Entrepreneuriat – l’aventure de BlaBlaCar

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Si Internet est « La Révolution » des années 2000, « l’économie collaborative » sera sans aucun doute « La Révolution » des prochaines décennies.

L’importance de l’économie collaborative, la société française BlaBlaCar l’a bien comprise puisqu’elle est leader mondial sur le marché du covoiturage avec plus de 10 millions de membres répartis dans plus de 14 pays. Avec une croissance de 200% par an, BlaBlaCar est un véritable modèle de réussite qui montre que l’Hexagone est encore une bonne pépinière pour les entrepreneurs innovants.

En l’occurrence, de l’innovation, Frédéric Mazzella, Président fondateur de BlaBlaCar n’en manque pas. Son cursus suivi à l’Ecole Normale Supérieure a été complété par un diplôme de Stanford, une formation complémentaire à l’INSEAD et il a fait ses classes à la NASA.

En qualité de patron d’une société qui est en passe d’être valorisée à plus d’un milliard de dollars, il est aussi, très occupé. Cela n’a pas altéré notre envie de connaître les dessous d’une des plus belles sociétés françaises de cette décennie. C’est la raison pour laquelle après quelques échanges de mails, nous nous sommes rendus dans les locaux de BlaBlaCar situés dans le 9e arrondissement de Paris afin de rencontrer Laure Wagner, membre  fondatrice de l’équipe BlaBlaCar, qui a gentiment accepté de se livrer aux lecteurs d’Hurluberlu.

L’interview BlaBlaCar avec Laura Wagner

Laure Wagner

Hurluberlu : Comment est née l’idée BlaBlaCar ?

Frédéric Mazzella, le fondateur, a eu l’idée de lancer un site de covoiturage en décembre 2004. Il voulait rentrer chez ses parents pour Noël en Vendée mais il n’avait pas pris ses billets de train à l’avance. Il s’est alors aperçu qu’il était impossible de prendre un train à la dernière minute sans devoir payer des sommes astronomiques. Il a compris que le covoiturage pouvait devenir une autre alternative sur le marché pour voyager à la dernière minute sans se ruiner et qu’il y avait une opportunité à créer un site Internet dédié au covoiturage. Pour la petite histoire, à la suite de ce constat, il n’a pas dormi pendant 70h, pour essayer de réfléchir comment il pourrait organiser son site Internet.

Finalement, c’est en 2005 qu’il a vraiment commencé à coder le site Comuto.com, car le domaine Covoiturage.fr n’était pas disponible. Finalement, en 2006, il est arrivé à récupérer le nom de domaine et il s’est lancé dans le projet, de ce qui deviendra BlablaCar.

Hurluberlu: L’avantage d’être ingénieur de formation, c’est que techniquement, Frédéric Mazzella avait les moyens de lancer un site Internet comme BlaBlaCar ?

Exactement, c’est lui qui a bâti la première version du site qui était, pour l’époque, déjà assez fonctionnelle et novatrice, puisqu’il y avait déjà un système de géolocalisation lié à une cartographie Google et à un moteur de recherche. Ce qui se différenciait vraiment du concurrent de l’époque, qui était «Allo Stop», un système d’annonces non digitalisées, qui nécessitait d’appeler chaque particulier un par un pour savoir si des places étaient disponibles.

Hurluberlu: BlaBlaCar est l’une des premières sociétés (avec AirBnB) à s’être engagée sur le marché de l’économie collaborative, comment ont réagi les utilisateurs français au début ?

C’est bien de dire utilisateur et non pas consommateur, car l’économie collaborative repose sur un dualisme des cibles, puisqu’il faut aller chercher l’offre en même temps que la demande. Ce qui est très différent de l’économie « classique » où les entreprises vont simplement proposer une offre adaptée aux besoins des consommateurs.

Ce qui a été très difficile au départ était donc d’arriver à constituer une base d’utilisateurs suffisamment importante pour que l’offre proposée la soit aussi. L’économie collaborative repose sur un dualisme des cibles, puisqu’il faut aller chercher l’offre en même temps que la demande.

Frédéric a donc connu une grande « traversée du désert » de 2005 à 2009. En effet, c’était vraiment frustrant de voir que des gens cherchaient des trajets Nantes/Marseille pour tel jour et que, finalement, ce jour là, n’était proposé qu’un Guingamp/ Caen. Je grossis volontairement le trait, mais c’est ce à quoi l’on a été confronté.

En plus de ça, c’était le début des réseaux sociaux et de la technologie mobile, donc les gens étaient bien moins connectés que maintenant, ce qui rendait les choses assez compliquées.

Puis les gens sont peu à peu devenus plus réceptifs à notre projet en raison des gains économiques qu’ils pouvaient réaliser. Il faut savoir que la première motivation des utilisateurs était pécuniaire au début, mais désormais il y a les côtés affectifs et partage qui jouent aussi beaucoup.

Hurluberlu: Pourquoi les choses se sont-elles améliorées en 2009 ?

Au début, pour Frédéric, le site était une passion avant d’être une source de revenus. C’est-à-dire qu’il a continué à travailler en tant qu’ingénieur salarié tout en s’occupant du site. Mais en 2008, il a pris le risque de quitter son travail d’ingénieur pour faire INSEAD (NDLR : Une très grande école de management située à Fontainebleau), et il a pris un an pour réfléchir sur le modèle économique que pourrait avoir le site. Au terme de cette année, il a gagné le concours Business Venture de l’INSEAD, signe que son projet était déjà viable.

Cette année-là, il a aussi rencontré Francis Nappé, son associé actuel, (qui travaillait chez Meetic à l’époque). C’est lui qui lui a fait la première version mobile du site sur le WAP, ce qui a «bluffé» Frédéric et qui l’a décidé à l’association.

En sortant de l’école en janvier 2009, le site « Covoiturage.fr » comptait environ 100 000 membres, il fallait donc recruter quelqu’un pour s’occuper de la communication.

C’est la raison pour laquelle j’ai été embauchée pour développer et faire connaître le site « Covoiturage.fr ». En fait, je connaissais Frédéric depuis 2006, puisque je travaillais auparavant dans une agence de communication pour le compte du ministère de l’Écologie et je l’avais contacté dans le cadre d’une campagne sur les nouveaux moyens de transport « éco-responsables ».

À partir de janvier 2009, Frédéric a commencé à travailler à plein temps sur le projet qu’il avait passé un an à mûrir, avec Frédéric Nappé son associé et moi en qualité de « first employée ». C’est donc à ce moment-là que les choses ont vraiment décollé.

Hurluberlu: Donc 100 000 utilisateurs en 2009 et plus de 10 000 000 d’utilisateurs aujourd’hui, ça fait beaucoup d’utilisateurs gagnés en cinq années, quel est le secret ?

Franchement, ça a été super lent – la blague, c’est qu’en 2009, je n’avais que 500 euros de budget pour gérer la communication et qu’il fallait faire comme on pouvait avec ce que l’on avait.

Mais, notre chance, ça a été d’avoir eu de très bons « bouche-à-oreille », puisque le site étant bien fait, les gens en parlaient autour d’eux alors même qu’ils ne trouvaient pas forcément leurs trajets. On a alors eu l’idée de mettre un système d’alerte sur les trajets, c’est-à-dire qu’on a incité les gens qui ne trouvaient pas à revenir dès lors que le trajet qui les intéressait se créait.

Concernant les conducteurs, on essayait de leur faire publier plusieurs trajets, afin de fournir une offre toujours plus importante. Par exemple, on demandait à quelqu’un qui publiait une annonce pour un trajet, si ce trajet était hebdomadaire. Alors, au lieu de proposer une annonce, la personne en proposait une centaine.

La grande difficulté d’un site comme BlaBlaCar, par rapport à AirBnB par exemple, c’est que nos offres ont une durée de vie très courte. Ainsi, quelqu’un qui va poster une annonce de location d’appartement va voir son annonce durer dans le temps, alors que quelqu’un qui poste l’annonce d’un trajet Lyon/ Marseille à 16h 00, à 16h 01 l’annonce expire. Donc, il fallait absolument profiter de la venue d’un nouveau membre sur le site pour en tirer le plus d’informations.

Hurluberlu : C’est avec ce genre de recette que vous avez réussi une levée de fonds record de 100 millions de dollars auprès  Index Ventures en juillet dernier ?

En fait, une fois que l’on a eu fidélisé les utilisateurs, il a fallu trouver un modèle économique. C’est la raison pour laquelle on a fait une première levée de fonds de 1,5 million de dollars en 2011. C’est à cette époque-là que l’on a mis en place la commission de 10% sur les transactions, en mettant parallèlement en place la notation des voyageurs afin de renforcer l’esprit communautaire du site.

Ensuite on a fait une deuxième levée de 8 millions afin de se lancer à l’international, c’est avec ça qu’on a pu conquérir les marchés espagnol, portugais, italien, anglais, allemand, polonais, ukrainien ou russe.

Enfin, la levée de fonds de cet été, c’est pour s’étendre sur tous les pays du monde et notamment en Asie et en Amérique du Sud. On est déjà leader sur le marché en termes de nombre d’utilisateurs, mais ce que l’on ne veut pas, c’est que des sociétés prennent notre modèle économique pour s’implanter dans une région et deviennent si grosses, qu’il nous sera impossible de les détrôner. On est dans une logique de porte-drapeau, on envoie des équipes aux quatre coins du monde afin d’implanter la société.

Hurluberlu: Et la rentabilité dans tout ça, j’ai lu que la société BlaBlaCar n’est pas encore rentable, est-ce vrai ?

À l’heure actuelle, on est déjà rentable dans deux pays, la France et l’Espagne, où l’on a instauré un système de commission. Pour tous les autres pays, on met en relation les utilisateurs entre eux, mais on ne prend rien sur les transactions, car le marché n’est pas assez mature. Donc, c’est vrai, que pour l’instant, BlaBlaCar, n’est pas encore rentable.

 Il faut bien se dire que pour l’instant, BlaBlaCar n’est pas du tout rentable.

On a le modèle économique, désormais il faut attendre que le covoiturage rentre dans les mœurs pour pouvoir prendre une commission. 

Hurluberlu: BlaBlaCar est une très belle réussite française, à une époque, où il est tendance de dire et de penser qu’il est impossible d’entreprendre dans notre pays, quelle est votre opinion sur les opportunités économiques françaises ?

C’est une question qui est récurrente c’est vrai, puisqu’on a tendance à se morfondre sur notre condition. Mais par rapport à BlaBlaCar, la France nous a beaucoup apporté. D’abord parce qu’il y de très bons ingénieurs et lorsqu’on voit le défi technique du site, c’est très important d’être entouré de personnes très compétentes.

 La France nous a beaucoup apporté.

Le second point c’est que je pense que la France est un pays qui a le mieux compris les enjeux de l’économie collaborative; par exemple le site OuiShare est français, le premier espace de coworking est né en France (NLDR : La Mutinerie à Paris) et KissKissBangBang est l’un des tous premiers sites de crowfounding à avoir vu le jour dans le monde.

Ensuite, le nerf de la guerre reste la motivation, en France ou ailleurs.

Hurluberlu: Quels sont les projets de BlablaCar pour l’année à venir ?

Le but c’est de continuer l’expansion internationale, en s’implantant dans tous les pays du monde. On doit réussir l’ouverture en Inde à la fin du mois de février, puis suivra l’Amérique du Sud. En revanche, on ne voit pas le marché américain comme une priorité, car le prix de l’essence étant très bas, il n’y a pas de réel besoin de faire du covoiturage. En plus, les villes sont tellement lointaines, que les américains font la plupart de leurs longs trajets en avion.

Hurluberlu: Une dernière question, tout le monde croit que BlaBlaCar appartient à la SNCF, vous pensez que c’est un complot des chemins de fer pour vous nuire ?

 (Rire) – ça se pourrait oui, car on leur prend des nouvelles parts de marché à chaque nouvelle grève. Mais je pense que les gens confondent avec ID Vroum, le site de co-voiturage de la SNCF, c’est une belle légende urbaine en tout cas !

Crédits photos : © BlaBlaCar

Yespark : Une start-up qui a terrassé le cauchemar du stationnement

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Yespark : Rencontre avec une start-up qui a terrassé le cauchemar du stationnement dans les grandes métropoles

Quand vous avez signé pour le job, l’appart et la voiture, vous n’avez pas signé pour tourner 30 minutes les bons jours et plus d’une heure les mauvais pour parvenir à vous garer et regagner enfin votre sweet home… ou plutôt si, vous avez signé parce que l’appart était l’occasion à ne pas laisser filer et que vous avez laissé de côté l’absence de garage, box, parking, place réservée pour votre carrosse.

Maintenant vous vous en mordez les doigts à chaque fois que vous devez le déplacer, c’est-à-dire tous les jours.
Bien évidemment vous n’avez pas le budget pour acheter un box – même si on vous dit dans les magazines spécialisés dans l’immobilier que c’est un bon investissement – et pas plus pour faire valider la location d’un garage auprès d’une agence immobilière qui en plus demande un dossier aussi long que celui constitué pour votre appartement (et heureusement que vous utilisez du papier recyclé).

Bref c’est la galère et cette galère, Thibaut Chary, co-fondateur de Yespark l’a vécue avant vous et c’est tant mieux parce que vous allez pouvoir profiter de son ingéniosité pour en sortir en un clic sur votre smartphone.

Galère + économie collaborative = Yespark

En tournant encore et encore pour trouver un stationnement, Thibaut Chary a remarqué que des places vacantes étaient bien là à lui tendre les bras… sauf qu’entre ces places et lui se trouvaient des portes de parking bien fermées et sécurisées.

Il fallait donc convaincre le cerbère de la porte de lui laisser l’accès et c’est ce qu’il a fait en contactant bailleurs sociaux et immobilières d’entreprise pour les convaincre de lui donner en gestion les places de parking non utilisées par les locataires ou salariés pour les louer à moindre coût à des automobilistes errants dans les rues de la capitale.

Un partenariat gagnant-gagnant :

  • D’un côté des places utilisées donc plus de pertes financières,
  • Et de l’autre, un tarif de location 30% moins cher que le marché.

Avec les premiers parkings sont arrivés les premiers clients, Yespark était lancée.

A lire aussi : Notre article interview de BlaBlaCar

 

Le concept a l’air simple mais ça marche comment en vrai ?

Dans la réalité, cela fonctionne aussi simplement que sur le papier :

  • Un site internet pour créer son compte et communiquer les informations nécessaires (comme un moyen de paiement !) pour valider son abonnement ;
  • Une formule d’abonnement mensuel qui permet de louer pour la durée dont a besoin avec un préavis réduit à un clic sur « je me désabonne » (plus simple, ce n’est pas possible) ;
  • Une appli pour localiser la place de parking la plus proche de votre domicile (ou de celui de l’élu(e)de votre cœur) ou de votre bureau ;
  • Une appli qui vous sert aussi de sésame d’entrée pour votre place réservée comme ça plus de risque de perte de clé ou de carte démagnétisée et l’appli fonctionne même sans être connecté à internet (pas d’impact sur votre forfait 4G).

Bref c’est aussi simple que les deux jours de test offert par Yespark et nous, on irait bien s’acheter une voiture !

Et si le secteur tertiaire était l’avenir de l’économie collaborative?

Aujourd’hui l’économie collaborative semble enfin être arrivée à son paroxysme et comme toute chose qui arrive au sommet, le moment où le phénomène ralentira est inévitable. Si leurs créateurs semblent en avoir fait le deuil, on pense plus simplement que … Continuer la lecture

Entrepreneuriat – L’aventure Excuse My Party

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Inviter des inconnus chez vous pour y faire la fête, c’est l’idée d’Excuse My Party la première plateforme collaborative de soirées chez les particuliers du monde.

Lancé au mois de mai dernier, le projet s’est développé petit à petit, avec l’objectif de s’étendre le plus vite possible au delà des frontières de l’Hexagone. Si l’idée semble complètement dingue au premier abord, le marché est prometteur puisque la jeune pousse française est la première à s’y lancer.

Officiellement lancé au mois d’avril 2015, le site compte déjà plus de 5000 membres, qui ont réalisé plus 100 « Ambiançages » créés notamment à Paris, Londres, Berlin, Lyon, Lille, Rennes et Nantes …

Devant ce succès, on a pris l’initiative de discuter avec deux des cinq co-fondateurs de la plateforme, Bruno Haddad et Philippe Vitry, pour essayer de comprendre les dessous de ce pari complètement fou.

L’interview des fondateurs, d’Excuse My Party

Hurluberlu: Comment un site qui met en relation des particuliers pour faire la fête s’organise-t-il au niveau des assurances?

Philippe: En France nous avons tous notre assurance responsabilité civile et habitation, ainsi la plupart des risques sont déjà couverts ! C’est un début, mais à terme il nous faut penser à une assurance globale comme sur les sites leaders du collaboratif !

Bruno: Une assurance dans le web collaboratif coute très chère pour une start-up à ses débuts. Il existe une très bonne société d’assurance (celle d’Airbnb) basée en Angleterre, c’est désormais possible également en France. C’est ce que nous visons pour notre levée de fond !

 

H: Car, une des premières craintes pour tout le monde lorsqu’on invite des gens chez soit, c’est qu’il dégrade le matériel..

B: Oui mais sur Excuse My Party, comme sur AirBnB d’ailleurs, c’est l’ambianceur (ndlr: la personne qui organise), qui choisi les personnes qui participeront à la soirée. On a un système d’évaluation, un peu comme sur BlaBlaCar, où tu peux attribuer des notes et des appréciations sur chaque personne, Au final tu n’invites que des personnes que tu as choisi

P: Oui tu peux également discuter avec tes futurs ambiancés via Excuse MyParty. Tu te rends tout de suite compte des affinités pour choisir tes invités !

 

H: Concrètement, comment le site fonctionne?

B: C’est simple, toi tu adore les sushis, tu veux faire une soirée japonaise qui sort de l’ordinaire, tu vas t’inscrire sur Excuse My Party, et proposer un prix d’entré ou gratuit au gens avec un nombre de place limité et des critères de sélection (des impératifs de déguisement par exemple). Ensuite, les gens vont demander à rejoindre ta soirée et c’est à toi qui décide si tu les acceptes ou non.

Enfin, si tu acceptes, l’argent est débité, il arrive sur ton comte, et la personne va recevoir ton adresse exacte pour pouvoir se rendre à ta soirée.

P: Ce serait vraiment ouf, qu’on impose des gens chez toi, tu imagines ? (rire)

 

H: C’est clair, mais pourquoi cette idée de mettre les gens en relations pour qu’ils fassent la fête?

P: Déjà, il faut remettre les choses dans leur contexte, les gens ne nous on pas attendu pour s’inviter entre eux et faire la fête. Simplement avec Excuse My Party, on digitalise ce qui existe depuis la nuit des temps, et on essaye de le rendre plus simple. Aujourd’hui on peut donc tous organiser ou participer à des soirées chez des particuliers ce qui était plus difficile avant.

B: Pour la petite histoire, on était en école de commerce à Toulouse (ndlr: l’ESC Toulouse) et on en avait marre de se faire racketter par les établissements de nuit qui vendaient des vodka/ pomme à 10 euros. L’autre point, c’est que l’on s’est rendu compte que bien souvent lorsque l’on était en boite de nuit, après notre before, les gens se démotivaient et on perdait la bonne ambiance de la soirée. Du coup on s’est dit qu’on aimerait bien faire une plateforme de soirée en appart pour en faire plus souvent et plus longtemps !

On dit que bien souvent pour apprendre à connaitre un pays, il faut sortir avec des locaux, , pourrait devenir un nouveau mode de rencontre pour voyager aussi?

B: C’est un peu l’objectif affiché, le troisième fondateur John est d’ailleurs parti à Londres pour lancer le site au Royaume-Unis, et d’ailleurs la première soirée y a été faite au mois de juin dernier. Tout le site est aussi accessible en anglais, donc il y a la volonté de s’ouvrir très vite à l’international.

P: C’est vrai que si Excuse My Party devenait mondialisé et permettait de rencontrer des gens à travers le monde pour que les touristes puissent découvrir la culture local, ce serait énorme (mais step by step)

 

Il faut y croire, vous êtes tout de même passé dans le BEFORE sur Canal+, signe qu’il y a un vrai engouement autour de votre plateforme…

P: Oui c’est vrai que les choses se passent bien pour le moment. L’objectif c’est de lancer assez vite l’application iPhone (Printemps 2016) et forcément de se développer dans d’autres pays.

B: Après, on ne vit pas encore de notre start-up car les choses mettent du temps à se mettre en place, mais dans l’économie collaborative, le processus est très long car au delà d’aller chercher une cible, comme dans un secteur classic, il faut faire matcher l’offre (les organisateurs) et la demande (les participants).

 

Quelles sont les conseils que vous pourriez donner à nos lecteurs qui souhaitent se lancer dans l’aventure entrepreneuriale?

P: Je pense qu’il faut croire à son projet et croire en sa capacité à pouvoir l’exécuter. D’autant plus qu’aujourd’hui à Paris il y a vraiment un très bon écosystème Startup !

B: En effet, rien n’est impossible à qui croit vraiment en ses idées, je pense que le plus important, c’est vraiment la détermination.

Pour NOËL laissez vous tenter par ce super concept…

Retrouvez Excuse My Party sur :

Je me suis fait tabasser par un contrôleur SNCF – M comme Marcel

Cela faisait longtemps que je n’avais pas baladé ma plume dans la maison d’Hurluberlu, et pour cause j’étais alité à l’hôpital après une grosse marave exécutée par un gang de contrôleurs SNCF. À la base, je devais aller chez un pote … Continuer la lecture

Start-up, les soldats Français sont sur le front !

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« Un jeune sur deux entre 18 et 24 ans déclare vouloir entreprendre en France ». 
Etonnant lorsqu’on entend sans cesse des propos négatifs sur l’économie française ou que l’on constate les derniers chiffres sortis cette semaine qui nous indiquent que le taux de chômage a encore augmenté de 0,4% uniquement sur mars 2015 !

Entreprendre et chômage : comment expliquer cette corrélation ? 

  • L’avenir est instable.

Les jeunes voient de plus en plus parents, grands frères et amis réduis au chômage forcé. Ils ont donc compris que s’ils voulaient du travail, ils auraient plus de chances de le créer eux-mêmes que de le trouver.

  • Les chômeurs sont des entrepreneurs endormis.

C’est en tout cas ce que Pôle Emploi veut faire comprendre/croire à ses inscrits. Des conférences sont organisées et des aides proposées pour ceux qui voudraient se lancer. C’est à la fois, un moyen de remettre autant que possible des éléments actifs sur le circuit, mais aussi de créer de l’emploi si l’entreprise prend. 

 
  • Des exemples démesurés possibles grâce à internet !

Les success stories d’avant étaient souvent amenées par des gestionnaires. Ils étaient fin investisseurs, visionnaires et ils ont bâti leur empire pierre après pierre et ce, sur toute une vie ! Mais aujourd’hui, ça a bien changé, les héritages sont dépensés en moins de trois générations et les coups se font très vite ! Marc Zuckerberg qui a fêté ses 29 ans la semaine dernière a une fortune personnelle estimée en 2014 à 30 milliards $ ! (Quand on sait que son aventure avec Facebook a commencé en 2004…) Donc oui, nous arrivons trop tard pour la bulle immobilière de 2000 à 2010 où le prix des logements avait pris plus 107%. Mais qui pouvait, en ce temps, gagner 30 milliards de dollars en 10 ans ? Et des exemples, nous en avons aussi en France comme avec BlaBlaCar, la start-up Sigfox qui a levé 100 Millions d’euros, ou avec notre ami Paul Morlet qui a ridiculisé les opticiens, et ce à moins de 25 ans …
C’est dans les moments difficiles que l’on doit s’accrocher ! 
 Toujours le même combat. Lors des festins chaque soldat se vante toujours d’être le plus fort, mais en revenant de la guerre, seuls les plus redoutables restent.
Toujours le même combat. Dans l’entrepreneuriat tout le monde n’arrive pas à ses fins. Avoir faim ne suffit pas. Il faut d’abord avoir l’idée, puis ensuite savoir s’entourer, budgétiser, étudier. Sans cela on pourrait justement « l’avoir » trop vite arriver : la fin.
Alors fonçons sur ce champ de bataille ! Oublions préjugés exprimés par des bornés ! Envie et mépris sont confondus… mais généralement séparés par une médaille !

La France amoureuse des start-ups !

La bonne nouvelle c’est que la France est un des pays qui accueille le mieux les start-ups ! La conjonction n’a jamais été aussi bonne pour monter sa société ! On voit fleurir incubateurs, concours, salons, colloques et séminaires en masse mais le gouvernement aussi donne un coup de main avec des subventions comme BPIFrance ou encore French Tech.

Cet environnement favorable a déjà vu ses jeunes pousses. En 2014, dans le classement de Techno Fast 500 qui fait un classement international des nouvelles entreprises à forte croissance, on trouvait 86 entreprises françaises parmi les 500 ! Et attention : dont 20 dans le Top 100 !

Sans oublier qu’un bon soldat à genoux est un soldat qui se relève; Qui viendra se rendre sur le front ?

Halle Freyssinet : Le méga incubateur financé par Xavier Niel accueillera 1000 start-ups dans 30 000m2

Entrepreneuriat – L’aventure Michel et Augustin

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Nous sommes en 2015 après Jésus Christ. Toutes les marques de l’agroalimentaire sont trustées par les grands groupes… Toutes ? Non ! Une poignée d’irréductibles « biscuits » résiste encore et toujours à l’envahisseur.

Cette marque, c’est Michel et Augustin. C’est une histoire d’entreprise comme on les aime. Tout a commencé avec deux amis d’enfance, passionnés de pâtisserie, qui se sont lancés dans la préparation de petits biscuits et ce dans une minuscule cuisine. Près de 12 ans plus tard, avec à présent 50 recettes et une centaine de produits, ils parviennent à réaliser un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros ! Une vraie pépite (de chocolat) !

Ces trublions du goût ont réussi à imposer leur marque dans le secteur ultra-concurrentiel de l’agroalimentaire en personnifiant les articles sans âme du secteur. En « dé-produisant le produit » pour le remettre à sa place, ils ont touché le cœur des consommateurs. Et tout cela sans trop d’argent ! Et faisant face à d’énormes mastodontes disposant de puissants lobbies. Il faut que vous sachiez que la quasi-totalité des marques alimentaires que vous voyez dans vos rayons de supermarchés est détenue par seulement 10 multinationales…

Nous avons rencontré Florian Baudoin, directeur de la bananeraie de Lyon, qui a gentiment accepté de partager avec nous son expérience chez Michel et Augustin, l’entreprise qui incarne véritablement la « success story » à la française.

Michel et Augustin – L’interview

Pourrais-tu tout d’abord présenter à nos lecteurs l’histoire « Michel & Augustin » ?

Michel et Augustin, c’est deux copains d’enfance qui se sont rencontrés sur les bancs d’école en 4eme C et se sont suivis jusqu’en école de commerce. Augustin est parti faire de la stratégie au Club Med puis chez Air France, passant dans le même temps son CAP de boulanger ; Michel est quant à lui parti faire du trading à New York.

Puis tous deux se sont retrouvé à Paris pendant une année sabbatique durant laquelle ils se sont lancés dans un tour des 1200 boulangeries de Paris dans l’idée de faire ensuite un guide. C’est après cela qu’ils ont décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat. Ils se sont dit : « Nous, on veut révolutionner le monde de l’agroalimentaire et faire un pied de nez aux géants industriels qui font un lobbying ultra-puissant sur ce secteur-là. »

Ils ont ainsi décidé de créer une marque qui s’appellerait Michel et Augustin, qui serait fun, qui serait sympathique et avec un univers très décalé. Et à travers de laquelle ils proposeraient aux consommateurs des recettes simples, saines et gourmandes. Grâce à des matières nobles comme du beurre frais et de la crème d’Isigny, de la vanille de Madagascar. Des recettes simples mais avec une charte de qualité exceptionnelle.

Ils n’ont pas eu peur de quitter leur situation confortable comme ça pour vendre des biscuits ?

Ils ne voulaient plus être des jus de cerveau en entreprise, même s’ils ont adoré leur première expérience ; ils ne cherchaient absolument pas la sécurité. Ils voulaient juste vivre pleinement et ce comme ils le souhaitaient et non en fonction de leurs supérieurs. Ils n’ont pas eu peur de se lancer car ils se sont toujours dit que ça leur apporterait une grande richesse personnelle et professionnelle quand bien même l’aventure Michel et Augustin venait à disparaître. Ils avaient une petite sécurité financière à l’époque, Augustin venait de revendre une start-up technologique qu’il avait cofondée ; ils ont ainsi pu se concentrer pleinement sur Michel et Augustin.

Et les difficultés du début, ils n’ont pas trop nagé dans du chocolat avant de gagner leur croûte ?

Le plus dur quand on lance une marque dans l’agroalimentaire, c’est tout ce qui concerne la préparation. Tu arrives dans un marché inconnu. Toute ta famille, tes amis, tes collègues s’inquiètent lorsque tu leur annonces que tu as tout plaqué pour faire des petits biscuits. Les gens au départ te prennent pour un fou car c’est un marché ultra-saturé. Mais eux croyaient en la simplicité de leurs recettes, en leur qualité et en leur dimension gourmande. Ils étaient optimistes et c’est pourquoi ils ont mis tant d’énergie pour lancer leur entreprise.

C’était comment d’ailleurs le tout début de l’aventure ?

Ils ont commencé dans la cuisine d’Augustin et c’était plutôt simple : ils préparaient les sablés, les emballaient, posaient une étiquette découpée à la main et imprimée chez eux. Ils allaient faire du porte-à-porte chez les commerçants du quartier. Puis ils sont rentrés dans la Grande Epicerie, chez Colette, Monoprix. Petit à petit, ils ont franchi les étapes !

Comment expliquerais-tu un tel succès ?

Le succès part avant tout de la simplicité des deux gars, de la notion d’amitié qu’ils véhiculent depuis des années, à la fois en entreprise et sur le terrain, avec cette transparence, cette honnêteté et cette simplicité qui plaît beaucoup à nos consommateurs. L’idée, c’est de se dire que quand on achète un produit, on n’a pas besoin d’avoir un master de chimie pour décrypter la composition ! C’est grâce à toute cette simplicité, cette authenticité, qu’on a réussi à créer une petite communauté de consommateurs et plus qu’une communauté, des vrais ambassadeurs, qui vivent nos événements et partagent des moments exceptionnels avec nous.

On dit souvent que se lancer dans une aventure entrepreneuriale à deux, c’est un mariage. Comment expliques-tu le succès de ce duo ?

Oui c’est vrai, c’est s’associer pour le meilleur et pour le pire. Le succès de leur réussite, c’est une solide amitié, avec beaucoup de confiance et de transparence. Il faut savoir dire non mais aussi savoir prendre des risques quand il le faut. Michel et Augustin se soutiennent énormément : Augustin a des projets toujours plus farfelus chaque jour, Michel, lui, gère plutôt les finances de la boîte. C’est la complémentarité : Michel et Augustin ont deux profils très différents et se complètent dans toutes leurs missions, dans toutes les caractéristiques intrinsèques à l’entrepreneuriat. Ils sont passionnés, ils aiment l’humain, le contact, apporter des choses et partager des moments agréables avec les gens qui les entourent.

Vous avez réussi à créer un univers de marque à 360 degrés, où le consommateur est au centre de votre stratégie. Vous êtes d’incroyables marketers n’hésitant pas à mouiller le maillot au cours de campagnes de wild marketing et ce pour pas un sou. Peux-tu nous dire comment vous mettez cela en place ?

Nous souhaitons faire vivre à nos consommateurs des expériences inédites qui respectent trois choses : le savoir-faire pâtissier, la sympathie et la joie de vivre.

Nous avons adopté un ton décalé sur l’ensemble de nos canaux de communication. Nous jouons sur l’humour et voulons être toujours au plus près de nos consommateurs. Cela est pleinement assumé par le choix d’une charte graphique colorée, un logo aux style enfantin et un ton résolument amical.

Augustin a toujours eu comme principe « agitez votre imagination, pas votre porte-monnaie ». C’est en partant de cela qu’ils ont vu dans le packaging un territoire d’expression et de communication incroyable : jusqu’à présent, ça reste le premier outil de communication de Michel et Augustin. Le packaging est réajusté tous les ans en fonction des actualités et des « nouvelles trublionnades ». Mais tous nos produits conservent la promesse de base : des produits authentiques, fait-maison et conçus avec des ingrédients de qualité.

Ce que nous voulons, c’est offrir aux consommateurs des expériences inédites, fun et décalées. C’est pourquoi l’un de nos piliers de communication reste la création d’événements, comme notamment la chasse au chameau dans les rues de Boulogne-Billancourt.

La culture d’entreprise de la marque est aussi un facteur clé de communication pour Michel et Augustin. Vous êtes des types cool qui bossent dans une boîte cool et qui créent des produits cool. Mais au-delà de cette personnification, comment c’est de bosser chez M&A ? Il me semble que l’intrapreneuriat est très présent chez vous non ?

Michel et Augustin, c’est une boîte géniale où l’on peut vraiment s’épanouir. Il y a toujours une super ambiance parce que tout le monde y met du sien. On travaille tous d’arrache-pied parce qu’on aime notre entreprise et qu’on veut l’emmener très loin. Et quitte à ne pas compter ses heures, autant le faire dans une super ambiance.

Michel et Augustin, c’est aussi 88 employés, du chef du secteur à la logistique, en passant par la comptabilité, les responsables communication, etc. C’est ensemble que nous construisons l’aventure Michel et Augustin. Chez nous, le mot d’ordre c’est la liberté d’expression : on peut tous être porteur de projet et ce n’est pas parce que tu es au pôle logistique que tu ne pourras pas soumettre ton avis au pôle R&D…

On n’est pas très nombreux dans l’entreprise et on a tous des agendas chargés. Donc ce que l’on cherche avant tout, c’est des gens sympas, débrouillards, dynamiques, malins, souriants et qui ont la joie de vivre. Nous passons énormément de temps tous ensemble, c’est important d’avoir des affinités personnelles. Et ce n’est pas pour rien que la valeur fondatrice de l’aventure Michel et Augustin c’est l’amitié. On ne cherche pas le CV ou bien la compétence absolue. Nous, on cherche des gens passionnés, engagés, très sérieux et hyper proactifs, qui souhaitent se construire à travers l’entreprise. Michel et Augustin nous donne les bons codes pour être de bons entrepreneurs.

Toujours soucieux de vos consommateurs, vous vous êtes donné une casquette de « centre de formation de pâtissiers », une très belle initiative de partage et de gourmandise. Toi aussi tu comptes passer ton CAP Pâtisserie bientôt ?

Oui, nous sommes plutôt uniques au monde pour cela ! Nous invitons nos salariés à se former dans un autre domaine que celui de leur emploi dans la boîte, afin de développer une expertise dans notre cœur de métier, la pâtisserie. Nous avons des cours directement à la bananeraie tous les lundis soirs, de la théorie et de la pratique. Et pour les trublions lyonnais, nous passons nos épreuves en mai prochain !

A terme, nous aimerions être la première entreprise de biscuits dont tous les salariés seraient titulaires d’un CAP de pâtissier !

Et au-delà des salariés, nous donnons également une chance à nos consommateurs, à condition bien sûr qu’ils soient passionnés par la pâtisserie et déterminés à passer leur certificat. Il faut qu’ils aient un réel projet de reconversion professionnelle ou de recherche d’emploi. Et c’est pourquoi nous organisons chaque année en septembre un concours pour trouver un nouvel apprenti. Et l’heureux élu gagne une année de formation de 78 heures en pâtisserie avant de passer en juin l’examen officiel du certificat d’aptitude professionnelle (CAP).

Le concept « Bananeraie », c’est le nom que vous avez donné à vos bureaux et ce n’est clairement pas anecdotique. Ce lieu de travail pour vos trublions est surtout un moyen énorme de fidéliser vos consommateurs et de benchmarker à mini prix et ce sans « focus group ». Ici, pas besoin de glace sans tain ni de questionnaires, les consommateurs se lâchent et dégustent avec plaisir…

Oui c’est nos bureaux, un lieu vraiment agréable où on aime y travailler, mais comme tu l’as dit c’est surtout un lieu d’échange, de passage, où chaque consommateur peut venir pousser la porte et apporter sa touche personnelle. Tous les premiers jeudi de chaque mois, on ouvre nos portes à plus de 600 personnes dans le but de faire déguster tous les produits déjà existants de Michel et Augustin et les nouveautés en avant-première afin que nos consommateurs puissent donner leurs avis, tant positif que négatif, pour que nous puissions optimiser nos recettes.

Au lieu de dépenser beaucoup d’argent dans des campagnes médias, nous avons voulu aller voir nos consommateurs, du moins les inviter à venir nous voir et c’est ce qui a donné les bananeraies. On souhaite vraiment comprendre leur façon de consommer, les spécificités du bassin de consommation, afin que nos recettes soient toujours plus délicieuses.

La famille Pinault raffole de vos biscuits. Comment vois-tu le futur de Michel et Augustin maintenant que vous avez à vos côtés la holding Artémis ?

Nous exportons nos produits dans 26 pays et cette année avec un gros focus sur les États-Unis. On a ouvert dernièrement une nouvelle bananeraie à Brooklyn dans le but d’aller vendre des cookies dans le pays du cookie.

La prise de participation d’Artémis chez Michel et Augustin  nous a permis d’internationaliser la marque. Nous ne voulons pas seulement vendre nos produits à l’export, nous voulons créer une véritable aventure dans ces pays, notamment au travers de Bananeraies.

Quel est ton parcours chez Michel et Augustin ?

J’ai rejoint la grande famille Michel et Augustin lors d’un stage de fin d’étude, j’étais chef de secteur de toute la partie Ouest de Paris. Je suis ensuite passé par plein de métiers différents : j’ai été commercial, j’ai travaillé dans la logistique où j’ai mis en place un nouveau canal de distribution « M&A distribution ». Et puis un jour Augustin m’a dit : « Écoute je sens que tu as un dynamisme énorme pour booster l’entreprise, alors écris-nous un projet et s’il tient la route, on le développera ». J’ai alors travaillé sur la casquette de la marque, qui était encore très parisienne et j’ai voulu revaloriser la région en développant un concept de bananeraie. Le projet lui a plu et c’est pourquoi nous avons ouvert une bananeraie à Lyon : la capitale française du goût était pour nous la ville parfaite pour une nouvelle implantation.

Quels conseils pourrais-tu donner aux jeunes qui souhaitent se lancer dans une aventure entrepreneuriale ?

Soyez audacieux, croyez en vos projets, n’écoutez pas vos proches très souvent sceptiques. Il n’y a pas de mauvais projets, il n’y a que des bons projets : même si ça n’aboutit pas, on apprend beaucoup de ses échecs.

Essayez de faire des choses simples mais faites-les de manière exceptionnelle. Ça ne sert à rien d’attendre la bonne idée, il faut se lancer et la travailler et c’est comme cela que l’idée deviendra bonne.

Sachez vous entourer, c’est la clé du succès : tout seul, on ne va pas bien loin.

Et enfin, surtout, croyez en ce que vous êtes. Ça ne sert à rien de tricher avec la personne que l’on est. Soyez le plus humble possible, avec le plus large esprit possible, et voyez loin.

L’entrepreneuriat est important chez Michel et Augustin, venez-vous en aide à des jeunes entrepreneurs ?

Oui c’est notamment pour cela que nous avons lancé les « Boire une vache avec… », des conférences où l’on donne la parole à un entrepreneur ou une personnalité publique qui intervient sur une problématique qui lui tient à cœur. A Paris, nous avons déjà accueilli Fleur Pellerin, Cédric Villani, Frédéric Mazzella, Pierre Kosciusko Morizet… et à Lyon, des personnalités davantage locales avec notamment Gregory Cuilleron, Bruno Rousset. Le 28 avril prochain, c’est Christophe Fargier, le fondateur de Ninkasi, qui nous fait l’honneur de venir boire une vache.

Nous entretenons une relation privilégiée avec les jeunes entrepreneurs. Par exemple, nous prêtons une partie de nos bureaux de Paris à des jeunes entrepreneurs qui n’ont pas de locaux pour travailler. Nous aidons et accompagnons pédagogiquement des entrepreneurs. Nous souhaitons nous entourer de jeunes dynamiques, afin de cultiver la folie entrepreneuriale qui nous est propre et chère.

=> Retrouvez le site internet de Michel et Augustin ici.=> Retrouvez nos autres interview et nos articles business ici

Entrepreneuriat – Lepermislibre

L’heure est plus que jamais au « sharing »! La mise en relation simplifiée de professionnels et de particuliers, ou de particuliers entre eux, gagne encore du terrain. Après les succès d’Airbnb et de Blablacar (qu’on a interviewé ce mois-ci), on assiste … Continuer la lecture

Économie – Les meilleurs investissements pour 2015

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Les livrets ne rapportent plus rien. L’immobilier chute. L’or se dévalorise … C’est de plus en plus dur de  faire des placements rentables; mais pas de panique, on vous concocté un petit guide pour optimiser vos investissements en 2015 !

Les meilleurs investissements pour 2015

Investissez dans vous même !

« J’ai fini mes études, je suis formé !  » C’est peut-être bête à dire, mais trop nombreuses sont les personnes qui raisonnent de la sorte. Les investissements personnels se font de partout et en continu (dixit le CPF compte personnel formation ex DIF droit individuel à la formation). Visiblement, vous le faites déjà si vous lisez ces lignes. Soyez constamment en éveil ! Connaître son environnement passé, présent et futur est essentiel, si vous-voulez vraiment savoir où vous en êtes. Privilégiez les informations de la radio au jeu sur votre smartphone le matin en vous rendant au boulot. Préférez des livres d’histoire, de politique et  d’économie le soir quand votre colocataire vous appellera pour mater la nouvelle saison de Borgia. Et posez-vous toujours la question : Qu’est ce que ça va m’apporter de plus dans un, deux, cinq ou dix ans ?

Travaillez aussi votre relationnel, sortez, partagez, échangez, voyagez vous  permettra d’avoir d’autres visions que la vôtre. Vos rencontres vous seront toujours utiles. Quelqu’un de populaire lancera plus facilement un projet qu’un d’inconnu, voir grognon, car il obtiendra directement un meilleur « followé » et une meilleure image de marque due à son capital sympathie (oui, on parle bien de capital..).C’est important de développer une vie la plus sociable possible.

Petits montants

– Prêtez : Même si les taux sont assez bas, ce n’est pas pour autant que les banques prêtent plus (+). Au contraire, elles sont de plus en plus méfiantes et on en vient à se demander si la notion du prêt existe toujours tellement elles nous demandent de garanties.

De plus en plus de start-ups s’essayent alors au crowdfunding pour trouver des fonds et les business angels sont sollicités de toutes parts. Alors, pourquoi ne pas prêter vos liquidités ?

Attention auparavant de bien faire signer une reconnaissance de dettes à votre emprunteur en sa personne physique non en sa personne morale. Cette reconnaissance définit  les modalités de remboursements et intérêts. Vous serez également protéger en cas de dépôt de bilan.

– Si vous disposez d’un petit budget que vous désirez placer, regardez du côté des places de parking par exemple. Ces placements peuvent être très rentables si les places sont bien situées, ils vous assureront une meilleure rente que les pauvres 1% de votre Livret A. La SCPI (société civile de participation immobilière) aussi connue sous le nom de « pierre papier » peut  également être une solution. Moins connue que sa grande sœur la SCI, la SCPI est une société qui gère un patrimoine locatif et qui vous permet d’investir dans la pierre à partir d’un apport plus bas.
– Investir dans des franchises ou des petites entreprises comme les food trucks, les laveries automatiques ou encore des salles de sports sont des investissements qui peuvent rapporter à condition d’avoir le temps de s’en occuper et d’ y réfléchir avant d’investir.
– Investir dans l’argent. On le sait maintenant, l’or baisse. Mais n’y a-t-il que l’or qui soit intéressant ? L’argent est aussi une piste à étudier. Il est, pour l’instant, vraiment bon marché mais son cours risque de s’envoler si une méfiance se confirme sur les marchés de l’euro et du dollar. N’oublions pas que l’argent fait office de monnaie dans les 2 plus grosses puissances mondiales émergentes que sont Inde et la Chine.

L’immobilier.

Un des placements les plus sûrs, Papa et Maman ne cessent de nous le répéter (quand ce n’est pas notre femme) : c’est l’immobilier. Il serait bête de ne pas en profiter car les taux d’interêt sont extrêmement bas et vont probablement encore baisser. Mais où trouver LA bonne affaire qui nous rapportera entre 8 et 10% ?
Forcément, investir dans la pierre en France est la solution de proximité et de simplicité. Mais attention, la bulle est en train de dégonfler. D’après Thomas Samson journaliste à L’Express, « Elle pourrait être d’au moins 30% par rapport au pic de 2011, dans cinq à dix ans. À Paris, on pourrait avoir une baisse de 5 à 6% en 2014, de 10% en 2015, puis de 4% dans les années qui suivent ». Mais pas de panique, d’autres pays comme l’Espagne, la Belgique, les Pays-Bas ou encore l’Angleterre offrent encore des investissements très intéressants.
L’Allemagne fait partie de ces jolis coups à faire. Vous pourrez y trouver de grandes surfaces dans de beaux quartiers à 3 000e le m2 alors que vous payerez 10 000 euros le m2 à Paris. Avec le tourisme de masse, l’Allemagne connait une bonne croissance et le prix de l’immobilier est en train de grimper doucement, mais sûrement. À noter, il est aussi possible en Allemagne de déduire 2,5% du prix d’achat des revenus locatifs de ses impôts.
Mais en ce moment, les meilleures affaires (à proximité de la France) se font au Portugal. Très tendance chez les retraités, le Portugal connait de très bons avantages pour les impôts. La pierre et la vie y sont trés raisonnables. Si vous arrivez à louer le bien acquis à la semaine ou au mois à des touristes, c’est gagné de tous les côtés et vous aurez même un petit coin au soleil pour y faire de petites virées lorsque ce n’est pas loué !

L’investissement « passion »

– Faites des investissements « passions ». Pourquoi allez-vous risquer d’investir 15k euros en bourse si vous n’y connaissez rien ? Investissez dans ce que vous connaissez ! Les œuvres d’art, l’horlogerie, les voitures de collections, le vin ou encore les forêts sont toutes sortes d’investissements que vous pouvez réaliser à partir de (presque) n’importe quel montant et qui peuvent s’avérer extrêmement rentables si vous arrivez à dénicher la bonne affaire.

La Ferrari 250 GTO de 1962 est devenue la voiture la plus chère du monde en Juillet dernier (2014) en se vendant à 38,1 Millions $. Impossible de trouver son prix à sa sortie, mais je pense que l’investissement est plutôt pas mal. Surtout que les experts pensaient la voir partir à 58 millions !!

PS : Si vous avez en revanche les poches vides, ne vous en faites pas, en épargnant un peu chaque mois vous pourrez vite vous constituer un petit pécule que vous pourrez faire grossir petit à petit. Il existe aujourd’hui de nombreux moyens pour vous faire un peu d’argent facile. Le sharing est à la tendance, louez votre résidence sur Airbnb, vos objets sur E-loue ou Zilok, partagez vos frais de transports avec BlaBlaCar ou faites simplement le tri et vendez les choses dont vous ne vous servez plus sur LeBonCoin.

Entrepreneuriat – L’aventure Les Petits Frenchies

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Avant même que Monsieur Montebourg ne vêtisse sa marinière, il avait déjà eu l’idée de remettre le « Made in France », et surtout l’élégance à la française, au goût du jour, en créant le site internet « les Petits Frenchies». Lui, c’est Thibaut Mallecourt, jeune entrepreneur dynamique et ambitieux, qui en à peine quatre ans d’existence, a réussi le tour de force de redonner ses lettres de noblesse aux marques françaises avec un site marchand original. Bien loin des classiques un peu solennels des Marc Jacobs et autres Yves Saint-Laurent, «Les Petits Frenchies » s’efforcent de mettre en lumière de jeunes marques françaises, tirées par de jeunes entrepreneurs qui portent fièrement les couleurs hexagonales.

 

 

 

 

Explication de texte avec son créateur d’une trentaine d’années, Thibaut Mallecourt.

 

Hurluberlu: Pour commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs et surtout nous en dire un peu plus sur ton parcours, dans ta jeunesse, tu étais plutôt « l’élève modèle » ou le « cancre »?

Je n’ai jamais eu le profil du « premier de la classe ». En fait, j’ai fait l’école de commerce d’Euromed à Marseille, puis je me suis orienté vers le Master « Entrepreneuriat » de l’EM Lyon. De là, grâce à l’incubateur, j’ai pu monter ma première start-up qui s’appelait « So We Trip », un site internet proposant aux internautes de partager et de rechercher des bons plans de séjours en ligne. Ce portail web qui comptait plus de 25 000 membres a été racheté en 2012 par la société Easy Voyage, de là j’ai commencé à me focaliser sur le site « Les Petits Frenchies ».

Hurluberlu: Justement, comment est venue l’idée LES PETITS FRENCHIES, c’était un trip entre potes ou avais-tu vraiment la volonté d’en faire un site marchand tout de suite ?

Non, j’ai toujours pensé que le fait de créer un blog centré sur les marques françaises pouvait être assez porteur, notamment par rapport au positionnement. Au début, ce n’était qu’un blog, mais on a eu un gros succès très vite, et donc je me suis orienté sur le format d’un véritable site internet. Mais j’ai toujours eu une petite équipe qui me faisait de la création éditoriale. Depuis le mois de mars, nous sommes vraiment passés dans une autre dimension, puisque le site est passé E-marchand et qu’on s’est mis à faire de la vente « réelle », avec une boutique éphémère qui a été ouverte pendant la période de Noël. Maintenant depuis 15 jours, on a un showroom : Étienne Marcel 15 passage du Bourg l’Abbé dans le 2ème arrondissement de Paris (ouvert tous les mercredis en fin de journée).

Hurluberlu: Comment te sens-tu en tant qu’entrepreneur français en 2014 ?

Les jeunes qui lancent leurs start-ups sont confrontés très vite à un problème de visibilité. C’est, je crois, l’essence même des PETITS FRENCHIES, d’être une sorte d’estrade pour les jeunes entreprises, tout en mettant l’entrepreneur au cœur du sujet. On a vraiment envie de ne pas faire simplement un catalogue de marques, mais de présenter chaque marque, comme si l’on racontait une histoire, car chacun a la sienne. Après, pour en revenir à l’entrepreneuriat en France, c’est vrai que depuis une dizaine d’années, c’est un domaine qui est devenu « à la mode », les gens ont de plus en plus envie de se laisser tenter par l’aventure et je trouve que ce changement d’état d’esprit est assez cool.

Hurluberlu: On dit souvent que l’Hexagone n’est pas une terre d’accueil pour les jeunes entrepreneurs, qu’en penses-tu ?

Il faut bien reconnaître que d’un point de vue opérationnel, les choses ne sont pas toujours hyper simples pour nous. Il y a qu’à voir la dernière réforme qui veut limiter à 10% le nombre des stagiaires dans la masse salariale des entreprises. Les conséquences, pour nous, vont être désastreuses. Chaque jour, on reçoit des dizaines de CV de jeunes qui veulent bosser avec nous et je ne pourrais pas les prendre alors que tout le monde connaît l’importance des stages à l’heure actuelle, que ce soit pour nous ou pour les étudiants. Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Cela fait pas mal de contraintes, que l’on doit gérer, peut-être plus qu’ailleurs, ça, c’est sûr.

Hurluberlu: Si tu ne devais n’en choisir qu’un, quel pays conseillerais-tu pour monter sa boite ?

Alors, je n’ai pas le recul nécessaire pour pouvoir analyser tous les pays du monde bien entendu. Mais surtout, je pense que cela dépend de ton secteur d’activité. Chaque pays a ses avantages et ses inconvénients. Il n’y a pas de grandes règles en la matière et je ne connais pas encore l’eldorado de l’entrepreneuriat.

Hurluberlu: Quelle sont les qualités qui font : un « entrepreneur qui réussit »?

Chacun doit trouver « chaussure à son pied ». Je pense qu’il faut d’abord se connaître pour pouvoir trouver le domaine d’activité qui nous correspond. Ensuite, c’est une histoire de passion, c’est à dire de faire les choses avec cœur. Si tu aimes ce que tu fais, tu pourras l’emmener au bout, tu pourras te réaliser et surtout performer. Il faut aussi avoir de la perspective, car tu dois te projeter sur le long terme pour pouvoir vraiment développer ton projet. L’adéquation entre l’homme et le projet est aussi vraiment primordiale.

Hurluberlu: Revenons un peu sur ta marque, les PETITS FRENCHIES, c’est un avantage de faire du « made in France » en France en 2014 ?

Alors, on ne fait pas que du made in France, on a entre 30 et 40% de marques qui sont 100% made in France, mais par contre ce sont toutes des marques françaises. Avoir un catalogue diversifié qui fabrique tout en France, c’est vraiment difficile à tenir. Mais la porte d’entrée pour être présent sur le site Les Petits Frenchies c’est d’être français et d’être jeune.

Hurluberlu: Quels sont les projets pour la suite ?

Cela accélère fort: on a fait une levée de fonds de 300 000 euros le mois dernier, l’ouverture du showroom, puis le lancement prochainement d’une grande campagne de publicité. On a aussi des grandes ambitions digitales avec la création d’une version du site en anglais pour aller chercher de nouveaux marchés à l’international.

On  souhaite « bon continuation » à toute l’équipe Les Petits Frenchies et on vous invites vivement à passer les voir au showroom Etienne Marcel, chaque mercredi après-midi..

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Et vous alors, vous pensez que les Petits Franchies font partis de ces soldats Français du régiment start-up ?