A propos Justine

Justine, lyonnaise, photographe & blogueuse musicale pour IAMJUSTEEN.

Beauregard Festival

Image

Même si le temps n’est pas encore tout à fait au beau fixe, l’été est bel est bien là tout de même et il est grand temps de parler Festivals. Cette année, Hurluberlu part à la découverte du Festival Beauregard. Ce festival fête cette année ça huitième édition avec une très belle programmation. Parmi cette programmation, j’ai choisi des groupes qui selon moi sont inratables.

Vendredi 1er Juillet

Quatre noms on retenus mon attention. Durant cette journée je te conseille d’aller voir The Shoes, ce duo rémois présente son deuxième album Chemicals. Avec une prestation scénique plutôt drôle et une énergie à revendre, en allant les voir vous êtes sur de perdre quelques litres de sueur et surtout de passer un très bon moment.

Beck sera aussi présent pendant cette édition. Grand ami de Jack White vous avez forcément entendu une de ses chansons que ce soit Sexx Laws ou Loser il revient avec un nouveau single intitulé Wow. Une occasion rare de pouvoir le voir en France je n’aurais alors qu’u mot à dire : foncez!

Dans la lignée de The Shoes , mais dans un style très différent, je vous conseille vivement d’aller voir Rone,  prodige de ce que Trax qualifie de « musique qui vient du coeur et qui crève directement le nôtre« . Son live devient carrément un univers à lui tout seul.

Ensuite tu reviens sur terre et tu files voir Brian Jonestown Massacre. pour faire le plein de riffs de guitares. Ce groupe mêle à la fois Shoegaze, musique psychédélique New Wave et plein d’autres styles. Dirigé d’une main de maître depuis par Anton Newcombe depuis les années 90 avec les Dandy Warhols ils sont un groupe indémodables.

Samedi 2 juillet

Soit tu restes au camping pour regarder l’Euro, ce qui serait dommage, soit du file voir les 3 groupes suivant. Je m’excuserai d’avance pour La Femme car étant une grande fan je ne serai je pense pas tellement objective à leur sujet. Ils viennent tout juste de sortir deux nouveau morceaux qui s’intitulent Sphynx et Où va le Monde ? et prévoient de sortir leur second album à l’Automne. Si tu veux entendre certains titres inédit ce celui ci c’est l’occasion.

The Horrors sera de la partie ce deux juillet, il me semble même que c’est le seul festival français qu’il font cet été; Raison de plus pour aller voir les corbeaux comme j’aime les appeler si tu les as loupé sur la tournée de leur dernier album Luminous.

Last but not least. The Kills, enfin de retour après 5 ans d’absence. ils sont en tournée depuis la sortie de Ash & Ice et passeront par Caen avant de jongler entre les festivals et les salles. Ils arrivent à se réinventer tout en gardant ce qui fait d’eux un duo rock, grâce à la voix d’Alison Mosshart, et garage grâce au son de la guitare de Jamie Hince reconnaissable entre toutes.

Dimanche 3 Juillet. 

Je commencerais par la belle PJ Harvey en tournée avec son nouvel album The Hope Six Demolition. Occasion rare de la voir sur scène enchaîner ses tubes cultes comme Down By The Water ou To Bring You My Love et de se poser la question quel costume elle va arborer sur scène tout ça en compagnie de ses musiciens très doués.

Je continuerais avec Jain nouvelle coqueluche de la scène française. Petite bout femme qui avec ses machines saura te faire voyager avec ses influences à base de pop et de musique africaine. Elle n’a qu’un seul album au compteur et a pourtant déjà tout d’une grande.

Et je finirais par Jeanne Added, pour une journée 100%  féminine qui fait du bien. Si t’es amateur de post-punk minimaliste cette petite tête blonde qui a troqué son violoncelle pour une basse ravira tes oreilles.

 

Après cette sélection de quelques artistes je remercie les festival beauregard de nous accueillir cette année et je te conseille d’aller écouter ses groupes si tu ne connais pas où tout simplement te faire ta propre petite liste histoire de ne rien manquer et je te donne rendez -vous à Caen très bientôt pour célébrer la musique.

Crédit photo image à la une : Pierre Salomé.

Mes autres articles à lire ici.

Les Eurockéennes de Belfort 2015

Image

C’est sous une chaleur écrasante que s’est déroulée la 27 édition des Eurockéennes de Belfort. Les programmateurs ont encore fait fort, cette année ce sont 105 000 festivaliers qui ont foulé la terre du site Malsaucy. J’ai donc revêtu mon plus beau short et mes plus belles baskets sans oublier mes amies les lunettes de soleil et la crème solaire pour raconter ce marathon de trois jours essentiellement constitué de concerts et de bières mais aussi pour vous ramener quelques jolies photos.

JOUR 1 

Après avoir plantée ma tente et après avoir pris connaissance des horaires du jour, je retrouve les garçon de Cotton Claw qui jouent sur le club loggia (la plus petite scène du festival) à 23h00. Petite séance photo improvisée sur la camping au milieu des Tipi avant de rejoindre le site du festival armée du chapeau que le festival distribue avant de monter dans les navettes. Le visuel étant rose cette année celui ci ne déroge pas à la règle.

Cotton Claw – © IAMJUSTEEN

17h00, le festival ouvre ses portes. Malgré la chaleur encore présente à cette heure ci, je décide de commencer cette première journée avec Royal Blood, ces deux anglais que j’avais remarqué suite à leur reprise plutôt surprenante du titre de Lana Del Rey, West Coast. Je me dirige ensuite sur la Greenroom mais je vais vite changer d’avis car le métal de Black Rebel Society, très peu pour moi. Il y a une scène que j’adore particulièrement aux Eurockéennes c’est celle de la plage, c’est justement sur cette scène que je vais ensuite voir The Soft Moon, qui fut programmé suite à l’annulation, de Antemasque, et c’est pas plus mal. Oui mesdames et messieurs, la palme du Noise Rock romantique leur revient. Très beau moment. La Greenroom est ensuite assaillie par les festivaliers pour voir Fakear mettre le feu sur scène, ainsi que pour The Dø.

The Soft Moon – © IAMJUSTEEN

The Dø – © IAMJUSTEEN

JOUR 2

The Shoes – © IAMJUSTEEN

Le deuxième jour j’ai assisté à la conférence de presse de The Shoes, leur retour fait comme l’effet d’une bombe, ils présentaient cet année leur nouveau live à l’occasion de la sortie de leur deuxième album Chemicals en Octobre prochain. L’occasion pour les festivaliers présents de pouvoir écouter en live les nouveaux morceaux. Les deux Rémois se sont donc installés sur la plage, la programmation sur cette scène ayant été concoctée avec l’aide du groupe.

The Shoes – © IAMJUSTEEN

Au programme aussi cette deuxième journée, Jeanne Added qui a fait sensation sur le Club Loggia et que j’ai pu rencontrer pour une petite session photo. Un coup de cœur aussi pour Ibeyi sur la Greenroom. J’ai été un peu étonnée du peu de monde devant Etienne Daho, tout le contraire pour Christine & The Queen ou il était difficile de se frayer un chemin. Mais on va pas se le cacher le concert que j’attendais le plus était celui qui clôturait cette soirée. En effet le duo des Chemical Brothers ont littéralement enflammé la grande scène, pendant que Rone enchantait la plage avec ses créatures.

 

JOUR 3 

Et oui, c’est déjà le dernier jour. J’ai décidé de poser un peu mon appareil photo pour redevenir la festivalière lambda que j’aime être. Je commence d’abord par aller voir Damian Marley. Croyez le ou pas je suis déçue. Je m’attendais à quelque chose de tellement plus fort de la part du « fils de« . Je file donc sur la greenroom pour voir Eagles Of Death Metal, Et là une question me vient à l’esprit:  où est Josh Homme? Et oui le rouquin, figure emblématique des Queen Of The Stone Age est absent, cela n’empêche pas le groupe de faire le show. Je ne tarde pas à rejoindre la grande scène en essayant de m’avancer un maximum parmi cette foule qui attend avec impatience Die Antwoord, qui ont fait transpirer le public en enchaînant les tubes. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai vu le chanteur des Eagles Of Death Metal danser sur I Fink U Freeky.

Atmosphère beaucoup plus calme ensuite avec James Blake, le charme du jeune anglais et sa musique ensorcelante en a fait chavirer plus d’une. Un choix à faire pour les deux derniers concerts de la journée, s’asseoir sur la plage pour profiter du set de Flume et essayer de récupérer un peu de ces trois jours ou bien affronter la foule présente pour Sting et danser sur Roxane ?

Belle façon de clôturer cette 27 édition et de dire au revoir Belfort, à l’année prochaine j’espère.

L’heure de découvrir: « Opening » de SUPERPOZE

Ce vendredi 1er mai est idéal pour écouter cette pépite qui n’est autre que le premier album de Superpoze, Opening.

Superpoze, mais qui se cache donc derrière ce nom ?

Ce jeune caennais à l’apparence plutôt discrète que l’on connait depuis 2012 grâce à ses précédents EP. Il nous emmène cette fois dans son univers à travers huit titres, complètement à l’opposée de ses anciennes productions.

Opening de Superpoze, un album complet

Opening est un opus qui pourrait très bien être la bande originale de votre vie ou celle d’un long voyage que vous mourrez d’envie d’entreprendre depuis des années.

Le chemin est déjà tout tracé, au cours de celui-ci on traverserait d’immenses plaines avec North,  puis parcourait les mers avec Overseas, pour finalement revenir à l’endroit ou l’on se sent toujours le mieux (Home Is Where I am).

Décrire chaque titre serait une perte de temps. Ils sont très différents et  ont leur propre sonorité mais il y a une tout de même une homogénéité qui ce glisse ces huit morceaux, un fil conducteur.

Alors si toi aussi tu as envie d’entamer ce fameux voyage, si toi aussi tu cherches la bande originale de ta vie, elle est là, juste sous tes yeux et se nomme Opening.

Pour ma part, Superpoze passe le test du premier album avec succès et j’ose espérer que ce n’est que le début d’une grande histoire.

Il était au Printemps de Bourges dimanche dernier, mais je pense que vous n’avez pas fini d’en entendre parler.

 

Soko is sokute

Stéphanie Sokolinski est une chanteuse bordelaise, mais vous la connaissez sûrement mieux sous son nom de scène Soko. Si vous ne voyez toujours pas, il vous suffit d’écouter le tube qui l’a rendu célèbre I’ll Kill Her ou de savoir qu’elle a fait la première partie de M.I.A en 2007. Maintenant que vous avez situé le personnage, on peut continuer.

Elle a sorti le 2 mars dernier son deuxième album intitulé  My Dreams Dictate my Reality. Un petit bijou de 13 titres qui succède au très sombre I Thought I Was an Alien.  On retrouve dessus Who Where the Pants qui a fait l’objet d’un single ainsi que Monster Love en duo avec Ariel Pink qui est vraiment mon coup de cœur de cet album.

L’incroyable live de Soko

Soko était en France pour seulement trois dates à l’occasion de sa tournée européenne. Les trois villes chanceuses sont Lyon, Lille et Paris. C’est donc au Transbordeur que s’est arrêtée la bordelaise ce dimanche 15 mars. Un concert sold out. Des fans ravis, pour certains cela faisaient quelques années qu’ils attendaient de la voir.

Après une brillante première partie assurée par les lyonnais de Collection. Les lumières s’éteignent et les premières notes de la chanson qui a donné son nom à l’album débutent. S’en suivent une heure de rires quand elle fait monter des fans sur scène pour dire des poèmes avant d’entamer Bad Poetry, de pleurs quand elle chante seule avec sa guitare la très jolie Keaton Song.

Je ne saurais dire l’état dans lequel la plupart des gens étaient après ce concert. Pour ma part, c’est l’estomac noué que je suis sortie. Soko est une pile électrique mais fait en même temps passer tellement d’émotions par ses chansons et prend du temps pour chouchouter son public en lui proposant des câlins, des bisous et des photos après le concert. Nous savons que les artistes comme elle ne courent pas les rues donc quand il y en a il faut les garder précieusement.

Le disque du mois #9 – The Church de Mr Oizo

Image

  « Mr Oizo  – The Church »

 

C’est le mois de novembre, il commence à faire froid et la fatigue se fait ressentir. Il va quand même falloir être d’aplomb aujourd’hui car mon coup de cœur du moi c’est du lourd. Avant de nous présenter son nouveau film Realité qui sortira le 18 Février prochain, voici The Church le cinquième album de Mr Oizo (aussi connu sous le nom de Quentin Dupieux), éminente figure de la musique électronique. Cette fois ci, Mr Oizo ne sort pas chez Ed Banger mais chez Braindfeeder qui n’est autre que le label de Flying Lotus. On connait bien l’univers très décalé de celui que je surnomme le fou furieux de la musique électronique et croyez moi il n’a pas fini de nous surprendre.

Le premier extrait que l’on a pu écouter avant la sortie de l’album est agrémenté de sonneries et de bip de téléphone, (du Mr Oizo tout craché quoi). Stressant mais tu tapes du pied quand même sans t’en rendre compte avant qu’il ne finisse. Track parfaite à envoyer à ton patron si jamais il te donne trop de boulot pour lui faire comprendre que tu n’es pas une Machyne. Dans Bear Biscuit c’est un tout autre style qui se dégage même si on reconnait bien la cuisine de l’Oizo on pourrait presque poser un rap dessus. Un de mes coups de cœur de cet album, c’est HAM qui a fait l’objet d’une vidéo brillamment réalisée par Eric Wareheim. Ham est pour moi dans la continuité de Vous Etes Des Animaux. Libre à toi de découvrir le reste de l’album qui est tout aussi concluant.

Quentin Dupieux, ne change pas une recette qui gagne. Comme à chaque sorties il faut du temps et plusieurs écoutes avant de pouvoir vraiment apprécier cet opus, pour les convertis comme moi cela ne devrait pas être un problème et j’ai hâte de voir ce que donneront ces titres en live.

Musique – Rencontre avec Reptile Youth

Image

A l’occasion de leur passage à Paris le 22 septembre dernier, nous avons pu discuter avec le duo masculin Danois,  Reptile Youth.  Leur album Rivers That Run for a Sea That Is Gone sorti en mars 2014 est un véritable carton. On les avait découvert avec leur premier album en 2011 oscillant entre la pop, l’electro et le rock, à la manière de nombreux groupes de la fin des années 2000 comme The RaptureGossip ou Hercule and the love Affair . Le deuxième album n’a pas vraiment changé: ça tabasse sec et c’est toujours aussi esthétique, à l’image du clip « JJ ».

Mads, le chanteur du groupe Reptile Youth a accepté de répondre à quelques questions.

Hulubberlu: Tout d’abord pouvez-vous, vous présenter à nos lecteurs?

Nous sommes un groupe de personne de Copenhague, nous faisons notre possible pour être sympa et travailler dur.

Comment avez vous choisi votre nom de groupe et pourquoi ? 

Nous l’avons choisi car il nous plaisait à tous les deux.  On a une image différente du nom que cela nous évoque. On suppose que l’on voudrait tous les deux rester jeunes éternellement, mais c’est assez difficile; mon esprit d’enfant se bat toujours avec mon esprit d’adulte… 

Un mot pour définir votre musique à ceux qui ne vous connaissent pas ? 

Libre. C’est comme ça que je la définie

Votre album se nomme Rivers That Run for a Sea That Is Gone, pouvez-vous expliquer pourquoi ? 

Car on trouvait ça intéressant de courir après quelques chose qui n’existe pas. Courir après l’impossible, c’est ce qui permet de grandir. 

En ce moment, quel est votre groupe préféré ? 

Le disque que j’écoute le plus en ce moment c’est  Redemer de Dean Blunt. J’adore le désordre de cet album. Ce que j’aime dans l’Art, c’est lorsque les choses ne sont pas exactement à leur place, comme dans  le dernier Kanye West. Un disque où l’on sent que « tout peut arriver ».

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=8Jom4NmCRrI[/youtube]

Si vous étiez un animal, lequel seriez vous ? 

Un cheval surement, j’adore les chevaux, j’aime leur tempérament. Je trouve  aussi qu’ils sont vraiment beaux. En plus, ils ont une grande gueule, comme moi.

Pensez-vous que Reptile Youth peut dominer le monde ? 

Non, je pense pas que quelque chose peut dominer le monde.

Allez on se quitte en musique !