joueurs de poker rêvent de participer, c’est le fameux MAIN EVENT des WSOP. Certains joueurs sont prêts à casser la bankroll qu’ils ont construite pendant toute une vie pour tenter de rentrer dans les légendes et partager cette expérience unique avec les pros, les amateurs mais surtout les passionnés.

Ils étaient 6 352 cette année à débourser 10 000$ de buy-in pour s’assoir aux tables du Rio et participer au Championnat du Monde ! Après 6 jours de compétitions, et 6 325 joueurs éliminés, ils n’étaient plus que 27 au day 7 dont trois joueurs Français : Clément Tripodi, Benjamin Pollak et Sylvain Loosli.

Malheureusement, le day 7 a été plutôt court pour Benjamin Pollak qui fut éliminé dans la première demie-heure du day 7, en essayant de doubler sur une paire de 9 contre un As-4 qui trouva la quinte … 285,408 $ pour sa 27 ème place

Clément Tripodi quant à lui se fait bust en 23ème place. Affaibli par une rencontre toujours très cruelle au poker AK vs AA, ce fut ensuite King Kong (ou KK) qui acheva son AQ … 285,408 $ également

En ce qui concerne Sylvain Loosli, ce n’est qu’à une marche du podium, la 4ème place qu’on le stoppa.
On vous propose de revivre la fin de son tournoi encore à chaud avec le champion !

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Salut Sylvain et bienvenue sur hurluberlu.fr.

Tout d’abord, toutes nos félicitations, pour ta 4eme place il y a moins de 10 jours au Main Event des World Series Of Poker et tes 2,8 millions d’$ de gains bien sûr !


Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Sylvain : Hello ! J’ai 27 ans, je suis originaire de Toulon, et je réside désormais à Londres depuis un peu moins de 3 ans, date à laquelle j’ai décidé de me consacrer à ma carrière de joueur de poker professionnel, à la fin de mes études. J’ai rejoint le Team Winamax début Septembre, ce qui marque un nouveau tournant dans ma carrière, étant jusque-là principalement un joueur « online ».


Originaire de Toulon, tu as fait des études de commerce. C’est à cette époque que tu as commencé le poker. Comment as tu appris et à quel moment t’es tu dit que c’était le moment de tenter ta chance au rang des pros ? N’as-tu pas eu peur de la cagoule et de te retrouver broke ?
Sylvain : J’ai appris beaucoup en bossant moi-même le jeu, mais également en discutant et échangeant régulièrement avec d’autres bons joueurs, en participant à des forums spécialisés sur Internet ainsi qu’en regardant des vidéos d’autres pros. Ma progression a été régulière, j’ai toujours été sérieux dans mon approche du poker et ma gestion de bankroll, je n’ai jamais donc eu le sentiment de pouvoir me retrouver broke un jour, même lorsque je pouvais encore jouer des limites plus importantes en cash game. Et puis, j’ai toujours eu confiance en moi et dans mon jeu !

 

Ta performance au Main Event des World Series of Poker t’a permis de rejoindre la team Winamax en août 2013. Quelles sont les différences maintenant que tu es sponsorisé ? Trouves-tu que c’est un aboutissement pour toi qui côtoyais déjà les pros de la team sur les tables de cash game du site ?
Sylvain : La principale différence, c’est mon rythme de vie, mon planning. Aujourd’hui, je passe beaucoup plus de temps à jouer en live qu’auparavant, et je parcours le circuit des tournois professionnels. J’ai quelques obligations dans le cadre de mon contrat, mais le fait de faire partie d’une telle équipe, aussi bien soudée et structurée, ça aide considérablement pour aller faire des gros résultats.
Oui, c’est forcément un accomplissement dans la carrière de tout joueur de poker de signer un contrat de sponsoring. La majorité des meilleurs joueurs « online » finissent par faire la transition vers le Live, et avoir un sponsor me paraît indispensable pour disputer tous les tournois, en raison des frais élevés (avions, hôtels, taxis, buy in élevés, etc…).
Je connaissais pas mal de pros du team personnellement avant cette date, donc tout s’est fait naturellement.

 

http://www.youtube.com/watch?v=3ffZapm9YyI


Sur le day 7, tu infliges un joli bad beat à l’Américain Petit.
Tu sur relance ton QJo à 975,000 pré flop sur son raise initial de 475,000. Payé, le flop sort, 29J avec ta top paire, tu continues ton attaque face au check de l’adversaire et envois 950 000. Il check-raise à 2 000 000, tu call pensant être favori, un K sort sur le turn, Petit check la turn, tu envoies alors ton tapis … payé, il retourne les American Airlines (AA) ! Mais un des 9 outs sort son nez sur la cinquième carte commune et c’est le T ! Si tu devais décrire l’ascenseur émotionnel entre la découverte de ses cartes et le moment où ta quinte se forme, à quoi le comparerais-tu ?
Sylvain : Je ne call pas pensant être favori, mais parce que je pense avoir les côtes pour toucher un J ou une Q et lui prendre le reste de son tapis… Quand il check le turn, c’est la seule carte que je comptais bluffer qui sort, complétant beaucoup de tirages…
Avant l’apparition de la dernière carte, je me voyais déjà éliminé du tournoi, et finalement, je termine 2ème en jetons avant le jour 7 ! C’est difficile de comparer ce genre d’ascenseurs émotionnels, mais c’est inhérent au poker !


Sur un pot, Jay Farber tapote le tapis comme s’il checkait, mais se reprend en disant qu’il ne check pas pour ensuite bet à 575 000. Tu semblais plutôt méfiant qu’il ait la top paire sur le turn, aurais-tu payé la river sans cette histoire de faux check ? Pense tu vraiment qu’à ce stade de la compétition, il pouvait avoir « la tête dans la lune» ?
Sylvain : Ce faux check aurait plutôt dû me dissuader de payer ! Toutefois oui, il est possible de perdre un peu de concentration par moments, quand on joue depuis 7 jours à raison de 10h par jour, l’endurance physique et mentale peut en prendre un coup…

 


Plus tard, tu 3-bet à 1,5 million avec KK l’ouverture faite par David Benefield de 500,000.
Le flop : KQ4 t’offre un brelan. Check – check tu envoies alors 1,45 million sur la turn puis 2,5 millions sur la river et il te call à chaque fois. Tu t’envoles alors à 26,5 millions ! A ce stade de la compétition, beaucoup de joueurs auraient commencé à s’imaginer le bracelet au poignet ! Et toi ?
Sylvain : J’étais confiant durant tout le jour 7, j’ai bien joué et les cartes me souriaient ! Je savais qu’il restait encore beaucoup de temps avant qu’on tombe à 9 joueurs, et j’étais bien conscient que le tournoi ne se gagnait pas ce jour là… J’étais juste content, et je suis resté très concentré jusqu’à la fin de la journée.

 

Tu habites en colocation à Londres avec Guillaume De La Gorce, un ancien joueur pro et Bertrand « ElkY » Grospellier. Le Royaume-Uni ne taxe pas les gains même des pros, je suppose que c’est donc pour une question fiscale ? Te verrais-tu défendre dans un futur proche d’autres couleurs que le bleu blanc rouge ?
Sylvain : J’ai déménagé à Londres initialement pour rejoindre d’autres amis du poker, et pour pouvoir continuer à jouer sur les différents sites de poker internationaux, avec des joueurs du monde entier. Pour moi, rester en France, alors que le marché avait été régulé et que nous étions obligés de jouer uniquement avec des joueurs français, cela représentait un frein à ma progression et mon activité de joueur professionnel. Je suis Français et j’aime mon pays, je ne vois pas pourquoi je défendrais d’autres couleurs…

 

Entre le day 7 en juillet et la table finale en novembre, il s’est écoulé presque 4 mois, comment as tu préparé cette finale ? Certains disent que le poker est un sport d’autres que non. Selon toi, y a-t-il un lien ? De nombreux sportifs jouent au poker comme Vikash Dhorasoo ancien membre de la team Winamax
Sylvain : Je me suis préparé en bossant avec un coach mental (Pier Gauthier), en me faisant « coacher » par Ludovic Lacay et Davidi Kitai du team Winamax qui avaient davantage d’expérience que moi sur ce genre de tables finales, ainsi qu’en jouant un maximum de tournois Live entre temps. Je pense très sincèrement que j’étais le joueur le mieux préparé de cette table finale, ou en tout cas celui qui a passé le plus de temps à la préparer. Il y a beaucoup de similitudes avec le sport dans le poker. C’est je pense un sport « mental », et il faut faire preuve de beaucoup de qualités pour réussir à haut niveau sur la durée : patience, engagement, capacité d’analyse et de réflexion, endurance physique et mentale…

A la fin du day 7, tu es alors le 3ème Français après Antoine Saout en 2009 et Marc Brochard en 1998, à devenir un « November Nine ». Que représente ce « titre de noblesse » pour toi ?
Sylvain : Tout joueur de poker rêve un jour d’être à cette place là, donc c’est sans aucun doute le plus bel accomplissement dans ma carrière.


Contrairement aux autres November Nine, habitués des tournois comme JC Tran qui participe régulièrement aux World Poker Tour commentés par Patrick Bruel sur Canal+ et qui a déjà gagné 2 bracelets WSOP, tu es plus du style discret en Cash Game Online. Cette expérience t’a-t-elle donné envie de faire plus de tournois ?
Sylvain : Oui, cette expérience m’a donné envie de jouer davantage de tournois. J’ai retrouvé le goût pour la compétition qui m’avait tant attiré par mes débuts au poker, et que j’avais un peu perdu par la suite, en me spécialisant en cash game. C’est bien dans cette optique là que j’ai rejoint le team Winamax.


Malheureusement, la table finale s’est moins bien passée, les cartes ne se sont pas pointées et les blindes de plus en plus imposantes ont fait fondre ton tapis. Mais ça ne t’a pas empêché de fêter ta quatrième place et tes presque 2,8 millions d’$ de gains ! Ludovic Lacay a posté une photo sur Twitter ou l’on peut voir des hôtesses dans le Hyde du Bellagio porter les lettres de ton nom. Comme chaque soirée arrosée, il doit bien y avoir une ou deux anecdotes à raconter …. ?
Sylvain : Oui, on a décidé d’aller fêter cette 4e place tout de même ! Et Stéphane Matheu, le manager du Team, ancien joueur professionnel de tennis qui a vécu à Vegas pendant 8 ans, a contacté un de ses amis qui dirige 2 des plus grosses boites de nuit de Vegas. A notre arrivée, ils ont passé le titre « Aerodynamic » de Daft Punk, que j’avais choisi pour faire mon entrée à la Table Finale (les musiques d’entrée ont finalement été supprimées par la production…), et il y avait donc ces hôtesses qui portaient mon nom écrit en gros sur des pancartes… Tous les gens présents s’étaient arrêtés de danser et j’ai eu le droit à une entrée de Rockstar ! Ça restera un énorme souvenir !


Pour finir, un petit mot pour les lecteurs d’Hulubberlu ?
Sylvain : Croyez en vous et en vos rêves ! Et bonne chance aux tables Winamax 🙂

 

Un grand merci au champion et Winamax pour avoir répondu à nos questions !

 

Ryan Ries nouveau Champion du Monde, $8,361,570 de gains !

Cinéma – Albator, le corsaire balafré de retour à l’écran

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Albator le corsaire arrive au cinéma

Dis moi Charlotte, si tu ressembles plus à Albator qu’a Candy, c’est parce que ta mère, elle flûte! » Cette célèbre réplique de Marion Cotillard dans l’excellent Dikkenek, risque de prendre un coup de jeune dès Noël prochain!

En effet, si jusqu’alors, le jeune spectateur en recherche de culture, commençait à être obligé de relire sur le net la biographie des deux protagonistes, ne comprenant la blague qu’après avoir élargi sa recherche sur Google Image… Ces difficultés de compréhension risquent d’être sacrément assouplies avec l’arrivée du nouveau film de Shinji Aramaki.

 

Le 25 décembre prochain sortira effectivement en salle un nouvel Albator entièrement revisité et soumis à la technologie 3D.

Dans cet opus, le corsaire balafré le plus célèbre du futur reprendra à nouveau la barre de son fidèle vaisseau Arcadia afin de sauver la terre de la coalition GAIA. Échappant à ses ennemis et à de terribles dangers de l’espace, Albator devra sans doute faire preuve d’encore plus de courage que dans les épisodes de notre enfance.

 

 

Le glas des années 90, de leurs Club Dorothée, Minikeums et associés, ayant sonné ; emportant avec elles une bonne partie des mangas et autres films japonais à qui nous devons les quelques emos geeks trentenaires qui, l’œil hagard, le pas lourd, hantent les cybercafés pendant que le reste de la société est en cours ou au boulot. De moins en moins d’initiés connaissent le héro balafré et ses nombreuses aventures cosmiques qui bercèrent des générations, c’est pourtant dans ce contexte qu’Ocean Films décide de distribuer ce long métrage… Renaissance d’un héro ou bide pour geeks et hasbeens? La suite dans le box-office de Janvier!

Albator sur vos écrans le 25 décembre

 

Le Teaser BD balancé en octobre dernier… 1/2

Le Teaser BD balancé en octobre dernier… 2/2

 

Hurluberlu – revenir sur les articles les plus récents

Art – Les coffres pour les pirates, les tableaux pour les citadins !

Tout le monde a un jour rêvé de trouver un trésor. Petit déjà, on cherchait la fameuse tête en or dans un parc lyonnais, on rêvait de devenir Indiana Jones et partir à l’aventure avec une boussole et une carte … au trésor. Mais finalement avec le temps va tout s’en va. On n’y croit plus et très vite notre seul trésor est celle avec qui l’on se réveil chaque matin ou à la limite celui qui est sur nos boites de céréales. Pourtant, des petits chanceux ont bel et bien trouvé de véritables trésors, enfouis, cachés, à l’abri des regards. Le hasard de la vie laissant vacants certains appartements, bien des années après, les nouveaux occupants ont découvert des trésors cachés. Retour sur quelques glorieuses prises offertes par le destin.

Gardée confidentielle jusque là, la trouvaille des 1 406 tableaux de Munich date en réalité du printemps 2011. Le propriétaire de l’appartement, Cornelius Gurlitt, fils de Hidebrand Gurlitt, est collectionneur d’art sous le régime nazi. Considérées comme de « l’art dégénéré », les œuvres retrouvées ont été bannies pendant le troisième Reich ou confisquées à des Juifs. Il y en a pour tous les goûts. De Pablo Picasso à Matisse en passant par Chagall, Klee Otto Dix ou encore Dürer.

Tableau inconnu de Marc Chagall

 

Tableau inconnu de Otto Dix

 

Quoi qu’il en soit, l’histoire rappelle vaguement celle de l’appartement de Madame de Florian :

En 2010, l’appartement de la bourgeoise Madame de Florian, d’environ 140 m2, a été retrouvé 70 ans après que sa propriétaire quitte précipitamment les lieux, fuyant la Seconde Guerre Mondiale. Bien qu’elle continue de payer les frais de cet appartement jusqu’à sa mort à 91 ans.

Autant dire que Olivier Choppin-Janvry, le commissaire-priseur a dû être surpris lorsqu’il est entré dans ce lieu, afin de faire l’inventaire. Émerveillé, il s’est retrouvé dans cet appartement où le temps s’est arrêté.

Véritable musée de l’époque de l’avant guerre ! Tout est resté à sa place : les jouets, les fauteuils, la cuisinière, les lustres, les magazines et même un tableau de maître, signé Giovanni Boldini représentant un portrait de la grand-mère de l’ancienne propriétaire, Marthe De Florian, une dame mondaine qui aurait d’ailleurs eu George Clemenceau parmi ses admirateurs.

En tout cas, sachez que :
– Le tableau de Marthe de Florian retrouvé chez Madame de Florian a été mis en vente en 2010 et arraché à 2 108 000 euros.
– Les toiles retrouvées chez Cornelius Gurlitt quant à elles représenteraient environ 1 milliard d’euros.

Il faut croire que certaines découvertes vont encore être faites dans les années à venir, alors ouvrez l’œil et prévenez-nous si vous avez des pistes !

Marthe de Florian par le peintre Giovanni Boldoni

 

 

A lire aussi et à voir : Notre rencontre avec Etienne Cail !

Art – JR te refait le portait gratos à Paris

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JR fait son cinéma

A l’occasion de la sortie en France de son film « Inside Out » le 13 novembre 2014, l’artiste français de street Art JR avait pausé ses valises du 10 au 12 novembre sur le parvis de la bibliothèque MK2.

C’était l’occasion de découvrir le travail de ce génie de l’art contemporain et aussi de vous faire tirer le portrait, de l’imprimer et de le coller sur le parvis de la bibliothèque MK2 pour participer à une installation collective monumentale. Une première pour l’artiste. 

L’idée de ce projet, qui a fait le tour du monde, de Time Square à New-York à la Somerset House à Londres, était de faire de l’individu le centre des préoccupations artistiques. L’idée ? Se dire qu’une photo toute seule ne vaut rien, mais si 6000 bobines sont collées au même moment au même endroit alors ça devient de l’art, du grand art!
Pour ce qui ne connaissait pas encore JR, l’homme dont on dit qu’il possède la plus grande galerie d’exposition au monde de part son travail monumental de collage, voici une petite vidéo qui vous présente un peu le personnage mais aussi  en quoi consistait le projet « Inside Out ». 

Si vous n’habitiez pas la capitale à ce moment et que ce n’est toujours pas le cas, on vous conseille tout de même vivement de vous pencher sur JR, un artiste aussi militant que talentueux qui se bat pour les droits de l’Hommes avec des photos et des tubes de colles.

Pour faire court, tout commence après un projet  sur les banlieues françaises, où il prend en photos des jeunes des cités pour les exposer en grand dans les quartiers bourgeois de Paris et ainsi briser les différences sociales.

Puis en 2007, JR dénonce le conflit Israélo-Palestinien en affichant d’immenses portraits d’Israéliens et de Palestiniens face à face dans huit villes palestiniennes et israéliennes ainsi que de part et d’autre de la barrière de séparation israélienne. Le message, « Juifs, Musulmans, Chrétiens, arrêtez de vous faire la guerre », n’est pas nouveau, mais il est toujours bon de le rappeler.


Un an plus tard, JR part pour un périple international à l’occasion de Women are Heroes, un projet dans lequel il souligne la dignité des femmes qui sont souvent cibles de conflits. De cette expérience unique naîtra un film éponyme, nominé au festival de Cannes, rendant hommage à toutes les femmes du monde: nos mères, nos femmes, nos soeurs, sans qui la Vie serait impossible.


Trailer Bresil – Women Are Heroes par womenareheroes

Depuis 2011, il se consacrait au projet « Inside out« , et travaille comme tous les street artist à la démocratisation de l’Art, on vous conseille de regarder son travail de très près. (son Instagram http://instagram.com/jr )

Le carnet de Liza – Séducteur ou dragueur : Où est la nuance ?

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Séducteur ou dragueur ?

En règle générale, vous pensez tous être assez doués pour séduire une fille. Comme le prince dans Raiponce, référence Walt Disney où est le problème ? Bouche en cul de poule, haussement de sourcils et « poupée » ou « princesse » à tout va… vous pouvez oublier. Ça ne marche pas. Et si ça marche : fuyez. La fille est sûrement amoindrie intellectuellement parlant pour supporter ce genre de comportements.

Pour toutes les répliques d’accostage raté dans la rue, référez-vous en au site payetashnek.fr. Vous éviterez déjà un nombre incalculable de maladresses et par la même, un manque de savoir vivre. En espérant que l’homme moderne à qui je m’adresse n’ait jamais réellement osé dire ça un jour…

Dans les bars, dans la rue, dans le train, à la fac ou au travail : à chaque lieu, sa méthode. Mais vous donner les bases serait déjà un bon début. Distinguer le regard suggestif du regard insistant, la franchise de la brutalité et la délicatesse de la niaiserie. Attention, cours de subtilité.

Hier soir, j’étais dans un bar avec une amie. Un homme à la démarche ambitieuse et au sourire ravageur s’est avancé vers nous d’un pas décidé, autant dire qu’on l’a senti venir. Il a osé le célèbre, si vous venez avec moi « nous passerons le week-end, nous mangerons bien, nous boirons du vin, nous ferons l’amour…» de Javier Bardem dans Vicky Cristina Barcelona. Sauf que, manque de pot, il n’avait ni le charme de l’artiste espagnol, ni la carrure du beau Juan Antonio.

Ne croyez donc pas qu’il y ait des répliques toutes faites qui passent à toutes les sauces et avec toutes les filles parce que vous courez tout droit à votre perte.

Ceux qui se pensent moins doués que d’autres le seront peut-être plus. Pour dire vrai, Hulubberlu était un peu timide à notre première rencontre. Au lieu de tenter une phrase bateau du style « Je t’offre un verre ? », qui peut vite en exaspérer plus d’une, il m’a lancé humoristiquement stressé « de toute façon, ça n’aurait jamais marché entre nous » et s’est enfui. Première réaction ? Drôle de personnage… Deuxième ? Je le cherche dans toute la boîte, je le veux celui-là. Et la preuve qu’il a bien réussi son coup ce petit hulubberlu.

J’aimerais vous éviter les nombreux et incessants râteaux dont vous êtes victimes mais je me pose tout de même une question… Un homme capable de dire « dans cinq minutes, tu pourras plus te passer de moi », ou encore « s’il te plait, s’il te plait, donne-moi juste ton nom pour que je te rentre sur Facebook » mérite-il vraiment que je lui donne des conseils ?

Je vais être indulgente et vous soumettre cette petite liste non exhaustive élaborée par mes soins (ainsi qu’à l’aide de mes Hulubberlutes) », de ces rengaines à proscrire :

« Je m’en fous de savoir ton prénom, je sais qu’on va coucher ensemble à la fin de la soirée » Moi, vivante ? Jamais.

« Tu veux boire une Corona », compris «  tu veux voir mes cojones » quand la musique est trop bruyante…

« Coucou, tu veux voir ma B…. », Vu ton fasciés, non merci.

(photo: Cyprien)

« T’inquiètes je suis pas jaloux », quand on vous explique gentiment qu’on a déjà quelqu’un.

« T’es vraiment trop bien foutue, vas-y balance-toi » arrêtez d’écouter Tony Parker, ça craint.

« Ça te dit pas qu’on aille manger une glace un de ces après-midi ? » : demande à ta petite sœur.

Du coup tentez plutôt subtilement « t’as vraiment un bon style » et partez discrètement. Ça donnera forcément envie à la fille de vous retrouver et d’attirer votre regard une fois de plus. Ça ne marche pas à tous les coups, loin de là, ne vous méprenez pas. Après, le culot et l’acharnement peuvent aussi avoir leur charme. Le tout est d’être respectueux mais audacieux, ou timide mais clair et limpide.

Bien à vous,

Mode – Nixon X Colette LTD Time Teller

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En édition limitée

A moins que vous veniez d’emménager en France, vous devez sans doute connaître Colette, cette fameuse boutique de tendances dont Pedro Winter et Ed Banger ont fait les éloges pendant plusieurs années.

Pour la seconde année consécutive, la Nixon collabore avec la « galerie » de la rue Saint Honoré à Paris pour nous éblouir avec la montre Nixon X Colette LTD Time Teller

La marque créée il y a seize ans qui sponsorise Bob Burnquist; Tony Hawk; Josh Kerr ou encore Elena Hight s’est mise d’accord avec Colette pour limiter la Nixon X Colette LTD Time Teller à 100 exemplaires uniquement et pour un prix très accessible de 120€

La Nixon X Colette LTD Time Teller sera disponible à partir du 16 Novembre, ne vous jetez pas tous dessus, je vous tiendrai pour responsable si je n’ai pas le temps d’avoir la mienne !

Tu veux plus de montres ? C’est ici.

Art – PEZ présente « Distroy » !

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La dernière série de PEZ !

Ça fait un petit bout de temps déjà que je suis de près le Nantais PEZ. Et comme à chaque fois qu’il sort une nouvelle série d’illustrations, je suis émerveillé par son coup de crayon.

Dans cette série « Distroy » (écrit avec la police de Disney), PEZ refait le portrait version Distroy d’icônes de la pop culture : du Strormtrooper à Mickey en passant par les Simpsons ou Mario, pas grand chose à dire, je vous invite plutôt à admirer …

 

 

Homer Simpson by Pez

Le disque du mois #2 – Time for a change – ELEPHANZ

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Elephanz – Disque du mois d’Octobre 2013

Aujourd’hui on a décidé de vous parler d’ELEPHANZ, groupe français qui sortait lundi dernier son premier album «Time for a Change», élu par la rédaction meilleur disque du mois d’octobre.
Bien sûr on aurait pu aborder les excellents albums d’Arcade Fire, de Sir Paul McCartney ou encore de Tim Hecker, trois jolis disques qui méritent eux aussi l’attention de vos oreilles. Mais en matière musicale comme ailleurs, on aura toujours tendance à préférer le made in France.
ELEPHANZ est un groupe Nantais créé en 2008 par deux frères, Maxime et Jonathan Verleysen.  C’est au milieu d’une scène très riche, entre les Pony Pony Run Run, Anorak, Minitel Rose et autre C2C que les deux frangins commencent à faire leurs premières armes. Ainsi en 2010 leur premier single «Do you like my song» est remixé par les deux DJ’s de Beat Torrent (moitié de C2C).

Elephanz élu disque du mois d’octobre 2013 par la rédac d’Hulubberlu

Un an plus tard, ELEPHANZ sort un deuxième titre Stereo que Nova à la bonne idée de mettre sur sa compilation Nova Tune 2.4, la carrière du groupe est alors lancée. S’en suit la sortie d’un EP en juin dernier associé à un très joli clip pour illustrer leur morceau « Time for a change »; on y voit les deux frérots arpenter les rues de la capitale en Cadillac, accompagnés de deux jolies camarades, le tout en noir et blanc. C’est sobre et sophistiqué. On aurait déjà pu se dire que les mecs avaient de la bouteille, mais comme des nazes on n’a pas senti venir le coup. Pourtant après la sortie de ce premier album on se dit que les deux Nantais et leurs deux potes Clément (à la batterie) et Thibault (à la basse) sont sacrément bons.


Comme beaucoup de groupes avant eux, ELEPHANZ a pris le parti de chanter en anglais, car il ne faut pas se mentir ça sonne mieux. Comme beaucoup de groupes aussi, ils ont dû écouter en boucle tout ce que la reine d’Angleterre avait à leur offrir, des Beatles aux Pixies, en passant par les Who et autres Kinks. Mais ils restent sur un style qui leur est propre : celui des mélodies énergiques et bien rythmées avec des textes touchants et simples sur l’amitié ou la vie d’un anti héros moderne.
À la première écoute vous ne pourrez être que conquis par cette pop enjouée et dynamique. En tout et pour tout, dix pistes qui se suivent sans jamais se ressembler tout en gardant une certaine cohésion musicale. On trouve aussi bien des sons d’inspirations rétros style seventies comme dans Love in the new trend, morceau qui porte clairement en lui la mélancolie des plus grands tubes de Bowie. À l’inverse, on peut être surpris d’écouter quelques sonorités bien plus modernes et solennelles tel que nous le propose le morceau Élisabeth.

Petite mention spéciale pour le seul morceau chanté en français du disque intitulé « Je n’ai jamais », petite pop à la Vincent Delerme, fraîche comme une après-midi d’été à la plage. Car oui cet album vous rendra nostalgique de vos journées passées à chiller en espadrille au bord de votre piscine un verre à la main. C’est étonnamment chaud et vu les mois qui arrivent, on vous conseille de l’écouter en boucle au bord de la cheminée.

Ils étaient au nouveau Casino de Paris le 14 novembre 2013, vous les aviez ratés ? Si vous voulez voir les drôles de pachydermes sur scène, ils seront de nouveau sur scène le 7 mars 2015 à l’Odéon à Tremblay dans le 93.

 

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Photographie – Janol Apin, les stations du métro Parisien au pied de la lettre

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Il s’appelle Janol Apin et lorsqu’il était petit, il devait sûrement aimer jouer aux jeux de mimes. C’est en tout cas l’impression que l’on a lorsque l’on découvre le travail du photographe français qui s’est amusé à illustrer chaque station du métro Parisien en fonction de son nom. Dans ces voyages quotidiens, l’image et le texte se rencontrent pour former ces jeux de mots et autres charades auxquelles nous avons forcément pensé sans jamais l’exprimer. On vous laisse deviner quelles  photos représentent quelles stations..

On ne vous a pas tout mis, simplement une petite sélection de nos photographies préférées, on est totalement admiratif de l’imagination de Janol Apin. Les mauvaises langues diront que ce n’est pas nouveau et qu’une exposition lui a été consacrée en en avril dernier, mais on est vraiment fan et on avait envie de vous le refaire partager, tout simplement. Mention toute particulière pour les photos qui suivent, entre le « Château D’eau » et « L’esplanade de la Défense » on atteint des sommets en matière d’inventivité.

Toutes ces photos ont été prises dans les années 90 lorsque le photographe Janol Apin travaillait à l’AFP en tant que technicien de laboratoire. Elles sont compilées dans un ouvrage intitulé Métropolisson  et contenant les illustrations de 120 stations parisiennes. À quelques mois des fêtes, on  commence donc à vous donner quelques idées cadeaux un peu en avance.

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