On aime, on partage: PhotoVice

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Chez Hurluberlu, il faut avouer que malgré nos airs de jeunes gens biens sous tous rapports, nous sommes majoritairement très pâtes au beurre, Simpsons, et chaussettes sales dans un quinze mètres carrés parisien; mais il faut surtout avouer que ce mode de vie, précaire en tout point de vu, est avant tout subit, et que comme tout à chacun, nous savons tout de même apprécier les belles choses.

Ainsi nous aimons, entre autres, l’art, l’entreprenariat et les gens passionnés !

C’est ce que nous avons trouvé en discutant avec Mircea Oarda, organisateur du concours PhotoVice.

 

PhotoVice, qu’est-ce que c’est?

PhotoVice est une façon concrète de promouvoir la photographie auprès d’un public le plus large possible.

Le principe est finalement assez simple, les organisateurs proposent 3 concours par ans via la plateforme PhotoVice; pour chaque concours, il y a un thème, un jury, des participants et des récompenses.

Ce concours permet chaque année à Photo Vice de proposer l’édition d’un livre d’art, ainsi qu’un grand vernissage réalisés à partir des photos de la douzaine de lauréats.
Le site mutualise ainsi contenu et récompenses et permet ainsi à de nombreux photographes, amateurs ou non d’être publiés, et relayés auprès d’un large public.

L’objectif de ce concours? La promotion d’artistes, la découverte de talents, mais aussi l’édition d’un livre qui paraîtra au printemps 2016.

Le concours proposé cet été par la plateforme a pour thème « Vie Privée » et offre pour l’instant au public une sélection d’une quarantaine de photos, d’une qualité exceptionnelle.
Ces photos seront soumises au jury, et aux internautes, afin d’en sélectionner une douzaine qui seront mises en avant lors du vernissage, ainsi que dans le livre proposé par PhotoVice.

 

 

L’agence Picabel à l’origine du projet…

Ce beau projet est une initiative de l’agence de photographie et de communication Picabel. En effet cette agence lyonnaise créée il y a deux ans, s’est spécialisée dans l’Image avec un grand I et est à l’initiative de jolis projets généralement en rapport avec son activité principale qui est aussi la passion de ses collaborateurs: la photo.

Ainsi, grand frère de PhotoVice, From Lyon, est devenu une référence internationale en terme de tourisme Lyonnais. Ainsi la plateforme, gérée sous forme de communauté, rassemble pour des reportages communs, un photographe et un rédacteur autour de leur passion pour la capitale des Gaules.

 

En bref, on a kiffé le projet, on croit en vos talents, du coup on partage!
http://photovice.com/
http://picabel.com/

Ci dessous: La sélection de la rédac parmis le grand nombre de photos de qualité.

 

 

Pâris Kyriakidis – L’ancêtre

Maxence Lebreux – After hour

Maxence Lebreux – Baudelaire

Julien Mouffron-Gardner – Montréal depuis la rue

Caroline Capelle Tourn – SOLITUDE

Benjamin Lalande -Intimité

Alexandre Villard – Mistresse

Sauvetage de Noël de dernière minute pour les agoraphobes.

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23 décembre, Jean-Kevin avachi sur son convertible Ikea plonge mollement sa main dans son paquet XXL de Doritos. Alors que l’espace d’un instant son regard se détourne de son télé-crochet préféré pour vérifier le flux de textos et divers « like » facebook sur son téléphone, une montée d’angoisse le saisit. La lecture de la date du jour sur son écran lui renvoie en pleine figure 1 mois de procrastination, à repousser l’achat de cadeaux de Noël. Un regard par la fenêtre sur la zone commerciale noire de monde en contrebas de son studio estudiantin suffit à le faire fondre en larmes.

Si comme Jean-Kevin tu as fait preuve d’un petit manque d’anticipation et que la présence d’humains en masse te fait mouiller les aisselles, Hulubberlu vient à ton secours et te file quelques tips de dernière minute pour ne pas te taper la honte devant toute la mifa le 25 au matin, avec une liste de Noël complète « sans sortir de chez soi ».

 

 

Sauvetage de Noël

 

1. Une place pour un spectacle.

Fini l’époque de la queue au guichet Fnac le plus proche de chez toi. Grâce à la magie de l’an 2000 et de l’internet presque n’importe quelle place pour un concert/show de magie / spectacle de patinage artistique, s’achète sur internet. Pas de délai de livraison, tu imprimes tranquillement ton joli ticket le 24 au matin.
Hulubberlu vous recommande particulièrement le stand-up tordant, original et osé de Jarry Atypique (à 50% de réduction jusqu’au 3 janvier) http://www.jarryatypique.fr/?m=dates )

La cible : Du spectacle d’André Rieu pour Mamie-mamie au concert de Baxter Dury pour Mamie-sexy, vous en trouverez pour tous les goûts.

 

 

2. Un carnet manuscrit de vos recettes préférées.

Vos proches s’émerveillent de vos prouesses culinaires à chacun de vos diners ? Donnez leur une partie de vous même en leurs confectionnant un petit cahier de vos mets les plus goûtus. Attention, cette option est à éviter si vous ne disposez pas d’un talent particulier en matière de gastronomie. Il est en effet peu probable que vos amis soient fous de joie à l’idée de posséder votre fameuse recette de coquillettes-emmental-ketchup.

La cible : Les mamans seront des cibles particulièrement sensibles à cette attention. La touche fait maison leurs rappelleront les cadeaux de fêtes des mères que vous offriez en primaire (à cette époque ou vous étiez si miiiiignon) en plus de les rendre fières de l’adulte chef cuisto que vous êtes devenu.

 

 

3. Des heures de ménage :

Non on ne vous parle pas d’une enveloppe ringarde contenant un « bon pour un ménage » à effectuer par vous même. Si vos cadeaux de Noël ne sont toujours pas faits le 23 c’est que vous êtes un gros flemmard désorganisé, et entretenir votre studio de 9 m2 est un challenge assez exigeant pour vous.
En 2014 il est désormais possible d’offrir des heures de ménage, ce service est notamment proposé par ce site http://www.cheques-cadeaux-services-a-domicile.com

La cible : Votre meilleur pote qui organise tous les samedis des apéros particulièrement festifs, et qui se laisse vivre au milieu des cendriers et traces de vodka redbull jusqu’au vendredi suivant chaque semaine.

La cible interdite : votre copine, surtout si vous vivez ensemble, ne nous obligez pas à vous expliquer où se situe l’indélicatesse.

 

 

4. Graver un CD : 

Si à une époque graver un CD était d’une grande banalité, le passage au MP3 a petit à petit tué cette pratique de radins. Graver un CD aujourd’hui c’est presque vintage et donc c’est cool. Encore une fois tout dépendra de l’originalité et du bon goût que vous y mettrez. 

La cible : Votre pote accro à votre Soundcloud et toujours friand de nouveautés musicales.

 

 

5. Voler le chat de votre voisin

Ce connard de matou gratte a votre porte tous les dimanches matins et squatte les croquettes de Felix. En l’offrant vous faites d’une pierre deux coups : l’assurance d’une paisibillité retrouvée et la certitude de faire plaisir : Les chats sont les stars de l’internet depuis 2002 (et surement bien avant), ils sont doux et quand vous oubliez de les nourrir ils vont chasser des souris tout seuls (pas comme ces débiles de chiens !).
En revanche faites tout de même gaffe, on ne sait pas quelle loi le sanctionne, mais on est à peu près sur que cette action est complètement illégale.

La cible : La meuf que vous voulez pécho pour faire ressortir votre coté sensible… à moins qu’elle ne soit allergique !

 

A lire aussi : Les supers-frustrations de Noel

Gignac chez les Tigres

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Hurluberlu vous livre en exclusivité le résumé de la saison 2016 d’ André-Pierre Gignac chez les Tigres UANL de Monterrey. Avis aux parieurs et aux fans. Ceci est une œuvre de fiction – do not take it seriously !

Gignac chez les Tigres : Viva Dédé !

Dans la chaleur de Monterrey, un zinc se pose sur le tarmac chauffé à blanc par la foule en délire. Cette marée humaine, tous drapeaux et fumigènes dehors, est là pour accueillir en grandes pompes la nouvelle idole du pays. André-Pierre Gignac, sombrero vissé sur la tête et t-shirt motif aztèque peine à se frayer un chemin à travers les quelques 2.5 millions (oui plus de la moitié de la ville) de fans hystériques sur le chemin du Stadio Universitario. Autant dire qu’avec une telle ferveur populaire, le néo-ex Marseillais ne regrette pas son choix. Enfin un public qui ne le sifflera pas et qui n’entonnera pas de chants grossiers sur son poids ou ses habitudes alimentaires…

La visite médicale est une simple formalité tant le Dédé est affuté au sortir de sa cure d’amaigrissement estivale. Les 2 semaines de congés en famille à Cancùn n’y changeront rien… Lors de sa présentation de rock-star, la nouvelle coqueluche nationale est acclamée par quelques 50 000 spectateurs et foule le tapis rouge au son d’un Color Gitano qui résonne dans tout Monterrey. Après quelques gestes techniques bien sentis et 5 ballons balancés au public, Dédé se sent pousser des ailes : « Vous êtes mon club de cœur, je réalise un rêve d’enfant, je vous aime… et en plus j’adore le guacamole ! ».  Le public est sous le charme, Dédé ne s’est pas trompé, ça valait vraiment le coup d’enterrer sa carrière en Equipe de France.

 

Gignac chez les Tigres : De Dédé à Beber !

Si l’histoire s’annonçait idyllique, la réalité est tout autre. Nous sommes le 5 Novembre et André-Pierre Gignac déguste seul un Super Dédé, le nouveau burrito qui porte son nom depuis son arrivée à Monterrey. Ce sandwich, résume à lui seul la mélancolie et le marasme dans lequel est plongé l’attaquant français. Pourtant tout y est… de bons ingrédients mais la sauce ne prend pas… Il faut dire que les problèmes se sont accumulés.

D’abord les joueurs locaux, un peu jaloux du statut de la nouvelle idole, ne sont pas plus accueillants qu’un Furiani un soir de derby, et pas moins inamicaux qu’un conquistador devant une tribu d’aztèques. Il faut dire que le penalty raté en finale de la Libertadores 2015 traine toujours dans les esprits… Mais merde quoi c’est impossible de se concentrer dans ces satanés stades… « C’est vrai qu’ils aiment pas le football comme en France les gringos d’El Volcan » dira Dédé sur le plateau du CFC. Le poids du transfert (5,5 m€ de salaire) pèse sur les épaules de Gignac. Lui qui pensait se débarrasser de la pression en quittant Marseille doit revêtir un costume de Zorro pour sauver les Tigres UANL bien mal embarqués en championnat.

Au niveau du jeu ça coince aussi. Dédé peine à trouver ses marques, il n’est que l’ombre du goléador redoutable des cassettes vidéos envoyées par Vincent Laburne aux scouts des Tigres. Seulement 3 buts et une passe décisive en 12 matchs depuis le début de la saison. C’est très clairement insuffisant pour un international français qui plantait goals sur goals sur le Vieux Port. Ce qui agace surtout ce sont les incroyables ratés de Dédé dont les exploits tournent sur toutes les chaines de TV locales. Au point même qu’on ne l’appelle plus Dédé mais Beber en référence à Bernardo, le valet muet ( on dit « muet devant le but«  ) de Zorro.

Bides toujours, les polémiques autour de la surcharge pondérale du striker alimentent de nouveau les gazettes et les talkshow. Il faut dire que Dédé n’est plus aussi svelte qu’à son arrivée, et ça se voit. En coulisse déjà car l’intendant du club qui ne l’avait pas prévu doit désormais commander des maillots dans une taille supérieure. En dehors du terrain aussi car Dédé à adopter le rythme de vie d’un loco de chez loco, Ronaldinho. Les deux champions enchaînent les grillades, les spring-break et les shots de tequila. Tout ceci enchante les bars et les restaurateurs locaux, mais beaucoup moins les dirigeants des Tigres qui flairent l’arnaque. Eux qui pensaient mettre la main sur un crack, ont en fait récupérer un ersatz de touriste américain lambda, splendide de beaufferie et incapable de planter une cacahuète à une équipe d’anonymes boliviens.

 

Gignac chez les Tigres : Le retour du buteur masqué !

C’est au fond du trou que Dédé va finalement trouver la lumière. Alors qu’il assiste, au premier rang, à un combat de catch local, voilà qu’un des lutteurs glisse depuis la troisième corde et s’écrase violemment sur le français. Avec une fracture de la clavicule, voilà que Dédé est contraint au congé médical. Les témoignages de soutiens affluent des 4 coins du Mexique, mais pas de France  où les observateurs sont obnubilés par la nouvelle starlette locale : Yassine Benzia – le 246e « Nouveau Zidane »

Cette convalescence est. L’homme semble également être transformé. Il reprend l’entrainement 5 jours après son réveil, contre l’avis du staff et adopte une hygiène de vie de marathonien. Naturellement les résultats et les performances reviennent, Dédé redevient la machine à buts redoutable de son époque Toulousaine et talonne désormais Bafé Gomis (il a signé à Guadalajara pendant la période de Noel) au classement des buteurs. Beber redevient Dédé – El Goleador Enmascarado, en référence à sa nouvelle célébration qui consiste à courir avec la main devant les yeux. Ce qui pose problème notamment contre le Yucatàn FC quand Dédé fonce tout droit vers les tribunes adverses sans s’en rendre compte… Les projectiles pleuvent mais Dédé s’en fout il a déjà connu bien pire à Rennes ou à Evian.

S’il est redevenu le leader technique et charismatique des Tigres, Dédé n’est pas totalement satisfait… Malgré un titre de champion remporté haut la main et un trophée de meilleur buteur glané à la barbe de Bafé Gomis, il reste encore un gout d’inachevé. Ce satané penalty lui trotte toujours dans la tête et l’empêche de faire sa sieste à l’ombre des cactus. Fort heureusement le destin décide qu’en 2016 la finale de la Libertadores sera un remake de la finale de 2015. Exit Lisandro Lopes, Dédé retrouve Bafé en finale pour un match qui sent la poudre et la Ligue 1. El Goleador, auteur d’un triplé OKLM, sera élu homme du match et Gomis quittera la pelouse au bout de 20 minutes suite à un malaise vagal. Gignac est enfin prophète en son – nouveau – pays et s’installe à la table des divinités contemporaines et des légendes des Tigres. Sa statue trône désormais sur l’esplanade qui mène au stade d’El Volcan et André-Pierre est devenu le prénom le plus donné dans les maternités de Monterrey chez les nourrissons tous sexes confondus…

Avec le sentiment du devoir accompli, Dédé peut désormais étudier en toute sérénité, la proposition de contrat du Réal Pattaya.

Affaire à suivre…

Le foot US à l’écran : ça passe et/ou ça casse !

Le sport est bien plus présent dans la société américaine et se retrouve donc plus souvent dans les thématiques de séries, films ou documentaires. Il faut dire que les moyens financiers ne sont pas les mêmes et que le fanatisme outre-Atlantique est incomparable quand il s’agit de supporter la franchise locale. Je ne suis pas un connaisseur du foot US, je n’ai même jamais vraiment capté les règles de ce sport. Pour autant j’ai constaté que ce sport est vraiment paradoxal. Cette dualité est d’ailleurs souvent illustrée dans les quelques œuvres que je vais citer.

Je m’excuse par avance pour mes choix de films et documentaires, qui peut-être vont heurter, la sensibilité des fans ou des cinéphiles. Je suis à l’écoute de vos suggestions sur les chefs d’œuvres qui manquent à ma collection…

  • Le foot US à l’écran : ça passe !

    Ces quelques films sacralisent le sport préféré des Américains. La NFL met un point d’honneur à pénétrer chaque foyer pour que l’idée de pratiquer le football imprègne le cerveau des plus jeunes. Les parents sont en général les plus grands fans de leurs enfants et la passion du sport et de l’équipe se transmet de générations en générations. Je commence donc mon inventaire avec Invincible (7.1/10 IMDb) une fable romancée d’un petit gars de Philadelphie qui se retrouve propulsé du bar où il est serveur aux terrains de NFL grâce à une détection organisée par le club. Cette production Disney tape en plein dans le mille sentimental de tous les sportifs en herbe qui rêvent un jour de jouer aux côtés de leurs idoles et de représenter leurs quartiers et villes de naissance.

    Disney nous a également offert le très beau Remember The Titans (4.1/5 Allociné) dans lequel un coach noir intègre dans son équipe universitaire de foot US, 50% de joueurs noirs, le tout dans un bled paumé de Virginie dans les années 70. L’histoire des Titans est une histoire vraie et un bel exemple de l’intégration sociale réussie quand celle-ci utilise le vecteur du sport. Le film prend bien en compte toutes les difficultés que le coach (Denzel Washington) va rencontrer en travaillant avec certains joueurs de l’effectif, le coach en place et les habitants de la ville. SPOILER ALERT : A la fin les noirs et les blancs s’aiment, jouent au foot ensemble et tout le monde est content. La NFL aussi car le foot US réunit les populations.

    • Le foot US à l’écran : ça passe et ça casse !

      Quand certains films envisagent le foot US dans la sa globalité, cela donne des œuvres en général assez complètes et très paradoxales. Ce sont, pour moi, ces films qui captent le mieux la complexité de ce sport très violent et risqué mais également incroyablement lucratif.

      A titre de premier exemple, je vais citer Any Given Sunday (6.8/10 IMDb) d’Oliver Stone. Al Pacino campe le rôle du manager d’une équipe de Miami à la dérive et fissurées par les égos des membres de son effectif. En dehors du fait que la bande originale est excellente, ce film donne un aperçu assez précis et sombre du fonctionnement d’une franchise NFL. Les contrats, les primes, les actionnaires, les vieux joueurs cadres et les jeunes aux dents longues, le bling-bling du succès et la déchéance, tout y passe. Le côté social et humain laisse la place à l’ambition sportive et aux enjeux économiques de la performance, qui sont le quotidien d’une grande franchise américaine.

      Dans la même veine, la série Ballers de la chaîne HBO expose ces aspects du sport mais de façon plus humoristique. Dwayne Johnson incarne un ancien pro qui jongle entre les jeunes joueurs insouciants et caractériels et ses propres troubles psychologiques liés aux coups reçus tout au long de sa carrière. La série propose de se mettre à la place d’un agent de joueur, ce qui est assez intéressant dans la mesure où ces personnes dictent le rythme du marché. Les frasques des joueurs et de leurs différents satellites sont généralement très cocasses et contribuent au capital sympathie de la série.

      • Le foot US à l’écran : ça casse !

        En dépit de son succès et de sa popularité, le sport roi a aussi des détracteurs.  Ceux-ci mettent en avant les risques médicaux et les séquelles psychologiques irréversibles dont souffrent les anciens joueurs. Ces gladiateurs envoyés à l’abattoir par la ligue finissent souvent avec des troubles mentaux graves menant à la folie, la démence, la dépression et au suicide. Ce sujet revient de plus en plus dans le débat public depuis la publication d’articles médicaux et les suicides retentissants d’anciennes gloires de ce sport.

        Ces combats sont mis en avant dans deux œuvres assez similaires : le très récent Concussion (7.1/10 IMDb) et le documentaire de Spécial Investigation « NFL A mort les Gladiateurs ». Concussion retrace l’histoire du Dr Bennet Omalu qui a mis en évidence les séquelles graves liées à la pratique du foot US sur le cerveau humain. Ce film très fort montre notamment la déchéance mentale et psychologique de l’idole des Pittsburgh Stealers, Iron Mike. Suite à ces publications et à de nombreux discrédits de la part de la NFL, le Dr Omalu voit sa réputation entachée mais parvient néanmoins à faire entendre ses travaux par le Congrès. C’est tout le système NFL et ses acteurs qui sont impliqués dans ce film. On comprend le poids et l’impact négatif pour la NFL de telles révélations, en mesurant l’investissement des lobbys et de la Ligue pour les combattre et les faire disparaitre.

        Le documentaire de Special Investigation fait notamment intervenir le Dr Omalu et rapporte de nombreux faits présents dans le film. Cependant il ajoute encore un peu plus de noirceur au tableau quand il expose les séquelles du même type chez des adolescents pratiquant le football à la fac ou au College. Les témoignages des parents et des coéquipiers sont assez saisissants et on comprend pourquoi la NFL est de plus en plus sous pression. Des associations de parents, d’anciens joueurs et de médecins se rassemblent pour que la NFL trouve un moyen de mettre fin au désastre annoncé et envisagé.

        Le sport chéri des américains est certes un formidable tremplin pour certains et un vecteur d’intégration et de fraternité, mais pour d’autres la chute est très rude et souvent fatale.

One Of Those Days

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Qui n’a pas entendu parler de Candide Thovex et du troisième opus de la série One of Those Days ? C’est un des phénomènes médias et sportifs actuellement qui passe en  boucle sur toutes les plateformes d’infos. Il est quasiment impossible que votre fil d’actualité, votre timeline ou même vos conversations mondaines aient été épargnés. Décryptage du phénomène…

C’est la vidéo qui vous donne envie de repartir poncer la montagne ou alors de tenter des acrobaties que la morale médicale et vos propres articulations désapprouvent. Ce n’est pas forcément précisé dans la vidéo, mais « ne tentez pas de reproduire ces cascades chez vous« … les acteurs de cette vidéo sont des professionnels entraînés et encadrés. Et quel professionnel…. Candide Thovex en personne !

Les trois vidéos de la série One of Those Days mettent en scène le skieur de La Clusaz dans son élément naturel : la montagne de la station Haut-Savoyarde. Le quadruple vainqueur des X-Games dévale les (hors) pistes à toute allure en plaçant bien évidemment quelques gros tricks et en terrorisant les badauds. Le tout est filmé à la première personne (soit avec les yeux de Candide) et sans stabilisateur. Un peu comme dans un Jason Bourne mais sur des skis et sans les flingues et les coups de tatanes…

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’ensemble fonctionne très bien. Même sans être un vrai fan de ski on ne peut qu’être captivé et admiratif de la performance du champion. Il faut dire qu’il est excessivement difficile de rester insensible aux images, aux acrobaties et aux touches d’humour un peu hooligan. En témoignent les quelques 28 millions de vues que rassemblent les 3 vidéos ainsi que la profusion d’articles (dont celui-ci) à propos de la série.

En même temps elles ont tout pour plaire. Un acteur principal sympa, des images à couper le souffle et des chutes globalement inattendues. Certains se prennent même au jeu du « fake ou pas fake« . Le rythme est très soutenu et chaque vidéo repousse un peu plus les limites du genre. Au fur et à mesure des productions des équipes de montage plus garnies viennent aider Candide. Il faut dire que l’artiste délaisse quelque fois le clavier quand l’appel de la montagne se fait trop pressant.

En même temps, sans entrainement et sans plaisir impossible d’arriver à un tel niveau de performance.

Trêve de bavardages, jetez-vous sur les 3 vidéos de la série :

One of Those Days 1

One of Those Days 2

One of Those Days 3

 

Petit bonus, la pub pour Audi Quattro avec Candide Thovex

Le Crunch, la 100e !

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Même pendant les périodes de repos estival, l’actualité sportive ne prend pas de vacances. Cette rentrée 2015 (vous avez encore un peu de temps) s’annonce captivante. En plus des reprises des divers championnats et sports habituels, un événement vient pimenter un peu plus la sauce.

La 8e édition de la Coupe du monde de Rugby à XV s’annonce en terres Anglaises dès le 18 Septembre 2015. En stage de préparation commando depuis le début de l’été, nos Bleus ont décidé de se frotter au pays hôte le soir du 15 Août. Si les dernières confrontations n’ont pas souvent été à l’avantage des Français, la balance s’équilibre sur l’ensemble des 99 rencontres qui constituent la légende du Crunch.

Décryptage musclé, viril mais correct…

Le Crunch la 100e !

Le Crunch, la 100e : Au passé

Nous sommes le 22 Mars 1906 au Parc des princes à Paris et l’Angleterre vient de remporter le 1er des 99 matchs qui composent la légende du Crunch. Ce terme qui désignait le crucial moment entre les deux meilleures équipes de l’hémisphère nord, est aujourd’hui entré dans la mémoire collective comme le match opposant nos Bleus à nos meilleurs ennemis, les roatsbe… les Anglais.

Même si le rugby est «  un sport de voyou joué par des gentlemen » on ne peut pas nier que la légende du Crunch s’est souvent écrite à bons coups de tours de manivelles dans la poire. Vincent Moscato peut vous en parler, lui qui s’est fait expulser lors d’une sulfureuse rencontre le 15 Février 1992. Il est vrai que la rivalité exacerbée entre les deux nations pousse les joueurs à se surpasser plus que dans n’importe quel autre match.

Les gentlemen sont donc enclins à se balancer quelques mandales et caramels sur le pré avant d’aller se faire pardonner autour de quelques pintes. Côté supporter, pour avoir fréquenté quelques bars lors de ces matchs de légende, la règle est, comme dans chaque derby, de ne pas perdre, ou au  moins d’emmerder un maximum l’autre équipe. Pari réussi pour les bleus lors du dernier Tournoi des VI Nations, qui s’ils n’avaient pas les armes pour battre les Anglais, ont néanmoins réussi à les priver du trophée (une sombre histoire de goal average) au profit des cousins roux et verts.

Au-delà des bourre-pif, le Crunch est aussi le terrain de quelques-uns des plus  beaux exploits français. C’est notamment contre les Anglais que les Bleus ont donné en 1991 une leçon de French Flair, soit le jeu rapide et fait de passes que le monde entier nous jalouse. L’essai du siècle prend sa source dans les 22 mètres des bleus et se termine entre les poteaux anglais sans une seule interruption et sans qu’aucun roastbeef n’est touché le ballon… MA-GIQUE !

Sur le plan comptable enfin, sur les 99 précédents matchs, les Anglais mènent par 54 victoires contre 38 pour les Bleus. Une victoire ce soir ne va pas rééquilibrer le bilan, mais elle peut rassurer les bleus à quelques encablures du début de la Coupe du monde.

Le Crunch la 100e !

Le Crunch,  la 100e : Présent

Comme annoncé, le 100e Crunch de l’histoire fera partie de la préparation de l’Equipe de France pour la Coupe du monde de Rugby 2015. Les Bleus sortent d’une intense préparation dans les Pyrénées à base de physique mais surtout de jeu. Il faut dire que les dernières sorties des hommes de Saint André ont été très laborieuses lors du tournoi des VI Nations. 4e avec seulement deux victoires, le bilan n’est pas reluisant, au contraire des Anglais qui avaient notamment plié les Bleus lors d’un mémorable 55-35.

Les coupables de ces résultats médiocres avaient clairement été identifiés : l’attitude et le jeu. Le premier problème ne semble pas très compliqué à régler. En effet quel joueur ne peut pas se sentir motivé par un Crunch ou par une Coupe du Monde qui approche ? Nul doute que tous veulent débuter, et les places sont très chers dans le XV français. Sur le plan du jeu, le groupe français manquait clairement d’allant et de vivacité. Les automatismes étaient rouillés et inexistant, bref le French Flair était aux abonnés absents… Mais une complicité se construit et se façonne. Gageons que les semaines passées ensemble permettront aux joueurs de construire une unité qui rendra l’équipe irrésistible.

De l’autre côté de la Manche, les Anglais sont prêts…. Et ils n’ont pas vraiment le choix. Pays hôte de la compétition, les premiers et seuls vainqueurs européens du trophée Webb Ellis en 2003 semblent armés pour aller conquérir le Graal. Il faut dire qu’au pays qui l’a vu naître, le rugby suscite toujours beaucoup d’espoirs. Si en plus le pack Anglais peut piétiner les cousins Français, promis qu’il ne s’en privera pas.

Le Crunch la 100e !

Le Crunch la 100e : Futur « très » proche

Les Bleus entreront dans le vif du sujet le 19 Septembre face aux cousins Italiens, puis le 23/09 contre la Roumanie, le 01/10 contre le Canada et le 11/10 face à l’Irlande. Une poule assez relevée avec 3 nations européennes dont 2 majeures. Les Anglais inaugureront eux face aux Fidji le 18/09 puis seront opposés successivement au Pays de Galles, à l’Australie et à l’Uruguay. Là aussi le XV de la Rose aura fort à faire contre deux énormes nations de la planète rugby.

Les Bleus pourraient éventuellement croiser les All-Blacks dès les quarts de finale. Pour cela il faut que les deux équipes ne terminent pas au même rang dans leurs poules respectives. Les Anglais peuvent eux rencontrer le 1er ou le 2e de la poule B : Afrique du Sud, Ecosse voire USA ou Japon…

Anglais et français ont donc toutes les chances de se croiser en demis ou en finale pour ce qui serait le 102e Crunch de l’histoire (Les Bleus rejoueront les Anglais le 22 Août 2015). En attendant messieurs les Français, pensons à gagner le 100e qui se profile dès ce soir. Il fera du bien au moral, aux jambes et surtout à l’Histoire !

Pour entrer un peu plus dans la légende vous pouvez acheter le premier maillot de l’équipe de France: ici

Le Crunch la 100e !

Make The Girl Dance . Hurluberlu MixTape #5

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Après Mozambo qui nous avait fait un petit mix en novembre, c’est au tour de Make The Girl Dance de brancher les platines pour le Webzine Hurluberlu !

Make The Girl Dance – Hurluberlu MixTape #5

On ne présente plus le groupe …. bon ok, mais rapide alors – si vous vivez sur Mars ou que vous avez plus de 95 ans.

Make The Girl Dance est un groupe formé par Greg Kozo & Pierre Mathieu, c’est  surtout le groupe qui n’a jamais vraiment commencé et qui a eu la chance d’avoir explosé dès le premier titre avec « Baby Baby Baby » . Ils ont donc économisé des années de solitude et de galères avant la gloire (encore faut-il y arriver, les musiciens comprendront).

Le succès du premier album est indéniable : plus de 40 millions de vues sur le clip et des reprises dans le monde entier. De nombreuses synchronisations sur des pubs comme Microsoft, Magnum Ice Cream, Nivea, L’Oréal, Guitar Hero ou Victoria’s Secret, des passages dans des séries comme Castle, Jersey shore ou How to Make it in America.

Mais, Make The Girl Dance ne s’arrête pas à « la petite lucarne »  (aurait dit Mr Leblanc) ! En effet, Make The Girl Dance est aussi sur grand écran devant plus de 60 millions de spectateurs comme avec le film “Lucy” de Luc Besson (d’ailleurs, l’être humain utilise-t-il vraiment 10% de son cerveau ?)

 (En tout cas, les 2 amis nous ont confié qu'ils n'avaient pas utilisé 100% de leur cerveau dans ce clip)

Après une tournée qui représente trois fois le tour du monde en cinq ans (Europe, U.S., Canada, Japon, Corée, HK, Singapour, Turquie, Russie, …), Make The Girl Dance bosse sur le deuxième album qui sortira le 13 avril 2015. Plus expérimentés mais toujours aussi dingues, les deux musiciens ont fait appel à plusieurs featuring clefs : Ornette sur deux morceaux (Yéyé (Ooh Lala) et  Candystore), la chanteuse Gavin Turek rencontrée à Los Angeles (Take Me Back), le groupe parisien Bel Plaine (Rodeo Drive) et quelques surprises, comme Joey Starr qui  est aussi dans le coup !

Mais chuuut, on en dira pas plus, excepté que l’artwork est réalisée par Tom Gordo (Le DA du Bonbon Magazine).

Alors on vous laisse vous ambiancer ce week-end sur le mix qu’ils nous ont préparé !

 

Make The Girl Dance Hurluberlu Mix 5 by Hurluberlufr on Mixcloud

Mayweather vs Pacquiao : Fight of the Century

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Floyd – Money – Mayweather et Manny – Pacman – Pacquiao s’affronteront dans un combat de légende au MGM Grand de Las Vegas le 2 Mai 2015. Après 5 ans d’attente, ce combat promet d’être titanesque sur et en dehors du ring. Eclairage.

 

Autant le dire tout de suite, je n’ai jamais été un pratiquant ni même un grand fan du Noble Art. Je n’ai jusqu’à maintenant regardé qu’un seul combat de boxe dans toute ma vie. C’était avec mes colocataires en Angleterre et la rencontre avait tourné court après un round d’observation. Au-delà de ça, je n’ai aucune attirance pour la castagne – aussi noble soit-elle – les droites, les gauches ou les uppercuts. Les seuls crochets que je tolère sont généralement l’œuvre de quelques brésiliens peroxydés sur un rectangle vert. Cependant, je suis quand même capable de reconnaitre un grand événement quand il se présente, autant dire que je ne vais pas rater le Combat du Siècle.

 » Fight of the Century « 

 

Après cinq années de palabres et de tractations, ceux que l’on appelle les deux plus grands  boxeurs du siècle ont enfin décidé de mettre les points sur les « i » de l’autre. Comprenez, Floyd – Money – Mayweather et Manny – Pacman – Pacquiao vont combattre pour le plus grand plaisir des fans et du monde du sport en général. L’enjeu est colossal car à 36 et 38 ans les deux colosses vont offrir à leurs fans un spectacle titanesque. On parle là de l’affrontement entre les deux stars de la boxe contemporaine. Pacquiao a décroché un titre mondial dans huit catégories différentes et affiche à son palmarès 57 victoires, dont 38 avant la limite, cinq défaites et deux nuls. De son coté, « Pretty Boy » Mayweather est toujours invaincu en 47 combats, dont 26 remportés avant la limite. La période difficile vécue par Pacquiao le place dans une position de challenger face à l’invincibilité de Mayweather. Pour autant bien malin qui peut donner un quelconque pronostic.

deux crevettes?

 » Money on their minds « 

En plus d’être une histoire de gros muscles, la boxe est également une histoire de – très – gros sous. Premièrement, Money est le sportif le mieux payé au monde et il tient à ce que cela se sache. Selon Forbes, le salaire de Pretty Boy s’élève à 105 millions de dollars pour 2014. Quand on sait que son dernier combat de 36 minutes lui a rapporté 32 millions de dollars, on comprend que le mec pèse. Deuxièmement, ce combat sera sans aucun doute le plus lucratif de l’histoire. Avec une répartition des gains déjà fixée, on sait que peu importe l’issue du match, l’Américain touchera environ 180 millions quand le Philippin émargera à 100 millions. Ce combat sera aussi celui de la démesure. Quelques infos en vrac :

  • Seulement 15 minutes après l’annonce officielle, toutes les chambres du MGM Grand étaient réservés et pour ceux qui voudraient aller voir le match, comptez 7.000 euros pour les premiers prix, 23.000 euros pour les plus chères !
  • Les spectateurs, non résident au MGM, devront mettre la main à la poche pour assister à cette rencontre, puisqu’ils devront payer de 1500 $ à 7500 $ leur billet.
  • Bob Arum, le promoteur du combat, a affirmé que les recettes perçues par le MGM Grand Garden Arena seront supérieures à 72 millions de dollars. Le précédent record était de 20 millions de dollars, pour un match – déjà – de Mayweather. C’était en 2013, face à Canelo Alvarez.
  • Floyd Mayweather a décidé de porter un protège-dent dans son style. Le boxeur américain s’est fait faire un objet d’une valeur de 25000 dollars (23000 euros) qui sera composé de diamants, d’or et de vrais billets de 100 dollars.

 

 

On hâte d’être le 2 mai…